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  • : Moleskine et Moi
  • : de la Pop Culture, un peu d'actualité, pastafarismes et autres petites choses...
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Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !

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Série(s) en cours

 

12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 07:32
Voici maintenant une année que j’ai décidé de lire davantage. Non pas que je n’en eut plus le goût auparavant, mais au fil des années ma bibliothèque se remplissait quasi-exclusivement de bandes-dessinées… au point que je ne trouvais plus de temps à accorder à la lecture de romans.
Or, tout le monde le sait, lire des BD à longueur de temps ça ne fait pas très sérieux et rend analphabêbète (ironie inside). J’ai donc trouvé qu’il était temps de ralentir ma cadence de lecture de BD (qui du coup s’amoncellent en attente d’être lues) pour remettre un peu plus de romans à mon régime littéraire.

Premier problème dès lors : par quoi commencer ?
Heureusement pour moi, j’ai dans mon entourage beaucoup de lecteurs assidus qui me conseillent souvent des bouquins. Et parmi eux il y a Delphine qui m’avait prêté deux livres depuis plusieurs mois sans qu’à ma grande honte je n’avais trouvé le temps de m’y plonger (ce qu’elle a en représailles compensé en n’arrivant pas à s’attaquer au coffret de la saison 1 de Deadwood que je lui avais échangé contre ses livres, ne sachant pas ce qu’elle ratait là la pauvresse !). J’ai donc décidé de commencer par là.

Pourquoi j’ai mangé mon père est un petit roman assez court qui date de 1960 et que j’ai vraiment lu avec bonheur. L’auteur britannique Roy Lewis nous plonge dans la vie d’une « famille » néanderthalienne (au sens de l’époque : le mâle dominant, ses femelles et leurs petits) et nous fait partager leurs préoccupations quotidiennes axées au départ autour de deux idées principales : manger et ne pas être mangés. De ce point de vue il faut bien dire que le bouquin de Roy Lewis est bourré d’informations sur le sujet et on apprend au fil des pages beaucoup de choses sur ce que devait être les conditions de vie de ces hominidés encore au balbutiement de l’évolution humaine. Mais là où n’importe quel préhistorien aurait pu nous débiter tout son flot de connaissances d’une manière scolaire, l’auteur choisit de le faire par un biais assez inattendu, celui de l’humour et de l’autodérision.
Ses personnages sont en total décalage avec leur temps. Ou plutôt leurs pensées et leurs réflexions le sont, car dans les faits et les agissements ils restent tout à fait raccord avec leur époque. Par exemple, Roy Lewis fait s’exprimer ses protagonistes, et en particulier le mâle dominant prénommé Édouard, érudit et scientifique dans l’âme, dans un langage très châtié, usant d’un vocabulaire soutenu et partant dans de grandes considérations théoriques, philosophiques, scientifiques voire parfois même humanistes selon l’envie. Édouard lui-même d’ailleurs se plaignant et pestant de n’avoir qu’une centaine de mots à sa disposition dans son proto-langage à base de grognements et de cris pour se faire comprendre !!
Ce décalage culturel, bien que potentiellement très casse-gueule, passe en fin de compte admirablement bien et s’avère un pari réussi. Non content d’apprendre des tas de choses au lecteur sur la vie au pléistocène moyen de nos lointains ancêtres, le bouquin est aussi très drôle et parsemé de nombreuses scènes et réflexions hilarantes au second degré. Bien sûr l’auteur se permettra quelques raccourcis dans le temps et condensera sur cette famille préhistorique des faits et découvertes qui auront pris plusieurs millénaires aux pré-hommes en réalité, mais c’est avec un réel plaisir qu’on suit les pérégrinations néanderthaliennes qui passent de l’apprentissage de la maîtrise du feu à la chasse améliorée, la conquête de nouveaux espaces, la découverte de l’amour (et le début des problèmes NdS), l’invention de nouveaux outils, la cuisson des aliments, les prémisses de l’art pictural et jusqu’au questionnement sur la mort et l’au-delà…

Alors si vous aussi vous désirez découvrir qu’en – 450 000 avant JC, la plus belle preuve d’amour était de poursuivre une jeune femelle d’un clan voisin pour l’assommer à grand coup de massue avant de l’enlever à tout jamais et lui faire une dizaine de marmots dont la moitié iront nourrir les hyènes du coin, lisez Pourquoi j’ai mangé mon père, vous ne serez pas déçus !!

