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  • : Moleskine et Moi
  • : de la Pop Culture, un peu d'actualité, pastafarismes et autres petites choses...
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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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Série(s) en cours

14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 07:05

Il y a quelques jours je listais une série d'effets secondaires, positifs comme négatifs, liés au confinement et à la crise sanitaire du Covid-19.

Dans ma liste je n'ai pas parlé d'une des conséquences qui m'aura bien brisé les roustons : l'annulation, ou dans le meilleur des cas la reprogrammation à une date ultérieure des spectacles et concerts depuis le mois de mars et potentiellement jusqu'aux mois estivaux.

 

Et il se trouve que j'en avais un certain nombre de prévus sur mes tablettes, le début d'année s'annonçait riche sur le plan culturel et artistique...

 

C'est donc ainsi que je me suis vu passer sous le pif les concerts de :

  • Alain Souchon : je l'ai déjà vu à plusieurs reprises et à chaque fois c'est un plaisir de voir le dandy français sur scène, entre poésie, dinguerie et musicalité il reste un incontournable de la scène française.

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  • Seasick Steve : je connais un peu sa musique mais ne l'ai encore jamais vu en concert, c'était censé être une découverte avec l'ami Nono...

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  • James Blunt : tant pis pour mon côté midinette, le britannique repassera dans environ un an...

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  • Louis Chedid : en voilà un qu'il me tardait de découvrir sur scène ! J'adore sa musique mais ne l'ai encore jamais applaudi en live... va falloir prendre mon mal en patience jusqu'en janvier 2021 du coup.

 

 

 

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  • Nathaniel Rateliff : l'un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années. Le barbu a décalé son passage en France au mois d'octobre. En espérant que d'ici là la seconde vague sera déjà passée, parce que Nathaniel on a prévu d'aller le voir tous les quatre ensemble avec les garçons, le rock c'est une affaire de famille ! ;-)

  • Bebel Gilberto : elle aussi je l'attendais avec impatience ! La reine de la Bossa Nova enfin de passage pas loin de chez moi pour un concert intimiste dans une petite salle, j'avais rameuté une belle bande de potes pour y aller en groupe ! Aux dernières nouvelles ça se fera peut-être en novembre...

  • Greg Zlap : un inconnu pour vous ? Pour moi aussi ! C'est un cadeau-découverte de ma petite sœur, mais ça devra attendre encore quelques mois.

  • The Dead South : Ceux-là aussi il me tardait de voir ce qu'ils donnent en live, leurs clips sur youtube sont chouettes, il me faudra patienter jusqu'en avril 2021.

  • Eric Clapton : God himself !! Certainement le report qui me fait le plus braire !! J'avais déjà un peu fait mon deuil sur la possibilité de le revoir un jour (je l'ai vu sur scène une seule fois, il y a une vingtaine d'années) entre son âge (75 balais cette année), sa santé fragile, la quasi-disparition de dates en France lors de ses dernières tournées et les prix un poil over-the-top des billets de ses concerts. Ma fée avait réussi je ne sais comment à dégoter deux places pour aller le voir à Zurich en juin et pour moi ça tenait déjà du miracle, j'étais tout fou ! Mais le virus est passé par là et c'est donc en juin 2021 que le concert a été reprogrammé... si tout va bien d'ici là. Ça m'a fait un peu l'effet d'une douche froide. Je n'ai plus qu'à patienter une année supplémentaire...

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23 janvier 2020 4 23 /01 /janvier /2020 08:13

Après le cinéma et la littérature, place à un peu de musique et de spectacles vivants. Je vous propose donc ma sélection 2019, en me pliant à ma règle de départ : seulement 5 propositions par domaine. Alors c’est parti, montez le son et envoyez les basses !

Musique

Bien, vous avez tous préparé vos platines ? On va commencer par du lourd, par un génie doublé d’une icône de la musique : Sir Paul McCartney ! Avec son album Egypt Station, sorti en septembre 2018 mais qui aura tourné en boucle sur mon lecteur tout au long de l’année passée, l’ancien Beatles a produit rien moins qu’une pépite. Chaque morceau, je dis bien chaque morceau (et l’album compte 14 titres + 2 petits interludes) possède l’ADN d’un pur tube pop. C’est beau, c’est doux, c’est rythmé, ça glisse tout seul dans l’oreille et ça ne quitte plus l’esprit tant les mélodies sont addictives. Difficile de ne nommer qu’un ou deux titres à sortir du lot, mais bon si vous insistez je me risquerais avec I Don’t Know, Fuh You et Come On To Me, mais je me répète : il n’y a rien à jeter dans cet album, c’est une tuerie. Et la preuve que le vieux rocker embourgeoisé est encore capable du meilleur. À écouter sans retenue !!

Paul McCartney et son album Egypt Station

Bon, si McCartney a tout d’un taulier dans son domaine, il y en a un autre qui pourrait lui disputer le titre, et pour cause : on ne le surnomme pas le Boss pour rien ! Bien entendu il s’agit de Bruce Springsteen qui a sorti en juin 2019 un album superbe, Western Stars, en solo sans son fidèle E Street Band, mais quand même bien entouré question musicos. Alors là encore, c’est bien simple, l’album entier fonctionne à merveille et tous les titres ont su trouver le chemin direct entre mes esgourdes et ma mémoire à long terme : les morceaux sont parfaitement conçus pour s’introduire en vous et ne plus vous lâcher. Et quand le disque se termine, on appuie quasi machinalement sur play pour le relancer. D’ailleurs on peut se faciliter la tâche en programmant la lecture en boucle, c’est plus simple. Ôde à l’Amérique des films, l’Amérique de légende, l’Amérique rêvée et fantasmée par tous ceux qui ont un jour aimé les histoires de cowboys ou de cascadeurs, de John Wayne à Colt Seavers, en passant par les immenses plaines désertiques, l’âge d’or du cinéma hollywoodien et la liberté comme seule limite… Springsteen parle d’un monde qui n’existe pas en réalité, mais qu’on a tous au tréfonds de notre cœur malgré tout. Et quand c’est fini, il y en a encore

Bruce Springsteen et son album Western Stars

Un monstre sacré en voici un troisième, et pas des moindres : Leonard Cohen. L’immense Leonard Cohen s’est éteint un triste soir de novembre 2016, peu de temps après avoir sorti ce que je pensais être son ultime album, You Want It Darker. Il avait cependant enregistré d’autres textes, laissant à son fils Adam Cohen le soin de mettre le tout en musique. Et c’est ce que le fiston a fait, avec sérieux et abnégation, en toute discrétion jusqu’à l’annonce de sa sortie, et ça a donné Thanks For The Dance, sorti en novembre 2019. Le titre de l’album est d’ailleurs aussi celui d’une chanson que je connaissais déjà, puisqu’elle était sortie sur l’album Blue Alert d’Anjani Thomas en 2006 (ancienne choriste et un temps compagne de Leonard). Cet album posthume est à la fois doux et sombre, simple sans pour autant être léger. Adam Cohen a fourni un gros travail dans l’ombre, et il nous permet d’apprécier une fois encore, une dernière fois certainement, le timbre et le phrasé incomparables de son père, qui sont à n’en pas douter le principal intérêt de ce disque. Entendre une dernière fois cette voix magique, et se laisser bercer par elle sur de douces mélodies. Thanks For This Last Dance, A & L Cohen.

