Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Moleskine et Moi
  • : de la Pop Culture, un peu d'actualité, pastafarismes et autres petites choses...
  • Contact

Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !

Recherche

Série(s) en cours

 

18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 19:50

Il y a un mois environ se tenait le salon de l’automobile de Genève. Avec quelques potes (Éric, Thibaut, Yannick, Christophe et Delo) nous y avons fait un petit pèlerinage histoire de s’en mettre plein les mirettes, découvrir les dernières nouveautés, s’extasier devant les carrosseries de rêve, entrer et voir de plus près des modèles plus « accessibles ».

Aston Martin Vanquish... arghhhh !
Pour ma part le top du top se nomme depuis toujours Aston Martin et Maserati. Dans les plus « classiques », les stands Porsche, BMW, Volvo ou Alfa Romeo tiennent toujours leurs promesses, de même que Audi, marque symbole à mes yeux de qualité et de fiabilité constantes.

Ma Que Bella Maserati !
Dans les bonnes surprises je retiendrais un stand Hyundai étonnamment réjouissant et le stand d’un blanc immaculé de Fiat (deux marques que je n’affectionne pourtant pas particulièrement pour rester courtois). Et un petit coup de cœur inattendu lui aussi : le Qashqai de Nissan.

Le Qashqai Nissan, prononcez "Kash-Kaï"
Bref, ce fut une journée bien remplie.
Et ce n’est pas Delo qui me contredira sur le fait qu’on y a vu de bien belles choses à ce salon de Genève…


Oh la belle bl....eue ! 

Partager cet article
Repost0
16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 23:16

Mesdemoiselles, mesdames et messieurs, et surtout mesdemoiselles quand même, voici le retour d’un héros hors du commun, du séducteur de ces dames, du playboy au look ravageur, de l’homme à l’humour irrésistible et au charisme immense. L’amour est sa cour de jeu, le sexe est son domaine d’expertise, le charme est son art de vivre. Véritable aimant à femmes, malgré son endurance et son courage quasi sans limite, même lui a parfois du mal à donner satisfaction à toutes celles qui vendraient père et mère pour pouvoir caresser son corps poilu et son crâne dégarni. Ou pas.

L’homme à l’état pur, le mâle dominant dans toute sa splendeur, l’incarnation de la virilité, le bourreau des cœurs revient parmi nous pour le plus grand bonheur de la gente féminine et inspirant respect et envie à tous les hommes qu’il croise. Ou pas.

Lui, c’est Victor Lalouz, et son retour fracassant c’est dans Victor Lalouz T.2 : l’idole des jeunes, écrit et dessiné par Diego Aranega.
Après avoir imposé son style dans le premier album (Victor Lalouz T.1 : En route pour la gloire), le gars Lalouz s’affirme. Son émission de radio sur Smak FM cartonne, son statut de star des ondes se conforte, sa horde de fans grandit et les femmes se pâment à ses pieds. Ou pas.

Victor Lalouz est la star de Smak FM !
Il est temps à présent pour Victor de passer à la vitesse supérieure. Quitter sa mère. Trouver un appart. Vivre une histoire d’amour torride avec la standardiste … ou pas.

Dans ce deuxième tome des aventures rocambolesques de Victor Lalouz, on retrouve Victor et ses potes de la radio, Victor qui écume les agences immobilières, les séances de bras de fer mental de Victor avec son psy, les différentes techniques de séduction de Victor, la papa de Victor qui n’est pas tout à fait celui que l’on pourrait croire…

Toujours aussi drôle, ce deuxième tome confirme la réussite du premier album sorti l’an dernier.
Victor Lalouz c’est bien, lisez-le.

 

Partager cet article
Repost0
13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 15:51

Le réchauffement planétaire fait polémiquer, et alors qu’il y a tout juste quelques années on nous soutenait encore que la preuve indiscutable de la responsabilité de l’homme dans la modification du climat n’était pas faite, aujourd’hui c’est tout l’inverse, puisqu’il ne se passe pas un mois sans qu’une prévision alarmiste ne tombe (plus de poissons dans les océans d’ici 50 ans, la calotte glaciaire qui disparaît comme peau de chagrin, la montée du niveau des mers qui menace à moyen terme de nombreuses îles, des étés caniculaires tous les 3 à 5 ans, le paludisme généralisé en Europe, j’en passe et des meilleures…).

