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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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Série(s) en cours

 

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Quand je cause d'un film, je fais souvent des articles plutôt longs, et pas toujours en phase avec l'actualité du moment. Dans cette page d'avis vite dits je me propose de faire exactement l'opposé : quelques mots rapides pour donner un avis sur ce que je viens de voir. Certains films feront peut-être par la suite l'objet d'articles plus complets, ou pas. Cette page est donc mise à jour en même temps que l'encart "Vu récemment" qui pointe vers elle...

Homeland saison 8 : Cette fois c'est la fin, cette huitième saison est la dernière escale pour Carrie et Saul qu'on suit depuis le tout début de la série. Pour moi Homeland est réellement atypique. Son concept de départ était hyper-touchy et très intéressant, j'irais même jusqu'à dire palpitant. Tant et si bien que j'avais été extrêmement déçu par la fin de la première saison, que j'avais prise pour un renoncement au tout dernier moment des scénaristes, après avoir tant promis d'aller au bout de leurs idées et fait monter la pression. Ça avait fini par faire Pschitttt comme dirait Chirac. La seconde saison avait été une pâle copie des effets de la première, la troisième à peine sauvée par sa conclusion, puis le renouveau était arrivé avec la quatrième saison avec cependant une ritournelle un peu monotone qui finissait par lasser à force de répétitions dont seule l'intensité variait, à savoir de toujours jouer sur la bipolarité de Carrie comme du point nodal de toutes les intrigues. Mais justement, c'est de la prévisibilité de son héroïne que la série a su tirer profit : l'intérêt et le sel de la série se sont déportés vers les autres personnages. Saul tout particulièrement, mais aussi Peter Quinn, Dar Adal, Max Piotrowski ou encore les différents présidents et politiciens qui défilent au pouvoir. Parfois même je ressentais Carrie comme accessoire, comme un passage un peu obligé, un personnage qui incarne un concept qui tourne en rond mais autour duquel on peut greffer tant d'idées intéressantes qu'on lui pardonne son innocuité. Et à partir de la saison 4, hormis le surplace confondant du personnage de Carrie, la série devenait de plus en plus passionnante, bien foutue, audacieuse, inattendue pour tout ce qui se détachait d'elle. Et cette huitième et dernière saison a un peu rebattu les cartes, remis Carrie au centre de l'intrigue et surtout de l'intérêt en modifiant un peu le paradigme de la série et surtout en ne plaçant plus sa bipolarité au centre du personnage (ce que les tout premiers épisodes laissaient pourtant craindre). Il en résulte un vrai suspense de chaque instant, une insécurité pour les personnages et les spectateurs qui traverse toute la saison du début à la fin, des rebondissements bien trouvés et surtout très bien amenés, et puis une remise en question profonde des personnages. La fin est exemplaire selon moi, j'ai trouvé le degré d'ironie et cette façon assez classieuse de retomber sur ses pattes et de boucler la boucle avec l'idée qui avait servi de base au tout début de la série et qui m'avait laissé sur ma faim à cette époque, j'ai trouvé tout cela et la façon d'y parvenir juste magistrale. Enfin Carrie redevient intéressante, enfin les contradictions se justifient, enfin on comprend ce que la série essaie de nous dire depuis le début : on peut être amener à trahir par pureté et par fidélité, paradoxe total. La fin de saison, et de fait la fin de série, rend hommage à son personnage principal et donne une définition impressionnante du concept "d'ironie du sort". Complètement conquis par cette saison 8 et sa géniale conclusion.

I Feel Good : Décidément, je suis vraiment client des films de Kervern et Delépine. Situer le film en plein centre Emmaüs déjà c'est typiquement dans la veine grolandesque et totalement raccord avec le reste de leur filmographie. Ici comme dans chacun de leurs films, ce sont les petites gens qui sont mis sur le devant de la scène. Le bas du panier, la toute première marche de l'échelle sociale, les derniers de cordées qui trainassent encore loin derrière la voiture balai. Mais on peut être pauvre, raté, moche, sans envergure, fauché comme les blés mais avoir des idées. Et de l'ambition nom de Dieu. C'est le cas de Jacques, qui est bien décidé à devenir un grand patron. Sa grande idée pour y parvenir ? Permettre aux pauvres d'être beaux pour enfin changer de vie. Car la beauté c'est le chemin de la réussite. Bien entendu c'est une comédie et on se marre même franchement à plus d'une reprise avec ce film, mais c'est aussi une façon de dépeindre en riant parfois jaune la société d'aujourd'hui, la partie immergée de l'iceberg, la majorité silencieuse et souvent résignée. De montrer la pauvreté mais aussi l'entraide, la dèche systémique mais aussi l'espoir aussi déraisonnable qu'il est humain. J'ai passé un excellent moment devant ce film, j'ai ri, j'ai été surpris, je me suis esclaffé plus d'une fois devant de véritables petits bijoux de trouvailles, et en fin de compte je me suis pris d'affection pour tous ces branques pas très ragoutants au premier coup d’œil. Je ne peux que vous conseiller ce film selon moi très réussi !