236 pourquoi mange mon pere
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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 07:14


Ce n’était pas de la lassitude, ni de la fainéantise. Ça n’était pas une perte d’intérêt et non, je ne suis pas tombé dans un trou de mémoire…

Il est des silences nécessaires.
On ne les choisit pas forcément, ils s’imposent.

Le mien a été long. Plus de deux ans. À vrai dire je me demande toujours s’il ne devrait pas durer encore un an ou deux, mais bon, voilà. Il faut savoir parfois bouger pour ne pas totalement se figer.

Écrire ainsi, partager ses idées, c’est aussi en quelque sorte s’exposer, même partiellement. Pour le faire il faut une dose de confiance en soi, et peut-être aussi une part de prétention pour oser croire que ce qu’on a à dire puisse intéresser quelqu’un d’autre ; aujourd’hui je manque de l’une comme de l’autre. Mais c’est aussi une façon de ne pas se refermer entièrement sur soi. De combler certains vides, tant bien que mal, d’exister.


Alors je ne promets rien, mais je vais essayer de ré-alimenter un peu ce blog. On verra bien.

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 16:21
234-Nathan-miroir
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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 10:41
L’année 2007 a été certainement l’une des années où l’on a le plus pris conscience de l’état d’urgence écologique dans lequel se trouve notre planète… Cela fait maintenant bien longtemps que le message est véhiculé par quelques uns mais pour on ne sait quelle raison exactement, il est enfin pris au sérieux par la majorité d’entre nous. Les farfelus d’il y a une quinzaines d’années qui annonçaient le réchauffement climatique, la fonte des glaces ou encore la raréfaction des poissons dans les océans ont vu leurs avertissements enfin reconnus comme légitimes.
Quand il y a à peine une demi-douzaine d’années des « experts » mettaient encore en doute le lien entre la pollution atmosphérique due à l’homme et le réchauffement de la planète, on assiste aujourd’hui à un revirement de situation espérons-le salvateur, tout au moins la prise de conscience semble-t-elle se généraliser.

Notre planète vue de l'espace : belle et fragile...
Cette tendance à remettre l’écologie en avant se manifeste entre autres par la production de films documentaires par l’intermédiaire desquels l’humanité est mise face à ses responsabilités. C’est clairement l’objectif de films tels que Une Vérité qui Dérange de Al Gore par exemple. Plus contemplatif, un peu moins alarmiste dans le discours, Un Jour sur Terre de Alastair Fothergill et Mark Linfield est un documentaire germano-britannique d’une qualité rare qui aura nécessité 5 années de production avant d’arriver sur les écrans.

Les mastodontes des mers engloutissent des milliers de kilomètres à la nage lors de leur migration...
Le concept en est assez simple : le film débute au Pôle Nord et entraîne le spectateur au cours d’un voyage qui va le faire traverser les latitudes du Nord au Sud, découvrant ainsi toute une variété de climats, de territoires, de végétations, d’environnements et d’animaux, et formant un tableau magnifique de notre planète. Car c’est la très grande force de ce film : les images sont tout bonnement superbes, réellement exceptionnelles de beauté. La nature y est montrée dans toute sa simplicité mais également dans toute sa majesté, tour à tour touchante, drôle, cruelle, étonnante, impressionnante…

Après la sécheresse vient le temps de la baignade pour les éléphants !!
Tourné en caméra Haute Définition, on en prend plein les yeux et vues sur grand écran les images n’en sont que plus fortes encore… depuis l’ours polaire qui peine à trouver sa pitance jusqu’à l’éléphanteau qui combat de toutes ses forces pour survivre au soleil et aux tempêtes de sable en passant par la parade amoureuse de l’oiseau de paradis, le ballet majestueux des espadons qui se font un festin de poissons, la migration de la baleine et de son baleineau ou encore le survol de l’Himalaya par les oies sauvages… Le film regorge d’images toutes plus sublimes les unes que les autres, certaines dures d’autres plus tendres, mais toutes marquantes.

