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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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Quand je cause d'un film, je fais souvent des articles plutôt longs, et pas toujours en phase avec l'actualité du moment. Dans cette page d'avis vite dits je me propose de faire exactement l'opposé : quelques mots rapides pour donner un avis sur ce que je viens de voir. Certains films feront peut-être par la suite l'objet d'articles plus complets, ou pas. Cette page est donc mise à jour en même temps que l'encart "Vu récemment" qui pointe vers elle...

Rogue One : Évidemment quand on a à peu près le même âge que le premier film Star Wars, on a presque inévitablement été fan à un moment de sa vie de cet univers. Et puis, les films passants, la qualité passant aussi (coucou l'épisode I !!), on se lasse un peu, et puis comme les concurrents ne chôment pas en face, on passe de soi-même à autre chose. Tout ça pour dire que pour moi l'attente n'a pas été longue jusqu'à la sortie de ce spin-off de la franchise principale, et que non je n'y suis pas allé le voir comme on va en pèlerinage. J'y suis allé comme j'aurais très bien pu ne pas y aller : tout simplement parce que l'occasion s'est présentée d'y accompagner d'autres personnes (parmi lesquelles des vrais fans cette fois). Alors à l'arrivée j'ai plutôt bien aimé. On retrouve bien entendu ses repères rapidement puisqu'on se situe chronologiquement un peu avant le début de l'épisode III, classique parmi les classiques. Il y a beaucoup d'action, beaucoup de très chouettes scènes de combats, aussi bien terriennes que spatiales, de belles images, certaines même très iconiques. Il y a une touche d'humour, un soupçon de drame comme de bien entendu, et surtout une tripotée de personnages complètement neufs. D'ailleurs de ce point de vue le film est remarquable : il parvient à présenter et développer plusieurs personnages nouveaux pour les spectateurs tout en gardant une narration assez fluide et rythmée. Ce n'est pas aussi souvent le cas que cela, autant donc le souligner ! D'autant que les personnages sont intéressants et pour certains même marquants (K-2SO sera votre nouveau droïde préféré). De manière plus générale, Rogue One n'est pas une révolution non plus, mais ça reste un très bon film de SF et d'action, le fait qu'il parvienne de plus à parfaitement s'insérer dans le vaste univers Star Wars est un bonus non négligeable, même quand vous n'êtes plus un fan invétéré. En fait des spin-offs comme celui-là j'en veux bien de temps en temps, et même d'ailleurs que les épisodes de la franchise principale pourrait y trouver de l'inspiration sur certains points. Mais je dis ça je dis rien...

 

 

Comme des Bêtes : La bande annonce laissait augurer d'un dessin animé drôle, inventif et délirant. Et c'est exactement ce qu'on a eu ! Je me suis vraiment bien amusé avec ces animaux de compagnie complètement déjantés, qui enchaînent gaffes et bévues mais aussi roublardises et inventivités ! Du point de vue de l'histoire c'est plus que classique, la quête pour retrouver son chez soi c'est à peu de chose près le ressort d'énormément de dessins animés (de Volt à Toy Story on a vu ça des dizaines de fois), mais ça fonctionne toujours et donne l'occasion d'explorer des rencontres iconoclastes, des personnages hauts en couleurs et des situations décalées. Ici le gang des anciens animaux de compagnie qui se rebellent et forment un clan dans les égouts répond tout à fait aux critères "iconoclastes, hauts en couleurs et décalés", avec en tête leur chef, le meugnon petit lapin blanc complètement sanguinaire. L'avantage à mes yeux de ce film d'animation c'est, outre la qualité exceptionnelle des images, le fait d'être déconnecté d'une franchise. Cela offre une réelle liberté aux scénaristes qui ne se retrouvent pas piégés par des carcans de plus en plus étroits au fil des épisodes qui s'enchaînent (cf par exemple L'Âge de Glace au hasard). Beaucoup plus aisé dans ces conditions de surprendre et d'innover. Bref j'ai beaucoup aimé et en plus ce film peut s'apprécier aussi bien en tant qu'enfant qu'en tant qu'adulte, ce qui permet de partager un bon moment avec ses gamins !

 

 

L'Âge de Glace 5 : Les Lois de l'Univers : La franchise "Âge de glace" s'enrichit d'un volet supplémentaire avec ces "lois de l'univers" qui voient Scratt poursuivre son gland dans l'espace et nos trois amis renfloués de tous les autres personnages marquants que les 4 précédents épisodes ont produits mettre tout en oeuvre pour que leur Terre Préhistorique ne soit pas percutée par des astéroïdes tueurs en approche. Oui, vous l'aurez compris en lisant le pitch, dès le départ c'est un peu (plus encore que d'habitude) tiré par les cheveux... Et cette fois je dois bien admettre que l'histoire m'a vraiment laissé sur ma faim, déjà que le scénario du quatrième m'avait un peu déçu, là on baisse encore d'un cran en qualité narrative. En revanche ce qui est toujours réussi se cache dans les détails et au milieu de certains gags et situations un peu répétitives on a toujours quelques trouvailles vraiment drôles dans le tas. La colonie d'animaux vivants dans les cristaux magnétiques par exemple, avec à leur tête la chèvre qui fait du yoga sont vraiment bien trouvés et amusants. Pour le reste ça sent un peu le réchauffé, depuis les trois volatiles reptiles jusqu'aux répliques des personnages principaux, ça peine vraiment à se renouveler. Alors c'est un peu en roue libre et en misant à fond sur les acquis (il est vrai, nombreux dans les précédents volets) que ce cinquième épisode se déroule tant bien que mal. On ne peut s'empêcher de garder une vraie tendresse pour ces personnages (qui avec le temps deviennent de plus en plus nombreux, ce qui d'ailleurs a pour conséquence que peu de temps est accordé à chacun) mais on n'est pas aveugle non plus : la qualité baisse de plus en plus, et là on est vraiment à la limite de l'acceptable du point de vue scénario. En espérant que cela en restera là ou alors que les scénaristes parviennent à se renouveler du tout au tout la prochaine fois !

 

 

Roots 2016 : Roots a été à la fin des années 1970 le plus gros succès télévisuel jamais diffusé aux USA. Aucune série n'a depuis totalisé autant de spectateurs que celle-ci, et en 2016 c'est donc un remake de grande envergure qui a été produit, avec un casting 5 étoiles. La série raconte le destin d'une lignée d'esclaves, depuis le fier guerrier africain Kunta Kinté enlevé à sa terre natale jusqu'à, génération après génération, ses premiers descendants redevenus des hommes libres avec l'abolition de l'esclavages aux États Unis d'Amérique. La saga est intéressante, bien que certains sauts dans le temps font qu'on laisse un personnage à un moment donné de sa vie sans plus jamais rien savoir de son destin (si ce n'est à travers le récit de ses enfants par exemple) pour passer aux générations suivantes. C'est d'ailleurs à l'image des déchirements vécus par les esclaves vendus et revendus comme de vulgaires marchandises dont on se débarrasse et qui bien souvent sont de ce fait arrachés à leur famille et à leurs proches. Comme dans toute anthologie de personnages, d'époques et de situations, forcément certains sortent plus du lot que d'autres, et cette série n'échappe pas à la règle. Nul doute que vous aurez vos préférés, et que d'autres vous toucheront moins. C'est le risque scénaristique de ce type de série. De manière plus générale, le show est de bonne facture, on sent qu'on a voulu faire les choses en grand et ne pas trop lésiner sur les moyens, mais que ce soit dans le souffle comme dans le rendu à l'image, on sent tout de même qu'il existe encore une marge avec le récent 12 Years a Slave au cinéma il y a peu de temps. Peut-être un petit manque d'épique, la multiplication des personnages, je ne sais pas exactement. La distribution et l'interprétation quant à elles sont au diapason et sont un des gros points forts de cette série. À voir même si quiconque se sera déjà un peu intéressé à l'esclavage aux USA n'apprendra pas grand-chose de neuf, l'essentiel est surtout à rechercher dans le ressenti et l'émotion.