Leonard et Adam Cohen et leur album Thanks for the Dance

Restons au Canada, et dans l’entourage plus ou moins proche de Leonard Cohen, avec Watching You Think de NEeMA, chanteuse folk de Montréal, un album qui date de 2010 déjà, mais qui aura procuré beaucoup de bien à mes oreilles durant toute l’année 2019 tant je l’ai écouté. NEeMA n’est pas la plus connue des chanteuses canadiennes dans nos contrées, et pour cause, contrairement à la majorité d’entre elles, elle n’est pas du genre gueularde… Elle fait plutôt dans la douceur, dans la guitare-voix, dans la mélodie joyeuse ou mélancolique mais sobre, dans la berceuse même à l’occasion… Son prénom veut dire « grâce » ou « bienfait » en arabe, et je crois que Leonard Cohen avait vu juste en la soutenant au début de sa jeune carrière, il lui a même offert le dessin qui sert de pochette à cet album. Une belle chanteuse aux belles chansons, que je vous incite à découvrir.

NEeMA et son album Watching You Think

Et puis je termine en revenant vers la chanson française. Enfin francophone. Et encore, pas complètement… puisque dans son dernier album Homeless Songs, Stephan Eicher chante autant en suisse-allemand qu’en français. Et d’ailleurs, contre toute attente, je me suis rendu compte que parmi l’ensemble des titres qui forment l’album, bien que je les apprécie toutes, j’ai un petit penchant plus marqué pour celles en allemand. Sorti en septembre 2019, son album m’a chopé par le cœur et ne m’a plus lâché depuis. Depuis il tourne en boucle, et si ce n’est pas sur mon lecteur c’est dans ma tête, car les chansons de cet album ont un pouvoir magique, celui de vous tourner dans l’esprit de manière entêtante sans pour autant vous énerver de le faire. C’est très beau, c’est touchant, c’est intime, c’est doux, c’est entraînant, ça émerveille, ça rend mélancolique, en un mot, cet album est juste parfait. Un moment de pur bonheur, voilà ce que le chanteur suisse nous a offert avec cet album. Quelques titres comme ça en passant : Si tu veux (que je chante), Gang Nid Eso, Niene Dehei, Toi et ce monde, et surtout, surtout, la fabuleuse Still. À écouter et à savourer sans fin.

Stephan Eicher et son album Homeless Songs

Voilà pour ce qui est des albums musicaux, j’ai rempli ma mission, et elle a été ardue étant donné le nombre de bons disques que j’ai eu le plaisir d’entendre et de découvrir en 2019.

Mais comme la musique s’insinue un peu partout dans ma vie, je me suis dit qu’il serait judicieux de faire une petite sélection des spectacles que j’ai pu voir cette année, histoire de pouvoir prolonger un peu le plaisir de vous parler de bonne zique…

Spectacles

À tout seigneur, tout honneur, je commencerai donc par Mark Knopfler qui a annoncé que sa tournée mondiale entamée en 2019 serait sa dernière. Je l’ai donc vu, très certainement pour la dernière fois, au Zénith de Strasbourg le 12 mai 2019. Concert d’adieu donc, où il a égrainé des morceaux parmi les plus emblématiques de sa carrière. Un concert avec un arrière-goût de nostalgie pour moi, sans cesse en train de passer de mes souvenirs de ses précédents concerts à l’idée que je l’applaudissais pour la dernière fois. Knopfler avait mis pour l’occasion les petits plats dans les grands, et a proposé un concert plein, entier et maîtrisé, à l’image de sa carrière. Histoire de nous offrir un dernier souvenir. Un très bon souvenir.

Mark Knopfler au Zénith de Strasbourg

Si je l’ai vu pour la dernière fois, ceux-là je les découvrais pour la première fois sur scène le 10 juillet 2019, et j’espère bien que ça ne sera pas la dernière : le Kenny Wayne Shepherd Band au Kaufleuten de Zürich. J’étais resté complètement scotché par leur album de 2017, Lay It On Down, et The Traveler sorti en 2019 était du même tonneau, quand je les ai vus annoncés pas trop loin de chez moi (Zürich est à moins d’une heure et demi de route) je n’ai pas hésité une seconde, et grand bien m’en a pris. Pour ceux qui aiment le blues-rock à forte dominante de guitare électrique, ce groupe c’est du pur bonheur en décibels. Avec leur show à l’américaine, c’est-à-dire parfaitement millimétré et ultra-pro, c’est un vrai plaisir de les voir évoluer sur scène. Il se dégage d’eux une vraie énergie communicative et les prouesses de Kenny à la guitare laissent sans voix. Un must.

Kenny Wayne Shepherd au Kaufleuten de Zürich

Un autre que je voyais pour la première fois sur scène (pour un concert complet j’entends, je l’avais déjà vu en guest-star lors du concert-anniversaire de Fred Blondin au Casino de Paris), bien que je connaisse et apprécie sa musique depuis mes années étudiantes, c’est CharlÉlie Couture, que j’ai pu donc voir le 16 mai à l’Eden de Sausheim. Un type à part, un artiste incomparable, une musique si personnelle et si envoûtante… C’était un concert un peu spécial, et je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en m’y rendant, et à l’arrivée ce fut simplement génial. Un grand moment avec un grand monsieur de la musique française.

CharlÉlie Couture à l'Eden de Sausheim

De la scène française, ceux-là sont des piliers incontestables aussi à mon avis : les Innocents m’ont fait le plaisir de passer à deux pas de chez moi, au Noumatrouff de Mulhouse, le 7 décembre 2019, et bien évidemment je ne pouvais pas rater ça. Pour mille raisons, et avant tout parce que c’est de la balle, leur musique m’habite depuis que je les connais. Mélodistes de génie, paroliers complètement azimutés, le duo JP Nataf et Jean-Christophe Urbain accouche de petits chefs-d’œuvre en album et fait des étincelles sur scène. Ils allient talent et bonne humeur, et font rimer complicité et perfection comme personne d’autre ne sait le faire. Du coup, sur scène ils s’amusent et c’est le public qui en profite !

Les Innocents au Noumatrouff de Mulhouse

Et puis, je l’ai gardée sciemment pour la fin. Parce qu’il ne s’agit pas d’un concert, mais d’un spectacle vivant d’humour. Un One Woman Show pour être précis. Qui s’est tenu le 19 septembre 2019 à La Comète d’Hésingue. Et l’artiste en question, c’est l’inénarrable Constance. Elle, c’est simple, elle est gravement dérangée dans sa tête. Tarée à la masse comme dirait mon ami Patrick. Absolument no limit. Vous choquer ne lui fait pas peur, je pense même qu’au contraire, c’est de ne pas vous choquer qui l’empêcherait de dormir. Elle crée, et interprète une foule de personnages sur scène, qui ont un point commun évident : ils sont puissamment atteints. On pourrait dire « décalés », mais on serait tellement loin de la vérité. En fait, ses personnages vivent dans un monde bien à part, un monde étrange et qui fait autant peur que rire (du reste il paraît que la peur et le rire répondent à des stimuli souvent très proches), un monde unique et sans pareil : l’intérieur de son esprit ! Constance est méchamment folle, et follement drôle, donc méchamment drôle, CQFD. Si vous ne la connaissez pas, ou si vous ne l’avez encore jamais vue sur scène, il FAUT la découvrir au plus vite. Ça n’est pas optionnel. Vous me maudirez certainement en premier lieu, et puis vous finirez bien par accepter l’évidence : vous allez l’adorer, et vous me remercierez sans fin ensuite. Garanti.