L'oiseau de paradis sait faire ce qu'il faut pour plaire à sa dame...
Le spectacle est au rendez-vous de chaque séquence et on ressort de ce film avec la démonstration magistrale que notre planète abrite un nombre incroyable de merveilles. Et c’est là qu’est le paradoxe du film : j’en suis personnellement ressorti heureux d’avoir vu d’aussi somptueuses images mais aussi assez déprimé par l’envers de la médaille, cette impression affreuse que tout ceci n’en a plus pour longtemps. Et le commentaire des réalisateurs au cours d’une interview qu’ils ont donnée est éloquent, s’ils sont très fiers de ces images qu’ils ont mis des années à tourner, ils disent également que d’ici quelques années (et ils entendent par là « entre 10 et 20 ans ») ils n’auraient tout bonnement plus pu faire un tel film. Qu’à très courte échéance des scènes complètes montrées dans leur documentaires ne pourront plus être filmées car elles auront simplement cessé d’exister. Le constat est amer mais indiscutable : notre planète est aussi belle qu’elle est fragile.

Beau, majestueux, fort... et si fragile pourtant.
La voix-off du film (en français les commentaires sont dits par la chanteuse Anggun en VO par Patrick Stewart) n’est jamais défaitiste ou exagérément grave, mais je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que pour la plupart des espèces ou des paysages montrés au cours du documentaire la fin était proche, et que c’était déjà cuit, que l’on fasse ce genre de films de mise en garde ou non. Et ça, tout somptueux que le film soit, ça fout un peu le bourdon faut bien le dire…

La très belle affiche française du film.
Les photos sont issues du site officiel que je vous engage à aller visiter : www.loveearth.com/fr/film
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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 07:56
Dans la grande série des idées modernes et cool, limite philosophie de vie, sur lesquelles je ne peux m’empêcher de donner mon avis de chieur bien que personne ne me l’ait demandé, il y en a une qui me gonfle sévère. Alors comme je suis d’humeur à tailler des costards, aujourd’hui ce sera pour sa poire.

Je pense à l’idée assez répandue et plutôt séduisante qui se résume par la phrase : « tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort ». Quand on y réfléchit un peu on se rend compte que ce truc est d’une insondable connerie tant c’est non seulement cliché mais surtout faux.

Autant que je me souvienne, c’est un crédo que j’ai commencé à entendre adolescent. En peu de temps c’est devenu cool et à la mode de dire et de penser ça. Puis, lors de mon service militaire c’était mon sergent instructeur qui n’avait plus que cette phrase à la bouche, comme s’il essayait de se convaincre lui-même que cette idée choc qui se battait en duel avec ses deux neurones solitaires suffirait à le faire passer pour quelqu’un d’intelligent.
Avez-vous remarqué d’ailleurs que souvent les bas-de-plafond ont des tics de langage ou des expressions imagées et toutes faites qu’ils répètent à l’envie, juste parce qu’elles ont de l’impact, de la gueule, et que ça donne l’illusion d’un esprit brillant ? Bon je m’éloigne du sujet le temps d’une parenthèse… Le neuneu de base sait faire d’une ou deux idées phares qui l’auront ébloui toute une philosophie de vie. Pas fous et fins psychologues, les publicitaires et les politiques en usent et en abusent d’ailleurs, le fameux et fumeux  « travailler plus pour gagner plus » en est l’exemple le plus puissant (et gonflant) de ces dernières années soit dit en passant… Une bonne sonorité qui flatte l’oreille, des mots simples qui cachent (supposément) une idée qui fait réfléchir et se veut un tant soit peu subtile et le tour est joué : le badaud tout fier d’avoir finement saisi le sens profond et définitif de la phrase se sent intelligent, supérieur et par conséquent satisfait de son propre génie. Dès lors, plus la peine d’y penser plus avant, on est au top et on peut mettre son cerveau en pause, il l’aura bien mérité.

Oui mais non.
Dans le cas précis de cette phrase tout droit sorti d’un discours du premier (rayez les mentions inutiles) John WayneJohn McLaneJohn Locke (celui de Lost !) – John RamboJohn Sarkozy venu (et pourtant il y en a 4 sur 5 qui m’ont donné de sacrées belles émotions ciné-cathodiques pour lesquelles je leur serai éternellement reconnaissant), on est en présence d’un bel attrape-nigaud.

