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Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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Série(s) en cours

18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 09:00


Alors comme ça il paraîtrait que ces derniers temps je fais des articles trop longs, trop étalés et avec beaucoup trop de blabla ?!

Preuve que non.

 

 

 

 

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 14:29

Bon, je préfère annoncer la couleur d’entrée : oui, je suis fan de Rocky.
Voilà, ça, c’est fait.

Autant dire qu’en aucun cas je ne pourrais être considéré comme objectif et sans parti pris dans le commentaire qui va suivre.
Mon amour pour Rocky vient de loin. De Rocky 3 : L’œil du Tigre et de Rocky 4 pour être plus précis, autrement dit ma première rencontre avec le boxeur poids-lourd s’est faite au travers des deux films les plus « guerriers » de la série des six qui composent la saga de l’étalon italien. Et quand on est à peine ado et qu’on assiste aux combats titanesques d’un Rocky contre le sauvage Clubber Lang (Mr. T) ou le monstrueux Ivan Drago (Dolph Lundgren), on est envoûté par le personnage, il est le héros absolu. Ce n’est qu’ensuite que j’ai découvert les deux premiers films de la série, et c’est en particulier avec le tout premier opus que j’ai été touché au cœur par Rocky l’homme, après avoir adulé Rocky le cogneur qui ne recule jamais. Puis j’ai vu sur le tard le très critiqué Rocky 5, et je vous avais prévenu en préambule que je n’étais plus objectif pour un sou dès qu’il s’agit de lui, mais j’ai même trouvé des choses à sauver dans ce film que Sylvester Stallone lui-même considère comme mauvais. C’est dire le peu de crédibilité que j’ai sur ce sujet, je m’en rends bien compte.

Alors quand le projet Rocky 6, devenu entre temps Rocky Balboa, a été annoncé l’an dernier avec dans son sillage déjà tout un cortège de détracteurs et de persifleurs trop heureux d’accueillir par avance comme le nanar ultime le nouveau film de Stallone, je suis certainement passé pour un imbécile heureux en me disant impatient de voir le sexagénaire rechausser les gants.
C’est donc avec l’envie d’un gosse mais aussi la crainte proportionnelle d’être déçu que je suis allé voir le dernier combat du vieux lion. Et j’en suis sorti ravi et absolument convaincu.

Rocky à quelques minutes du dernier combat de sa vie...
J’évacue d’entrée les défauts du film.
Avant toute chose, c’est peut-être la plus grosse faiblesse du film, l’adversaire de Rocky est très certainement le moins charismatique et le moins impressionnant de toute le série. Même dans Rocky 5, le fadasse Tommy « Machine » Gunn (Tommy Morrison) en imposait plus, par le physique et par le lien humain qui le reliait à Rocky dans l’histoire. Ici le champion Mason « The Line » Dixon (Antonio Tarver) aurait aussi bien pu être un quelconque basketteur voire un rappeur sauce 50 cents que c’était la même chose. Lors du combat final, à la tombée des peignoirs, il fait pâle figure à côté de Stallone pourtant de 35 ans au bas mot son aîné … Bref, l’acteur qui incarne le rôle (Antonio Tarver) pourrait bien être ce qu’on appelle communément une erreur de casting. Comparé au Apollo Creed (Carl Weathers) des premiers films, il est tout bonnement inexistant.

Autre défaut « à noter tout de suite comme ça après on parle d’autre chose », le film manque évidemment d’une certaine crédibilité. Un vieux boxeur de 60 piges contre le champion du monde des poids-lourds ne tiendrait certainement pas deux rounds sur un ring. Fut-ce Stallone, Schwarzenegger, Van Damme ou qui vous voudrez. Il y a bien eu un antécédent avec l’immense George Foreman qui était remonté avec succès sur les rings pour finir sa carrière à 49 ans, mais non seulement cela tient de l’exceptionnel mais qui plus est je le verrais mal, aujourd’hui qu’il atteint la soixantaine, réitérer un tel exploit.
Mais bon, sans ce postulat de départ, pas de film. Et vu la qualité du film, je suis prêt à fermer les yeux là-dessus et à me laisser raconter de belles histoires sur la volonté de l’esprit plus forte que toutes les lois de la biologie et du vieillissement du corps…

Le vieux cogneur en a encore sous la semelle !
 Rocky Balboa, écrit, réalisé et évidemment interprété par Sylvester Stallone, est un immense uppercut à la mâchoire de tous ceux qui s’en moquaient des mois à l’avance. Ce film est d’une simplicité et d’une sincérité désarmantes, et c’est là toute sa force. Bien qu’il se soit quelque peu égaré au fil des épisodes, on retrouve ici Rocky, le Rocky du premier film, tel qu’il a toujours été, tel qu’il n’aurait jamais dû changer.

Stallone l’a compris car il est loin d’être idiot malgré ses biscottos un peu défraîchis et son regard de chien battu : pour remettre Rocky sur le devant de la scène, la seule solution était de revenir aux sources, et c’est ce qu’il réussit avec brio dans cet ultime épisode de la saga.

Rocky a soixante ans (l’âge réel de Stallone), cela fait longtemps qu’il a raccroché ses gants. Aujourd’hui il tient un petit restaurant italien où il amuse les clients de ses anecdotes de boxeur. La douce Adrienne (Talia Shire) est morte d’un cancer voilà trois ans, laissant derrière elle un  Rocky triste comme les pierres, un fils (Milo Ventimiglia) à la personnalité frustrée d’être toujours dans l’ombre de la notoriété de son champion de père, et un frère Paulie (inusable Burt Young) toujours aussi invivable et toujours plus touchant au fur et à mesure qu’il s’enracine dans l’antipathie et la râlerie imbuvable.

Paulie, indécrottable et toujours fidèle au poste.
Et voilà que Rocky revient sous les feux des projecteurs par l’intermédiaire de quelques commentateurs sportifs qui jurent par tous leurs dieux que l’ancien double-champion du monde au meilleur de sa forme gagnerait haut la main dans un combat qui l’opposerait au champion actuel des poids-lourds, jugé très fort mais incapable de prouver sa vraie valeur de combattant faute d’opposant valable. Il ne faut pas plus que cela et l’envie irrésistible de remonter une dernière fois sur le ring pour convaincre le vieux cogneur d’accepter de disputer un match d’exhibition contre le champion en titre.

Résumé ainsi, cela fait très court comme argument d’un film, et peu crédible il faut bien l’avouer. Et bien malgré cela, la formule fonctionne parfaitement, car Stallone a compris que ce n’est pas Rocky le boxeur mais bien Rocky l’homme qu’il devait mettre au centre de son récit. D’où l’impression évidente de retour aux sources, car contrairement à ce que peuvent penser tous ceux qui ne connaissent Rocky que de réputation, le premier Rocky n’a jamais été autre chose que cela. Certainement pas un bête film de baston sur un ring de boxe, mais l’histoire d’un loser qui décide de saisir la dernière chance de sa vie de devenir ce qu’il n’aurait jamais osé espérer être, et de gagner la seule chose qui compte à ses yeux : le respect de ses pairs et l’amour de sa chère Adrienne. Le premier film Rocky prenait place dans les quartiers pauvres de Philadelphie, ses héros étaient des gens ordinaires, voire même rendus transparents par le désespoir d’une vie morne et triste. Dans ce nouvel opus, Stallone replonge son personnage dans cette ambiance, dans ces quartiers, dans cet état d’esprit.

