Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Moleskine et Moi
  • Moleskine et Moi
  • : de la Pop Culture, un peu d'actualité, pastafarismes et autres petites choses...
  • Contact

Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !

Recherche

Série(s) en cours

​​​​

 

30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 21:18


« Nous n’avons pas besoin de quelqu’un qui change d’avis comme elle change de jupe. »

Michèle Alliot-Marie, fer de lance de la parité hommes-femmes pour l’usage de petites phrases mesquines en politique.
 

 

Repost 0
Published by Stéph - dans No Comment
commenter cet article
27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 07:35

Ceux qui me connaissent le savent, je suis un gros consommateur de bandes-dessinées. Faut dire que j’ai appris à lire avec Tintin, Gaston Lagaffe et Astérix, que j’ai été élevé au Pif Gadget et à Petzi l’Ourson, que je suis tombé dans les comics via Strange et consorts alors que je n’avais pas encore 10 ans, et que j’ai eu le plaisir de rencontrer quelques personnes qui m’ont fait découvrir des trésors insoupçonnés dans la BD franco-belge et plus tard encore les mangas.
Et avec mon indépendance financière les choses se sont encore accélérées… je n’en finis plus d’empiler les comics chaque mois et de remplir mes étagères de bibliothèques, mobilier que je consomme à fréquence de plus en plus rapprochée…

Ceux qui me connaissent le savent également, je suis un gros producteur de listes. J’aime répertorier, classer, organiser, lister, cataloguer, trier, banque-de-donneriser un peu tout et n’importe quoi. Vous imaginez sans peine qu’une collection de BD se prête tout particulièrement à ce genre de petit plaisir… Comme de nombreux collectionneurs, j’ai donc commencé par lister manuscritement mes BD. Et avec mon souci du détail des infos à récupérer, j’ai rapidement rempli quelques cahiers à spirales. Je suis donc très vite passé à quelque chose d’un peu plus « propre » en saisissant tout cela dans un classique mais efficace tableau Excel. Mais cherchant à mieux faire encore, et à associer le pratique à l’esthétique et à l’exhaustivité, je me suis mis à plancher sur une vraie base de données sous Access, munie d’une interface sympa et avec dans l’idée d’incorporer le visuel des couvertures à ma liste de titres…

Et c’est alors que je réfléchissais à créer cette petite application perso que je suis tombé par hasard sur un site de gestion de BD en ligne, comme il en existe d’ailleurs quelques uns sur le net. Le site en question, c’est BDovore.com, et j’en suis vite tombé accro.
Pour plusieurs raisons. D’abord c’est un service gratuit et en ligne, deux caractéristiques non négligeables. Ensuite parce que la banque de données est plutôt bien fournie et mise à jour très régulièrement, ce qui est appréciable. Mais en plus de cela il y a vraiment toutes les formes de BD qui y sont gérables. Depuis le traditionnel album franco-belge jusqu’à la dernière nouveauté en manga, en passant aussi pas les comics vendus en kiosques (les sorties Presse côtoient les sorties librairies dans la même base, cool !), et même les comics en V.O. ! Et puis aussi des ouvrages un peu périphériques à la BD comme par exemple les encyclopédies Marvel ou des recueils d’illustrations pour peu que l’auteur soit aussi auteur de BD. Sans parler de la possibilité de différencier les différentes éditions d’un même album, option chère à tout collectionneur pointilleux !

Je me suis donc lancé cet été dans la création d’un compte (sous mon pseudo de bédéphile internaute : Marv) et la saisie des BD en ma possession, que j’essaie de tenir à jour hebdomadairement au fur et à mesure de mes achats.

Alors évidemment l’exhaustivité n’étant pas plus de ce monde que la perfection, BDovore n’est pas exempt de petits défauts. Au départ on trouve ça un peu fouillis au niveau des différents menus et de l’ergonomie des pages, mais on s’y fait vite et ce n’est pas si grave. Et bien sûr au niveau de la base de données on n’évitera jamais totalement les coquilles, les doublons ou les erreurs sur l’un ou l’autre album. De même qu’il manque parfois des BD dans la base, soit des anciennes BD encore pas saisies dans la base, soit des nouveautés très récentes. Mais de ce point de vue, il y a des outils permettant de proposer aux webmasters des corrections, des ajouts de nouvelles BD ou des complétions d’informations manquantes. J’avoue pour ma part n’avoir pas encore pris le temps de saisir dans la base des titres qui n’y figurent pas mais que je possède, mais je compte bien le faire un jour ou l’autre.

Et puis une fois qu’on a saisi sa collection on a toute une gamme d’outils statistiques à sa disposition, qui permettent un peu de décortiquer sa collection sous plusieurs angles. On peut également faire ses prévisions d’achats, gérer les prêts qu’on fait à d’autres personnes, et option très intéressante, évaluer la valeur de sa bibliothèque ! (bien que pour l’instant certains prix exacts manquent dans la base). Enfin, histoire de frimer un peu ou tout simplement de partager sa passion, on peut rendre public l’accès à sa collection. D’ailleurs si tout ça vous intéresse et que vous voulez voir à quoi ça ressemble, voici le lien vers ma collection (plus ou moins à jour…), vous pourrez vous faire une idée du site.