 

 

Johnny s'en va en guerre : Cela faisait longtemps que je voulais voir ce film (qui a remporté un prix du jury à Cannes en 1971 !), mais mon préalable impératif était de lire le roman avant. Chose faite cet été. Le bouquin est d'ailleurs d'une force assez impressionnante, je ne peux que le conseiller vivement à tout le monde. Après ma lecture, ma curiosité a été encore plus grande vis-à-vis de ce film : comment diable adapter un livre dont le personnage principal, le narrateur, n'a plus ni bras ni jambe, ni vue, ni odorat, ni bouche, ni ouïe ? À part un écran noir et une voix off pour formuler ses pensées, je ne voyais pas bien. Ce qui est du reste notable c'est que c'est l'auteur du livre lui-même, Dalton Trumbo, qui s'est chargé de l'adapter en scénario et de réaliser le film. Ce que le livre parvient à faire passer comme sentiments et sensations du héros, est moins évident à ressentir à la vision du film, et c'est logique tant la lecture permet de s'identifier pleinement et de se plonger corps et âme dans le récit alors que le cinéma ne peut que tenter de montrer d'un oeil extérieur, donc spectateur et donc fatalement un peu détaché du héros, ce qui se passe. Il y a une différence d'impact entre avoir de la peine pour le personnage principal et le sort qui lui est réservé (au cinéma) et d'être mis à la place du personnage et être confronté à ce qu'il vit, pense et ressent en direct, comme si on était dans sa peau (le roman). Indéniablement, le film perd en force, comparativement avec le livre d'origine. Malgré tout il reste très marquant. Évidemment l'essentiel du film se compose de flash-back (procédé utilisé aussi dans le roman, quand le héros laisse divaguer ses pensées, rêve ou revit ses souvenirs qui restent ses seuls liens avec la réalité), et montre un jeune homme en devenir, ses projets d'avenir, ses regrets, son entrée dans le monde adulte. Une vie brisée par une bombe qui le laisse aux frontières de la mort, incapable même de faire comprendre aux autres que non seulement il est encore bien vivant mais que sa conscience est intacte. Ce qui est bluffant dans le cas du livre comme du film, c'est que le thème et les idées véhiculées par cette histoire sont d'une modernité et d'une actualité troublante, alors même que l'on parle d'un jeune homme du début du XXè siècle et de la première guerre mondiale. Preuve en soi que l'oeuvre est magistrale déjà par son intemporalité. Alors bien entendu si un choix devait être fait, je ne pourrais que préférer le roman au film, en terme de profondeur, d'impact, de puissance de narration, mais je ne veux pas ici donner une mauvaise image de film, ce dernier est vraiment très intéressant aussi, donne les mêmes pistes de réflexion que le livre, et illustre de belle façon la morale antimilitariste qui est le thème principal de cette histoire. À découvrir donc, quel qu'en soit le support.

 

 

Better Things saison 1 : La fin de Californication aura laissé beaucoup d'orphelins. Moi le premier. C'est pourquoi quand j'ai entendu parler de cette petite série de et avec Pamela Adlon (alias Marcy Runkle !!) je n'ai pas hésité longtemps. Sam est une maman célibataire, actrice qui a connu son heure de gloire dans une vieille série télé et qui galère entre petits rôles et doublures voix de dessins animés, elle élève tant bien que mal ses trois filles tout en supportant aussi en tant que voisine sa mère un peu frappée. La série est assez décousue, voire même un peu foutraque, et il ne faut pas chercher de vrais fils conducteurs, juste apprécier chaque épisode comme une mini-tranche de vie, sans forcément y rechercher un sens profond ou une moralité à la fin, d'ailleurs ce ne sont même pas forcément des épisodes qui racontent une histoire avec un début un milieu et une fin. Le format très court des épisodes (une vingtaine de minutes à peine) fait que l'ensemble se regarde avec légèreté, que ce n'est jamais trop, c'est d'ailleurs même un peu le contraire, on a plutôt un sentiment de pas assez, voire de pas tout à fait abouti à la fin de certains épisodes, on aimerait en voir un peu plus. Mais l'ensemble est cohérent dans son incohérence dès lors qu'on a accepté qu'on n'est pas face à une sitcom à la narration classique. Comme d'habitude dans ce genre de séries, c'est la qualité de l'interprétation qui fait beaucoup, même si l'écriture qui se fait discrète participe à la bonne tenue de l'ensemble. C'est cool, ça casse pas trois pattes à un canard et ça tombe bien parce que c'est pas fait pour ça du tout à l'origine. On sourit souvent, et c'est bien l'essentiel.

 

 

Westworld saison 1 : HBO cherche désespérément de nouvelles franchises pour redorer son blason et reprendre le flambeau de ses anciennes gloires ou des actuelles succès qui voient leur fin arriver à grand pas (Game of Thrones en tête). Et elle a misé gros sur cette adaptation du film Mondwest des années 70 réalisé par Michael Crichton. Gros car on le voit de suite à l'écran, depuis le casting prestigieux jusqu'aux décors somptueux en passant par des éclairages et des images dignes de grosses productions hollywoodiennes, HBO a mis les moyens de son ambition. On a à faire à une série ambitieuse de science-fiction (ou plus précisément d'anticipation), où l'action est présente sans être centrale puisque l'argument principal va jusqu'à revêtir des accents philosophiques sur ce que c'est d'être vivant, sur l'intelligence artificielle et son corollaire presque inévitable, la conscience... Dans un parc à thème western, les robots utilisés pour en incarner les habitants prennent doucement conscience d'eux-mêmes et de leur sort. On a beau les reformater régulièrement et leur vider la mémoire, quelque chose persiste. Est-ce la naissance d'une conscience, ou un programme insidieusement caché dans leurs circuits qui produit cet effet ?... Toute la question est là. J'ai adoré le ton, l'ambiance, j'ai trouvé le scénario bon et bien maîtrisé (sans être révolutionnaire pour autant), le casting est absolument impeccable, mais il me manque encore juste un soupçon de ce souffle épique qui ferait de cette série un monument incontournable. J'espère que c'est ce que les auteurs vont s'atteler à lui donner dans la seconde saison maintenant que les présentations ont été faites et les décors et enjeux bien plantés. Je ne crie pas encore au génie, mais j'ai de grands espoirs dans la suite de Westworld !!  