Par l’intermédiaire de Paulie par exemple, toujours là pour traiter tout le monde d’enculé entre deux paroles sensées et en laissant suinter une sensibilité à fleur de peau. Mais aussi grâce à la très bonne idée de ramener un personnage secondaire du premier film, la petite Mary (Geraldine Hughes) à qui Rocky fait maladroitement la morale avant de se faire envoyer paître. Mary a depuis grandi et est devenue une femme à la vie curieusement aussi triste et morne que l’étaient celles de Rocky et Adrienne dans le premier film.

Rocky et Mary, trente ans après...
Que Rocky la reprenne sous son aile marque symboliquement le lien de continuité directe entre les premier et dernier films. Comme si délibérément Stallone laissait tout ce qui s’est passé dans l’intervalle de côté (comprenez, dans les films intermédiaires). Il joue à fond la nostalgie et les renvois permanents au premier film, et la ficelle si grosse soit-elle, fonctionne à merveille.
Et pourtant Stallone va loin : flash-backs tirés du Rocky de 1976, incrustations d’images anciennes, retour sur tous les lieux importants du premier film, et même de tous petits détails sont là pour ceux qui comme moi connaissent la genèse de Rocky par cœur (le chien, certaines scènes d’entraînement, le footing qui se termine en haut des marches de la place du musée de Philadelphie, les œufs crus ingurgités par demi-douzaine au petit-déjeûner, la dégaine vieux cuir rapé et chapeau enfoncé, …).

Mais surtout, c’est le personnage de Rocky qui n’a pas changé malgré ses trente années de plus au compteur. Il reste le gentil gars à la réflexion simple qui fait ce que son cœur lui dit de faire, un peu pataud, un peu naïf, parfois un peu lourd et maladroit, mais extrêmement touchant d’humanité, de simplicité et de vérité.
Et en définitive c’est cela que j’ai certainement le plus aimé. Le personnage de Rocky à 60 ans que nous propose Stallone sonne infiniment juste. Il est crédible humainement jusqu’au bout des ongles.

Séance d'entraînement pour Rocky, le but : gagner coûte que coûte de la puissance de frappe.
Il s’agit de bien plus que d’un personnage fétiche , c'est un véritable alter-ego : Stallone est Rocky. Rocky est Stallone. Sans l’ombre d’un doute.
 Rocky Balboa est à ranger au même niveau que le premier opus. C’est la fin magnifique d’une série inégale, et c’est d’autant plus remarquable qu’il est rare pour une si longue série de finir sur une aussi belle note.
Allez le voir.


L'affiche en forme de clin d'oeil au premier Rocky. 

 

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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 15:54

Le nouveau film de Mel Gibson en tant que réalisateur arrive en salle, et il a été précédé d’une campagne plutôt négative, il faut bien l’admettre.

D’abord parce que le précédent film de Gibson a suscité une vive polémique. Avec sa Passion du Christ, Gibson a été accusé (à tort ou à raison, je ne saurais le dire encore aujourd’hui, après avoir pourtant vu le film) d’imposer une vision très engagée de la mort du Christ, là où il se justifie en affirmant qu’il ne cherchait qu’à rester le plus fidèle possible aux textes sacrés. Le fait que le film a été porté aux nues et est devenu l’étendard de mouvements catholiques fondamentalistes a certainement joué en sa défaveur aux yeux de l’opinion publique, qui a en toute logique étiqueté le film du seau du « fondamentalisme religieux », passant sous silence certaines de ses qualités purement cinématographiques.

Ensuite parce que fin de l’année dernière, le clan Gibson a fait parler de lui. Entre les frasques de Mel, arrêté pour conduite en état d’ivresse et qui à cette occasion a tenu des propos clairement antisémites (qui ont vite fait la une des journaux à scandales), et les engagements de son père au sein d’un groupe politique d’extrême-droite ouvertement xénophobe, la famille Gibson est plus que limite d’un point de vue « moral ».

Patte de Jaguar et son père, le chef du village.
Et puis pour finir, le nouveau film de l’australien n’est pas forcément des plus engageants pour le grand public : 2h30, tourné intégralement en dialecte Maya, le Yucatèque, et donc sous-titré (pour la même raison que La Passion du Christ a été tournée en Araméen et Latin : Gibson dit vouloir ainsi s’approcher au mieux d’une réalité historique), sans la moindre tête d’affiche, avec un scénario résumé à sa plus courte expression : un survival violent en pleine jungle d’Amérique du Sud au XVème siècle. Bref, pas de quoi déchaîner la passion des foules…

Et bien malgré tout cela, Apocalypto a été pour moi une véritable claque. J’ai été scotché à mon siège tout du long, le film ne m’a laissé aucun répit pendant ses 2h30 de métrage. Incapable de décoller les yeux de l’écran, j’ai été littéralement happé et j’ai vécu ce film de l’intérieur, viscéralement.
Mel Gibson a livré un film monstrueux (dans le meilleur sens du terme).

Les habitants du petit village sont emportés en tant qu'esclaves à la grande cité Maya...
L’histoire est simple. Patte de Jaguar est un chasseur et jeune père de famille, fils du chef d’un petit village perdu dans l’immensité verte de la forêt tropicale d’Amérique du Sud. Lorsque le village est attaqué par des esclavagistes mayas, il est emmené de force comme tous les adultes du clan à la grande Cité Maya. Son village détruit, une partie des villageois massacrés et les autres faits prisonniers comme lui, Patte de Jaguar n’a dès lors plus qu’une idée en tête : se libérer par tous les moyens et retourner au village pour y sauver sa femme Sept enceinte et son fils, qu’il avait eu le temps de soustraire au rapt en les cachant au fond d’un puit dont il ne peuvent sortir seuls.

De ce scénario extrêmement simple (d’aucuns diraient simplistes), Gibson fait un film d’une puissance incroyable, une œuvre instantanément culte tant elle a d’impact sur le spectateur. La simplicité et la linéarité du propos n’y change rien à l’affaire, on est irrésistiblement pris par le film, et on a l’impression en en ressortant, d’avoir retenu sa respiration tout du long tant il est intense.

Patte de Jaguar et sa femme Sept
Parmi les reproches qu’on lui fait souvent, la violence du film revient très souvent comme argument des anti-Apocalypto. J’avoue que cet argument n’a pas grande valeur à mes yeux. Si c’était effectivement valable pour La Passion du Christ où les scènes de torture et de crucifixion étaient vraiment insoutenables et où la violence atteignait à plusieurs reprises le stade de l’overdose, pour Apocalypto il en va très différemment. Bien sûr il y a quelques scènes dures, des images crues et une violence non édulcorée est montrée explicitement à l’écran. Mais c’est toujours à bon escient, jamais en exagération et surtout parfaitement intégré à l’histoire. Les séquences dures et violentes sont bel et bien là, mais elles ne prennent pas le pas sur le reste du film qui est d’une cohérence assez remarquable pour une œuvre d’une telle durée.

Oeil du Milieu est en chasse...
Les acteurs, tous plus inconnus les uns que les autres (pour moi en tous les cas) ont un jeu absolument bluffant, et la reconstitution à laquelle Mel Gibson s’est scrupuleusement attaché font que le film est d’une vérité criante. On est réellement immergé dans l’unité de temps et de lieu, tout sonne parfaitement juste, bref, Gibson a plus que gagné son pari d’authenticité. Pour le jeune acteur Rudy Youngblood (Patte de Jaguar) il s’agit d’une première apparition à l’écran, et pour une première on peut dire qu’il s’en tire admirablement. Opposés à lui, Raoul Trujillo dans le rôle de Zéro Loup et Gerardo Taracena (Œil du Milieu) sont également impeccables, tout en force et en brutalité.