Pour tout amateur de BD (et de listes dons…), je conseille donc vivement BDovore. Et pour plus d’infos pratiques et découvrir un peu les autres utilisateurs du site, il y a aussi un forum (pas aussi actif que des forums comme celui de BDParadisio mais convivial et sympa) où vous trouverez pas mal de réponses aux questions les plus courantes de l’utilisateur débutant.

En tout cas je remercie vraiment le créateur du site et ceux qui l’administrent et le font vivre : ils m’ont évité de me prendre la tête à développer ma propre application ! Alors vive BDovore.com !!
192-bdovore.gif 

 

Repost 0
Published by Stéph - dans Coupure Pub
commenter cet article
25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 07:27

« … Non je ne regrette rien, ni le bien qu’on m’a fait, ni le mal, tout ça m’est bien égal […] c’est payé, balayé, oublié, je me fous du passé. »

C’est bien sûr Édith Piaf qui chantait ça, même les plus hermétiques à la chanson française connaissent je pense.

Non, rien de rien, non je ne regrette rien...
Si je mets cet extrait en introduction, c’est parce qu’on dirait que cette idée s’est généralisée, que le credo « ni remords, ni regrets » (au passage, c’est aussi le titre d’une chanson de l’helvète Stephan Eicher) est devenu le seul valable, la règle imposée.

Je le comprends d’autant moins que ce n’est absolument pas ma vision de la vie.Je ne suis pas encore (trop) vieux, et pourtant à tout juste 32 ans des regrets j’en ai déjà, et certains me poursuivent depuis belle lurette.

La vie de tout un chacun est parsemée de moments-clés, ces instants où l’on se retrouve à une intersection qui impose de faire un choix qui va modeler le reste de son existence. Et qu’on le veuille ou non, on ne fait pas toujours le meilleur choix. On peut se tromper, faire fausse route, c’est humain. Au-delà même des choix qui s’avèrent catastrophiques, il y a aussi ceux qui ne mènent pas forcément à l’échec mais qui restent cependant peu fructueux. Ceux qui amènent à se demander avec une certaine nostalgie mêlée de curiosité ce qui se serait passé si on avait bifurqué dans une autre direction.

Pour ma part j’ai une qualité qui parfois se retourne contre moi. J’ai une très bonne mémoire. Évidemment ça a ses bons côtés : ça m’a bien aidé tout au long de ma scolarité par exemple, et ce n’est pas inutile non plus au Trivial Pursuit !  J’arrive à retenir sans trop d’effort les noms d’obscurs seconds rôles de séries B juste parce qu’ils m’ont plu, je me souviens des péripéties que vivent les personnages de Santa Barbara au cours des 2137 épisodes que compte ce soap qui a bercé ma jeunesse (shame on me, je sais, je sais…), je suis capable de raconter par le menu la majeure partie des dizaines de comics mensuels que j’ingurgite depuis mes 10 ans…

Cela étant dit, je n’ai pas une mémoire encyclopédique non plus, je me suis pas de ces surdoués qui possèdent une mémoire photographique ou de ces hyper-mnésiques qui retiennent jusqu’au moindre détail chaque seconde de leur vie.
Mais tout ce qui me touche, me plaît, m’interpelle de près ou de loin, j’ai des facilités à le retenir. Depuis la plus absurde futilité jusqu’aux moments charnières, les plus importants.
Et quand je dis que cette mémoire peut se retourner par moments contre moi, c’est quand justement je suis incapable d’oublier ce qui devrait l’être pour avancer sereinement. Avoir des tonnes de souvenirs joyeux et revigorants c’est une bénédiction, mais la contre-partie à payer pour moi c’est de ressasser et vivre aussi continuellement avec mes échecs passés, mes peines, mes hontes et mes remords.

Je ne suis ni le pire ni le meilleur des hommes, la question n’est pas là, mais j’ai eu parfois des raisons de m’en vouloir sérieusement. Et si j’arrive à pardonner (vieux reste d’une éducation trop emprunte de judéo-christianisme ?), il n’est qu’une personne qui ne trouve pas d’excuses à mes yeux : moi-même. Du coup, mes biens aimés souvenirs nourrissent aussi mes regrets, c’est inéluctable. J’ai toujours fonctionné ainsi.

Régulièrement, à la classique question « Si vous pouviez recommencer, que changeriez-vous à votre vie ? », j’entends l’invariable réponse « Rien, je referais tout à l’identique, y-compris les erreurs, parce que ce qu’on apprend de nos erreurs forme notre personnalité ».
Et tout le monde s’acharne à répondre ça, comme si répondre autrement serait s’injurier soi-même. Il ne faut surtout pas avouer ses échecs, faire comme si ce n’était pas grave, jouer celui qui surmonte tout parce que sinon cela nous condamne (même si c’est inexact) à l’image de celui qui a « raté sa vie ».

