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  • : Moleskine et Moi
  • : de la Pop Culture, un peu d'actualité, pastafarismes et autres petites choses...
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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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Série(s) en cours

10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 11:07

Aujourd’hui est un grand jour !
L’ami Ouf-Ouf et George W. Bush en personne se joignent à moi pour souhaiter à NoNo un Happy NoNo’s Day !


 

 

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 10:41

Lors du dernier quizz musical que je vous ai proposé ici, certains scores m’ont conforté dans l’idée que j’avais fait un peu trop facile étant donné la culture musicale étendue de certain(e)s participant(e)s…
Pour cette nouvelle session j’ai donc décidé d’augmenter la difficulté en mélangeant dans ma sélection quelques « classiques » avec des artistes moins grand public, ou qui n’ont eu qu’un succès ponctuel il y a de cela quelques temps déjà…

Mais attention, je ne me suis pas amusé à vous dégotter les titres les plus introuvables de derrière les fagots histoire de corser l’affaire, non non non ce serait bien mal me connaître…
Comme à chaque quizz je pioche les idées de chansons dans ma discothèque perso. Je pars du principe qu’en tant que simple amateur de musique, si j’ai ces titres chez moi en cd, en vinyles ou en mp3, n’importe qui peut les connaître aussi…
Les plus attentifs remarqueront au passage que je suis non seulement assez éclectique dans mes choix musicaux, mais aussi que je ne fais pas toujours preuve du meilleur goût ! :o)

Je reviens rapidement sur les règles : je vous donne 20 artistes et 20 titres de chansons, à vous de faire le lien « qui chante quoi » dans les commentaires. Comme d’habitude, ce sera plus intéressant si vous ne vous aidez pas de google ou autres moteurs de recherche mais uniquement de votre mémoire…

Voici les 20 interprètes :

 Jacques Brel, Marc Lavoine, Gérard Blanchard, Canada, François Feldman, Yannick Noah, Phil Barney, Philippe Swan, Renaud, Philippe Katerine, Rãga, Les Infidèles, Jean Schultheis, Pierre Perret, Zap Shaker, Gold, France Gall & Michel Berger, Claude Nougaro, Peter Kitsch, Pow Wow.

Et voici les 20 titres à leur associer :

 Plus près des Étoiles, La Voix des Sages, Rebelle, Le Chat, Je vous emmerde, Lily, Il faut tourner la page, C’est ça la France, Je l’aime quand même, Laissez passer les Rêves, Le Serpent qui danse, ABC pour Casser, Confidence pour Confidence, La Chanson de Jacky, Dans mon HLM, Panique au Dancing, Elle voulait revoir sa Normandie, Tell’ment je pense à toi, Le Loup s’endort, Dans ma Rue.


Voilà, j’attends de pied ferme vos réponses !!

 

 

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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 16:18

Vous connaissez Chuck Norris ?

Chuck, mode poilu On
Chuck Norris (de son vrai nom Carlos Ray Norris) est un karatéka américain (6 fois champion du monde tout de même) né en 1940 (il faut lui accorder qu’il ne fait pas son âge) qui a fait carrière dans le cinéma. Si les fanas de kung-fu des années 70 se rappellent de lui dans Opération Dragon et La Fureur du Dragon aux côtés de Bruce Lee, on peut également citer des films comme Portés Disparus, Delta Force ou encore Invasion USA, quelques fleurons parmi les nanars bourrins qui surfaient sur la mode Rambo au cours des eighties.

Chuck a démarré au cinéma avec le maître du kung-fu : Bruce Lee en personne.
Et pour les moins portés sur les films de bastons, vous avez au moins dû le voir un dimanche ou l’autre dans la série qui a fait de lui l’icône de la justice texane (bien avant un autre funeste Walker bien plus dangereux celui-là) de 1992 à 2001 (soit pendant 202 épisodes et 9 saisons quand même !) : Walker, Texas Ranger. Soit dit en passant, cette série a été récompensée en tant que « Best Christian Programming of the Year » en 1998…

Saint Chuck distribue la bonne parole cathodique
Son jeu monolithique et son obsession de la Justice et de l’Ordre dans tous ses films ont fait de lui un acteur culte pour tout amateur de série B. Et un peu de la même façon que Jean-Claude Van Damme en France il est devenu celui dont on aime bien se moquer au travers des plaisanteries soulignant son côté mégalo et bourrin. S’il n’a pas le talent philosophicomique de son confrère belge, il n’en reste pas moins l’objet d’une multitude de blagues outre-atlantique dont je vous ai concocté un petit best-of…


- Les larmes de Chuck Norris guérissent du cancer. Malheureusement il n'a jamais pleuré...jamais...