Constance !!

Ça y est, pari réussi ! Je vous ai livré mes 5 plus gros coups de cœur musicaux, et mes 5 plus gros kiffs de l’année côté spectacles en live. Peut-être même aurais-je réussi à vous donner envie de découvrir l’un ou l’autre de celles ou ceux que vous ne connaîtriez pas déjà…

Et si vous aussi avez des conseils ou coups de cœur à partager, n’hésitez pas à m’en dire plus en commentaire !

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 08:37

Samedi 7 décembre, sur la scène du Noumatrouff à Mulhouse, se sont produits les Innocents ! Tout discret qu’il soit, voilà bien un groupe français qui figure dans mon panthéon musical personnel, et depuis bien longtemps. Depuis 1992 précisément, date de sortie de leur deuxième album, Fous à lier.

Fous à lier, album phare des Innocents

Ah ce que cet album a pu tourner dans mon lecteur !! Je le connais par cœur jusque dans les moindres arrangements, les moindres paroles, les moindres respirations. Bientôt 28 ans que je l’écoute avec toujours autant de bonheur, 28 ans que jamais, malgré son omniprésence dans mon environnement musical, je ne m’en lasse.

Bien entendu, j’ai été là également, impatient, à la sortie de chacun des albums qui ont suivi (Post-partum en 1995, Les Innocents en 1999, Mandarine en 2015 et cette année), et j’ai également été de la partie pour les deux albums solo de JP Nataf (Plus de sucre en 2004 et Clair en 2009). Et c’est bien simple, jamais je n’ai été déçu.

Le duo JP Nataf et Jean-Christophe Urbain, l'âme des Innocents a deux têtes !

Les Innocents ce sont avant tout un duo d’artistes, auteurs, compositeurs et interprètes : JP Nataf et Jean-Christophe Urbain. Un doux-dingue et un dingue doux. Des mecs qui ont la musique joyeuse, maline, précise, mélodieuse et sophistiquée. Des mecs avec un univers qui n’appartient qu’à eux, et dans lequel ils nous invitent à plonger avec allégresse. On ne peut pas nier leurs influences pop anglo-saxonne bien qu’ils chantent en français, et c’est d’ailleurs une autre de leurs particularités : leurs textes sont très travaillés, la sonorité des mots est essentielle, le sens et le son ont une égale importance. Combien de fois ai-je été frappé et marqué par un de leurs vers, leurs paroles mélangeant poésie et musicalité avec autant de classe que de talent. Les Innocents, c'est deux plumes, celle de Jean-Chri et celle de JP, et elles connaissent des fulgurances textuelles qui me parlent...

JP Nataf, un homme extraordinaire

J’avais été très heureux de leur reformation pour la sortie de l’album Mandarine, et j’avais à cette occasion pu les applaudir pour la première fois à Colmar, pendant leur tournée acoustique en duo. Mais cette fois c’est en formation complète qu’ils tournent pour la promotion de leur dernier album en date, .

 

Et sur scène c’est du bonheur : joyeux, entraînants, souriants, proches de leur public, sûrs de leur musique, les Innocents sont comme chez eux. Ils maîtrisent, ils s’amusent, ils déconnent, et ils font passer une énergie et une positivité dingues !

Jean-Christophe Urbain, la classe de Danny Wilde

Impossible de ne pas avoir la banane après leur concert ! D’autant que les deux potes sur scène enchaînent avec autant de bonheur leurs vieux tubes que tout le monde connaît par cœur, que leurs nouveaux morceaux, qui possèdent tous ce petit truc en plus, la « recette Innocents » qui rend leurs chansons belles et accessibles. Qu’elles soient douces ou plus dynamiques, elles ont ce charme à part qui nous font nous sentir bien, tout simplement. Et ce talent-là, n’est pas donné à tout le monde. Bien sûr j’ai chanté en chœur avec toute la salle pour les tubes comme Un Monde Parfait, L’ Autre Finistère, Colore, Un Homme Extraordinaire ou Fous à Lier. Mais j’ai été tout aussi transporté quand ils ont chanté certains titres certes moins connus mais que je classe parmi mes tous préférés, comme Les Cailloux que j’adule, les Philharmonies Martiennes qui a marqué leur renaissance, Dentelle qui me file des frissons ou Danny Wilde qui est juste magnifique.

La scène, c'est chez eux !

D’ailleurs je me suis fait cette réflexion pendant le concert, alors que les chansons s’enchaînaient : en dehors de quelques couplets d’une ou deux nouvelles chansons, je crois bien connaître l’intégralité de leur répertoire par cœur. Pas si courant que ça, il n’y a guère que Leonard Cohen, Bernard Lavilliers ou Fred Blondin dont je puisse dire la même chose. Pour dire si leur musique fait partie de moi.

 

Alors voilà, samedi soir les Innocents étaient là et l’espace d’un temps, celui qu’a duré leur concert, rien d’autre n’a existé. Ils m’ont emmené avec eux dans leur univers, et qu’est-ce que c’était bien ! Vivement la prochaine fois...

L'affiche de la tournée 6½

PS : Comme à chaque fois, un énorme merci à ma petite sœur pour les photos du concert !!

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5 décembre 2019 4 05 /12 /décembre /2019 08:35

Jeudi 28 octobre, est sorti dans une poignée de salles de cinéma à travers la France, un film à séance unique : Western Stars de Bruce Springsteen et Thom Zimny 1.

 

Comme tout un aréopage de fans du working class hero, j’étais évidemment au rendez-vous, puisque ô miracle, le Kinépolis de Mulhouse avait programmé le film.

 

Western Stars est le pendant cinématographique du 19ème album (du même nom) du Boss, sorti en juin 2019. C’est aussi aux yeux de Springsteen la dernière partie de la trilogie autobiographique du chanteur, composée de ses mémoires parues en 2016 (Born to Run, dont je parlerai ici un jour promis, puisque je l’ai lu et déjà chroniqué pour une future publication sur le blog…) et de son show intimiste à Broadway où il était seul sur scène. Pour les fans on peut également considérer le film comme un agréable palliatif à l’absence de tournée suite à l’album Western Stars 2.

De la guitare, des violons, une grange.

Car Western Stars c’est avant tout un concert filmé, durant lequel le Boss chante l’intégralité de l’album éponyme, en respectant l’ordre exact des chansons telles qu’elles s’enchaînent sur le disque. Mais c’est plus qu’un concert filmé, c’est aussi une forme de documentaire sur le chanteur, sur les pensées profondes qui le hantent depuis toujours et de plus en plus avec l’âge. Au cours du film, chaque chanson est introduite par de petites scènes iconiques, où le chanteur apparaît et s’interroge en voix off sur le conflit existentiel qui l’a de tout temps animé : le conflit entre liberté individuelle et vie en communauté auprès de ceux qu’il aime. Il a à ce sujet plusieurs réflexions qui peuvent paraître peut-être un peu sombres, voire cryptiques pour qui n’a pas lu son autobiographie dans laquelle il développe beaucoup plus ses pensées et les conclusions qu’il a tirées de sa maintenant longue expérience. « Il est facile de se perdre. Ou de ne jamais se trouver. Je sais bien écrire sur le fait d’être perdu. » lance-t-il entre deux morceaux, au volant de son vieux quatre-quatre en plein milieu du désert californien. « Plus vous vieillissez, plus les bagages du passé s’alourdissent », c’est une idée qui est déjà très présente dans son livre et qu’il répète aussi au cours du film.

