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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 13:48


35.
Ans.
35 ans.

35 ans 35 ans 35 ans 35 ans 35 ans 35 ans 35 ans 35 ans.

Trente-cinq ans.
Évidemment vous ça vous laisse froids.
Moi ça me glace…

Pourtant la réalité est là. Je suis né le 14 avril 1975, il y a 35 ans donc.
Je me regarde dans une glace et je ne peux pas le nier, c’est écrit en gros caractères sur mon front, mes yeux, ma gueule et mon corps tout entiers.

J’ai envie de reprendre les vers de la chanson Tout va bien de Cali : « Suis-je à la moitié, suis-je à la fin ? En tout cas, ce n’est plus le début ». En fait j’aurais bien envie de reprendre le texte intégral de cette chanson, mais bon, faudrait quand même pas tomber dans la facilité et faire écrire mes articles par d’autres (même s’ils sont bien plus talentueux).

Difficile de faire un bilan alors qu’on a l’impression d’avoir tout juste commencé…
Et puis pas vraiment l’envie non plus, trop déprimant.
Je crois qu’en fin de compte je retiendrai deux choses plus que tout le reste.
Celles et ceux qui peuplent mon existence, que j’aime et qui m’aiment.
Et celles et ceux qui ont disparu de ma vie, qui m’aimaient et que j’aime.
Mais avant toutes et tous, Nathan.

Nathan qui a un papa de 35 ans … 35 ans !
J’en reviens décidément pas.

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 08:10

Ça faisait un bail que je voulais toucher un petit mot de À suivre !
Il s’agit d’une pièce de théâtre, d’une comédie plus précisément, écrite par Jérémy Manesse et interprétée au Café de la Gare de Paris par une petite troupe de comédiens (dont l’auteur) à la pêche et l’enthousiasme réjouissants.
C’est justement en lisant l’annonce de l’arrêt en mai de À suivre ! (après plus d’un an et demi de représentations tout de même !) sur le blog de Jérémy Manesse que je me suis dit que c’était le moment ou jamais d’en parler ! J’ai vu la pièce en novembre 2008, alors que je passais quelques jours à Paris pour aller voir l’immense Leonard Cohen à l’Olympia, et j’avais passé un excellent moment dans cette petite salle de théâtre à l’ambiance familiale et sympathique.

 À suivre ! c’est l’histoire de Margotte, une jeune femme fan de séries télévisées américaines, dont la passion dévorante envahit le quotidien au grand désespoir de son compagnon Damien. La vie de Margotte prend une tournure inattendue le jour où une pompière un peu bizarre, flanquée d’un agent secret frappadingue, font irruption dans son petit appartement. L’héroïne de salon voit sa vie basculer dans un environnement tout droit sorti des meilleures séries télé dont elle se gave. De spectatrice elle devient personnage principal d’une aventure rocambolesque. Sa vie serait-elle devenue une série télé ? la fiction serait-elle devenue réalité ? Margotte serait-t-elle tombé dans un épisode de la Quatrième Dimension ?…

Vous l’aurez compris en lisant le résumé, on est dans une pièce de théâtre résolument moderne, aux références très actuelles et directement connectée à un autre média, la télévision, et plus particulièrement les séries télévisées américaines. Alors évidemment ça vous plaira certainement beaucoup plus si comme moi (et Margotte) vous ingurgitez série sur série. Vous retrouverez tous les codes et rebondissements scénaristiques de vos séries préférées dans cette pièce, le tout agrémenté d’un humour bien senti et de situations loufoques. Déco, bande son (car il y a même une bande son originale façon Prison Break !), accessoires, personnages : toute la pièce est parsemée de clins d’œil aux séries télé, le geek qui sommeille en vous se régalera à les repérer.

Pour ma part si je suis allé voir ce spectacle c’est avant tout pour son auteur, avec lequel je partage la passion des séries télé mais aussi et surtout celle des comics. C’est d’ailleurs par ce biais là que j’ai découvert Jérémy Manesse qui est également traducteur pour le compte de Panini France (les nouvelles traductions de Preacher, Transmetropolitan, mais aussi Y le dernier homme, 100 Bullets et des tonnes d’autres choses, c’est lui). Et cherry on the cake, l’affiche de la pièce est dessinée par un dessinateur américain que j’adore, Darick Robertson (à lire absolument dans Transmetropolitan et The Boys).

