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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 20:02
Après les adaptations de bandes-dessinées (de Batman à Superman en passant par Spider-Man, les Bidochons, Astérix et tant d’autres), après les adaptations de jeux vidéos (Tomb Raider, Silent Hill, Resident Evil, etc…), voici venir une nouvelle mode : l’adaptation de dessins animés en longs métrages live (annoncés prochainement : Cosmocats, une nouvelle version des Maîtres de l’Univers, ou encore Dragon Ball  -qui est c’est vrai avant toute chose une BD). En tête de file arrive ce projet un peu fou, celui de porter sur grand écran le dessin animé des années 80, Transformers !

Pour ceux qui ne situent pas, Transformers c’est un véritable objet de culte pour tous les petits garçons qui avaient une dizaine d’années durant la seconde moitié de la décennie des 80’s. J’ai quelques souvenirs émus des samedis soirs où s’enchaînaient sur cette merveilleuse chaîne qu’était la toute nouvelle Canal + deux émissions cultissimes en clair et sans décodeur que pour rien au monde je ne ratais : l’hebdomadaire du Top 50 présenté par Marc « salut les p’tits clous » Toesca et le dessin animé le plus in de l’époque, les Transformers !
Le contexte ? des robots extra-terrestres scindés en deux clans, les gentils Autobots et les méchants Decepticons s’affrontent sur la Terre et ont la capacité de se transformer à volonté (dans un bruitage caractéristique mi-métallique mi-synthé) qui en voiture de sport, qui en avion de combat, qui en camion. Ne me demandez pas comment ni pourquoi un robot ultra-moderne venant d’une autre planète pouvait avoir la forme d’un combi-van Volkswagen, à 10 ans ce genre de détails vous passent loin au-dessus la tête. Toujours est-il que c’était fun, totalement nouveau comme concept et furieusement classe ! D’autant qu’à l’époque tout cela se déclinait également sous la forme d’une ligne de jouets high-tech qui ont garni bon nombre de sapins de Noël tellement ça avait de succès.

Baston de robots !!
Donc Transformers a été et reste un  dessin animé mythique pour toute une génération, comme l’avaient été avant eux Goldorak ou Albator. Mais de là à en faire un film live, le pari semblait risqué pour ne pas dire totalement fou. Voir un truck américain se transformer en gros robot rouge qui se met sur la gueule avec un autre qui avait la forme d’un tank cinq minutes avant, ça le faisait en dessin animé mais « en vrai » on n’y croyait pas trop…
Mais deux choses ont rendu les choses possibles et envisageables : l’arrivée sur le projet d’un certain Michael Bay (réalisateur bourrin-en-chef, mais poids lourd hollywoodien des blockbusters d’action) à la réalisation et du non moins célèbre Steven Spielberg à la production. L’un était gage de spectacle, l’autre gage de sérieux (dans cet ordre !). Et puis est arrivé un mini-événement qui a fait basculer les plus sceptiques … certaines pubs Citroën et quelques clips de fans mettant en scène des robots ultra-réalistes se transformant en voiture de façon très convaincante qui ont fait le tour du monde… Tout à coup on avait la preuve que techniquement parlant, les effets spéciaux digitaux dernier cri permettaient de voir de vrais Transformers grandeur nature et tout à fait crédibles.

Faut pas faire chier Optimus Prime hein !!
D’objet de moquerie et de râtage annoncé, le film Transformers est passé à un statut de film très attendu et prometteur.

Alors qu’en est-il au bout du compte ?
Eh bien Transformers s’avère être parfaitement conforme à ce qu’on attendait du film : une réussite technique, une débauche d’effets spéciaux de grande qualité, un film pop-corn qui se revendique comme tel. C’est tout. Attention, ça peut paraître lapidaire ce que je dis, mais ne l’interprétez pas de façon trop dure, parce que lorsque je dis que du point de vue des effets spéciaux le film est magnifique, ce n’est pas peu dire et c’est vraiment une très grosse réussite. Mais voilà, pour moi l’intérêt du film commence et s’arrête là, et reste finalement assez limité.

Tiens, un robot soudeur...
Côté scénario, la trame générale est celle du dessin animé : les gentils robots combattent les méchants robots, l’avenir de la planète est en jeu, et l’issue de la confrontation dépendra en grande partie d’un lycéen un brin loser (Shia LaBeouf, qui a la tête de l’emploi) pris dans la bagarre robotique dont il profitera pour emballer la bombe anatomique du lycée (Megan Fox, qui a la tête –et le reste- de l’emploi aussi). Voilà pour les enjeux, c’est plutôt simple mais on ne demandait pas plus de toute façon, on sait ce qu’on va voir avant d’y aller, faut pas jouer les hypocrites non plus.

Megan et Shia, vraiment la gueule de l'emploi non ?
Non, ce qui m’a beaucoup plus déçu, pour ne pas dire carrément gonflé, c’est le traitement général du film. Oui je sais bien que c’est le blockbuster de l’été et qu’à ce titre ça doit être le plus spectaculaire et grand public possible mais j’ai beau faire, j’ai du mal avec l’humour, les personnages et le carcan scénaristique de ce type de films. Des passages tels que la partie de cache-cache de robots grands comme des maisons dans le jardin des parents du héros moi ça ne me fait pas rire une seconde, bien au contraire. Oui vous avez raison je ne suis qu’un vilain rabat-joie. Mais ça me gonfle une telle débauche de fric et d’effets spéciaux pour en faire un film fadasse sauce débile.

euh chéri, je crois que ça va couper...
Autre gros défaut : le film est in-ter-mi-na-ble. Il dure environ 2h30 et je vous assure qu’il y a une bonne heure en trop. Au bout d’un moment ça devient plus que répétitif, les bastons de robots se suivent et se répètent au point d’ennuyer ce qui est quand même paradoxal pour un film grand spectacle qui en met plein la vue, vous en conviendrez. Surtout que malgré tout le soin apporté aux scènes d’action et aux effets spéciaux, il y a des passages si rapides, si sophistiqués qu’on n’y voit tellement de choses à l’écran qu’on n’y comprend plus rien. Encore un sacré paradoxe… c’est très beau, impressionnant, réaliste et détaillé mais à l’arrivée en lieu et place de baston entre deux robots géants, on a un amas de ferraille en mouvement à l’écran. Très beau, réaliste et détaillé mais un amas de ferraille quand même.