Se retourner sur son passé mais aller de l'avant...

La partie musicale, qui est aussi en durée la plus longue du film, est filmée dans un endroit assez incroyable : une vieille et immense grange, plus que centenaire, sur la propriété du chanteur. Elle donne un cachet d’authenticité à la musique qui mêle à la perfection le groupe restreint de musiciens habituels autour du Boss, la trentaine de musiciens d’un orchestre symphonique qui l’accompagne et le style de pure Americana qui compose les morceaux de l’album Western Stars. C’est ainsi que devant un public d’amis et d’invités, le chanteur du New Jersey égrène les treize chansons de l’album avant de terminer sur la plus classique Rhinestone Cowboy composée par Larry Weiss et popularisée par Glen Campbell dans les années 1970. L’endroit magnifie les chansons qui s’inscrivent entre la folk contemporaine et le classique instantané…

La musique au centre de tout.

L’effet de proximité et d’intimité est encore accru, lorsque se mêlent au documentaire et à la musique quelques images d’archives privées de Bruce enfant, de sa famille, de son voyage de noces, de sa vie de couple avec Patti Scialfa, son épouse depuis près de trente ans. Elle est d’ailleurs là, à ses côtés durant tout le concert, chantant tantôt avec les chœurs, tantôt en duo avec Springsteen. L’alchimie entre les deux est palpable, dans les mots comme dans les regards.

Patti et Bruce, duo à la ville et sur scène...

La partie documentaire faite de courts métrages où l’on voit errer dans un paysage de Far West le leader du E Street Band, est quant à elle vraiment paradoxale. Springsteen y apparaît comme à la fois le cliché absolu de l’Amérique rêvée comme dans les films, et pourtant il a l’air d’être totalement au naturel, noyé dans un paysage désertique de sable et de cactus, au volant d’un vieux pick-up, avec en fond des chevaux sauvages au galop et des plans qui pourraient être tout droit sortis de vieux classiques américains. Avec sa gueule de pistolero échappé d’un film de John Ford, mixe de la mâchoire d’un Clint Eastwood et de la voix d’italien éraillée d’un Marlon Brando dans le Parrain, le Boss apparaît en vieux jean usé, chapeau de cowboy vissé sur la tête. On est en plein Western, John Wayne pourrait débouler et commander un whisky au bar que ça continuerait à paraître normal à tout le monde. Charles Bronson pourrait jouer de l’harmonica en arrière plan que ça paraîtrait évident. On est pendant tout le film dans une ambiance de rêve, d’absolu américain, on nage en plein cliché et parfois on déborde en plein kitsch, et pourtant : rien n’est choquant, tout passe, on se prend juste la force des images en pleine poire et on n’a rien à redire.

Un cheval, des étendues infinies : un symbole de la liberté pour le Boss.

Si tout paraît comme dans un conte moderne à l’écran, c’est je crois tout simplement parce que Springsteen lui-même est à présent devenu un mythe américain. Il est donc normal de le trouver dans un tel décor de carte postale. À 70 ans passés, dont près de 50 ans à faire de sa musique une des voix officielle de l’Amérique, il est une légende. Et une légende ça n’est pas cliché, il n’y a que ceux qui tentent de l’imiter qui le sont.

I'm a poor lonesome cowboy...

Et c’est donc ainsi que Bruce Springsteen peut tout faire, tout dire, tout chanter dans ce film. Tout roule. Tout passe. Tout fonctionne. On lui pardonne tout. Que n’importe quel zozo vienne me prêcher la bonne parole du Seigneur que je m’en irais au plus vite en courant, mais que le Boss ponctue son discours d’un « God bless you all » que je ne dirais rien d’autre que « Amen ». Parce que c’est le Boss et qu’il ne pense pas à mal, il a le droit.

1 Thom Zimny a déjà signé un certain nombre de clips de Springsteen, ainsi que son spectacle autobiographique à Broadway en 2018.

2 Springsteen a confié être dans une période de créativité très fertile, il est déjà en plein travail d’enregistrement sur le prochain album qu’il sortira en compagnie du E Street Band, son groupe mythique, et qui cette fois-ci sera suivi d’une nouvelle tournée.

L'affiche du film

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2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 22:46

Bon, on ne va pas se mentir : Sting c’est un monument vivant de la musique Pop-Rock. On n’est pas obligé d’aimer certes, mais on ne peut pas nier l’importance du bonhomme dans son domaine. Moi ça tombe bien, parce qu’en plus je suis fan de sa musique. Depuis la toute première fois que j’avais pu le voir sur scène (c’était en 2012 et j’en avais déjà parlé ici), j’ai eu plusieurs fois l’occasion de le revoir, et pas plus tard qu’il y a deux étés, déjà à la Foire aux Vins de Colmar. Mais qu’importe, quand Sting passe pas très loin de chez soi, ce serait dommage de ne pas aller l’applaudir.

 

Donc ce jeudi 1er août, sorti du boulot j’ai filé récupérer ma petite sœur, et direction l’arène en plein air de Colmar. J’avais eu un peu peur que le concert soit annulé, Sting n’avait en effet pas pu assurer plusieurs de ses concerts au cours du mois de juillet, il a eu un problème de gorge, une infection. D’ailleurs lors de la première chanson du concert, car une fois n’est pas coutume il a entamé la soirée par Roxanne, classique parmi les classiques qu’il réserve habituellement pour la fin ou au moins la seconde partie de ses concerts, quand les spectateurs sont déjà bien « chauds », dès la première chanson disais-je donc, je me suis dit que peut-être il ne s’était pas encore totalement remis vocalement. Car il nous l’a faite en quasi-acoustique, guitare à la main assis seul, en tête-à-tête avec le public, sur un ton très doux, calme, intime. En fait, dès la seconde chanson, Message in a Bottle, j’ai compris mon erreur d’appréciation*. Sting, s’il a été malade il y a peu, n’en a rien laissé paraître, bien au contraire : envolé le mal de gorge, il a donné de la voix et de quelle manière !!

Sting en jaune ...

Autre satisfaction, qui plus est quelque peu inattendue celle-ci : pour une fois à la Foire aux Vins, la qualité sonore ne laisse pas trop à désirer. La qualité du son est un des soucis récurrents de ce festival d’été, depuis bien longtemps. Mais pas lors de ce concert, force est de le reconnaître. C’est simple : je n’ai pas eu besoin de mettre mes bouchons d’oreilles ! C’est de plus en plus rare en concert, et ça ne m’était presque jamais arrivé à la Foire aux Vins. Entendons-nous bien, la qualité n’était pas démentielle non plus, mais c’était très acceptable, et c’est suffisamment rare pour le noter,

 

Au bout de quatre titres, il avait déjà joué quatre tubes planétaires. Parce que oui, cette tournée avait tout d’une tournée best-of : elle suit la sortie de son dernier album studio, intitulé My Songs, et qui reprend justement dans des versions réactualisées, toutes ses plus grandes chansons.

Et ce fut bien le cas, Sting a enchaîné les tubes, pour le plus grand bonheur des spectateurs qui ont répondu présent (la salle était sold-out, 10 000 fans avaient fait le déplacement) et ont eux aussi bien donné de la voix, reprenant en chœur les refrains avec le chanteur.

... et Sting en bleu !