 

 

The Red Road saison 1 : Parmi les acteurs qui montent, je trouve que Jason Momoa est de ceux qui ont le plus de charisme. Grand et baraqué d'une part, mais aussi doté d'un regard sombre et très expressif, le bonhomme dégage une sacrée présence physique. C'est pourquoi j'ai tenté cette petite série indépendante qui va fouiller dans l'arrière pays américain et chez les descendants des vrais natifs de l'Amérique, le peuple indien. La cohabitation avec les blancs qui ont imposé leur civilisation, leurs lois et leurs règles, même aujourd'hui reste source d'affrontements sur fond de racisme (dans les deux sens). On retrouve des éléments assez classiques (l'enquête, l'injustice des traitements en fonction de l'origine ethnique, les liens sentimentaux inter-raciaux, l'intolérance des uns et le jusqu'au boutisme des autres, la rébellion contre l'autorité parentale ou judiciaire) mais qui sont plutôt bien utilisés pour faire prendre une mayonnaise entre des personnages assez sombres mais qui ont tous pour eux de bonnes raisons (à leurs yeux) à leurs colères. Ça n'a rien d'exceptionnel en soi, mais ce n'est pas déplaisant du tout, assez court, bien mené, et du coup je serai au rendez-vous de la seconde saison.

 

 

Saint Amour : Delépine, Kervern, Depardieu, Poelvoorde et Lacoste, pour moi déjà le casting et les réalisateurs me suffisent pour éveiller plus que mon intérêt. Et à l'arrivée je n'ai pas été déçu. Comme toujours avec les échappés de Groland on a droit à un portrait cinglant de la société vue par le bas de l'échelle, les laissés-pour-compte, les sans-noms. C'est très humain comme vision, c'est bourré de défauts mais aussi de bons sentiments, de bêtises et de faux-semblants, c'est enrobé dans un humour terrien et corrosif à la fois, on a l'impression d'un road-movie dans l'univers de l'Amour est dans le pré ! Les personnages sont imparfaits, très imparfaits même pris seul à seul, mais se complètent si bien qu'ensemble ils deviennent d'autres personnes, beaucoup plus sympathiques et aimables dans le sens premier du terme. L'illustration même que le tout vaut beaucoup plus que la somme des parties. Que seul on n'est pas grand-chose, et que l'homme est définitivement un animal social dont l'équilibre passe beaucoup par son rapport aux autres. Très chouette film, à la fois premier degré et profond, ancré dans la réalité mais qui parle de thèmes universels. Et des numéros de comédiens hors-normes à n'en plus finir, un régal.

 

 

Mr Robot saison 2 : Autre série, même thème, tonalité différente, Mr Robot parle d'informatique mais surtout d'aujourd'hui. Du virtuel contre le réel, de virtuel qui devient réel, de réel qu'on façonne grâce au virtuel... Beaucoup moins factuelle que Halt & Catch Fire, son fond de commerce c'est la théorie du complot, c'est le sentiment de toute puissance et le parfum de pensée magique qui entoure parfois l'informatique et ses petits génies, aux dons quasi surnaturels aux yeux du citoyen moyen. En ce sens elle flirte aussi avec les limites de la normalité, voire tout bonnement avec la folie pure (l'épisode qui se passe au sein d'un épisode d'une vieille sitcom américaine en est l'illustration même), et là, par moment, il faut vraiment s'accrocher. Et même en s'accrochant, on n'arrive pas toujours à tout suivre, et je crois que c'est le but des showrunners, perdre par moment le spectateur et le mettre en situation d'impuissance devant ce qui se passe à l'écran. Ne pas tout comprendre de suite, et subir les images. J'avoue que j'ai beaucoup moins accroché à cette seconde saison que j'ai trouvée trop compliquée, trop volontairement alambiquée, trop dans le symbolisme, le faux-semblant, mais plus par posture que par intérêt narratif, et c'est cela qui est dommage et décevant. C'est simple, là où je peux raconter les événements de la première saison, je me retrouve bien plus embêté pour en faire de même avec la seconde. Signe que quelque chose n'est pas passé (si ce n'est parfois le marchand de sable sur l'un ou l'autre épisode trop longuet...). Vraiment dommage, car la première saison était beaucoup plus prometteuse que cela.

 

 

Halt and Catch Fire saison 3 : Cette série, je crois l'avoir déjà dit, est une vraie pépite ! L'histoire de ces 4 pionniers de l'informatique ne cesse de me passionner et voir les destinées fictives de chacun d'entre eux s'insérer dans la réalité de l'histoire de l'informatique est un plaisir à mes yeux. Chaque personnage est complexe et fouillé, surprenant et profondément humain, et leurs rapports (amicaux, sentimentaux ou de force) sont finement développés. Malgré un thème qui peut paraître sérieux et rebuter ceux pour qui l'informatique n'est pas la tasse de thé, on ne s'ennuie jamais un seul instant devant cette série, et je ne peux que louer l'obstination d'AMC de proposer une telle qualité alors que les chiffres d'audience ne sont que très moyens outre-atlantique. On aura donc droit à une quatrième et dernière saison qui viendra ponctuer proprement la série, en respectant la progression mise en place depuis le début, époque après époque. Halt and Catch Fire n'est plus qu'à une saison de devenir définitivement culte, je ne doute pas un instant au vu des 3 premières saisons qu'elle saura relever le défi et entrer dans la légende des très grandes séries de la décennie.

 

 

Fear the Walking Dead saison 2 : Le retour de la petite soeur de The Walking Dead s'est fait presque sur le même ton que la première saison, et ce ton est plutôt fade en comparaison avec la série d'origine. Les personnages restent tous antipathiques ou juste énervants, je n'ai toujours pas réussi à me sentir concerné par l'un ou l'autre, leurs réactions et leurs logiques me restent étrangères tant elles manquent parfois de bon sens ou simplement de cohérence. On se fiche pas mal de leur sort en fin de compte, et dans une série dont le leitmotiv est la survie en milieu hostile, forcément ça fait tâche. Certains épisodes sont vraiment plan-plan, d'autres sortent un peu du lot, mais on reste très en-dessous de ce à quoi nous a habitué TWD. Et très clairement il y a une façon un peu trop lourde d'insérer une grosse part de moralisme dans le scénario, qui moi me gène aux entournures. Après il y a 2-3 petites choses à sauver, comme par exemple la "pluie" de zombies qui se jettent des différents étages de l'hôtel attirés par le bruit, mais sur l'ensemble ça fait très light. J'espère sincèrement que la prochaine saison va enfin décoller et trouver le souffle qui manque si cruellement à ce show depuis le début, car l'univers décrit reste passionnant et source de grand potentiel.

