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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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Série(s) en cours

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Quand je cause d'un film, je fais souvent des articles plutôt longs, et pas toujours en phase avec l'actualité du moment. Dans cette page d'avis vite dits je me propose de faire exactement l'opposé : quelques mots rapides pour donner un avis sur ce que je viens de voir. Certains films feront peut-être par la suite l'objet d'articles plus complets, ou pas. Cette page est donc mise à jour en même temps que l'encart "Vu récemment" qui pointe vers elle...

Easy saison 2 : Cette seconde saison continue sur les mêmes rails que la première, avec des épisodes indépendants les uns des autres où tout au plus on retrouvera au premier plan un personnage secondaire d'un épisode précédent, sans plus de rapport finalement qu'une convergence des temps et du lieu (en l'occurrence Chicago de nos jours). Il y a de ce fait des épisodes beaucoup plus intéressants que d'autres, soit par le thème abordé soit par les protagonistes et l'intérêt qu'on leur accorde (pour ma part par exemple, j'ai beaucoup aimé les épisodes consacrés au dessinateur de BD, au couple de quadras qui tentent de pimenter leur vie sexuelle, la gamine qui découvre le monde de l'humanitaire en voulant se dresser contre l'hypocrisie des religions, ou encore à l'escort girl féministe). Évidemment cela implique que d'autres épisodes paraissent plus anecdotiques, voire inintéressants (je ne donne pas d'exemple sur ce coup, à chacun de juger). Mais pour rester sur une note générale, je dirais que ce qui m'a marqué durant cette saison, plus encore que sur la précédente, c'est le côté très "la vie et les aventures des bobos de Chicago". Même si tous les personnages ne répondent pas forcément au sens strict à cette définition, les thèmes abordés, les réflexions générales et les échelles de valeurs sont très connotés "bobos" selon moi. Quand je dis cela, ce n'est pas à prendre comme une critique uniquement négative, les sujets sont selon les cas très intéressants, la question n'est pas là. C'est plutôt le ton général qui ressort de cette série qui prend cet aspect à mes yeux. Je suis assez curieux de voir la troisième et dernière saison du reste, ne serait-ce que pour voir comment vont évoluer certains personnages et si sur un triptyque certaines histoires prendront une dimension jusqu'alors insoupçonnée, relativisant ou invalidant peut-être ainsi mon bémol concernant le manque d'intérêt de certains épisodes.

Premier Contact : Denis Villeneuve confirme avec ce film tout le bien qu'on avait déjà pu penser de lui sur ses précédents longs métrages (Prisoners m'avait personnellement beaucoup marqué par exemple). Des extraterrestres débarquent sur Terre et l'enjeu primordial est de parvenir à communiquer avec eux. Car sur à peu près tout, ces êtres sont très différents des hommes, qu'il s'agisse de l'apparence, à la technologie et jusqu'à la manière de penser. C'est donc une spécialiste de linguistique et un scientifique qui sont chargés par le gouvernement américain de s'y coller. Le thème est vraiment très intéressant, le montage est très malin, la narration inattendue, il y a d'ailleurs un très beau twist sur la fin, amené avec classe et finesse, ainsi qu'une gestion des effets spéciaux et du design extraterrestre très originale. L'ensemble donne un film à l'intrigue prenante, à l'immersion parfaitement bien menée, et au discours plutôt intelligent et innovant dans le genre spécifique des films de rencontre du troisième type. C'est intelligent sans être trop complexe ni unilatéralement conceptuel, et ça pose la question de qui l'on est, de notre place dans le monde et l'univers, ainsi que de notre perception du monde et de la réalité. J'ai beaucoup aimé cette mise en perspective de l'humain au travers du film de SF et sa confrontation (sans bellicisme exacerbé) à l'étranger absolu : l'extraterrestre. À voir !

Brightburn : Mix entre le film de super-héros et le film d'horreur, ce petit film est plutôt sympathique et assez réussi. Le parfum d'orginalité qui flotte autour de son thème est cependant trompeur : certes on n'a jamais encore vu ça au cinéma, en revanche c'est un thème déjà largement abordé en comics, le super-héros dévoyé, et très souvent d'ailleurs ce dernier prend des allures de faux-Superman version dark. Il y a eu le Protecteur dans The Boys de Garth Ennis (également en série télé d'ailleurs), la série Irrécupérable de Mark Waid, ou encore Supreme Power de Joseph Michael Straczynski qui me viennent immédiatement à l'esprit parmi les plus iconiques. Mais ce qu'on peut laisser au film c'est le fait d'adapter l'image du super-héros dark à un enfant, ça c'est plutôt bien vu, et ça permet d'approcher un autre thème horrifique particulier, celui des enfants qui se comportent comme des monstres. Justement ce que j'ai apprécié, c'est que l'aspect "super-héros" qui est généralement associé aux films tout public, ou du moins à l'audience très large, est pris à revers par le côté horreur et gore des films de genre, et l'effet est assez saisissant grâce à quelques scènes bien sanglantes et qui montrent des choses pas très ragoutantes (l'éclat de verre dans l'oeil ou la mâchoire arrachée par un volant sont très graphiquement choquants). L'inéluctabilité du récit m'a également beaucoup plu, et prendre les habitudes de ce genre de film à contrepied m'a paru une excellente idée. Je recommande donc à la fois pour ceux qui veulent voir du super-héros qui dérape du côté sombre de la force, et pour ceux qui aiment bien les petits films d'horreur mixés à d'autres genres.

The Third Day saison 1 : Mini-série de 6 épisodes scindés en 2 parties, espacées dans le temps de plusieurs mois. Tout tourne autour d'une île reliée au continent par une route accessible ou non au gré de la marée. Il y a une histoire de religion un peu bizarre (un mélange de christianisme et de traditions celtiques plus anciennes), une histoire de deuil d'enfant, un parfum de corruption de fonctionnaires et rien moins que l'avenir du monde en jeu... Le tout est mixé et entremêlé dans un récit à tiroirs qui sait ménager ses effets de surprise. Il y a des choses qu'on voit arriver, d'autres pas du tout. Un peu d'ésotérisme, du chamanisme, du gore aussi en passant, ça pointe un peu vers le thriller... Mais c'est surtout très barré et ça se voit d'entrée de jeu à l'image : couleurs saturées, gros plans sur les visages, caméra en mouvement saccadé, jeux de lumière et flous artistiques, en tant que spectateur, on peut dire que cette série ne nous met pas du tout à l'aise. Ce qui colle bien avec son thème du reste. Je ne sais pas trop quoi en penser, car bien souvent on pousse un peu trop dans l'imagerie bizarre (on a droit à la mise en image de rêves ou de scènes sous LSD par exemple) et c'est déroutant et dérangeant. Pour autant la sensation de malaise qui enrobe toute cette série est parfaitement voulue et rendue, en ce sens c'est une réussite. Pas sûr en revanche que vous aurez envie d'entrer dans le trip... J'avoue rester circonspect : je ne peux nier la qualité formelle de cette série, mais je l'ai trouvée aussi intrigante qu'énervante par moments. Dans des cas comme celui-ci je vais jouer la sécurité en vous proposant de vous faire vous-même votre avis !

