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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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Quand je cause d'un film, je fais souvent des articles plutôt longs, et pas toujours en phase avec l'actualité du moment. Dans cette page d'avis vite dits je me propose de faire exactement l'opposé : quelques mots rapides pour donner un avis sur ce que je viens de voir. Certains films feront peut-être par la suite l'objet d'articles plus complets, ou pas. Cette page est donc mise à jour en même temps que l'encart "Vu récemment" qui pointe vers elle...

Blue Ruin : Voici quelques temps que j'en avais entendu parler, je l'ai enfin vu. Blue Ruin est un film de vengeance mais pas du genre qu'on a l'habitude de voir. Pour commencer le personnage principal, celui qui va chercher à se venger, est un paumé, pour ne pas dire un déchet de la société américaine. Laissé pour compte, il vit en SDF dans une petite ville de province jusqu'à ce qu'il apprenne que la personne qui a précipité son destin et détruit sa vie a été libéré après 10 années de prison. Dès lors il n'aura qu'une seule idée fixe : tuer celui qui a tué ses parents et l'a fait plonger dans la dépression. Le film est âpre, froid, dur. Le personnage central n'a rien d'un héros et il s'engage dans quelque chose qui va très vite le dépasser complètement. La vengeance, qui est le thème principal, est traitée sans la moindre empathie et très clairement pas dans un but de légitimisation de l'acte. On n'arrive pas à s'identifier à l'épave qu'est devenu cet homme, on le comprend sans le soutenir et surtout on visualise vite le piège qui se referme sur lui et dans lequel il s'est fourré tout seul. L'ironie du sort se révélera par une révélation inattendue assez bien vue. Le film est loin des canons habituels du genre, pas facile à regarder mais à mes yeux très réussi. Et il est suffisamment rare de voir un film de vengeance traité sur un ton original et novateur pour le signaler ! Pas un film très joyeux, mais un film à voir.

Game of Thrones saison 5 : Et voilà déjà la cinquième saison et toujours le même schéma qui se dessine au cours de la saison : le début est toujours lent et assez bavard et le rythme (comme l'intérêt) augmente au fur et à mesure de l'avancée des épisodes pour s'accélérer franchement dans les deux derniers avec évidemment quelques cliffhangers un peu choc pour clore la saison. Cette année l'intérêt principal va à ce qui se passe à Port Réal avec les manigances de Cercei et la Foi qui impose sa loi, ainsi que les événements du Mur entre les sauvageons et la Garde de Nuit, la suite du parcours de Sansa qui passe de mains en mains et la poursuite de la conquête par Stannis. Ce qui arrive à Arya continue à me laisser de marbre, Daenerys n'en finit pas de piétiner dans sa soi-disant marche vers Westeros, quant aux pérégrinations de Jaime à Dorne... ce ne sont visiblement pas les meilleurs scénaristes de l'équipe qui s'y sont collés hein : raccourcis boîteux, intérêt très relatif, situations clichées et torchées en trois coups de cuillères à pot. Tyrion reste sympathique à suivre même si dans cette saison il n'est pas le personnage le plus important. Ah et puis Winter is enfin coming, mais bon toujours pas jusqu'au Mur hein, les marcheurs ne sont visiblement pas des coureurs. Game of Thrones reste bien sûr une série plaisante (pour de la fantasy) mais pour l'instant, plus les saisons passent plus je me dis que sa réputation et son succès sont malgré tout très sur-évalués. Il y a bien d'autres séries qui me donnent beaucoup plus de sensations à ressentir en les regardant. Cependant une de ses qualités qui me la font vraiment beaucoup aimer malgré sa lenteur et son verbiage, c'est clairement sa capacité à maltraiter potentiellement TOUS les personnages, des plus sympathiques aux plus haïssables, des plus importants aux plus anecdotiques, aucun n'est à l'abri du coup de plume des scénaristes qui peut les faire disparaître sans prévenir d'un épisode à l'autre. C'est peut-être plus facile pour une série qui a un casting aussi pléthorique que Game Of Thrones, mais cela reste une marque de courage et d'indépendance dans l'écriture des scénarii qui fait plaisir à voir de nos jours.

The Dead Lands : Dans la veine du formidable Apocalypto, voici son pendant néo-zélandais / mauri, The Dead Lands. Autant le dire tout de suite, on est dans une production modeste et cela se voit à l'écran. L'histoire se veut basique : un conflit entre tribus qui se solde par une trahison et la vengeance qui va avec derrière ça. On ajoute une relation mentor / élève dans l'équation et des vilains vraiment pas sympas et couards avec ça, et roulez jeunesse. Bon, non seulement ça fait cheap, mais c'est cheap. Point de vue casting on n'y croit pas une seconde en dehors du petit jeune qui cherche à se venger et qui tient à peu près la route et surtout du type qui joue l'ermite-démon qui lui a vraiment la gueule de l'emploi avec tatouages, scarifications et tronche à faire peur. Ce qui plombe vraiment le truc ce sont les méchants, pas crédibles pour sou : bodybuildé façon salle de muscu, coiffures au millimètre de chez Franck Provost, gueules de gros durs des bacs à sables qui font des selfies avec un air badass, je doute que la moitié des acteurs soient réellement mauris d'ailleurs... Et puis les combats, en dehors des grimaces façon Haka des All-Blacks, ben circulez il n'y a pas grand chose à voir. Ils se tatannent à grands coups de pelles à tartes tressées dans des palmiers (je ne doute pas que l'ustensile soit historiquement exact, mais le rendu laisse à désirer). Mouais bof. Très dispensable comme film.

Mad Men saison 7 partie 2 : Cette fois c'est la fin pour cette série atypique qui m'aura accompagné pendant 8 ans tout de même. Une série aux antipodes des canons du genre, qui ne joue ni sur le suspense, ni sur les cliffhangers, ni même sur les résolutions d'intrigues mais bel et bien sur deux choses principales : les personnages et l'ambiance. Mad Men est à mes yeux un monument télévisuel, d'autant plus qu'il n'est comparable à aucune autre série. J'ai aimé et détesté Don Draper comme à peu près tous les autres personnages de cette série. Le final est étonnant, assez loin je dois le dire de ce à quoi je m'attendais, presque choquant à la première vision. Et comme tout ce qui est réussi et qui nous interpelle, on y repense, encore et encore, et finalement ce qui nous a étonné au départ prend tout son sens, et finit par devenir une évidence. Les derniers plans de Mad Men sont de cette trempe. La méditation zen en Californie, le sourire béat de Don pendant que les "Aum" résonnent, et la pub finale de Coca Cola en pied de nez cynique qui marque le tournant des années 70 dans nos sociétés. Vraiment, plus j'y repense et plus j'adore l'idée. Je n'ai qu'une envie, revoir au plus vite le premier épisode de la première saison, histoire de bien mesurer tout le chemin parcouru. Par Don, Peggy, Betty, Roger, Joan, Pete. Et par moi. Immense série que Mad Men.