- Chuck Norris a attaqué la chaîne NBC : selon lui la série Law an Order aurait plagié les deux noms qu'il donne à ses jambes gauche et droite.

- Chuck Norris a un huitième de sang Cherokee... cela n'a rien à voir avec ses ancêtres, c'est juste parce qu’un jour il a mangé un de ces indiens.

- La grande muraille de Chine a été originellement conçue pour maintenir Chuck Norris en dehors du pays... Ce fut un misérable échec...

- Chuck Norris n'est pas monté comme un cheval... ce sont les chevaux qui sont montés comme Chuck Norris.

- Le jour ou Chuck Norris couchera avec un homme, ce ne sera pas parce qu'il est gay, mais parce qu'il aura fait le tour de toutes les femmes.

- Chuck Norris sait diviser par zéro...

- À la fin de sa vie, Casanova a avoué avoir couché avec plus de 20 000 femmes, en entendant cela Chuck Norris a soupiré : « bof, un mauvais mardi quoi… »

- Pour certains hommes le testicule gauche est plus large que le testicule droit, chez Chuck Norris, chaque testicule est plus large que l'autre...

- Chuck Norris a un jour eu la meilleure main de tous les temps au poker. Il a gagné en 1983 le tournoi des World Series de Poker en ayant en main un joker, une carte de sortie de prison de Monopoly, un 2 de trèfle, un 7 de carreau et un 4 de UNO...

- Chuck Norris a un jour avalé un paquet entier de somnifères... il a cligné des yeux.

- Certaines personnes portent des pyjamas Superman... Superman porte un pyjama Chuck Norris.

- Quand Dieu a dit « que la lumière soit » Chuck Norris a répondu « on dit s'il te plaît ».

- Dans un récent sondage on a découvert que 94% des femmes avaient perdu leur virginité avec Chuck Norris. Les 6% restant étaient étonnement grosses ou moches.

- Chuck Norris est le seul mammifère à posséder un pouce opposable à son pénis...

Et mes deux préférés :

- Chuck Norris peut gagner une partie de puissance 4 en seulement trois coups...

- Chuck Norris a compté jusqu'à l'infini. Deux fois...


Bref, vous l’aurez compris, aux States il incarne à tort ou à raison l’image du musclé de base à l’esprit aussi étroit que son ego est surdimensionné.

Chuck : un visage qui respire la joie et la bonne humeur !
Mais le père Chuck s’en tamponne pas mal le coquillard, car sous ses airs de benêts le gugusse est surtout et avant tout un homme d’affaire accompli. Quand on parle des plus gros cachets d’Hollywood, on pense instantanément à des acteurs tels que Tom Cruise et son sourire ultra-brite, Arnold Schwarzenegger du temps de sa splendeur ou Bruce Willis qui cachetonne dans un énième Die Hard. Bref, des types capables de palper 20 millions de dollars par film…

Et bien figurez-vous qu’à la fin des années 90, à la grande époque où Walker, Texas Ranger était diffusé simultanément sur 56 chaînes différentes rien qu’aux USA (on ne parle même pas des autres pays), c’était bien lui, Chuck Norris, le barbu sexagénaire aussi expressif qu’un bulot pas frais, qui était l’artiste le mieux payé du tout Hollywood. Le gars qui avait pris la précaution d’être non seulement l’acteur principal mais aussi le co-scénariste et le co-réalisateur de sa série s’est empoché jusqu’à 375 millions de dollars par an !

Chuck vise toujours juste, et il sait compter surtout...
À ce tarif là on peut bien se foutre un peu de ma gueule aussi…


Allez, pour finir, quelques goodies estampillées Chuck Norris !

La figurine vintage Chuck Norris :

Dédicace spéciale Rico, master of figurines
Le comic Chuck Norris :

Imbattable Chuck Norris, si le look a du mal à suivre sur papier, les coups de tatane pleuvent comme en live !
Le jeu vidéo Chuck Norris :

T'as le look coco !
La cassette vidéo de leçons de self-défense Chuck Norris :

Et dire qu'il y en a qui préfère les cassettes de stretching de Jane Fonda ou Cindy Crawford...
Le jean spécial karaté Chuck Norris :

Le top de la classe : le jean spécialement prévu pour des high-kicks et autres grands-écarts que JCVD lui-même ne renierait pas !!
Et enfin, le chat de Chuck Norris :


Trente Millions d'Amis version Chuck Norris !!! 