L’année commence à peine que déjà j’ai l’impression d’en avoir vu l’un des films les plus impressionnants ! 2007 a l’air vraiment très bien parti question cinéma…

Il faut absolument voir Apocalypto, mais attention : vous n’en sortirez pas indemne.


La très belle affiche française du film. 

 

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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 21:45

En supplément à mon article sur cette excellente série qu’est Six Feet Under, je voulais revenir plus en détails sur l’un de ses personnages principaux, Nate Fisher (interprété par Peter Krause).


Comme je l’avais souligné, Six Feet Under tire l’essentiel de sa force et de son intérêt de ses personnages. Tous sans exception sont d’une vérité et d’une justesse confondantes, et à ce titre ils sont tous très intéressants. Mais il y en a un pour moi qui sort du lot, et qui m’a touché et ému encore un peu plus que les autres. Il s’agit de Nate, pour tout ce qu’il représente et incarne à mes yeux. À vrai dire, je dois bien l’avouer, je suis tombé en plein dans le piège de l’identification et de la projection. Piège qui s’est refermé rapidement sur moi et qui s’est révélé parfois cruellement révélateur.

Sans vouloir trop en révéler sur les différentes intrigues de la série, je vais essayer d’expliquer pourquoi Nate m’a si profondément marqué.

Au début de la série, Nate est présenté comme le type cool, bien dans sa peau, gentil et sympa, quoiqu’un brin solitaire et peut-être aussi un peu individualiste. On sait de lui qu’il a quitté la maison familiale très tôt, pour fuir un avenir qui lui semblait être tout tracé et qu’il considérait comme inapproprié pour lui. Il avait grandi dans une entreprise de pompes funèbres, a été très tôt au contact de la mort, et il voulait plus que tout vivre loin de cette ambiance et de ce métier. Par conviction, par vrai dégoût ou seulement en vertu du principe de l’opposition père / fils aîné post-crise d’adolescence tardive, on ne le saura jamais vraiment avec précision. Certainement un mélange de tout cela.

Mais voilà qu’à 35 ans, le destin le rattrape. Après la mort accidentelle de son père, Nate va se retrouver avec son frère David (son exact opposé de ce point de vue, David tient plus que tout à l’entreprise familiale) à la tête de cette entreprise de pompes funèbres qu’il a tant cherché à fuir. Nate est face à un choix : soit il refuse ce rôle et l’entreprise de son père à laquelle sont très attachés sa mère et son frère (et qui plus est qui fait office de maison familiale) disparaîtra, soit il accepte d’exercer ce métier qu’il déteste depuis toujours et assume son statut d’aîné en prenant en quelque sorte la place laissée vacante par son père, celle de l’homme de la maison.


Nate va choisir de ne pas laisser tomber les siens, quitte sa vie de célibataire libre et sans responsabilité qu’il avait à Seattle et s’installe à Los Angeles pour enfiler le costume de ce qu’il s’était pourtant juré de ne jamais être : un croque-mort version moderne.
Cela ne se fera pas sans peine pour lui, mais entre désintérêt et dégoût, il parviendra à donner le change tant bien que mal.

Outre ses difficultés à bien accepter son nouveau métier, Nate va vivre une histoire d’amour plutôt tumultueuse avec Brenda. Entre prises de becs, réconciliations, jalousies et sentiments profonds, leur relation bascule indifféremment du chaud au froid selon les jours. Mais on sent bien que ces deux paumés des relations sentimentales qui n’ont jamais vraiment su ce qu’est une relation stable et durable à deux, se sont trouvés et s’accrochent l’un à l’autre comme à une bouée de sauvetage, sans se l’avouer.


Bref, dans les deux premières saisons, on vit vraiment les difficultés de Nate avec lui, on ne peut s’empêcher de le soutenir, de vouloir le voir surmonter les embûches. Comme je le disais plus tôt, dès le départ et de façon naturelle et inconsciente, je me suis identifié au personnage. Non pas que je me considère comme le beau gosse sympa qu’incarne Peter Krause à l’écran (loin de là !... d’ailleurs petit aparté : ne serait-il pas bien mieux avec des moustaches à la Magnum ce grand chevelu, hmm ? ), mais surtout parce que sans en avoir pris conscience je me retrouvais dans ses pensées, ses réactions, ses doutes, et ses difficultés face aux choix qui se présentent à lui.

Puis arrive ce que je considère comme la grosse rupture de la série, le moment où elle bascule vers autre chose, où elle prend un autre visage, plus dur. Et c’est justement à travers le personnage de Nate que cela se ressent le plus, comme s’il était le symbole de tout ce que les auteurs veulent faire passer de sombre dans Six Feet Under. À partir de la troisième saison Nate change du tout au tout. Il devient sans prévenir quelqu’un d’autre. Il se retrouve devant de nouvelles responsabilités et face à de nouveaux choix, et prend des décisions qu’on ne l’aurait pas imaginé prendre dans les saisons précédentes. Alors que la seconde saison finit de façon tout à fait dramatique, la troisième reprend dans un cadre limite malsain, quelques temps après la fin de la seconde saison. On découvre ce qui s’est passé entre temps et qui fait que Nate se retrouve dans une situation inattendue et inédite.


Pour tout dire, j’étais tellement désorienté par cette troisième saison que j’ai cru (et espéré un peu aussi) pendant les 4 ou 5 premiers épisodes qu’il s’agissait d’une immense farce issue de ses rêves éveillés que font parfois les personnages au cours de la série. Tant je ne retrouvais pas le personnage auquel je m’étais habitué et attaché. Et les trois dernières saisons vont être pour Nate un chemin de croix durant  lequel il va faire un long, très long parcours afin de se retrouver lui-même tout en assumant toutes ses responsabilités.

Trois saisons durant lesquelles il m’est même arrivé de le détester tant je trouvais qu’il faisait fausse route, tant j’espérais des réactions qui ne venaient pas, tant je n’étais pas d’accord avec ses choix, tant j’avais envie de le retrouver tel qu’il était au début de la série.

Et ce n’est qu’avec un peu de recul que je me suis rendu compte de la vraie raison pour laquelle je m’étais mis à le détester par moments. Exactement pour la même raison qui m’avait fait l’aimer. Par identification.


Car même dans ses pires moments, même lorsque le personnage était aux antipodes de ce que j’aurais aimé voir, j’arrivais encore à me retrouver en lui. Dans ses doutes, ses erreurs, ses choix impossibles, ses angoisses et son rapport à lui-même.
C’est très certainement le point très précis qui fait de Nate Fisher un personnage de fiction qui me paraissait si réel qu’en le voyant je faisais abstraction du contexte fictionnel. Le rapport du personnage à lui-même. Ce questionnement permanent dans lequel évoluait Nate au fil des saisons, cette recherche éperdue de lui-même.
Voilà ce qui m’a intimement marqué chez lui, et voilà également où se situe exactement le lien si profond que j’ai avec lui.

Nate, sous ses dehors sympa, cool, détendu et sûr de lui, est un monstre de doutes. Il se pose sans cesse des questions sur sa vie, son avenir, ses choix. Il cherche désespérément à trouver un équilibre entre ce qu’il est, ce qu’il voudrait être et ce qu’il devrait être. Il est sans arrêt au centre d’un combat entre le naturel, l’envie, la raison et le devoir, et ça le ronge d’autant plus qu’il n’existe pas de réponses définitives aux questions qu’il se pose.


