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  • : de la Pop Culture, un peu d'actualité, pastafarismes et autres petites choses...
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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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Quand je cause d'un film, je fais souvent des articles plutôt longs, et pas toujours en phase avec l'actualité du moment. Dans cette page d'avis vite dits je me propose de faire exactement l'opposé : quelques mots rapides pour donner un avis sur ce que je viens de voir. Certains films feront peut-être par la suite l'objet d'articles plus complets, ou pas. Cette page

est donc mise à jour en même temps que l'encart "Vu récemment" qui pointe vers elle...

Dollface saison 2 : La première saison m'avait convaincu parce que assez originale sur la forme, et rafraîchissante dans le ton. La seconde c'est une autre affaire. L'effet de surprise est passé, donc exit ce point positif. Sur la forme on retrouve ce qui a été mis en place dans la première saison, c'est-à-dire principalement les passages oniriques où on plonge dans des univers parallèles tout droit issus de l'imagination débridée de Jules et où la femme à tête de chat vient lui taper la discute. Sur le fond en revanche, le drapeau est en berne. C'était déjà plutôt banal lors de la première saison (une nana redevient célibataire après une relation de plusieurs années qui l'a un peu coupée -volontairement- de ses amies "d'avant"), mais là on descend encore d'un cran : les 4 amies deviennent trentenaires et ont du mal à négocier ce virage (entendez par là : "les filles, on devient vieilles, on est foutues"). Autrement dit, le sujet ultra-bateau que vous retrouverez à intervalles réguliers dans toute la presse dite féminine. En fait, c'est plus généralement l'effet que m'a fait cette seconde saison : j'ai eu l'impression de plonger la tête la première dans une montagne de tartes à la crème sortie directement des pires clichés estampillés "Marie Claire", "Cosmopolitan", "Vanity Fair", "Causette", "Femina" et compagnie... Vous l'aurez sans doute deviné mais je le dis quand même pour les moins perspicaces : c'est pas mon truc du tout ce genre de magazines (et on ne peut pas me soupçonner d'idées reçues : régulièrement je m'inflige ce type de lecture pour savoir de quoi je parle, ce qui est un minimum si on se permet de donner un avis critique). Tout ça pour dire que j'ai été très peu convaincu par cette suite, que j'ai trouvée souvent ennuyeuse, parfois nunuche, régulièrement à côté de la plaque et pire que tout : prévisible de A à Z. La voix toujours omniprésente et toujours insupportable en VO d'une Kat Dennings à l'air constipé plus souvent qu'à son tour n'a pas aidé, faut bien le dire aussi...

That Dirty Black Bag saison 1 : Amateurs de Western, de gueules cassées, de règlements de comptes, de duels au soleil, de chasseurs de primes, de saloons et de cowboys borderline, soyez les bienvenus dans That Dirty Black Bag. Non seulement vous y croiserez du beau monde (Travis Fimmel, Aidan Gillen, Dominic Cooper), mais on ne vous prendra pas pour des pieds-tendres ni des jambons. Ici quand ça tire, ça fait mal. Ça saigne, ça râle, ça meurt, et pas que de vieillesse au fond son lit. Cette série me fait penser à un mélange de plein de choses, toutes assaisonnées de sauce western, par-dessus lesquelles on applique un filtre concocté par un mec un peu dément situé quelque part entre Quentin Tarantino et Nicolas Winding Refn. On secoue bien le cocktail obtenu et on sert avec un Whisky sec et du beef jerky hot'n'spicy. Vous obtiendrez la saison 1 de That Dirty Black Bag. Vous en reprendrez bien un peu avec moi ?

Le Livre de Boba Fett saison 1 : Depuis la reprise de l'univers Star Wars par Disney, de nombreuses critiques fusent, mais la série Mandalorian par exemple m'avait laissé sur une note plutôt positive en ce qui me concerne. Les choses sont plus contrastées avec cette série consacrée à Boba Fett, et pour cause : le personnage le moins intéressant que vous verrez dans toute cette série, c'est justement Boba Fett. Au point d'ailleurs que sur la dernière moitié de la saison, c'est le Mandalorian qui reprend les commandes et la place de personnage principal. Et comme par hasard, c'est à partir de là aussi que les épisodes deviennent un peu plus intéressants et agréables à suivre. Triste sort que celui réservé à Boba Fett : se sortir de la gueule d'un Sarlacc affamé pour nous faire mourir d'ennui sur Tatooine en tant que parrain de la pègre qui veut du bien à tout le monde, c'est cruellement ironique. Mais ça permet de développer quelques intrigues secondaires et parallèles, de revoir certains personnages, de combler des trous entre les différents récits. N'empêche c'est dommage pour Boba. Mais que voulez-vous, le rôle du mec cool avec un seau sur la tête a déjà été pris par un autre, et en plus cet autre se promène avec un bébé Yoda (Grogou, pardon), c'était donc râpé d'avance en termes de popularité pour le fils de Jango. À voir en priorité donc pour les personnages satellites, et savoir ce qu'il advient après la fin de la seconde saison du Mandalorian.