 À suivre ! c’est drôle, bien écrit, énergique, pêchu, divertissant, frais, original, bref : À suivre ? à voir !
(La pièce se joue au Café de la Gare, tous les samedis et dimanches, jusqu’au 9 mai.)

241 a suivre

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 16:33

Unité de temps : pas de date précise, dans un avenir pas trop lointain, quelques années après un cataclysme mondial, peut-être de type nucléaire mais sans qu’on en sache plus à ce sujet.
Unité de lieu : nord des États-Unis, côte Pacifique, un monde dévasté d’où quasiment toute vie a disparu. Un monde gris, recouvert de cendres et de poussière, un monde où le soleil a disparu derrière les nuages, un monde où le froid, la pluie et l’obscurité sont le quotidien des rares survivants.

Un homme et son fils marchent vers le sud avec l’espoir fragile de trouver un endroit plus propice à la survie dans un monde devenu totalement froid et stérile. Ils suivent le ruban d’asphalte de la route, avec pour seuls bagages ce qu’ils ont trouvé en chemin et entassé dans leur chariot de supermarché et dans leurs sacs à dos. Ils évitent soigneusement les villes qu’ils trouvent sur leur itinéraire : l’état du monde est tel qu’il vaut mieux fuir les éventuels survivants qu’on pourrait croiser… sous peine de risquer de se faire voler, dépouiller, tuer voire même… manger…

L’enfant n’a jamais connu le monde autrement que tel qu’il est, et son père fait de son mieux pour le protéger et l’élever tout en lui inculquant les valeurs d’une humanité disparue et d’un monde révolu. À la poursuite d’un rêve, d’un paradis perdu, le père et son petit garçon avancent lentement, péniblement, vers le sud et l’océan. Il y fera peut-être plus chaud. Ils y trouveront peut-être de quoi subsister. Il y aura peut-être des gens « gentils » dont on n’aura pas à se méfier. Car la survie a ceci de cruel qu’ils souffrent de solitude mais que la prudence et la méfiance leur interdisent tout contact avec d’autres êtres humains. Se cacher pour ne pas être tué…

 La Route c’est un court roman de Cormac McCarthy qui se lit assez vite, mais pas pour autant facilement. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas été à ce point touché par un bouquin. Le récit est froid et dur. Pour illustrer mon propos sachez par exemple que jamais dans le livre les deux personnages principaux ne sont désignés autrement que par « l’homme » et « l’enfant » ou « le petit ». On ne connaît ni leur nom ni leurs prénoms, ce qui accentue encore la dureté du récit. Car ce qui m’a bouleversé dans le roman de McCarthy c’est ce désespoir total et définitif dont est faite la vie des survivants. L’homme et l’enfant vont au sud et le père sait bien que c’est sans espoir. Qu’ils n’ont quasiment aucune chance d’y parvenir, et que si par miracle ils y arrivaient quand même, ils y trouveraient la même désolation que partout ailleurs. Mais il se refuse à sacrifier l’espoir qui anime son petit garçon, il maintient l’illusion pour son enfant. Et aussi pour ne pas succomber à la tentation d’en finir en mettant lui-même fin à leurs jours.
 La Route c’est réellement l’esprit de l’homme confronté à la survie dans son incarnation la plus totale. Jusqu’où peut-on tenir ? Jusqu’à quelle extrémité peut-on aller pour survivre ? Et que deviennent nos valeurs dans un contexte aussi désespéré ? La morale, la conscience, le bien, le mal…  tous ces concepts sont autant malmenés que les corps…
À quel moment bascule-t-on, la survie peut-elle nous faire abandonner notre humanité et nous transformer en animaux ?