Holly Weed saison 1 : Petite série française de derrière les fagots, qui prend place sur une petite île bretonne paumée et sur le déclin, où un beau matin les habitants retrouvent échouée sur la plage une entière cargaison de beuh. Nécessité faisant loi, il va vite y avoir consensus pour profiter de cette aubaine en tentant de dealer les quelques tonnes de cannabis rejetées par l'océan. Mais entre petites combines, maladresses, convoitises personnelles, magouilles et malentendus, cette bande de bras cassés pas méchants mais pas très futés non plus vont aller de déconvenues en complications... Bon, faut dire qu'à plusieurs reprises, cette série oscille entre la comédie un peu bas du front et l'exagération à la limite du délirant, n'empêche que j'ai trouvé ça très drôle, en tout premier lieu grâce à un aréopage de personnages tous plus loufoques les uns que les autres. Plus d'une fois je ne m'attendais pas à ce que le bouchon soit poussé aussi loin, et cette audace m'a plutôt séduit je dois bien le dire. Évidemment si on met tout bout à bout, l'ensemble des péripéties peut sembler too much, mais distillées dans des épisodes courts et rythmés, qui ne laissent pas le temps ni aux personnages ni au spectateurs de se poser et réfléchir 2 minutes, en fin de compte ça passe crème. Et le petit twist de fin rebat tout cela de façon assez maligne  que je n'avais pas vue venir et qui m'a convaincu. L'histoire se tient en une saison courte et compacte, ça se regarde vite et facilement, ça fait sourire et même rire, ça joue autant sur le loufoque que sur le comique de situation, les dialogues sont bien trouvés, l'interprétation franchouillarde parfaitement adaptée, bref, ça fait passer un bon moment, et assez inattendu qui plus est. Je recommande.

Industry saison 1 : Petite visite guidée au sein d'une grande filiale d'investissement d'une banque d'affaire anglaise par HBO... On suit la toute dernière promotion d'apprentis traders et conseillers finance qui doit se faire une place au sein de la banque qui les accueille, les forme (formate) et les sélectionne pour n'en garder que les meilleurs. Foire aux ambitions, c'est aussi le lieu de tous les excès et des coups bas. Depuis le sexe jusqu'à la drogue, en passant par le jeu et l'alcool, rien n'est suffisant pour apaiser la soif d'émotions fortes et de gains d'argent de ces jeunes qui apprennent à jongler aussi bien avec les chiffres que les caractères ou encore les paris sur l'avenir. Malgré les fortes personnalités qui composent le groupe, les contraintes nerveuses de ce travail vont tous les mettre à mal, et tester leurs capacités d'adaptation et de rebond. Tous n'en sortiront pas indemnes. Peut-être même aucun d'entre eux. Alors évidemment, pour qui est un peu réticent au domaine de la banque, de la finance, des marchés internationaux et de la spéculation, les personnages et l'environnement dans lequel ils évoluent ne vous paraîtront pas de prime abord très sympathiques ni attirants. Mais intéressant, ça oui. Personnellement je n'y connais rien dans ces domaines, et même ils agissent comme un puissant repoussoir sur moi, pourtant j'ai été assez facilement happé par l'histoire et les différents personnages, tous très différents dans leurs façons d'être et de réagir. À l'arrivée cela ne m'a pas rendu les marchés financiers plus sympathiques, mais je me suis rendu compte de ce qui se cache derrière, des vies personnelles investies et/ou sacrifiées dans la recherche du profit à tout prix et la survie des meilleurs uniquement. Pas très rassurant sur la marche du monde, mais très intéressant d'un point de vue humain. Avec au bout une certitude qui se reconfirme : jamais je ne me convertirais à tout cela, pour rien au monde !

