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  • : Moleskine et Moi
  • : de la Pop Culture, un peu d'actualité, pastafarismes et autres petites choses...
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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 16:30

Depuis le débat de mercredi soir, on a déjà entendu toutes sortes de commentaires avisés, aussi bien dans un sens que dans l’autre.
Selon les uns, Ségo a gagné le match aux points. Selon les autres, Sarko a gagné la bataille en ne tombant jamais dans le piège de l’énervement qui lui était tendu.

Ce que j’en retiens moi, c’est que sur le fond Ségo a certainement été meilleure que prévu et elle n’a rien lâché. Sur ce point elle a été la gagnante de l’affrontement. Sur la forme en revanche, Sarko est apparu calme et posé (presque décevant si on compare avec cette nervosité qu’on lui reproche d’habitude), alors que Ségo a été agressive, sèche, cassante.
J’ai bien peur que les idées et les arguments de Ségo que j’ai trouvés pour la plupart (pas tous non plus cependant) convaincants pèseront beaucoup moins lourd dans la balance que l’image d’instit aigrie d’un autre âge qu’elle a donné d’elle.

Les gens voient et retiennent avant tout l’apparence, et malheureusement cela fait déjà bien longtemps qu’ils votent plus pour une personnalité que pour des idées.
C’est ce qui me fait dire qu’objectivement, bien qu’ayant trouvé Ségo plus convaincante que Sarko, c’est malgré tout elle qui a perdu ce débat.

J’étais parti dans l’idée de décortiquer ici les argumentaires de l’un et de l’autre, mais bof… je me contenterai de dire que Sarko est le meilleur orateur et communiquant des deux, et de très loin. Dommage pour moi que je ne sois pas d’accord avec la grande majorité de ses prises de positions.

Mais bon, ce n’est pas une si grande déception que ça, jamais je n’avais cru aux chances de la socialiste contre Sarko, elle a même fait mieux que je n’aurais cru.
Cela étant dit, je crois qu’il va falloir me résigner à l’inéluctable, la prestation des deux candidats de mercredi soir ne changera certainement rien à l’affaire.
On va s’en prendre pour 5 ans renouvelables de Sarko et puis voilà.
La gauche aura peut-être à nouveau sa chance en 2017, va savoir…
 

 

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 13:48

La maison ressemble à un nid douillet, perdue quelque part au bout du monde.
Précédée de deux autres demeures coquettes et des installations d’un éleveur de brebis, elle est à l’extrémité du hameau du Ressegayre, à l’écart de Cazals, petit village rural du Lot.

Il est 17h00, le soleil a brillé toute la journée sans discontinuer. Il fait chaud mais pas étouffant, un brin d’air est charrié par une brise discrète mais infiniment agréable.
Je descends au rez-de-chaussée, j’ouvre la porte-vitrée et le volet, me voilà sur la terrasse à deux pas du gazon. Une haie de vignes grimpantes sous laquelle on peut s’abriter, quelques fleurs, deux arbres fruitiers bourgeonnants, et au-delà c’est l’étendue verte. Où que l’on dirige son regard, c’est cette couleur qui englobe tout.

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D’abord la prairie parsemée de châtaigniers encore nus et de brebis paissant paresseusement, lâchant de temps à autre un « bêêêêh », plus pour la forme que par réelle conviction. Puis la forêt qui est comme une symphonie de vert. Il y a les chênes en grand nombre, d’un vert clair et doux au regard. De rares et solennels peupliers disputent le statut de minorité oppressée à quelques épineux d’un vert sombre qui obscurcissent par leur couleur et leur épaisseur le sous-bois. Et seul contre tous, à la lisière de la forêt, un majestueux saule pleureur semble hésiter entre la solitude de la prairie et la compagnie du reste de ses congénères du peuple arboré.

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Je m’assieds sur une chaise de jardin, face à la prairie, sous l’œil tout juste distrait des brebis trop occupées à ne rien faire.
Défait de mes chaussures qui m’ont pesé toute la journée et de ma chemise devenue inutile, je laisse le soleil de fin de journée darder ses doux rayons sur ma peau. Les caresses du vent et la chaleur réconfortante du soleil se succèdent tour à tour. Je n’ai pas chaud, je n’ai pas froid. Je suis bien.

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Alors que je suis plongé dans la lecture de mon roman, je stoppe un instant pour me concentrer sur ce qui se passe autour de moi. Dans les châtaigniers et les haies, les oiseaux sont les rois. Je reconnais les piaillements et l’agitation des moineaux, ils sont ici comme partout ailleurs : intenables. Les mésanges sont là aussi, moins nerveuses que leurs collègues à robe brune, et au chant plus mélodieux. Quelques gros merles font la loi, ils ont l’air jeunes, leur robe n’est pas encore noire.
Au loin j’entends avec une régularité de métronome le « tacatacatac » distinctif d’un pic qui s’acharne sur un tronc, histoire d’y déloger son dîner. Car déjà le soleil baisse vers l’horion découpé par les collines.