After Life saison 2 : J'avais beaucoup aimé la première saison, j'ai adoré la seconde, tant et si bien que cette série devient officiellement un de mes coups de coeur de cette année. Il y dans cette série un mélange tonitruant et aussi réussi qu'il est casse-gueule, entre la comédie la plus loufoque et par moment très hard, et le drame le plus profond. Au détour d'un même épisode, que dis-je, d'une même scène, vous pouvez éclater de rire et de surprise devant une situation ou un personnage absolument incroyable de drôlerie, et trente seconde plus tard sentir les larmes vous monter aux yeux parce qu'on vous sert de vrais bons gros morceaux de tristesse pure à l'écran. C'est impressionnant d'être à ce point brinquebalé d'un extrême à l'autre avec une telle facilité. Ricky Gervais est connu pour ne pas être un timide en termes d'humour et de rentre-dedans, il le prouve encore et encore, et avec quelle virtuosité. Mais ce qui lui va tout aussi bien, c'est son image de clown triste, de veuf qui ne peut et ne veut pas faire son deuil tant il a cette impression de vivre sans y avoir été autorisé, sans l'avoir mérité. L'autre force implacable de cette série, c'est le catalogue de personnages absolument ahurissants qu'on croise d'un épisode à l'autre. Je dis catalogue, j'étais tenté tout d'abord d'écrire bestiaire. À chaque épisode il font une apparition toujours remarquée et définitivement hilarante : les petits reportages chez l'habitant que font Tony et son photographe sont autant de mini-blagues iconoclastes à ne surtout pas manquer, quant aux interventions du facteur et mieux encore du psy, je vous fiche mon billet que vous n'allez pas vous en remettre tellement ces personnages envoient du lourd. Du gras, du sale et du bien profond aussi d'ailleurs. Impossible pour moi de ne pas me bidonner à chaque séance de psychanalyse de cette seconde saison ! Un must, ne vous en privez sous aucun prétexte !

L'Homme qui rétrécit : Voici un film que je n'ai plus vu depuis des lustres, la dernière fois je devais être tout gamin, je n'en avais gardé à l'esprit que quelques images choc, mais plus du tout l'ensemble du récit. La redécouverte a été une belle surprise, et même un plaisir véritable. Cette version remastérisée est de toute beauté et très sincèrement, pour un film de 1957, les effets spéciaux sont remarquables et j'ai vu bien des nanars beaucoup plus récents dont les trucages font pâle figure en comparaison. J'ai été également très surpris par la conclusion dont je ne me souvenais plus du tout, mais qui cadre cependant bien avec le style de Richard Matheson, qui a écrit le roman dont est tirée cette histoire. Un excellent film de genre donc, mâtiné d'une pointe de nostalgie (et pour l'époque dans laquelle se déroule le récit, et pour l'époque à laquelle remonte mes premiers souvenir d'icelui) et de la satisfaction de redécouvrir quelque chose qu'on avait apprécié il y a très longtemps, mais dont on avait totalement oublié ou occulté les détails avec les années. Je le conseille très très vivement !

Raised by Wolves : Une série très particulière que celle-ci. De la SF déjà, ce n'est pas ce qui a le plus le vent en poupe ces dernières années. Mais avec des thèmes très forts en juxtaposition du genre : le fait religieux et son antithèse la laïcité, la recherche de ce qui fait la nature profonde de l'homme (dans le sens d'espèce évidemment, pas de genre), la colonisation d'un monde inconnu et inhospitalier. À vrai dire, j'ai été par moments un peu perdu dans tout cela. Avec cette impression désagréable de ne pas comprendre où les scénaristes veulent en venir sur le fond, mêlée à un ressenti de message général trop flou, de manque de sens profond au récit. Ça m'a gêné à plusieurs reprises, dans la gestion de plusieurs personnages. Évidemment la saison 1 se terminant en véritable "à suivre" je sais que je n'aurai pas le fin mot de l'histoire tout de suite, cependant la direction prise pour l'instant, ne me permet pas de croire que tout cela se structurera de façon claire dans la suite. Les 2 derniers épisodes, versant dans l'ésotérique plus que je ne l'aurais aimé, me font dire que la suite risque de continuer en ce sens, et risquer d'autant plus de me déplaire si ça s'avère être le cas. Je reste malgré tout curieux de découvrir la véritable voie que va prendre le récit, mais je ne peux m'empêcher d'avoir peur de la déception. En revanche cette première saison a de belles qualités qu'il faut souligner : un design et une imagerie très travaillés, des interprètes bluffants (Mother et Father en tout premier lieu), des enjeux assez ambitieux, une mise en scène maîtrisée. C'est déjà plus que pas mal j'avoue. Ne reste plus qu'à trouver un supplément d'âme et une vraie cohérence narrative pour vraiment m'embarquer dans l'histoire. On verra en seconde saison.

La Mule : Clint Eastwood n'en finit plus de sortir film sur film, si bien que j'ai un peu perdu le fil et que je les vois (quand je les vois) avec un certain retard. Celui-ci j'ai voulu le rattraper, parce qu'il y cumule la fonction de réalisateur et de premier rôle à l'écran. Il est devant et derrière la caméra, on a donc droit à deux fois plus d'Eastwood pour le coup. Le bonhomme a vieilli, maigri. Il s'est un peu ratatiné, et on peine à retrouver en lui le dur à cuire aux muscles saillants façon "Le Maître de Guerre". À la place on a un papy un peu titubant, affaibli. Fragile pour tout dire. Jamais je n'aurais pensé accoler cet adjectif au nom de Clint Eastwood. Ça m'a fait un petit choc de le voir comme ça. En même temps ça lui permet d'explorer d'autres facettes de son jeu, d'incarner d'autres types de personnages. Pour ce qui est de La Mule, Eastwood reprend sa recette désormais presque systématique : il pêche dans les faits divers ou l'actualité une histoire, un personnage hors du commun, et il en raconte l'histoire sur grand écran. Quitte à romancer, quitte à extrapoler, quitte à trahir un peu la réalité. Le film fonctionne plutôt bien, le récit, loin d'être trépidant reste intéressant, on sent régulièrement et par petites touches ça et là qu'on est dans le monde réel, qu'on entrevoit la vie telle qu'elle est, le monde tel qu'il est, dehors, à l'extérieur des salles de cinéma. On perçoit la faille de chaque personnage, ou plutôt leurs très humaines imperfections. Il n'y a pas vraiment de méchant ou de gentil fondamental. Il y a les bonnes intentions, les mauvais choix, les tentations et les bonnes ou mauvaises excuses (c'est à vous de choisir pour ces dernières). Il y a les incompréhensions entre hommes et femmes, entre père et enfants, il y a la morale que chacun voit à sa porte et les difficultés à se mettre à la place des autres. Il y a tout cela dans ce film, mais sans pour autant en faire tout un plat. C'est traité en douceur, lentement, avec la juste dose de gravité et de légèreté. Le film n'est de ce fait pas du genre à verser dans le démonstratif à outrance, ce qui peut expliquer qu'on n'en garde pas un souvenir aussi fort que d'autres du même genre (je pense au pas si vieux Gran Torino d'Eastwood pour rester dans des choses comparables). Mais le film possède de belles qualités et signe à mon sens la nouvelle (et dernière ?) orientation du jeu d'acteur du grand Clint, la fragilité. Un film à voir.