House of Cards saison 3 : Frank Underwood est toujours président, mais contrairement aux deux premières saisons, le couple présidentiel va essuyer de sacrés revers tout du long de la première partie de cette troisième saison ! Les conquérants impitoyables et manipulateurs hors-pair que sont les époux Underwood vont avoir fort à faire pour se dépatouiller de leurs ennuis, dont le moindre n'est pas Petrov, le président russe. Mais quand ils repassent enfin à l'offensive, c'est un plaisir (pervers) que de revoir leurs esprits tordus en action. Mais les enjeux sont de plus en plus grands et les coups de bluff ne vont pas toujours faire mouche. Les Underwood sont clairement malmenés dans cette saison et ça fait plaisir de les voir se débattre avec autant d'entrain et de volonté, d'autant que les adversaires se montrent parfaitement à la hauteur. Le scénario est bien écrit, la politique n'est plus du tout une affaire d'idées mais bel et bien de personnes avant tout, c'est l'amer constat que l'on fait à chaque épisode de cette série. Les êtres sont poussés à bout, les caractères profonds se révèlent, et la fin appelle une saison 4 de toute urgence ! J'ai beaucoup aimé cette troisième saison que j'ai trouvée supérieure à la précédente, avant tout car pas une seconde on ne s'attend à ce qui se déroule d'épisode en épisode, et je trouve ça très fort. Vite la suite !!!

Jurassic World : L'annonce d'un nouvel opus de la franchise Jurassic Park, je ne vais pas mentir, m'a fait envie dès le départ. Peur aussi, parce que bon, il y avait largement de quoi se rater. Mais la curiosité m'a poussé à être de la première séance le jour de sa sortie en salle. Et je dois admettre que j'ai plutôt bien aimé cette suite qui ressemble aussi et surtout à un remake du premier. Un nouveau parc 25 ans plus tard, avec de nouveaux dinosaures évidemment, plus gros et plus forts pour la plupart. Un couple (l'aventurier-dresseur et la directrice du parc) à la recherche de 2 mômes perdus dans un parc où des dinosaures se sont échappés de leurs enclos, bref ça ressemble énormément au premier. Mais franchement, en dehors de l'une ou l'autre chose un peu dure à avaler, le film est rondement mené, les images bluffantes, le rythme bon et on ne décolle pas du film malgré un scénario pourtant joué d'avance. Chris Pratt en fait des caisses mais il est plutôt doué pour ça (remember les Gardiens de la Galaxie...), Omar Sy ne sert à rien mais ça fait plaisir pour lui de le voir là, les gamins sont parfaits dans le rôle des mioches lambda, Vincent D'Onofrio cabotine un peu et surtout les dinos sont tous absolument géniaux. Bon de toute façon je ne suis pas du tout objectif, dès lors que ça cause de bestioles préhistoriques c'est le petit garçon en moi qui prend le contrôle. Donc Jurassic World c'est cool, c'est fun, c'est chouettos !

Match Retour : Pour être honnête, ce film m'attirait et me faisait craindre le pire en même temps. Un match de boxe entre papys, ça faisait court comme pitch et surtout pas très sérieux. Et le début du film confirmait mes craintes : les inserts d'images de synthèse dans les scènes montrant  les matchs entre De Niro et Stallone jeunes sont juste très laids et pas bien crédibles. Et puis petit à petit j'ai été conquis par la suite. Des personnages certes caricaturaux mais savoureux, de l'humour mais pas de la guignolade, un petit enjeu dramatique pour chacun des protagonistes juste ce qu'il faut pour leur donner un minimum de profondeur, franchement tout cela m'a plu et rassuré en cours de route. Bon, le match final, il faut accepter que deux vieillards se mettent sur la gueule pendant 12 rounds sans finir à l'hosto  voire entre 4 planches. Mais si on passe au-dessus de cette idée très peu crédible, même le final a une certaine prestance que j'ai bien aimée. Alors je ne suis pas naïf au point de me dire que j'aurais été aussi indulgent s'il ne s'était agi de Stallone et De Niro, et de manière générale d'un casting plutôt sympa et bien trouvé. Mais les clins d'oeil aux précédents rôles de ces deux vieux de la vieille ont également joué en faveur du film. Alors je suis certainement partial, mais j'assume : Match Retour est très sympa à voir et est au final bien meilleur que ce que je craignais, donc moi je m'en contente et j'irais même jusqu'à le conseiller à tous ceux qui un jour ont vibré avec Rocky Balboa et qui comme lui, ont un peu vieilli...

Better Call Saul saison 1 : Spin-Off de la déjà légendaire série Breaking Bad, Better Call Saul était attendu au tournant, et ce n'est rien de le dire ! Pourtant, les 4 ou 5 premiers épisodes démontrent que les auteurs n'ont pas cédé à la panique ni à la pression : ils prennent vraiment leur temps et impriment un rythme presque trop lent à la série pour bien présenter et poser un personnage qu'on croyait pourtant connaître, mais qu'on redécouvre d'une façon bien plus intime que dans Breaking Bad. Idem d'ailleurs pour l'autre transfuge de la série préquelle : Mike Ehrmantraut à qui un épisode quasi entier est consacré dans la seconde partie de saison. Oui c'est vrai, au départ on a surtout l'impression d'une série très bavarde (mais quoi de plus normal pour un personnage avocat ?!) qui a du mal à faire décoller son intrigue. Mais je pense vraiment que les auteurs ont volontairement pris tout leur temps pour bien expliquer leur personnage et ainsi se démarquer de l'ombre envahissante de Breaking Bad. Avec le recul, je trouve que la stratégie bien que déstabilisante et un peu frustrante au départ est bonne et s'avère payante sur l'ensemble de la saison. Je suis persuadé que la série Better Call Saul va connaître une évolution identique à celle de sa grande soeur et monter en rythme et en puissance au fil des saisons, ce qui à mes yeux démontre une certaine maîtrise des scénaristes et la preuve qu'ils ont des plans à long terme, ce qui selon moi augure du meilleur ! Je suis donc très satisfait de ce spin-off auquel je prédis un avenir radieux. Et j'en serai à coup sûr !