Bref, il paraît que le mieux est l’ennemi du bien, demandez à Michael Bay une démonstration, il se fera un plaisir. Sans compter qu’avec tout ça le réalisateur épileptique reste le maître incontesté de la multiplication frénétique des plans de coupe et des scènes clipesques, et il est hors de question pour lui d’abandonner sa « marque de fabrique »…

A mon avis c'est la courroie d'alternateur...
Alors voilà, pour résumer, Transformers en met plein la vue, et si vous aimez les robots et la belle mécanique, vous serez servis, pas de doute là-dessus. Pour ma part je n’étais pas mécontent de voir la fin du film enfin arriver, parce qu’on a beau aimer les effets spéciaux qui en jettent personne n’est à l’abri d’une overdose. En tout cas moi j’ai saturé. Ça m’a fait l’effet inverse de celui escompté. C’est un peu comme du hard-rock plan-plan à fond pendant trop longtemps : d’abord ça pète bien mais au bout d’un moment ça devient monotone et ça m’endort. Ben ouais que voulez-vous, j’arrive à me passionner pour des films tout en lenteurs comme Solaris de Soderbergh, et je suis à deux doigts de m’endormir sur du Michael Bay. Je sais, je suis bizarre.

L'affiche, très classique, du film.
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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 19:05
La voilà, elle est arrivée, un tout petit peu en avance sur la date prévue (est-ce que ça prouve que les filles savent parfois ne pas se faire attendre, ou alors est-ce que ça démontre une certaine impatience féminine ?…), Mylène et Éric ont mis tout ce qu’ils avaient dans l’entreprise et ça a payé : le parfait résultat de leurs efforts se prénomme Ariane, est en pleine santé et je n’en doute pas une seconde va faire la joie et la fierté de ses parents !

L'est-y pas toute mimi ?
Une question cependant reste en suspens : aura-t-elle l’accent québécois de sa maman, ou l’accent alsacien de son papa ? Vivement qu’elle parle qu’on sache !! :o)

En tout les cas, sois la bienvenue parmi nous petite Ariane…
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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 22:15
En ce moment j’ai envie de râler.
Parce que comme dirait l’autre : « Y en a marre ! ».
Parce qu’on nous prend vraiment pour des cons.
Et il faut bien le dire aussi, parce que parfois on est des cons.

C’est sur toutes les lèvres et dans tous les sommaires des journaux télévisés, le fameux pouvoir d’achat des français fait grincer des dents.
C’était pourtant sûr et certain, les quelques milliards de cadeaux fiscaux de cet été en direction des plus favorisés devaient à coup sûr relancer la croissance, donc le pouvoir d’achat, donc la consommation, donc le moral des ménages. À l’arrivée on se retrouve les caisses un peu plus vides qu’avant, et avec une belle perspective de rigueur pour tous, y-compris et surtout pour ceux qui de toutes façons se serrent la ceinture depuis belle lurette.
Ah mais c’est vrai qu’en plus en bons imbéciles qu’on est on se trompe, d’après le gouvernement les chiffres le prouvent : le pouvoir d’achat des français ne cesse d’augmenter depuis les 30 dernières années ! Ben oui rendez-vous compte, vous pouvez avoir de nos jours un superbe téléviseur plasma 102 cm pour moins de 1000 euros, un ordinateur portable dernier cri à moins de 500 euros et un appareil photo numérique top classe à 250 euros. Je dis bravo, mais à moins de se nourrir de haute technologie au petit déj on pourrait peut-être parler des vrais produits de consommation courante qui eux grimpent comme c’est pas permis : l’eau, le lait, la farine, les fruits et légumes, la viande, le pain…