 

 

 

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31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 17:18

Film d’anticipation plus que de science-fiction, l’action des Fils de l’Homme se situe en 2027 en Grande-Bretagne. L’humanité vit des heures sombres… Pour une raison inconnue, les femmes du monde entier sont devenues infertiles, la dernière naissance remonte à 2009 et le pessimisme le plus noir s’est abattu sur toute la planète. Certains y voient une punition divine, d’autres les conséquences néfastes de la pollution et de la sur-exploitation des ressources naturelles. Parallèlement à cette chute de la natalité, les inégalités se sont encore accentuées, et la Grande-Bretagne, dernier pays considéré comme riche, est devenue l’ultime destination des réfugiés du monde entier. Parmi les immigrants on compte autant de français et d’allemands que d’africains, de roumains ou de pakistanais… Le gouvernement britannique est devenu ultra-nationaliste et policier, les réfugiés sont parqués (dans le meilleur des cas) à l’intérieur de camps sordides et sont traités sans le moindre ménagement par des militaires violents. Cependant, parmi les citoyens anglais une résistance s’est formée pour renverser cet ordre répressif, mais cette rébellion opère clandestinement et fait plus figure d’organisation para-militaire et terroriste qu’autre chose…

Théo (Clive Owen), un homme qui n'a rien demandé va vite être dépassé par les événements...
C’est dans ce contexte difficile que Théo (Clive Owen, remarquable), citoyen anglais sans histoire et blasé, va être contacté par son ancienne épouse Julian (Julianne Moore) qui n’est autre que le leader d’une faction de la rébellion. Elle lui demande de l’aider à faire traverser le pays une jeune femme du prénom de Kee (Claire-Hope Ashitey), réfugiée de son état et… enceinte ! Le but de Julian étant de la faire monter à bord d’un bateau, le Tomorrow, qui appartient à une organisation à la renommée légendaire, « Le Renouveau Planétaire », afin qu’elle puisse rebâtir avec quelques uns un nouveau monde quelque part, ailleurs… Mais les choses ne sont pas aussi simples et nettes qu’il n’y paraît, et Théo va rapidement se retrouver seul à avoir la charge de Kee, sans personne sur qui compter si ce n’est son fidèle ami Jasper (Michael Caine, excellent dans un rôle halluciné et hallucinant), avec pour ainsi dire le monde entier à leurs trousses…

Jasper (Michael Caine), ou quand rester joyeux tient plus de la folie que de l'optimisme.
Le film de Alfonso Cuaron se permet de mêler un récit d’anticipation à de la politique-fiction et du road-movie, le tout dans une réalisation proche du documentaire, aux images sales et à l’ambiance aussi lourde qu’ultra-réaliste. À ce titre le film joue sur plusieurs aspects, et s’il ne va jamais vraiment au bout de ses différentes facettes, fonctionne toutefois sur chacun des plans. Quand le film montre ce monde triste et violent, des réfugiés désespérés et des gens sans avenir, on est touché au cœur, et on ne peut s’empêcher de faire le lien avec ce qui existe déjà aujourd’hui, bien que de façon moins généralisée. Quand Cuaron nous plonge dans une traque haletante au milieu d’un véritable champ de bataille opposant les rebelles à l’armée, on est pris dans l’action, les balles volent bas et sifflent à nos oreilles. Quand le film laisse s’exprimer les émotions des personnages qui vont de drame en drame, on souffre avec eux, quand le réalisateur laisse percer quelques touches d’humour au milieu de ce monde si tragique on sourit avec eux… Et tout au long du film on est placé au même niveau que les personnages, en proie aux inquiétudes et aux doutes : à qui faire confiance ? le Tomorrow existe-t-il vraiment ? et sera-t-il au rendez-vous ?…

Théo et Julian (Julianne Moore), des retrouvailles compliquées...
Après Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban et grâce aux Fils de l’Homme, Alfonso Cuaron assoit sa réputation à Hollywood, en prouvant qu’il sait jouer sur plusieurs tableaux et que ses talents de réalisateur lui permettent de toucher à différents types de récits. Son film fait un habile mélange entre scènes d’action réussies et personnages joliment mis en valeur (le casting haut de gamme tenant toutes ses promesses du reste) dans une intrigue générale prenante et bien menée. Si on peut reprocher au film de ne pas vraiment choisir définitivement son statut (road-movie pur ou film d’anticipation à considérations plus larges), je trouve pour ma part que ces aller-retour d’un genre à l’autre rendent justement le film plus intéressant que s’il ne se contentait d’emprunter une seule voie toute tracée.