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Le berger arrive. Abby, la petite chienne caniche saute dans tous les sens en aboyant, son caractère joyeux tranchant avec le sérieux de ses trois compagnons noirs et blancs. Trois shetlands, ces chiens de bergers à l’allure fine, se déploient dans le pré mais force est d’avouer que malgré leur enthousiasme et leur professionnalisme, ils n’ont pas grand-chose à faire. Les brebis ont commencé à se regrouper vers la grille, prêtes à se rendre à la bergerie. Les bêlements redoublent, l’apathie des ovidés ayant fait place en un instant à un bel empressement de rentrer chez eux.

Le soleil devient rasant alors qu’un somptueux flambée virevolte sans vouloir se poser dans le jardin. Puis c’est un sphinx qui apparaît et se met en stationnaire à proximité du pavé de fleurs. J’attrape mon appareil photo et m’approche sans geste brusque pour tenter d’immortaliser son vol pendant qu’il butine. Peine perdue. Le papillon décide d’aller voir ailleurs si je n’y suis pas, n’appréciant visiblement pas d’être observé alors qu’il prend son repas. Revenant m’asseoir, je continue ma lecture interrompue. Les lignes s’enchaînent, les pages passent, je ne vois pas le temps passer. Déjà le soleil n’est plus là, mais la température reste agréable et la luminosité bien suffisante.

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Dans la forêt, quelque part loin devant moi, un cerf rée. Un cri de gorge puissant et répété à trois reprises. Attend-il une réponse ou indique-t-il simplement sa présence à quelques douces biches avant la nuit ? Je ne sais, mais son cri est comme le signal à tous que la nuit va tomber et qu’il devient ce-faisant et pour toute sa durée, le seul maître des lieux.

Derrière moi une fenêtre s’ouvre, j’entends la voix de Marc. Je crois qu’il a faim…

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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 20:25

Je dois le confesser, je ne lis plus assez.
Je parle de lire des romans.
Il fut un temps où la lecture était bien plus qu’un passe-temps ou une passion, c’était une composante principale de ma vie. Jusqu’à mes 20 ans, j’engloutissais bouquins sur bouquins avec un appétit qui confinait à l’insatiabilité.

Et puis, la vie. Le boulot, les obligations et les responsabilités grignotent l’essentiel du temps-libre qui nous était pourtant promis au travers l’indépendance acquise avec le statut « d’adulte ».

La paresse, l’internet et la télévision se chargent d’occuper ce qui reste. Si bien que malgré la curiosité et l’envie, qui elles au moins ne m’ont jamais quitté, les livres dont la succession jalonnait mon existence, sont vite devenus la portion congrue de mes loisirs. La lecture n’en est par pour autant totalement bannie, bien au contraire, car ma passion dévorante pour la BD a tenu bon, secondée de manière tout à fait honorable par mon intérêt pour quelques magazines spécialisés allant du cinéma aux comics, en passant par les sciences. Et pour tout dire, la tenue de ce blog, même s’il n’y paraît rien, est également quelque peu vorace en temps et en investissement.
Mais de romans, si l’année m’en voit lire trois ou quatre, c’est déjà une belle performance.

Je dois bien avouer cependant que j’ai été assez veinard malgré cette quasi-désertion des rayonnages littérature. Car presque à chaque fois que j’ai replongé dans un roman, il s’est agit d’un bon bouquin.

Mais celui que je viens de lire la semaine passée dépasse la définition de « bon bouquin ». Est-ce parce que je l’ai lu dans le calme le plus absolu d’une maison isolée au fin fond de la campagne verdoyante du Lot que l’effet sur moi en a été décuplé, je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que L’Élégance du Hérisson de Muriel Barbery (aux éditions Gallimard) m’a profondément touché, à un point qu’il ne m’avait pas été donné de ressentir depuis longtemps. Au point même que j’hésite à trop en dire de peur de ne pas en parler assez bien. Je m’y risque cependant.

Tout se passe au 7 rue de Grenelle à Paris, au sein d’un immeuble bourgeois. Renée Michel, 54 ans, en est la concierge. Veuve, laide et un peu enrobée, elle est l’image d’Épinal de la concierge. À ceci près qu’elle est dotée d’une intelligence et d’une sensibilité rares, qu’elle cache volontairement derrière une façade de bonne femme morne et sans instruction. Pour vivre heureuse, vivons cachée pense-t-elle. Être à la fois pauvre, laide et intelligente ne lui apporterait que des ennuis selon elle, aussi s’ingénie-t-elle à gommer son intellect supérieur à la moyenne à la vue des autres.
 Paloma Josse a 12 ans et habite l’immeuble du 7 rue de Grenelle. Elle est exceptionnellement intelligente et porte un regard sans concession sur le monde. Les adultes la désespèrent, et tandis qu’elle cache elle aussi son esprit hors-norme à son entourage, elle ne voit qu’une solution à la vacuité de la vie : le jour de ses 13 ans, elle se suicidera.