Au-delà d’un périple où le père et son enfant sont en perpétuelle lutte pour ne pas mourir de faim, de froid et de fatigue, le danger est tout aussi grand pour eux de perdre leur identité, leur sensibilité, leur âme au sens spirituel et non-religieux du terme…

À plusieurs reprises au cours de ma lecture j’ai dû m’arrêter. Pour souffler. Pour me ressaisir tellement le récit m’a profondément touché et ému. Tant l’auteur m’a fait vaciller sur mes certitudes et mis face à l’horreur la plus absolue en me faisant me demander « et moi que ferais-je… et surtout aurais-je la force de le faire ? ».
Le cas est suffisamment rare pour que je le dise sans honte, ce bouquin m’a fait monter les larmes aux yeux plus d’une fois.
 La Route est assurément très dur à lire sur le plan émotionnel, mais il fait partie à mon sens de ces livres indispensables, cultes, un de ceux qui vous construisent.

Évidemment les âmes sensibles vont être mises à mal. Les autres aussi.
Peu importe, lisez La Route.

240 la route

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 10:13


Aujourd'hui un court texte :

«  bbilukjvhjvè_idddthtrgwe<erdfw v rs--sztrccytu_çiokjfg iop tg,lg gf cvvvvvvvvvvvv cfx ngfccyk , cvd , x c(vtyb tynh ffdR 766666Q 4?VVVVEDS QDDDDDDDDDDDDD W WWWQW ? JBN 66TY UVV3ZER ET8 876 BHJFBNGFH SERCV < FT .? /?KKKKKKK C %%%§§§§§§§§§§§§§§§§GGGGGK U HI FU?9¨ WSD RC T?? bbhhhhh

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Nathan, 5 mois ½


À propos de l'auteur :

À seulement deux dents et quelques cheveux, Nathan a tenu à vous faire partager sa déjà longue expérience de bébé.

Initié très tôt à l'informatique, il est tombé en adoration du clavier d'ordinateur de son papa. D'ailleurs il l'emmènerait volontiers avec lui au lit histoire de se faire les dents dessus (le clavier, pas le papa) si ça ne tenait qu'à lui et s'il n'y avait ce fichu câble qui le raccorde au reste de l'ordi ...

Nathan démontre dans ce texte un talent précoce mais certain pour l'écriture. Possédant déjà un style très original, une maîtrise de la syntaxe sans pareille, le jeune auteur sait également ménager ses effets, travailler ses transitions minuscules / majuscules, et montre qu'il est déjà très à l'aise dans l'art difficile de la ponctuation.

Que dire devant une oeuvre aussi aboutie quand on sait que le jeune prodige l'a écrite d'un trait, sans plan, sans rature, sans retour arrière pour correction. Cerise sur le gâteau il surpasse déjà son papa dans l'exercice délicat de l'écriture sur au moins deux plans : la concision dans son propos et la capacité surhumaine à taper de ses dix doigts avec un naturel déroutant (son père essayant avec difficulté d'atteindre la frappe à six doigts...).

De la graine d'écrivain ce Nathan, je vous le dis !

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 08:57
Amateurs de la bibliothèque rose passez votre chemin ! (ou alors en rose avec des menottes et un fouet)
 Lapin est l’œuvre d’un agité du bulbe nommé Patrick Day. « C’est qui Patrick ? » me demanderait Karine (cherchez pas, c’est de la pure private joke, NdS), et j’imagine que vous aussi vous vous demandez qui peut bien être ce Patrick Day…
C’est un type qui traînait ses guêtres au onzième étage du bâtiment ou je bosse, un type qui a développé l’art du camouflage à un niveau qui force l’admiration, jugez plutôt : il est à ce point en mode furtif qu’il arrivait à se la couler douce alors qu’il avait son bureau à pas plus de 20 mètres de celui du directeur… Patrick Day c’est un peu comme un Dahu en moins bancal et en beaucoup plus râleur : tout le monde le connaît mais personne ne le voit jamais…

Bon, plus sérieusement, vous l’aurez certainement deviné, Patrick Day c’est un collègue de travail avec lequel je m’entends d’autant mieux qu’on évite soigneusement de parler boulot lui et moi ! Et ce type-là est un touche-à-tout qui a une existence over-bookée dès qu’il quitte le bureau (c’est-à-dire à 16h00 tapantes). Donc, entre les formations qu’il donne, les pièces de théâtre qu’il écrit-monte-dirige-interprète, les jeux vidéos dont il se gave, les tableaux plus grands que lui qu’il peint, et le temps qu’il passe à se repaître des diverses nourritures audio-visuelles que lui prodigue son home-cinéma, le gars Patrick a trouvé le temps de nous pondre un roman. Le roman de Lapin, aux éditions du Manuscrit.