Tout y est passé, du plus ancien avec les morceaux phares de Police (So Lonely ou encore Walking on the Moon par exemple), jusqu’au plus récent avec la chanson co-écrite avec le jamaïcain Shaggy du précédent album, en passant par les ultra-classiques du répertoire solo de Sting, tels que Russians, Fields of Gold, If I Ever Lose My Faith in You, Fragile ou Englisman in New-York entre autres…

Et puis mon titre préféré entre tous, qu’il place à chaque concert pour mon plus grand plaisir, Every Breath You Take qui date quand même de 1983 et est un des plus gros succès du groupe Police.

 

Sting a chanté 1h30 environ, ce qui peut paraître court (surtout si on compare à d’autres marathoniens de la scène tels que Bruce Springsteen), mais son concert a été juste énorme. Malgré ses bientôt 68 ans, Sting continue à mettre le feu sur scène, et prouve concert après concert, année après année, à quel point son talent est immense, et sa personnalité hors du commun. Car parmi toutes ses qualités, évidemment musicales mais aussi humaines, il a ce truc en plus et qui fait toute la différence : la classe.

 

Sting c’est la grande classe, tout simplement.

 

PS : encore et toujours un grand merci à ma petite sœur pour ses photos !

 

* pour avoir eu le bonheur de le voir déjà 5 ou 6 fois à présent, j’aurais dû savoir qu’à chaque tournée Sting aime à réarranger, réorchestrer, réinterpréter ses chansons, et c’est particulièrement vrai pour Roxanne que je ne l’ai jamais vu chanter deux fois de la même manière sur scène (depuis la version classique, jusqu’à celle très jazzy de son concert All This Time, en passant par des versions plus rock, par l’arrangement spécial orchestre symphonique ou même carrément la version aux couleurs reggae, Roxanne a connu bien des tonalités différentes sur ses accords).

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 13:35

C’était mercredi 10 juillet que le Kenny Wayne Shepherd Band posait ses guitares au Kaufleuten, haut-lieu culturel de la ville de Zürich… et ça va de soi, quand j’ai appris leur venue il y a quelques mois je n’ai pas hésité une seconde à prendre des billets !

 

À ce moment-là je ne m’étais pas encore totalement remis de leur album Lay It On Down sorti en 2017 et que je me passais régulièrement en boucle depuis. D’ailleurs je l’avais tellement adoré que j’ai commencé à en distribuer à quelques proches en guise de cadeau. Mais comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, le nouvel album, The Traveler, était programmé pour le 31 mai, ce qui me laissait grosso-modo un petit mois pour me le fournir et l’écouter avant le concert. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’après l’excellent Lay It On Down, Kenny Wayne Shepherd enfonce le clou avec ce nouveau LP tout aussi réussi en entraînant que le précédent. Pas besoin de l’écouter longtemps avant que les morceaux vous restent en tête et que vous vous mettiez à en siffloter l’une ou l’autre mélodie sans vous en rendre compte à tout moment de la journée… C’était de bonne augure pour le concert à venir… Et effectivement, en live quel pied !

Lay It On Down et The Traveler, les deux derniers albums de Kenny Wayne Shepherd Band

Alors pour ceux qui ne connaissent pas, le Kenny Wayne Shepherd Band a ceci de particulier que le groupe porte le nom du leader qui est le guitariste, et non le chanteur. Alors cela dit, Kenny Wayne Shepherd chante aussi quelques morceaux et est en seconde voix sur la plupart des autres titres, mais le lead singer est Noah Hunt, à qui il arrive aussi de gratter un peu la guitare. Bon pour les différencier en revanche ce n’est pas compliqué : le brun c’est Noah, le blond c’est Kenny !

Pour ce qui est du style alors là c’est très simple : on est en plein Blues / Rock. Avec une très grosse tendance à mettre la gratte électrique en avant. En fait en concert, il n’y a pas un seul morceau sans son solo de guitare ! Et faut dire que ce serait dommage de s’en priver tant Kenny Wayne Shepherd est un petit génie de la guitare. Si mélodiquement il s’apparente plus à un Eric Clapton, il n’hésite pas à reprendre du Hendrix tout en se l’appropriant et en l’adaptant à son style propre, ce qui n’est déjà pas une mince affaire. D’ailleurs il a même sa propre ligne de guitares chez Fender, c’est tout dire.

Kenny Wayne Shepherd et sa guitare, seuls au monde...

Selon les morceaux donc, on se retrouve parfois dans une ambiance très Blues (comme avec cette reprise de Neil Young sur le dernier album), presque rétro même, comme on peut parfois basculer dans le Rock pur et dur à grands renforts de farouches riffs de guitare. Pour illustrer la dualité, Kenny Wayne Shepherd cite volontiers parmi ses plus grosses influences aussi bien Stevie Ray Vaughan que Slash ! Bref, on a avec lui un parfait mix entre mélodie et puissance, entre précision et énergie.

 

C’est ce qu’il n’a cessé de démontrer durant tout le concert de Zürich, enchaînant les morceaux avec un sacré rythme, mettant le feu à la salle sans lui laisser le moindre répit entre les chansons. Noah et Kenny se sont partagé le temps de chant de manière presque égale, mais il faut bien dire que sur scène Kenny a ce petit plus de charisme et de présence, grâce à ses prouesses à la guitare entre autre. Noah a pour lui une voix plus puissante et un sacré enthousiasme qui font qu’il parvient malgré tout à exister, et de bien belle manière, face à son génial duettiste. D’ailleurs n’oublions pas que leur plus grand succès, Blue on Black, sorti en 1997 (déjà !!) est chanté par Noah qui lui insuffle une belle énergie.

Kenny Wayne Shepherd et Noah Hunt se complètent sur scène

J’ai vraiment adoré ce concert qui m’a permis de découvrir sur scène le groupe, et je ne saurais assez remercier nos amis suisses-allemands de proposer régulièrement et pas trop loin de chez moi des concerts de musiciens de ce type, et qui font venir sur le vieux continent des groupes de la scène Blues / Rock américaine dont on n’entend que trop peu parler en France à moins de faire le déplacement à Paris de temps en temps…

Si je devais cependant émettre un bémol, j’en aurais deux en fait ! Le premier c’est le volume sonore. J’ai rarement vu plus fort que ce concert, bouchons d’oreilles rigoureusement indispensables. Le second c’est le timing. La précision suisse + un show parfaitement rôdé à l’américaine : début du concert à 20h00 pile, fin du concert à 21h30 pétantes, rappels compris. Il était bien précisé que le concert durerait 1h30, mais je ne pensais pas que c’était à ce point précis !! Le concert était top et la prestation musicale géniale, rien à redire là-dessus, mais franchement on en aurait bien repris une tranche pour la route avant de partir. Bon, faut s’y résoudre, tout le monde n’a pas la résistance d’un Bruce Springsteen sur scène.

 

On est là, parmi les bras levés un peu cachés par Kenny !

Mais peu importe, une chose est sûre, c’est que maintenant que j’ai goûté au Kenny Wayne Shepherd Band en live, j’y retournerai sans hésiter à la moindre occasion !

 

Si vous aimez le Blues, le Rock, la guitare électrique et la bonne zique : essayez, vous m’en direz des nouvelles.

L'affiche du concert

PS : comme d’hab, merci à ma petite sœur pour les photos ;-) (sauf celle depuis la scène, piquée directement sur la page facebook de Kenny Wayne Shepherd...)