Tout le roman est écrit à la première personne, ce qui n’est pas pour me déplaire, bien au contraire. Il y a deux narrateurs différents, la concierge et la jeune fille, qui se succèdent de chapitres en chapitres. Ces derniers d’ailleurs sont très courts, donnant un rythme soutenu à l’histoire et une fluidité agréable à la lecture.
Au travers de ces deux visions décalées et originales du monde, Muriel Barbery construit deux personnages riches, attachants et diablement intéressants. Dans ce cas précis, l’usage de la narration à la première personne ne permet pas pour autant l’identification aux personnages principaux (du moins pas dans mon cas !), mais l’auteure (ça se met au féminin ce terme non ?) parvient à les rendre touchants, vrais et parfaitement crédibles. Et Muriel Barbery en profite pour laisser déferler au gré des pages quelques traits d’esprits fulgurants et certaines idées et réflexions tout à fait réjouissantes.

Mais, et c’est là l’essentiel et le cœur du bouquin, l’intelligence exacerbée des deux héroïnes ne rend pas le roman froid, analytique ou conceptuel, elle est tout au contraire le catalyseur inattendu et imparable d’une histoire toute en émotions et en sentiments.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas été transporté ainsi par deux personnages de fiction aussi attachants. Chaque page du roman nourrit l’impatience de découvrir le devenir de ses deux esprits exceptionnels camouflés dans des corps a priori incompatibles avec l’intellect qu’ils renferment. Cette incongruité corps/esprit augmentant d’autant l’impact des réflexions et de la vision du monde  de Renée et de Paloma.

Vraiment, L’Élégance du Hérisson est une lecture marquante et certainement l’un des meilleurs romans (si tant est que mon maigre panel récent de lectures puisse valider la pertinence de cette affirmation) que j’ai pu lire dernièrement.
J’adresse donc un immense merci à la personne qui m’a fait découvrir ce livre (coucou Stella… je ne peux même plus te mettre en lien maintenant que tu n’as plus de blog…). Ce fut un très beau et très inspiré cadeau.

Mais à propos, ça veut dire quoi exactement l'élégance du hérisson ? Pour le savoir, lisez ce bouquin ! 

 

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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 21:18


« Nous n’avons pas besoin de quelqu’un qui change d’avis comme elle change de jupe. »

Michèle Alliot-Marie, fer de lance de la parité hommes-femmes pour l’usage de petites phrases mesquines en politique.
 

 

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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 07:35

Ceux qui me connaissent le savent, je suis un gros consommateur de bandes-dessinées. Faut dire que j’ai appris à lire avec Tintin, Gaston Lagaffe et Astérix, que j’ai été élevé au Pif Gadget et à Petzi l’Ourson, que je suis tombé dans les comics via Strange et consorts alors que je n’avais pas encore 10 ans, et que j’ai eu le plaisir de rencontrer quelques personnes qui m’ont fait découvrir des trésors insoupçonnés dans la BD franco-belge et plus tard encore les mangas.
Et avec mon indépendance financière les choses se sont encore accélérées… je n’en finis plus d’empiler les comics chaque mois et de remplir mes étagères de bibliothèques, mobilier que je consomme à fréquence de plus en plus rapprochée…

Ceux qui me connaissent le savent également, je suis un gros producteur de listes. J’aime répertorier, classer, organiser, lister, cataloguer, trier, banque-de-donneriser un peu tout et n’importe quoi. Vous imaginez sans peine qu’une collection de BD se prête tout particulièrement à ce genre de petit plaisir… Comme de nombreux collectionneurs, j’ai donc commencé par lister manuscritement mes BD. Et avec mon souci du détail des infos à récupérer, j’ai rapidement rempli quelques cahiers à spirales. Je suis donc très vite passé à quelque chose d’un peu plus « propre » en saisissant tout cela dans un classique mais efficace tableau Excel. Mais cherchant à mieux faire encore, et à associer le pratique à l’esthétique et à l’exhaustivité, je me suis mis à plancher sur une vraie base de données sous Access, munie d’une interface sympa et avec dans l’idée d’incorporer le visuel des couvertures à ma liste de titres…

Et c’est alors que je réfléchissais à créer cette petite application perso que je suis tombé par hasard sur un site de gestion de BD en ligne, comme il en existe d’ailleurs quelques uns sur le net. Le site en question, c’est BDovore.com, et j’en suis vite tombé accro.
Pour plusieurs raisons. D’abord c’est un service gratuit et en ligne, deux caractéristiques non négligeables. Ensuite parce que la banque de données est plutôt bien fournie et mise à jour très régulièrement, ce qui est appréciable. Mais en plus de cela il y a vraiment toutes les formes de BD qui y sont gérables. Depuis le traditionnel album franco-belge jusqu’à la dernière nouveauté en manga, en passant aussi pas les comics vendus en kiosques (les sorties Presse côtoient les sorties librairies dans la même base, cool !), et même les comics en V.O. ! Et puis aussi des ouvrages un peu périphériques à la BD comme par exemple les encyclopédies Marvel ou des recueils d’illustrations pour peu que l’auteur soit aussi auteur de BD. Sans parler de la possibilité de différencier les différentes éditions d’un même album, option chère à tout collectionneur pointilleux !