 Lapin c’est le surnom de Félicien Poulard, un publicitaire quarantenaire revenu de tout et qui se débat seul contre tous pour ne pas sombrer dans la banalité et l’inconsistance de monsieur tout-le-monde. Pourquoi ce surnom « Lapin » ? Je vous laisse faire preuve d’un peu d’imagination à ce sujet pour trouver seul, mais comme je ne suis pas chien je dirai simplement que ça n’a aucun rapport avec un quelconque goût immodéré pour les carottes…

Lapin est un homme d’action et s’est fixé un challenge : butiner sa 2000ème fleur avant la fin du millénaire. Pour ceux que la poésie à grand renfort de métaphores romantiques laisse sur le bord de la route, je traduis : Lapin s’est promis de coucher avec 2000 femmes avant la fin de l’an 2000. Est-ce pour l’amour des chiffres ou juste un pari idiot avec lui-même je ne me prononcerai pas, toujours est-il que quelques jours avant la date fatidique, alors que le but est presque atteint puisqu’il ne lui reste plus qu’une conquête à honorer pour atteindre son objectif, c’est le drame : la panne sexuelle, le blocage, la défaillance technique ! Littéralement : la débandade !! Lui, le routard du pieu, le Rocco anonyme, l’éleveur de bêtes-à-deux-dos, lui Lapin n’arrive plus à rien avec le beau sexe.
Est-ce un problème physique ? est-ce un blocage psychologique ? est-ce une crise d’identité ? Lapin n’est pas du genre à se contenter d’une demi-molle tous les 15 jours, il s’active donc pour trouver une solution à son problème, et ne néglige aucune possibilité : passant tout à tour entre les mains de son pote psy, de son toubib, d’un gourou pour gogos ou encore d’un acuponcteur peu pointilleux, Lapin fera tout pour se sortir de son « bug de l’an 2000 » à lui…

Voilà donc pour le pitch du bouquin. Vous l’aurez compris, c’est pas du Proust, on va droit au but et on appelle une chatte une chatte. C’est d’ailleurs une des principales caractéristiques du livre : ça se lit bien et il n’y a pas de longueur, le langage utilisé est fleuri mais pas vulgaire et l’auteur se fait plaisir en parsemant l’histoire et les dialogues d’expressions imagées savoureuses qui rendent la lecture d’autant plus drôle.

Pour être honnête, je suis bien obligé d’admettre que je n’arrive tout bonnement pas à aborder ce livre de façon objective et neutre, même après deux lectures. J’ai aimé ce bouquin d’abord parce qu’il a un côté « déviant », mais surtout parce que dans mon esprit le personnage principal avait la tête de Patrick et que ce ne sont pas les pérégrinations de Lapin-le-personnage que je lisais mais bien celles de Lapin-Patrick-mon-collègue-de-bureau. D’ailleurs sur pas mal de points l’auteur est proche de son personnage : même façon de causer, même façon d’être, même comportement asocial, le prototype même du mec qu’on classe du côté des connards superficiels et arrogants tant qu’on n’a pas appris un minimum à le connaître. Le genre de personne qui se fait un point d’honneur à se faire passer pour quelqu’un de détestable rien que pour voir qui a les couilles et l’intelligence d’aller voir au-delà des apparences. (Au passage, puisque j’apprécie le sieur Day, je réalise que ce que je viens d’écrire là fait de moi au choix : un type couillu et intelligent ou un connard comme Patrick ! ben merde alors…)

Bref, Lapin m’a fait marrer mais je suis conscient que ce ne sera peut-être pas le cas de tout le monde. Je ne sais pas si ça fait le même effet quand on ne connaît pas l’auteur… en tout cas moi j’adhère et je soutiens Lapin dans sa quête ! (non, n’insistez pas, je ne vous ferai pas le coup du bégaiement sur le dernier mot.)