À un tout autre niveau, l’avenir semble également bien morose si l’on se place du point de vue du simple citoyen français. On nous prévient depuis longtemps que pour survivre le pays va devoir procéder à de profondes réformes sociales, économiques et politiques. Ça fait un moment déjà que j’ai fait mon deuil d’une éventuelle retraite à 60 ans, même en ayant commencé à bosser à 21 ans avec une année de service militaire au préalable… De la même manière je ne donne pas cher de la peau de la Sécurité Sociale, du Contrat à Durée Indéterminé, de la Fonction Publique, du pouvoir d’achat… le tout au nom de la sacro-sainte économie de marché, de la rentabilité et des bénéfices des actionnaires.

Bref, tout ça pour dire que rien dans ce qu’on nous promet ne permet de s’extasier objectivement sur les perspectives d’avenir à moyen et long terme.

Mais finalement, tout ça, ce n’est pas grand chose quand on sait ce qui nous attend le 13 avril 2036. Car ce jour là, 2004 NM4, un astéroïde récemment découvert (en juin 2004) et rebaptisé Apophis (du nom du dieu égyptien Apep, dit le Destructeur…) pourrait bien nous expliquer par le menu ce qu’est une réelle catastrophe d’ordre planétaire digne de ce nom.
Que je vous explique…

2004NM4 ? à l'eau...
Apophis donc, est un astéroïde d’un diamètre moyen de 320 mètres, dont l’exacte composition n’est pas encore bien déterminée mais dont la trajectoire va croiser celle de notre planète dans les années qui viennent. Enfin quand je dis « croiser » il faut prendre cela à l’échelle cosmique hein, c’est-à-dire à quelques kilomètres près quand même…

Fin décembre 2004, les astronomes évaluaient à 1 chance sur 20 le risque d’impact avec la Terre le 13 avril 2029. Un vendredi 13 qui plus est, qui comme chacun le sait (sauf les publicitaires de la Française des Jeux) n’est pas connu comme le jour le plus synonyme de coup de bol. Une chance sur vingt quand même, ce n’est pas négligeable… Depuis, de nouvelles observations et études ont permis de déterminer avec quasi-certitude (le risque zéro n’existant jamais) que la trajectoire de l’astéroïde croiserait notre planète à un peu moins de 30 000 km, c’est à dire tout de même à l’intérieur de l’orbite de nos satellites géostationnaires.

En conséquence, vous pourrez faire comme si de rien n’était le vendredi 13 avril 2029 et jouer selon vos habitudes à l’Euro-Millions du vendredi soir. D’ailleurs j’ose espérer qu’à cette date ce jeu ne sera plus présenté par Sophie Favier, ou alors juste comme ça, pour déconner.

Merfi Fophie.
Mais ne vous considérez pas tirés d’affaire pour autant. Loin de là.

Car ce jour là, Apophis passera si près de notre planète que sa trajectoire va s’en trouver modifiée du fait de l’attraction terrestre sur l’astéroïde, au point d’infléchir sa trajectoire de près de vingt degrés et jouer sensiblement sur son orbite. En fait, selon la modification de trajectoire qu’Apophis va subir ce jour-là, on pourrait bien le voir revenir beaucoup plus près 7 années plus tard, le 13 avril 2036 pour être précis. Les scientifiques estiment à 610 mètres la largeur du couloir virtuel que l’astéroïde devra emprunter s’il a décidé de revenir nous percuter en 2036. Autrement dit, en 2029, selon la distance précise de son point le plus rapproché à la Terre (à une marge d’erreur de 610 mètres donc), sa trajectoire pourrait être déviée juste ce qu’il faut pour que sept années plus tard il nous rentre en plein dans le lard.

Pour l’heure il est impossible de prévoir avec une telle précision à quelle distance exacte de la Terre passera Apophis en 2029. Les astronomes en sauront plus après 2011, quand son observation sera rendue plus précise (pour l’instant Apophis est trop proche du Soleil pour cela). Si d’aventure le risque était avéré, plusieurs solutions ont déjà été discutées par les scientifiques.
 Bruce Willis s’est proposé pour aller forer quelques trous et balancer de la dynamite sur le dit caillou, le tout sponsorisé par la 20th Century Fox et produit par Joel Silver.