Je me suis donc lancé cet été dans la création d’un compte (sous mon pseudo de bédéphile internaute : Marv) et la saisie des BD en ma possession, que j’essaie de tenir à jour hebdomadairement au fur et à mesure de mes achats.

Alors évidemment l’exhaustivité n’étant pas plus de ce monde que la perfection, BDovore n’est pas exempt de petits défauts. Au départ on trouve ça un peu fouillis au niveau des différents menus et de l’ergonomie des pages, mais on s’y fait vite et ce n’est pas si grave. Et bien sûr au niveau de la base de données on n’évitera jamais totalement les coquilles, les doublons ou les erreurs sur l’un ou l’autre album. De même qu’il manque parfois des BD dans la base, soit des anciennes BD encore pas saisies dans la base, soit des nouveautés très récentes. Mais de ce point de vue, il y a des outils permettant de proposer aux webmasters des corrections, des ajouts de nouvelles BD ou des complétions d’informations manquantes. J’avoue pour ma part n’avoir pas encore pris le temps de saisir dans la base des titres qui n’y figurent pas mais que je possède, mais je compte bien le faire un jour ou l’autre.

Et puis une fois qu’on a saisi sa collection on a toute une gamme d’outils statistiques à sa disposition, qui permettent un peu de décortiquer sa collection sous plusieurs angles. On peut également faire ses prévisions d’achats, gérer les prêts qu’on fait à d’autres personnes, et option très intéressante, évaluer la valeur de sa bibliothèque ! (bien que pour l’instant certains prix exacts manquent dans la base). Enfin, histoire de frimer un peu ou tout simplement de partager sa passion, on peut rendre public l’accès à sa collection. D’ailleurs si tout ça vous intéresse et que vous voulez voir à quoi ça ressemble, voici le lien vers ma collection (plus ou moins à jour…), vous pourrez vous faire une idée du site.

Pour tout amateur de BD (et de listes dons…), je conseille donc vivement BDovore. Et pour plus d’infos pratiques et découvrir un peu les autres utilisateurs du site, il y a aussi un forum (pas aussi actif que des forums comme celui de BDParadisio mais convivial et sympa) où vous trouverez pas mal de réponses aux questions les plus courantes de l’utilisateur débutant.

En tout cas je remercie vraiment le créateur du site et ceux qui l’administrent et le font vivre : ils m’ont évité de me prendre la tête à développer ma propre application ! Alors vive BDovore.com !!
192-bdovore.gif 

 

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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 07:27

« … Non je ne regrette rien, ni le bien qu’on m’a fait, ni le mal, tout ça m’est bien égal […] c’est payé, balayé, oublié, je me fous du passé. »

C’est bien sûr Édith Piaf qui chantait ça, même les plus hermétiques à la chanson française connaissent je pense.

Non, rien de rien, non je ne regrette rien...
Si je mets cet extrait en introduction, c’est parce qu’on dirait que cette idée s’est généralisée, que le credo « ni remords, ni regrets » (au passage, c’est aussi le titre d’une chanson de l’helvète Stephan Eicher) est devenu le seul valable, la règle imposée.

Je le comprends d’autant moins que ce n’est absolument pas ma vision de la vie.Je ne suis pas encore (trop) vieux, et pourtant à tout juste 32 ans des regrets j’en ai déjà, et certains me poursuivent depuis belle lurette.

La vie de tout un chacun est parsemée de moments-clés, ces instants où l’on se retrouve à une intersection qui impose de faire un choix qui va modeler le reste de son existence. Et qu’on le veuille ou non, on ne fait pas toujours le meilleur choix. On peut se tromper, faire fausse route, c’est humain. Au-delà même des choix qui s’avèrent catastrophiques, il y a aussi ceux qui ne mènent pas forcément à l’échec mais qui restent cependant peu fructueux. Ceux qui amènent à se demander avec une certaine nostalgie mêlée de curiosité ce qui se serait passé si on avait bifurqué dans une autre direction.

Pour ma part j’ai une qualité qui parfois se retourne contre moi. J’ai une très bonne mémoire. Évidemment ça a ses bons côtés : ça m’a bien aidé tout au long de ma scolarité par exemple, et ce n’est pas inutile non plus au Trivial Pursuit !  J’arrive à retenir sans trop d’effort les noms d’obscurs seconds rôles de séries B juste parce qu’ils m’ont plu, je me souviens des péripéties que vivent les personnages de Santa Barbara au cours des 2137 épisodes que compte ce soap qui a bercé ma jeunesse (shame on me, je sais, je sais…), je suis capable de raconter par le menu la majeure partie des dizaines de comics mensuels que j’ingurgite depuis mes 10 ans…

Cela étant dit, je n’ai pas une mémoire encyclopédique non plus, je me suis pas de ces surdoués qui possèdent une mémoire photographique ou de ces hyper-mnésiques qui retiennent jusqu’au moindre détail chaque seconde de leur vie.
Mais tout ce qui me touche, me plaît, m’interpelle de près ou de loin, j’ai des facilités à le retenir. Depuis la plus absurde futilité jusqu’aux moments charnières, les plus importants.
Et quand je dis que cette mémoire peut se retourner par moments contre moi, c’est quand justement je suis incapable d’oublier ce qui devrait l’être pour avancer sereinement. Avoir des tonnes de souvenirs joyeux et revigorants c’est une bénédiction, mais la contre-partie à payer pour moi c’est de ressasser et vivre aussi continuellement avec mes échecs passés, mes peines, mes hontes et mes remords.