 

 

 

 

Jack Reacher : Never Go Back : Je n'attendais rien du premier Jack Reacher et à l'arrivée j'en fus très agréablement surpris. J'attendais donc du second qu'il réitère cette bonne surprise, mais forcément comme je m'attendais à du bon, l'effet de surprise n'existait plus... et du coup j'ai trouvé moins de qualités au film, et la mayonnaise a moins bien pris. Non pas que j'ai trouvé ce film mauvais, non pas que je me sois ennuyé en le regardant, mais c'est juste que je l'ai trouvé clairement un ton en-dessous du premier. Moins surprenant, moins punchy, moins fluide. Plus dans la recette, la facilité, l'attendu. Évidemment, il s'agit d'un film à la gloire de son interprète, comme tous les films dans lesquels Tom Cruise tient le rôle principal du reste, mais cette fois-ci j'ai eu l'impression que ça se voyait encore un peu plus que d'habitude. Mais pour rester objectif, je suis bien obligé de dire tout de même que cet épisode de Jack Reacher est bien mené de bout en bout, qu'il y a ce qu'il faut d'intrigue, d'action, de retournement de situation, bref tout ce qui m'avait plu la première fois. C'est juste un degré de qualité en-dessous, et c'est vraiment dommage, mais quand je dis que c'est dommage, c'est uniquement avec pour point de comparaison le premier film. Sans cette comparaison (inévitable quand il s'agit d'une franchise) le film m'aurait très certainement moins déçu, j'en suis bien conscient. Donc pour résumer : un bon Tom Cruise (et c'est moi qui le dis, c'est donc impartial !!) mais pas du niveau de ses meilleurs.

Ray Donovan saison 4 : Ah !!! au fur et à mesure que les saisons de Ray Donovan passent, j'aime de plus en plus le retrouver mon Ray-Ray (comme l'appelle son daddy adoré) ! Faut dire que c'est toujours un peu pareil pour le pauvre Raymond (comme l'appelle son curé chéri) : il résout parfaitement les problèmes des autres, mais alors quand il s'agit de trouver des solutions aux siens ou à ceux de sa famille, c'est une autre affaire... La richesse de cette série ce sont ses personnages, très clairement, et j'irais même jusqu'à dire que c'est peut-être bien de tous Ray en personne qui est le moins intéressant. Le plus monolithique en tout cas, ça c'est sûr. Entre ses clients tous givrés à des degrés divers, son père hilarant mais complètement à la masse, ses frangins qui sont de véritables aimants à emmerdes, ses gosses qui ont décidé de se liguer pour le faire chier et sa femme qui est bien la seule là-dedans à tenir à peu près la route (ce qui ne l'empêche pas de fourrer parfois son nez où il ne faudrait pas), on a dans cette série tout un aréopage de personnages hauts en couleurs, aux travers fascinants, et qui rendent rigoureusement impossible de s'ennuyer une seule minute au cours d'un épisode. C'est noir et drôle à la fois, loufoque et touchant tour à tour, et ce mélange-là, avec cette qualité-là (dans la narration et l'interprétation), moi c'est bien simple, j'adore. Alors j'en veux encore et ça tombe bien, les chiffres d'audience n'ont jamais été meilleurs que pour cette saison, ce qui m'assure d'en voir débarquer une cinquième en 2017. Enjoy !

Deadpool : Alors Deadpool je ne suis pas allé le voir au ciné. C'était prévu mais finalement ça ne s'est pas fait, preuve que ça ne me tenait pas plus à coeur que cela. L'explication est à chercher dans le personnage et dans le comics, qui sauf à de rares occasions (entre autres quand Joe Kelly le scénarisait, ce qui remonte à presque une vingtaine d'années quand même !!) ne m'a jamais vraiment foncièrement plu. Ce n'est pas l'outrance qui me dérange, ni le côté loufoque et décalé, mais plutôt l'autoréférence, le fait que Deadpool est conscient d'être un personnage de comics et interpelle régulièrement le lecteur pour le lui rappeler. Narrativement ça me casse toute implication dans l'histoire, j'en sors à chaque fois quasi instantanément. L'histoire peut prendre n'importe quelle direction rien n'est étonnant puisqu'on reste toujours dans le registre où le personnage s'arrête pour faire un clin d'oeil direct au lecteur et lui dire que tout ça n'est qu'un comic book. Quel intérêt à ce moment là de raconter une histoire ? Ben justement aucun... il n'y a que Joe Kelly qui aura réussi à mes yeux l'exploit d'en faire un personnage différent certes, mais auquel on réussisse quand même à s'attacher, un blagueur mais pas un bouffon, un personnage très décalé mais avec de la profondeur malgré tout, et surtout qui aura réussi à mêler drame, événements graves et loufoquerie. Le personnage secondaire de Al était d'ailleurs la vraie valeur ajoutée de Deadpool à ce moment-là. Et donc le film dans tout cela ? eh bien on navigue entre deux eaux mais j'ai été moins gêné par le Deadpool de cinéma que par celui de papier sur le plan purement créatif et narratif. Il m'a fait rire et voilà tout. Je lui ai même trouvé plus de qualités que son homologue de papier. Non pas que j'en boufferais à tous les déjeûners non plus, mais à petites doses c'est tout à fait sympa. Donc pas déçu de l'avoir raté en salle, pas mécontent de l'avoir vu car il sort des sentiers battus des films de super-héros actuels (attention cependant à ne pas en faire une nouvelle mode pour autant !!) et qu'il est plutôt réussi dans son genre superficiellement novateur. Sympa, pas de quoi se relever la nuit non plus, mais définitivement sympa.

Braquo saison 4 : Cette quatrième saison signe la conclusion de ce qui avait démarré comme un coup de tonnerre dans le paysage des séries françaises lors de sa première saison. Braquo m'avait scotché et si elle n'était pas parvenu à égaler ma série policière fétiche The Shield, elle s'en était quand même beaucoup rapprochée dans l'esprit, aussi bien dans l'ambiance que dans le développement des personnages entre ombre et lumière. Les saisons 2 et 3 avait fortement chuté du point de vue narratif (quand le créateur Olivier Marchal n'est plus à la barre...), à coup d'incohérences et de surenchères aussi inutiles que ratées. C'était avant tout l'esprit et l'ambiance léchée qui s'était envolée, laissant les comédiens surjouer et se débattre avec des dialogues qui sonnaient souvent faux. La saison 4 essaie de renouer avec tout ce qui avait fait de la première saison un diamant brut, mais l'héritage des saisons 2 et 3 reste présent, et quelques rares fulgurances ne permettent pas à cette dernière saison de décoller. D'autant que le scénario ne réserve pas de surprise (ou alors des mauvaises, pas de bol) et qu'on sent arriver le dénouement à des kilomètres. Et encore qu'on le voit arriver n'est même pas le plus grave (ce ne serait pas le premier, et si c'est bien fait ça peut fonctionner quand même), le plus gênant selon moi c'est qu'on ne s'en émeuve même pas... ce qui n'est jamais très bon signe faut le dire. Alors voilà, pour moi Braquo restera un one shot d'une saison d'une rare qualité, je préfère oublier les approximations des trois saisons qui ont suivi.  