Rambo : Last Blood : S'il y a bien un héros archétypal qui aura baigné l'imagination de mes jeunes années, c'est Rambo. En fait, pour être plus exact, je dirais même que c'est le combo Stallone/Rocky/Rambo (indissociables dans mon esprit). Impossible pour un gamin né dans les années 1970 de passer à côté de ces monuments du cinéma et de la pop culture de l'époque. Rambo, tout comme Rocky, m'aura indubitablement marqué, et c'est pourquoi mon jugement sur chaque film de ces deux franchises, est forcément toujours un peu moins objectif qu'en temps normal. Je suis obligé de constater que ce dernier volet de Rambo n'a plus grand chose à voir avec le soldat paumé des premiers films. On a ici un type vieillissant, un peu rustre et faussement solitaire, mais finalement plutôt intégré à la société (tant qu'on le fait pas chier en gros). Un type aux cheveux courts et au stetson sur la tête. Plus de tignasse dégueulasse ni de bandeau dans les cheveux. En fait, ce film s'apparente à n'importe quel autre film de vengeance classique d'un mec seul contre toute une armada de voyous et de bad guys. Il se trouve juste que le mec en question se nomme John Rambo, et a quelques petits restes de commando dans les veines. J'avoue que le film aurait pu se voir titré avec autre chose que "Rambo" que ça n'aurait pas changé grand-chose sur le fond ou la forme. Finalement, le fait d'en faire un opus de la franchise Rambo apporte simplement un poil de nostalgie supplémentaire, et encore, seulement pour des types comme moi, les grands sentimentaux sensibles aux anciens du Vietnam. Sorti de là le film n'a rien d'extraordinaire mais fait bien le job, s'avère plus gore que ce à quoi je m'attendais, et papy Stallone continue vaille que vaille, à tenir un certain standing et à défendre chèrement sa place dans le monde des films d'action. À plus de 70 piges faut quand même avouer que c'est balèze. Je ne vais pas faire du film un incontournable ni un chef d'oeuvre, ce qu'il n'est clairement pas. Mais ne comptez pas sur moi pour le dézinguer ou même le déconseiller. Si vous aimez Stallone, si vous avez aimé un jour Rambo, ou si vous appréciez les Revenge Movies avec un vétéran qui en remontre aux petits jeunes, ce film ne pourra pas vous faire de mal. Si vous préférez la série des Bridget Jones, vous connaissez la sortie.

Now Apocalypse saison 1 : Série totalement foutraque et assez cash où les deux sujets principaux sont le sexe et les extraterrestres. Le sexe parce que c'est ce qui est l'un des moteurs les plus présents dans la motivation de la plupart des personnages, et les extraterrestres car visiblement il se passe des choses bizarres avec une bande de reptiliens libidineux qui semblent passer inaperçus aux yeux du plus grand nombre. Et comme ces extraterrestres ont l'air d'être surtout là pour s'accoupler avec des SDF non-consentants, on retombe sur le premier sujet, le sexe. Il faut bien le dire, c'est assez "spécial", et j'avoue ne pas avoir vraiment compris où tout cela voulait en venir. À la décharge de la série, l'abandon de la production après la première saison n'aide pas, d'autant que l'ensemble des intrigues restent sans conclusion digne de ce nom, et que tout a été visiblement fait pour donner l'envie de connaître la suite dans une seconde saison, qui donc, n'arrivera jamais. Sachant cela, est-ce pour autant de la perte de temps de regarder cette série ? Pas forcément. Il y aura de la frustration ça c'est évident, puisque la narration se voit stoppée en plein développement. Mais il y a dans cette série des choses pas forcément inintéressantes et pour le coup, plutôt originales, et sur la forme, inattendues et peu courantes. Ceux qui apprécient les beaux corps (pas de sexisme : tout le monde est canon et à poil, hommes comme femmes) devraient y trouver de quoi se rincer un peu l'oeil. Ceux qui ne sont pas contre un humour un peu bas de plafond devraient également s'y retrouver. Après, en ce qui concerne les atermoiements amoureux et sexuels (et il y a souvent confusion entre les deux à mon avis) des protagonistes, chacun jugera en fonction de sa résistance au "trop cash" par moments, et au "trop niais" à d'autres. En fait c'est amusant à regarder, mais faut vraiment pas chercher trop loin et prendre cela comme "une expérience à part" pour n'en apprécier que les bons côtés.

The Boys saison 2 : Adaptation d'une des séries de comics les plus déjantées que j'ai jamais lues, cette série a un mérite immense : elle tente de coller au plus près à l'esprit de la BD, bien que cette dernière soit totalement hors de toute mesure transposable à l'identique. Mais la volonté y est. Celle de se moquer, de bien mettre le doigt là où ça fait mal, de choquer aussi, d'être à tout moment irrespectueux et à contre-courant de tout ce qu'on croit savoir du monde des super-héros en slips. Alors il y a une partie très axée cul qui est plus difficilement encore adaptable à l'écran et qui du coup se trouve édulcorée dans la version tv (alors que ceux qui verront la série sans connaître le comics se diront que même là-dessus c'est déjà bien transgressif... message pour ceux-là : ce n'est rien comparé à la BD !!), mais honnêtement, c'est déjà bien assez hardcore pour le petit écran pour ne pas crier bêtement à la trahison parce que l'une ou l'autre scènes bien cradouilles ne se retrouvent pas adaptées telles quelles. L'esprit disais-je, est là et bien là. The Boys ça envoie du bois, du gore, du grivois, du délirant, du drôlatique, du gênant, du déconcertant, du no limit. Bref, ça décoiffe. On est bousculé dans nos petites habitudes de spectateurs de séries télé, et encore plus si on a des habitudes du côté films ou séries mettant en scène des super-héros. Les auteurs dynamitent le truc à un point tel, qu'on est à la fois choqué, éberlué tout en ayant envie de crier "encore encore !" après chaque scène over-the-top. The Boys c'est de la bombe, faut pas passer à côté. Et surtout, il faut lire le comic book pour s'en prendre une encore plus puissante et profonde. Une quoi ? Je vous laisse à votre imagination.

Swamp Thing saison 1 : Cette adaptation du comics de DC lorgne sur plusieurs genres. Le genre "Super-héros" pour commencer, puisqu'on parle d'un personnage tout droit sorti des catalogues de DC Comics, au même titre qu'un Batman ou qu'un Superman. Le genre "Fantastique" a fortiori car il y est question d'événements qui sortent de l'ordinaire, qui voient certains personnages jouir de pouvoirs surhumains ou paranormaux. Mais surtout le genre "horreur" puisque la série répond grandement aux règles du genre dans tout ce qui concerne l'ambiance, le suspense et les scènes d'action bien souvent à l'aspect un peu gore. Swamp Thing essaie de surprendre et de faire un peu peur aussi, avec toutes ses scènes de nuit, dans le marais, par temps de brouillard, ses morts violentes, etc... À vrai dire et contre toute attente, la série réussit plutôt bien à respecter les codes de ces différents genre (la partie "origin story" typique des super-héros, les effets gores et l'intrigue autour de l'esprit qui revient hanter certains personnages sont très marqués "horreur" et toute la partie centrée sur le Blue Devil entre en plein dans le cadre du Fantastique le plus classique), et parvient même à les marier sans que cela ne soit gênant. Après on ne va pas non plus sauter au plafond, on ne tient pas avec cette série une pépite incroyable, mais le résultat est franchement honnête et à ce niveau, presque inattendu. Le truc c'est que la série a été très rapidement annulée, et visiblement les scénaristes n'avaient pas du tout prévu de s'en tenir à cette unique saison, donc on se retrouve avec toute une série d'intrigues en cours de rebondissements annoncés pour la suite qui en resteront donc là. Le cycle principal d'introduction aux personnages principaux est bouclé, certes, mais il y a tant de pistes lancées et appelées à être développées dans une saison suivantes que le tout est bien frustrant malgré tout. Sans être géniale, la série méritait tout de même mieux que ça. Elle est de ce fait, à classer avec les tristes ratages de l'univers audiovisuel de DC Comics. Pas pour un manque flagrant de qualité et de cohérence comme la Justice League, mais par pur sabotage interne. Dommage.