Depuis la Compagnie Créole on n'a jamais rien inventé de mieux pour le moral !!
Sans parler du sujet qui fâche : le prix de l’essence. Parce que là non seulement on se prend augmentation sur augmentation dans les dents, mais en plus l’ironie veut qu’on nous culpabilise par-dessus le marché de consommer de l’essence, donc de polluer, donc d’être de mauvais citoyens. C’est bien connu, moi je m’allume des petits feux tous les jours avec les restes d’essence de mon plein, juste pour le plaisir de polluer. J’y pense tous les jours à être éco-citoyen : j’éteins la lumière en sortant, je ne mets pas mes appareils électriques en veille quand je ne m’en sers pas, je ne surchauffe pas chez moi, j’économise le papier d’impression et j’en fais des brouillons une fois utilisé, je trie mes déchets, etc, etc, etc… Mais je suis désolé, si on me file une bagnole qui marche à l’hydrogène plutôt qu’au sans plomb je la prends de suite, en attendant il faut bien que j’aille bosser, faire mes courses, et quand je le peux une fois de temps en temps sortir de chez moi pour convenance personnelle ! Alors les pleins à 60 euros minimum par semaine je les paie, qu’on me lâche. Et je n’ai pas de 4x4, et je ne roule pas comme un taré parce que justement, je fais attention à ma consommation. De toutes façons ça me fait doucement rigoler l’histoire de monter les prix de l’essence pour dissuader le conducteur de « gaspiller » l’essence. Ceux qui roulent en Porsche Cayenne, en Hummer ou avec n’importe quelle caisse sportive qui consomme un max de carburant n’en ont rien à carrer : s’ils peuvent se payer des véhicules à ce prix là c’est pas 10 centimes par litre d’essence supplémentaires qui vont les arrêter. Et toi avec ta 6 chevaux fiscaux ben tu te démerdes.
Mais surtout n’allez pas chercher d’autres solutions à la pollution que d’augmenter les prix à la pompe hein. Payer 5 centimes par litre de plus tous les 2 mois ça va vachement améliorer les changements de climat dus au réchauffement de la planète… On en est où exactement des recherches technologiques sur une alternative au pétrole comme carburant ? ben ça on n’en parle pas trop je trouve, il n’y a peut-être rien à en dire va savoir. Et sinon une idée (bête très certainement) : si au lieu de dire aux gens de prendre leur vélo pour aller bosser on décidait de rendre GRATUIT les transports en commun ? Je ne dis pas que ça réglerait tous les cas, loin de là, mais ça serait vraiment de l’incitation à laisser sa bagnole au garage non ? et ça toucherait directement ceux qui en ont financièrement le plus besoin. Enfin bon, ça aurait au moins le mérite d’être un positionnement fort de la part des politiques d’un point de vue écologique. Si madame de machin-chose veut continuer à venir bosser en ville avec son 4x4 BMW plutôt que de se mêler à la plèbe, au moins que les autres ne raquent pas pour elle. Merde, v’là que je me prends pour ce doux-dingue de Besancenot… faut que je fasse gaffe moi.

Vas-y Nico, sauve-nous
Tiens, à propos de revendications et de râleurs, forcément ça m’amène aux récentes (et à venir ?) grèves. Là aussi il y aurait des trucs à redire non ? Moi ça m’a copieusement gonflé cette histoire, et à tous les niveaux.
Le gouvernement d’abord (ben oui, tant qu’à faire je vais pas me priver) qui se dit ouvert à la discussion et qui impose ses idées sans la moindre concertation, c’est un peu facile non ? En gros sous-titrez par « cause toujours, de toute manière on fera comme on voudra », ce qui, chacun en conviendra, est une base vraiment sereine pour atteindre la paix sociale. Il a joué ouvertement et avec un certain cynisme la politique du pourrissement, pariant sur le fait que plus le mouvement social durerait, plus il gagnerait en impopularité. Cela dit, stratégiquement parlant c’est parfait comme plan, on dirait presque du Hannibal Smith tellement il s’est déroulé sans accroc.
Parce qu’il faut dire qu’en face, le gouvernement a à faire à de sacrés branques. Il suffit de compter sur quelques leaders syndicaux bas du front et c’est bon. Des revendications et des réactions qui datent de la préhistoire et ils se font mener à l’abattoir par les fins stratèges du gouvernement. Ajoutez par-dessus tout ça un Jean-Pierre Pernaut qui à chacun de ses JT prouve qu’il a remplacé sans vergogne la déontologie et l’objectivité qui devraient être ses premières qualités en tant que journaliste, par une idéologie libérale et un discours pro-gouvernemental à gerber. Et ce mec-là est quand même regardé par une grosse majorité des français qui regardent le JT de 13h00, bonjour le conditionnement. Après on entend partout la droite se plaindre que les médias et les milieux artistiques sont outrageusement anti-Sarkozy et que c’est vraiment trop injuste…

JP Pernaut : l'objectivité et le bon goût incarnés
Pas un seul de ces finauds des syndicats n’a mis sur le tapis l’idée de la grève « positive » par exemple. Ils préfèrent faire chier tout le monde, donc se mettre l’opinion publique à dos, plutôt que de réfléchir à transformer leur journée de grève en journée « transport gratuit » par exemple. Comme certaines actions menées parfois sur les péages autoroutiers. Tout à coup les grèves des transports deviendraient populaires, je mise mon ticket là-dessus, limite qu’on en redemanderait !… Au moins on arrêterait de nous rabâcher que l’usager est « pris en otage » comme c’est maintenant devenu l’expression dédiée et à la mode. Demandons voir à Ingrid Betancourt ce qu’elle pense de l’analogie, peut-être qu’elle a un avis sur la question.

Yapluka...
Seulement voilà, en France ce type de grève « par gratuité » est considérée par le gouvernement comme illégale. Remarquez on n’est pas les seuls à penser ça hein, il y a la Turquie aussi. Sauf que la Cour Européenne des Droits de l’Homme a justement été amenée à statuer sur ce sujet pas plus tard que cet été, et qu’elle a déclaré licites les « grèves par gratuité » (pour les plus pointilleux : arrêt du 17 juillet 2007 créant jurisprudence). Et je rappelle à toutes fins utiles que les décisions des Cours Européennes font autorité en France… C’est tout de même incroyable que pas un seul de nos chers syndicalistes ne propose ce genre d’action : non seulement les mouvements sociaux deviendraient tout à coup populaires, mais on éviterait du même coup l’immobilisation de tout un pays (avec tous les dommages et pertes pour certains qui n’ont rien à voir avec ça et qui n’ont rien demandé) et ça réglerait dans la foulée l’histoire du service minimum qui deviendrait dès lors totalement obsolète. C’est tellement mieux de faire chier tout le monde et de jouer le jeu d’un gouvernement qui n’attend qu’une chose : que l’opinion publique prenne par lassitude et exaspération parti contre les grévistes et donne ainsi toute légitimité aux autorités pour faire ce que bon leur semble sans la moindre concertation avec les « partenaires sociaux ». Continuez à vous faire mettre comme ça, vous avez raison les gars.