Maggie : depuis que j'avais entendu parler du projet, j'étais très curieux de voir le résultat. Et s'il y a bien un point sur lequel le film est réussi, c'est qu'il met en scène Schwarzy tel qu'il ne l'a jamais été. Complètement hors de son registre habituel. Le film a un arrière-goût d'anticipation pré/post-apocalyptique façon Interstellar, il y a du zombie qui pointe le bout de sa mâchoire également, mais malgré cela et malgré la présence du chêne autrichien, Maggie n'a rien d'un film d'action comme certains pourraient s'y attendre. Il s'agit d'un drame intimiste, mettant en scène un père et sa fille condamnée. Ça parle de désespoir et d'amour filial, et contrairement à toute attente je me suis surpris à trouver Schwarzy très bon, vraiment convaincant dans son rôle. Au rôle protecteur du père de famille il apporte évidemment sa carrure imposante bien que vieillissante, mais il n'a pas qu'une présence physique dans le film et le résultat est étonnament crédible. Le film en lui même n'est pas facile à regarder, anxiogène et triste, on est mal à l'aise pendant tout le métrage. Preuve s'il en fallait encore que le film ne laisse pas indifférent au visionnage. Ce qui ne l'exonère pas de défauts cependant, une lenteur exacerbée par exemple, inhérente au thème abordé il faut bien le dire, fait que ce film pourtant assez court semble durer bien plus longtemps. Toujours est-il que j'ai apprécié de voir l'ancien T-800 dans ce rôle très humain, très intériorisé mais aussi très intense. C'était une bonne surprise.

À la poursuite de demain : par analogie avec Mad Max Fury Road, ce film m'a attiré pour 2 raisons : une bande annonce très réussie et le nom du réalisateur Brad Bird, le papa des Indestructibles. Bon et puis George Clooney moi je suis client à la base aussi. Cependant je n'aurai pas le même enthousiasme exacerbé que pour Mad Max. Non pas que le film soit raté ou mauvais, loin de là, mais il n'a pas éveillé du tout la mêmepassion en moi. Le film ne s'en cache pas, il est très estampillé Disney. Ça saute aux yeux. Tout comme la parenté visuelle est évidente avec les Indestructibles, chose d'autant plus étonnante que ce dernier est un dessin animé. Les idées fusent dans tous les sens, les images sont somptueuses, le casting est classe, le montage est réussi, le rythme est maîtrisé, les péripéties amusantes... mais il y a un je-ne-sais-quoi qui m'a gardé en dehors du film, ou du moins qui m'a laissé toujours à une certaine distance, m'empêchant de m'y plonger complètement. Peut-être ces images trop parfaites, peut-être un aspect lissé et nickel qui bien que séduisant laisse un arrière-goût de trop ou de pas assez... je ne saurais dire avec précision ce qui m'a fait tiquer mais force est de constater que j'ai pas été embarqué autant que j'aurais aimé par ce film. Peut-être est-ce aussi que je n'avais pas encore complètement digéré Mad Max avant de voir ce film, ce qui j'en suis conscient, est du coup partiellement injuste pour le film de Larry Bird. Cela dit, le film est très sympa, axé grand-public mais avec un petit grain de folie comme sait faire le réalisateur (Athena, les robots tueurs, la Tour Eiffel, les inventions de Franck). En cela il est très agréable à regarder, mais on ne s'y immerge pas totalement. Je serais d'ailleurs très curieux de voir ce que donnerait un film de Larry Bird en-dehors du contexte Disney. Bref, c'est un chouette film pour la famille, visuellement très réussi et caviardé de plein de bonnes idées tout du long, mais la bande annonce m'avait laissé espérer un tout petit peu plus, un tout petit peu moins, en tout cas quelque chose d'un tout petit peu différent.

Mad Max Fury Road : les bandes annonces avaient mis le feu à la toile plusieurs semaines avant la sortie de ce qui s'annonçait déjà comme une réussite visuelle pour la suite de la franchise Mad Max. Et pour une fois, les promesses ont été tenues, voire même largement dépassées ! Pas de sentiment de "moins bien" en regardant ce nouveau Mad Max, bien au contraire. Ambiance, images, effets, cascades, action, personnages, véhicules, folie : on est dans l'univers de Mad Max sans l'ombre d'un doute malgré les dizaines d'années qui nous séparent du film précédent. Évidemment il y a George Miller aux manettes, le père originel de la franchise, ça aide. Et puis on dirait qu'il a joui de pas mal de liberté pour faire un film à son goût et à l'image de ce que la mythologie Madmaxienne sous-entend. Les scènes dantesques et les images folles s'accumulent et s'impriment sur nos rétines, presque chaque plan est iconique, de ce point de vue la réussite est totale. Le seul bémol que je mettrais, concerne le personnage principal joué par Tom Hardy. Car, honnêtement, en dehors du titre qu'il donne au film et qui lui donne un rôle central, il n'est pas le personnage principal. C'est évidemment Furiosa, alias Charlize Theron qui ramasse tous les regards et toutes les attentions. Tom Hardy et son jeu trop monolithique sont bien ternes à ses côtés. Les yeux de fous de Mad Mel manquent cruellement à l'acteur britannique qui le remplace. On peut faire comme on veut, on peut même détester Mel Gibson, une réalité s'impose : il est, et lui seul reste, Mad Max. Il manque de l'intensité et de la folie à Tom Hardy, et c'est très dommage. Mais malgré cela, Mad Max Fury Road est une énorme claque en pleine tronche, du plaisir à l'état pur pour qui est un amoureux de la franchise. À voir sans tarder. Et surtout, surtout : merci George Miller !!

Whiplash : J'en avais entendu du bien, j'avais vu un court extrait (la première participation d'Andrew aux répétitions du Studio Band de Terence Fletcher, assez scotchant) et il me tardait de voir ce que ce film pouvait avoir dans le ventre sur toute la durée d'un long métrage. Eh bien je n'ai pas du tout été déçu !! La montée dramatique de la confrontation entre Andrew et Fletcher ne cesse de s'intensifier jusqu'à la toute fin, ce que je n'aurais pas cru possible après certains passages vraiment impressionnants et à l'impact très fort. Les deux comédiens principaux portent le film entier sur leurs épaules, et leur bras de fer est aussi puissant du point de vue des personnages incarnés que des performances d'acteurs. Le jeune Miles Teller est vraiment étonnant et le vieux briscard de JK Simmons explose encore une fois de puissance dans un rôle de salaud magnifique (qui a déjà vu la série Oz ne peut avoir oublié un autre de ses salauds magnifiques : Vern Shillinger). Évidemment aimer la musique et en particuliers le jazz et le blues ne peut qu'accentuer l'intérêt du spectateur pour ce film. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été aussi emporté par un film (les héros de séries me font plus d'effet dernièrement), mais pour le coup Whiplash s'impose de façon indiscutable comme le meilleur long métrage que j'ai vu cette année, et de très loin. À voir et revoir absolument !!

Peaky Blinders saison 2 : Après une première saison convaincante, Peaky Blinders passe la seconde et monte en pression ! On garde tout ce qui fonctionne bien : les personnages qu'on travaille un peu plus en profondeur, l'ambiance située entre série de gangsters, reconstitution historique et enjeux politiques, bande son anachronique qui colle pourtant tellement bien à la peau de cette série. Et on y ajoute quelques ingrédients supplémentaires, en particuliers à travers la confrontation inévitable entre les trois gangs qui se retrouvent en lutte plus ou moins directe pour le pouvoir : les italiens, les juifs et les gitans des peaky blinders. Ce qui permet l'arrivée remarquée au casting de Tom Hardy en leader charismatique et étonnant du clan juif de Londres. J'ai été assez bluffé par les deux derniers épisodes qui ont su faire grimper le suspense autour de l'avenir de Tommy Shelby. Jusqu'à la toute fin j'avoue m'être posé plein de questions et avoir élaboré plusieurs hypothèses sans réussir à deviner le dénouement (pas vraiment prévisible du reste). Et les questions et pistes laissées en suspens augurent du meilleur pour une troisième saison !