Mon cousin :  J'aime Vincent Lindon et j'aime François Damiens, alors je me suis dit qu'un film où ils tiennent les rôles principaux serait parfait pour retourner enfin au cinéma (depuis janvier pour voir le dernier Star Wars !!!). Tout en sachant à quoi m'attendre : une comédie assez légère sans autre ambition que de divertir gentiment. Je n'avais même pas vu avant d'être en salle que c'est un film signé Jan Kounen ! Et en effet, à l'image (et au son) ça ne trompe pas, on retrouve ses plans déjantés et ses ambiances sonores agressives. Lindon assure avec un jeu en plein contre-emploi de ce qu'il a fait dernièrement, et Damiens n'a pas son pareil pour interpréter des personnages à la fois complètement dingues et très attachants malgré tout. Après les situations et l'histoire sont un peu limite tout du long, on a parfois du mal à y croire tant on appuie sur l'exagération, en rehaussant d'un poil ce sentiment par des scènes de délires, de rêves ou de cauchemars qui font aussi dans la démesure et le n'importe quoi. Mais Jan Kounen est comme ça, la folie fait partie de son répertoire, et la mettre en scène n'est pas un problème pour lui. C'est juste la frontière entre le réel et la folie qui est parfois un peu trop floue chez lui à mon sens, et déroute facilement le spectateur. Bref, le film tient ses promesses, il est fun et léger, même si on en retiendra certainement pas grand-chose sur le long terme après l'avoir vu. Une remise en route cinématographique tranquille quoi.

Engrenages saison 8 : Ah Engrenages !... Je ne pense pas exagérer en affirmant que c'est vraiment la meilleure série française de ces dernières années, et de loin. 15 ans déjà (et 8 saisons) que la série tient le haut du pavé de la production hexagonale, avec une qualité sans cesse renouvelée, des acteurs juste parfaits, des intrigues à tiroirs et une évolution des personnages complètement maîtrisée. Et tout cela dans un genre qui n'a pas souvent réussi aux français, la série policière (parce que jusqu'ici les cadors en la matière se nommaient Navarro, Julie Lescaut ou Les Cordier juge et flic, ...). Vraiment cette série va manquer au paysage audiovisuel français. Pour autant c'est bien aussi de s'arrêter avant de lasser ou de faire la saison de trop. Engrenages réussit ici sa sortie, et apporte un point final au cheminement de certains personnages qu'on suit depuis le début. L'histoire est toujours savamment orchestrée pour que toutes les intrigues finissent par s'entremêler et ne faire qu'un gigantesque puzzle dont chaque pièce compte, ce qui est la marque de fabrique de la série. Les personnages sont toujours aussi bien mis en scène, toujours aussi proches du réel, toujours aussi crédibles. J'ai même été un peu surpris du tournant que prend la série pour sa fin, je m'attendais vraiment à quelque chose de beaucoup plus sombre, et finalement le fait de ne pas sombrer dans un nihilisme total pour rester dans les tons sombres et parfois pessimistes de la série au cours des années, est un contrepied inattendu et plutôt bienvenu. La saison est bonne (pas la meilleure qu'on ait connue, mais très réussie tout de même), et la série s'offre une fin satisfaisante à bien des égards. Une chose est certaine : Engrenages va me manquer !  

The Walking Dead saison 10 : The Walking Dead est depuis plusieurs saisons en perte à la fois de spectateurs et d'intérêt. La saison 10 est (un peu) moins soporifique que les précédentes, même si le nombre de personnages intéressants se réduit comme peau de chagrin d'une année sur l'autre. Cette saison boucle le cycle des chuchoteurs ce qui donne lieu à quelques épisodes au-dessus de la moyenne en terme de rebondissements et d'action. L'introduction du nouveau cycle (le dernier dans le comics également) est faite et le cliffhanger final termine là-dessus. Entre temps l'annonce a été faite que la prochaine saison serait la dernière, ce qui laisse augurer d'un récit un peu plus dense et riche pour cette dernière phase (si on se base sur l'histoire telle que dans les comics du moins). Après il faut bien le dire, si ce n'était que pour ses qualités propres je crois que j'aurais déjà laissé tomber cette série, je la regarde surtout par amour de la bande-sessinée dont elle est tirée et parce que la fin est proche. Je me prends cependant à espérer que la dernière saison remonte réellement le niveau et que la série s'offre l'occasion de finir en beauté et de renouer un peu avec ses plus grands moments.

Brave New World saison 1 : Adaptation du génial roman d'anticipation Le Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley (je me rends compte que je l'ai lu il y a teeeeeellllleeeeement longtemps ... qu'il faudrait que j'en fasse une petite relecture !!) À New-London il n'y a pas de d'intimité, pas de famille et pas de monogamie. Mais surtout : tout le monde y est heureux. Le génie génétique s'occupe de créer et gérer les êtres humains classés par castes bien précises. Chacun son rôle, chacun ses tâches, tout le monde cohabite et tout le monde est content de son sort. Comment pourrait-il en être autrement ? Au pire, un peu de Soma (la drogue légale distribuée à haute dose et fortement conseillée aux premiers signes de questionnement existentiel) ou une séance de reconditionnement histoire de rebooter le disque dur et remettre les idées bien en place. Bien sûr il y a l'extérieur... loin au-delà de New-London, des gens vivent à l'ancienne. Des sauvages aux comportements et aux coutumes oubliées et complètement dépassées. Mais ils sont loin, source d'étonnement et d'amusement pour quelques néo-londoniens touristes privilégiés... Cette version du Meilleur des Mondes est réussie à plusieurs niveaux : son esthétique visuelle, sa façon de rendre à l'image une société hyper-codifiée futuriste et rétro en même temps, son propos sur la génétique, la dépersonnalisation des êtres, la dualité entre la société parfaite et la liberté individuelle, le partage sans limite de l'intimité, l'addiction à la drogue et au plaisir sexuel comme moyen de contrôle des gens, ... Pour autant, la série échoue à tutoyer la perfection en étant certes ambiguë mais peut-être un poil trop sage par moment. Elle a cependant pour elle de poser pas mal de questions sur notre société actuelle, qui on s'en rend compte chaque jour, glisse de plus en plus, et de plus en plus vite, vers celle qu'a imaginé Huxley il y a presque un siècle déjà. Et elle aura eu cet effet très positif et non-négligeable sur moi : elle m'a donné envie de relire le roman d'origine ! À voir (et à lire !!!)

Glow saison 3 : Glow en arrive déjà à sa troisième saison (et avant-dernière il paraît) et enfin elle trouve son rythme de croisière. Les deux premières saisons étaient sympathiques, mais il me manquait un petit quelque chose pour les trouver totalement abouties, c'est chose faite dans cette troisième saison. Tout semble mieux maîtrisé : les différentes intrigues, les différents personnages, le propos général, l'humour... tout. Presque dommage que ça s'arrête à la prochaine saison ! Au cours de la troisième, nos héroïnes du ring montent un show à Las Vegas et connaissent enfin le succès. Mais ça ne se fera pas sans mal, ni sans dégâts. Bon, j'avoue que j'ai toujours aimé l'univers du catch, ça me renvoie à mon enfance. Du coup ça explique peut-être que j'ai toujours regardé cette série d'un œil bienveillant, mais dans cette saison cet aspect est moins mis en avant et c'est peut-être ce qui rend les personnages plus attachants. Si vous n'avez pas encore succombé aux charmes de ces Gorgeous Ladies Of Wrestling, essayez, vous pourriez aimer ;-)