Regrets interdits !!
Parfois j’en viens à me demander si dans la réponse toute faite de ceux qui ne regrettent rien, il n’y a pas une sorte de fuite en avant éperdue, une forme d’auto-persuasion qui tiendrait presque du réflexe de survie. Croient-ils vraiment viscéralement en ce qu’ils disent, ou est-ce une façon de se persuader soi-même en se positionnant comme celui qui assume tout avec le sourire aux lèvres face aux autres ?

Entendons-nous bien : ma vie n’est pas un supplice, ce texte n’est pas un apitoiement sur moi-même, n’allez surtout pas vous imaginer je ne sais quoi. Je sais faire la part des choses et jamais je n’oserais me faire passer pour quelqu’un à plaindre. Comme tout un chacun j’ai connu des bonheurs et des malheurs, et si je devais en tirer un bilan, ce serait mentir que d’affirmer que pour moi la balance de la vie a penché du mauvais côté. Je suis conscient de mes chances, loin de moi l’idée de vouloir jouer les victimes et les pleureuses à deux sous. Mais là n’est pas mon propos.

Ce que je ne comprends pas, c’est cette façon quasi-généralisée de verser dans l’optimisme béat. Quoiqu’il arrive, de toujours positiver, quitte à nier les réalités peu reluisantes, ou à minimiser leur importance. Le positivisme forcené (mais je pourrais dire la même chose du négativisme du reste) me dépasse, me fatigue, m’agace.

Faut-il donc être un optimiste inébranlable toute sa vie, sous peine de basculer dans la catégorie « losers » ? Avouer un échec, avouer un regret et admettre l’importance de nos actes manqués nous met-il forcément sur la touche, loin des bienfaits d’une société qui va toujours de l’avant, où un regard en arrière est considéré comme une faiblesse ?
N’y a-t-il donc pas de place pour l’objectivité ? Être vraiment objectif sur soi-même est certes difficile, mais faut-il pour autant céder à la facilité de ne jamais rien regretter ?
J’ai souvent l’impression que le fait de ne justement « jamais rien regretter » est présenté comme une grande force de caractère, un grand courage. Je le vois pour ma part comme l’exact inverse : pour moi c’est d’admettre qu’on a été mauvais, nul, triste, méprisable qui est une force, pas de le nier ou le passer sous silence. L’angélisme et le défaitisme ne sont que deux faces d’une même pièce, et sont aussi vains et dangereux l’un que l’autre.

Oui, j’ai d’immenses regrets et d’immenses hontes. Et si j’ai honte de certains de mes actes, une chose dont je n’ai aucunement honte, quitte à m’exposer à l’incompréhension de certains, c’est d’avoir des regrets justement.
(et tant pis si cette phrase est compliquée, alambiquée et bourrée de répétitions !)

J’ai commencé ce texte avec un extrait de chanson, je finirai donc de même. Voici donc une phrase qui me poursuit partout où je vais, qui fait certainement parti des valeurs les plus ancrées en moi, et qui illustre parfaitement ma vision de la vie (attention, je sors les grands mots…).
Cette phrase toute bête mais chargée de sens, je la dois comme beaucoup d’autres choses d’ailleurs à un artiste qui compte énormément pour moi, Bernard Lavilliers.
Vous connaissez peut-être déjà, elle est extraite de Nord - Sud, je vous la livre :

« Alors écoute : tout s’arrange toujours. Même mal… »

En quelques mots, tout est dit.
Alors écoute : tout s'arrange toujours. Même mal. 

 

Repost 0
24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 07:12

L’ami ChrisMic a récemment porté à mon attention un petit bouquin bleu au titre bizarre. Faut dire que ChrisMic aime le bleu et les trucs bizarres.
Le livre en question c’est Pourquoi les manchots n’ont pas froid aux pieds ? – et 111 autres questions stupides et passionnantes, publié aux éditions du Seuil dans leur collection Science ouverte.

Ces 112 questions totalement inutiles et donc parfaitement indispensables, sont un best-of de questions posées par les lecteurs de la revue anglaise de vulgarisation scientifique New Scientist, et dont les réponses plus ou moins pertinentes sont apportées par d’autres lecteurs experts dans les domaines concernés. Le tout enrobé d’humour à l’anglaise et d’un vrai enthousiasme à se pencher ave un esprit scientifique et analytique sur des problèmes banals touchant à la vie de tous les jours.

Classées par grands thèmes (notre corps, les animaux et plantes, les objets d’usage domestique, la nourriture, etc…), les questions forment autant de chapitres rendant la lecture très libre, fluide, ludique et rapide. On peut papillonner de question en question, sauter des pages, revenir en arrière, sélectionner d’après nos centres d’intérêts,…

Moi qui aime bien l’insolite et l’inattendu, au point de parfois vous faire partager ce qui a réveillé ma curiosité au travers de mes articles de la catégorie Pastafarisme & Co, j’ai été passionné par ces énigmes de la vie de tous les jours et leurs explications parfois évidentes, parfois surprenantes, mais toujours intéressantes.
Évidemment la lecture de ce bouquin nécessite d’avoir un minimum de curiosité et une petite tendance à analyser les choses les plus communes sous un angle scientifique.