Alors qu’au début il n’est qu’une sorte de grand adolescent insouciant qui a du mal à accepter de devenir un adulte, il devient un homme qui face aux aléas de la vie ne sait plus trop qui il est. Un homme qui est obligé de faire des choix, et tout imparfait qu’il est, qui se trompe parfois, y compris en voulant bien faire. Un homme qui se retrouve dans l’obligation d’assumer ses décisions et qui se refuse le droit de les regretter.

Nate Fisher est l’illustration même des trois facettes  qui forment chaotiquement une personne : ce qu’elle s’imagine être, ce qu’elle aimerait être, et ce qu’elle est vraiment. Et parfois, dans des moments difficiles de la vie, généralement de façon inattendue, les trois facettes prennent conscience de l’existence les unes des autres, et c’est alors que s’engage le vrai, le seul combat qui vaille d’un homme : se trouver ou se perdre.
Et ces moments sont à l’image de la vie. Pas forcément beaux, pas forcément drôles, et sans la moindre assurance de réussir, ni de bien finir.


Voilà pourquoi j’ai tellement aimé Nate. Parce que je l’ai regardé évoluer et que j’ai fini par comprendre que non seulement il s’adressait directement à moi, mais bien plus que cela, il me parlait de moi.
J’ai rencontré un personnage d’une série télé, un héros de fiction.
Il s’appelait Nate Fisher, et dans une autre vie il était moi.


 

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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 09:36


« Le problème du chômage est simple à résoudre : il faut créer du travail. »

Doc Gynéco, visionnaire décontracté du mobile.

 

 

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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 00:52

La chaîne payante américaine HBO est très certainement l’une de celles qui produit depuis quelques années déjà, les meilleures séries télévisées. Non, je ne parle pas ici des ultra-commerciales Lost ou Prison Break, mais de séries bien supérieures et ambitieuses telles que les excellentes et novatrices The Shield, Carnivale, Rome, Deadwood ou Oz par exemple. D’ailleurs un jour ou l’autre il faudra que je rédige un petit quelque chose sur ces séries là aussi…
 Six Feet Under est l’exemple même de la qualité des séries HBO. Je dirais même qu’elle se situe dans le tout haut du panier.

Le casting principal de la première saison, de gauche à droite : Rico, Keith, David, Claire, Ruth, Nate, Nathaniel, Brenda et Billy.
Pendant cinq saisons et 63 épisodes au total, on suit les aventures des membres de la famille Fisher et de leurs proches.
 Nathaniel Fisher Sr (Richard Jenkins) est le père de famille et patron de l’entreprise familiale de pompes funèbres Fisher & Fils à Los Angeles. Tout commence à la veille de Noël 2000. Pour les fêtes, Nate Fisher (Peter Krause), le fils aîné et un peu rebelle sur les bords, fait le voyage depuis Seattle où il vit, et à cette occasion fait la rencontre quelque peu cavalière d’une bien singulière jeune femme, Brenda Chenowith (Rachel Griffiths) avec qui il entame une relation tout aussi singulière. Mais ce jour là, Nathaniel meurt au volant de son corbillard, percuté de plein fouet par un poids lourd. Nate va devoir revenir définitivement vivre à Los Angeles, pour reprendre en association avec son frère cadet David Fisher (Michael C. Hall) la gérance de l’affaire familiale. L’entreprise de pompes funèbres est également la maison familiale où vivent Ruth Fisher (Frances Conroy) la veuve de Nathaniel et Claire (Lauren Ambrose) la petite dernière qui va bientôt entrer à l’université.

Chaque épisode débute avec la mort, parfois violente, parfois douce, parfois dramatique, parfois ridicule voire drôle, d’une personne (la plupart du temps de parfaits inconnus, et quelques fois des gens liés d’une manière ou d’une autre à la famille Fisher) dont Fisher & Fils va organiser les funérailles.
La plupart du temps ces funérailles (ou l’histoire personnelle du défunt) seront mis en parallèle avec la vie privée des différents personnages principaux, de façon à développer et approfondir leurs idéaux, états d’âmes, questionnements, doutes, croyances ou certitudes.

La famille Fisher après la mort de Nathaniel : Claire, David, Nate et Ruth.
Outre les quatre membres de la famille Fisher, quelques autres personnages principaux gravitent dans leur entourage. Brenda avec qui Nate sort, et qui est elle-même issue d’une famille très spéciale (son frère Billy Chenowith (Jeremy Sisto) en particulier tient un rôle important dans la trame de la première saison principalement). Keith Charles (Matthew St. Patrick), flic, noir et gay, et de surcroît l’amant de David Fisher, qui refuse de faire son coming out. Les différents petits amis de Claire qui vont se succéder au fil des saisons. Federico Diaz (Freddy Rodriguez), l’embaumeur latino surdoué qui travaille pour le compte de l’entreprise Fisher. Puis plus tard dans les dernières saisons, le professeur George Sibley (James Cromwell) ainsi que sa fille Maggie (Tina Holmes), Lisa Kimmel (Lili Taylor) ex-petite amie de Nate, et l’inénarrable Arthur Martin (Rainn Wilson) pendant un temps employé par l’entreprise de pompes funèbres.

Nate et Brenda... de l'amour ?
Tout ce petit monde va vivre et évoluer de façon ininterrompue au cours de ces cinq saisons, d’ailleurs cette série entière semble basée sur le changement, l’évolution. Pas un seul personnage ne connaîtra de stagnation, de statu quo. Que vous les aimiez ou non tels que vous les découvrirez, tous sans la moindre exception, vont évoluer et irrémédiablement changer pour le meilleur ou pour le pire. Ne serait-ce que pour cette raison, la série est déjà très différente du schéma habituel des séries télé, dans lesquelles on pose souvent des personnages très travaillés voire iconiques qu’on se garde bien de faire changer surtout lorsqu’ils plaisent aux téléspectateurs.

 Six Feet Under prend cette politique en contre-pied total, ne laissant jamais aucun personnage « tranquille ». Au contraire même, on souffre parfois de voir des personnages qu’on apprécie prendre des virages, des décisions  et des évolutions profondes qu’on déteste. Six Feet Under n’est absolument pas là pour plaire au sens courant du terme, ni pour flatter ou rassurer le spectateur. C’est à ce titre une des très rares séries à pouvoir se targuer d’une sincérité et  d’une intégrité sans faille dans l’avancée de son scénario. La trame est telle que je me plais à penser que les scénaristes ont réussi à se préserver des pressions de l’audimat et ne jamais prendre en compte les attentes ou désirs probables des spectateurs afin de faire de l’audience.

Keith et David, un couple pas comme les autres.
D’ailleurs il n’y a pas de véritable morale à tirer de cette série, tout se passe comme si les auteurs avaient décidé de considérer les spectateurs comme suffisamment intelligents et capables de juger selon leur propre conscience ce qu’ils voient dans les différents épisodes. Aucun jugement de valeurs imposé, ni politiquement correct, ni philosophie de vie, ni morale.

Dans Six Feet Under on a juste des personnages infiniment vrais, humains, imparfaits. Et des situations qui vont les faire changer, s’adapter ou se perdre. David (Michael C. Hall) est génial, j'ai été époustouflé par Nate (Peter Krause), et j'ai une tendresse toute particulière pour ce vieux donneur de leçon de George (James Cromwell). Je pourrais citer ainsi chacun d'entre eux, tant cette série concentre toute sa force dans le talent de ses acteurs et le travail de ses auteurs.