Kingdom saison 2 partie 2 : Je ne savais pas que les 10 premiers épisodes que j'avais vus n'étaient en fait que la moitié de cette saison 2 splitée en deux parties, et c'est donc avec plaisir que je me suis lancée dans cette nouvelle fournée de 10 épisodes. Je disais auparavant que la suite annoncée serait la confrontation entre Jay et Ryan et que ça allait être le climax de la nouvelle saison ! En fait oui et non. Le match entre les deux combattants intervient dès le second épisode, et une entourloupe des scénaristes va en faire quelque chose de différent que ce que l'on attendait. Et de fait s'étaler sur l'ensemble des 10 épisodes, mais pas de la manière qu'on pourrait croire. Au début ça a été une déception pour moi (j'ai ressenti ça comme un aveu de lâcheté dans le non-choix de désigner une fois pour toutes le meilleur entre les deux amis qui se fightent), mais finalement ce qui se passe est si bien intégré à l'histoire et ce qui en découle a un tel impact narratif sur les personnages et le reste de la saison que je trouve que l'astuce scénaristique n'est finalement pas mauvaise du tout. Je reste cependant sur ma faim quant à un résultat final et définitif, mais cela fera peut-être l'objet de la troisième saison (avec le risque cependant de tomber en partie dans la répétition du coup). Toujours est-il que je prends toujours mon pied à voir l'évolution des membres de ce club de MMA. Le côté bourrin est là, inévitable d'ailleurs dans ce genre de contexte, mais on est loin de se limiter à ça. Les personnages sont vraiment très riches et permettent beaucoup de choses très intéressantes au niveau narratif. J'aime toujours autant Jay même dans ses pires débordements, et Ryan me touche de plus en plus. Quant à Keith c'est une petite pépite à lui seul !!! Finalement c'est Alvey, le personnage principal pourtant, qui me passionne le moins (sans démériter pour autant), et j'avoue avoir été déçu par le retour de Lisa, j'espérais secrètement être débarrassé du personnage (raté !). Mais quoi qu'il en soit, cette série prend vraiment de l'ampleur et me plaît de plus en plus, vivement la suite !

Blood Father : Ah, le grand retour de Mel Gibson !! Bon soyons honnêtes, ça fait quand même quelques films qu'il repointe sa trogne, mais ça faisait longtemps qu'on ne l'avait pas vu aussi en forme dans le genre juste badass. Cherchez pas, on est clairement dans une série B, ça ne cherche d'ailleurs pas à se présenter autrement, et ça me convient parfaitement comme ça. Il y a donc dans ce film des sales gueules, de la castagne et pas mal d'échanges de coups de feu, un scénario linéaire et plutôt classique dans le genre, et puis c'est déjà bien. Finalement je me rends compte en l'écrivant qu'il n'y a pas des tonnes de choses à en dire de ce film : il annonce la couleur assez frontalement, et il fait le job tout à fait honnêtement, point barre. À ceci près que si ça avait été un autre que Mad Mel dans le rôle principal, ça aurait été vachement moins bien. Car parti, disparu, honni, blacklisté, détesté par le microcosme hollywoodien depuis ses frasques granguignolesques, Mel Gibson n'a jamais été très loin, il est toujours resté dans mon petit coeur de cinéphile fragile. Sans chercher à le défendre ni à le dédouaner de tout ce qui a pu lui être reproché, j'adore l'acteur et le réalisateur pour son immense talent. Et j'espère que son prochain film en tant que réalisateur (Tu ne tueras point) ne me fera pas déchanter. Mais au vu de la bande annonce je suis prêt à miser une piécette que non !! Vive Mel Gibson !

Suicide Squad : Après les gentils qui voient rouge qui se castagnent entre eux dans Batman Vs Superman, voici les méchants qui s'associent pour faire un truc de bien. Deuxième blockbuster de l'année pour DC/Warner, avec cette fois la promesse de moins de noirceur et plus de délires, d'humour et de violence décomplexée. Mouais, ça se discute. Moins de noirceur certes, avec plusieurs personnages hauts en couleurs surtout, et des enjeux un peu plus terre-à-terre aussi. Plus d'humour : face à BvS c'est pas très difficile faut dire. Mais pour ce qui est de la violence décomplexée, là par contre il y aurait à redire. On est ni plus ni moins que dans un film à grand spectacle de l'été, il ne faut pas y chercher quoi que ce soit de dérangeant dans la violence montrée à l'écran. Pourtant les personnages s'y prêteraient carrément, ça c'est acté, mais la promesse entretenue dans des bandes annonces assez géniales et dans la promo qui a précédé la sortie du film n'est clairement pas tenue. Du tout. C'est du reste ce qui m'aura le plus ennuyé dans cette affaire, car sorti de cette déception (qui est d'autant plus grande que l'annonce était tonitruante) le film fait assez classiquement le job, il n'y a pas tant d'autres choses à lui reprocher que ça. Quoique... si quand même un reproche pas si anodin que ça : la Suicide Squad est une équipe de plusieurs personnages, mais à l'écran on aura surtout vu un film dédié à Will Smith et Margot Robbie, les autres sont quasiment réduit à l'état de figurants, ce que je trouve bien dommage. Bref le cahier des charges n'aura pas été respecté sur ces deux points : seulement deux personnages mis en avant et le côté trash tant attendu est aux abonnés absents. Sinon ça se laisse regarder, faut juste pas croire aux boniments de ceux qui l'ont vendu avant sa sortie.

Batman Vs Superman - Down of the Justice : Alors voilà le méga blockbuster de DC/Warner lancé pour concurrencer Disney/Marvel dans le domaine des super-héros sur grand écran. Gros casting, énorme budget, immenses ambitions... qui auront déclenché une attente considérable de la part des fans et du public en général. Je n'ai vu que la version longue, pas celle sortie au cinéma et qui a essuyé pas mal de critiques négatives. Ce que j'ai vu m'a plutôt plu je dois bien le dire, je n'y ai pas détecté tous les défauts que j'ai pu lire ici ou là dans la presse spécialisée. Alors certes le film est long (surtout la version longue d'un film déjà long à la base, pas loin de 3 heures au final) et il y a forcément quelques chutes de rythme, c'était presque inévitable sur un tel format. Mais j'ai aimé ce que j'ai vu. Le nouveau Batman a un côté revanchard qui n'était pas pour me déplaire, Superman prend de la consistance au fur et à mesure des films, et puis Wonder-Woman est comment dire... enthousiasmante ! Lex Luthor ressemble plus à un échappé de la section psychiatrique d'Arkham qu'à autre chose c'est un peu dommage, mais ce qui compte vraiment dans le film n'est pas tant le méchant (Doomsday n'étant là que pour la castagne à effets spéciaux, il n'a aucun intérêt ni enjeu narratif) que la confrontation entre Batman et Superman. Et cette opposition est plutôt bien rendue, aussi bien sur le plan physique et de la pure baston que sur le plan idéologique et la mise en exergue des caractères de chacun. Contrairement aux films Marvel, ici on est clairement plus dans la noirceur et le sérieux que dans l'action ponctuée d'humour, et ça se laisse bien regarder. Zack Snyder est toujours un incroyable faiseur d'images et il le démontre encore une fois ici, et s'il n'est pas le narrateur le plus fin d'Hollywood il a un talent fou dès qu'il s'agit de créer des images qui impriment durablement la rétine du spectateur ! J'ai donc apprécié le film sans en être devenu instantanément un fan inconditionnel. Un peu comme pour Man of Steel qui m'avait déçu à sa sortie mais que j'ai plus apprécié en le revoyant récemment, je suis sûr que j'apprécierais encore plus Batman Vs Superman au second visionnage. Et c'est toujours bon signe quand les films vieillissent bien !