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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 07:45
Second livre prêté par Delphine-qui-n’a-toujours-pas-vu-Deadwood, L’Enchanteur de Barjavel m’aura laissé beaucoup plus sur ma faim que le précédent. Petite explication préalable au choix du livre : Barjavel étant un écrivain que Delphine apprécie particulièrement, et n’ayant pour ma part jamais rien lu de cet auteur, je lui demandai donc de m’indiquer celui qu’elle voudrait pour me faire découvrir son œuvre. Et elle a choisi pour moi L’Enchanteur.

L’Enchanteur, ce n’est ni plus ni moins que la légende du roi Arthur et de ses Chevaliers de la Table Ronde à la sauce Barjavel. Et c’est bien là tout le problème… évidemment elle ne pouvait pas le savoir, mais tout ce qui touche les légendes celtiques, le petit peuple de la forêt, les druides, les fées et les chevaliers qui luttent contre des magiciens ce n’est pas, mais alors pas du tout mon truc. L’Heroic Fantasy de manière générale d’ailleurs ne m’a jamais trop accroché (bon d’accord, je ne dis pas : la trilogie du Seigneur des Anneaux au cinéma ou Schwarzy en Conan le barbare j’ai aimé, mais vous ne me verrez pas me farder l’intégrale de JRR Tolkien pour autant !). Et là, manque de bol, l’Enchanteur ça n’est que ça du début à la fin. Et même sans prendre en considération le contexte arthurien, ce que nous conte Barjavel n’est pas très palpitant, pour tout dire je me suis plutôt ennuyé à la lecture.

Le point positif, c’est le découpage du récit en courts chapitres, ce qui fluidifie le tout. Dès lors on peut s’arrêter assez souvent sans perdre le fil de l’histoire pour autant. Mais bon, ça n’ajoute pas à l’intérêt du récit pour autant.

Donc voilà, je dois bien le dire, je n’ai pas aimé ce bouquin, et du coup ça a un peu calmé mon enthousiasme à découvrir d’autres œuvres de cet auteur pourtant reconnu comme un des incontournables de la littérature française contemporaine.

Désolé Delphine, j’aurais dû te dire que j’étais un peu hermétique au thème du livre…

237 enchanteur
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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 07:32
Voici maintenant une année que j’ai décidé de lire davantage. Non pas que je n’en eut plus le goût auparavant, mais au fil des années ma bibliothèque se remplissait quasi-exclusivement de bandes-dessinées… au point que je ne trouvais plus de temps à accorder à la lecture de romans.
Or, tout le monde le sait, lire des BD à longueur de temps ça ne fait pas très sérieux et rend analphabêbète (ironie inside). J’ai donc trouvé qu’il était temps de ralentir ma cadence de lecture de BD (qui du coup s’amoncellent en attente d’être lues) pour remettre un peu plus de romans à mon régime littéraire.

Premier problème dès lors : par quoi commencer ?
Heureusement pour moi, j’ai dans mon entourage beaucoup de lecteurs assidus qui me conseillent souvent des bouquins. Et parmi eux il y a Delphine qui m’avait prêté deux livres depuis plusieurs mois sans qu’à ma grande honte je n’avais trouvé le temps de m’y plonger (ce qu’elle a en représailles compensé en n’arrivant pas à s’attaquer au coffret de la saison 1 de Deadwood que je lui avais échangé contre ses livres, ne sachant pas ce qu’elle ratait là la pauvresse !). J’ai donc décidé de commencer par là.