Good Girls saison 2 : Cette seconde saison reprend là où on avait laissé nos héroïnes apprenties-gangsters, c'est à dire dans la mouise ! En bon drama mixé de comédie la situation ne va faire que s'empirer et se compliquer de plus en plus, bien que l'une ou l'autre fois on voit venir certaines ficelles utilisées par les scénaristes. Mais ça reste plaisant à suivre, il y a une gradation du suspense plutôt bien maîtrisée, et le côté Girls Next Door des 3 malfrates est plutôt bien rendu et évite un peu de trop tomber dans le superficiel facile. Après faut pas non plus demander l'impossible : on est dans une série de prime time d'une chaîne américaine grand public, autant dire que si c'est de sulfureux, du gore ou du violent que vous recherchez, vous serez peut-être un poil déçu. Non, ici on est plus dans une veine "Desperate Housewives" remise au goût du jour et un peu plus axée suspense que romance, voyez le genre. Mais justement, dans ce genre-là, on peut dire que c'est plutôt bien foutu et réussi. Et puis bon, il y a Christina Hendricks, qui depuis Mad Men s'est déjà constitué un sympathique CV en ce qui concerne les séries TV (remember Hap & Leonard, Tin Star ou The Romanoffs). Série agréable à suivre.

Love, Death and Robots saison 1 : Série anthologique composée de 18 épisodes courts (entre 7 et 16 minutes) et qui va mettre en scène des petites histoires fantastiques ou de SF. Ah précision importante : c'est une série d'animation. Alors forcément, comme dans un recueil de nouvelles thématique, il y aura des épisodes qui vous brancheront plus que d'autres, soit parce que le style graphique vous plaira plus, soit tout simplement parce que le récit ou le thème abordé vous brancheront davantage. Remarque d'ordre général toutefois : la qualité est là quel que soit l'épisode, à des degrés divers certes, mais le niveau d'ensemble est plutôt bon. Forcément vu la faible durée des épisodes, quasiment toutes les histoires représentent un récit court à chute marquante, le fond se voit presque obligé par la forme. Mais c'est d'une certaine manière un exercice de style et une contrainte qui façonnent et canalisent à la fois l'ambiance et la qualité générales. Bref, ça se regarde bien et vite, et ça laisse plutôt un bon souvenir, donc si la SF, le Fantastique, l'animation et les courts-métrages vous plaisent, il n'y a vraiment aucune raison de s'en priver !

Instinto saison 1 : J'ai rarement vu une série aussi impressionnante. Et pourtant j'en ai vues !! Mais là, chapeau. Un tel ramassis de clichés et de n'importe quoi qui tape systématiquement à côté de la plaque, qui sonne aussi faux que creux du début à la fin, qui fait sourire quand elle se veut grave, qui éveille la gène quand elle cherche la compassion, qui fait bailler quand elle se veut excitante, qui est ultra prévisible là où elle croit choquer... C'est vraiment un combo imparable des pires concepts racoleurs et des effets les plus ratés. Alors à sa décharge, je l'ai vue en VF, et le doublage ne doit pas aider à prendre cet objet télévisuel au sérieux (et pourtant l'objet en question se prend très très au sérieux lui) : j'ai eu de la peine, j'ai même ressenti de la douleur pour le pauvre comédien chargé de doubler le jeune José (prononcez RRRRossé) qui est le jeune frère attardé mental du héros. Celui qui a eu la belle vie en revanche c'est le doubleur du personnage principal : jeu monolithique, monosyllabique et mono-expressif, on n'a pas eu à beaucoup entendre sa voix, sa difficulté principale aura certainement dû résider dans le travail introspectif de sa respiration lourde et saccadée qui ponctue de nombreux épisodes. Narrativement, on sait à chaque scène ce qui va se passer. Autant dire qu'on est très étonné en constatant qu'en effet, c'est bien ce qu'on attendait qui advient, du coup on se sent tout puissant et omniscient, c'est très gratifiant pour son propre ego. Il n'y a guère que la révélation finale que je n'ai pas vue venir, je l'avoue. Et qui m'a laissé froid comme la pierre tant à force je me fichais éperdument des personnages et de ce que cela impliquait pour eux. Bon allez, comme je ne suis pas du genre à me contenter de dire du mal je vais faire un compliment, voire deux, à cette série espagnole. D'abord il y a un vrai travail visuel, on sent que le metteur en scène cherche à faire des images stylées comme diraient mes gamins, des trucs qui attirent la rétine, du beau, du travaillé, du marquant. Et puis le casting : si on aime les beaux gosses testostéronés et les bombasses qui n'hésitent pas à se foutre à oilpé, cette série est un must. Voilà pour les compliments, revenons-en aux choses qui fâchent... Intrigué, j'ai fait une ou deux recherches sur le net au sujet de la série qui est quasi-unanimement vendue comme de premier choix. Ce qui n'est pas sans me faire m'interroger : les journalistes l'ont-ils vue ou est-ce mon détecteur intégré de qualité qui est gravement déréglé ? Parce que tout de même, l'un des articles principaux que j'ai pu lire titrait "Instinto, la série qui casse les codes", développant un peu plus loin "Thriller érotique destiné à un public féminin, Instinto n'a pas de limite"... les bras m'en sont tombés. Comment peut-on voir une série qui casse les codes là où moi je ne vois qu'un enfilage de clichés éculés ? Quant au fait que ce soit prétendument destiné à un public féminin, je trouve cela méchamment insultant pour le niveau intellectuel de la gente féminine. Il n'y a guère qu'avec le côté "illimité" du truc que j'acquiesce, me référant à la célèbre pensée d'Einstein lui-même : "Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers je n'ai pas de certitude absolue."