Un film très intéressant sur bien des points donc, et qui a pour lui l’avantage de débarquer sans être vraiment attendu, ce qui fait de lui une agréable surprise (et il n’y en a pas eu tant que ça ces dernières années dans le domaine de l’anticipation).


L'affiche française du film, un peu trop classique à mon goût. 

 

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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 09:44

Voilà un bon moment que je n’ai plus parlé de bande-dessinée ici ! Ce blog commence à fortement pencher du côté cinéma, je vais donc essayer de rétablir quelque peu l’équilibre…

Aujourd’hui place à l’une des œuvres phares de Frank Miller : 300.


Dans le monde des comics, Frank Miller est un auteur reconnu et complet, il illustre aussi bien qu’il scénarise, ou peut-être est-ce l’inverse. L’homme a roulé sa bosse dans l’univers des super-héros, et ceci dans les deux grandes écuries que sont Marvel et DC. Le relaunch complet d’un Daredevil aux ventes alors moribondes a été son premier succès. Il est à l’origine de plusieurs nouveaux personnages dont le plus connu est sans doute Elektra. Puis il a revisité par deux fois Batman en personne, pour accoucher d’un sublime Batman : Dark Knight Returns où il était à la fois au stylo et aux pinceaux, et du non moins réussi Batman : Year One où il scénarisait les débuts du héros de Gotham mis en image par David Mazzucchelli.
Laissant pour un temps les super-héros de côté, Miller s’est alors investi dans des projets plus personnels, dont le sublime Sin City, polar urbain ultime, et 300, un récit mêlant faits historiques et légende au temps de la Grèce Antique.

Après le Noir & Blanc somptueux de Sin City, Miller revient à la couleur pour mettre en image l’histoire de la bataille des Thermopyles. 300 raconte comment en 480 avant J.-C., le roi des spartiates Léonidas à la tête de 300 valeureux guerriers, va seul tenir tête à l’invasion de l’armée perse forte de milliers d’hommes. Les spartiates qui ont la réputation d’être les guerriers les plus farouches du monde vont devoir défendre le passage des Thermopyles, par lequel le roi Xerxès 1er compte passer pour envahir et annexer la Grèce toute entière. La légende veut que l’héroïque résistance des hommes de Léonidas va non seulement conduire toutes les cités grecques à s’unir contre les perses, mais bien plus encore, devenir l’élément fondateur ni plus ni moins de la démocratie occidentale.

Le combat fait rage : vue du champ de bataille à travers les yeux d'un spartiate.
Bien sûr d’un point de vue purement historique, Miller se permet des libertés scénaristiques, mais dans l’ensemble il reste exact dans les grands faits. Il présente les spartiates comme de purs guerriers, nés et élevés pour se battre, à la science de la guerre extrêmement développée, à la discipline de fer et totalement hermétiques à la moindre idée de capitulation. L’honneur est leur motivation principale, mue en grande partie par l’orgueil d’un peuple spartiate qui se considère comme supérieur à toutes les autres citées grecques et s’érige dès lors comme le seul modèle à suivre.

Entre cruauté et grandeur d’âme, le roi Léonidas est l’exemple ultime de l’héroïsme et du sacrifice. Loin de l’humanisme qui caractérise la notion de héros de nos jours, il est avant tout un roi conquérant et implacable, qui pour vaincre utilise indistinctement la violence la plus brutale, la tactique militaire en fin stratège, la cruauté extrême et surtout la peur qu’il installe dans le cœur de ses ennemis afin de les affaiblir. Miller souligne habilement et sans forcer le trait qu’entre Xerxès et Léonidas qui se veulent tous les deux civilisés (dans le sens antique du terme), le plus barbare des deux n’est pas forcément toujours celui que l’on croit.

Le roi Léonidas : force et honneur avant toute chose.
Graphiquement, Frank Miller parvient avec brio à se distancier de son style si particulier qu’il a développé pour sa série Sin City. S’il en garde la force brute et un visuel percutant, il y ajoute en même temps que la couleur un souffle épique qui va à merveille à l’histoire qu’il développe. Impression renforcée par le choix d’un format à l’italienne du plus bel effet qui augmente encore l’aspect spectaculaire des batailles enragées qu’il met en images. Si ce n’est qu’on pourrait lui reprocher un rangement difficile dans une bibliothèque du fait de son format, cette BD est l’adéquation quasi-parfaite entre le fond et la forme.