Paris Police 1900 saison 1 : J'hésite, je ne suis pas sûr de moi sur ce coup, est-ce une mini-série ou une première saison ? Les deux seraient possibles, l'histoire se tient en 8 épisodes et connaît une conclusion parfaitement acceptable en tant que telle puisque toutes les intrigues sont résolues, mais la caractérisation des personnages et leur devenir en fin de saison pourrait donner lieu à une suite très facilement en les reprenant là où on les a laissés. L'avenir le dira j'imagine. Toujours est-il que cette série nous plonge dans les services de police de Paris au tournant du XXème siècle, ce qui nous permet au tout début d'assister à la fin tragique (mais plus enviable que d'autres il faut bien le dire !) de Félix Faure, de faire la connaissance de celle qui sera surnommée, non sans humour noir (très noir) "Pompe Funèbre", et de suivre dans son rôle de préfet ultra charismatique Louis Lépine, celui qui donnera son nom au fameux concours d'inventeur mais qui laissera aussi sa trace en tant que préfet de police novateur et engagé. On côtoiera aussi Alphonse Bertillon et son "bertillonnage", l'inventeur de l'anthropométrie judiciaire (un ancêtre des Experts de Las Vegas quoi). Tout cela sur fond d'antisémitisme galopant mis en exergue par l'affaire Dreyfus. L'interprétation est rugueuse, les personnages pour la plupart naviguant largement en zones d'ombre, l'ambiance est sombre (d'ailleurs dans cette série il fait souvent nuit, noir ou au minimum gris, rappel subliminal que la lumière, tout comme l'électricité, n'était pas omniprésente dans les rues et les maisons de la capitale à cette époque), le quotidien des personnages peut s'avérer très violent... bref on nous démontre que la vie n'était pas des plus simples et faciles dans ces années-là ! J'ai été convaincu par les comédiens, l'histoire n'a rien d'extraordinaire mais se tient bien (c'est un habitué des scénarios de BD, Fabien Nury qui l'a écrite), bref cette série mérite d'être découverte, ne serait-ce que pour son aspect historique par exemple.

Jurassic World : le Monde d'après : Je crois l'avoir déjà dit, moi dès qu'on aborde la franchise Jurassic Park, je ne suis plus complètement impartial ni objectif. Il y a des dinosaures à l'écran, ils ont l'air carrément vrais et vivants (oui je sais, d'énormes libertés, issues d'un manque de connaissances lors du tout premier film en 1993, ont été prises sur les vélociraptors par exemple, mais je ne peux pas m'empêcher de pardonner ces écarts avec la réalité), et moi ça me replonge illico en enfance, du temps où comme presque tous les gamins, j'ai eu ma "période dinosaures", où je connaissais tous leurs noms à coucher dehors, leurs particularités physiques, leurs dates d'apparitions, etc... Et je me rends compte (non sans une certaine satisfaction d'ailleurs) que l'effet est identique, voire peut-être encore plus marqué, chez mes gamins. Ils connaissent tout, et bien mieux que moi, des dinosaures j'en reste parfois bouche bée ! Bref, revenons-en au film, le troisième de la franchise Jurassic World. Des 3, c'est clairement le moins surprenant. Il reste cependant très performant au niveau visuel, d'autant que de nouveaux dinosaures sont ajoutés encore une fois (avec là aussi plus ou moins de libertés : des dimétrodons dans des grottes ça me semble contre nature par rapport à leurs voiles dorsales très certainement utilisée par ces animaux pour capter les rayons du soleil... et rappelons pour les puristes que les dimétrodons ne sont pas des dinosaures mais des reptiles proches des reptiles mammaliens), et que certaines scènes sont très impressionnantes et toutes celles mettant en jeu des dinosaures sont nickels graphiquement. D'ailleurs une scène sort très clairement du lot à mon sens : la poursuite en moto avec des atrociraptors survitaminés dans les rues de Malte. Elle est tout bonnement époustouflante. Autre gros kif : retrouver les professeurs Alan Grant (Sam Neill, toujours autant la classe !), Ellie Sattler (Laura Dern, toujours aussi émerveillée par les dinos, et Ian Malcolm (Jeff Goldblum, dont l'énergie et la souplesse semblent l'avoir abandonné mais pas le flegme !) qui il faut bien l'avouer tiennent la dragée haute aux protagonistes de la deuxième trilogie (et sans forcer). Et B.D. Wong aussi est toujours là, dans l'ombre mais fidèle au poste. Bref, si on lui passe ses incohérences, ses facilités (les héros ont une curieuses tendance à se retrouver les uns les autres "par hasard", même en pleine forêt, en ville, dans des complexes industriels, etc...), ses libertés, ses grosses ficelles scénaristiques... ça fait beaucoup certes, mais on y parvient quand même en mettant un peu de bonne volonté, ce film reste un chouette divertissement pour tous ceux qui comme moi, sont des fans de dinosaures...

