Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Moleskine et Moi
  • Moleskine et Moi
  • : de la Pop Culture, un peu d'actualité, pastafarismes et autres petites choses...
  • Contact

Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !

Recherche

Série(s) en cours

​​​​

 

/ / /

Quand je cause d'un film, je fais souvent des articles plutôt longs, et pas toujours en phase avec l'actualité du moment. Dans cette page d'avis vite dits je me propose de faire exactement l'opposé : quelques mots rapides pour donner un avis sur ce que je viens de voir. Certains films feront peut-être par la suite l'objet d'articles plus complets, ou pas. Cette page est donc mise à jour en même temps que l'encart "Vu récemment" qui pointe vers elle...

Kingdom saison 3 :

Adieu, je reste : J'adore Richard Dreyfuss, chose que j'ai déjà souvent dite ici. Mais ce que je ne crois encore jamais avoir dit c'est combien j'adore aussi le doublage en français qui est assuré au cours des années par Bernard Murat puis Michel Papineschi tant leurs voix sont pour moi aujourd'hui indissociables de mon acteur fétiche. D'ailleurs je ne sais pas dire laquelle de ces 2 voies françaises je lui préfère, elles sont toutes deux si excellentes !! C'est pourquoi je ne boude jamais la VF des films de Richard Dreyfuss ! Adieu, je reste était sur ma liste depuis longtemps, c'était l'un des derniers grands films de Dreyfuss que je n'avais encore jamais vu. Et puis il y a des jours comme ça où on se dit après des années d'attente : "c'est maintenant !"... Je l'ai donc enfin vu et j'ai évidemment aimé. C'est daté, à n'en pas douter. Mais ça a le charme de ces petits films qui ont pour eux la sincérité du propos et la fraîcheur de l'interprétation et surtout aucune prétention à être un film à succès. On y retrouve une certaine naïveté propre aux comédies des années 70, une pureté des sentiments et une bienveillance du fond aussi bien que de la forme. C'est simple, mais c'est bien fait. C'est modeste sans s'excuser d'exister. Mais surtout c'est encore une fois la démonstration d'un talent de comédien vraiment hors-norme, celui de Richard Dreyfus, qui sait aussi bien être grave et sérieux que drôle et délirant, sans oublier de jouer de sa meilleure carte : la sensibilité. Car s'il sait être iconoclaste il a surtout un don pour passer instantanément de l'humour à l'émotion, et ça le rend incroyablement touchant. Ce qui est un don rare, et qui, mis à bon escient dans des rôles écrits avec finesse, est d' une force imcomparable pour un acteur. Il l'a, et il a aussi eu cette intelligence de toujours (ou presque) su choisir des rôles qui nécessitent ce genre de talent, quitte à ce que ce soit dans des films pas forcément taillés pour être premiers au box office. Ce n'est pas un hasard s'il a été l'acteur fétiche de Spielberg, immense raconteur d'histoire et jongleur d'émotions s'il en est. Dans ce film il est solaire, drôle, touchant, positif et vrai. Alors forcément je l'ai aimé. Forcément j'ai aimé Adieu, je reste.

Brèves de comptoir : Les brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio sont devenues au cours des années une institution de la littérature contemporaine française. L'idée d'en faire un film n'était pas si évidente que ça selon moi, et pour dire la vérité ce n'est pas réellement un film qu'on a ici, c'est une suite de bonnes phrases, de réflexions tour à tour affligeantes ou hilarantes, sans réel lien entre elles si ce n'est un thème général qui varie doucement réplique après réplique pour passer de l'un à l'autre. Les comédiens n'ont pas grand chose à faire puisque tout est avant tout dans le texte, mais il faut reconnaître tout de même qu'il ne suffit d'avoir une bonne blague à raconter pour faire un tabac, il faut aussi un certain talent de narrateur pour cela. Et les comédiens retenus ici s'en sont donné à coeur joie pour trouver le ton le plus juste, celui qui donnera toute sa saveur à la salve qu'ils envoient à tour de rôle accoudés au bar. D'ailleurs certains passages sont vraiment de pures perles de dialogues, tant c'est drôle ou inattendu. Forcément sur son ensemble le film ne peut être qu'inégal, tout n'est pas à se tordre, tout n'est pas du même tonneau si je peux faire ce jeu de mots. Mais l'ensemble est quand même de bonne qualité, les brèves retenues ayant quand même été filtrées et triées pour n'en garder a priori que les meilleures. Bref si d'un point de vue cinématographique ce film n'a strictement aucun intérêt, c'est un vrai moment de bonheur que de se gaver de toutes ces brèves compilées comme dans un best-of géant. Et c'est intéressant de les entendre "en situation", ça change de leur forme plus littéraire que Gourio leur donne d'habitude.