Peaky Blinders saison 1 : les séries anglaises conjuguent très souvent deux avantages très appréciables : elles sont courtes et de qualité. Ça se confirme encore ici avec cette première saison de 6 épisodes de Peaky Blinders : dense et ramassée elle se permet pourtant de poser un grand nombre de personnages et d'enjeux, sans se perdre dans des détails sinueux ni s'interdire quelques accélérations et scènes d'action en guise de shoots d'adrénaline ! Évidemment, celui qui attire tous les regards et ramasse les lauriers à la pelle c'est Cillian Murphy qui vampirise l'écran, mais c'est l'arbre qui cache la forêt car en réalité tous les comédiens qu'on peut voir dans cette série sont remarquables. À voir en VOSTF absolument, car les dialogues prennent une sonorité toute particulière grâce aux accents à couper au couteau des différents protagonistes (gitans, irlandais, italiens, argot de Birmingham, etc...). La reconstitution des années 20 est criante de réalisme (autant qu'on puisse en juger aujourd'hui !) entre misère du peuple ouvrier, corruption des pouvoirs publics et politique d'après-guerre. La bande son ultra contemporaine aurait pu être carrément casse-gueule mais au final, se révèle très réussie et apporte une dimension moderne et une force supplémentaire aux images brutes. L'ascension irrésistible du petit gang des Peaky Blinders qui ont décidé de jouer dans la cour des grands s'avère vraiment prenante, très intéressante car multi-contextualisée et joue avec succès sur plusieurs tableaux. Vraiment cette série est à découvrir !

Avengers : l'ère d'Ultron : Attendu avec une grande impatience, le second volet des Avengers se devait d'être à la hauteur du premier, sinon de tout simplement le dépasser ! Il faut cependant avouer que sur ce plan, le film échoue. Toujours la même débauche d'effets spéciaux, toujours la même richesse visuelle à l'écran, toujours un aéropage impressionnant de personnages hauts en couleurs, et pourtant... Pourtant le film ne parvient jamais à réellement décoller comme le précédent. Les mêmes recettes sont pourtant appliquées, mais avec moins de rigueur, moins de finesse, et surtout en fin de compte : l'effet de surprise dont a bénéficié le premier volet est passé. C'est criard mais pas vraiment spectaculaire, en dehors d'un ou deux passages assez réussi (l'affrontement Hulk / Iron-Man en particulier). L'humour ne fait plus mouche, tout semble assez attendu et répétitif, bref il manque du peps et du fun à ce film (qui pourtant se veut modèle en la matière) ! Un des points faibles se situe dans le personnage du grand méchant, Ultron. Je ne sais pas ce que cela donne en VO (James Spader arrive peut-être à donner une aura supplémentaire à son personnage), mais en VF il manque cruellement de charisme et de magnétisme. Or, c'est bien connu en matière de super-héros, une bonne histoire c'est avant tout un bon méchant. En résumé, Avengers l'ère d'Ultron promettait énormément mais sans être mauvais reste loin du compte et des attentes.

Vikings saison 3 : Les choses avancent dans cette saison ! Les personnages évoluent pas mal, et pas forcément dans les directions que l'on s'attendait à voir. Grosse satisfaction : la rumeur que la saison 3 verrait les vikings assiéger la ville de Paris était fondée ! Cela occupe même toute la seconde partie de la saison, et promet des évolutions intéressantes dans la prochaine. Le nouveau personnage de Harbard est lui aussi intriguant et prometteur, mais rien n'indique avec certitude qu'il pourrait revenir la saison prochaine. Sans moyens immenses, cette série parvient toutefois à nous immerger complètement dans ce monde bien particulier. Le scénario est suffisamment bien fait pour à la fois dérouler des intrigues bien ficelées et prenantes, et conserver une part de réalisme et de cohérence dignes d'un cours d'histoire. Vraiment, depuis son tout début, Vikings a bien évolué tout en conservant ses points forts, et devient avec les saisons qui passent une série phare du moment.

Daredevil saison 1 : Première série de la collaboration entre Marvel et Netflix, Daredevil était attendue à plus d'un titre. D'abord pour vérifier que le succès soit au rendez-vous afin que les séries suivantes (Iron-Fist, Jessica Jones, Luke Cage et Defenders) puissent voir le jour. Ensuite pour refaire une réputation au personnage après le flop artistique du film avec Ben Affleck. Enfin pour la promesse faite d'avoir enfin un traitement plus adulte (entendez par là violent et sexué) d'un personnage Marvel. Et bien, à mon humble avis, c'est banco sur toute la ligne !! Pour moi la série Daredevil tient ses promesses, et son succès est amplement mérité. Elle n'est pas exempte de défauts pour autant, le rythme est parfois un peu lent, le milieu de saison est un peu trop bavard à mon goût, certains personnages méritent d'être approfondis. Mais l'essentiel est là et bien là. Le casting est un des grands points forts, Charlie Cox et surtout Vincent d'Onofrio sont vraiment excellents et parfaitement dans la peau de leurs personnages. Et que dire de Scott Glenn en Stick ! Les scènes d'action sont brutales et vraiment bien chorégraphiées, à mi-chemin entre boxe et arts martiaux. L'accent n'est pas mis sur les pouvoirs de DD, il n'est nulle part fait mention de son fameux sens radar par exemple, mais on en devine quelques bribes cependant. Bref, le pari est gagné pour Daredevil version Netflix, j'attends avec impatience les prochaines séries estampillées Marvel/Netflix et la saison 2 de Daredevil !!

Walking Dead saison 5 : Cette saison de Walking Dead ne déroge pas à la règle des précédentes, elle est un savant mélange de story-arcs tités de la BD et d'histoires originales spécialement développées dans le contexte de la série télé (ce qui est valable pour les personnages aussi du reste). 4 grandes phases dans cette saison : le terminus, l'église de Gabriel, l'hôpital et la nouvelle communauté "paradisiaque". Les choses avancent vite, il se passe pas mal de trucs dramatiques à fort impact pour certains personnages, on a quelques indices planqués qui donnent à imaginer les saisons suivantes (le personnages entre aperçu 2 fois au Terminus serait-il Negan ? le passage de Glenn avec une batte de base-ball est-il un clin d'oeil prémonitoire à Lucille ?), quelques persos sont expédiés et évacués un peu rapidement histoire de conserver un tension dramatique... Tout cela donne un peu l'impression d'une saison de transition qui permet de mieux cerner l'évolution psychologique de certains héros (Rick, Michonne, Darryl et Carol en particulier) et donne surtout l'envie de découvrir comment va progresser l'histoire. Bref, une bonne saison de Walking Dead.