Pourquoi j’ai mangé mon père est un petit roman assez court qui date de 1960 et que j’ai vraiment lu avec bonheur. L’auteur britannique Roy Lewis nous plonge dans la vie d’une « famille » néanderthalienne (au sens de l’époque : le mâle dominant, ses femelles et leurs petits) et nous fait partager leurs préoccupations quotidiennes axées au départ autour de deux idées principales : manger et ne pas être mangés. De ce point de vue il faut bien dire que le bouquin de Roy Lewis est bourré d’informations sur le sujet et on apprend au fil des pages beaucoup de choses sur ce que devait être les conditions de vie de ces hominidés encore au balbutiement de l’évolution humaine. Mais là où n’importe quel préhistorien aurait pu nous débiter tout son flot de connaissances d’une manière scolaire, l’auteur choisit de le faire par un biais assez inattendu, celui de l’humour et de l’autodérision.
Ses personnages sont en total décalage avec leur temps. Ou plutôt leurs pensées et leurs réflexions le sont, car dans les faits et les agissements ils restent tout à fait raccord avec leur époque. Par exemple, Roy Lewis fait s’exprimer ses protagonistes, et en particulier le mâle dominant prénommé Édouard, érudit et scientifique dans l’âme, dans un langage très châtié, usant d’un vocabulaire soutenu et partant dans de grandes considérations théoriques, philosophiques, scientifiques voire parfois même humanistes selon l’envie. Édouard lui-même d’ailleurs se plaignant et pestant de n’avoir qu’une centaine de mots à sa disposition dans son proto-langage à base de grognements et de cris pour se faire comprendre !!
Ce décalage culturel, bien que potentiellement très casse-gueule, passe en fin de compte admirablement bien et s’avère un pari réussi. Non content d’apprendre des tas de choses au lecteur sur la vie au pléistocène moyen de nos lointains ancêtres, le bouquin est aussi très drôle et parsemé de nombreuses scènes et réflexions hilarantes au second degré. Bien sûr l’auteur se permettra quelques raccourcis dans le temps et condensera sur cette famille préhistorique des faits et découvertes qui auront pris plusieurs millénaires aux pré-hommes en réalité, mais c’est avec un réel plaisir qu’on suit les pérégrinations néanderthaliennes qui passent de l’apprentissage de la maîtrise du feu à la chasse améliorée, la conquête de nouveaux espaces, la découverte de l’amour (et le début des problèmes NdS), l’invention de nouveaux outils, la cuisson des aliments, les prémisses de l’art pictural et jusqu’au questionnement sur la mort et l’au-delà…

Alors si vous aussi vous désirez découvrir qu’en – 450 000 avant JC, la plus belle preuve d’amour était de poursuivre une jeune femelle d’un clan voisin pour l’assommer à grand coup de massue avant de l’enlever à tout jamais et lui faire une dizaine de marmots dont la moitié iront nourrir les hyènes du coin, lisez Pourquoi j’ai mangé mon père, vous ne serez pas déçus !!

236 pourquoi mange mon pere
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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 07:14


Ce n’était pas de la lassitude, ni de la fainéantise. Ça n’était pas une perte d’intérêt et non, je ne suis pas tombé dans un trou de mémoire…

Il est des silences nécessaires.
On ne les choisit pas forcément, ils s’imposent.

Le mien a été long. Plus de deux ans. À vrai dire je me demande toujours s’il ne devrait pas durer encore un an ou deux, mais bon, voilà. Il faut savoir parfois bouger pour ne pas totalement se figer.

Écrire ainsi, partager ses idées, c’est aussi en quelque sorte s’exposer, même partiellement. Pour le faire il faut une dose de confiance en soi, et peut-être aussi une part de prétention pour oser croire que ce qu’on a à dire puisse intéresser quelqu’un d’autre ; aujourd’hui je manque de l’une comme de l’autre. Mais c’est aussi une façon de ne pas se refermer entièrement sur soi. De combler certains vides, tant bien que mal, d’exister.


Alors je ne promets rien, mais je vais essayer de ré-alimenter un peu ce blog. On verra bien.

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 16:21
234-Nathan-miroir
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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 10:41
L’année 2007 a été certainement l’une des années où l’on a le plus pris conscience de l’état d’urgence écologique dans lequel se trouve notre planète… Cela fait maintenant bien longtemps que le message est véhiculé par quelques uns mais pour on ne sait quelle raison exactement, il est enfin pris au sérieux par la majorité d’entre nous. Les farfelus d’il y a une quinzaines d’années qui annonçaient le réchauffement climatique, la fonte des glaces ou encore la raréfaction des poissons dans les océans ont vu leurs avertissements enfin reconnus comme légitimes.
Quand il y a à peine une demi-douzaine d’années des « experts » mettaient encore en doute le lien entre la pollution atmosphérique due à l’homme et le réchauffement de la planète, on assiste aujourd’hui à un revirement de situation espérons-le salvateur, tout au moins la prise de conscience semble-t-elle se généraliser.