7 jours pas plus : J'aime Benoît Poelvoorde depuis très longtemps. Et ça n'est pas près de changer. Ce type sait tout jouer, faire rire et faire pleurer, être sérieux et ne surtout pas se prendre au sérieux. Ouais je l'aime. Alors évidemment quand je me suis dit que j'irais bien me faire un petit film savoir lequel et que je l'ai vu à l'affiche dans ce 7 jours pas plus, j'ai dit banco. Et je n'ai pas été déçu. Il n'y a pas meilleur que Poelvoorde pour interpréter les types lambdas bourrés de travers et d'habitudes un peu spéciales. Il n'y a pas meilleur que lui pour nous faire aimer voir des types détestables, petits, lâches, gris, soporifiques, voire parfois même ouvertement bêtes et méchants. C'est là qu'il excelle. Et cette fois encore il a réussi son coup en composant un personnage de vieux garçon maniaque et chiant, refermé sur lui-même et asocial. Qui va voir lui tomber dessus un petit migrant indien dont il n'arrive pas à se défaire, bien que l'envie soit là. L'ensemble est plutôt prévisible : spoilerai-je quoi que ce soit en révélant qu'à la fin ils finiront très amis ? Bien sûr que non car l'intérêt n'est pas dans un quelconque suspense consistant à se demander comment ça va finir, l'intérêt est plutôt dans la manière dont les événements vont s'enchaîner pour en arriver à cette fin inévitable. L'intérêt est dans l'humour et l'humanité que dégagent les personnages du film. Et si le film repose en filigrane sur un message du type "rien n'arrive jamais par hasard, tout a un sens" le scénariste et réalisateur a l'intelligence de ne pas en faire trop là-dessus et de ne pas noyer son film sous un prêchi-prêcha qui lui nuirait à force. Le message est délivré et donné sans détour, mais sans en faire tout un flanc et laissant le spectateur y adhérer ou juste s'en foutre, ayant suffisamment d'autres choses dans ce film à se mettre sous la dent s'il décide que le discours sur le destin ne l'intéresse pas. Chouette comédie qui ne se contente pas de faire rire justement (et c'est là sa force, ce mélange constant d'humour et de gravité), et un vrai plaisir de retrouver Benoît Poelvoorde dans ses oeuvres (car mine de rien il s'était fait discret ces derniers temps), je ne peux que le conseiller ce petit film !

Stretch : Le genre de film qui met en scène un anti-héros bien loser comme il faut à qui il arrive crasse sur crasse mais qui continue vaille que vaille, je suis assez client. Quand c'est réussi attention ! Pour cela il faut que l'écriture soit légère, que le ton soit mordant, que le délire sache quand frapper à la porte du métrage et surtout que le casting soit à la hauteur, car c'est l'interprétation qui va faire la différence et décider si on y croit ou non bien plus que le réalisme des situations ou le type de narration. Autant dire que ça peut vite devenir casse-gueule. Et avec Stretch on est en plein dedans : toujours au bord de la loufoquerie sans jamais s'y vautrer ouvertement, on s'amuse bien et on accepte sans rechigner de jouer le jeu et de suivre le personnage principal au cours d'une journée qui va s'avérer trépidante pour lui. D'ailleurs l'ayant vu sans connaître le nom du réalisateur j'ai été surpris mais pas étonné de voir le nom de Joe Carnahan s'afficher à la fin. Ce réalisateur sait y faire aussi bien dans l'action (avec l'Agence tout risque par exemple) que dans l'émotionnel (Le Territoire des Loups pour ne citer que lui). Cette fois il penche très nettement du côté de l'humour et du cynisme, mais se réserve encore quelques scènes où ça bouge bien. J'ai bien aimé suivre les pérégrinations de ce m'enfoutiste attachant qui sait pourtant quand ne pas lâcher le morceau. Film de série B qui s'assume et qui ne revendique rien d'autre que de faire passer un bon moment au spectateur, il réussit à donner corps à son ambition et à se faire visiblement plaisir au passage. Très frais, à ne surtout pas bouder !