Séance de thanatopractologie dans les sous-sols de Fisher & Fils.
S’il est indéniable qu’un des thèmes principaux est la mort (et donc forcément aussi la vie et la recherche du sens de la vie), je ne crois pas pour ma part que ce soit là le but premier et ultime des auteurs de la série.
Je crois que le centre de la série, et ce qui en fait tout son intérêt par l’intelligence du traitement, c’est l’étude des relations humaines. L’amour, l’amitié, la famille, la peur, l’envie, la tristesse, le devoir, le sacrifice, le désamour, la haine, l’incompréhension, la religion, le doute, la trahison, la morale, la folie, la mélancolie, l’art, les regrets, la joie, l’enthousiasme, la projection dans l’avenir, les engagements, les responsabilités, le sexe,… tout ce qui fait la vraie vie et motive les relations entre les personnes est abordé dans la série, avec une simplicité et une authenticité qui font parfois peur. Peur car on finit par se rendre compte que ce qui est fascinant c’est que Six Feet Under n’est rien d’autre qu’un miroir de l’âme humaine, et que le miroir est si fidèle qu’on n’y voit pas que les belles choses mais aussi (ou surtout, selon votre personnalité) les parts d’ombres et d’inavouable qu’on aimerait tant oublier parfois. Qui qu’on soit on n’y échappe pas, chacun se retrouvera dans l’une ou l’autre situation, l’un ou l’autre personnage, l’une ou l’autre réaction.
Et Six Feet Under est de ce point de vue sans concession. Elle appuie, sans exagération mais le fait tout de même, là où ça fait mal. Et ça fait d’autant plus mal que ça sonne parfaitement vrai.

Si vous aimez le glamour, les happy end, les univers roses où tout le monde est foncièrement bon, l’optimisme et le positivisme béat, ne regardez pas Six Feet Under, vous détesteriez. Ou plutôt si, regardez cette série et comprenez là, cela vous sera salvateur.

Les réunions de famille ne sont jamais vraiment ce qu'elles paraissent...
Outre le fait que chaque épisode débute par le décès d’une personne, la série a quelques spécificités vraiment originales. La plus intéressante à mon sens réside dans le traitement des pensées des personnages. Très souvent on « voit ce que pensent les héros » grâce à un décrochage qui peut arriver à tout moment. Tout à coup le personnage parle avec un mort, avec lui-même, ou se lâche à dire ce qu’il a au plus profond de lui, ses colères, ses envies, ses peurs ou ses frustrations. Puis l’histoire reprend son cours normal, le héros réintègre la « réalité ». C’est ainsi que le personnage de Nathaniel Fisher, qui meurt pourtant dès le premier épisode, reste un personnage récurrent tout au long des cinq saisons, faisant diverses apparitions sous la forme d’interlocuteur privilégié de la conscience ou des rêves de ses enfants et de sa veuve.

Je tenais aussi à évoquer rapidement le générique de début, absolument sublime. La musique est obsédante, les images sont d’une froideur tétanisante, et l’image des deux mains se lâchant en tout début est d’une beauté glaçante, fascinante et extrêmement dérangeante à la fois, à donner des frissons. Bien qu’ayant vu les cinq saisons en dvd, je n’ai jamais fait l’impasse pour aucun des 63 épisodes sur le générique de début. Rarement j’ai trouvé générique aussi parfait et envoûtant, et c’est typiquement le genre de détail qui démontre définitivement et avec force le soin avec lequel cette série a été élaborée.

Six Feet Under c'est aussi un générique exceptionnel.
Et comme l’indique l’accroche de l’ultime saison « Tout a une fin », Six Feet Under connaît elle aussi une fin. Et quelle fin !
De mémoire de série-vore, je crois n’avoir jamais vu une aussi belle, émouvante et intelligente fin. Que je ne dévoilerai pas ici bien entendu. Mais je ne peux m’empêcher d’en parler tant elle m’a marqué.
Pour tout dire, je n’ai pu m’arrêter de penser et repenser aux dernières minutes du dernier épisode toute une semaine après l’avoir vu. Je ne sais pas si cela tend plus à prouver que je suis quelqu’un de bizarre, plutôt qu’à témoigner de la qualité de cette fin, mais rares sont les œuvres, tous supports confondus, dont le développement et le dénouement auront eu un tel effet durable sur moi. Même aujourd’hui en y repensant, j’en suis encore ému. En la qualifiant de marquante, j’ai l’impression d’user d’un doux euphémisme.

 Six Feet Under aura réussi l’exploit d’être passionnante, cohérente et pertinente de la première à la dernière minute.
Avec Six Feet Under, on touche à la perfection. En toute simplicité.

Après avoir dit cela, est-il utile de préciser que je la recommande vivement ? D’ailleurs non, je ne la recommande même pas. Je la qualifierai juste d’indispensable.

 


Visuel du coffret de la denière saison. Chaque chose, chaque personne, chaque endroit finit par disparaître un jour... 

 

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 22:00

On est déjà en février 2007, il est donc grand temps de procéder au petit bilan de ce qu’il s’est passé dans les salles de cinéma au cours de l’année passée.
Alors comme l’an passé, je vous propose mon petit classement personnel de ce que j’ai pu voir sur grand écran. Évidemment, tout cela est hautement subjectif et n’est que le reflet de mes goûts propres. Sans compter le défaut majeur d’un tel classement : il est impossible de voir tout ce qui sort. Même parmi les films qui m’intéressaient a priori je n’ai pas pu tout voir (manque de temps, pas de programmation dans les cinémas du coin, …), donc forcément mon classement est biaisé dès le départ. Mais bon pour le fun, voici donc ma sélection.


Mon Top 10 de l’année
 :

1. Little Miss Sunshine
de Jonathan Dayton & Valerie Faris : c’est frais, drôle, émouvant, parfois dur et surtout d’une originalité folle. Une comédie comme on en fait trop peu.
2. Enfermés Dehors
de Albert Dupontel : c’est de la folie pure made in Dupontel, grinçant et dérangeant, pour ceux qui aiment le poil-à-gratter.
3. Black Book
de Paul Verhoeven : le grand retour gagnant du hollandais fou Verhoeven dans un film inattendu et d’autant plus surprenant.
4. La Colline a des Yeux
de Alexandre Aja : le film qui enterre l’idée préconçue qu’un remake est toujours plus mauvais que son original. Dur, poignant, stressant et sans concession, pour ceux qui aiment se faire du mal.
5. Lord of War
de Andrew Niccol : un des tous meilleurs rôles de Nicolas Cage, tout simplement. Un film de cynisme pur et dur pour un résultat marquant.
6. L’Honneur du Dragon
de Prachya Pinkaew : petit plaisir personnel. Scénario ultra-basique mais images incroyables grâce aux prouesses physiques du surdoué Tony Jaa. Pour ceux qui aiment les éléphants et le muay-thaï.
7. Superman Returns
de Bryan Singer : alors que le film a été décrié un peu partout, moi j’ai été emporté dès les premières images. D’autant plus étonnant que Superman ce n’est pas ma tasse de thé… mais je persiste et signe : c’est un très bon film de super-héros !
8. Les Infiltrés
de Martin Scorsese : encore un remake et encore du très bon. Le casting est tout bonnement énorme, l’intrigue excellente et la réalisation au top. Pour ceux qui aiment les films de flics, de gangsters et de taupes.
9. Good Night, and Good Luck
de George Clooney : ambiance feutrée, images léchées, un film engagé, intelligent et plein de classe. Normal c’est du Clooney…
10. Les Fils de l’Homme
de Alfonso Cuaron : la petite surprise de l’année. Un film d’anticipation de grande qualité qui déboule sans prévenir, ça ne se refuse pas ! Pour ceux qui aiment les ambiances fin du monde.