Pendant ce temps notre Président lui, quand il ne fait pas de la lèche à Poutine ou Bush, nous explique en long en large et en travers que si on veut des sous on n’a qu’à bosser. Il en est un exemple parfait non ? Il s’est octroyé une belle augmentation de 170%, mais faut dire que c’est un bosseur, il n’arrête pas. Je n’ai pas envie de tomber dans la démagogie en dénonçant son salaire, un mec qui a toutes ses responsabilités et son rang ne doit pas gagner des clopinettes ça me paraît évident. Sauf que s’augmenter dans ces proportions aujourd’hui et aller expliquer aux gens qu’ils vont devoir se retreindre parce qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’État, je trouve qu’il y a quand même un problème. Que certains le prennent pour de la provocation me semble compréhensible. Je sais que c’est peanuts le salaire de Sarko face au trou béant qu’est le budget du pays, mais symboliquement ça ne le fait pas, on pourra essayer de me l’expliquer comme on voudra, quelque part je ne peux pas m’empêcher de penser qu’on se fout gentiment de notre gueule.

Il y en a un qui garde le moral au moins !!
Mais qu’à cela ne tienne, vous ferez des heures sup’ et vous vendrez vos jours de congé pour acheter vos cadeaux de Noël. C’est la solution Sarkozy. Outre le fait qu’il essaie de faire passer ça pour une révolution alors que tous les économistes et juristes du travail disent que c’était déjà possible de le faire depuis le passage aux 35 heures, à long terme ça reste tout sauf une solution viable. Qu’il aille expliquer que pour gagner plus il faut travailler plus à tous ces gens qui cherchent du taf et qui ne trouvent que des contrats de 25h par semaine sur la base du smic horaire, m’est avis qu’il va se faire recevoir. Je vous mets au défi de trouver de nos jours un contrat de caissière en supermarché payé correctement par exemple. Moi toutes les annonces pour ce type de boulot que je vois, c’est 25 heures payées une misère. Alors faudrait savoir : si 35 heures par semaines c’est pas assez, pourquoi on trouve des contrats à 25 heures à la pelle ? Mais je fais ma mauvaise tête je sais. C’est pourtant simple, ceux qui ne sont pas contents n’ont qu’à prendre deux jobs de quelques heures par semaines et puis voilà, le tour est joué. Ouais, pas con.

En attendant, le pire dans tout ça c’est que je dénonce et je dis que c’est pas bien, mais comble de la mauvaise foi, je l’ai fait moi, j’ai racheté mes 4 jours (on n’avait pas droit à plus) de congés au titre de l’année 2007. Ça me fera 320 euros bruts supplémentaires en décembre. Parce que oui, on a beau avoir des avis et des convictions, on a surtout des factures à payer. Je ne sais pas pour vous, mais ce que j’ai vu de plus approchant dernièrement d’un vampire suceur de sang c’est ma propriétaire avec tout ce qu’elle me pompe en loyer. Et puis il y a les charges diverses et variées. Et puis il y a les cadeaux pour Noël. Ah et puis faut aussi penser à grignoter quelques trucs entre deux pleins d’essence. Sans compter que je résiste vaille que vaille pour maintenir mon dernier pêché-mignon : le cinéma ça fait un bail que je n’y suis pas allé, au billard je me demande si je saurais encore faire une partie de neuf correcte, mais je me refuse à laisser tomber mes lectures mensuelles de comics et autres BD, quitte à bouffer des pâtes à tous les repas !! Et vous aussi vous me coûtez chers bande de lecteurs de blog : 50 euros pour une année supplémentaire de Moleskine-et-moi.com (ouais bon ça d’accord vous pourriez vous en passer, mais pas moi)…
Alors oui, je marche dans le système, je profite à défaut de mieux du truc, même si ça ne me satisfait pas du tout. Mais si notre Président pense pour autant que je vais lui dire merci pour ça et l’accueillir comme le messie, il se met le doigt dans l’œil jusqu’au coude (j’aime bien cette expression, c’est un peu vieillot et pas vulgaire, ça pourrait presque sortir d’une chanson-rebelle à la Kyo).

Voilà, je vous avais prévenus, aujourd’hui je râle. Ça n’arrange rien mais ça fait du bien de temps en temps.
Cela dit, tout ne va pas si mal que ça non plus, j’exagère un chouïa. Regardez par exemple c’est quand même la première année où j’arrive au mois de décembre sans encore avoir vu une seule image de la Star Ac à la télé. C’est un signe. Tout n’est pas perdu.

Faisons comme le Dude, restons calmes et positivons...
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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 23:55
Le week-end dernier se tenait le festival de bandes-dessinées d’Illzach, BéDéCiné 2007.
Depuis de nombreuses années déjà je fais en sorte de ne pas rater ce rendez-vous incontournable pour les amateurs de BD du grand-Est.
Regroupant plusieurs dizaines d’auteurs, le festival est l’occasion de rencontrer ses artistes favoris, mais également de faire de belles découvertes au contact de jeunes auteurs débutants ou de dessinateurs étrangers par exemple.