The Midnight Sky : George Clooney revient devant et derrière la caméra avec ce film de SF (j'allais dire, dans un élan de pessimisme, d'anticipation) post-apocalyptique qui n'en fait jamais trop (c'est même plutôt l'inverse, on en montre visuellement très peu sur l'état écologiquement catastrophique de la planète) et qui concentre plutôt son énergie sur l'ambiance et l'implication émotionnelle. Loin de son statut de star au sexappeal démesuré, Clooney apparaît transformé à l'écran. Et ça fonctionne plutôt bien. Sur le plan narratif le film tire vraiment bien son épingle du jeu, même si on se doute de deux-trois petites choses dès le départ. L'ensemble reste cependant de très bonne facture et nous fait douter malgré tout du dénouement possible jusqu'au dernier tiers du métrage. On peut qualifier le film de pessimiste ou d'alarmiste d'un point de vue écologique, et clairement c'est l'axe développé par le scénario : une mise en garde, plutôt même la promesse d'une véritable menace mortelle pour l'humanité si l'on ne fait rien, et ceci à court terme. Il y a dans ce film de vrais morceaux de mélancolie et j'ai trouvé cet aspect très réussi, étant naturellement très sensible à cet état d'esprit particulier entre tristesse et regret d'un bonheur passé et révolu. Sans être un chef d'oeuvre absolu, ce film m'a paru à la fois sensible et touchant, cruel mais aussi lumineux, pessimiste et optimiste à la fois. Si vous ne cherchez ni l'action à gogo ni le sensationnalisme des films catastrophe classiques, si réfléchir un peu et intérioriser ses émotions ne vous fait pas peur, alors je vous conseille Minuit dans l'Univers.

The Mandalorian saison 2 : Le Mandalorian, c'est un peu la série qui réconcilie avec l'univers Star Wars. Après une première saison intéressante et qui avait créé le buzz, la seconde se devait de transformer l'essai, et c'est plutôt réussi j'ai trouvé. On sent que la série est dans un rythme maîtrisé, l'aréopage de personnages est habilement utilisé, il y a sans cesse des petits retours et rappels aux événements précédents, y-compris aux épisodes plus anciens de la première saison, les images sont belles, les décors, costumes et designs sont soignés, et puis dans cette seconde saison les scénaristes se permettent quelques renvois à la mythologie Star Wars qui font plaisir aux fans (la présence de deux jedis tout particulièrement...). Les 8 épisodes d'une trentaine de minutes ont un double avantage : faire court et donc efficace, et concentrer les moyens sur des scènes plus ramassées, ce qui joue certainement dans le fait que la série apparaît comme vraiment léchée et au budget conséquent. L'inconvénient de privilégier la qualité à la quantité, c'est que forcément on en a moins à se mettre sous la rétine. Mais au moins ce qu'on voit vaut le coup d'oeil ! Les 8 épisodes passent vite (preuve qu'on ne s'ennuie pas non plus) et déjà il faut attendre l'année prochaine pour une éventuelle suite... The Mandalorian est de plus parfaitement adaptée à un visionnage en famille, rien de trop choquant pour les gamins n'est montré, et les miens en tout cas sont fans ! Bref : chouette série dans un univers qu'on pouvait croire à bout de souffle tant il a été exploité ces dernières années mais qui démontre qu'on peut encore en tirer beaucoup de belles choses.