Les Flops de l’année
 :

- Les Bronzés 3, amis pour la vie de Patrice Leconte : c’est tellement dommage de gâcher une série jusqu’alors excellentissime par cette suite insipide. D’aucuns affirment que dans 20 ans le film sera culte… je n’y crois pas une seconde.
- Chaos de Tony Giglio : à croire que Jason Statham que j’aime pourtant beaucoup ne choisit que des films complètement nuls. Celui-ci se veut original, alors qu'on a tout compris dès le départ. Il se veut fin mais use de ficelles si grosses qu’il faudrait ne pas être allé au cinéma ces 20 dernières années pour être surpris par ce film.
- Pirates des Caraïbes 2 : le Secret du Coffre Maudit de Gore Verbinski : le plus gros carton international de l’année est un ballon de baudruche. C’est censé être drôle, trépidant, dantesque. C’est ampoulé, long à mourir et ennuyeux.


Les films très attendus mais un peu décevants
 :

Lorsqu’on est attendu au tournant, que le thème du projet ou la personnalité des auteurs font qu’un film génère de grosses attentes, et qu’à l’arrivée le film livré est bon mais sans plus, forcément on crée une certaine frustration (pour ne pas dire déception) chez les spectateurs. Cette année ça a été le cas pour quelques films, auxquels je ne veux en aucun cas cependant jeter la pierre. Ils ne sont donc absolument pas à classer dans les « mauvais films », mais plutôt dans les « bons mais auraient pu (dû) mieux faire »…

- La Jeune Fille de l’Eau de M. Night Shyamalan : le réalisateur sort tellement du schéma de ses précédents films qu’il provoque l’incompréhension de ses fans sans pour autant convaincre les autres. Beau film, mais un peu vain, ou peut-être tout simplement mal compris.
- Président de Lionel Delplanque : le thème annoncé promettait beaucoup, surtout avec Dupontel dans le rôle de président de la république, mais s’il n’est pas mauvais le film manque de souffle et d’énergie, on en ressort forcément un peu sur sa faim.
- Mémoires de nos Pères de Clint Eastwood : il n’est jamais facile de réaliser un diptyque dont chacun des films se suffise parfaitement à lui-même. Même Eastwood ne peut éviter une petite frustration à ses spectateurs, malgré cependant une thématique très intéressante et une bonne mise en scène.
- The Fountain de Darren Aronofsky : superbe film aux images très belles et aux interprétations très diverses. Mais sa forme a de quoi dérouter, surtout si l’on s’attendait à quelque chose de plus linéaire et défini.


Les films sympas à voir pour le fun
 :

Vous aimez le grand spectacle mais quand même dans un film qui se tient un minimum ? Voici de quoi en prendre plein les yeux sans chercher plus loin que le bout de son nez… mais ça ressemble quand même un peu à des plaisirs coupables j’avoue !

- X-Men 3, l’Affrontement Final de Brett Ratner : loin de la qualité des deux premiers films, Ratner arrive au moins à livrer un film impressionnant avec des effets spéciaux très réussis et qui rendent justice aux pouvoirs des mutants qui foisonnent dans le film.
- Poseidon de Wolfgang Petersen : là encore c’est un remake (donc du déjà vu), mais il a pour lui des moyens assez énormes qui permettent de proposer des scènes-chocs et des effets spéciaux somptueux.
- Des Serpents dans l’Avion de David R. Ellis : le fun à l’état pur ! le film est couillu, drôle, jouissif, et il faut bien le dire aussi, un peu con.


Les films de l’année que j’ai diversement appréciés
 :

- Du Jour au Lendemain de Philippe Le Guay : comédie sans prétention avec un Poelvoorde toujours aussi efficace et drôle.
- Inside Man de Spike Lee : preuve qu’un film de commande peut être très bon, Spike Lee s’en sort parfaitement sur ce film de braquage (bien aidé par les comédiens il faut bien le dire).
- Jean-Philippe de Laurent Tuel : rien que pour voir Luchini chanter du Johnny à tue-tête ça vaut le coup. Bon d’accord, dépassé ça il ne reste pas grand-chose, mais voilà quoi…
- Je vous trouve très beau de Isabelle Mergault : certainement la meilleure comédie classique française de l’année, pleine de bons mots et à l’histoire sympathique.
- Romanzo Criminale de Michele Placido : très bon film situé dans le contexte de la mafia italienne, basé sur des faits réels.
- La Science des Rêves de Michel Gondry : si vous n’avez pas peur de passer dans un autre monde, fait de rêves, de décors en papier mâché et de gens bizarres, l’univers de Gondry vous plaira, sinon passez votre chemin.
- Scoop de Woody Allen : Woody se refait une santé et table sur la comédie policière iconoclaste avec un plaisir communicatif. À voir comme une agréable sucrerie, du genre dont il ne faudrait pas abuser non plus.
- Syriana de Stephen Gaghan : belle fresque de politique-fiction pas si éloignée que cela de la réalité. Acteurs au diapason, histoire un peu complexe, un film qui fait réfléchir.
- Thank You For Smoking de Jason Reitman : belle prestation d’acteurs sur un sujet à controverse et plutôt habilement traité dans ce film. À voir comme une curiosité.
- V pour Vendetta de James McTeigue : s’attaquer à un monument de la bande-dessinée anglo-saxonne est toujours périlleux, les fans ayant la capacité effrayante de se transformer très vite en intégristes à la moindre virgule modifiée. Pour ma part, sans crier au génie, je trouve l’adaptation plutôt réussie. Et pourtant je suis fan du comic.


Les regrets
:

Pour finir, une petite liste (non-exhaustive) de films que j’aurais bien aimé voir, que ce soit par simple curiosité, à cause de leur bonne réputation ou juste sur une intuition positive, mais que j’ai malheureusement ratés en salle.

- A Scanner Darkly de Richard Linklater
- Babel de Alejandro Gonzalez Inarritu
- Borat de Larry Charles
- Casino Royale de Martin Campbell
- Da Vinci Code de Ron Howard
- Le Dahlia Noir de Brian De Palma
- Dans la Peau de Jacques Chirac de Michel Royer & Karl Zéro
- Déjà Vu de Tony Scott
- Le Diable s’habille en Prada de David Frankel
- The Host de Joon-Ho Bong
- Jarhead de Sam Mendes
- Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro
- Love Song de Shainee Gabel
- Ma Super-Ex de Ivan Reitman
- Miami Vice de Michael Mann
- Munich de Stephen Spielberg
- Ne le dis à Personne de Guillaume Canet
- Nos Voisins les Hommes de Tim Johnson & Karey Kirkpatrick
- Le Nouveau Monde de Terrence Malick
- The Prestige de Christopher Nolan
- Le Secret de Brokeback Mountain de Ang Lee
- Severance de Christopher Smith
- Shortbus de John Cameron Mitchell
- Super Nacho de Jared Hess
- Takeshis’ de Takeshi Kitano
- Truman Capote de Bennett Miller
- Une Vérité qui dérange de Davis Guggenheim
- La Véritable Histoire du Petit Chaperon Rouge de Todd Edwards & Tony Leech
- Walk the Line de James Mangold