Bien sûr que l’idée est plaisante. Parce que c’est le genre de truc passe-partout qu’on peut servir à tout le monde et dans n’importe quelle circonstance plus ou moins difficile. Ça donne une image positive aux pires emmerdes, ça console à défaut de guérir, ça promet des jours meilleurs, bref ça met en avant qu’on peut toujours s’en sortir, même des difficultés les plus terribles et qu’on en tirera forcément quelque chose de bien. Et c’est bien pour ça que c’est séduisant comme idée. Sauf que malheureusement, c’est faux. Quand on souffre, que ce soit physiquement ou plus particulièrement moralement, psychologiquement (parce que de nos jours on a quand même plus souvent le moral en berne que les doigts de pieds bouffés par la gangrène hein…), plus le mal est profond, plus on s’en prend dans la tronche, plus on est malheureux, plus on est blessé… et bien plus on se fragilise.
Désolé de le dire, mais la souffrance n’agit pas comme un vaccin qui crée une petite réaction désagréable et momentanée avant de nous mettre à l’abri du mal. La souffrance, quelle que soit sa nature, laisse des traces et vous fragilise l’esprit alors qu’on se plaît à croire qu’elle le fortifie. Une rupture, un décès, une dispute, des regrets, ce sont toujours des choses négatives pour l’esprit. On en ressort amoindri, jamais grandi. Et quand enfin on émerge (si on émerge) du brouillard glacé où ce genre d’aléa de la vie nous plonge, ce n’est certainement pas plus fort qu’avant, bien au contraire. On a usé tant de forces à sortir de cet état que la moindre pichenette, le moindre petit malheur supplémentaire vous fait basculer encore plus vite et plus gravement dans la douleur. Parce que la douleur on peut arriver à l’oublier, la mettre de côté, la surmonter, mais on ne l’efface pas. La douleur s’accumule, c’est juste notre seuil de tolérance qui en prend lentement la mesure par ce réflexe étonnant qu’on appelle l’instinct de survie. Mais rajoutez-en une petite couche et vous re-basculerez encore plus fort dans les difficultés et le mal-être. Le froid vous glacera encore plus que la première fois, la douleur sera encore plus intense, le mal viendra bien plus facilement à bout de votre résistance. Comme le cancer qui récidive après un temps de rémission. Comme l’alcoolique à jeun depuis des années qui voit tous ses efforts réduits à néant à la moindre goutte de vodka ingérée.

L’impression qu’on a d’être bien après avoir été mal n’est pas un regain de force, ne vous méprenez pas là-dessus. Nos plaies finissent par être pansées mais rarement refermées. Ce que vous croyez avoir gagné en résistance est souvent un leurre : c’est le soulagement de moins souffrir qui fait cet effet. Mais souvent au mieux s’agit-il d’un répit.

Alors même si Bruce Willis en a fait le titre d’un de ces albums (If it don’t kill You, it just makes You stronger, pas si mal d’ailleurs quoiqu’un peu brouillon par moment), « Tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort » c’est joli, mais c’est malheureusement inexact. « Tout ce qui ne vous tue pas… vous tuera peut-être la prochaine fois », voilà qui me paraît plus réaliste à défaut d’être optimiste. Du moins est-ce là ma vision des choses, que bien entendu je ne cherche à imposer à personne ça va de soi, comme il n’était pas non plus mon intention de casser votre moral à vous qui lisez ceci. Et toutes mes excuses si je l’ai malmené…

Bruce Willis sait chanter également...
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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 00:47
Avec La Vengeance dans la Peau, voici le troisième film du tryptique consacré à l’agent secret qui a pour initiales J.B. Non, il ne s’agit pas du so british James Bond, ni du toujours pressé Jack Bauer, mais de Jason Bourne, héros créé par le romancier américain Robert Ludlum. Jason Bourne (Matt Damon) est un agent de la CIA sur-entraîné, une arme létale des plus dangereuses, capable de se fondre dans n’importe quel environnement et auquel on confie les missions les plus extrêmes. Enrôlé dans le programme top-secret Treadstone permettant à la CIA de commander à distance des assassinats politiques, Jason Bourne va perdre la mémoire au cours d’une de ses missions. Livré à lui même, handicapé par son amnésie mais encore doté de tous ses réflexes de tueur et de tout son savoir-faire d’agent spécial, il va devoir lentement remonter la piste de son passé pour découvrir qui il est réellement. Devenu un électron libre gênant, ses anciens supérieurs n’auront de cesse de tenter de l’éliminer une bonne fois pour toutes…