Sense 8 saison 2 : Suite de la série hors-norme des soeurs Wachowski (car ce sont bien 2 femmes dorénavant) qui sort complètement des canons du genre sur à peu près tous les plans. Sur le fond comme sur la forme,rares sont les séries qui vont aussi loin dans leur discours et leur ambition. On a devant les yeux une oeuvre vraiment complète, aussi bien narrativement que visuellement, on voit que les moyens sont là et que le scénario ne s'embarrasse pas de limitations budgétaires et c'est franchement appréciable car on sent que la série est fidèle à ce que les Wachowski avaient envie de raconter. On sent qu'il n'y a pas eu de compromis, de censure d'aucune sorte, on sent que les auteurs se sont fait plaisir et ont été libres de leurs décisions. Après on aime ou on n'aime pas, on adhère ou pas à ce qu'on voit à l'écran, mais on ne peut pas reprocher à cette série son honnêteté et son jusqu'auboutisme dans ses idées. Moi j'ai vraiment accroché et j'ai aimé le concept de base (n'oublions pas de préciser que JM Straczynski est co-scénariste, gage supplémentaire de qualité !), j'ai aimé la démesure et l'originalité de ce projet, la richesse des protagonistes, des lieux et des genres abordés (du fantastique, de l'action, mais aussi de la comédie, de la baston, du sexe, de la philosophie, des sentiments, du drame, vraiment tout y passe !). J'ai adoré la bande son, la mise en scène inventive, les sauts narratifs, les raccords à sens multiples. La seule chose qui m'ait déçu c'est l'abandon de la série par Netflix (d'ailleurs l'anecdote véridique du site pornographique qui s'est proposé de reprendre la production et le financement pour une troisième saison est assez savoureuse et dit beaucoup de choses quand on y repense !). C'est bien de laisser carte blanche aux Wachowski pour faire ce qui leur plaît mais si c'est pour sabrer une série en pleine intrigue sans les laisser y apporter au moins une saison de conclusion pour finir les choses à peu près correctement (il est question à ce jour d'un long téléfilm pour terminer l'histoire laissée en suspens en fin de seconde saison, ce qui est mieux que rien mais très loin d'être suffisant pour fermer de façon satisfaisante tous les arcs ouverts à mon avis), où est l'intérêt ? En tout cas ceux qui ont aimé la première saison continueront à apprécier cette suite, et malgré l'arrêt prématuré de la série, je ne peux pas m'empêcher de la conseiller à tous, que ce soit pour son fond ou sa forme elle est tellement atypique qu'elle mérite le coup d'oeil. Sachant cependant qu'elle ne pourra pas, à l'évidence, plaire à tout le monde.