Voilà, cette rétrospective est terminée, libre à vous d’y ajouter vos commentaires que je lirai avec intérêt.
Et je terminerai juste en rappelant que l’an passé, mon film préféré a remporté l’Oscar 2006 du meilleur film (remember Collision de Paul Haggis), alors vais-je réitérer l’exploit avec Little Miss Sunshine ? vais-je confirmer mes talents de grand prédicateur devant vos yeux ébahis ? ou bien vais-je me planter lamentablement et perdre définitivement la maigre crédibilité qu’il me reste ? (parce que quand même, je crois que placer L’Honneur du Dragon sixième meilleur film de 2006, ça a dû bien entamer mon capital crédibilité auprès de vous non ?)
Suspens…

En tout cas, l’année 2007 s’annonce riche et variée en matière de cinéma. Je vous annonce dès aujourd’hui deux films qui à mon avis feront date : 300 de Zack Snyder, et Spider-Man 3 de Sam Raimi.
Mais nous en reparlerons en temps voulu…


N.B. : Désolé pour les titres de films sans lien, j'avais eu la flemme de rédiger un article dessus après les avoir vus...

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 17:20

La sortie sur les écrans de The Fountain, c’est le grand retour de Darren Aronofsky, réalisateur considéré comme culte par toute une génération depuis qu’il a produit Pi et surtout le très remarqué Requiem For A Dream. Le retour était effectivement attendu, car l’absence date de 2001 tout de même, année de sortie de Requiem For A Dream.

Pour ce nouveau film, Aronofsky a de l’ambition : l’histoire qu’il veut aborder n’est  rien de moins que « le combat à travers les âges d’un homme pour sauver la femme qu’il aime ». C’est du moins de cette façon qu’est décrit le film dans son dossier de presse. L’histoire se décline effectivement en trois parties distinctes mais irrémédiablement liées les unes aux autres. Là où réside toute l’ambiguïté du film d’ailleurs, c’est dans la nature de ces liens entre les différentes parties du film, laissée au jugement et à la lecture de chacun.

Tommy et Izzy face à la maladie, chacun réagit différemment.
Présent : Tommy Creo est un scientifique, docteur en génétique qui tente coûte que coûte de trouver un remède pour sauver sa femme Izzy, atteinte d’une tumeur au cerveau incurable. Il sent qu’il approche de la solution lorsqu’il expérimente un remède à base de l’écorce d’une essence d’arbre mystérieuse et rare en provenance d’Amérique du Sud. Izzy pressentant sa fin proche écrit à l’attention de Tommy l’histoire métaphorique d’un chevalier de la cour d’Espagne parti au Nouveau Monde trouver le secret de l’immortalité pour sauver sa reine de la Sainte Inquisition. Et c’est à Tommy qu’elle demande d’écrire le dernier chapitre, le dénouement à son (leur) histoire…
Passé : Tomas est un conquistador espagnol du XVIème siècle qui part à la demande de sa reine Isabel en Amérique à la recherche du secret de l’arbre de vie. En revenant avec ce secret  qui n’est autre que la clé de l’immortalité, il sauvera du grand inquisiteur celle qu’il aime et pourra vivre éternellement avec elle.
Futur : Tom est un spationaute du futur, mi-explorateur mi-yogi. Il voyage dans une bulle en compagnie d’un arbre ressemblant étrangement à l’arbre de vie, à travers l’espace en direction de la supernova (une étoile mourante) Shibalba, considérée par la civilisation Maya comme l’endroit où reposent les esprits des morts après leur vie physique, et où tel le Phénix légendaire, la vie renaît de ses cendres sous une nouvelle forme.

Tomas va devoir lutter pour atteindre le secret de l'immortalité
Voilà pour la mise en situation. Une précision à toutes fins utiles : malgré le pitch du film, ne vous attendez surtout pas à un film de voyage dans le temps, ni même de héros immortels à la façon Highlander, cela n’a rien à voir, ni sur la forme ni sur le fond.
Évidemment, les rôles de Tommy, Tomas et Tom sont interprétés par Hugh Jackman (émouvant en docteur, impressionnant en conquistador, convaincu mais moins convaincant en yogi), ceux de Izzy et de la reine Isabel sont dévolus à la magnifique Rachel Weisz (toute en douceur, pudeur, fragilité et simplicité).

À partir de là, Aronofsky n’impose quasiment pas sa propre vision mais laisse le spectateur interpréter ce qu’il voit. Vous pouvez rester très terre-à-terre et considérer le présent comme la réalité, le passé et le futur comme des chapitres de l’histoire écrite par Izzy, et par Tommy pour le dernier chapitre. Histoire qui serait une allégorie de ce que le couple a vécu, et de la phase de deuil de Tommy.

Tom voyage au sein de sa bulle, accompagné de l'arbre de vie et de l'esprit d'Izzy
Mais vous pouvez également interpréter cela de façon plus ésotérique, comme une réflexion sur la vie, la mort et la vie après la mort. C’est d’ailleurs un peu le chemin que le réalisateur propose en filigrane au spectateur (libre à lui de le suivre ou non) surtout avec la partie concernant Tom l’explorateur du futur. On sent bien par le parti pris de donner à Tom un look de yogi, et par la présence de l’arbre de vie dans la bulle spatiale, que le message finement souligné par Aronofsky flirte avec les concepts de réincarnation, de continuité de la vie par-delà la mort physique, de la survivance de l’esprit au corps. La très belle séquence de Tomas buvant la sève de l’arbre de vie avant d’en devenir lui-même une partie abonde également en ce sens.

Et c’est peut-être là que le film m’a le moins intéressé / touché. Autant j’ai beaucoup apprécié l’histoire d’amour de Tommy et Izzy, le combat acharné du scientifique pour repousser l’inéluctable, autant j’ai aimé la partie se déroulant au XVIème siècle pour sa reconstitution emplie de poésie et d’images symboliques, autant la partie lorgnant plus ouvertement sur une sorte de bouddhisme new-age m’a laissé perplexe. Les images sont belles, mais le message et le point de vue sous-entendus qui y sont liés m’ont laissé froid je l’avoue. D’où une  certaine distanciation vis-à-vis du film, un je-ne-sais-quoi qui m’empêche d’y adhérer totalement, de me sentir vraiment emporté par l’histoire, et convaincu par son propos.

Retrouvailles sous la neige...
Il n’en reste pas moins que les performances d’acteurs sont exceptionnelles (film après film, Hugh Jackman n’en finit plus de démontrer qu’il n’est pas qu’un beau gosse baraqué, Rachel Weisz quant à elle n’a depuis longtemps plus rien à prouver de son talent de comédienne), que la mise en scène bien que lente (lenteur impérative question ambiance) est somptueuse, et que Aronofsky montre qu’il sait produire des images magnifiques, toujours impeccablement au service de son histoire.

Si The Fountain ne m’a pas convaincu sur le fond, il s’agit néanmoins d’un film d’une grande force, qui ne manquera pas de vous interpeller à défaut de vous convaincre et/ou plaire. À vous de voir.

L'affiche française du film. 

 

 



 

 

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 16:47

Voilà un long métrage qui a suscité avant sa sortie la curiosité à plus d’un titre.

Tout d’abord parce qu’un film de Martin Scorsese est toujours un événement, et il est toujours attendu avec plus d’impatience que d’autres projets tant le réalisateur cristallise autour de lui les passions.