Stalk saison 1 : Très chouette petite série française au format poche (une dizaine d'épisodes d'environ 20 minutes) qui s'aventure dans le domaine de l'informatique intrusive, des amours adolescentes, des réseaux sociaux omniprésents et de l'image publique que chacun s'efforce de se donner. Contre toute attente, le cocktail fonctionne plutôt très bien, et balaie en 2 petits épisodes introductifs les craintes qu'on pouvait avoir sur le sujet (série française + public cible jeune). Le ton est sobre, crédible, direct. On ne cherche pas le glamour artificiel, ni l'intellectualisation austère. Ça cause à tout le monde et ce qui ressort avant tout c'est le caractère humain (pour le meilleur mais surtout pour le pire) des protagonistes. Les outils changent, la société évolue, mais les humains restent des humains. J'ai trouvé ça plutôt intelligent et bien vu, ça sonne juste du début à la fin, et en plus il y a dans l'écriture une recherche d'efficacité maximale pour garder le spectateur en haleine. On en vient presque à regretter que ça se regarde aussi rapidement ! Mais c'est justement ce format qui fait la force et l'impact de la série. La porte reste ouverte à une seconde saison, même si l'histoire en tant que telle se boucle en une seule saison. À noter deux comédiens qui surnagent de par leur talent et leur naturel : Théo Fernandez dans le rôle principal et Carmen Kassovitz (cherchez pas, c'est bien la fille de) en tant que love interest. Espérons voir une suite arriver prochainement !

Teenage Bounty Hunters saison 1 : Très étonnante cette série Netflix ! Il m'est difficile de trancher avec certitude par exemple, quant à la cible exacte visée. On est ici à mi-chemin entre la série sur et pour des teenagers, et quelque chose d'un peu plus général et grand public qui vise aussi bien les jeunes que les autres (je vous laisse positionner comme vous l'entendez le curseur de limite d'âge de la jeunesse). D'ailleurs ça m'a un peu poser problème au départ : j'ai trouvé certains passages sont un peu "cuculs" (typiquement catégorisés teenagers selon moi) alors que d'autres y vont plus franco et abordent des thèmes de façon plus adulte. Du coup, il y a des épisodes plus intéressants que d'autres selon votre sensibilité. Mais d'un point de vue général, il faut quand même rendre justice à cette série, c'est globalement plutôt bien foutu, assez drôle, frais à défaut d'être à 100% original (mais qu'est-ce qui peut se targuer de l'être encore de nos jours ??), il y a une intrigue en fil rouge qui prend vraiment corps dans les derniers épisodes et fait monter le suspense et les retournements de situations plus haut que je ne l'aurais pensé au départ. Le contexte dans lequel prend place le récit est particulier lui aussi : une école privée pour jeunes chrétiens blindés de thunes. Ce qui implique bigoteries (bien souvent hypocrites au dernier degré, ce qui est largement souligné au passage) et décalage avec le monde réel (on n'est pas dans Shameless ici, ça pue le fric et la haute bourgeoisie américaine). C'est d'ailleurs aussi ce décalage qui crée des situations amusantes et inattendues, mais parfois ça peut irriter. Au niveau de l'interprétation c'est vraiment réussi, on a une tripotée de "nouvelles têtes" qui assurent parfaitement, chacun dans son rôle. Bref, sans en faire une grande révélation de l'année, cette série aura su me surprendre et m'amuser suffisamment pour que j'aie envie d'en voir plus à l'occasion d'une seconde saison (car la première finit sur une révélation qui appelle forcément une suite).

Inhumans saison 1 : Série fortement décriée à sa sortie, elle n'aura duré que 8 petits épisodes et sera annulée avant même la fin de la parution de tous ces épisodes. Le récit se tient cependant en 8 épisodes si bien qu'on ne reste pas sur un cliffhanger ou une intrigue non-résolue. Pourtant Inhumans démarrait avec de fortes ambitions : ses 2 premiers épisodes étaient même sortis en salles IMAX histoire de faire de la pub à la série ! Le problème c'est que les moyens n'étaient au niveau des ambitions et ça se sent assez fortement. Le casting n'est pourtant pas si mauvais que ça, je m'attendais à pire. Certains looks sont malheureusement ratés (Médusa et ses cheveux animés font partie de ce ratage, Triton est moche, Karnak fait un peu shamallow...), les décors intérieurs de la ville d'Attilan font très carton-pâte, et puis côté scénario c'est un peu pauvre, ça manque de cohérence, et ça joue un peu trop dans le convenu, zéro surprise. Pour ce qui est des enjeux ça aurait mérité d'être un peu plus approfondi, car la relation entre Black Bolt et Maximus avaient du potentiel. J'ai aimé la façon de mettre en scène le pouvoir de Karnak et sa personnalité permet de faire de l'humour décalé un peu ironique. L'interprète de Crystal est juste à tomber, quant au comédien qui joue Black Bolt on avait là un type qui malgré son silence imposé parvenait à imposer un certain charisme par son regard et sa présence. Lockjaw était... surprenant, mais je n'arrive pas à trancher définitivement sur les effets spéciaux qui l'animent : le chien géant est tantôt risible tantôt réussi. Mon sentiment général sur cette série à la très courte existence : le potentiel était là mais n'a pas été du tout exploité comme il aurait pu, d'où un aspect trop cheap et trop amateur.

Miracle Workers : Dark Ages : Cette saison 2 de Miracle Workers, sous-titrée "Dark Ages" n'est pas une suite de la première saison, du tout même. C'est juste la même équipe (show runner - comédiens - producteurs) qui se font un autre délire sur le même format, mais sans aucun lien narratif avec ce qui a précédé. Cette fois l'histoire prend place en plein Moyen-Âge où l'on suit les pérégrinations de quelques paysans et gens du peuple en parallèle de la vie du seigneur local, sanguinaire, et de son fils, gentil mais empoté. J'avoue que cette saison m'a beaucoup moins plu que la première. J'y ai trouvé tout moins drôle, plus poussif, trop méta, trop non-sensique, alors que pourtant j'aime ce genre habituellement. Bref j'ai beaucoup moins ri. Il y a cependant des épisodes plus réussis et qui sortent du lot, il y a des passages et des scènes également très bien trouvés, mais c'est la vue d'ensemble qui ne me convainc pas sur cette saison. Les comédiens n'y sont pour rien, c'est même je dirais eux qui sauvent l'ensemble et tiennent la baraque, le problème se situe selon moi à un niveau supérieur, du côté de l'écriture. Il manque un je ne sais quoi, du liant, une direction claire, un enjeu, un objectif affirmé à cette saison. Alors ça reste agréable à regarder, mais franchement on en ressort sans en retenir grand-chose, c'est dommage. La série étant prolongée pour une troisième saison, qui certainement se passera ailleurs et dans une autre époque, j'espère qu'on retrouvera la recette qui a fait de la première saison cette petite surprise inattendue et très réussie il y a un an. Je retenterai l'aventure en tout cas.