Comment font les moucherons pour voler sous la pluie sans être assommés par les gouttes ? Pourquoi un biscuit sec ramollit hors de son sachet alors que la baguette de pain durcit ? Pourquoi les flocons de céréales ont tendance à s’agréger au bord de votre bol de lait ? Pourquoi la superglue ne colle-t-elle pas dans son tube ? Quelle heure est-il au Pôle Nord ? Pourquoi le ciel est-il bleu ? Quel est le diamètre d’un éclair ? Pourquoi sur les escaliers roulants la bande sur laquelle on pose la main n’a pas la même vitesse que les escaliers ? Est-il dangereux de tirer en l’air avec une arme à feu ? pourquoi les poissons rouges sautent-ils hors de leur aquarium ? Pourquoi les oiseaux ne tombent-ils pas quand ils dorment ? Quelle est la formule chimique d’un être humain ? Pourquoi a-t-on tendance à tirer la langue quand on fait quelque chose de difficile ? Pourquoi cela ne fait-il rien quand on se chatouille soi-même ? Pourquoi les cheveux deviennent-ils gris avec l’âge ?

Voilà quelques exemples de questions vitales que ce livre n’hésite pas à poser !

Si comme ChrisMic et moi, les réponses à ces questions vous intéressent, lisez donc Pourquoi les manchots n’ont pas froid aux pieds ?
Si ça se trouve, ils ont super froid aux pieds, et on n'en sait rien ! 

 

Repost 0
Published by Stéph - dans Lire ou écrire
commenter cet article
23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 07:30


« J’ai dû faire une erreur d’appréciation. »

Jean-Marie Le Pen, qui finalement ne dit pas que des conneries.
 

 

Repost 0
Published by Stéph - dans No Comment
commenter cet article
20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 21:19

Comme tout un chacun, j’ai reçu dernièrement dans ma boîte aux lettres les professions de foi des douze candidats à l’élection présidentielle du 22 avril.
Dans ma région les professions de foi sont envoyées en double-exemplaires, l’un en français, l’autre en allemand. Bah oui, allez savoir pourquoi. En alsacien encore j’aurais compris, mais en allemand je trouve cela pour le moins bizarre. Ou peut-être est-ce destiné aux personnes d’un certain âge qui ont appris à lire et à écrire en allemand, lorsque l’Alsace était occupée durant la seconde guerre mondiale et que le IIIème Reich considérait l’Alsace comme un de ses Länder à part entière. Quoi qu’il en soit, voir la profession de foi de Le Pen en allemand, ça lui confère comme un arrière-goût bizarre…

Je n’ai pas encore parcouru l’ensemble des programmes développés dans les documents reçus, mais je me suis penché sur la page de garde de chaque profession de foi, où figurent communément au moins une photo du candidat et une phrase d’accroche, un slogan, comme les sous-titres sur les affiches de films. Le truc qui est censé vous donner envie, qui résume le reste, les quelques mots que l’on retient parmi tout le reste.

Je vous propose un rapide coup d’œil sur les slogans… et je précise tout de suite que l’ordre selon lequel j’aborde les candidats n’a aucune signification particulière, c’est juste l’ordre selon lequel j’ai sorti les professions de foi de l’enveloppe !


 Dominique Voynet, Les Verts : La Révolution écologique
 
Étonnant de voir à quel point un type comme Nicolas Hulot a suscité l’engouement autour des questions d’écologie et de comparer cela à l’absence d’écho au discours de Dominique Voynet sur le même sujet. Paradoxal. Peut-être est-ce parce que les Verts ne se soucient pas que d’écologie mais de tas d’autres sujets. En tout cas ça ne va pas être facile de faire la Révolution toute seule Dominique. Ou alors faut-il comprendre le mot « révolution » dans son sens « faire un tour complet sur soi-même » ? Si c’est ça, tu peux le faire Dom ! (mais quel intérêt, ça…)


 José Bové, sans parti : Un autre avenir est possible

Le père Bové clamait haut et fort, il y a encore de cela un ou deux ans qu’il n’avait aucune intention de se présenter aux élections présidentielles. Évidemment, en bon apprenti homme politique, il s’est empressé de faire l’inverse de ce qu’il disait. L’alter-mondialiste ne m’était pourtant pas antipathique (avec une telle moustache, il ne peut être totalement mauvais), mais son discours prend de plus en plus l’apparat et les tics des blablas politiques typiques. Décevant. Et puis un petit McDo de temps en temps, je ne suis pas contre moi !