Ensuite parce que le nouveau film de Scorsese est un remake, qui plus est d’un film asiatique (celui de Infernal Affairs, film hong-kongais de Andrew Lau et Alan Mak). Depuis peu le cinéma asiatique est devenu pour Hollywood une nouvelle source d’inspiration, puisque lorsqu’ils ne débauchent pas les stars et metteurs en scènes locaux, les studios piochent allègrement dans les succès japonais ou coréens pour en faire des remakes à la sauce yankee et à grands renforts de stars en mal de rôles marquants. Les exemples sont légions, et malheureusement trop peu souvent à la hauteur de leurs ambitions, ce qui permettra au moins de ne pas perdre de temps à les énumérer...
Donc Scorsese en personne (considéré tout de même comme un auteur de premier ordre) qui se commet dans un remake, forcément cela attise la curiosité.

Et enfin parce que Les Infiltrés bénéficie d’un casting tout simplement somptueux en terme de renommée et de potentiel d’entrées au box-office. Mais la profusion de talents n’est pas toujours gage de qualité, et là aussi le film pique la curiosité, ne serait-ce que pour voir si autant de stars d’Hollywood peuvent cohabiter sereinement.

Costello et Billy en grande discussion : qui est donc la taupe ?
Et bien force est de constater que sur l’ensemble des questions que Les Infiltrés pouvait susciter, à chaque fois la réponse se révèle plutôt positive.

Scorsese et les films de gangsters ce n’est pas nouveau, et ici il parvient non seulement à s’en sortir parfaitement du point de vue réalisation formelle et maîtrise de son scénario, mais il réussit également à panacher le classicisme et l’originalité avec une certaine classe.

 Les Infiltrés (The Departed en V.O.) est une histoire à la trame tortueuse dans un cadre toutefois plutôt classique : la guerre entre les services de police et une organisation criminelle, celle de Franck Costello (Jack Nicholson dans un rôle taillé sur mesure pour lui) le caïd incontesté de la ville depuis des années.
La police infiltre un agent dans l’entourage de Costello afin de faire définitivement tomber celui qui leur échappe depuis toujours. Le jeune Billy Costigan (Leonardo Di Caprio absolument bluffant de justesse) est recruté à la sortie de l’école de police et accepte cette mission d’autant plus dangereuse que seuls ses deux supérieurs sont au courant de son véritable statut d’infiltré (Mark Wahlberg et Martin Sheen, tous deux remarquables).
Mais en parallèle, le vieux Costello en parfait stratège infiltre lui aussi dans le plus grand secret un de ses agents, Colin Sullivan (Matt Damon, tout en retenue) au sein du service de police qui le traque.
Tout le piment du film réside donc dans cette confrontation à distance entre les espions des deux camps, chacun essayant de découvrir le premier l’identité de la taupe du parti adverse tout en se couvrant lui-même.

Costello et Sullivan comptent bien déjouer les plans de la police...
Le semi reproche sous-entendu dans le simple fait de préciser qu’il s’agit d’un remake est pour sa part balayé d’un revers de main du maître. Le film possède malgré l’origine première de son scénario de base une identité bien à lui, elle-même forgée grâce à la combinaison des talents de Scorsese et des différents interprètes principaux. Il ne s’agit ni d’une décalque de l’original, ni d’une resucée sans saveur, il s’agit bel et bien d’un film de Scorsese dans le meilleur sens du terme. D’aucuns disent même que la version de Scorsese est bien supérieure à celle d’origine.

Ce qui fait très certainement la grande force du film, c’est surtout l’interprétation, malgré toutes les réticences que j’ai pu éventuellement avoir à un moment à l’énoncé du casting. On pouvait craindre le cabotinage avec des vieux briscards tels que Jack Nicholson ou Martin Sheen, et si effectivement le personnage du grand Jack reste truculent, il ne verse jamais dans l’exagération. Si cabotinage il y a , il est plutôt à chercher du côté de Mark Wahlberg et Alec Baldwin, interprétant avec un plaisir visible des personnages hauts en couleurs. On pouvait craindre que certains acteurs soient un peu « légers » pour de tels rôles, comme Leonardo Di Caprio ou Matt Damon par exemple, et au contraire ce sont eux qui s’en sortent avec le plus d’honneur. Di Caprio en tête d’ailleurs, avec une composition proprement époustouflante, à mille lieues de l’image de beau gosse éternel teen-ager qu’il se traîne depuis toujours.

Ellerby et Dignam, deux flics durs à cuire à qui on la fait pas.
Et sans vouloir divulguer la fin, le moins qu’on puisse dire c’est que le scénario ne laisse aucun répit au spectateur et que les personnages seront malmenés jusqu’au bout. Pour ma part la fin m’a très agréablement surpris dans sa forme comme dans son fond, assez éloignée de la moralité ou de la happy-end trop souvent de mise dans les blockbusters américains.

Alors oui, sur tous les plans Les Infiltrés de Scorsese est une très bonne surprise. Et très certainement l’un des meilleurs films de l’année 2006.


L'affiche française du film. 

 

 

 

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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 13:54

Oulalah… quand on voit de quand date mon dernier article, le moins qu’on puisse dire c’est que je me la suis coulée douce ces derniers temps ! Ma fréquence de postage à dû en prendre un sacré coup…

Et par la même occasion j’ai pris un sacré retard dans mes articles plus ou moins en rapport avec l’actualité… Bon là je suis en train d’en rédiger une petite fournée, mais ce n’est pas encore tout à fait prêt à être mis en ligne. C’est pourquoi j’écris ces quelques lignes, ne serait-ce que pour vous rassurer : non je ne suis pas mort. Ni en pleine hibernation au fond d’une grotte. Ni dans un pays lointain sans accès au net (bien que je sois un peu dans la lune ces derniers temps).

C’est juste que je manquais un peu de temps, voilà toute la maigre explication à mon silence récent. Mais ça ne m’a pas empêché d’avoir quelques idées, qu’il ne me reste plus qu’à mettre en forme et à publier…

Alors pour remercier celles et ceux qui passent vaille que vaille ici quotidiennement, même en ces temps de vaches maigres rédactionnelles, voici en exclusivité un avant-goût des articles que je prépare et qui ne devraient plus tarder à montrer le bout de leur nez dans le coin.

Tout d’abord j’ai un beau retard de chroniques cinéma en réserve ! Les Infiltrés de Martin Scorsese, The Fountain de Darren Aronofsky, l’énorme Apocalypto de Mel Gibson, le Rocky Balboa de Sylvester Stallone… et certainement d’autres qui vont s’ajouter à la liste d’ici quelques jours. Sans compter la rétrospective de l’année ciné 2006. Moi qui trouvais déjà que ce blog penchait de plus en plus exclusivement du côté du septième art, je ne vais pas arranger son cas…

Mais pour compenser un peu ce raz-de-marée d’articles cinéma, j’ai aussi dans ma réserve quelques pastafarismes croustillants, deux-trois BD dont je tenais à parler, des séries télé génialissimes à vous présenter, l’un ou l’autre billets d’humeur, un quizz musical tout prêt, et des sites à vous faire découvrir par l’intermédiaire de la nouvelle catégorie « pub » dont j’avais déjà parlé il y a quelques semaines.

Bref, je ne suis pas du tout à court d’idées, c’est juste qu’il va falloir que je me secoue un peu pour finaliser tout ça.

Ça va venir, ça va venir…

 

 

 

 

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