See saison 1 : L'histoire prend place dans le futur. Les hommes survivants à une apocalypse qu'on ne développera pas dans le récit, sont réduits à un très petit nombre. La cécité s'est généralisée, les hommes ont appris à vivre depuis plusieurs générations en étant complètement aveugles. Ils sont revenus à un mode de vie en clans, proche de la nature, sans machines (ou presque). Une sorte de monde à la Conan le barbare, mais dans le futur plutôt que dans le passé. Ceux qui parlent de la vue, ce sens perdu et disparu, sont de dangereux subversifs, accusés de sorcellerie et de malheurs en tous genres... Pourtant un homme insaisissable, Jerlamarel, est né avec le don de la vue. Et il fait ici et là des enfants, qui héritent de sa capacité à voir dans ce monde de non-voyants. Pourchassés par ceux qui détiennent le pouvoir, ceux qui voient doivent se taire, cacher leur talent, sous peine d'être condamnés à mort... Concept intéressant, mais très casse-gueule, qu'un monde d'aveugles. Il y a des passages très réussis et convaincants (les combats au corps à corps de Baba Voss par exemple) et d'autres plus compliqués à accepter (une armée d'aveugles part à travers tout le pays à la recherche d'un homme : ça paraît un peu compliqué de retrouver un homme dans les montagnes sauvages quand on est aveugle...). Mais il faut accepter le principe et se dire que "ok d'accord, on va dire que c'est possible" et dès lors l'histoire devient plutôt prenante et bien menée si l'on dépasse ce premier stade d'acceptation.  Ça n'en fait pas une série incontournable mais ça se défend plutôt pas mal dans le genre post-apocalyptique inédit. Il faudra voir où tout cela mène réellement, mais cette première saison qui ressemble à une longue traque et qui permet de visiter différents pans de cette civilisation aveugle ne nous laisse pas nous ennuyer, et c'est déjà pas mal du tout. La seconde saison et la direction qu'elle prendra permettront de dire si ces débuts intéressants et intrigants en ont encore un peu sous le coude. Pas de quoi sauter au plafond, mais plutôt réussi comme pari finalement que cette série au pitch improbable.

The Umbrella Academy saison 2 : Ah la suite de The Umbrella Academy !! La première saison avait déjà été une vraie bonne surprise, cette suite va pousser le bouchon encore un peu plus loin et nous embarquer avec elle sans nous laisser un moment de répit. Une vraie réussite, qui s'avère aussi à l'aise dans l'humour que dans la gravité, dans le mystère que dans le suspense, dans les sentiments que dans le fantastique. On part encore une fois dans une histoire à base de sauts dans le temps, et j'aime tant ça quand c'est bien fait ! Et là c'est très bien ficelé. Les personnages sont tous bien développés (si ce n'est peut-être Un qui n'évoluera quasiment pas dans cette seconde saison) et ils ont tous en eux quelque chose d'attachant et d'intéressant. Il sera question de fin du monde et de moyens d'empêcher sa venue, le tout cumulé à des sous-intrigues concernant chacun des protagonistes sur un plan plus personnel, très exactement ce qui fait d'un récit mâtiné de fantastique une histoire réussie car elle sait aussi s'arrêter sur ses différents héros sans jamais perdre de vue l'intrigue principale. The Umbrella Academy a réussi le plus dur : confirmer et même accentuer les qualités d'une première saison dans la seconde. Vivement la suite !!

Dispatches from Elsewhere saison 1 : Que dire de cette très étrange et très surprenante série ? Un titre space, des personnages complètement hétéroclites et barrés, une histoire qui part dans tous les sens et dont on a peine à comprendre où elle veut aller avant la fin, un melting-pot de genres et de thèmes abordés, une série qui casse régulièrement (et dès la première seconde) le quatrième mur (et ça c'est toujours casse-gueule) mais le fait avec brio... c'eest un peu tout ça mais tellement plus encore. Et tellement autre chose aussi. Je crois qu'une chose est sûre : rien ne peut préparer à ce qu'elle nous donne à voir. Même quand on croit pouvoir se raccrocher à quelque chose qu'on connaît et qui nous paraît familier on se rend compte qu'on se fait encore et toujours balader. Et ce jusqu'à la toute fin, presque l'ultime plan. Alors parfois on se sent vraiment perdu, limite on a envie de laisser tomber parce qu'on ne pige pas où tout cela mène, mais il y a quelque chose qui nous retient malgré tout. Ce quelque chose ce sont les personnages, qui même quand on a du mal à les cerner, restent très attachants et tellement bien interprétés qu'on en peut pas s'en détacher sans savoir ce qui va leur arriver. Même les personnages dont on pourrait se sentir un peut moins proches au départ, en ce qui me concerne typiquement le personnage de Janice interprété par Sally Field, ont une intrigue personnelle passionnante. Quand est arrivé le troisième épisode, celui consacré à Janice justement (chaque épisode se consacre à un personnage plus particulièrement et donne à voir le récit à travers ses yeux, souvent en reprenant une précédente scène déjà vue pour en révéler un nouvel aspect jusque là insoupçonné), j'ai été réellement scotché par l'histoire et le thème développé, celui de la confrontation d'une personne à ce qu'elle a été dans le passé (ou à ce qu'elle deviendra dans le futur, ça dépend d'où on se place pour voir la chose). Cette réflexion sur qui on est, qui on a été, les liens entre nos différents états dans le temps. Cette fameuse idée si répandue et qu'on aime à croire : "au fond de nous on ne change pas" et qui s'avère parfois tellement fausse par manque d'objectivité sur soi-même. Cette histoire m'a vraiment remué et fait beaucoup cogiter, et c'est aussi dès lors que j'ai su que cette série était beaucoup plus que ce qu'elle ne paraît aux premiers abords. Et chaque personnage entre en résonance avec nous, c'est assez bluffant. Pourtant le narrateur de la série nous le dit à chaque début d'épisode : "ce personnage c'est vous"... Série totalement dérangeante, fascinante, perturbante. Sur le fond comme sur la forme. De l'originalité à l'état pur.

Hap & Leonard saison 3 : Quelle chouette petite série que Hap & Leonard ! Quel dommage qu'elle s'arrête après cette troisième saison, sous-titrée "The Two-Bear Mambo", parce que c'était une série vraiment à part, et malgré le fait que son action était située dans les 1980, elle était très novatrice et proche des réalités et préoccupations d'aujourd'hui. À croire que rien n'a évolué depuis 40 ans... Cette amitié profonde entre deux hommes d'un âge moyen, pas des perdreaux de l'année, un blanc et un noir, un parfait hétéro et un homo assumé (ce qui ne veut absolument pas dire un mec déguisé en gonzesse hein, on parle juste de choix assumé !) dans un arrière-pays américain qui n'aime et n'accepte ni les noirs ni les homos, le tout enrobé d'un humour grinçant et sans concession, j'avais vraiment beaucoup aimé. Car les personnages étaient anti-caricaturaux et parfaitement convaincants, leurs interprètes absolument parfaits, et les récits à la fois prenants, rythmés et intelligents. Une série policière certes, mais pas du tout sur le modèle habituel ou classique du genre. Avec pas mal d'ironie dedans aussi, et pas vraiment de bienveillance des auteurs envers leurs personnages, qui s'en prennent souvent plein la tronche (au propre comme au figuré). La série s'arrête donc et c'est très dommage, mais elle se termine sur une saison très réussie, qui a en elle tous les ingrédients ci-dessus énumérés. L'avantage cependant c'est qu'étant tirée d'une série de romans policiers de Joe R. Lansdale on pourra toujours retrouver notre duo de héros en version papier !