Merci Bruce.
Mais pour l’instant la solution qui retient le plus l’intérêt de la communauté scientifique est celle Stanley Love (docteur Love, c’est pas classe comme nom ça ?) et Edward Lu (rien à voir avec les petits écoliers). Ils proposent de positionner et maintenir à proximité immédiate d’Apophis un vaisseau spatial de taille raisonnable et muni de moteurs  ioniques fonctionnant à l’énergie solaire (ben oui, tant qu’à faire l’énergie solaire c’est écolo et tout et tout…). D’après leurs calculs, la seule force d’attraction entre les deux objets (l’astéroïde et le vaisseau spatial, suivez un peu bordel) devrait suffire à dévier des quelques centaines de mètres nécessaires la trajectoire d’Apophis, histoire de le faire rater le couloir fatal de 610 mètres qui l’amènerait à nous revoir en 2036.
Dit comme ça, ça a l’air facile.

Mais tout de même, si dans le pire des cas, Apophis revenait nous visiter le 13 avril 2036, attendez vous à un vrai cataclysme. Du genre violent quoi. Si l’astéroïde tombait sur la terre ferme, avec ses 320 mètres et 20 Millions de tonnes, la déflagration (l’équivalent de 58 000 fois Hiroshima quand même) serait d’ampleur à rayer de la carte un pays tel que la France, rien de moins. Sans parler du nuage de poussière qui recouvrirait la planète pendant quelques années, faisant tomber dramatiquement la température en surface (soit dit en passant, problème de réchauffement de la planète résolu), détruisant quasiment toute vie animale et végétale. Si l’astéroïde tombe en mer, le tsunami engendré ne serait même pas imaginable, ravageant tout sur son passage et faisant plus de morts encore que la déflagration sur terre ferme. Avec toute une série de graves dérèglements climatiques, aussi dévastateurs pour la vie sur notre planète que le nuage de poussière.

Beau spectacle... si on le voit d'une station orbitale !
Bref, ça serait chaud quoi… Et évidemment, tout ça, juste la veille de mon anniversaire. Alors j’avais déjà fait une croix sur ma retraite à 60 ans, là il faudra aussi que je fasse une croix sur mon gâteau d’anniversaire pour mes 61 ans…

Ah oui, j’oubliais. Une dernière chose… au jour d’aujourd’hui (j’aime bien employer cette expression, tant pis si ça fait vieux)(vous me direz, j’ai déjà 32 ans demain…) on estime à 1 chance sur 48 000 le risque de collision en 2036. Mouais, ça va. M’enfin ça fait toujours beaucoup plus de chances de se prendre Apophis sur le coin de la gueule que de gagner 113 millions d’euros à l’Euro-Millions hein.
Enfin, je dis ça, je dis rien.


Doucement mais sûrement, Apophis s'approche...
(crédit image : Manu de www.lagrenouilleblue.com) 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 08:23

Aujourd’hui une contribution un peu spéciale. Ils s’y sont mis à deux pour y arriver mais ça en valait la peine ! Estelle et Olivier ont donc œuvré avec talent pour produire… une jolie petite fille prénommée Aline et née le 10 janvier dernier.

C'est quoi cette touffe de poils sous son nez à ce monsieur ?
La choupette m’a fait de l’œil toute l’après-midi jeudi dernier, faut dire que j’ai un piège à filles, un piège tabou, un joujou extra qui fait crac boum hue, les filles en tombent à mes genoux… une moustache ! Avec les bébés c’est radical, ça les hypnotise et ils ne me lâchent plus des yeux.
Cela dit, il faut se rendre à l’évidence, ce genre de chose fonctionne surtout avec les moins de 18 mois. À 18 ans ça les intéresse beaucoup moins déjà.