Cette année j’ai décidé de laisser tomber les files d’attentes longues comme un samedi matin au guichet de la Poste que génèrent les « stars » pour me concentrer sur des auteurs un peu moins connus, mais tout aussi talentueux que leurs illustres aînés…
Et pendant que d’autres attendaient des heures pour avoir une petite dédicace de Achdé (Lucky Luke), Maëster (Sœur Marie-Thérèse des Batignolles), Hausman (Le Prince des Écureuils), Tibet (Ric Hochet), Rodrigue (Cubitus), Kas (Halloween Blues) ou Jung (Kwaïdan), moi j’ai jeté mon dévolu sur des gens comme Tarek et Perger (Sir Arthur Benton), Cucca (La Route des Maisons Rouges), Maucler (Les Eaux Mortes), Mutti (Nero, Break Point), Arroyo (Pierre Beaumont) ou encore deux jeunes et très sympathiques auteurs de la région mulhousienne Métapat et Jull dont la première BD (Dreamers) sortait en avant-première pour le festival d’Illzach.

Ce fut un week-end certes un peu fatiguant, mais très intéressant et j’en reviens (comme à chaque fois) les yeux pleins de belles choses…
Histoire de vous faire profiter, voici une sélection des plus belles dédicaces que j’ai obtenues pendant ces deux jours, enjoy !

Andrea Mutti et son coloriste Angelo Bussacchini pour Break Point (aux éditions Albin Michel) :
Cliquez pour agrandir

Jean-Michel Arroyo pour sa nouvelle série Pierre Beaumont (aux éditions du Joker) :

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Christian Maucler pour Les Eaux Mortes (aux éditions Albin Michel) :

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Stéphane Perger pour Sir Arthur Benton (chez Emmanuel Proust Éditions) :

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Vincenzo Cucca avec un superbe crayonné pour La Route des Maisons Rouges (aux éditions Carabas) :

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Et enfin Jull pour Dreamers (aux éditions Paquet) :

Cliquez pour agrandir
D’ailleurs histoire de leur faire un peu de pub, cliquez sur la couverture de l’album si vous voulez visiter le blog de Jull (dessinateur) et Métapat (scénariste).

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Alors elles sont pas belles mes dédicaces, mmmh ?
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 16:32
Quand je disais que j’avais cumulé un certain retard (pour ne pas dire un retard certain) en ce qui concerne mes chroniques de films je n’avais pas menti… et pour preuve j’en suis aujourd’hui à chroniquer un film que j’ai vu en salles alors qu’il sort déjà en dvd !!

Alors pas de perte de temps supplémentaire, parlons du Spider-Man 3 de Sam Raimi.
Tout d’abord précisons que s’il a été présenté comme l’ultime volet d’une trilogie sur le tisseur de Marvel, personne n’était dupe et tout le monde se doutait bien qu’avec le succès de la franchise, on n’en resterait certainement pas là. C’est ce qui se confirme en ce moment avec le buzz autour du quatrième volet et l’engagement des uns et des autres (Sam Raimi, Tobey Maguire, Kirsten Dunst, …) pour tourner la suite des aventures de Peter Parker

Le troisième long métrage consacré à Spider-Man était plutôt attendu. En effet, considéré par beaucoup comme parmi les toutes meilleures adaptations de comics à l’écran, Spider-Man 3 se devait d’être à la hauteur des films précédents. D’autant plus que le programme était alléchant : la présence du costume noir, Venom, L’Homme Sable, l’arrivée de Gwen Stacy, le retour du Bouffon Vert… bref du lourd pour tout arachno-fan qui se respecte, moi le premier !
Il faut dire aussi qu’avec les deux premiers opus Sam Raimi avait fait fort, très fort, il se devait donc de faire au moins aussi bien.

Cette belle blonde n'est autre que Gwen Stacy, rivale de Mary-Jane...
Mais je dois bien dire que ce troisième film n’est pas exactement ce que j’attendais et n’a pas atteint l’excellence des deux premiers, se situant un cran nettement en-dessous.
Loin de moi l’idée de le jeter aux orties et de lui nier toute qualité, c’est juste que la déception est parfois disproportionnée quand les attentes sont grandes.

Au chapitre des déceptions donc, voyons ce qui ne va pas dans ce film.
En premier lieu Venom. Ennemi emblématique et parmi les plus impressionnants que compte le tisseur, Venom était très attendu par les fans. Sam Raimi pourtant dès le départ l’avait dit : il n’a pas d’affinité avec ce personnage pourtant plébiscité par les lecteurs. En effet Venom est apparu fin des années 80 début 90’s alors que Sam Raimi est un fan de la première heure, plus attiré par les vilains « historiques » existants depuis les années 60-70 comme le Bouffon Vert ou Octopus. Cédant à la pression des fans et de la production ou ayant réellement changé d’avis à son sujet, Raimi avait finalement accepté la présence de Venom dans le troisième volet.
Mais à l’écran le personnage semble totalement sous-exploité, pour ne pas dire délaissé par le réalisateur. Ses origines (il est vrai compliquées à expliquer si on avait voulu s’en tenir à celles du comics) sont bâclées comme rarement on l’a vu (un météore s’écrase sur Terre et un organisme parasite extra-terrestre noir s’en échappe pour contaminer le premier venu qui s’avère être, oh coïncidence, Peter Parker), ses apparitions à l’écran en tant que double maléfique de Eddie Brock (Topher Grace) sont peu enthousiasmantes, bref Venom est ouvertement mis au second rang par le réalisateur.