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2 juillet 2019 2 02 /07 /juillet /2019 07:45

Dimanche 23 juin, Steven Van Zandt and the Disciples of Soul ont fait étape à Paris au cours de leur tournée mondiale « Summer of Sorcery Tour ». Le début de l’épisode caniculaire a débuté très exactement à 19h20 ce soir-là. L’heure à laquelle pas moins de quinze musicos sont entrés sur la scène de La Cigale et ont commencé à mettre le feu !

 

Celui qu’on surnomme du haut de ses 5’ 7’’ (1) Little Steven, ou encore Miami Steve, a décidé de repartir en tournée après avoir sorti un nouvel album (Summer of Sorcery), lui qui n’avait plus rien composé pour lui-même depuis 20 ans. Faut dire que ces dernières années il avait été bien occupé avec le E Street Band dont le leader, Bruce Springsteen vient lui aussi de sortir un tout nouvel album2. Little Steven a donc mis à profit son temps libre entre la dernière tournée du Boss en 2017 et celle qui se profile en 2020 pour prendre la route et défendre ses propres morceaux un peu partout autour du monde. Sans Springsteen et le E Street Band mais loin d’être seul pour autant, car comme je le disais en intro, les Disciples of Soul l’entourent, et ils sont 14 en plus de leur leader !

 

D’ailleurs ils étaient presque à l’étroit sur la scène de La Cigale ! Jugez plutôt : un batteur, deux claviers, un percussionniste, une basse3, un guitariste, une section de cinq cuivres (deux trompettes, deux saxos et un trombone) et trois choristes autour de Little Steven ! Pas évident d’organiser les mouvements de tous ces musiciens j’imagine, et pourtant à l’oreille il n’y paraissait rien : un son impeccable (quoique très fort) où chaque instrument était parfaitement à sa place, s’entendait très perceptiblement et enrichissait l’orchestration sans l’alourdir ni lui donner de côté trop brouillon comme on aurait pu le craindre. Ça témoigne du niveau de professionnalisme et de classe de l’ensemble. D’autant que les gus, ça se sent, prennent leur pied sur scène, s’amusent et envoient du bois ! Le percussionniste (Anthony Almonte) entre autres nous a proposé un vrai festival et les cuivres ont animé tout le concert avec une puissance et une clarté époustouflantes ! Et que dire des trois choristes, littéralement hypnotisantes, emmenées par une Jessie Wagner déchaînée4 et ébouriffante (c’est le cas de le dire!!)… elles assuraient à elles seules un spectacle d’une énergie et d’une précision folles !

Little Steven et les trois choristes des Disciples of Soul : Jessica Wagner, Tania Jones et Sara Devine © Elian Poupard

C’est du reste une remarque que je n’ai pas pu m’empêcher de me faire en voyant ces quinze artistes sur scène : voici un groupe à part entière, bien plus qu’un groupe qui accompagnerait une star. Je veux dire par là que bien qu’étant le leader et la tête d’affiche, sur scène Steven Van Zandt ne s’impose pas et ne vole pas la vedette à ceux qui l’accompagnent. Il est là en véritable chef d’orchestre, évidemment c’est sa tête qu’on voit sur les affiches de concert, mais il se fond dans un collectif de qualité. Il est un leader sans être une star. Difficile à expliquer comme ressenti du bonhomme. Pourtant on ne peut pas dire qu’il manque de charisme, loin de là ! Pas pour rien que le gars s’est illustré aussi sur le petit écran dans un des rôles récurrents de mafieux dans Les Sopranos5 (il y joue le personnage de Silvio Dante, conseiller et bras droit de Tony Soprano), et dans le premier rôle de la série Lilyhammer6 (où il incarne Frank Tagliano, parrain de la mafia repenti qui quitte les USA pour venir se terrer et se faire oublier à Lillehammer en Norvège).

Mais sur scène on sent le musicien avant tout, l’amoureux de la musique, le type qui sait de quoi il cause, et qui aime profondément ce qu’il fait.

 

Avec son éternel bandana sur la tête, Little Steven c’est aussi un artiste engagé, et il ne s’est pas fait prier pour donner son point de vue sur certaines questions politiques encore dimanche soir, dénonçant « les faux choix qu’essaient de nous imposer certains leaders » [vous devinerez tout seul qui par exemple] et en anglais dans le texte : « this is bullshit ! », « oui on peut avoir une économie florissante et respecter l’environnement » [vraiment vous ne voyez pas qui pourrait être concerné ?] ou encore « oui on peut être patriote et citoyen du monde » avant d’entamer le morceau I’m a Patriot fort à propos.

 

Je suis allé voir ce concert sur les bons conseils et en compagnie de mon ami Nono, sans connaître ce que Steven Van Zandt faisait comme musique perso en dehors du E Street Band, et j’ai sciemment évité de chercher à en écouter avant, décidant que je découvrirai ça en live. Et je ne le regrette pas une seconde. Du Blues au Rock, de la Pop au Reggae, du Soul au Funk, de tous les sons que nous ont proposés Little Steven and the Disciples of Soul, j’ai beaucoup aimé ce que j’ai entendu et ce que j’ai vu, et bien que la salle fut loin d’être pleine à craquer (le prix des places peut-être ?…) j’ai vraiment adoré l’ambiance festive et survoltée qu’il y a eu pendant près de 2h20, grâce à un groupe absolument fantastique sur scène, une prestation vraiment enthousiasmante et un public totalement conquis et en communion avec le spectacle qu’on lui proposait ce soir-là.

 

Ouais, du vrai bon son.

1 1m70 si vous préférez

2 Western Stars, que je recommande très chaudement !!

3 Note spéciale pour Nathan et Tom (et tous ceux qui comprendront) : le bassiste aurait pu être le papa de A.J. Styles !!

4 et déhanchées !!!

5 que j’ai l’ambition de regarder depuis longtemps sans encore avoir eu le temps de m’y mettre !!!

6 sur un mode plus proche de la comédie, je n’en ai vu que les deux premières saisons, sympathiques mais pas indispensables. À ce propos Bruce Springsteen himself y apparaît dans un épisode de la troisième et dernière saison.

L'affiche du concert

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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 09:10

Le vendredi 14 juin, Jean-Louis Aubert faisait une halte dans la rénovée et très accueillante salle Érasme du Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg, pour y présenter son spectacle « Prémixes - En solo ».

 

Ma petite sœur est ce qu’on peut légitimement appeler une fan de l’ex-leader de Téléphone (ou de l’actuel leader des Insus ? Je ne sais pas ce qu’il faut dire en fait !), et ce n’est pas la première fois que sur son invitation je l’accompagne voir Jean-Louis Aubert sur scène. L’artiste est sympathique, son talent ne fait aucun doute et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a un répertoire tellement chargé en tubes et en chansons devenues quasi-intemporelles qu’on ne s’ennuie jamais pendant ses concerts.

 

Cette fois elle m’avait prévenu deux mois à l’avance : « Stéph, le soir du 14 juin tu es pris ! »…

Je l’avoue, de ma propre initiative je n’aurais probablement pas calé la date du passage d’Aubert à Strasbourg sur mon agenda, mais en fait ça fait du bien de se laisser aller à l’improvisation et de se faire embarquer comme ça sans trop réfléchir. Juste rester ouvert pour les bons moments quoi.

Jean-Louis Aubert en solo...

Et justement, c’est exactement ce que Jean-Louis Aubert nous a offert ce soir-là : un excellent moment en sa compagnie.