Quand je serai grande, je veux la même moustache !
En tout cas, bienvenue parmi nous petite Aline, et félicitations aux heureux (mais épuisés) parents.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 13:37

Bardé de récompenses internationales, La Vie des Autres est un film allemand à l’apparence pourtant bien austère. Cela est certainement dû au sujet qu’il traite : la vie sous le régime de l’ex-RDA, le manque de liberté, la censure politique, et la surveillance quasi-généralisée mise en place par les services de renseignements est-allemands, la Stasi.

L'Hauptman Wiesler écoute et retranscrit consciencieusement tout ce qui se passe chez Georg Dreyman.
Dans ce contexte froid et gris, La Vie des Autres retrace deux histoires montées en parallèle et intimement liées l’une à l’autre. Il y a d’abord Georg Dreyman (Sebastian Koch) artiste et intellectuel de renommé mondiale, l’un des derniers à vouloir demeurer coûte que coûte en RDA malgré le carcan étroit dans lequel il peut s’exprimer derrière le rideau de fer. Faussement sympathisant du pouvoir mais  réellement patriote, Dreyman aime son pays autant que son art, et il rêve de pouvoir faire de la résistance tout en douceur sans devoir abandonner la terre qui l’a vu naître. Usant de diplomatie, d’intelligence et d’une pointe d’hypocrisie teintée d’ironie, il parvient à mener sa barque tant bien que mal entre les politiciens véreux et soupçonneux et ses amis intellectuels opposants au pouvoir en place. L’autre personnage principal du film est un officier zélé de la Stasi, Gerd Wiesler (Ulrich Mühe), un homme froid, méthodique et totalement dévoué à sa cause. Wiesler devient sur ordre de sa hiérarchie l’ombre de Dreyman… C’est lui qui est en charge de le surveiller et de l’espionner afin de le faire tomber pour traîtrise au régime en place. L’Hauptman Wiesler est discret et surtout redoutablement efficace dans son travail. Si bien que rien de la vie de Dreyman ne restera longtemps secret pour lui… ni son intimité avec la belle Christa-Maria Sieland (Martina Gedeck), comédienne vedette d’Allemagne de l’Est, ni ses convictions politiques profondes…

Dreyman et sa muse, la somptueuse Christa-Maria Sieland.
Le réalisateur Florian Henkel von Donnersmarck aborde dans son film un sujet rarement développé (à ma connaissance) au cinéma : la vie à Berlin-Est avant la chute du mur et l’omniprésence de la Stasi (abréviation de Staats Sicherheit, littéralement « la sécurité de l’État »), le service de renseignement et la police secrète politique qui voit tout, entend tout, observe tout, sait tout.

Le film décrit la réalité d’un pays où la moindre opinion allant à l’encontre de la politique officielle était considérée comme indigne et punissable. Un régime où l’austérité règne, où l’opposition est muselée, enfermée et réduite au silence par la peur, où l’idéal communiste a viré depuis longtemps à la toute puissance de quelques dirigeants et à la privation quasi totale de liberté pour tous les autres.
Si le thème général peut sembler difficile, La Vie des Autres réussit vraiment à plonger le spectateur dans la vie de ses héros. On ressent l’impuissance et l’envie de révolte de Dreyman. On est touché au fur et à mesure qu’on le découvre par la droiture et le dévouement sincère mené à mal de Wiesler.

Nous avons les moyens de vous faire parler...
L’air de rien et sans qu’on s’y attende, le film nous happe dans son récit malgré des acteurs pour la plupart inconnus dans nos contrées (quoiqu’on ait vu récemment l’excellent Sebastian Koch dans le Black Book de Paul Verhoeven), une ambiance générale morose et un thème tout sauf glamour. Sobrement réalisé, parfaitement interprété et d’une sensibilité à l’image du Hauptman Wielser, c’est-à-dire tout en retenue mais profondément sincère, La Vie des Autres fait bien plus que convaincre. Intelligence du propos, subtilité du scénario, justesse de l’interprétation : voilà les principales qualités du film qui a remporté cette année l’Oscar du meilleur film étranger à Hollywood.

Et puis bien que ça n’ait rien à voir, j’ai été agréablement surpris de constater que mes souvenirs d’allemand m’aient permis de me passer le plus clair du temps des sous-titres français ! Mais que cela ne vous retienne pas d’aller le voir si vous n’entravez rien à la langue de Goethe : La Vie des Autres est un sacré bon film, avec ou sans sous-titres !