The Letdown saison 1 : Petite série australienne sur la maternité de nos jours, composée pour sa première saison de 7 épisodes courts de moins de 30 minutes chacun. C'est plutôt drôle et la galerie de personnages est variée et assez réussie. Mais si le ton général est plaisant, moderne et assez humoristique, il y a tout de même ça et là des petites choses qui m'ont fait tiquer. C'est quasi-inévitable lorsqu'on aborde ces sujets, mais il faut bien dire que certains clichés présentés ici ont la vie dure. Et puis il y a un sous-texte très formaté et à la limite du puritanisme, pourtant plus volontiers américain d'habitude, qui traite des relations entre hommes et femmes et de sexisme à travers le prisme d'un féminisme parfois exacerbé. Plusieurs passages de ce type m'ont fait en ce sens soupirer de désespoir, le plus notable étant à mon sens la scène où Jeremy va changer son bébé dans les toilettes pour femmes d'un pub (les seules équipées pour) et qu'il va soit disant "traumatiser" par sa seule présence une gamine qui s'y trouvait avant son arrivée... Tristement révélateur d'un climat malsain et caricatural dans le monde anglo-saxon dès qu'on aborde le sujet des genres...

Vikings saison 6 : Voilà ça y est, la grande saga Vikings qui avait commencé avec le récit des aventures du fameux Ragnar Lothbrock se termine avec la destinée de ses fils qui lui auront dignement (ou pas) succédé. Au fur et à mesure que les épisodes passent, le casting se réduit, et pas toujours de la manière la plus attendue (ce qui est appréciable du point de vue du suspense). Le ton général reste cependant bien sombre et finalement plutôt raccord avec l'esprit et la philosophie viking qui imagine le monde finir en Ragnarok... Les 20 épisodes semblent parfois s'étaler un peut trop en longueur, mais il ne faut pas oublier que cette saison a été conçue en deux parties distinctes de 10 épisodes, ce qui revient quasiment à dire qu'il s'agit en fait de deux saisons pour le prix d'une seule. Ce qui m'aura le plus laissé sur ma faim maintenant que la série est terminée, c'est de ne pas savoir ce qui tient de l'Histoire et de l'imagination pure et simple. De nombreux personnages flirtent avec l'Histoire et la Légende, et si cette série vous plaît, je vous conseille de chercher par vous même qui est qui, qui a existé réellement, et ce qu'on sait avec plus ou moins de certitude sur ces différents protagonistes, c'est réellement passionnant. Ce qui est sûr c'est qu'à l'écran, l'univers des Vikings rend vraiment bien, et permet de nombreux rebondissements et évolutions du scénario. La reconstitution est à ce titre à souligner : les moyens sont là et à aucun moment cette série ne semble kitsch ou mal foutue visuellement. Du début à la fin de ses 6 saisons, c'est très certainement l'une des plus belles réussites de cette série atypique. Une série à voir aussi bien pour son aspect historique (si ce n'est le cas de tous les personnages, les situations et les modes de vie semblent eux historiquement plutôt respectés) que pour son ampleur épique, vous serez plongés en plein monde médiéval du Nord de l'Europe.

The Expanse saison 4 : Maintenant que The Expanse est passée de chez Syfy à Amazon, on sent que la reprise en mains est enclenchée. Visuellement tout d'abord, il apparaît évident à l'écran que les moyens sont enfin plus au rendez-vous, ce qui est tout de même plus qu'appréciable pour une série de hard SF telle que The Expanse. Même si précédemment la série faisait ce qu'elle pouvait sans trop démériter, à présent on peut vraiment dire que ça a de la gueule. La saison 4 reprend l'intégralité d'un tome papier, ce qui là aussi est très appréciable pour le rythme et le découpage des actions dans l'espace et le temps. Le rendu de la planète Ilos, la première à être colonisée grâce au passage ouvert par l'Anneau, est plutôt réussi, tout comme la matérialisation des pièges qu'elle recèle. La seule "vraie" différence entre les versions papier et télévisée se situe selon moi dans l'apparence des ceinturiens, qui physiquement se démarquent des terriens et martiens par leur taille et leur apparence beaucoup plus longiligne et filiforme dans les bouquins, ce qui est difficilement transposable à l'écran avec des comédiens qui ne sont pas retouchés par les effets spéciaux. Mais cela n'apparaît finalement qu'aux yeux de ceux qui ont lu les romans avant de voir la série, ce qui est mon cas mais ne doit certainement pas être le cas le plus courant. La série prend son rythme de croisière, l'aspect "puzzle" du récit, qui voit son action prendre part sur Terre, sur Mars et dans différents points de vie du système solaire (et même dans cette saison, largement au-delà de ses limites) commence à enfin prendre toute son ampleur, et maintenant que les personnages et la situation d'ensemble sont bien posés, cela devient très intéressant voire passionnant à suivre, à l'image de la série de romans d'origine. Très bonne série de SF, trop méconnue, trop discrète selon moi, mais très appliquée et traçant son chemin avec résolution. Vivement la suite !

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Published by Stéph