Jessica Jones saison 3 : Dernière saison pour la super-héroïne à la moue boudeuse et qui ne rechigne jamais à se bourrer la gueule au whisky avant de s'envoyer en l'air avec le premier beau gosse venu. C'est d'ailleurs ce qui fait la force et la faiblesse de la série : une héroïne qui ne ressemble à aucune autre, mais qui ne bouge pas d'un iota d'une saison à l'autre. Comme d'hab dans les série Marvel de chez Netflix, on accumule plusieurs intrigues qui se succèdent plus qu'elles ne s'entremêlent, ce qui donne cet aspect très linéaire au récit. Dans Jessica Jones c'est un peu mieux géré que dans Luke Cage par exemple, on a moins cette impression de linéarité (et donc un peu d'ennui), côté narration c'est très certainement l'une des plus abouties. Cette saison se penche un peu plus sur le personnage de Patsy Walker (la Chatte de l'univers Marvel) et se permet même quelques clins d’œil aux connaisseurs des comics. Pas l'héroïne la plus palpitante du monde sur papier, à l'écran on en fait un personnage assez torturé, et même franchement dérangé psychologiquement. Ça se laisse regarder sans déplaisir, même si on se fiche un peu de ce qui peut bien arriver à la jolie Patsy. Le tueur en série psychopathe qui anime un peu cette saison n'a pas de super-pouvoir en ce qui le concerne, ce qui ne le rend pas moins dangereux pour autant, c'est assez bien vu. Un début de réflexion également sur la morale, le bien le mal, la culpabilité, tout ça tout ça, sans que ça aille chercher très loin, ça a le mérite de donner un peu de grain à moudre aux scénaristes pour broder autour des caractères de leurs personnages. La série s'arrête-là, comme l'ensemble de la gamme Marvel chez Netflix, ce qui est un peu dommage, car si les séries sont de qualité moyenne, leur force et leur réussite a résidé dans un casting intelligent et pertinent (sauf en ce qui concerne l'incarnation de Danny Rand, gros gros ratage !). Casting jeté à la poubelle, car si l'on devait un jour revoir ces personnages sur petit ou grand écran, il y aurait de fortes chances qu'il soit entièrement renouvelé (très dommage pour Luke Cage, Daredevil ou Frank Castle qui avaient enfin trouvé des interprètes à leur hauteur). L'expérience d'association entre Marvel et Netflix restera donc plus frustrante qu'autre chose, mais aura eu l'avantage de décliner la formule Marvel de façon convaincante ailleurs qu'au cinéma.

Missions saison 1 : Série française consacrée à la conquête spatiale de la planète Mars, ça peut surprendre et pourtant... Pour faire oublier le peu de moyens (décors, effets spéciaux, images, costumes s'en ressentent un poil...) les scénaristes ajoutent une pointe de mystère et de SF, tout en jouant également beaucoup sur l'aspect humain (les différents membres de l'équipe sont tous assez marqués du point de vue caractère, certains à la limite de la caricature d'ailleurs - le jeune programmeur puceau par exemple). Du coup ça fonctionne pas trop mal, on oublie les incohérences et ficelles un peu grosses sur le plan purement réaliste, tout curieux de connaître l'explication du la partie plus fantastique du récit. Bon, parfois c'est un peu sur le fil, mais la première saison se sauve grâce à son volet SF pure. À voir si la seconde saison saura garder cet équilibre précaire, améliorer ses défauts ou pencher un peu plus vers ses travers, ce qui serait dommage. En tout cas des petits français ont osé s'aventurer là où personne ne les attendait : sur Mars ! Rien que ça, ça vaut le coup d'oeil...

Future Man saison 2 : Suite de la géniale première saison que j'avais littéralement adorée, cette seconde saison est moins captivante et un poil moins drôle également. Déjà, son contexte fait qu'on s'éloigne de plus en plus de la réalité qu'on connaît, et qu'on a donc de moins en moins de repères, et forcément il est moins facile de trouver ces fameux décalages avec ce qu'on connaît et qui son source de gags. Plus Future Man avance, plus les actions des personnages modifient leur réalité, et cette fois on est dans le futur, celui de Wolf et Tiger, qui ressemble à un mix entre Mad Max  et Star Trek, sur un fond de Twilight Zone... alors qu'à la base on était plutôt dans un délire à la Terminator. Les scénaristes s'amusent avec des nouvelles versions des personnages dans cette réalité parallèledans laquelle ils auraient évolué de façon différente. C'est marrant parce que ça permet de gros délires (comme la série nous y a habitués depuis le début ceci dit), mais j'avoue que j'ai été moins happé par l'histoire. En revanche il y a deux-trois trouvailles vraiment excellentes, dont le fameux "bond répétitif dans le temps de 11 secondes" qui permet aux héros de se sortir d'un problème épineux mais qui crée une multitude de doubles temporels très proches d'eux, j'ai trouvé ça vraiment bien vu ! La fin de la seconde saison lance la troisième (et a priori dernière) saison sur un tout nouveau statu quo, qui promet là encore de belles choses et de bonnes sources de gags. Moins réussie que la première saison, cette saison 2 ne réussit pas à recréer autant de surprises mais reste de très bonne facture, divertissante et bourrée de rebondissements. À voir donc, sans hésiter.

Pen15 saison 1 : J'avais entendu parler de cette série sur l'adolescence qui sortait des sentiers battus dans sa forme et sur le fond, et j'étais assez intrigué pour y jeter un œil, bien qu'un peu réticent car mon adolescence à moi est déjà bien loin. D'autant qu'on aborde l'adolescence d'un point de vue féminin, donc forcément je m'exposais à ne pas avoir en ma possession tous les codes qui permettent de décrypter la chose. Et en effet, j'ai ressenti quelques fois le décalage dû à la fois au genre et à la génération. La série n'est pas contemporaine pourtant, puisqu'elle se situe à la toute fin des années 1990, ce qui me mettait malgré tout en décalage d'une dizaine d'années avec l'âge des protagonistes à la même époque. Ce qui m'a le plus marqué cependant reste le ton de la série, et pour cause. Écrite, produite et surtout interprétée par des adultes qui racontent leur adolescence, cette série aborde des sujets qui touchent les ados, avec un regard d'ado, mais avec un ton d'adulte, et le cocktail est assez réussi. Pourtant au fur et à mesure des épisodes on ressent de plus en plus la différence d'âge réelle entre les 2 héroïnes (jouées par des adultes d'environ 35 ans) et les autres personnages adolescents (joués par des gamins de l'âge de leurs rôles), et ça m'a de plus en plus gêné justement, parce que de plus en plus j'avais l'impression de regarder deux adultes grimées en adolescentes, et de ce fait surjouant pour attirer l'attention sur autre chose que leur physique qui parfois les trahissait un peu trop. Sinon c'est plutôt pas mal, amusant mais pas tordant, parfois très premier degré et parfois bien plus profond que ça. En tout cas c'est toujours surprenant, et ça déjà, c'est une qualité indéniable. Mais de là à en faire une réussite à 100% et la série incontournable du moment, non. À voir comme une curiosité.

Dark saison 3 : Voici enfin la troisième et dernière saison de cette série assez envoûtante et inattendue qu'est Dark. Dernière, donc synonyme de conclusive : on va enfin savoir comment ça se termine, enfin avoir des réponses ! Et je vous avoue que de ce point de vue là je suis resté assez sceptique alors que défilaient les épisodes et se rapprochait à grandes enjambées l'épisode final. Parce que la série se faisait de plus en plus elliptique, de plus en plus mystérieuse, sautait d'un monde à l'autre, d'une époque à l'autre, sans arrêt, de manière presque poétique, mais pour le coup trop fragmentée à mon goût, et trop dans le symbole, pas assez dans l'explication. Car c'est bien beau de préserver le mystère, de faire s'interroger le spectateur, mais quand dans la saison finale, à 2 épisodes de la toute fin, on introduit de nouveaux personnages et un nouveau monde inédit, là c'est un poil too much. Je l'ai trouvée inutilement compliquée cette troisième saison, ce qui certes lui donne un cachet particulier et soigné par une esthétique irréprochable et un enchaînement des scènes qui prouvent une mise en scène très travaillée, mais qui par moment perd volontairement le spectateur (et je n'ai pas ronflé une seule seconde !!). Or, loin d'aiguiser encore plus ma curiosité, l'effet sur moi a été de m'agacer, et de m'impatienter, conscient de me faire balader un peu au-delà de la limite acceptable. Alors en toute fin de compte, la série retombe sur ses pieds, ce que je craignais qu'elle ne sache faire en s'enfonçant toujours plus vers le cryptique, et en cela je suis satisfait (j'allais presque dire soulagé !!). Mais je n'ai pas aimé cette troisième saison beaucoup trop floue à mon goût. Un tel traitement serait passer en seconde saison je pense, mais pas quand il s'agit de conclure et d'apporter des réponses : on n'a pas envie de se poser de nouvelles questions et d'aborder des nouveaux sujets totalement inédits, j'ai trouvé que c'était une erreur narrative d'emprunter cette voie-là. N'empêche que la série reste belle, qu'elle a une vraie fin, et que son concept reste marquant. Impossible donc de ne pas conseiller cette troisième saison qui apporte, tardivement mais tout de même, son lot de réponses et permet de clore les intrigues en cours.