L'affiche française du film. 

 

Partager cet article
Repost0
3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 09:22

Aujourd’hui pas de blabla, mais des photos.

Voici à quoi ressemblait mon stock de BD il y a un an (d’où l’explication du Noir & Blanc : c’est déjà loin tout ça !).

Cliquer pour agrandir

Cliquer pour agrandir

Et voici à quoi ça ressemble maintenant (je suis donc passé à la couleur, on arrête pas le progrès). C’est quand même mieux comme ça non ?

Cliquer pour agrandir
Bon, pour être tout à fait exact, ce qu’on voit là n’est que la partie de ma collection qui demeure avec moi dans mon appart … je n’ai pas eu le courage (ni la place il faut bien le dire) de déménager chez moi les 3 bibliothèques pleines de comics et de diverses BD qui trônent encore fièrement dans mon ancienne chambre chez ma maman… ce qui multiplierait par deux le linéaire de ce que j’ai déjà chez moi.

Faudrait que je pense à faire assurer tout ça tiens…

 

 

Partager cet article
Repost0
29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 16:56

Voici un petit article pour vous faire découvrir pour celles et ceux qui ne le connaissent pas encore, un blog très sympa, au design très réussi et que j’aime tout particulièrement.


Pourquoi ? car il est dédié à la bande-dessinée.
Mais attention, l’auteur de ce site, Chelmi le franc-comtois, aborde le sujet d’une manière tout à fait originale. Il ne vous propose pas des articles sur des BD qu’il commente et critique, ça des tonnes et des tonnes de sites le font déjà (et je fais moi-même partie de la légion de chroniqueurs internautes qui partagent leurs avis sur les BD qu’ils lisent), et certains depuis belle lurette d’ailleurs.

Non, Chelmi parle de bande-dessinée au travers d’un tout autre prisme. Il vous emmène avec lui traquer tous ces personnages qui hantent les pages de vos BD préférées et qui sont des emprunts, des hommages ou des clins d’œil à des personnalités du monde réel, des héros de cinéma ou encore des scènes issues de tableaux de maîtres.

Bien sûr, tout bdphile a en mémoire l’une ou l’autre caricature de personnalité qu’il aura repérée dans un album des Aventures d’Astérix et Obélix. Mais Chelmi ratisse beaucoup plus large, en dénichant de somptueux exemples un peu partout dans la BD franco-belge, n’hésitant pas non plus à aller chercher du côté de la BD américaine histoire de varier les plaisirs.

Chacun de ses articles présente donc un personnage tiré d’une bande-dessinée, et son alter-ego humain via une petite biographie.
J’ai personnellement une petite préférence pour certains de ses articles qui vont encore plus loin, en rapprochant des cases bien choisies de BD à des tableaux de maîtres (par exemple, L'Origine du Monde). Courbet, Monet, Klimt et bien d’autres ont inspiré certains dessinateurs, Chelmi se fera un plaisir de vous décortiquer tout ça…
Et il a l’œil, j’aime autant vous le dire !

Alors que vous soyez des amoureux de BD ou pas, allez passer un bon moment en jetant un coup d’œil à son blog kiCswiLA ? , vous verrez ça vaut son pesant de cacahouètes.

 

 

Partager cet article
Repost0
28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 15:09

J’avais déjà chroniqué voici quelques mois l’excellent comic book 300 de Frank Miller, et j’attendais avec impatience la sortie de l’adaptation au cinéma.
Après le très réussi Sin City de Rodriguez et Miller, voici donc la seconde adaptation d’une œuvre de l’auteur de comics Frank Miller.

Cette fois c’est le canadien Zack Snyder qui se charge de la réalisation, en étroite collaboration avec Miller pour tout ce qui a été choix esthétiques et design. D’entrée la nomination de ce metteur en scène m’avait enthousiasmé tant j’avais été conquis par son précédent long métrage, L’Armée des Morts, qui était déjà d’une force iconique assez impressionnante.