Venom en arrière plan et flou : allégorique !
En second lieu, on ne peut pas ne pas parler de ce qui est sensé être le nœud dramatique du film, à savoir la double-personnalité de Peter Parker. Au naturel doux, gentil et sympathique, le jeune homme se transforme au contact du parasite alien et laisse apparaître sa face noire. Il devient arrogant, violent, sombre. Et là rien ne va plus… En lieu et place de changement de personnalité, on a droit à un Peter Parker qui s’habille en noir pour montrer qu’il n’est pas content, qui se fait une raie sur le côté gominée avec grosse mèche sur le front digne du plus ringard des Clark Kent, qui marche en roulant des épaules pour montrer que non seulement il n’est pas content mais qu’il est aussi très méchant, qui se prend pour Travolta échappé de Saturday Night Fever pour montrer qu’il n’est plus le pauvre petit Peter tout timide (et ça bouh… ça fait pitié peur !)…

l'y vous fait-y pas peur comme ça ?

Bref, du grand n’importe quoi tendance bouffonnerie alors que ce changement est sensé être un profond chamboulement, quelque chose de noir, de profond, de sérieux et de grave. Autant dire que non seulement on n’y croit pas, mais en plus le personnage devient ridicule plutôt qu’inquiétant. Certains ont d’ailleurs émis l’idée que Raimi l’a fait exprès pour souligner qu’il n’était lui-même pas libre de montrer le véritable mauvais côté de Spider-Man du fait que la franchise de films était plus orientée grand public et enfants pour cause de succès des deux premiers. Peut-être. Mais de là à plomber complètement l’intérêt dramatique de l’histoire, je trouve ça exagéré, pour ne pas dire suicidaire.

Enfin et pour en terminer avec les mauvais points, Spider-Man 3 donne de plus en plus dans le gnan-gnan, la guimauve, le sentimentalisme, le soap-opéra (on avait déjà remarqué cette tendance s’amplifier dans le second film). Ça donne des longueurs, des scènes cucul la praline, des dialogues un peu fleur-bleus (moi j’aurais même plutôt tendance à dire tout simplement niais), et ça ralentit le film au point même qu’on se prend à s’ennuyer un tantinet par moment. Là où dans les deux premiers films Raimi avait évité l’exagération en étant toujours un peu sur la corde-raide, dans celui-ci il semble avoir perdu ses talents d’équilibristes et met les pieds dans le plat à l’une ou l’autre reprise. Bien sûr c’est depuis toujours une des composantes du comics Amazing Spider-Man ce côté aventures de super-héros mâtinées d’imbroglios sentimentaux, mais on a connu Raimi plus inspiré et plus fin dans les précédents films.

Aaaaaah Mary-Jane...
Avec tout ça vous allez finir par croire que je n’ai pas aimé du tout Spider-Man 3… et c’est faux ! Parce que si je déplore ses défauts, je lui trouve également de bien belles qualités.

D’un point de vue purement technique c’est toujours aussi beau et réussi. Effets spéciaux, scènes de combats, actions spectaculaires : on retrouve tout ce qu’on a déjà aimé dans les deux premiers, parfois même en mieux.
L’introduction du personnage de Gwen Stacy (Bryce Dallas Howard), à rebours chronologique par rapports aux histoires d’origine du comic, est finalement plutôt réussie alors que j’avais eu de sérieux doutes sur la cohérence scénaristique à son annonce.

Spidey face à l'Homme-Sable version montagne !

Mais surtout LE point positif du film, la chose à retenir avant tout, c’est l’introduction du personnage de Flint Marko (Thomas Haden Church) alias l’Homme-Sable. Si Raimi a flingué Venom, il a donné à l’Homme-Sable une envergure exceptionnelle et en a fait un des plus beaux personnages de la galerie cinématographique du tisseur. On sent clairement dans son traitement que Sam Raimi aime de tout son cœur Flint Marko. Il y a une énergie, une poésie, une beauté, et une force enthousiasmante dans chaque apparition du personnage à l’écran. Contrairement au cas Venom, Raimi prend tout son temps pour développer et expliquer les origines du Sandman, peaufine la personnalité de Marko en exposant son histoire et son drame, il en fait en quelque sorte son monstre de Frankenstein à lui (toute proportion gardée évidemment). Un méchant qui n’en est pas vraiment un, ou alors par la force des choses. Un homme qui seul contre tous fait parfois les mauvais choix avec les meilleures intentions. Bref, on sent que Sam Raimi aurait aimé faire de l’Homme-Sable le personnage principal du film (et ce dernier aurait tout à fait bien pu être le seul ennemi du tisseur sans que le film n’en eut souffert).

Flint Marko, le personnage incontournable du film
Ce qui est valable dans les comics est valable au cinéma : c’est la qualité du méchant qui détermine tout le reste. Et justement c’est là tout le problème de Spider-Man 3 : vous avez d’un côté un Venom inconsistant et une face sombre de Parker ridicule, et de l’autre côté un Homme-Sable fascinant et majestueux. Et par conséquent une partie de film ratée et une autre exceptionnellement réussie.
Autant dire que dans un bon jour vous verrez avant tout le bon côté de Spider-Man 3, et dans un mauvais jour le film ne fera que vous énerver un peu plus par tous ses aspects gavants. Finalement le film est à l’image de son héros : il a une double-personnalité plutôt troublante !!

L'affiche du film à l'accroche à prendre au propre comme au figuré
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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 16:39
La photo parle d'elle-même !

221-malo-5-mois.jpg
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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 22:34
Dimanche 28 octobre 2007, c’était le jour des 80 ans de mamama.
Pour ceux qui ne sauraient pas, mamama c’est un nom familier utilisé en Alsace qui veut dire grand-mère, une version alsacienne de mamie ou mémé si vous préférez.
Donc ma mamama, qui se prénomme Alice, a fêté ses 80 ans le week-end dernier et ça a été l’occasion de regrouper toute la famille pour un grand repas d’une soixantaine de personnes.