Jason Bourne, ou Matt Damon au top de sa forme physique.
C’était le point de départ du premier film, La Mémoire dans la Peau à la fin duquel Bourne arrivait à disparaître en compagnie de sa compagne Marie (interprétée par l’allemande Franka Potente). Dans le second volet, La Mort dans la Peau, ils étaient repérés en Inde par des tueurs agissant secrètement pour d’obscurs dirigeants de la CIA. Après l’assassinat de Marie, Bourne s’était lancé à la poursuite de son ancien chef avant de disparaître à nouveau dans la nature. On retrouve donc dans ce troisième film Jason Bourne aux prises avec ses anciens commanditaires qui ont décidé de l’éliminer pour de bon dans le cadre du programme Blackbriar, une évolution du projet Treadstone dont il est l’un des derniers survivants et à ce titre, une menace pour ce qu’il est supposé savoir d’embarrassant… Bourne va être au centre d’une course-poursuite au cours de laquelle il sera tour à tour chasseur et chassé.

Le trop rare Scott Glenn
Autant dire que le scénario est assez dense, les rapports entre les personnages et leurs motivations officielles et/ou officieuses rendent bien compte de la complexité de certains enjeux, faisant de la CIA un véritable nid de vipères où hiérarchie et intérêts personnels entrent parfois en conflit… On retrouve parmi les personnages récurrents l’agent Pamela Landy (Joan Allen) qui enquête sur Bourne et Treadstone avec pour ferme intention de clarifier la situation et remettre de l’ordre dans les affaires parfois bien sombres fomentées à Langley. Il y a également Nicky (Julia Stiles), ancienne collaboratrice et informatrice de Bourne du temps du programme Treadstone. Le casting s’enrichit sur ce troisième film de l’excellent David Strathairn dans le rôle de Noah Vosen et du toujours impeccable Scott Glenn dans le rôle de Erza Kramer, les supérieurs de Pamela Landy. À noter également la prestation de Edgar Ramirez alias l’implacable tueur Paz lancé sur les traces de Bourne.

Nicky sera d'une aide précieuse pour Jason...
Encore une fois derrière la caméra, le réalisateur Paul Greengrass reprend son style très personnel et assez peu conventionnel pour un film hollywoodien de cette envergure. Il filme souvent caméra à l’épaule, en plans serrés, avec des mouvements de caméra parfois assez chaotiques pour insuffler encore plus de réalisme à l’action. La lumière est froide, l’image parfois granuleuse, bref Greengrass travaille sa mise en scène et reste dans l’esprit de ce qu’il avait fait dans le second volet de la trilogie. J’avoue que je ne suis pas fan de ce genre d’images, bien que je lui concède que cela donne une véritable personnalité forte au film et sert de manière générale plutôt bien le propos. Mais à trop vouloir bousculer les habitudes de spectateur de film aux images léchées et glamour telles que celles des aventures de James Bond, Greengrass tombe un peu dans l’excès inverse. Privilégier le réalisme c’est bien, que l’on ne comprenne plus ce qu’il se passe à l’écran par moment, ça l’est moins. Et c’est malheureusement une des choses qu’on peut reprocher au film. Cela étant les conditions de visionnage influent beaucoup. Avant d’aller voir La Vengeance dans la Peau j’avais regardé la veille le précédent film de la série à la télévision, pour bien me replonger dans l’histoire. Et j’avoue que de regarder le film sur un écran de télé a été bien plus agréable visuellement que cela ne l’avait été lorsque je l’avais vu au cinéma. Autrement dit l’inconfort était bien moindre, presque gommé, sur petit que sur grand écran pour La Mort dans la Peau, il en sera donc peut-être de même pour La Vengeance dans la Peau

David Straithairn alias Noah Vosen, règle les opérations de traque de Bourne à Langley
De façon plus générale, la trilogie Bourne reste un objet hollywoodien assez peu commun, qui casse les codes graphiques habituels des films d’espionnage et qui est d’une indéniable qualité. Bon, pas de quoi s’en relever la nuit non plus pour y repenser, mais ça fait partie de ces films bien faits, qui ne nous prennent pas pour des imbéciles et qui ont en eux une vraie authenticité. Alors je ne sais pas si j’irai voir le prochain (car Matt Damon n’exclut pas de signer à nouveau sur la franchise Jason Bourne) mais avec ce troisième film la boucle entamée lors du premier est bouclée, et laisse plutôt sur une bonne impression.