Oui, lui, tout seul, sur scène. Ce n’est pas la première fois qu’il s’adonne à ce type d’expérience du reste, mais cette fois il avait ajouté une petite variante histoire de ne pas tomber dans la routine des concerts qui se répètent. Il était seul sur scène, mais accompagné de lui-même. Non non, Jean-Louis a encore toute sa tête (enfin je crois !), il n’est pas question ici de dédoublement de personnalité ou de schizophrénie, mais simplement de technologie et d’innovation. Il avait déjà utilisé le principe du loop pour se produire seul sur scène, cette fois il en a élargi le concept. La pédale loop c’est un petit gadget bien pratique qui permet d’enregistrer des boucles de séquences musicales, à l’origine à la guitare et par extension avec n’importe quel instrument, et de les répéter de façon illimitée. Fred Blondin utilise lui aussi* une pédale loop pour s’accompagner lui-même à la gratte électrique après avoir enregistré une boucle avec sa guitare sèche par exemple. Aubert a juste poussé l’idée un chouïa plus loin : sa pédale loop lui sert à enregistrer des boucles, mais cette fois en son et en image ! Cela nécessite un peu de matos : des caméras et de quoi projeter des hologrammes en différents points de la scène. Et paf c’est magique : en quelques secondes on se retrouve avec cinq Jean-Louis Aubert pour le prix d’un sur scène : un au piano, un autre aux percussions, deux supplémentaires à gauche et à droite qui jouent de la guitare, et au centre le vrai, l’original, l’unique qui chante !

... et Jean-Louis Aubert fois cinq !

L’effet rend plutôt pas mal, bien que les séquences de boucles vidéos soient assez courtes et donc un peu répétitives côté gestuelle, n’empêche que le rendu est saisissant et permet à Jean-Louis Aubert de bien s’amuser surtout.

Et quand Jean-Louis s’amuse sur scène, les spectateurs s’amusent aussi, car s’il y a bien une constante avec lui, qu’il soit seul, avec son groupe ou dédoublé à l’infini, c’est qu’Aubert est du genre généreux, infatigable et passionné. La scène c’est son environnement naturel on dirait, il y est bien, il y est chez lui et ça se sent.

 

Alors nous c’est simple, on en a bien profité ! Il a enchaîné les tubes non sans parsemer le spectacle de quelques nouvelles chansons. Le public était plus que partant : je crois que ça s’est levé à partir de quoi ?... la troisième ou quatrième chanson si je me souviens bien. En fait avec Aubert c’est un peu toujours la même chose : il embarque son monde dès le départ et ne le lâche plus jusqu’à la fin du concert. Et Jean-Louis est du genre à faire durer le plaisir : le sien et celui de ses spectateurs ! Alors forcément, quand on ressort d’un de ses concerts, c’est évidemment avec la banane. Il est, et reste malgré les années qui passent, un grand monsieur du pop-rock français. Allez le voir sur scène et vous ne pourrez qu’en revenir convaincus !

(Et merci Marie pour l’invitation et les photos !)

* et même dans mon salon !

Une très belle affiche de tournée !

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22 mai 2019 3 22 /05 /mai /2019 07:39

Le jeudi 16 mai, CharlÉlie Couture était de passage à Sausheim, et il a eu l’excellente idée de s’y arrêter pour y chanter quelques-unes de ses chansons.

Le 14 avril précédent, ma petite sœur a quant à elle eu l’excellente idée de m’offrir un billet pour cette tournée du chanteur nancéien dont je n’étais même pas au courant.

Alors nous (elle et moi) y sommes allés, nous l’avons écouté, nous l’avons regardé, et on s’en est pris plein les yeux et les oreilles. En un mot : c’était génial !

 

Suivant les bons conseils de mon ami Nono, voici déjà plus de vingt ans en arrière, j’avais acheté le best-of Patchworks de CharlÉlie Couture. Best-of que j’ai énormément écouté et aimé. C’est un peu bizarre, et je ne saurais pas l’expliquer, mais pourtant je n’ai jamais acheté d’autres albums de CharlÉlie Couture que celui-ci, alors que j’avais tant apprécié ce best-of. Aucune logique là-dedans, ne cherchez pas. J’aimais énormément ce que je connaissais de lui, mais n’avais pas cherché à en connaître plus.

Patch.works un best of incontournable

C’est à l’occasion du concert de Fred Blondin au Casino de Paris que j’ai pu le voir pour la première fois sur scène, CharlÉlie faisait partie des invités de Fred. Faut dire que le nancéien lui a écrit et composé l’un de ses tubes puisqu’il est à l’origine d’ Allumer les Bougies (mais aussi d’un autre titre que j’adore : Mickey Jaloux). Ils avaient donc chanté ensemble et j’avais été à la fois intrigué par le personnage qui se cachait derrière ses lunettes noires et surpris par sa prestation ovniesque sur scène. J’ai su de suite que ce type était à part, avec l’intuition qu’un concert de lui pourrait me plaire.

 

Et c’est donc ce que j’ai pu constater grâce à la très bonne idée de ma petite sœur.

Étrange sensation pour moi de me rendre au concert d’un artiste que je connais, mais pour lequel je n’ai pas la moindre idée de ce à quoi je dois m’attendre sur scène. J’y suis allée plutôt confiant, mais surtout mû par une immense curiosité.

Au clavier ou à la guitare, CharlÉlie assure !

Et je n’ai pas été déçu. L’artiste est complet : piano, guitare et harmonica sont les instruments dont il s’accompagne tout au long du concert. Sans parler de sa propre voix, dont à plusieurs reprises il semble se servir comme d’un instrument ! Sa musique est originale, entraînante, positive, et elle a ceci de rare et précieux qui fait que même pour une première écoute, celle où on la découvre, elle paraît évidente, presque familière. Sur l’ensemble du concert j’ai dû en reconnaître 3 ou 4 peut-être, mais qu’importe : j’ai passé un aussi bon moment avec les chansons que j’entendais pour la première fois qu’avec les classiques et populaires Comme un avion sans aile ou L’Histoire du Loup dans la Bergerie. CharlÉlie m’a fait tout particulièrement plaisir quand il a entonné Jacobi marchait, chanson que j’adore et connais par cœur. Et je n’ai finalement eu qu’un seul regret, qu’il ne chante pas ma chanson préférée de son répertoire, Under Control (TC Brother).

 

CharlÉlie et son groupe, des musiciens-orfèvres

Mais quand bien même, la soirée fut superbe, le groupe de musiciens qui accompagnait le chanteur absolument excellent, l’ambiance chaleureuse. Il y avait dans la salle un parfum de plaisir intense. Celui, enthousiasmant et communicatif, des spectateurs venus applaudir CharlÉlie Couture, mais aussi celui, débordant de sincérité, des artistes sur scène dont la générosité transparaissait à chaque morceau joué. C’était je crois à un véritable échange entre un artiste et son public que j’ai assisté ce soir-là. Un moment fantastique, et un chanteur qu’il faut absolument découvrir sur scène.

 

Merci CharlÉlie ! (et merci Marie !!)

Take Care Brother, see you soon on the moon...

PS : Les photos sont de ma frangine évidemment, merci pour ça aussi !!

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16 mai 2019 4 16 /05 /mai /2019 07:15

J’ai déjà dû voir Mark Knopfler à 5 ou 6 reprises en concert, et pourtant je n’en ai parlé qu’une fois ici, et ça remonte à juin 2006, lors de sa tournée pour son album en duo avec Emmylou Harris.