Game of Thrones saison 7 : C'est l'avant-dernière saison et on ressent très nettement l'approche imminente de la conclusion de la série. Là où dans les premières saisons les déplacements étaient interminables (remember le nombre de saisons qu'il a fallu à la Mother of Dragons pour arriver à Westeros ou à l'armée des morts pour arriver au mur !!) ils deviennent quasi-instantanés durant cette saison ! (le bâtard Baratheon ne court pas il se téléporte, et les dragons volent à mach 2 environ...) Décidément si on peut reprocher quelque chose à cette série c'est bien la gestion du temps et des distances dans la narration, on passe d'un extrême à l'autre et il faut faire un effort de magnanimité pour accepter que ce genre de chose ne vienne pas entamer la crédibilité de l'histoire. Mais au moins au niveau rythme de l'histoire, on avance ! À très grands pas même. Après, on n'est pas non plus sur le cul quant aux différents rebondissements (qqun doutait que Jon Snow se tape Daenerys franchement ?)(et qui s'est étonné d'apprendre dans la foulée quels sont leurs véritables liens de parenté ?). Mais puisque c'était quasiment inévitable, au moins on n'y a pas passé des plombes et c'est fait. Je m'attendais à plus de morts et de personnages importants qui passent l'arme à gauche, et j'ai presque été déçu de ce point de vue là. Alors que l'occasion était là quand par exemple l'expédition menée par Jon Snow se retrouve prise au piège par l'armée des morts on n'a eu droit qu'à des morts de personnages de troisième zone (allez sérieusement, qui peut me dire comment se nomment ceux qui y sont restés là-bas ?). Ok, ok, ça a couté la vie d'un dragon mais c'est un peu court quand même. M'est avis que le père G.R.R. Martin aurait été moins timide dans la liste des étripés s'il avait eu à l'écrire ce passage... Bref, cette septième saison a eu des effets paradoxaux sur moi : je suis très heureux qu'enfin ça avance et que le grand spectacle soit de mise, mais je suis un peu déçu par le manque de vraie surprise, les invraisemblances marquées et la bienveillance des scénaristes avec les membres du casting principal. Cependant cela ne va pas m'empêcher d'attendre avec impatience la dernière saison pour avoir enfin la conclusion de cette saga si riche et si ambitieuse (surtout à ses débuts). En espérant que les destins tragiques et les morts difficiles reviennent au programme (c'est quand même une des caractéristiques qui a fait de cette série un phénomène dès le départ) et que les scénaristes n'aillent pas forcément dans le sens des attentes des fans les plus gnangnans en n'hésitant pas à sacrifier même les personnages les plus appréciés. On juge souvent une série à sa fin. J'espère que celle-ci sera à la hauteur des attentes et du début de la série.