Je ne suis ni le pire ni le meilleur des hommes, la question n’est pas là, mais j’ai eu parfois des raisons de m’en vouloir sérieusement. Et si j’arrive à pardonner (vieux reste d’une éducation trop emprunte de judéo-christianisme ?), il n’est qu’une personne qui ne trouve pas d’excuses à mes yeux : moi-même. Du coup, mes biens aimés souvenirs nourrissent aussi mes regrets, c’est inéluctable. J’ai toujours fonctionné ainsi.

Régulièrement, à la classique question « Si vous pouviez recommencer, que changeriez-vous à votre vie ? », j’entends l’invariable réponse « Rien, je referais tout à l’identique, y-compris les erreurs, parce que ce qu’on apprend de nos erreurs forme notre personnalité ».
Et tout le monde s’acharne à répondre ça, comme si répondre autrement serait s’injurier soi-même. Il ne faut surtout pas avouer ses échecs, faire comme si ce n’était pas grave, jouer celui qui surmonte tout parce que sinon cela nous condamne (même si c’est inexact) à l’image de celui qui a « raté sa vie ».

Regrets interdits !!
Parfois j’en viens à me demander si dans la réponse toute faite de ceux qui ne regrettent rien, il n’y a pas une sorte de fuite en avant éperdue, une forme d’auto-persuasion qui tiendrait presque du réflexe de survie. Croient-ils vraiment viscéralement en ce qu’ils disent, ou est-ce une façon de se persuader soi-même en se positionnant comme celui qui assume tout avec le sourire aux lèvres face aux autres ?

Entendons-nous bien : ma vie n’est pas un supplice, ce texte n’est pas un apitoiement sur moi-même, n’allez surtout pas vous imaginer je ne sais quoi. Je sais faire la part des choses et jamais je n’oserais me faire passer pour quelqu’un à plaindre. Comme tout un chacun j’ai connu des bonheurs et des malheurs, et si je devais en tirer un bilan, ce serait mentir que d’affirmer que pour moi la balance de la vie a penché du mauvais côté. Je suis conscient de mes chances, loin de moi l’idée de vouloir jouer les victimes et les pleureuses à deux sous. Mais là n’est pas mon propos.

Ce que je ne comprends pas, c’est cette façon quasi-généralisée de verser dans l’optimisme béat. Quoiqu’il arrive, de toujours positiver, quitte à nier les réalités peu reluisantes, ou à minimiser leur importance. Le positivisme forcené (mais je pourrais dire la même chose du négativisme du reste) me dépasse, me fatigue, m’agace.

Faut-il donc être un optimiste inébranlable toute sa vie, sous peine de basculer dans la catégorie « losers » ? Avouer un échec, avouer un regret et admettre l’importance de nos actes manqués nous met-il forcément sur la touche, loin des bienfaits d’une société qui va toujours de l’avant, où un regard en arrière est considéré comme une faiblesse ?
N’y a-t-il donc pas de place pour l’objectivité ? Être vraiment objectif sur soi-même est certes difficile, mais faut-il pour autant céder à la facilité de ne jamais rien regretter ?
J’ai souvent l’impression que le fait de ne justement « jamais rien regretter » est présenté comme une grande force de caractère, un grand courage. Je le vois pour ma part comme l’exact inverse : pour moi c’est d’admettre qu’on a été mauvais, nul, triste, méprisable qui est une force, pas de le nier ou le passer sous silence. L’angélisme et le défaitisme ne sont que deux faces d’une même pièce, et sont aussi vains et dangereux l’un que l’autre.

Oui, j’ai d’immenses regrets et d’immenses hontes. Et si j’ai honte de certains de mes actes, une chose dont je n’ai aucunement honte, quitte à m’exposer à l’incompréhension de certains, c’est d’avoir des regrets justement.
(et tant pis si cette phrase est compliquée, alambiquée et bourrée de répétitions !)

J’ai commencé ce texte avec un extrait de chanson, je finirai donc de même. Voici donc une phrase qui me poursuit partout où je vais, qui fait certainement parti des valeurs les plus ancrées en moi, et qui illustre parfaitement ma vision de la vie (attention, je sors les grands mots…).
Cette phrase toute bête mais chargée de sens, je la dois comme beaucoup d’autres choses d’ailleurs à un artiste qui compte énormément pour moi, Bernard Lavilliers.
Vous connaissez peut-être déjà, elle est extraite de Nord - Sud, je vous la livre :

« Alors écoute : tout s’arrange toujours. Même mal… »

En quelques mots, tout est dit.
Alors écoute : tout s'arrange toujours. Même mal. 