Autant vous le dire tout de suite, ma mamama est exceptionnelle et elle l’a bien mérité sa fête gargantuesque !
C’est même bien plus une seconde maman en fait pour moi qui ai grandi en passant certainement autant de temps chez mes grands-parents maternels que chez moi. Ma mamama, c’est celle qui jouait aux cartes avec moi et avec qui j’ai tenu des conversations passionnées sur les tatous d’Amérique du Sud quand j’étais petit, celle qui a dû supporter mes orvets dans ses pots de fleurs, celle qui a toujours eu peur que je ne mange pas assez (d’ailleurs ça c’est héréditaire, n’est-ce pas maman ?)… et aujourd’hui que j’ai 32 ans et que je ne suis plus petit, elle a bien mérité que ce soit nous qui nous occupions d’elle !

Mamama
Elle n’est pas tout à fait une grand-mère comme les autres, et pour cause… Du haut de ses 80 ans, elle est incollable sur les talk-shows qui passent même tard la nuit. Thierry Ardisson c’était son préféré, mais elle aime bien aussi Laurent Ruquier qui l’a remplacé le samedi soir et qu’elle surnomme le Wackes (en alsacien ça veut dire en gros « le gamin voyou » et ça a plutôt une connotation affectueuse que négative). Fogiel elle ne l’aime pas trop parce qu’il ne laisse pas parler les gens, quant à Cauet, il a eu la cotte avec elle pendant un temps parce qu’elle le trouvait rigolo, mais elle trouve qu’il joue trop (mal) la comédie depuis quelques mois dans ses émissions, du coup elle le regarde moins. Sinon elle aime bien Laurent Baffie (même s’il « exagère » parfois) et elle adore Omar et Fred. Et puis bien sûr il y a l’inoxydable Julien Lepers et ses Questions pour un Champion qui lui plaît toujours autant malgré les années.

Mais attention, elle ne passe pas non plus tout son temps devant la télévision ! Inquiète de perdre son autonomie depuis qu’elle a dû se faire opérer des genoux, elle fait quotidiennement et le plus sérieusement du monde sa gymnastique ! Elle arrive à se baisser et toucher le sol devant elle sans plier les genoux et sans forcer, histoire de prouver que vieillesse et souplesse peuvent tout à fait rimer ensemble !! Et puis elle a ses rosiers et son potager, qui bien que réduit avec les années à quelques plans de tomates, des salades, des concombres, et du persil l’occupent pendant la belle saison (promis l'année prochaine on plante des missarlas).

Entourée de ses enfants : Laurent, Anita, Lucie et Robert
Et puis mamama sait aussi profiter des bonnes choses et reste toujours curieuse de découvrir de nouvelles saveurs… C’est ainsi qu’on lui a fait découvrir ces dernières années des nouveaux goûts qu’elle a appréciés diversement mais qu’elle a à chaque fois plutôt bien aimés : le Big Mac de chez MacDo, le Kebab, la tartiflette savoyarde, les nems ainsi que la nourriture chinoise et asiatique dans son ensemble, … bref tout un tas de choses qu’une grand-mère alsacienne de 80 ans ne trouve pas couramment dans son assiette quoi ! Bien sûr ça ne vaut pas une bonne Choucroute ou un plat de Pfluttas mais ça vaut le détour.

Alors voilà, je voulais ici lui souhaiter encore une fois un très bon anniversaire, l’assurer qu’on peut faire encore beaucoup mieux pour ses 90 ans, et surtout lui dire qu’on l’aime très fort et qu’elle est au centre de notre famille pour longtemps encore.

Et si vous voulez lui envoyer un petit mot gentil pour ses 80 ans, ma mamama est moderne, vous pouvez donc le faire par mail à l’adresse suivante : mamama.alice[arobase]laposte.net, je suis persuadé que ça lui fera très plaisir.

Mamama et ma petite soeur Marie
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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 13:12

« Je dois les remercier [les argentins] parce qu’en deux fois 80 minutes, j’ai appris toutes les insultes possibles en espagnol. »

Raphaël Ibanez, rugbyman polyglotte.

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 21:51

218-TomSelleck1.jpg  218-TomSelleck2.jpg

Le moustachu le plus célèbre de Hollywood l’a fait, alors je me suis dit… pourquoi pas moi ?

Vous me connaissiez (ou pas) jusqu’ici comme ça :
218-m.jpg
Eh bien si cette photo est en noir & blanc c’est parce qu’il s’agit du passé…

Alors pour m’aider à trouver ma nouvelle tête, votez pour votre préférée (enfin la moins pire quoi) :

218-0j.jpgRasé de près

218-3j.jpgBarbe de 3 jours

218-5j.jpgBarbe de 6 jours

Du côté des réactions, après 14 ans passés avec une moustache (depuis le lycée en fait), ça m’a fait tout bizarre de me voir sans. Pour dire la vérité je n’arrivais pas à m’imaginer comme cela et il m’a fallu un petit temps d’adaptation, histoire de m’habituer à la disparition de mon balai sous-nasal.

Pour l’instant j’ai eu plusieurs types de réactions de la part des gens de mon entourage.
La plus courante c’est « ça te rajeunit ». J’ai eu droit à quelques commentaires clairement positifs, une grande part de « ne se prononce pas », un résolument contre (Delo m’a gratifié d’un « hssssss » façon « tu es chez AGF ? non ? hssssss…. »), un nombre non négligeable de personnes qui n’ont rien remarqué, et ma maman qui trouve que ça me grossit le visage.
La palme revient à l’un de mes collègues qui m’a toujours connu avec la moustache depuis 10 ans maintenant, et qui m’a lancé d’un œil soupçonneux quand je lui ai demandé ce qu’il pensait du changement : « tu portais la moustache toi ? ».