Léonidas reçoit le messager de Xerxès mais ne compte pas une seconde se laisser impressionner...
Il fallait bien ça pour rendre hommage à la bd de Miller qui tire énormément de la puissance de ses dessins : un metteur en scène capable d’insuffler de l’énergie autant que de l’esthétisme dans ce qu’il filme. Et Snyder ne déçoit pas une seconde, bien au contraire même, puisqu’il livre là un film d’une beauté à couper le souffle. Les images sont léchées, tout jusqu’au moindre détail est parfaitement maîtrisé à l’écran, chaque scène étant bourrée jusqu’à la gueule d’effets spéciaux et graphiques somptueux. Le film entier a été tourné en fond vert (à la manière de Sin City ou encore Captain Sky et le Monde de Demain), afin de pouvoir obtenir des images extrêmement travaillées, qui rappellent le trait de Miller d’une part et donnent une identité graphique à nulle autre pareille et immédiatement identifiable au film.

Les guerriers spartiates en formation pour repousser la première vague d'assaut perse...
Au point qu’on pourrait parfois craindre que cela ne nuise au réalisme des scènes. Il faut bien dire qu’à ce point de vue la scène du loup par exemple n’est pas du tout réaliste, mais on peut légitimement penser que Snyder a voulu jouer sur la peur enfantine de l’animal, et l’aspect « légende » ou « conte » du récit (la scène illustre l’histoire relatée par un orateur de l’enfance du roi Léonidas). Mais pour tout le reste, les images bien que retravaillées à l’extrême n’entrent pas en conflit avec la crédibilité de l’histoire, c’est très beau et on s’en rend à chaque seconde compte, mais cela n’empêche absolument pas de croire à ce que l’on voit.

Léonidas montre la voie à suivre à ses hommes : la victoire est la seule option envisageable.
À ce sujet d’ailleurs on pouvait également craindre que le rendu des batailles entre deux factions à ce point disproportionnées soit peu crédible, mais chaque combat, chaque assaut est un petit chef d’œuvre de mise en scène et d’originalité à laquelle se livre le réalisateur. Les chorégraphies sont somptueuses, tout à la fois belles et crédibles, sauvages, puissantes et d’une précision impressionnante. Les héros eux-mêmes sont des incarnations de la perfection (de ce point de vue d’ailleurs, ce film pourtant réputé violent peut être considéré comme un pur film destiné à plaire aux femmes : mesdames vous pouvez mettre au rebus vos calendriers de rugbymen huilés au cache-sexe ovale, vous aurez à la place 300 guerriers spartiates qui ne feraient qu’une bouchée du premier Sébastien Chabal venu !), de magnifiques machines de guerre, nés et formés à une seule chose : se battre, et vaincre.

Les 300 confectionnent un mur des cadavres de leurs ennemis...
J’avais déjà abordé l’histoire dans ma chronique du comic, je vous refais rapidement un résumé du scénario. Le roi-dieu Xerxès 1er  (Rodrigo Santoro, aussi beau qu’impressionnant), souverain de Perse, est en marche avec son armée gigantesque sur la Grèce qu’il compte bien annexer à son empire. Mais Léonidas (Gerard Butler, exceptionnel de charisme dans un rôle très physique), roi de Sparte n’est pas de ceux qui se laissent impressionner et décide de se dresser contre l’envahisseur. Les mains liées par le Conseil de la Cité et l’oracle des Éphores (des mystiques sans l’accord desquels rien ne peut se faire), il ne peut cependant déclarer officiellement la guerre à Xerxès, et ne peut pas lever contre lui l’armée spartiate. Il part donc à la tête de 300 valeureux guerriers pour tenir coûte que coûte le passage obligé vers la Grèce, le fameux passage des Thermopyles, dit « les gorges chaudes ». Dans cet étroit gouffre, le nombre ne compte plus tant, et les 300 spartiates vont tenir le siège d’une armée perse qui semble sans fin. Pendant ce temps à Sparte, la reine Gorgo (Lena Headey, à la stature de reine parfaite, divinement belle et d’une classe sans égale), épouse de Léonidas va tenter de faire changer d’avis le Conseil des sages afin d’envoyer des renforts au roi dont le petit contingent fait pourtant bien mieux que résister jour après jour.