Notre planète vue de l'espace : belle et fragile...
Cette tendance à remettre l’écologie en avant se manifeste entre autres par la production de films documentaires par l’intermédiaire desquels l’humanité est mise face à ses responsabilités. C’est clairement l’objectif de films tels que Une Vérité qui Dérange de Al Gore par exemple. Plus contemplatif, un peu moins alarmiste dans le discours, Un Jour sur Terre de Alastair Fothergill et Mark Linfield est un documentaire germano-britannique d’une qualité rare qui aura nécessité 5 années de production avant d’arriver sur les écrans.

Les mastodontes des mers engloutissent des milliers de kilomètres à la nage lors de leur migration...
Le concept en est assez simple : le film débute au Pôle Nord et entraîne le spectateur au cours d’un voyage qui va le faire traverser les latitudes du Nord au Sud, découvrant ainsi toute une variété de climats, de territoires, de végétations, d’environnements et d’animaux, et formant un tableau magnifique de notre planète. Car c’est la très grande force de ce film : les images sont tout bonnement superbes, réellement exceptionnelles de beauté. La nature y est montrée dans toute sa simplicité mais également dans toute sa majesté, tour à tour touchante, drôle, cruelle, étonnante, impressionnante…

Après la sécheresse vient le temps de la baignade pour les éléphants !!
Tourné en caméra Haute Définition, on en prend plein les yeux et vues sur grand écran les images n’en sont que plus fortes encore… depuis l’ours polaire qui peine à trouver sa pitance jusqu’à l’éléphanteau qui combat de toutes ses forces pour survivre au soleil et aux tempêtes de sable en passant par la parade amoureuse de l’oiseau de paradis, le ballet majestueux des espadons qui se font un festin de poissons, la migration de la baleine et de son baleineau ou encore le survol de l’Himalaya par les oies sauvages… Le film regorge d’images toutes plus sublimes les unes que les autres, certaines dures d’autres plus tendres, mais toutes marquantes.

L'oiseau de paradis sait faire ce qu'il faut pour plaire à sa dame...
Le spectacle est au rendez-vous de chaque séquence et on ressort de ce film avec la démonstration magistrale que notre planète abrite un nombre incroyable de merveilles. Et c’est là qu’est le paradoxe du film : j’en suis personnellement ressorti heureux d’avoir vu d’aussi somptueuses images mais aussi assez déprimé par l’envers de la médaille, cette impression affreuse que tout ceci n’en a plus pour longtemps. Et le commentaire des réalisateurs au cours d’une interview qu’ils ont donnée est éloquent, s’ils sont très fiers de ces images qu’ils ont mis des années à tourner, ils disent également que d’ici quelques années (et ils entendent par là « entre 10 et 20 ans ») ils n’auraient tout bonnement plus pu faire un tel film. Qu’à très courte échéance des scènes complètes montrées dans leur documentaires ne pourront plus être filmées car elles auront simplement cessé d’exister. Le constat est amer mais indiscutable : notre planète est aussi belle qu’elle est fragile.

Beau, majestueux, fort... et si fragile pourtant.
La voix-off du film (en français les commentaires sont dits par la chanteuse Anggun en VO par Patrick Stewart) n’est jamais défaitiste ou exagérément grave, mais je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que pour la plupart des espèces ou des paysages montrés au cours du documentaire la fin était proche, et que c’était déjà cuit, que l’on fasse ce genre de films de mise en garde ou non. Et ça, tout somptueux que le film soit, ça fout un peu le bourdon faut bien le dire…

La très belle affiche française du film.
Les photos sont issues du site officiel que je vous engage à aller visiter : www.loveearth.com/fr/film
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