Alors voilà, à vous de me dire ce que vous préférez : moustache, rasé, barbe de 3 jours, barbe de 6 jours ?
Je comptabilise d’ores-et-déjà un vote « rasé » de la part de ma grand-mère, bien que je me pose des questions sur sa validité étant donné qu’elle s’est demandée pendant toute une semaine ce qui avait changé chez moi avant que je ne lui dise que je m’étais rasé…
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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 21:41
Le film Le Scaphandre et le Papillon est l’adaptation par Julian Schnabel du livre du même nom de Jean-Dominique Bauby, qui raconte son histoire et le combat d’un homme dont l’esprit est littéralement enfermé dans son corps. Le livre avait beaucoup fait parler de lui, en grande partie du fait que son auteur, mort peu de temps après la sortie du livre, était atteint du « locked-in syndrome ».

 Jean-Dominique Bauby (Mathieu Amalric, tout simplement incroyable) est le rédacteur en chef du magazine féminin Elle. Entre déboires amoureux, un divorce, un père dépendant (l’inoxydable Max von Sydow) et un engagement professionnel de chaque instant, sa vie est très rythmée, et il est ce qu’on peut appeler un homme actif. Mais un accident cérébral va cruellement changer tout cela.

Mathieu Amalric et Max von Sydow : un fils qui s'occupe de son père dépendant
Du jour au lendemain, Jean-Dominique se réveille dans un lit d’hôpital sans trop savoir au départ ce qu’il y fait, atteint du locked-in syndrome, une pathologie grave et irréversible. Il réalise avec effroi qu’il a perdu à jamais tout contrôle de son corps, devenu une masse inerte sans même la possibilité de s’exprimer. Seul un œil encore répond à sa volonté. Plus aucun autre mouvement que celui de l’œil et de la paupière, plus de sens du toucher, plus d’expression par la parole. Il lui reste l’ouïe, un champ de visibilité très restreint et un esprit intact, pris au piège d’un corps-prison.
Effondré, détruit moralement et infiniment seul, Jean-Dominique va finir par se lancer dans la rédaction d’un livre-témoignage, un dernier acte de création alors qu’il n’a plus aucun contrôle sur lui et sur sa vie. Car Jean-Dominique perd progressivement le peu qu’il lui reste de liberté : le nerf optique décroît et il n’a aucun temps à perdre. Chaque nuit il va mentalement rédiger son livre, le mémoriser et le dicter le jour venu, lettre après lettre à l’une de ces soignantes (Marie-Josée Croze), par un système simple mais fastidieux de clignements d’œil.

Marie-Josée Croze dans le rôle de celle qui va redonner la parole à Jean-Dominique
Évidemment la situation de Jean-Dominique Bauby est horrible, d’autant plus lorsqu’on sait qu’il s’agit d’une histoire vraie. L’auteur du livre (et personnage principal du film) a écrit sa propre histoire, sa propre condition, sa propre souffrance.
Le film nous présente sa vision des choses, le monde vu par son unique œil, ses pensées, son infini désespoir, sa solitude intense. Émotionnellement très forte, l’histoire racontée à la première personne évite cependant ce que je craignais avant d’aller voir le film. On ne tombe à aucun moment dans le larmoyant ou le pathos. Pourtant l’histoire aurait pu très facilement s’y prêter. Le scénario et la mise en scène ne jouent pas à tirer les larmes au spectateur, le film est  d’une sensibilité et d’une justesse rare, sans aucune exagération, sans aucun artifice facile.

Le thème est grave, l’histoire atroce mais le ton est sans concession. Privé de parole, Jean-Dominique n’est pas privé de pensée, c’est même tout ce qui lui reste. C’est en voix-off qu’on entend toutes ses réflexions intérieures, tous ses monologues avec lui-même, toutes ses réponses à ses interlocuteurs qui ne peuvent pas l’entendre.
Dans cet exercice, Mathieu Amalric parvient brillamment par sa seule voix à faire passer dans son jeu tous les sentiments et nuances que l’absence de jeu corporel lui interdit.
Les moments certainement les plus touchants et forts du film sont d’ailleurs portés par cette voix-off exceptionnelle, criante de vérité, déchirante de désespoir, de solitude, de tristesse, de cynisme mais d’une profonde humanité. Quoi de plus triste que cet homme qui ne peut crier son amour à celle qui fait vibrer son âme…

Mathieu Amalric et Emmanuelle Seigner, un amour plus fort que le silence ?
En grande partie filmé en caméra subjective le film n’est pas toujours « agréable » à regarder, car on est réellement placé dans la peau et dans l’inconfort de Jean-Dominique. Comme lui, on ne voit que d’un œil, comme lui on est impuissant sur tout ce qui nous entoure, on ne maîtrise ni lumière ni son, on ne peut pas répondre aux sollicitations, et cette sensation affreuse d’impuissance totale est si bien rendue que l’on peut s’en trouver mal à l’aise même en tant que simple spectateur.

Alors oui, le film est dur mais ne tombe jamais dans les excès.
L’interprétation est magistrale et le film touche par sa mise en scène chaque spectateur, car il nous place dans la peau du personnage, sa souffrance devient la nôtre.
Un film fort et poignant, dur à regarder, mais dont on sort grandi.

L'affiche du film.
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