Sur la Terre des Dinosaures : l'histoire du petit Patchi (qui deviendra assez grand et gros du reste !), pachyrhinosaure de son état qui évolue il y a quelques 70 millions d'années dans une région qui correspond à l'actuelle Alaska. Il est entouré de son grand frère Roch le dur à cuire, de son pote l'oiseau commentateur Alex et de la jolie Juniper pour laquelle il en pince un max. Ensemble ils vont se frotter à tout ce qui a des pates ou des ailes à cette lointaine époque, et le moins qu'on puisse dire c'est que leurs contemporains ne sont pas des plus pacifiques parfois... Bon, clairement on a là un film à destination des enfants, l'histoire assez simple et prévisible est là pour le prouver, mais malgré cela, ça reste un très chouette film, divertissant et rudement bien foutu. Et ça fonctionne à 200 %, j'ai pu le constater avec mon gamin qui le regarde en boucle depuis quelques jours ! Pour ma part je l'ai trouvé très beau, le rendu à l'écran est somptueux, les images ultra-réalistes sont vraiment immersives. Et une chose est sûre : j'aurais adoré voir un tel film quand j'avais 5 ans et que j'étais moi aussi fan de dinosaures !

Mad Men saison 7 : Grandeur et décadence de Don Draper dans la première partie de cette ultime saison. Les années 60 s'achèvent, et avec elles le règne de Don et de la vieille école. Beaucoup de choses sont remises en cause dans ces 7 épisodes assez denses, et plus ça va plus on sent le décalage d'un personnage resté bloqué dix années auparavant, alors que la société autour de lui évolue à toute vitesse. Pourtant Don est de ceux qui savent s'adapter très vite à de nouvelles situations, ce qu'il parvient encore partiellement à faire, mais les fondamentaux de l'hommes eux, sont dépassés. Alors il perd un peu de sa superbe et par moment il perd également le contrôle de la situation, contrôle qui faisait justement toute sa force du temps de sa grandeur. Don se rend compte de ses faiblesses, et en ce sens, renoue un peu avec la modernité. Mais pas sûr que cela le sauvera au tournant de la décennie des 70's... Réponse attendue avec impatience dans les 7 derniers épisodes à venir...

Mad Men saison 6 : Cette série est à contre courant de tout ce qui se fait actuellement dans le monde des séries, à contre courant de tout ce qui marche aussi, c'est l'anti-recette du succès télévisé pour ainsi dire. Et pourtant, ça fonctionne terriblement bien sur moi, c'est totalement maîtrisé, abouti et réussi. Mad Men est vraiment un îlot de calme et de simplicité au milieu de l'océan déchaîné des séries dans le vent. C'est comme un endroit où l'on aime venir se ressourcer, se laisser porter par les courants doux, c'est une pause qui fait du bien dans un monde oublié, passé, révolu mais pourtant si concrètement encore présent en nous. Don Draper est un personnage fascinant, au charme incroyable et au charisme fou, un type d'un autre âge à la fois si distant et pourtant parfois si étrangement familier. Pour être honnête tout le casting de cette série est au top du top, mais Jon Hamm alias Don Draper incarne le personnage ultime. La classe incarnée. La force et le contrôle assaillis par une multitude de peurs et de faiblesses. Ce type me fascine, littéralement. Réplique culte de cette saison (quand Don s'approche de Betty, passe une main dans ses cheveux et la prenant doucement par la nuque l'attire vers lui), elle : "Don, que fais-tu ?", lui : "j'attends que tu dises stop". La classe pure je vous dis.

Banshee saison 3 : Alors là mes amis !! Les saisons 1 et 2 envoyaient déjà sévère, mais dans la saison 3 on atteint des sommets !! C'est simple : quand j'ai vu l'épisode 3 de cette saison, je me suis demandé s'ils étaient tarés de mettre une baston pareille dans un premier tiers de saison alors que c'était digne d'un final. Mais en fait, toute la saison est de ce bois-là, ça dézingue et ça bastonne sans discontinuer, les sales gueules se suivent et se font concurrence, les jolies donzelles toujours prêtes à se désapper sont encore de la partie, la tension monte sans cesse et on a droit à quelques scènes bien saignantes pour ne pas dire à le limite du gore. Bref, j'adore. Plus ça va et plus je l'aime cette série. Je n'attends plus qu'une chose : la suite !!!

John Wick : ce film signe le retour plutôt réussi de Keanu Reeves dans le film d'action badass qui avait fait son succès en début de carrière (remember Speed). Pas d'une folle originalité mais à l'efficacité certaine, John Wick ne cherche pas à innover dans le genre "film de vengeance". Pas sûr que ce film suffise à remettre son interprète principal sur le devant de la scène hollywoodienne, mais au moins il aura permis de nous rappeler Keanu à notre bon souvenir. Bref, il n'y a pas de quoi s'en relever la nuit, mais John Wick c'est du solide, ça tient ses promesses et c'est déjà très bien comme ça.

Homeland saison 4 : Après une saison 3 qui pour moi aurait parfaitement convenu en tant que fin de série, je doutais de l'intérêt et de la pertinence d'une quatrième saison. J'ai cependant été plutôt positivement surpris par cette dernière. Au départ pourtant j'ai trouvé le rythme un peu trop lent, l'intrigue trop diluée, chose qui s'est améliorée dans la seconde moitié de saison, avec notamment les épisodes 8 et 9 qui sont vraiment excellents et très prenants. Le dernier épisode de la saison quant à lui retombe un peu dans les travers du début des premiers, mais c'est très certainement voulu avec un épisode complet à explorer les différentes conséquences des épisodes précédents plus mouvementés, et servant également de transition vers la prochaine saison (sans pour autant que les enjeux soient du niveau des cliffhangers habituels). Un peu comme Jackie dans Nurse Jackie, Carrie Matheson apparaît dans cette saison comme plus sombre, plus dure et plus cynique qu'auparavant, parfois même glauque et inquiétante (avec sa fille en particulier), ce qui est intéressant mais dangereux : rendre antipathique le personnage principal d'une série est toujours un pari risqué ! Nous verrons comment les scénaristes le relèveront dans la saison suivante. Homeland n'est pas la série la plus passionnante du moment, mais garde de très belles qualités, et en cela est une bonne surprise !

Constantine saison 1 : Après le film pas raté mais très éloigné du comics original, revoici John Constantine mais sous la forme d'une série. Avec un casting d'inconnus (en dehors d' Harold Perrineau en second rôle) et un budget de série télévisée moyenne, Constantine parvient malgré tout à trouver un cachet visuel convaincant et un ton intéressant, aussi bien dans la narration que dans la caractérisation des personnages. Malheureusement pour cette saison courte, le "ton juste" n'arrive réellement que dans son dernier tiers, ce qui plombe l'ensemble et va certainement coûter une annulation, sans seconde saison donc. Ce qui manque cruellement dans une bonne première partie de cette saison c'est du "liant", quelque chose qui donne envie d'en savoir plus au-delà du phénomène de la semaine qu'on a dans chaque épisode. Ça commence à se dessiner tardivement mais les scénaristes auraient dû s'y mettre dès le départ, du coup on reste un peu sur sa faim (fin ?). Dommage, car le potentiel était là.