Les spartiates ne reculent jamais, même à 300 contre des milliers...
Vraiment, avec 300, Frank Miller signe une de ses œuvres maîtresses, et je ne peux que vivement conseiller la lecture de ce comic. Et pour les plus hermétiques à la lecture ou pour ceux qui n’arriveraient pas à mettre la main sur cet album des éditions Rackham, je vous annonce que le tournage de l’adaptation au cinéma a débuté il y a peu et que les premiers extraits sont tout simplement fabuleux.


La couverture de l'édition française chez Rackham 

 

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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 16:25

Voilà qui va ravir l’ensemble des ménagères de moins de 50 ans (et soyons fous, celles de plus de 50 ans également !) : Philips, la marque hollandaise d’électro-ménager et à l’origine du CD entre autres choses, lance pour fêter les 50 ans de ses produits de repassage un événement tout à fait inédit et follement… excitant !

Mesdames, Messieurs, je suis heureux de vous annoncer la création de la compétition du Fer d’Or.

Kézaco ?
Rien de moins que le premier championnat de France de repassage !

L’opération va se dérouler sous la forme d’une tournée dans six grandes villes de France (Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes, Lille et Paris) et donnera l’occasion aux sportives (et sportifs, ne soyons pas sexistes !) d’intérieur de démontrer de quoi ils sont capables avec un fer à la main. Le détail des compétitions ne m’est pas encore connu, mais je ne doute pas un instant que ça va être spectaculaire.

Il paraîtrait même que des personnalités telles que Michael Schumacher, qui manie son engin comme personne, ou encore Rocco Siffredi, qui ne craint jamais de s’aventurer en terrain glissant, pourraient participer à l’événement. Et on se prend déjà à rêver du repassage en tant que discipline olympique (avec des compétitions de repassage de vitesse, de repassage artistique, de repassage d'endurance et même pourquoi pas de repassage tout-terrain).

Pour celles et ceux qui se sentent l’âme d’un champion et qui pensent avoir suffisamment d’heures d’entraînement derrière eux, vous pouvez toujours vous rendre à l’adresse suivante pour plus d’informations : http://www.leferdor.philips.fr/

Ça va chauffer !!!


J'implore l'indulgence de mes fidèles lectrices pour cette blague pas drôle. Ah... on me dit que je n'ai plus de fidèles lectrices... 

 

 

 

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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 14:26

Drôle de film que ce Président, réalisé par Lionel Delplanque, qui avait déjà commis un Promenons-Nous dans les Bois de sinistre mémoire (bien que mû de bonnes intentions) en 2000.

Ici, on navigue quelque part entre le thriller politique, l’essai sur les méandres du pouvoir, et l’itinéraire d’un jeune homme intelligent mais d’origine modeste au sein des hautes sphères de direction d’un pays… le tout saupoudré d’une histoire d’amour conflictuelle, de morale et d’éthique, de programme politique et de relations familiales difficiles.
Bref, on le voit, non seulement ce genre de film n’est pas facile à résumer ni à décrire, mais on sent également que cette envie d’exhaustivité dans le traitement des personnages et des situations dévoile rapidement ses limites. De fait, à trop vouloir aborder de choses, on finit par faire d’une ambition respectable la faiblesse d’un film.

Loin d’être mauvais cependant, Président souffre d’un manque de ligne directrice qui ne permet pas au scénario de dégager une colonne vertébrale sur la base de laquelle il pourrait se construire et se développer solidement. Du coup le film se risque à perdre le spectateur à force de ne pas choisir sur quel pied danser. On ne sait pas exactement par exemple qui est le personnage principal. Le titre et l’affiche laissait penser que Albert Dupontel dans le rôle du Président français serait au centre du film et finalement l’histoire s’attache autant voire plus au parcours du jeune Mathieu (Jérémie Renier) au sein de l’équipe de conseillers présidentiels.

Le Président (Albert Dupontel), un homme qui essaie de concilier les affres du pouvoir et ses convictions
Le film de Lionel Delplanque me fait étrangement penser à Syriana de Steve Gaghan, qui lui aussi aborde un sujet éminemment politique au travers d’une multitude de personnages dont aucun ne se dégage pour prendre le pas sur les autres, qui lui aussi possède une trame et un scénario exigeants si ce n’est compliqués. Mais là où Gaghan parvient à une certaine alchimie qui confère au film une force de narration inattendue, Delplanque peine un peu plus à arriver à ses fins sur Président. Pourtant le film est émaillé de très bonnes scènes et de passages vraiment intéressants, c’est je pense surtout de liant qu’il manque.