 François Bayrou, UDF : La France de toutes nos forces

Le centriste se sent pousser des ailes. Enfin surtout l’aile gauche semble-t-il. Ce qui est d’autant plus étonnant avec un programme économique grandement issu de l’hémisphère droit de son cerveau. En tout cas, le slogan est à l’image du discours : « votez pour moi, on verra plus tard dans le détail ce qu’on fera et avec qui, mais ça sera chouette ». Je caricature moi ? Bah non, je traduis, ce n’est pas pareil.


 Gérard Schivardi, sans parti : Candidat présenté par des maires

… ou le Pascal Chimbonda de la campagne (électorale). Un inconnu qui arrive à concilier des idées à la Arlette (les travailleurs d’abord) avec d’autres à la Jean-Marie (protectionnisme, sortie de l’Union Européenne). En tout cas le slogan est purement génial : « présenté par des maires » après l’interdiction par la justice du slogan « candidat des maires ». Subtil Schivardi, alias le roi de la débrouille (la preuve : il a réussi à trouver 500 signatures pour se présenter !).


 Marie-Georges Buffet, PCF : Pour une gauche fidèle à ses valeurs, déterminée à changer la vie quotidienne

Le slogan qui est à l’image du parti communiste français : démodé et à côté de la plaque. Visiblement ils n’ont pas compris au PCF le concept de slogan (court, percutant, avec des mots courts et simples qu’on retient). Sans débattre du fond tout à fait défendable, la forme sent la poussière et le petit Suze avant de faire son tiercé avec ses potes anciens combattants. Ce n’est pas méchant ce que je dis là d’ailleurs, juste un constat.


 Olivier Besancenot, LCR : Nos vies valent plus que leurs profits !

Ça c’est du slogan qui pète ! Le petit facteur a tout compris à la communication et au marketing lui, il a l’image qu’aurait pu avoir le PCF s’il avait su se rajeunir. Je l’aime bien il est sympa, loin d’être con, en bon orateur il a de la répartie et connaît son truc. Il est cependant un peu déconnecté du monde économique réel par moments, mais l’idée générale qui privilégie le salarié à l’actionnaire, ça je ne peux pas être décemment contre. S’il était moins radical, on le prendrait peut-être plus au sérieux le petit Olivier.


 Ségolène Royal, PS : La France Présidente

Dans le genre slogan qui ne veut rien dire mais qui a de la gueule, là on navigue dans les hautes sphères. Parce que sincèrement, à part mettre le terme « Présidente » dans l’accroche (avec donc un renvoi évident à l’une des plus grandes qualités –qui a dit la seule ?- de Ségolène : elle est une femme !), ça ne veut pas dire grand-chose. Ou plutôt ça peut dire tout et n’importe quoi. Ce qui est finalement cohérent avec la stratégie générale de la candidate socialiste qui se résume à la phrase « Je suis d’accord avec vous ». je me demande très sérieusement si ce slogan est le résultat d’une longue cogitation, d’études fastidieuses et onéreuses de cabinets-conseils en communication, ou s’il a été griffonné sur le comptoir d’un troquet en trente secondes chrono entre deux gorgées de bière.


 Frédéric Nihous, CPNT : La ruralité d’abord

Voilà typiquement le genre de candidat qui n’a pas grand-chose à dire sorti d’un ou deux thèmes très précis. Et qui pour ne pas être réduit au lobby des chasseurs s’inscrit comme porte-drapeau de la ruralité (moi qui viens d’un petit village alsacien, je dis non merci hein…). Sauf que mettre à son programme l’épineux problème de l’ouverture de la chasse à la galinette cendrée sur le haut plateau du Vercors, et de surcroît prétendre faire passer cela comme une autre façon de faire de l’écologie, ce n’est pas ce que j’appelle avoir un projet pour le pays.


 Philippe de Villiers, MPF : La fierté d’être français

Intimement convaincu (quelle admirable force d’auto-persuasion à ce propos !) d’être la « surprise » des résultats du premier tour, Philippe de Villiers, monsieur « chaque coup compte », se permet cette année des discours quasiment encore plus intolérants que ceux du FN. L’hyper-catho nationalo-rigide (ouais j’invente des mots, mais de Villiers m’inspire j’y peux rien) part en guerre pour la libération du pays, pour bouter hors du royaume les sarrasins et autres maures. Peut-être devrait-il s’installer à Poitiers et ne plus en partir tiens, juste au cas où. En tout cas, moi je serais « fier d’être français » si de Villiers se prenait une veste dimanche. Mais une belle, du genre entre le score de Schivardi et de Nihous quoi.


 Arlette Laguiller, LO : Candidate de Lutte Ouvrière

C’est bien connu, Arlette n’est pas là pour rigoler. On ne rigole pas quand  on est spolié à longueur de temps. D’où une profession de foi à la présentation d’une sobriété exemplaire. Pas de slogan, juste « candidate de lutte ouvrière », comme si depuis le temps qu’elle hante les élections présidentielles (c’est sa sixième participation quand même) on ne la reconnaissait pas encore. Ou peut-être est-ce pour ne pas la confondre avec Olivier Besancenot, allez savoir. Moi ce que je préfère chez Arlette c’est encore la chanson que Souchon lui a consacrée. Mais ça fait un peu court pour glisser son nom dans l’urne hein… sorry Arlette.