L'affiche assez réussie tout en étant clasique du film.
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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 00:00
Cet été est sorti en catimini sur les écrans un petit thriller tout ce qu’il y a de plus classique, fonctionnant sur un canevas on ne peut plus simple et commun.

 Amy et David Fox (Kate Beckinsale et Luke Wilson) forment un couple tout proche de la rupture. Sur la route depuis toute la journée, ils sont contraints de s’arrêter dans un coin paumé pour la nuit. Heureusement pour eux, il y a un motel tout près de l’endroit où leur voiture tombe en panne. Heureusement ?… pas si sûr…
Outre le fait que le motel en question soit miteux, son gérant (Frank Whaley) est un type à l’air bizarre… Quand David tombe sur une cassette vidéo où l’on voit des meurtres commis dans la chambre même qu’ils occupent pour la nuit les choses se confirment : l’endroit est plus que malsain. Amy et David ont toutes les chances de devenir les prochaines victimes des snuff movies que le gérant tourne dans son motel avec quelques compères aussi déjantés que lui. Barricadés dans leur chambre, ils vont tenter de faire face à leurs assaillants…

Il a vraiment un truc de louche ce motel...
Comme je le disais, rien d’extravagant dans le propos du film : un couple est pris au piège dans un motel et doit survivre aux assauts de quelques timbrés du fin fond de la campagne américaine. Il est clair que le film ne cherche pas à jouer sur l’originalité, et son jeune réalisateur Nimrod Antal récite avec soin sa leçon en nous servant un concentré qu’on dirait tout droit sorti du manuel du bon petit thriller horrifique des familles. Autrement dit classique mais efficace. On y retrouve les ficelles habituelles mais bien exploitées, quelques scènes anxiogènes plus ou moins réussies, des solutions désespérés, des victimes qui se rebellent, un dénouement attendu. Mais si le film ne brille pas par son exubérance, il n’est pas pour autant ennuyeux. Court (même pas 1h30), assez nerveux, on est bien dans l’histoire et l’action ne laisse pas le spectateur sortir du film. Bref on a là un film honnête, modeste et réaliste, qui ne prétend pas jouer dans la cour des grands, loin des promesses racoleuses d’un Hostel au patronyme proche et à la réputation bien surévaluée par rapport à sa qualité réelle.

Motel : un film où on regarde par là fenêtre !
Au point même qu’on se demande si le film avait une chance de faire une carrière au cinéma. En tout cas le réalisateur prouve qu’il a de bonnes bases, et qu’il est capable de fournir un travail sérieux et appliqué qui répond au cahier des charges du film de genre. Les comédiens quant à eux jouent juste et n’en font pas des tonnes ce qui est toujours appréciable tant ça peut être un travers facile dans ce genre de film.

... et pas que par les fenêtres !
Alors si vous vous retrouvez un soir, toutes lumières éteintes, seul devant votre écran de télé, Motel peut faire son petit effet. Sans prétention mais efficace, le film fera un parfait dvd à louer pour vos soirées d’hiver.

L'affiche du film.
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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 10:28

« La cancoillotte me manque. »

Laure Amourette, Miss Franche-Comté et fine-gourmette.
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23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 11:28
Vous me connaissez, je suis un grand amateur de super-héros, et j’avoue que depuis quelques années je suis particulièrement gâté car ces derniers sont très à la mode et donnent lieu à toute une tripotée d’adaptations au cinéma. Enfin « gâté » c’est peut-être vite dit parce que pour un Spider-Man ou un Superman Returns exceptionnels dans l’année, vous avez droit aussi à des trucs aussi insipides et ratés que Ghost Rider ou Elektra.

Toujours est-il que cette année, l’événement de l’été chez les super-héros sur grand écran c’était la suite de la franchise des Quatre Fantastiques. Non pas que le premier film eut été une telle réussite que la suite attise à ce point les attentes (à vrai dire le premier film des Quatre Fantastiques était clairement orienté film d’action familial et en avait déçu plus d’un car très édulcoré et gentillet), mais la grande attraction de ce second volet c’est l’invité d’honneur qui se joint à l’équipe du Baxter Building : le Surfeur d’Argent himself.