Valerian et la Cité des Mille Planètes : Annoncé comme le plus gros film européen de tous les temps (sur le plan budgétaire en tout cas), basé sur une bande dessinée de SF française, tourné presque entièrement en France (mais avec un casting en majorité anglo-saxon), et vendu comme le dernier coup de poker du très controversé Luc Besson (autant adoré pour ses premiers films qu'honni pour ses derniers), Valerian m'a beaucoup intrigué depuis le jour de son annonce. Je ne savais pas trop quoi en penser : excitant ou inquiétant ? Un peu des deux mon colonel... Et au visionnage cette sensation d'indécision et d'entre deux a perduré. Il y a une foule de bons points : un visuel à tomber, des effets spéciaux de qualité, un rythme soutenu, de l'audace dans certains choix, une inventivité et une originalité rafraîchissantes (malgré tout ce qu'on peut entendre sur la ressemblance avec Star Wars, Star Trek ou encore le Cinquième élément - qui se justifie puisque la BD Valerian a été à l'origine de pas mal de concepts et d'éléments visuels de ces films justement - j'ai trouvé que Valerian a su se démarquer et trouver sa propre identité, ce qui n'a pas dû être une tâche facile). Mais il y a aussi de gros points noirs : en premier lieu Dane DeHaan dans le rôle de Valerian qui traîne toujours sa tronche d'adolescent dépressif qui lui avait tant réussi dans Chronicles mais qui ne sied pas du tout au type de personnage qu'il est censé incarner ici. Au point qu'on trouve que Clara Delevingne en Laureline finalement, ça passe (!), c'est dire. Autre gros souci : si je m'abstiendrai d'attaquer le scénario basique qui somme toute entre dans les canons de ce qui se fait actuellement sur des gros budgets de ce type qui rechignent un peu à prendre trop de risques narratifs (coucou les Avatars, Marvel et autres Transformers), si je serai indulgent de côté-ci donc, je ne peux pas pour autant passer sur les dialogues qui sont dignes de, de..., je sais pas du collégien en stage d'immersion mais qui tient à faire un rapport de stage impeccable et donc qui ne saura écrire que des platitudes ponctuées de quelques évidences, dans un langage et un flot (au sens musical du terme) qui tient plus de la dictée que de la spontanéité. Que l'histoire soit cousue de fil blanc et ultra-prévisible, bon j'allais dire que ce ne sera ni la première ni la dernière fois, et qu'à la limite ça n'empêche pas de produire un truc qui tient la route, mais que les dialogues eux-mêmes soient à ce point gnangnan, bas de plafond, plats et écrits avec les pieds, ça je ne peux pas, c'est typiquement le genre de truc qui me sort complètement d'un film (ou d'un roman d'ailleurs). On peut faire du classique ou du déjà vu, mais il faut un minimum y croire quand on le voit et qu'on l'entend, sinon ça devient vite indigeste. C'est je crois l'un des plus gros problèmes du film. Ensuite, conséquence ou pas de ce qui précède, je dois dire que je n'ai pas vraiment été pris par les enjeux narratifs du film. En gros je suivais ce qui se passait à l'écran, mais je n'étais pas une seconde en empathie avec les personnages, aucun d'entre eux. Du coup qu'ils aillent à droite ou à gauche, qu'ils soient en danger ou qu'il leur arrive un truc bien, ça ne provoquait rien chez moi. Heureusement comme je le disais plus haut, le rythme était soutenu, ce qui m'a empêché de trop m'ennuyer, mais aller jusqu'à dire que j'y ai trouvé de l'intérêt, non désolé...

Bref, semi-ratage, semi-déception. Et donc forcément semi-réussite aussi. Pas désagréable sur le fond, très améliorable sur beaucoup de plans, formellement beau à voir et inventif visuellement. Dernier bon point cependant : ça m'a donné envie de tenter la lecture de la BD, que je connaissais sans jamais pourtant n'en avoir lu aucun album. C'est déjà ça !!

Atomic Blonde : La bande annonce promettait de l'action et de la rudesse mêlées à la beauté assassine et la classe de Charlize Theron, et le résultat est très exactement fidèle à ce qu'on nous annonçait. Ce film est une sorte de James Bond au féminin, l'ultra-violence d'un The Raid, le réalisme d'un Jason Bourne et l'esthétique d'un film de Nicolas Winding Refn en plus. Et le mix est vraiment bon ! Rajoutez par-dessus cela une intrigue à base de faux-semblants et de super espions qui se la racontent un peu, des comédiens de haut standing qui se font plaisir (outre la sublime Charlize on croise entre autres James McAvoy, John Goodman, Toby Jones, Eddie Marsan ou encore Sofia Boutella), de l'action à gogo, un peu de nudité pas désagréable, une scène lesbienne pas désagréable non plus, de la baston qui fait mal et un mur de Berlin qui commence à se fissurer de partout et on obtient un très chouette film de série B qui tient la dragée haute à pas mal de blockbusters du moment ! Après si vous n'aimez ni les blondes ni la baston, passez votre chemin, mais sinon ce film est un pur fantasme de geek ! Mention très spéciale à Charlize Theron qui ne se contente absolument pas de balader son corps de rêve et son sex appeal (ça a suffit à bien d'autres pour mener des carrière entières pourtant) tout le long du film : la miss est physique, elle n'a pas peur de mettre à mal sa beauté et son glamour et le démontre dans des scènes de bagarres dignes des meilleurs films d'action. Un Statham ou un Tony Jaa n'auraient certainement pas renié certaines d'entre elles !! À voir absolument pour ce côté décalé et qui flirte souvent avec l'extême sans jamais dépasser la limite du réaliste, pour admirer aussi bien les courbes que les coups de poing de la belle Charlize, et pour passer un très bon moment de cinéma de genre !