Shameless US saison 6 : Cette série c'est vraiment de la balle ! C'est année après année un de mes rendez-vous que j'attends avec le plus d'impatience et que je regarde avec le plus de plaisir ! Pourtant on pourrait penser qu'à force on se lasserait, que tout est déjà dit et que la série se mette à tourner en rond, que Franck a depuis longtemps atteint les limites et qu'il ne peut plus faire pire... mais en fait non, c'est toujours férocement drôle, toujours complètement déjanté, toujours inattendu et plein de surprises, ça touche toujours juste grâce à cet incomparable mélange de loufoquerie et de dramaturgie. D'ailleurs ce n'est pas pour rien que la série a été reclassée depuis quelques saisons non plus en comédie mais en "dramédie". Tous les personnages (et quelle grande famille !) sont traités sur un pied d'égalité et chacun est développé consciencieusement durant cette saison, mais comme d'habitude j'ai toujours mes petits préférés : en premier lieu Lip qui est à mon sens le plus touchant, Franck évidemment qui déploie des trésors d'ingéniosité pour être toujours plus détestable et hilarant à la fois, Kev parce que ce mec est vraiment le plus cool de tous et bien entendu Fiona parce que comme dirait Wayne Campbell, "schwing" quoi ! C'est vraiment ce qui se fait de mieux en ce moment et depuis quelques temps déjà aux States dans la catégorie comédie dramatique (ou drame comique c'est selon les épisodes !!). J'adore et je suis déjà sur les starting-blocks pour la saison prochaine.

Le Livre de la Jungle : De tous les Disney que j'ai vus étant enfant, l'adaptation du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling était de loin mon préféré !! Tous ces animaux sauvages et ces chansons rien moins que géniales, tout était là pour me faire rire, peur, rêver. Aussi ai-je accueilli l'idée d'en faire un film live avec quelques réserves, pensant que le film des années 60 était de toute façon insurclassable. Et finalement quand je l'ai vu, j'ai été vraiment surpris, très positivement surpris. Bluffé pour tout dire. Les effets spéciaux liés aux animaux ont encore fait un pas de géant avec ce film, on est immergé complètement dans cette jungle, tout crie de vérité alors que pourtant rien n'est réel... J'ai vraiment adoré chacune des incarnations animales (peut-être que Bagheera est la moins impressionnante s'il fallait vraiment en désigner une moins bien que les autres), le rythme est parfait, la narration s'adapte aussi bien à un public adulte que plus jeune, et les chansons restent présentes pour le plus grand bonheur de tous (surtout de moi) et contre toute attente ne choquent pas et ne mettent pas plus en péril la crédibilité de ce qu'on voit à l'écran. Le tigre Shere Khan est fabuleux, la meute de loups parfaite, Baloo très drôle mais la palme revient sans la moindre contestation au King Louie, absolument incroyable, majestueux et vraiment très impressionnant ! J'ai replongé dans le livre de la jungle le temps de ce film, sauf que cette fois c'était moi l'adulte qui faisait découvrir cette histoire à mes gamins, c'était vraiment une parenthèse un peu magique. Et le film a fait mouche sur toutes les générations présentes devant l'écran. Un film qu'à coup sûr je vais voir et revoir !

Belgica : La Belgique est un beau pays. On aime y faire la fête et l'alcool n'est jamais loin dans ces cas là. Rien de plus normal donc d'appeler le bar ultime, l'endroit le plus propice à s'amuser, "votre lieu de perdition favori" le Belgica ! Dans ce film (belge donc) on suit deux frangins qui décident d'ouvrir leur bar et d'en faire un lieu privilégié, un endroit à part, un îlot festif préservé dans un océan de grisaille. Tout le monde y est le bienvenu à partir du moment où le but est de s'amuser. L'alcool y coule à flot, la musique prend possession des lieux et "liberté et plaisir" sont les maîtres mots des patrons du Belgica. Mais avec les excès viennent les dérapages, avec la liberté alcoolisée les tentations, et le retour sur terre est parfois difficile... Belgica c'est un film sur le besoin de s'échapper, de s'oublier. C'est un film sur les relations humaines. Sur les meilleurs intentions du monde et l'Enfer qui en est pavé. Sur les excès en tout genres, les limites à ne pas dépasser, les paradis artificiels et l'amour véritable. On a tous connu ou rêvé un Belgica, mais la fête n'est pas une fin en soi, la vraie vie est derrière... Film à la fois joyeux et triste, optimiste et pessimiste (pardon : réaliste !!), on ressent un peu tous les sentiments et leurs contraires dans le Belgica... En fait le Belgica c'est un peu la vie, en plus concentré.

Zootopie : J'avais vu quelques temps avant la sortie du film un extrait qui m'avait vraiment fait marrer, la scène du bureau des renseignements tenus par des paresseux. Eh bien tout le film Zootopie est de cette qualité-là ! Cela faisait bien longtemps qu'un film d'animation (dont je ne suis pas un très gros client, je pense que ça doit être mon âge qui joue...) ne m'avait pas conquis de la sorte ! C'est super beau, drôle, frais, amusant... tout ce qu'on peut attendre d'un dessin animé de ce type. Et puis il faut bien dire que quand c'est bien fait, l'anthropomorphisme des animaux ça a toujours un avantage sur la représentation des êtres humains eux-mêmes : en étant plus "générique" ça touche forcément plus de monde et ça éveille beaucoup plus l'empathie du spectateur. Avec ce film au concept somme toute assez classique, Disney parvient à retrouver les qualités fondamentales du genre, et insuffle la dose de fraîcheur qui fait du film un vrai divertissement très agréable à regarder. Je conseille vivement !!

The Path saison 1 : Intéressante cette série qui aborde le thème des sectes mais surtout des croyances et de la religion en général ainsi que la place que ça peut prendre dans une vie. Le moment où la foi l'emporte sur tout le reste, où la foi devient aveuglement. Et bien entendu quelle résonance avec l'actualité de ces dernières années... Intéressant aussi de voir Aaron Paul enfin dans un rôle qui le sort de son image du Jessie de Breaking Bad. Presque trop même, puisque j'avoue avoir eu du mal à le sentir parfaitement crédible en père de famille de la quarantaine avec un grand ado de déjà 16 ans quand il a lui-même encore parfois la dégaine et le physique d'un très jeune adulte à peine sorti de l'adolescence. Côté interprétation, celui qui m'a vraiment bluffé c'est Hugh Dancy qui possède un charisme et un jeu vraiment déconcertant de sincérité et de force. The Path est une série qui prend le temps de se mettre en place, le rythme n'est pas sa plus grande qualité il faut bien le dire, mais les thèmes abordés et les personnages mis en scène sont vraiment intéressants et rattrapent les défauts ponctuels de rythme et de lenteur. Je suis très curieux de voir comment les choses vont évoluer dans la saison 2 !