Norrin Radd est le Surfeur D'argent, un être aux pouvoirs immenses...
Le Surfeur d’Argent est un personnage mythique issu de l’imagination du duo non moins mythique Stan Lee / Jack Kirby. Extra-terrestre humanoïde de la planète Zenn-La, Norrin Radd de son vrai nom se sacrifie pour préserver sa planète de Galactus, une entité cosmique sans âge, surnommé le Dévoreur de Mondes (et pour cause : il se nourrit de toute l’énergie d’une planète ne laissant qu’un caillou sans vie après son passage). En échange de la clémence de Galactus pour sa planète natale, Norrin devient le Surfeur d’Argent, un être d’une puissance inouïe pourvu du « pouvoir cosmique » que lui confère son nouveau maître. Sillonnant l’espace infini, il est le héraut de Galactus, chargé de lui trouver ses repas à travers les galaxies et de prévenir les éventuels habitants des planètes-cibles de l’arrivée du dévoreur.

Façonné graphiquement par son créateur Jack Kirby et John Buscema qui sera le dessinateur attitré du comics à ses débuts, le Surfeur est un des personnages fétiches du scénariste Stan Lee qui en fait un héros atypique, mêlant au sein de ses aventures voyages cosmiques, puissance illimitée et réflexions philosophiques sur l’existence, la condition humaine, le bien et le mal.

Son pouvoir cosmique permet au Surfeur de traverser la matière solide comme s'il s'agissait d'un liquide..
Autant dire que l’annonce de sa présence dans le second volet des Quatre Fantastiques a excité l’imagination des fans du personnage et des connaisseurs de l’univers Marvel.
Dans le film, les Fantastiques vont donc être confrontés à cet être tout-puissant venu sur Terre annoncer l’arrivée imminente de Galactus… et le Docteur Fatalis revenu d’entre les morts voit l’arrivée de cet extra-terrestre comme une aubaine, l’occasion inespérée d’acquérir un pouvoir quasi-illimité qui lui permettrait de se venger de l’équipe des Fantastiques qui l’avaient bien ridiculisé dans le précédent film. Mais quand on voit de quelle manière les Quatre Fantastiques se font malmener par le Surfeur, on se demande comment ils pourront parer au danger mille fois supérieur que représente son maître Galactus qui s’apprête à fondre sur la Terre…

Les 4 Fantastiques face au Surfeur : feront-ils le poids ?
Voilà pour le scénario. Simple, concis, mais diablement alléchant. On se dit qu’avec une histoire pareille on va enfin pouvoir admirer les Fantastiques dans toute leur splendeur, parce que avouons-le le premier film nous avait un peu laissés sur notre faim de ce côté là. Et effectivement, les promesses sont tenues ! Toujours à la barre, le réalisateur Tim Story paraît plus à l’aise avec ses personnages et en tire tout le spectaculaire qu’on était en droit d’attendre. Les images sont tout simplement superbes, le Surfeur (interprété par Doug Jones et héritant de la voix caverneuse de Laurence Fishburne) est d’une beauté et d’une majesté sidérantes (un mec à poil sur une planche de surf volante et peint de la tête aux pieds en argent, ça pouvait faire craindre le pire !). Il eut été facile de se planter visuellement et de faire du Surfeur un truc bizarre voire ridicule, mais bien au contraire, le personnage souffre d’un design absolument parfait ! Et les manifestations de ses pouvoirs sont elles aussi plus que soignées : à l’image c’est un vrai régal. À ce titre d’ailleurs la course poursuite aérienne Surfeur d’Argent / Torche est un pur bonheur visuel.