Parlement saison 1 : Série française qui prend place dans les arcanes du Parlement européen à Bruxelles (et à Strasbourg). Ici, bien qu'on parle politique, le ton est résolument à l'humour. C'est vraiment très bien foutu, très drôle, très sarcastique, très caustique sur cette grande idée qu'est l'Europe. Tout le monde en prend pour son grade, en premier lieu les anglais puisque la série démarre avec la victoire du "oui au Brexit". Mais qu'on soit français, espagnol ou allemand, on a droit à quelques belles piques, toujours bien vues, toujours drôles, toujours justifiées. On suit Samy, un tout nouveau  assistant parlementaire rattaché au député français Michel Specklin, et on découvre avec lui les rouages de cette immense machine qu'est l'institution européenne. Specklin, incarné par un Philippe Duquesne au meilleur de sa forme, est un député fantoche, qui fuit avec un certain talent, toute charge de travail et de responsabilité qui pourrait lui tomber dessus. Ce qui fait d'autant plus de boulot à son assistant parlementaire, le pauvre Samy, qui doit se débrouiller la plupart du temps seul, ce qui va entraîner bévues et maladresses. Car dans le milieu des assistants parlementaires, si on vit en vase clos on se fait aussi pas mal de crasses au passage... Cette série permet de faire d'un thème a priori austère (l'Europe politique) un sujet vraiment intéressant, et surtout l'humour omniprésent permet d'une part de vraiment s'attacher aux personnages et d'autre part d'humaniser tout cette montagne de lois, de règlements, de procédures et de textes indigestes. Excellente surprise pour moi, gros coup de cœur pour plusieurs comédiens (Eamon, l'administrateur de la Commission Pêche est absolument génial, Duquesne grandiose, le jeune Samy parfait dans son rôle, l'allemande Ingeborg très réussie) et j'espère vraiment que cette série connaîtra une seconde saison, car je suis absolument persuadé que le sujet est propice à de très chouettes scénarios. Et puis le traitement du Brexit est juste parfait ! Très vivement recommandé pour rire en s'instruisant (ou l'inverse) !

Force of Nature : L'histoire se déroule à Porto Rico, un ouragan très violent va s'abattre sur l'île et un duo de policiers est chargé d'aider à l'évacuation de la population, mais quelques habitants d'un immeuble se montrent récalcitrants. Au même moment une bande de voleurs d’œuvres d'art ciblent ce même bâtiment et les flics vont devoir gérer les problèmes sur plusieurs fronts simultanés... Bon allez, j'avoue que si j'ai regardé ce film, c'est uniquement à cause de la présence de Mel Gibson au casting. Sachez du reste qu'il a un second rôle et qu'il n'apparaît pas plus de la moitié du film. Ce film est un curieux mélange de film d'action et de film catastrophe, avec une pointe de film de braquage par-dessus. En fait ça oscille en permanence entre différentes ambiances et ça a du mal à choisir une ligne claire. Les comédiens font bien ce qu'ils peuvent (David Zayas fait le gros méchant comme il sait bien le faire, Mel Gibson fait le vieux flic bourrin comme il sait bien le faire, Kate Bosworth fait la jolie fille à sauver comme elle sait bien faire), mais il y a deux-trois trucs qui font tiquer quand même. L'histoire de la bête sauvage entraînée à attaquer les uniformes de flics par exemple, c'est carrément too much. Et puis j'ai eu du mal avec Emile Hirsch, qui a le rôle principal, et qui n'est pas vraiment trop crédible dans le registre "film d'action qui bastonne et défouraille". À l'arrivée, film très moyen pas déplaisant à voir mais qui a un côté artificiel et un peu bric-à-brac...

The End of the F***ink World saison 2 : ma première saison avait surpris par son ton désespéré, sa fraîcheur narrative, ses comédiens inspirés et son récit inédit. La suite m'aura moins marqué, alors que pourtant, l'ensemble des ingrédient que je cite sont tous bien présent aussi. La différence entre les deux saisons, est selon moi dans la manière de dépeindre les différents personnages. Dans cette seconde saison, ils me sont tous apparus pathétiques, ce que je n'avais pas ressenti à l'égard des deux héros James et Alyssa lors de la première saison. Dans cette suite, James et Alyssa sont à ranger avec tous les autres de ce point de vue-là, ce qui crée envers eux un déficit d'attachement, et en conséquence aussi peut-être, un moindre intérêt à ce qui leur arrive... Alors attention, ça ne fait pas de cette saison une mauvaise saison, mais c'est juste qu'on sent bien la différence avec la première et qu'elle en est beaucoup moins marquante. En soi ça reste très sympa à regarder, en comparaison avec le début, j'ai ressenti une pointe de déception...

ZeroZeroZero saison 1 : Cette série aborde le trafic de drogue vu sous trois angles différents : les vendeurs, les acheteurs, et les transporteurs. On suit donc trois intrigues entrelacées, entre le cartel mexicain qui fournit la cocaïne, la mafia calabraise qui leur achète la drogue pour la dealer sur leur territoire, et la compagnie maritime des Lynwood, entreprise familiale de la Nouvelle Orleans, qui est chargée de faire passer la marchandise d'un continent à l'autre par bateau. Une lutte intestine sévit dans la mafia italienne, le vieux Don Minu qui est à sa tête voit son autorité contestée par son propre petit-fils, qui tente d'interférer avec l'acheminement de la dernière grosse cargaison de drogue, représentant plusieurs dizaines de millions de dollars. Les frères Leyra, à la tête du cartel mexicain ont la possibilité d'étendre encore leur sphère d'influence en faisant appel au barbouze Manuel Contreras et sa bande armée d'anciens militaires surentrainés. Les Lynwood quant à eux vont tout faire pour honorer leur contrat d'acheminement, malgré les remous qui se font de plus en plus compliqués de part et d'autre de l'Atlantique et les mettent en porte-à-faux... Cette plongée dans le monde du trafic de narcotiques est vraiment prenante et extrêmement bien faite. Bien que les personnages soient nombreux et les intrigues complexes imbriquées les unes aux autres, on n'est jamais perdu, on comprend toujours ce qu'on nous montre à l'écran, et on suit avec un intérêt égal ce qu'il se passe pour chaque protagoniste. Le casting est à ce titre vraiment parfait, mexicains, italiens et américains (et quelques traitres français au passage...) apportent tous leurs spécificités au récit. Question décors, là-aussi, on est dans le haut de gamme : on sent que la série a été produite avec ambition et réussite. L'histoire est menée de façon à ce qu'on s'attache à de nombreux personnages, et le destin de certains ne sera pas tout rose... Une vraie bonne série !!

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Published by Stéph