 Jean-Marie Le Pen, FN : Votez Le Pen

Dans le genre sobre et court, Le Pen va à l’essentiel. Au moins on ne peut pas l’accuser de blabla ou d’hypocrisie sur ce coup là, il annonce clairement la couleur, il ne demande pas grand-chose, juste qu’on vote pour lui. Le comble c’est qu’il a des raisons d’y croire le bougre. Le vieil homme politique, qu’on disait déjà fini il y a 5 ans avant les résultats du 21 avril 2002, a bonne mémoire, et c’est le cas de le dire, bon pied bon œil. Il se voit déjà refaire le coup de 2002 et s’est rendu compte que laisser les autres candidats s’écharper entre eux, tout en lâchant de-ci de-là quelques idées poujadistes et populistes sans entrer dans les débats de fond, était la meilleure formule pour lui. Le tout saupoudré d’un peu de victimisation et de soi-disant persécution, et il pourrait bien nous priver pour la seconde fois d’un débat gauche-droite au second tour.


 Nicolas Sarkozy, UMP : Ensemble tout devient possible

Voilà un slogan très étonnant de la part de l’hyper-actif sous tranxène du paysage politique français. Surprenant car en parfait décalage avec ce que suscite le candidat autour de lui. Parce que sorti de l’UMP (et encore, au sein même du parti de droite, il y a des courants anti-Sarkozistes…) et de l’extrême-droite, le mot d’ordre général qui règne c’est plutôt « Tout sauf Sarko » (avec bien entendu un Le Pen exclu du fameux « tout »). Pas facile dans ces conditions pour le petit Nicolas de rassembler autour de son nom. Du coup, « Ensemble tout devient possible » pourrait devenir « Seul ça va être galère ». Qui vivra verra…


Voili, voilou, c’était mon petit tour d’horizon général rapide des professions de foi des douze candidats à la présidentielle. N’ayant pas compté les mots je ne sais pas si j’ai été très équitable, ni si j’ai réussi à accorder la même importance à chacun, comme le préconise le CSA pour les chaînes télévisées et les radios. Heureusement d’ailleurs que la presse et le net ne soient pas soumis à ce genre de règle.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas causé politique ici, mais l’occasion était trop belle. Vous l’aurez compris, j’ai essayé de faire ça sur le ton de l’humour, mais vous aurez peut-être détecté aussi un léger accent désabusé, et vous aurez raison. Parce que ça fait un bail que je n’ai pas pu me retrouver pleinement (l’ais-je seulement pu un jour ? pas sûr…) dans un discours ou un programme politique. En conséquence, cette fois encore, je vais procéder à un choix par éliminations successives (au moins je sais avec précision qui je ne veux pas voir à l’Élysée, c’est déjà ça), pour finalement garder la solution la « moins-pire » à défaut d’autre chose…

Vivement dimanche soir que les résultats tombent.
D’ailleurs à ce sujet, si vous voulez les résultats avant l’heure légale de 20h00, branchez-vous sur internet et en  particulier sur les sites étrangers, belges ou suisses par exemples, où les premiers résultats seront annoncés vers 18h30. Il paraît que ce n’est pas bien, et qu’il ne faut pas le faire (mais franchement je ne vois vraiment pas pourquoi je m’en priverais…).
 


 

Repost 0
19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 22:56


« Dans un régime fasciste on n’apprend pas "je suis, tu es" mais "je hais, tu suis". »

Marc Escayrol, auteur de citation anti-borgne.

 

Repost 0
Published by Stéph - dans No Comment
commenter cet article
18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 19:50

Il y a un mois environ se tenait le salon de l’automobile de Genève. Avec quelques potes (Éric, Thibaut, Yannick, Christophe et Delo) nous y avons fait un petit pèlerinage histoire de s’en mettre plein les mirettes, découvrir les dernières nouveautés, s’extasier devant les carrosseries de rêve, entrer et voir de plus près des modèles plus « accessibles ».

Aston Martin Vanquish... arghhhh !
Pour ma part le top du top se nomme depuis toujours Aston Martin et Maserati. Dans les plus « classiques », les stands Porsche, BMW, Volvo ou Alfa Romeo tiennent toujours leurs promesses, de même que Audi, marque symbole à mes yeux de qualité et de fiabilité constantes.

Ma Que Bella Maserati !
Dans les bonnes surprises je retiendrais un stand Hyundai étonnamment réjouissant et le stand d’un blanc immaculé de Fiat (deux marques que je n’affectionne pourtant pas particulièrement pour rester courtois). Et un petit coup de cœur inattendu lui aussi : le Qashqai de Nissan.

Le Qashqai Nissan, prononcez "Kash-Kaï"
Bref, ce fut une journée bien remplie.
Et ce n’est pas Delo qui me contredira sur le fait qu’on y a vu de bien belles choses à ce salon de Genève…


Oh la belle bl....eue ! 