The Boys saison 3 : Série quasi instantanément culte et ultra iconique, The Boys suscite du coup à chaque saison de grosses attentes (en tout cas de ma part !). Et cela comporte le risque de chercher à en faire toujours plus, toujours plus fort, quitte à parfois tomber dans la course à la surenchère un peu gratuite. Je crois que c'est ce qui arrive par moments à cette série. Moi personnellement je ne m'en plains pas, bien au contraire même : de toute façon, la série télévisée restera quoi qu'elle fasse, bien en-dessous de l'irrévérence du comics de base qui lui ne connaît aucune limite. Cette saison 3 apporte son lot de scènes choc, de passages un peu dégueux, de tripailles à l'air et de super-slips complètement azimutés du bulbe. Mais je lui trouve un déséquilibre marqué entre blabla inutile et humour noir corrosif. Trop du premier (ça cause quand même plus que ça n'en montre) et pas assez du second (il n'y aura jamais assez du second !!!). Attention, dit comme ça, on croirait que la saison n'est pas bonne. Or ce n'est pas mon propos, j'ai apprécié cette troisième saison mais j'y ai senti un ralentissement sur le fond et une accélération sur la forme. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre, mais le but n'étant pas de spoiler je ne rentrerai pas dans les détails pour mieux expliquer. Tant pis pour vous, faudra regarder !! Et plus encore que de regarder cette très chouette série qui sort des cadres classiques des séries, je ne peux que vous encourager de toutes mes forces à vous encanailler dans les pages du comics de Garth Ennis et Darick Robertson.

Station Eleven - Mini-série : Mini-série s'apparentant à une saison unique contant une histoire complète. Une fièvre dévastatrice se répand à vitesse grand V sur le monde. Seuls quelques survivants s'en tireront, et à quel prix... 20 ans après on découvre ce que l'humanité est devenue, au travers une troupe de comédiens nomades. Le récit propose des aller-retours dans le temps ce qui provoque donc une narration non-linéaire, qui incite le spectateur à bien suivre et se concentrer sur ce qu'il voit, chaque détail pouvant avoir son importance. Cette construction narrative permet également de ménager des effets de révélations qu'un récit temporellement linéaire n'aurait pas permis. Cela implique également  des changements d'ambiance fréquents, ce que personnellement j'ai plutôt apprécié. Petit bémol cependant, il y a des épisodes plus verbeux que d'autres, et le thème récurrent du théâtre shakespearien alourdit par moments la série, tout en lui conférant cependant une identité propre et unique. Pour ma part j'ai eu plaisir de retrouver Mackenzie Davis dans un des rôles principaux de la série, je lui trouve une présence hors du commun qui ne l'a jamais quittée depuis que je l'ai vue pour la première fois dans la splendide série Halt & Catch Fire. Station Eleven est adaptée du roman éponyme, que je n'ai pas lu, et on ne peut s'empêcher d'y voir des liens forts avec la récente pandémie de Covid19, bien que les conséquences n'aient rien à voir. La série n'a pas que des qualités, mais apporte une fraîcheur et un ton inattendu au thème de la fin du monde et de la dystopie post-apocalyptique. Je la conseille à tous ceux que ces domaines intéressent.

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