 

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 07:12

L’ami ChrisMic a récemment porté à mon attention un petit bouquin bleu au titre bizarre. Faut dire que ChrisMic aime le bleu et les trucs bizarres.
Le livre en question c’est Pourquoi les manchots n’ont pas froid aux pieds ? – et 111 autres questions stupides et passionnantes, publié aux éditions du Seuil dans leur collection Science ouverte.

Ces 112 questions totalement inutiles et donc parfaitement indispensables, sont un best-of de questions posées par les lecteurs de la revue anglaise de vulgarisation scientifique New Scientist, et dont les réponses plus ou moins pertinentes sont apportées par d’autres lecteurs experts dans les domaines concernés. Le tout enrobé d’humour à l’anglaise et d’un vrai enthousiasme à se pencher ave un esprit scientifique et analytique sur des problèmes banals touchant à la vie de tous les jours.

Classées par grands thèmes (notre corps, les animaux et plantes, les objets d’usage domestique, la nourriture, etc…), les questions forment autant de chapitres rendant la lecture très libre, fluide, ludique et rapide. On peut papillonner de question en question, sauter des pages, revenir en arrière, sélectionner d’après nos centres d’intérêts,…

Moi qui aime bien l’insolite et l’inattendu, au point de parfois vous faire partager ce qui a réveillé ma curiosité au travers de mes articles de la catégorie Pastafarisme & Co, j’ai été passionné par ces énigmes de la vie de tous les jours et leurs explications parfois évidentes, parfois surprenantes, mais toujours intéressantes.
Évidemment la lecture de ce bouquin nécessite d’avoir un minimum de curiosité et une petite tendance à analyser les choses les plus communes sous un angle scientifique.

Comment font les moucherons pour voler sous la pluie sans être assommés par les gouttes ? Pourquoi un biscuit sec ramollit hors de son sachet alors que la baguette de pain durcit ? Pourquoi les flocons de céréales ont tendance à s’agréger au bord de votre bol de lait ? Pourquoi la superglue ne colle-t-elle pas dans son tube ? Quelle heure est-il au Pôle Nord ? Pourquoi le ciel est-il bleu ? Quel est le diamètre d’un éclair ? Pourquoi sur les escaliers roulants la bande sur laquelle on pose la main n’a pas la même vitesse que les escaliers ? Est-il dangereux de tirer en l’air avec une arme à feu ? pourquoi les poissons rouges sautent-ils hors de leur aquarium ? Pourquoi les oiseaux ne tombent-ils pas quand ils dorment ? Quelle est la formule chimique d’un être humain ? Pourquoi a-t-on tendance à tirer la langue quand on fait quelque chose de difficile ? Pourquoi cela ne fait-il rien quand on se chatouille soi-même ? Pourquoi les cheveux deviennent-ils gris avec l’âge ?

Voilà quelques exemples de questions vitales que ce livre n’hésite pas à poser !

Si comme ChrisMic et moi, les réponses à ces questions vous intéressent, lisez donc Pourquoi les manchots n’ont pas froid aux pieds ?
Si ça se trouve, ils ont super froid aux pieds, et on n'en sait rien ! 

 

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 07:30


« J’ai dû faire une erreur d’appréciation. »

Jean-Marie Le Pen, qui finalement ne dit pas que des conneries.
 

 

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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 21:19

Comme tout un chacun, j’ai reçu dernièrement dans ma boîte aux lettres les professions de foi des douze candidats à l’élection présidentielle du 22 avril.
Dans ma région les professions de foi sont envoyées en double-exemplaires, l’un en français, l’autre en allemand. Bah oui, allez savoir pourquoi. En alsacien encore j’aurais compris, mais en allemand je trouve cela pour le moins bizarre. Ou peut-être est-ce destiné aux personnes d’un certain âge qui ont appris à lire et à écrire en allemand, lorsque l’Alsace était occupée durant la seconde guerre mondiale et que le IIIème Reich considérait l’Alsace comme un de ses Länder à part entière. Quoi qu’il en soit, voir la profession de foi de Le Pen en allemand, ça lui confère comme un arrière-goût bizarre…

Je n’ai pas encore parcouru l’ensemble des programmes développés dans les documents reçus, mais je me suis penché sur la page de garde de chaque profession de foi, où figurent communément au moins une photo du candidat et une phrase d’accroche, un slogan, comme les sous-titres sur les affiches de films. Le truc qui est censé vous donner envie, qui résume le reste, les quelques mots que l’on retient parmi tout le reste.

Je vous propose un rapide coup d’œil sur les slogans… et je précise tout de suite que l’ordre selon lequel j’aborde les candidats n’a aucune signification particulière, c’est juste l’ordre selon lequel j’ai sorti les professions de foi de l’enveloppe !