Nurse Jackie saison 6 : Dans cette sixième saison, Jackie emprunte une pente qui va l'emmener de plus en plus loin du personnage qu'elle était au début de la série et qu'on aimait. Mais les scénaristes ont pour eux la cohérence de leur sujet : les accros à la drogue ne sortent pas de leur addiction en deux coups de cuillères à pot et trois épisodes un peu diffciles. Les rechutes sont nombreuses et souvent sévères. Jackie n'y échappe pas. Et la psychologie du personnage n'y échappe pas non plus : la drogue change la personnalité, rend calculateur, devient l'unique et principale motivation, donne à celui qui veut s'en procurer des trésors d'ingéniosité pour y parvenir sans en subir les conséquences, et surtout, surtout, rend solitaire et isole du reste du monde, y-compris de ceux qu'on aime. Jackie va prendre ce chemin dans cette saison très dure psychologiquement. On ne peut plus aimer ce qu'elle est devenue, il n'y a plus rien qui la rachète ou si peu. J'ai aimé cette saison car elle ne joue pas la facilité une seule seconde, bien au contraire, en détruisant tout ce qu'on a pu aimer chez Jackie pour la rendre détestable au dernier degré. D'ailleurs c'est mon interrogation pour la suite : comment les scénaristes vont-ils réussir à en refaire une héroïne "aimable" ? essaieront-ils seulement ?...

American Sniper : Clint Eastwood sait faire des films qui marquent, des personnages forts, et aborder des sujets qui peuvent prêter à polémique sans pour autant nuire à la qualité du film. C'est le cas ici. Bourré de partis pris, on sent la faille chez le héros dès le départ mais on ne peut s'empêcher de détacher les yeux de son évolution, on ne peut s'empêcher de ressentir une certaine empathie par moments. Eastwood commence très fort avec cet enfant que le sniper a en joue et doit éliminer pour protéger les hommes de son régiment. L'image est forte, mais aussi toute la symbolique qui s'y rattache, et si le sniper fait passer son devoir avant son humanité, le spectateur garde toujours un certain recul, suffisamment pour que les questions qu'il se pose ne se contente pas des réponses qu'apportent le héros central. Ensuite on bascule dans une seconde partie plus classique avec le duel entre les deux snipers stars des deux camps ennemis, un peu à la façon du Stalingrad de JJ Annaud. Bradley Cooper est plutôt impressionnant et loin des rôles qui ont fait sa gloire jusqu'ici. Une chose est sûre : les USA ont remplacé le Vietnam par l'Irak depuis quelques années dans leur imagerie cinématographique de la guerre, et comme à l'époque des Rambo 2 et autres Portés disparus, les films montrent des histoires d'où les héros sortent vainqueurs alors que les guerres ont été des fiascos pour leur pays...

Kingdom saison 1 : Série située dans l'univers de l'ultimate fighting elle aborde cependant bien d'autres sujets que la baston pure et dure. Le personnage principal est une ancienne gloire des rings qui a sa propre salle d'entrainement et coache plusieurs athlètes, dont ses deux fils et un repris de justice récemment libéré sur parole et ex de sa petite amie... Étonnamment j'ai trouvé au début que ça causait presque trop et que ça ne bastonnait pas assez ! Mais c'est surtout que la série prend le temps de poser ses personnages et leurs liens avant de les développer. Plus la série avance plus elle devient intéressante et plus on s'attache aux protagonistes. Le plus intéressant étant à mon avis aussi le plus underground, le fils aîné Jay. Il a je pense les meilleures scènes (quand il décide de s'occuper de sa mère ou de passer à l'action pour venger son frère par exemple). Je n'ai pas encore eu d'infos à ce sujet mais si une seconde saison voit le jour j'en serai.

Kingsman : Services Secrets : Vous prenez le duo responsable de Kick-Ass et vous leur mettez entre les pattes un film d'espions à la James Bond mais en ultra-décomplexé. Vous obtenez Kingsman (en comic book d'abord, en film dans la foulée). James Bond ce n'est déjà pas un truc au réalisme ultra-serré et ça ne se prend déjà à la base pas trop au sérieux (en tout cas quiconque aura regardé un épisode avec Roger Moore ne peut me contredire là-dessus), alors quand en plus les codes du genre sont poussés dans leurs limites et que le but est clairement de s'amuser (sans tomber dans la parodie pure façon Austin Powers), on a à l'arrivée un film très référencé, über-british, à fond dans l'action, à l'humour parfois un peu limite et en tout cas irrévérencieux (mais j'aime) et surtout ultra-jouissif. J'avais un peu peur que trop ce soit trop, mais en fait non. Toujours sur le fil, le film atteint un équilibre qui ne le fait jamais basculer d'un côté ou de l'autre, et c'est tant mieux. Et puis voir Colin Firth, l'intello de base abonné aux films de romance un peu gnangnans, se transformer en tueur impitoyable et des plus efficaces, ça donne un contraste excellent au film. À l'image de la blague de fin, bien potache, moi j'ai adoré ce film. À voir absolument !!

Marco Polo saison 1 : Netflix affichait l'ambition de concurrencer HBO sur le terrain du grand spectacle, et Marco Polo a été pensé pour se positionner sur le même secteur que Game of Thrones, rien que ça. Remarquez, l'ambition de faire de la qualité c'est très louable, pour cette fois il faut juste avouer que la barre était placée un peu haute. Alors on ne se fout pas de la gueule du spectateur : il y a de l'argent et on le voit à l'image, la reconstitution, les décors, les costumes, le casting et le design général sont très soignés, à aucun moment ça ne fait cheap, on plonge réellement en pleine Mongolie moyen-âgeuse, de ce point de vue c'est réussi. Les personnages sont intéressants et bien travaillés, finalement c'est peut-être bien Marco Polo lui-même qui s'avère le moins excitant, ce qui est quand même dommage. Reste que l'intrigue passe un peu au second plan, le plaisir du spectateur se trouve plus dans ce qu'il voit que dans ce qu'on lui raconte, pour le côté épique on repassera donc par la case HBO pour reprendre des cours chez Netflix. Mais c'est très loin d'être désagréable à regarder, c'est même plutôt bien fait, on attend juste la seconde saison pour voir si les scénaristes auront réussi à se faire à la débauche de moyens dont ils disposent et s'ils savent se faire plaisir, et donc nous faire plaisir, avec leurs beaux jouets ! Pas palpitant, mais bon début pour cette série qui la joue classe.