À son crédit on notera une galerie de personnages réussis et emblématiques, à commencer par le Président en personne, interprété par un Albert Dupontel étonnant, qui joue ici dans un registre que non seulement on ne lui connaissait pas, mais dans lequel on ne l’imaginait même pas. Le pari était osé tant on a l’habitude de le voir dans des rôles moins « institutionnels » (quoiqu’il avait déjà fourni une très bonne prestation dans un rôle difficile de médecin pour La Maladie de Sachs en 1999) et contre toute attente il parvient à composer un président tout à fait crédible qui pioche à la fois dans le dynamisme médiatique et la nervosité d’un Sarkozy, la force tranquille et les certitudes d’un Mitterrand, et la science des discours d’un Jospin ou d’un Chirac. Le personnage de Dupontel se voit empêtré dans ses contradictions, cherche à concilier convictions politiques, responsabilités, ses intérêts personnels et ceux de la nation, et finit par se rendre compte que même celui qui détient le pouvoir doit parfois composer avec ce qui va à l’encontre de sa morale et de ses envies. Malgré tout, même ici, on ne peut s’empêcher de remarquer, que les personnages qu’interprète Albert Dupontel ont tous en eux une fêlure, plus ou moins importante, qui les distingue toujours des hommes ordinaires.
Est-ce l’acteur qui insuffle cette part de sa personnalité décalée dans ses rôles ou les personnages pour lesquels on le choisit qui ont cette spécificité en eux ?

La fille du Président (Mélanie Doutey) est amoureuse de Mathieu (Jérémie Renier) qui ne tardera pas à intégrer l'équipe des conseillers du Président
Jérémie Renier en jeune premier a évidemment moins de charisme qu’un Dupontel, mais tire son épingle du jeu tout en servant une performance juste mais sans réelle saveur. À noter les sympathiques prestations dans des seconds rôles de Claude Rich en ancien ambassadeur et maître à penser du président, de Jacky Berroyer qui tourne en dérision le poste de chargé de com, et de Mélanie Doutey en fille du président.

Le film de Delplanque, s’il manque un peu de personnalité, a pour lui l’avantage d’explorer des directions vers lesquelles le cinéma français ne s’aventure que rarement voire jamais, et est à ce titre très intéressant. Si les réflexions autour de l’exercice du pouvoir en France restent parfois embrouillées ou insuffisamment explorées, elles ont le mérite d’exister et d’être soulevées par le film. Président n’est certes pas le film de l’année, mais vaut toutefois le coup d’œil.

 L'affiche du film et ses énigmatiques suites de chiffres premiers...

 

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13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 10:23

À force d’articles de ce genre on va finir par croire que je suis de ceux qui se complaisent dans des a priori négatifs sur le monde des hommes et femmes politiques, des raccourcis faciles du genre « tous pourris »…
Pourtant c’est loin d’être le cas, je pense plutôt qu’il est nécessaire de s’occuper de politique (sinon la politique s’occupera de toi dirait l’autre), d’en parler, de confronter des idées, bref d’ouvrir des débats. Ce que je n’aime pas en revanche, ce sont les attitudes purement politiciennes, les basses manœuvres et les discours populistes et démagos qui émaillent l’actualité politique de notre pays.

Serait-ce donc si idéaliste (utopiste ?) de considérer la politique comme l’art de faire vivre ensemble des gens différents au sein d’une même et seule Nation ?
Ce n’est pourtant pas l’image que j’en ai ces derniers temps, à mesure qu’approche l’échéance présidentielle de 2007. Il me paraît évident que pour les principaux candidats, la politique prend une toute autre définition que la mienne, plutôt dans le genre « politique : art de se faire élire ».
Je sais bien que pour réussir à mettre en œuvre ses idées et concrétiser son projet il faut d’abord être élu, accéder au pouvoir. Mais là on assiste à un retournement pervers de la situation, un renversement total : aujourd’hui pour réussir à être élu on modifie et module ses idées.

Les deux exemples les plus parlants sont, et c’est un triste constat, justement les deux personnes qui ont le plus de chances d’être élues en mai 2007, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, ennemis naturels mais tellement proches dans leurs comportements que c’en est à se demander ce qui les sépare.