Repost 0
16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 23:16

Mesdemoiselles, mesdames et messieurs, et surtout mesdemoiselles quand même, voici le retour d’un héros hors du commun, du séducteur de ces dames, du playboy au look ravageur, de l’homme à l’humour irrésistible et au charisme immense. L’amour est sa cour de jeu, le sexe est son domaine d’expertise, le charme est son art de vivre. Véritable aimant à femmes, malgré son endurance et son courage quasi sans limite, même lui a parfois du mal à donner satisfaction à toutes celles qui vendraient père et mère pour pouvoir caresser son corps poilu et son crâne dégarni. Ou pas.

L’homme à l’état pur, le mâle dominant dans toute sa splendeur, l’incarnation de la virilité, le bourreau des cœurs revient parmi nous pour le plus grand bonheur de la gente féminine et inspirant respect et envie à tous les hommes qu’il croise. Ou pas.

Lui, c’est Victor Lalouz, et son retour fracassant c’est dans Victor Lalouz T.2 : l’idole des jeunes, écrit et dessiné par Diego Aranega.
Après avoir imposé son style dans le premier album (Victor Lalouz T.1 : En route pour la gloire), le gars Lalouz s’affirme. Son émission de radio sur Smak FM cartonne, son statut de star des ondes se conforte, sa horde de fans grandit et les femmes se pâment à ses pieds. Ou pas.

Victor Lalouz est la star de Smak FM !
Il est temps à présent pour Victor de passer à la vitesse supérieure. Quitter sa mère. Trouver un appart. Vivre une histoire d’amour torride avec la standardiste … ou pas.

Dans ce deuxième tome des aventures rocambolesques de Victor Lalouz, on retrouve Victor et ses potes de la radio, Victor qui écume les agences immobilières, les séances de bras de fer mental de Victor avec son psy, les différentes techniques de séduction de Victor, la papa de Victor qui n’est pas tout à fait celui que l’on pourrait croire…

Toujours aussi drôle, ce deuxième tome confirme la réussite du premier album sorti l’an dernier.
Victor Lalouz c’est bien, lisez-le.

 

Repost 0
13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 15:51

Le réchauffement planétaire fait polémiquer, et alors qu’il y a tout juste quelques années on nous soutenait encore que la preuve indiscutable de la responsabilité de l’homme dans la modification du climat n’était pas faite, aujourd’hui c’est tout l’inverse, puisqu’il ne se passe pas un mois sans qu’une prévision alarmiste ne tombe (plus de poissons dans les océans d’ici 50 ans, la calotte glaciaire qui disparaît comme peau de chagrin, la montée du niveau des mers qui menace à moyen terme de nombreuses îles, des étés caniculaires tous les 3 à 5 ans, le paludisme généralisé en Europe, j’en passe et des meilleures…).

À un tout autre niveau, l’avenir semble également bien morose si l’on se place du point de vue du simple citoyen français. On nous prévient depuis longtemps que pour survivre le pays va devoir procéder à de profondes réformes sociales, économiques et politiques. Ça fait un moment déjà que j’ai fait mon deuil d’une éventuelle retraite à 60 ans, même en ayant commencé à bosser à 21 ans avec une année de service militaire au préalable… De la même manière je ne donne pas cher de la peau de la Sécurité Sociale, du Contrat à Durée Indéterminé, de la Fonction Publique, du pouvoir d’achat… le tout au nom de la sacro-sainte économie de marché, de la rentabilité et des bénéfices des actionnaires.

Bref, tout ça pour dire que rien dans ce qu’on nous promet ne permet de s’extasier objectivement sur les perspectives d’avenir à moyen et long terme.

Mais finalement, tout ça, ce n’est pas grand chose quand on sait ce qui nous attend le 13 avril 2036. Car ce jour là, 2004 NM4, un astéroïde récemment découvert (en juin 2004) et rebaptisé Apophis (du nom du dieu égyptien Apep, dit le Destructeur…) pourrait bien nous expliquer par le menu ce qu’est une réelle catastrophe d’ordre planétaire digne de ce nom.
Que je vous explique…

2004NM4 ? à l'eau...
Apophis donc, est un astéroïde d’un diamètre moyen de 320 mètres, dont l’exacte composition n’est pas encore bien déterminée mais dont la trajectoire va croiser celle de notre planète dans les années qui viennent. Enfin quand je dis « croiser » il faut prendre cela à l’échelle cosmique hein, c’est-à-dire à quelques kilomètres près quand même…

Fin décembre 2004, les astronomes évaluaient à 1 chance sur 20 le risque d’impact avec la Terre le 13 avril 2029. Un vendredi 13 qui plus est, qui comme chacun le sait (sauf les publicitaires de la Française des Jeux) n’est pas connu comme le jour le plus synonyme de coup de bol. Une chance sur vingt quand même, ce n’est pas négligeable… Depuis, de nouvelles observations et études ont permis de déterminer avec quasi-certitude (le risque zéro n’existant jamais) que la trajectoire de l’astéroïde croiserait notre planète à un peu moins de 30 000 km, c’est à dire tout de même à l’intérieur de l’orbite de nos satellites géostationnaires.