Bodybuilder : Voilà un film bourré de choses intéressantes mais qui souffre d'un grand défaut : on ne sait pas exactement de quoi il s'agit et où le classer. Remarquez, ça n'est pas un défaut à mes yeux, mais si on cherche le succès public c'est très vite bloquant. On y traite de liens familiaux et en particulier des rapports père-fils, de petite délinquance donc de faits de société, d'engagement, de musculation, du rapport à l'autre et à soi-même, d'apparence, de valeurs morales. Une de ses qualités c'est que le film n'est pas manichéen, et ça fait du bien même si ça oblige à plus réfléchir et à faire soi-même la part des choses dans ce qu'on nous montre à l'écran. Ça rend les personnages moins facilement identifiables et peut-être aussi moins attachants, mais beaucoup plus humains. L'univers choisi, celui de la musculation en salle est très intéressant, bien plus qu'on ne le pense à première vue. Ça va bien au-delà des gros bourrins qui poussent de la fonte toute la journée et ça amène à pas mal de réflexion sur notre rapport à notre corps et à travers lui, aux autres. L'intrigue n'est pas des plus palpitantes il faut bien le dire, les comédiens sont assez rugueux et bruts de décoffrage c'est vrai, mais le tout respire la sincérité, la simplicité et la véracité. J'ai vraiment aimé même si j'aurais du mal à le conseiller à tout va, le film de Roschdy Zem tisse vraiment avec chaque spectateur un lien très spécial et personnel auquel chacun ne sera peut-être pas sensible. Et puis juste un mot sur le bodybuilder du titre : François Yolin Gauvin, 58 balais, qui dégage vraiment quelque chose d'unique. Et dire qu'au départ son rôle devait être tenu par Antoine de Caunes, étonnifiant non ??!!!

Jupiter Ascending : D'emblée j'ai été au coeur d'un dilemme : un film des Wachowski, de la SF pur jus et des images a priori époustouflantes d'un côté me le rendaient attirant, mais Mila Kunis + Channing Tatum + le sous-titre français (le destin de l'univers) d'un autre côté éveillaient en moi de fortes craintes de ne pas être dans le public cible du film. Donc j'y suis allé, j'ai vu, et j'e peux à présent conclure : effectivement et malheureusement je ne suis clairement pas le public visé par le film. Étonnant de la part des Wachowski mais là visiblement ils ont tenté de ratisser large et donc de plaire à un public jeune avant tout. D'où les têtes d'affiches, d'où un scénario gentillet, d'où aucune image qui risquerait de choquer quiconque (pas de sexe, pas de violence montrée à l'écran, pas d'idée dérangeante : du lisse de chez lisse, ça pourrait être une grosse production de chez Disney que ce serait pareil), d'où la romance sans intérêt car sans surprise, d'où aussi beaucoup d'ennui malgré un film qui bouge beaucoup. Ou plutôt, des images qui bougent beaucoup. Comme cette poursuite aérienne dans le ciel de New-York qui pourrait être d'anthologie si elle pouvait seulement être lisible. Ça virevolte tant, ça pète tellement dans tous les sens, ça joue à ce point à en mettre plein la vue qu'on n'y comprend plus rien : on n'arrive pas en tant que spectateur à se situer dans l'action, qui fait quoi, qui va où, comment dans ces conditions comprendre ce qu'on voit ? Ah ça il y a de la 3D à gogo (parlons-en d'ailleurs : encore une fois ça assombrit méchamment les images qui le sont déjà à la base, ça floute les scènes d'action à cause du rythme de fou et du découpage trop punchy, bref ça gâche énormément), de belles images, de beaux effets, de beaux designs. Mais où sont l'âme, le parti-pris, l'engagement ? Ça pue le produit ficelé à la sauce teenager, peut-être une tentative pour les Wachowski de renouer avec le succès public que n'a pas eu leur précédant et pourtant très intéressant Cloud Atlas. Bref, j'ai été très déçu, jamais embarqué dans le film, complètement affligé par le grand méchant du film qui surjoue une partition écrite les deux mains dans une moufle inuite, pour tout dire je me suis ennuyé la plupart du temps. Grosse déception donc.

Fargo : Série inspirée du film des frères Coen mais mettant en scène une nouvelle histoire et de nouveaux protagonistes. Tout, je dis bien tout dans cette série, est remarquable. On y retrouve tout ce qui a fait le succès du film avec le plaisir décuplé de le voir sur 10 épisodes plutôt qu'en un film de 2 heures, du coup on a une approche approfondie de certains personnages et c'est un vrai plus car ces derniers sont très bien développés, maîtrisés et utilisés. La drôlerie le dispute au drame et à l'enquête, Billy Bob Thornton est prodigieux en tueur mais les autres sont tout aussi excellents, avec en premier lieu Martin Freeman qui rend son personnage tour à tour sympathique, pathétique et même détestable. L'intigue se tient en une seule saison ce qui en fait une mini-série one-shot à la manière de True Detectives de HBO. Vraiment une excellente surprise que la série Fargo, tiens j'en viens même à me demander si je ne la préfèrerais pas au film ! À voir.

The Leftovers saison 1 : Série à la fois intrigante, séduisante, addictive mais qui m'incite aussi à une grande méfiance. La situation de départ est forte et pose beaucoup de questions : 2% de la population mondiale disparaît littérallement et inexplicablement en pleine journée du 14 octobre. Hommes, femmes, enfants, c'est un vrai traumatisme pour la population restante. Les personnages sont très développés, on s'attarde tour à tour sur chacun d'entre eux, à coups de flashbacks révélateurs. La série prend son temps, et si l'intrigue générale n'avance pas beaucoup au cours de cette première saison, on parvient cependant à s'attacher et s'identifier aux personnages ce qui donne à cette série sa force et l'envie qu'on a de connaître la suite. La méfiance reste cependant de mise : c'est coécrit par Damon Lindelof, qui a déjà commis Lost sur un schéma identique : mystère de départ + nombreux personnages très bien développés + flashbacks qui s'entremêlent pour une fin qui laisse à désirer et des questions qui resteront parfois sans réponse. Ce qui rassure quand même un peu c'est que tout cela est fait par HBO, gage de qualité quoi qu'il en soit. La qualité générale de cette série est excellente, images travaillées, ambiance glaçante, storrytelling très maîtrisé, bande son immersive, personnages attachants et profondément humains, réflexions sur la société et l'humanité... il n'y a plus qu'à espérer que les scénaristes savent exactement où ils vont, que la suite saura apporter un certain nombre de réponses et que la qualité de cette série sera maintenue au fil des saisons. En tout cas j'attends la suite avec une certaine impatience.