Je passe rapidement sur le cas Sarko, qui est un exemple vivant depuis deux ans environ de ce qui se fait de mieux en discours démagogue. Le bonhomme n’est d’ailleurs pas dénué de talent, puisqu’il parvient avec des idées populistes, simplistes et tout sauf neuves à faire croire qu’il est l’homme de la « rupture », celui qui n’a plus rien à voir avec ses prédécesseurs, celui qui va tout révolutionner et donner un nouveau visage à la politique.

Mais je voudrais me pencher un peu plus sur son vis-à-vis socialiste, celle qui selon les sondages est la seule à pouvoir l’emporter face au rouleau compresseur Sarko, je veux bien entendu parler de la femme politique du moment, Ségolène Royal. Car cette semaine, elle a fait encore mieux que son concurrent direct dans le domaine de l’opinion à géométrie variable.

Là où le petit Nicolas va prendre la température de l’opinion publique avant de se ranger du côté de l’idée la plus populaire (il a eu d’ailleurs cette phrase superbe et néanmoins  révélatrice : « Aller contre moi, c’est aller contre l’opinion publique »), Ségolène le bat (je ne pensais pas cela possible et pourtant…) en se rangeant d’office du côté de l’idée la plus partagée à l’avenir, quelle qu’elle soit.

Lors de son tout récent voyage en Belgique, elle a, au cours d’une conférence de presse, fait un beau discours sur l’importance de l’Europe et la collaboration entre pays de l’espace Schengen. Une journaliste la questionne alors en lui demandant ce qu’elle pense d’une éventuelle intégration à l’Union Européenne de la Turquie. Ségolène, dans ce que j’ai pris pour de la langue de bois classique tout d’abord, élude la question en expliquant que les français seront interrogés dans quelques années sur la question par référendum. La journaliste, pas dupe, insiste en lui demandant quelle est sa position personnelle sur la question. Et là on se rend compte que c’était bien plus que de la langue de bois, puisque Ségolène Royal répond en ces termes : « mais je vous ai déjà répondu : je suis de l’avis des français » !!
Je trouve ça d’autant plus énorme comme déclaration que ça a l’air d’être tout à fait naturel et normal comme réponse à ses yeux.

Je crois que là on atteint vraiment le degré zéro de la politique, comme j’ai pu l’entendre très justement dans les commentaires de certains journalistes politiques sur les ondes de France Inter et Europe 1.
C’est donc ça la nouvelle façon de faire de la politique : surfer sur l’opinion, aller dans le sens du vent, prendre la position la plus populaire. En un mot : caresser l’opinion dans le sens du poil.

Suis-je à ce point dépassé ? j’étais pourtant persuadé que faire de la politique c’est avoir des idées, les défendre auprès de l’opinion, rassembler autour de soi et convaincre les gens, avoir des convictions et s’en faire des valeurs auxquelles on est fidèle. Aujourd’hui Sarko et Ségo c’est le même combat : c’est à celui qui sera du côté des plus nombreux, point barre. Ils observent ce qui se passe, ce qui se dit, et vont dans le sens de ce qui l’emporte sur le reste, sans la moindre hésitation et sans faire le moindre cas d’éventuelles « opinions personnelles ».

Nous avons bien plus que deux populistes tout en haut des sondages d’intentions de votes, nous avons deux girouettes ultra sophistiquées.

Et pourtant il va bien falloir choisir entre ces deux là. Ça promet…

 

 

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12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 14:22

Deuxième article de ma série consacrée aux organismes génétiquement modifiés, les fameux OGM dont on vous rebat les oreilles ces dernières années.

Je rappelle que ces articles n’ont pas pour objet de prendre parti pour ou contre l’utilisation des OGM, je me contente de recenser quelques OGM (végétaux ou animaux) étonnants. Et ce ne sont pas de vagues projets ou des scénarios de science-fiction… ça existe vraiment !

Aujourd’hui donc, je vais vous parler de dents.

L’évolution naturelle vous connaissez ? chère à Darwin, cette théorie énonce le principe selon lequel les espèces évoluent (pour s’adapter à l’environnement principalement) et changent petit à petit de caractéristiques jusqu’à déboucher sur de nouvelles espèces. Une idée qui convainc de plus en plus de scientifiques avance que les oiseaux seraient les lointains descendants des dinosaures. Autrement dit, les oiseaux auraient eu dans un lointain passé des dents.