Instinct de Survie : Ça faisait un bail que je n'étais plus allé trainer mes guêtres au ciné (depuis le dernier X-Men je crois bien), mais la bande annonce de ce nouveau film d'attaque de requin m'a complètement enthousiasmé et convaincu d'aller le voir. Alors les images de la bande annonce n'avaient pas menti : un requin énorme, très tenace et très vorace, et une jolie surfeuse blonde toute en formes rebondies sur un bout de rocher à quelques dizaines de mètres du rivage. Et c'est quasiment tout. Ça fait pas bézef mais pourtant le film se laisse regarder et sa durée modeste (un peu plus d'1h20) fait qu'on n'a pas trop le temps de s'ennuyer au final. Bon, devant si peu d'éléments narratifs, les scénaristes ont essayé de développer un peu la personnalité de l'héroïne en lui donnant des motivations sorties tout droit d'un passé récent et douloureux, et si le procédé fait un peu "recette déjà vue" ça s'insère plutôt pas trop mal dans le récit sans l'alourdir trop donc à mes yeux ça passe. Il faut également accepter la voracité sans limite de l'animal, qui bien que de très grande taille, devrait avoir à bouffer pour des mois avant même la moitié du film. Le zoologiste tatillon y trouverait forcément à redire. Quant à la toute fin, comment dire... c'est vraiment du too much (que je n'avais pas vu venir d'ailleurs) mais dans le contexte de ce type de film, et au vu de la réalisation qui est quand même plutôt bien ficelée faut dire, je suis plus enclin à la tolérance que d'habitude. Et puis aussi parce que sinon la fifille elle n'avait aucune chance contre la bestiole au triple dentier. Donc voilà, pur film d'été, de belles images, quelques frissons, un peu de suspens, une jolie gonzesse un aileron surdimensionné et roulez jeunesse.

Preacher saison 1 : Je dois bien dire que pour moi l'excitation fut grande et l'attente longue dès lors qu'AMC eut annoncé l'adaptation sous forme de série de Preacher !! Preacher c'est simple, c'est un des comics les plus percutant, trash et jouissif qu'il m'ait été donné de lire. C'est l'un des chefs d'oeuvre de son génialissime scénariste Garth Ennis (qui a pondu d'autres perles comme The Boys par exemple), auteur de comics que j'adule. Forcément avec un matériau d'origine aussi prestigieux à mes yeux, j'étais aussi impatient qu'inquiet de voir le résultat. Alors verdict : il y a de très grosses satisfactions, en premier lieu Jesse Custer en personne qui est aussi ambigu et torturé que dans la BD. Cassidy, l'accolyte vampire violent et dépravé est carrément une réussite. Les anges Fiore et Deblanc sont savoureux eux aussi. Et Tronchdecul est juste parfait, ce qui n'était pas gagné d'avance. Il y a aussi ce qui a été modifié mais qui garde quand même l'esprit du comics : Tulip est assez différente de son homologue de papier, le Saint des Tueurs est intéressant mais il lui manque encore l'envergure qu'il a dans le comics d'origine. Et puis il y a des déceptions aussi, au rang desquelles je citerais avant tout le rythme ! Il aura fallu toute cette première saison de 10 épisodes pour que le trio de héros se décide à partir sur les routes à la recherche de Dieu, ce qui est soit dit en passant le pitch initial du bouquin. Du coup certains passages et personnages m'ont paru être là surtout pour ralentir l'intrigue principale, ce qui m'a un peu gonflé (la "bonne du curé" Emily nunuche à souhait, l'enfer à répétition du Saint des Tueurs dont je saisis bien l'idée et l'effet recherché mais qui réussit surtout à ennuyer au final par la répétition des mêmes images sans qu'on puisse rattacher le personnage de 1881 à l'histoire du Preacher -si on ne connaît pas la BD- avant quasiment la toute fin de la saison). Moi qui attendais avec impatience l'intervention de la grand-mère de Jesse, j'ai été très déçu de ne même pas la voir une seule seconde au cours de cette première saison... comme quelques autres personnages que j'attends de pied ferme du reste. Donc dans l'ensemble mon enthousiasme a été un peu douché par moments, et mon plaisir à voir mes héros de papier en chair et en os reste en partie mitigé. Mais attention il reste de très bonnes choses malgré tout, le 6è épisode est à ce titre à l'image du too much que j'aimerais voir à chaque épisode de Preacher (la baston drôle et sans fin du motel). Et surtout, l'univers développé dans Preacher, et ses personnages uniques jamais vus auparavant sont autant de bonnes raisons de croire que la seconde saison va embrayer sur de d'excellents moments. Je veux y croire et j'en serai !!

Renaissances : Film passé relativement inaperçu à sa sortie, j'ai compris pourquoi en le voyant. Le pitch de départ est pourtant assez intéressant je l'avoue bien que pas révolutionnaire non plus. Mais l'idée qu'on puisse transporter sa conscience dans un autre corps quand le sien n'est plus assez fonctionnel, c'est une bonne base pour des histoires potentiellement sympas. Sauf que là il y a 2 défauts qui viennent d'entrée plomber l'affaire : le charisme d'huitre asthmatique de Ryan Reynolds n'incite pas à se sentir concerné par ce qui se passe à l'écran, mais surtout le scénario sans surprise qui fait des rebondissements des événements prévisibles bien 5-10 minutes avant leur déroulement, ça ça ne pardonne pas. Un peu de mièvrerie et de bons sentiments par-dessus tout ça, un lance-flamme perdu en plein labo de recherches ultra-sophistiqué et un Ben Kingsley qu'on voit trop peu, n'en jetez plus la cour est pleine. J'exagère un peu car j'avoue avoir déjà vu bien pire, mais voilà moi ça m'a quand même paru ressembler à une belle grosse perte de temps. Il y a plein de trucs bien plus intéressants à voir, passez votre chemin si vous voulez mon avis.

Hap & Leonard saison 1 : Courte mini-série de 6 épisodes, Hap & Leonard se situe quelque part entre le buddy movie, le western moderne et le film de magouilleurs à la petite semaine façon Fargo. Il y a pas mal d'humour, de la violence assez trash par moment, des personnages hauts en couleurs et même un peu de romance pour assaisonner le tout. Mais surtout de l'amitié, entre Hap et Leonard justement. Amitié dont on apprendra les origines au fur et à mesure des épisodes par l'intermédiaire de courts flashbacks. Le casting m'a de suite plu : depuis Rome je suis un fan de James Purefoy, et quiconque a vu un jour Madmen ne peut pas rester insensible à Christina Hendricks (après la secrétaire des années 60 elle joue une serveuse des années 80 !). Ça démarre un peu lentement mais dès le second épisode on voit apparaître des éléments intéressants dans la narration, des personnages un peu décalés, des petites choses inattendues qui font qu'on accroche relativement vite. La durée de seulement 6 épisodes permet de bien remplir le programme et de faire en sorte qu'on ne s'y ennuie pas, pas de remplissage inutile comme parfois. Et puis il y a au cours de la seconde partie de la série un couple de tueurs bien allumés qui vaut son pesant de cacahouètes (Soldier et Angel, l'un qui pourrait être le fils hybride caché de Christian Slater et James Spader, l'autre une mutante du genre Leeloo Dallas gonflée aux hormones). Bref, cette petite mini-série ne cherche pas à en mettre plein la vue mais fait très agréablement son job, et j'étais tout content d'apprendre qu'une seconde saison de 6 épisodes était déjà commandée. Ça me fera bien plaisir de retrouver les deux compères dans de nouvelles aventures tiens.