 Dominique Voynet, Les Verts : La Révolution écologique
 
Étonnant de voir à quel point un type comme Nicolas Hulot a suscité l’engouement autour des questions d’écologie et de comparer cela à l’absence d’écho au discours de Dominique Voynet sur le même sujet. Paradoxal. Peut-être est-ce parce que les Verts ne se soucient pas que d’écologie mais de tas d’autres sujets. En tout cas ça ne va pas être facile de faire la Révolution toute seule Dominique. Ou alors faut-il comprendre le mot « révolution » dans son sens « faire un tour complet sur soi-même » ? Si c’est ça, tu peux le faire Dom ! (mais quel intérêt, ça…)


 José Bové, sans parti : Un autre avenir est possible

Le père Bové clamait haut et fort, il y a encore de cela un ou deux ans qu’il n’avait aucune intention de se présenter aux élections présidentielles. Évidemment, en bon apprenti homme politique, il s’est empressé de faire l’inverse de ce qu’il disait. L’alter-mondialiste ne m’était pourtant pas antipathique (avec une telle moustache, il ne peut être totalement mauvais), mais son discours prend de plus en plus l’apparat et les tics des blablas politiques typiques. Décevant. Et puis un petit McDo de temps en temps, je ne suis pas contre moi !


 François Bayrou, UDF : La France de toutes nos forces

Le centriste se sent pousser des ailes. Enfin surtout l’aile gauche semble-t-il. Ce qui est d’autant plus étonnant avec un programme économique grandement issu de l’hémisphère droit de son cerveau. En tout cas, le slogan est à l’image du discours : « votez pour moi, on verra plus tard dans le détail ce qu’on fera et avec qui, mais ça sera chouette ». Je caricature moi ? Bah non, je traduis, ce n’est pas pareil.


 Gérard Schivardi, sans parti : Candidat présenté par des maires

… ou le Pascal Chimbonda de la campagne (électorale). Un inconnu qui arrive à concilier des idées à la Arlette (les travailleurs d’abord) avec d’autres à la Jean-Marie (protectionnisme, sortie de l’Union Européenne). En tout cas le slogan est purement génial : « présenté par des maires » après l’interdiction par la justice du slogan « candidat des maires ». Subtil Schivardi, alias le roi de la débrouille (la preuve : il a réussi à trouver 500 signatures pour se présenter !).


 Marie-Georges Buffet, PCF : Pour une gauche fidèle à ses valeurs, déterminée à changer la vie quotidienne

Le slogan qui est à l’image du parti communiste français : démodé et à côté de la plaque. Visiblement ils n’ont pas compris au PCF le concept de slogan (court, percutant, avec des mots courts et simples qu’on retient). Sans débattre du fond tout à fait défendable, la forme sent la poussière et le petit Suze avant de faire son tiercé avec ses potes anciens combattants. Ce n’est pas méchant ce que je dis là d’ailleurs, juste un constat.


 Olivier Besancenot, LCR : Nos vies valent plus que leurs profits !

Ça c’est du slogan qui pète ! Le petit facteur a tout compris à la communication et au marketing lui, il a l’image qu’aurait pu avoir le PCF s’il avait su se rajeunir. Je l’aime bien il est sympa, loin d’être con, en bon orateur il a de la répartie et connaît son truc. Il est cependant un peu déconnecté du monde économique réel par moments, mais l’idée générale qui privilégie le salarié à l’actionnaire, ça je ne peux pas être décemment contre. S’il était moins radical, on le prendrait peut-être plus au sérieux le petit Olivier.


 Ségolène Royal, PS : La France Présidente

Dans le genre slogan qui ne veut rien dire mais qui a de la gueule, là on navigue dans les hautes sphères. Parce que sincèrement, à part mettre le terme « Présidente » dans l’accroche (avec donc un renvoi évident à l’une des plus grandes qualités –qui a dit la seule ?- de Ségolène : elle est une femme !), ça ne veut pas dire grand-chose. Ou plutôt ça peut dire tout et n’importe quoi. Ce qui est finalement cohérent avec la stratégie générale de la candidate socialiste qui se résume à la phrase « Je suis d’accord avec vous ». je me demande très sérieusement si ce slogan est le résultat d’une longue cogitation, d’études fastidieuses et onéreuses de cabinets-conseils en communication, ou s’il a été griffonné sur le comptoir d’un troquet en trente secondes chrono entre deux gorgées de bière.


 Frédéric Nihous, CPNT : La ruralité d’abord

Voilà typiquement le genre de candidat qui n’a pas grand-chose à dire sorti d’un ou deux thèmes très précis. Et qui pour ne pas être réduit au lobby des chasseurs s’inscrit comme porte-drapeau de la ruralité (moi qui viens d’un petit village alsacien, je dis non merci hein…). Sauf que mettre à son programme l’épineux problème de l’ouverture de la chasse à la galinette cendrée sur le haut plateau du Vercors, et de surcroît prétendre faire passer cela comme une autre façon de faire de l’écologie, ce n’est pas ce que j’appelle avoir un projet pour le pays.