En conséquence, vous pourrez faire comme si de rien n’était le vendredi 13 avril 2029 et jouer selon vos habitudes à l’Euro-Millions du vendredi soir. D’ailleurs j’ose espérer qu’à cette date ce jeu ne sera plus présenté par Sophie Favier, ou alors juste comme ça, pour déconner.

Merfi Fophie.
Mais ne vous considérez pas tirés d’affaire pour autant. Loin de là.

Car ce jour là, Apophis passera si près de notre planète que sa trajectoire va s’en trouver modifiée du fait de l’attraction terrestre sur l’astéroïde, au point d’infléchir sa trajectoire de près de vingt degrés et jouer sensiblement sur son orbite. En fait, selon la modification de trajectoire qu’Apophis va subir ce jour-là, on pourrait bien le voir revenir beaucoup plus près 7 années plus tard, le 13 avril 2036 pour être précis. Les scientifiques estiment à 610 mètres la largeur du couloir virtuel que l’astéroïde devra emprunter s’il a décidé de revenir nous percuter en 2036. Autrement dit, en 2029, selon la distance précise de son point le plus rapproché à la Terre (à une marge d’erreur de 610 mètres donc), sa trajectoire pourrait être déviée juste ce qu’il faut pour que sept années plus tard il nous rentre en plein dans le lard.

Pour l’heure il est impossible de prévoir avec une telle précision à quelle distance exacte de la Terre passera Apophis en 2029. Les astronomes en sauront plus après 2011, quand son observation sera rendue plus précise (pour l’instant Apophis est trop proche du Soleil pour cela). Si d’aventure le risque était avéré, plusieurs solutions ont déjà été discutées par les scientifiques.
 Bruce Willis s’est proposé pour aller forer quelques trous et balancer de la dynamite sur le dit caillou, le tout sponsorisé par la 20th Century Fox et produit par Joel Silver.

Merci Bruce.
Mais pour l’instant la solution qui retient le plus l’intérêt de la communauté scientifique est celle Stanley Love (docteur Love, c’est pas classe comme nom ça ?) et Edward Lu (rien à voir avec les petits écoliers). Ils proposent de positionner et maintenir à proximité immédiate d’Apophis un vaisseau spatial de taille raisonnable et muni de moteurs  ioniques fonctionnant à l’énergie solaire (ben oui, tant qu’à faire l’énergie solaire c’est écolo et tout et tout…). D’après leurs calculs, la seule force d’attraction entre les deux objets (l’astéroïde et le vaisseau spatial, suivez un peu bordel) devrait suffire à dévier des quelques centaines de mètres nécessaires la trajectoire d’Apophis, histoire de le faire rater le couloir fatal de 610 mètres qui l’amènerait à nous revoir en 2036.
Dit comme ça, ça a l’air facile.

Mais tout de même, si dans le pire des cas, Apophis revenait nous visiter le 13 avril 2036, attendez vous à un vrai cataclysme. Du genre violent quoi. Si l’astéroïde tombait sur la terre ferme, avec ses 320 mètres et 20 Millions de tonnes, la déflagration (l’équivalent de 58 000 fois Hiroshima quand même) serait d’ampleur à rayer de la carte un pays tel que la France, rien de moins. Sans parler du nuage de poussière qui recouvrirait la planète pendant quelques années, faisant tomber dramatiquement la température en surface (soit dit en passant, problème de réchauffement de la planète résolu), détruisant quasiment toute vie animale et végétale. Si l’astéroïde tombe en mer, le tsunami engendré ne serait même pas imaginable, ravageant tout sur son passage et faisant plus de morts encore que la déflagration sur terre ferme. Avec toute une série de graves dérèglements climatiques, aussi dévastateurs pour la vie sur notre planète que le nuage de poussière.

Beau spectacle... si on le voit d'une station orbitale !
Bref, ça serait chaud quoi… Et évidemment, tout ça, juste la veille de mon anniversaire. Alors j’avais déjà fait une croix sur ma retraite à 60 ans, là il faudra aussi que je fasse une croix sur mon gâteau d’anniversaire pour mes 61 ans…

Ah oui, j’oubliais. Une dernière chose… au jour d’aujourd’hui (j’aime bien employer cette expression, tant pis si ça fait vieux)(vous me direz, j’ai déjà 32 ans demain…) on estime à 1 chance sur 48 000 le risque de collision en 2036. Mouais, ça va. M’enfin ça fait toujours beaucoup plus de chances de se prendre Apophis sur le coin de la gueule que de gagner 113 millions d’euros à l’Euro-Millions hein.
Enfin, je dis ça, je dis rien.


Doucement mais sûrement, Apophis s'approche...
(crédit image : Manu de www.lagrenouilleblue.com) 

 

 

 

Repost 0