Wolf Creek mini-série : Mini-série tirée du film du même nom (qui date de 10 ans déjà mine de rien), on retrouve Mickey le tueur de l'outback australien (l'interprète reste le même et c'est tant mieux, John Jarratt a vraiment la tronche de l'emploi !) qui continue de sévir çà et là, avec pour proies privilégiées les touristes de passage dans "son" désert. La série commence très fort (et m'a surpris) puisque les trois quarts du casting y passe dès le premier épisode. Les 5 épisodes suivants étant consacrés à la quête de Eve, survivante du massacre de sa famille qui cherche à retrouver le tueur en camionnette bleue ciel pour se venger. J'avais des doutes sur l'intérêt de faire une mini-série de ce qui pourrait très bien tenir dans un format film classique, et on sent que certains passages et certaines péripéties sont surtout là pour ajouter de la matière sans être indispensable à l'intrigue de base, mais finalement l'ensemble est plutôt bien ficelé et on ne s'ennuie pas, ce qui est l'essentiel. Après il faut fermer les yeux sur quelques facilités (voire incohérences) pour bien apprécier l'histoire générale (par exemple tout ce que Eve se prend dans la tronche puisqu'elle survit quand même à une balle, une morsure de serpent et un couteau dans l'épaule sans vraiment être ralentie plus que 5 minutes d'affilée, ou encore l'unité temporelle qui semble un peu extensible en fonction des personnages puisque un long moment semble passer pour Eve qui lui permet de se dégotter un boulot de serveuse dans un rade et se faire des amies chères alors que pendant ce même temps le prisonnier échappé erre sur la route et la famille de bikers la recherche un peu partout comme s'ils avaient commencé à errer ou à la chercher la veille, ou encore Eve qui arrache à Jésus le nom du lieu où vit Mickey et qui s'y retrouve à la scène suivante alors que le truc est à 500 bornes et qu'elle est à pinces...), mais bon si évidentes que soient certaines incohérences, on accepte dans le contexte de ce genre de série, puisque l'intérêt réside dans la cruauté du tueur d'une part et dans la traque et la vengeance de la victime d'autre part. Bref mini-série plaisante sans être extraordinaire, à conseiller surtout pour tous ceux qui avaient été marqués par le tueur du film de 2006. Mais la série reste dispensable pour les autres, le film étant bien meilleur en fin de compte.

Hardcore Henry : j'étais très curieux de voir ce que pouvait donner ce film entièrement filmé en caméra subjective, curiosité d'autant plus grande qu'il s'agit d'un film d'action de A à Z. Pour le coup on peut réellement parler d'originalité parce que ce n'est vraiment pas courant comme choix de mise en scène. D'ailleurs le point de vue adopté est en grande partie à l'origine du film puisque c'est un de ses intérêts principaux, le reste étant du scénario très basique qui pourrait être issu de n'importe quel jeu vidéo de type shoot them up où il s'agit d'évoluer d'un point A à un point B en dégommant le plus possible des adversaires qui apparaissent à l'écran (c'est du reste le point culminant du film quand à la fin Henry affronte une armée entière de clones lancés sur lui). Le personnage de Jimmy est amusant puisqu'il apparaît tout du long du film sous des apparences très variées avant de s'en prendre plein la face. Évidemment question suspense il ne faut pas espérer des miracles, on voit un peu tout arriver à l'avance, mais ce n'est pas le plus important ici. Sur la caméra subjective en particulier je m'attendais à quelque chose de totalement indigeste sur tout un film, mais bizarrement on s'y habitue assez vite, certainement parce qu'on reconnaît très vite les codes habituels des jeux vidéo (pour peu qu'on en ait déjà pratiqué un minimum). Pour autant certaines scènes sont limites question fluidité et surtout lisibilité à l'écran. D'autres sont de véritables prouesses à savourer (la poursuite en mode yamakasi par exemple ou la baston générale de fin). Mais d'une manière générale je pense que ce film tient surtout du gadget amusant, et perd de son intérêt dès lors que l'effet de curiosité est passé. On le regarde pour la forme uniquement, et une fois que c'est fait et qu'on a vu, pas sûr qu'on soit tenté d'y revenir de suite.

Orange is the new Black saison 4 : la saison précédente péchait un peu par l'absence d'une intrigue générale forte au profit d'épisodes du type one-shot centrés sur l'un ou l'autre personnage mais sans réel fil rouge sur l'ensemble de la saison. Cette quatrième saison ménage la chèvre et le chou puisque les différents personnages continuent d'être tour à tour mis en avant mais on sent en arrière-plan un fond d'intrigue plus dense, qui monte tout du long de la saison. Le casting évolue un peu puisque de nouvelles détenues arrivent en masse dans la prison, mais surtout parce que l'équipe complète de gardiens a été renouvelée et que ces derniers vont être sources de nouvelles intrigues et interactions avec les détenues... Fait notable qui avait commencé déjà la saison précédente : il n'y a plus de personnage central, puisque Piper est à présent traitée comme toutes les autres prisonnières et que l'histoire ne tourne plus du tout autour d'elle, j'ai même trouvé qu'elle était un peu laissée sur le carreau cette saison (en tout cas ce qui la concerne est bien moins intéressant que ce qui concerne els autres personnages à mon sens) et ce n'est pas plus mal, les points de vue changent et on garde ainsi l'originalité de ton qui a fait la marque de cette série. La fin est assez dramatique et j'avoue que j'ai été surpris par ce qui s'y passe, je ne m'attendais pas du tout à ce genre d'évolution (ni dans le ton ni dans les événements). Bref cette saison 4 redresse la barre (bien qu'il n'y avait pas non plus péril en la demeure !) et donne surtout l'envie de vite savoir ce qui va se passer dans la prochaine saison !

Peaky Blinders saison 3 : Peaky Blinders c'est vraiment le haut du manier des séries anglaises, et même des séries actuelles toutes origines confondues. Chaque saison propose 6 épisodes seulement mais il s'y passe toujours des tas de choses passionnantes et qui vous tiennent en haleine souvent bien mieux que les séries à rallonge qui s'adonnent parfois au remplissage pour compléter certaines saisons... Tout y est haut de gamme : le casting en tout premier lieu, la reconstitution historique évidemment, le scénario tortueux (je vous mets au défi de deviner de quelle manière finit cette saison côté cliffhanger !!), la réalisation soignée, la bande son absolument géniale... vraiment Peaky Blinders touche à la perfection dans tous ces domaines. Je suis curieux toutefois de la direction que va prendre la série (qui a été renouvelée pour 2 saisons supplémentaires) car Tommy Shelby y sera plus seul contre tous que jamais. Mais les 3 premières saisons ont été d'une telle qualité qu'on ne peut pas réellement s'inquiéter pour la suite. Le seul défaut de cette série c'est le nombre d'épisodes qui constitue chaque saison : à peine commence-t-on qu'elle est déjà terminée, l'attente entre deux saisons étant d'autant plus longue, forcément...

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Published by Stéph