 Philippe de Villiers, MPF : La fierté d’être français

Intimement convaincu (quelle admirable force d’auto-persuasion à ce propos !) d’être la « surprise » des résultats du premier tour, Philippe de Villiers, monsieur « chaque coup compte », se permet cette année des discours quasiment encore plus intolérants que ceux du FN. L’hyper-catho nationalo-rigide (ouais j’invente des mots, mais de Villiers m’inspire j’y peux rien) part en guerre pour la libération du pays, pour bouter hors du royaume les sarrasins et autres maures. Peut-être devrait-il s’installer à Poitiers et ne plus en partir tiens, juste au cas où. En tout cas, moi je serais « fier d’être français » si de Villiers se prenait une veste dimanche. Mais une belle, du genre entre le score de Schivardi et de Nihous quoi.


 Arlette Laguiller, LO : Candidate de Lutte Ouvrière

C’est bien connu, Arlette n’est pas là pour rigoler. On ne rigole pas quand  on est spolié à longueur de temps. D’où une profession de foi à la présentation d’une sobriété exemplaire. Pas de slogan, juste « candidate de lutte ouvrière », comme si depuis le temps qu’elle hante les élections présidentielles (c’est sa sixième participation quand même) on ne la reconnaissait pas encore. Ou peut-être est-ce pour ne pas la confondre avec Olivier Besancenot, allez savoir. Moi ce que je préfère chez Arlette c’est encore la chanson que Souchon lui a consacrée. Mais ça fait un peu court pour glisser son nom dans l’urne hein… sorry Arlette.


 Jean-Marie Le Pen, FN : Votez Le Pen

Dans le genre sobre et court, Le Pen va à l’essentiel. Au moins on ne peut pas l’accuser de blabla ou d’hypocrisie sur ce coup là, il annonce clairement la couleur, il ne demande pas grand-chose, juste qu’on vote pour lui. Le comble c’est qu’il a des raisons d’y croire le bougre. Le vieil homme politique, qu’on disait déjà fini il y a 5 ans avant les résultats du 21 avril 2002, a bonne mémoire, et c’est le cas de le dire, bon pied bon œil. Il se voit déjà refaire le coup de 2002 et s’est rendu compte que laisser les autres candidats s’écharper entre eux, tout en lâchant de-ci de-là quelques idées poujadistes et populistes sans entrer dans les débats de fond, était la meilleure formule pour lui. Le tout saupoudré d’un peu de victimisation et de soi-disant persécution, et il pourrait bien nous priver pour la seconde fois d’un débat gauche-droite au second tour.


 Nicolas Sarkozy, UMP : Ensemble tout devient possible

Voilà un slogan très étonnant de la part de l’hyper-actif sous tranxène du paysage politique français. Surprenant car en parfait décalage avec ce que suscite le candidat autour de lui. Parce que sorti de l’UMP (et encore, au sein même du parti de droite, il y a des courants anti-Sarkozistes…) et de l’extrême-droite, le mot d’ordre général qui règne c’est plutôt « Tout sauf Sarko » (avec bien entendu un Le Pen exclu du fameux « tout »). Pas facile dans ces conditions pour le petit Nicolas de rassembler autour de son nom. Du coup, « Ensemble tout devient possible » pourrait devenir « Seul ça va être galère ». Qui vivra verra…


Voili, voilou, c’était mon petit tour d’horizon général rapide des professions de foi des douze candidats à la présidentielle. N’ayant pas compté les mots je ne sais pas si j’ai été très équitable, ni si j’ai réussi à accorder la même importance à chacun, comme le préconise le CSA pour les chaînes télévisées et les radios. Heureusement d’ailleurs que la presse et le net ne soient pas soumis à ce genre de règle.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas causé politique ici, mais l’occasion était trop belle. Vous l’aurez compris, j’ai essayé de faire ça sur le ton de l’humour, mais vous aurez peut-être détecté aussi un léger accent désabusé, et vous aurez raison. Parce que ça fait un bail que je n’ai pas pu me retrouver pleinement (l’ais-je seulement pu un jour ? pas sûr…) dans un discours ou un programme politique. En conséquence, cette fois encore, je vais procéder à un choix par éliminations successives (au moins je sais avec précision qui je ne veux pas voir à l’Élysée, c’est déjà ça), pour finalement garder la solution la « moins-pire » à défaut d’autre chose…

Vivement dimanche soir que les résultats tombent.
D’ailleurs à ce sujet, si vous voulez les résultats avant l’heure légale de 20h00, branchez-vous sur internet et en  particulier sur les sites étrangers, belges ou suisses par exemples, où les premiers résultats seront annoncés vers 18h30. Il paraît que ce n’est pas bien, et qu’il ne faut pas le faire (mais franchement je ne vois vraiment pas pourquoi je m’en priverais…).
 


 

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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 22:56


« Dans un régime fasciste on n’apprend pas "je suis, tu es" mais "je hais, tu suis". »

Marc Escayrol, auteur de citation anti-borgne.

 

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