Johnny est le premier des Fantastiques à réussir à approcher le Surfeur... pour son plus grand malheur !
Les Quatre Fantastiques quant à eux sont également bien servis du point de vue des effets spéciaux, et leurs capacités bien mieux exploitées dans ce film que dans le précédent à mon avis. La Chose (Michael Chiklis) est un peu moins mis en avant (normal, le Surfeur lui pique son statut de star du film), la Torche (Chris Evans) reste insupportable mais son pouvoir continue d’émerveiller la rétine, Mr Fantastic (Ioan Gruffudd) est mieux servi que précédemment et passe de faire-valoir à personnage à part entière, il n’y a guère que l’Invisible (Jessica Alba) qui reste assez insipide (je persiste à dire qu’elle est la grosse erreur de casting de cette franchise). Julian McMahon pour sa part en rajoute une couche dans le cabotinage dans le rôle du Docteur Fatalis dont les menaces font pâle figure devant celle que représente le Surfeur et Galactus.
Galactus qui d’ailleurs est peut-être l’une des déceptions du film car… on ne le voit pas autrement que sous la forme d’une espèce de nuage interstellaire menaçant (il y a bien vers la fin la forme caractéristique de son casque que l’on aperçoit, mais c’est plus un clin d’œil aux fans du comics qu’autre chose). Dans les pages des Fantastic Four, Galactus est un personnage immense, de plusieurs centaines de mètres de haut, à l’aspect humanoïde, un géant aux côtés duquel les héros font figure de moucherons. On comprend que de le voir sous la forme d’une nuée de poussière galactique ait pu désappointer voire en décevoir certains. L’explication officieuse est que tout l’investissement en effets spéciaux a été concentré sur le Surfeur d’Argent et qu’il n’y avait plus suffisamment de budget pour matérialiser un Galactus crédible et fidèle à sa version papier. Plus j’y pense et plus je me dis que finalement ce n’est peut-être pas plus mal comme ça. Il valait mieux se concentrer sur le Surfeur pour relever et remporter aussi magnifiquement le défi de sa matérialisation, que de diviser les efforts sur deux personnages (le Surfeur et Galactus) et à l’arrivée être déçu par les deux. On peut certes toujours faire mieux, mais moi j’ai trouvé mon compte dans ce film tel qu’il est.

Chevauchant sa planche cosmique, le Surfeur en jette !
Percutant, beau, spectaculaire, fun voilà à mon sens les qualités du film, le tout soutenu par une bande son très efficace. Et le côté grand-public m’a paru moins gênant que dans le premier film, ce qui me fait considérer ce deuxième épisode comme étant plus réussi et enthousiasmant que le premier de la série. Bref pas un grand film, mais divertissant et répondant parfaitement à son cahier des charges. Je le regarderai à nouveau avec plaisir, juste pour revoir le Surfeur traverser au ralenti des buildings liquéfiés sur un son de cloche glaçant…

L'affiche du film : un peu simpliste...
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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 20:21
Dites donc ça n’arrête pas les scandales et polémiques chez les peoples en ce moment !
En une semaine on a eu Sarko et Carla Bruni, les photos de Laure Manaudou nue qui ont inondé le web, et maintenant des photos « osées » de la toute nouvelle Miss France dans ce magazine de grands reportages qu’est Entrevue.

La couverture qui fait scandale : mon dieu elle a un piercing à la langue !!! elle a surtout des yeux magnifiques...
Et Entrevue de titrer en gros sur sa couverture : « Miss France – les photos trash »… ce qui est à mon avis un titre tout à fait exagéré pour ne pas dire mensonger. Voilà les photos en questions, histoire de juger par vous mêmes :

Attention Valérie t'as renversé ton verre de lait ! Quelle maladroite tu fais...
L'eau ça mouille il paraît...
... et Geneviève préfère les miss sèches !
Non ce n'était pas le radeau de la méduse ce bateau, qu'on se le dise au fond des ports...
Miss France... bronze en t-shirt : shocking !!!
Bon, vraiment pas de quoi fouetter un chat je trouve… et Valérie Bègue, la Miss Réunion couronnée Miss France 2008, n’a pas posé pour le magazine, ce sont selon elle des photos persos, subtilisées, d’il y a quelques années et qui n’étaient pas destinées à la publication.

En attendant Madame de Fontenay a violemment réagi aux photos, demandant à la Miss de démissionner sur le champs. La tata Yoyo raide comme un manche a déclaré offusquée « comme elle est à la Réunion elle n’a qu’à y rester, elle démissionne et elle reste là-bas » (et si toi tu allais plutôt en outre-mer ? genre Terre Adélie ?), ou encore « le monde dans lequel on vit n’est plus le mien » (il est grand temps de s’en rendre compte Geneviève… ) et que si Endemol (la société propriétaire de l’élection Miss France) ne la suivait pas dans cette demande de destitution de la Miss « c’est moi qui n’aurait plus qu’à partir ».
Ce serait peut-être le moment ou jamais de se débarrasser de la mère de Fontenay, personne chez Endemol n’est de mon avis ? Parce qu’entre nous, qui d’entre elle et Miss France est la plus vulgaire ?…

La belle...... la bête
Voilà c’était l’article futile du jour. Mais pour une fois que je trouve une Miss France vraiment belle, fallait bien que j’en touche un mot…
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