Mark Knopfler c’est un des monstres sacrés de mon univers musical. Une des idoles de mon adolescence. Le type qui balance le riff de guitare légendaire sur l’intro de Money for Nothing, l’un des titres emblématiques de son ancien groupe, Dire Straits.

Dire Straits et Queen, c’était mes deux groupes préférés quand j’étais ado, et j’aurais bien été en peine de choisir entre ces deux-là. Le premier 33 Tours que je me sois acheté, fut le double album best-of de Dire Straits*, en 1988 ou 1989 je ne sais plus exactement.

J’ai encore aujourd’hui au fond de moi ce qui fut l’une de mes plus grosses déceptions de l’époque, ne pas avoir pu assister au concert de Dire Straits qui avait lieu à quelques kilomètres de chez moi, au Stadium de Bâle : ma mère avait avancé comme raison à cette interdiction l’argument franchement fallacieux selon lequel j’avais une épreuve de Baccalauréat le lendemain matin. Mon ami Nico, qui était en Bac Pro lui, y était allé, et m’a par la suite confirmé ce que je savais déjà : le concert était génial. En revanche ce que je ne savais pas encore à l’époque, c’est qu’il s’agissait de leur dernière tournée avant la séparation définitive du groupe… Un rendez-vous raté, et de manière irrattrapable.

Mon premier 33 Tours...

Ce dimanche 12 mai donc, je suis allé le voir au Zénith de Strasbourg. Pour la dernière fois. En effet, Mark Knopfler a annoncé qu’à bientôt 70 ans, cette tournée serait sa dernière. Il tourne définitivement la page des tournées mondiales ; l’exercice est trop fatiguant, trop énergivore.

 

Ça m’a fait quelque chose, en réalisant, alors que je l’écoutais et le voyais sur scène, qu’il n’y aurait pas de « prochaine fois ». D’abord j’ai réalisé à quel point sa musique live m’avait manqué et me faisait du bien. Pourtant ses chansons font quasiment partie de mon quotidien, j’en écoute partout, en voiture ou au boulot, j’en colle des morceaux dans toutes les compils que je me concocte**. Impossible pour moi de faire l’impasse sur Knopfler. Mais en live, c’est encore autre chose. C’est… indescriptible. Alors depuis 2015 et son Tracker Tour, le temps commençait à faire long…

Ensuite parce que Mark Knopfler fait partie de ces artistes dont certaines chansons sont connectées plus intimement que les autres à ma vie. On n’a pas souvent eu l’occasion de parler musique avec mon père, mais il y a eu deux titres pour lesquels il m’a dit, alors que j’étais en train de les écouter, qu’il les aimait et les trouvait beaux : If It Be Your Will de Leonard Cohen, et Brothers in Arms de Dire Straits. Alors forcément, ces morceaux-là ont pour moi une signification spéciale, et évoquent des souvenirs et émotions à part.

Et puis, quand les gens se sont enfin décidés à se lever pour envahir le devant du parterre (je trépignais et n’attendais que ça de tout le concert), j’ai pu m’approcher de la scène, et apprécier les derniers titres du concert à quelques mètres des artistes. J’avais bien remarqué depuis mon siège à quel point Knopfler se déplaçait lentement et à pas mesurés sur scène, qu’il faisait des gestes très lents pour changer de guitare entre les morceaux. En m’approchant j’ai pu constater à quel point les années ont pesé sur lui. L’homme est fatigué, il le dit et cela se voit. Le musicien est vieux et il a besoin de jouer quelques chansons assis au cours des deux heures de concert, il ne s’en cache pas. Mais l’artiste reste bien vivant. Ses mains restent celles du guitar hero qu’il a toujours été, précises et sûres. Sa voix n’a pas bougé, l’écossais continue de manger ses mots mais la tonalité est toujours la même, imperturbable.

Mark Knopfler et son Big Band

Côté spectacle, Mark Knopfler a un tel répertoire qu’il a pu piocher des morceaux emblématiques de ses différents albums. Il aurait sans peine pu faire un concert complet de tubes s’il l’avait voulu, entre les siens en solo et ceux de Dire Straits il y aurait largement eu de quoi faire. Mais il a tout de même tenu à jouer des morceaux du nouvel album (les très belles My Bacon Roll et surtout Matchstick Man), et pour le reste n’a pas forcément choisi les titres les plus connus (par le grand public j’entends, moi il m’a fait très plaisir à ce niveau-là!). Je retiendrai surtout l’ouverture avec Why Aye Man, une superbe interprétation de Sailing to Philadelphia ou encore la remuante Postcards from Paraguay. Évidemment il y a eu des reprises de Dire Straits, comme avec l’incontournable Romeo and Juliet, Your Latest Trick, Local Hero et bien sûr les deux méga-hits Money for Nothing et Brothers in Arms.

Et puis mon petit plaisir personnel, que Mark Knopfler ne joue que pour moi à chaque fois que je vais l’applaudir : l’immense Speedway at Nazareth avec sa montée en puissance interminable avant que le batteur ne se mette à enfin envoyer sur sa grosse caisse et sa caisse claire… Ce titre me file la chair de poule à chaque fois, et son effet sur moi est encore décuplé en live… du pur bonheur.

 

Comme c’est sa dernière tournée, je pense que « l’homme tranquille du rock’n’roll » a décidé de se faire vraiment plaisir, il a donc convié à l’accompagner ce que l’on peut appeler à juste titre un « big band », avec pas moins de 10 musiciens autour de lui sur scène. Et puis pas des manchots les gars, tous sans exception multi-instrumentistes, ce qui a permis d’entendre des tas de sons différents, allant des percussions au violon, en passant par différentes flûtes, mais aussi cuivres, claviers, basses, contre-basse, saxo, cornemuse, accordéon, sans oublier bien entendu les plusieurs guitares qui ont émaillé le concert de leurs diverses sonorités.

Sûr, pour ce qui est de la musique, Mark Knopfler connaît les bonnes choses, et sait les partager.

 

Alors voilà, c’était mon dernier rendez-vous avec ce grand monsieur de la musique sur scène, cet immense artiste, Mark Knopfler. Le premier avec Dire Straits fut raté. Mais celui-ci, comme tous ceux qui l’ont précédé, a été parfaitement réussi.

So long Mister Knopfler.

L'homme tranquille du rock'n'roll

* en même temps que le 33 Tours de la BO du film… Cocktail !! Vous marrez pas, il y a de la super zique dans ce film !!

** oui, si je n’ai pas l’âme d’un DJ Monblaireau, je me fais régulièrement des compilations au sein desquelles viennent se côtoyer aussi bien un Leonard Cohen qu’un Bernard Lavilliers, un Eric Clapton, un Fred Blondin, un Randall Bramblett, un Josh Rouse, un Serge Reggiani, un Sting, une Annie Lennox, un Georges Moustaki, un Bruce Springsteen, des Moutain Men, un JP Nataf, un Tony Joe White, un Joe Dassin, un Tom Petty, un William Sheller, un Chris Rea, un Bob Dylan, un Claude Nougaro, un Nathaniel Rateliff, un Jacques Brel, un Johnny Cash, un Serge Gainsbourg, des Suarez, un Murray Head, un Adam Cohen, un Alain Bashung, et j’en passe des dizaines d’autres...

PS : un immense merci à ma petite sœur pour ses photos !!

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