La communauté scientifique n’est pas encore unanime sur le sujet, mais en attendant qu’ils se mettent d’accord pour élucider définitivement le passé des volatiles, une équipe de chercheurs universitaires de l’École Normale Supérieure de Lyon, avec à leur tête le professeur Efthimios Mitsiadis (preuve vivante que la Grèce ne produit pas que des animateurs de Star Académie), a réussi à faire pousser des dents à des poules !

En transplantant des cellules souches dentaires de souris sur des embryons de poulets, l’équipe de l’ENS de Lyon a réussi en 2003 ce qui passait pour impossible voire farfelu aux yeux de nos grands-parents. Le but de ces essais est de parvenir à terme à faire pousser des dents sur des patients humains souffrants d’anomalies dentaires et de révolutionner par la même occasion la discipline des soins dentaires.

En attendant que les sourires édentés soient de l’histoire révolue, on peut d’ores-et-déjà supprimer du dictionnaire des expressions et proverbes la formule « quand les poules auront des dents », elle est devenue obsolète.

 

 

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10 octobre 2006 2 10 /10 /octobre /2006 23:33

Voilà un film assez inhabituel et qui pourtant est passé un peu inaperçu. Le héros, Nick Naylor (interprété par un Aaron Eckhart remonté à bloc) est un lobbyiste de grand talent. Et du talent il lui en faut pour défendre les intérêts et l’image de son employeur, la société Big Tobacco, l’un des plus gros vendeur de cigarette du pays. Alors que dans le passé la cigarette a eu une image classe, séduisante voire glamour, de nos jour la roue a tourné en même temps que le tabac est devenu la cible de la prévention anti-tabagisme et des organismes de protection de la santé publique.

Mais l’industrie du tabac a bien l’intention de ne pas se laisser faire et contre-attaque en suivant une stratégie offensive : réinvestir les cercles décisionnaires d’Hollywood et contrecarrer le sénateur Ortolan Finistirre (le toujours impeccable William H. Macy) fervent défenseur de l’aposition d’un symbôle en tête de mort sur les paquets de cigarettes. Et pour mener à bien ces missions, l’homme de la situation est tout trouvé : Nick Naylor est capable de tout. Les termes « indéfendable » et « impossible » ne lui font pas peur au contraire : rien de mieux pour l’inciter à exceller encore plus qu’à l’accoutumée. Il est moins à l’aise face à son ex-femme et dans son rôle de père…

Nick ne recule devant aucun cynisme : devenir l'ami d'un jeune cancéreux sur un plateau télé tout en vantant les mérites de la cigarette ne lui pose pas de problème
Le film de Jason Reitman manie le cynisme avec intelligence, à l’image de son héros (si l’on peut parler de héros), qui est fier de faire partie du MOD Squad (Merchants Of Death) au même titre que ses collègues représentants du marché de l’alcool et du lobby des armes.
Basé quasiment uniquement sur la force de ses dialogues, on pourrait reprocher à Thank You For Smoking un certain manque d’action, mais ce déficit est largement compensé par la virtuosité des textes ainsi que les performances des comédiens.
Il peut y avoir par moment un côté dérangeant dans ce film, une dose de poil-à-gratter, de politiquement incorrect qui range Thank You For Smoking dans la catégorie de films tels que Lord Of War.

La MOD Squad se réunit pour parler chiffres d'affaires, nombre de victimes et stratégies commerciales...
Le scénario a l’intelligence de ne pas prendre définitivement part pour l’un ou l’autre camp, mais se situe plutôt dans la défense des libertés personnelles. Tout en soulignant la perversité du système marchand d’un côté et les limites de la protection sanitaire des gens malgré eux de l’autre…

Ce qui fait vraiment la force de ce film, outre son scénario malin, c’est aussi le casting quatre étoiles, jugez plutôt : Maria Bello, Sam Elliott, Katie Holmes, Robert Duvall, Rob Lowe, J.K. Simmons… qui s’en donnent tous à cœur joie pour apporter leur talent à cette comédie acerbe.

Un film vraiment intéressant, original et une comédie réussie sur un thème a priori pas si évident que ça. Et la coïncidence veut qu’il sorte en France au moment où il est question d’interdire complètement la cigarette dans les lieux publics. Le film pourrait même s’avérer un élément de réflexion supplémentaire et bien venu dans le débat pro / anti interdiction du tabac.

 L'affiche du film : on lui donnerait le bon Dieu sans confession...

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