Joker : Je sais je suis incorrigible. Dès que je vois un film avec Jason Statham en affiche, j'ai du mal à m'empêcher d'aller le voir. Cette fois encore je me suis laissé tenté. Et franchement je n'ai pas regretté. Les images de Simon West sont léchées, l'ambiance et le design général m'ont beaucoup plu. Statham reste lui-même et fait ce qu'il sait faire le mieux : le gros dur qui bastonne mais toujours parce qu'il a bon coeur au fond. Caricatural ? Oui biensûr et alors ? On sait ce qu'on va voir quand on va voir un de ses films. L'avantage c'est que c'est bien fait, les scènes de baston (trop peu nombreuses et trop courtes à mon goût) sont nickel, l'histoire est toujours simple mais  reste cohérente et plausible, et c'est toujours l'occasion de voir quelques seconds couteaux cabotiner sympathiquement. Bref, moi j'aime bien, ça me détend et j'en demande pas plus.

Marvel Agents of S.H.I.E.L.D. saison 1 : Première série sortie des studios Marvel elle a été le centre de beaucoup d'attention et d'attentes. Souvent déçues d'ailleurs puisque la série ne s'est dirigée dans la direction forcément attendue. Aucun super-héros au casting pour commencer. Le personnage principal de la série est l'agent Coulson, qui avait bénéficié d'une aura très positive dans le film Avengers (au point d'intégrer l'univers Marvel Comics dans lequel il n'existait pas jusqu'alors). On a droit à quelques super-pouvoirs et à pas mal de gadgets à la James Bond, mais on n'est pas dans le dur de la thématique super-héros. Le début de la série en a d'ailleurs pâti, peinant à poser des personnages un peu trop caricaturaux et qu'on aurait pu voir dans n'importe quel CSI ou NCIS plutôt que chez Marvel... Mais les 10 premiers épisodes de "présentation" passés, les liens se tissent, un arrière-plan se dessine, un fil rouge apparaît enfin et devient vraiment intéressant dans le dernier tiers de la série. Suffisamment pour que la déception du début se transforme en curiosité de voir la seconde saison, et c'est déjà pas mal.

The Affair, saison 1 : Le pitch de départ de cette série est très classique, il ne s'agit de rien d'autre que d'une histoire d'adultère entre un père de famille et une jolie serveuse rencontrée pendant les vacances familiales. Les deux protagonistes sont interrogés tour à tour par un inspecteur de la police qui enquête sur un meurtre (dont on ne sait rien en début de série) et racontent chacun leur version de l'histoire. Et c'est là qu'est toute l'originalité de la chose : les 2 points de vue sont montrés l'un après l'autre, et qu'il s'agisse de petits détails (les tenues vestimentaires ou les coupes de cheveux) ou d'éléments clés (actes et/ou paroles) le spectateur est confronté à des divergences qui l'amènent à se questionner : qui ment ? qui dit la vérité ? et surtout pourquoi ? la vérité se situe-t-elle ailleurs que dans les deux versions ? Les comédiens sont formidables, j'ai adoré Ruth Wilson qui avait déjà retenu mon attention dans Luther, mais Dominic West et Joshua Jackson ne sont pas en reste. Excellente série qui se place parmi mes coups de coeur de 2014 et dont j'attends la suite avec impatience.

Deux jours, une nuit : Le cinéma des frères Dardenne, c'est spécial, il faut bien le reconnaître. C'est direct, c'est rude, c'est rêche. Ça trouve sa source dans le vécu, dans le quotidien. Exit le glamour, exit les fioritures (visuelles ou sonores). Parfois même, c'est un peu trop brut de décoffrage. Ici aussi c'est le cas. Il y a certes la superstar Marion Cotillard en tête d'affiche, pourtant elle s'efface assez vite derrière son personnage qui est plutôt terne et sans grand charisme. L'histoire non plus n'est pas rose, on sent la détresse des personnages, on a du mal à trouver nos repères. Comme le personnage principal on est brinquebalé entre moments d'espoir et de désespoir selon les rencontres et les échanges qu'elle fait tout au long de ce week-end qu'elle va devoir mettre à profit pour convaincre les gens de son équipe de voter pour le maintien de son poste (leur patron leur a laissé le choix : la garder elle au sein de l'entreprise ou octroyer à tous les autres une prime substancielle de fin d'année). Pas le film le plus optimiste qu'il existe, une vision assez noire mais somme toute plutôt objective du marché du travail... Sans être cinématographiquement passionnant, il reste à voir sociologiquement parlant.

The Grand Budapest Hotel : Wes Anderson est un réalisateur à part en ce sens que son univers graphique et cinématographique est réellement unique. Original c'est le moins qu'on puisse en dire ! Que ce soit dans la narration ou dans l'esthétique visuelle, ce film ne déroge pas à la règle et sort immédiatement du tout venant hollywoodien habituel. Comme d'habitude ses films sont faits de petites choses, d'anecdotes et d'histoires très basiques mais racontées avec un brio et une maestria qui l'emportent sur le reste. Certes on n'y voit rien de réellement passionnant, et pourtant par l'originalité des personnages et la façon dont ils sont dépeints, on a envie de savoir et d'aller jusqu'au bout. Personnellement je n'en ferai jamais je crois l'un de mes cinéastes préférés (pour la raison évoquée précédemment : ses films n'éveillent pas la passion chez moi), mais son style reste très agréable et il a pour lui un atout non-négligeable : il s'entoure toujours d'un casting de luxe et de grande classe (qui a l'air de se plaire dans ses films en plus !).

Le Monde de Némo : Voilà un dessin animé à côté duquel j'étais passé à sa sortie et que je n'avais jamais vu depuis... et c'était une erreur ! Car Le Monde de Némo est vraiment un très chouette film d'animation, avec énormément de trouvailles, de bonnes idées et d'originalité ! Il y a de l'humour, du suspens, de l'émotion, de l'aventure, une bonne dose de délire et tout ça dans des proportions parfaites. L'univers marin est un réel plus car il permet de dépayser complètement et de donner à ce dessin animé une signature à part, pas souvent exploiter dans ce domaine. Vraiment, un de mes films Disney préféré, sans hésiter une seconde !

Planes 2 : Retour dans l'univers étendu de Cars avec Planes 2. Alors que j'avais trouvé le premier film trop simple et fonctionnant sur un schéma narratif assez pauvre, je suis agréablement surpris par ce second volet. Certes il n'est pas beaucoup plus complexe narrativement parlant, mais il reste un peu plus élaboré et surtout il intègre dans son scénario quelques notions plus intéressantes que dans le premier film. Il se permet des clins d'oeil à un public plus âgé que les 5-10 ans qui étaient la cible unique du précédent (la référence à Chips et la séquence rythmée par un morceau d'AC/DC... dans un film Disney quand même !!), ce qui démontre qu'on a essayé de faire un peu moins basique que dans le premier opus. Et puis l'héroïsme est évidemment mis en avant par le choix de situer le film dans un contexte des pompiers de l'air avec ce que cela comporte d'abnégation et de sacrifice, de belles valeurs aussi bien pour les petits que pour les grands. Pas un chef d'oeuvre mais sympa, et meilleur que le premier volet donc.

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Published by Stéph