Léonidas et Xerxès en pleine négociation.
Je n’en dis pas plus sur l’issue de l’affrontement entre les perses et les spartiates, si ce n’est que la bataille des Thermopyles a bel et bien existé, bien que les faits relatés ici sont évidemment librement adaptés, romancés et très certainement assez loin de la réalité sur certains points (ne serait-ce qu’au sujet de l’armée Perse, alors que la légende parle d’un million d’hommes les historiens l’évaluent plutôt à plusieurs dizaines de milliers).

Je l’avoue volontiers, j’attendais énormément de ce film. Et je le dis tout net, j’ai eu bien plus encore à me mettre sous la dent que ce que j’espérais.

L'armée perse est vaste, et comprend de nombreux guerriers plus impressionnants les uns que les autres, ici un géant et les troupes de choc de Xerxès, les Immortels...
Ce film est un monument, à tous les niveaux. L’interprétation est fabuleuse (je n’ai qu’un regret : ne pas avoir pu voir le film en VO), les images sont sans pareil, le story-telling parfaitement maîtrisé, les scènes de batailles dégagent une puissance, une force et une émotion que j’ai rarement vues ailleurs. À titre de comparaison, elles surclassent largement à mes yeux (qui l’eut cru possible ?) celles de la trilogie du Seigneur des Anneaux.
L’adaptation est fidèle bien qu’il ait été ajouté au récit de Miller une partie concernant la reine Gorgo restée à Sparte (ajout qui s’intègre parfaitement du reste) et qui ne figure pas dans le comic d’origine. Et surtout 300 a une identité visuelle incroyablement marquée et marquante.

Léonidas et ses hommes attendent de pied ferme les troupes perses...
Zack Snyder a réussi à trouver le traitement d’image idéal pour rendre hommage au trait de Miller, la beauté des images transcende leur force. Tout particulièrement, le réalisateur a trouvé un ton de rouge assez exceptionnel, très sombre, et omniprésent tout au long du film, que ce soit avec les capes des spartiates où lors des effusions de sang des combats.
Bref, pour moi 300 est un vrai monument aussi bien de mise en scène que de beauté visuelle et de puissance des images.

J’ai cependant entendu dernièrement pas mal de critiques accusant le film d’être « facho » (un qualificatif tellement souvent employé au sujet de tout et n’importe quoi qu’on se demande parfois si ceux qui l’utilisent en connaissent l’exacte signification), d’être ouvertement offensant à l’égard des peuples arabes, voire même de justifier à mots cachés la guerre en Irak. À cela il est d’autant plus difficile de répondre que ce genre d’attaque est pour moi dénué de sens. Des grecs ont combattu des perses (pas des « arabes » d’ailleurs soit dit en passant, l’empire perse s’étalait bien au-delà des ethnies arabes). N’y cherchez aucune métaphore, il s’agit d’histoire. De l’histoire mise en scène et adaptée, oui, mais pas remaniée pour en changer le sens profond ni lui donner une portée actuelle.

Xerxès 1er, le Dieu-Roi.
Aujourd’hui, il faudrait donc soigneusement éviter d’évoquer des faits qui remontent à l’Antiquité pour ne pas froisser des sensibilités exacerbées. Si encore cela avait été fait dans le but de rabaisser ouvertement une ethnie par rapport à une autre, ce serait sujet à discussion pourquoi pas. Mais là, dans le cas très précis de 300, je ne vois honnêtement pas où se situe l’attaque raciale. On peut évidemment tout intellectualiser et interpréter à outrance, mais il y a des limites au grand n’importe quoi tout de même.

 300 est un film de guerre, un film de genre dans le plus pur sens du terme, une œuvre violente (d’aucuns diraient que c’est réservé aux gros bourrins) et sans grande dimension philosophique, oui. Et après ? Je ne peux franchement pas prêter à Miller ou Snyder des intentions cachées de dénigrer les nations arabes actuelles, de véhiculer des idées pro-Bush ou je ne sais quelles autres inepties de ce genre. Pour moi c’est totalement hors de propos.

La reine Gorgo ne reste pas inactive à Sparte pendant que son roi combat l'envahisseur.
D’ailleurs si le film pose effectivement comme héros le roi Léonidas (avec ce que cela comporte d’hollywoodien dans la définition : sans peur, sans reproche, incarnation de la perfection), dans sa bd Miller laissait un peu plus transparaître le fait que les plus sauvages n’étaient pas toujours ceux que l’on aurait pu penser (cf. mon article sur le comic book 300). Soulignant ainsi qu’il ne cherchait pas à imposer l’idée d’une soi-disant supériorité d’une civilisation par rapport à une autre.
Et dans le film, si l’on cherche coûte que coûte un message de cet ordre, à la limite je dirais plutôt qu’il se permet de montrer du doigt au passage les croyances et les mythes qui passent avant le bien être de l’Homme, et qui sont parfois aussi prétexte à corruption et autres jeux d’influences rémunérées… (je pense évidemment en disant cela aux Éphores qui incarnent le mysticisme et l’obscurantisme intéressé en opposition au bon sens du roi Léonidas).

Vraiment, les attaques sur les mauvaises intentions prêtées par certains au film m’étonnent, et me désespèrent également un peu je l’avoue. Si tout, même un film comme 300 est sujet à ce type de polémique, le monde n’est pas sorti de l’auberge…

This is Sparta !!!
 300 est là pour donner du plaisir au spectateur.

Un plaisir que certains trouveront barbare pourquoi pas, sans intérêt même tant qu’on y est.
Mais pour moi ce n’est rien d’autre que cela : un plaisir immense. Visuel, esthétique, émotionnel. Ne cherchez pas plus loin et laissez-vous emporter par ce qui se passe à l’écran. Vous verrez, ça pourrait peut-être même vous faire du bien.

Allez, comme aujourd’hui je ne suis pas avare en qualificatifs, je dirais en toute simplicité et en conclusion que 300 fait partie de ces rares films instantanément cultes. Et ouais, rien que ça.


L'affiche française du film. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 16:30

Voici venu le temps du dernier quizz spécial chansons françaises que je vous ai concocté. Vous avez été plus ou moins bons sur les trois précédents, voyons ce que vous donnerez sur celui-ci…
Point de vue difficulté, j’ai panaché : il y a du très facile et du beaucoup plus difficile … à mon avis c’est largement faisable.

Encore une fois, tout ce que je vous propose de trouver (le pire comme le meilleur) est issu de ma cdthèque perso, donc si moi je connais, tout le monde peut connaître…

Je rappelle comme à chaque fois la règle : deux listes, l’une de 20 interprètes, l’autre de 20 titres de chansons, à vous de faire dans les commentaires l’association correcte « qui chante quoi ». Bien sûr c’est beaucoup plus intéressant si vous ne copiez pas les réponses de vos collègues lecteurs, et si vous vous passez de l’aide des moteurs de recherche. Faites marcher vos connaissances et votre mémoire. Mais si, mais si, ça se situe là dans votre cerveau, entre les oreilles. Mais si je vous dis, ce n’est pas parce que vous ne vous en servez pas que ça n’existe pas ! allez, du nerf, et bonne recherche.


Voici les 20 interprètes :

 CharlÉlie Couture, Mano Negra, Joe Dassin, Les Garçons Bouchers, Mylène Farmer, Serge Gainsbourg, Richard Gotainer, La Grande Sophie, JP Nataf, Vanessa Paradis, Sinclair, Les Satellites, Jacques Bastello, Grand Popo Football Club, Native, Léopold Nord & Vous, Philippe Russo, Raft, Rita Mitsouko, Charles Aznavour.


Et voici les 20 titres à leur associer :

 Primitif, Femmes du Congo, Si c’est bon comme ça, King Kong Five, Martin, Envie de partir, L’instant X, J’aime les requins, Tu te laisses aller, Mosquito, T.C. Brother, Ovale Lune, Les Hommes c’est pas des mecs bien, C’est comme ça, La Bière, Élisa, Bip Bip, C’est l’amour, Magie noire, Tu planes sur moi.


À vous de jouer !

 

 Edit du 26 mars : vous trouverez les solutions en fin de commentaires, merci aux joueuses et joueurs !

 

 

Partager cet article
Repost0
19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 23:21


« Il faut quoi pour repartir d’un bon pied...estal ? »

Georges, poetic lover made in Confessions Intimes.

 

 

 

Partager cet article
Repost0