American Gods saison 1 : Dire que je l'attendais avec impatience est un euphémisme. L'adaptation en série du génial roman de Neil Gaiman par une chaîne qui ne lésine pas sur les images un peu choc quand il y en a besoin (et il y en a besoin !), avec cerise sur le gâteau Ian McShane, l'éternel Swearingen de Deadwood, dans le rôle de Voyageur, des trailers qui laissaient deviner quelque chose de tout à fait à la hauteur du bouquin, oui décidément de ces derniers mois c'est une des séries que j'attendais le plus ! Et je n'ai pas été déçu ! C'est beau, c'est intriguant, c'est bien construit, c'est bien interprété. Il y a des moyens et ça se voit, la photographie est juste sompteuse, les effets qui collent bien aux différents délires du livre. Le rythme n'est pas des plus soutenus, mais l'approche des nombreux personnages et le plantage de décor et d'ambiance le nécessitaient. Cela dit on ne s'ennuie pas pour autant, et il y a suffisamment de choses à montrer et de concepts à digérer pour ne pas se précipiter dans la narration. Mais vraiment ce qui m'a le plus conquis dans cette adaptation c'est la qualité et l'homogénéité visuelle qui fait de cet univers à la fois contemporain et imaginaire un monde crédible, cohérent et convaincant. Et que dire du casting ? Entre les quasi-inconnus (Ricky Whitlle dans le rôle d'Ombre par exemple), les guests de grande classe (Peter Stormare, Emily Browning, Gillian Anderson, Crispin Glover ou encore Kristin Chenoweth) et les newbies bourrés de talent qui montent en ce moment (Pablo Schreiber de Orange is the New Black ou Jonathan Tucker de Kingdom), l'ensemble mené par l'excellent Ian McShane précité, c'est du quatre étoiles !! L'intrigue quant à elle est plutôt bien retranscrite dans sa globalité depuis le roman, tout en sachant prendre une certaine distance et des libertés parfaitement réfléchies et adaptées au support télévisuel. J'attends déjà avec une extrême impatience la saison 2 que j'espère aussi forte et délirante que la première.

Shameless US saison 7 : Depuis sept ans déjà, Shameless US est devenu pour moi un rendez-vous absolument incontournable ! J'ai beau les connaître par coeur, j'ai beau croire qu'on a déjà tout vu d'eux et qu'ils ne peuvent plus me surprendre, à chaque fois je replonge, à chaque fois j'en reprends une dose et chaque fois j'adore et ne peux plus m'en passer pendant les trop courts épisodes annuels (à la manière de ce vieil accro à tout ce qui fait planer de Frank), à chaque fois je suis triste de me dire que c'est déjà fini, à chaque fois je me dis que ça va être long d'attendre la nouvelle fournée d'épisodes. Cette série est un bijou dans le tout venant des séries américaines et je suis toujours aussi positivement surpris que les spectateurs ricains plébiscitent depuis si longtemps une série qui brocarde avec autant d'impertinence et de drôlerie la sacro-sainte American Way of Life. Que cette bande de losers, de bons à rien, de camés et de soûlards soient les héros d'une série à succès (bon relativisons : on n'est pas à un niveau d'audience digne de Game Of Thrones ou The Walking Dead mais sept saisons série en cours, c'est pas dégueulasse quand même), et que le message anti-système et gentiment révolutionnaire que véhiculent la plupart des personnages continue de trouver sa place dans l'univers pourtant très cadré des séries US, moi ça me réconcilie avec une certaine image pas toujours très flatteuse des Etats-Unis de ce côté de l'Atlantique. J'adore Shameless et plus le temps passe plus je me rends compte que mon amour pour cette série grandit. Je ne peux faire autrement que la recommander chaudement aux quelques uns perdus ici qui ne se seraient encore jamais frottés à la famille Gallagher. C'est pas du bon, c'est du très bon !!

Baby Driver : Nouveau film d'Edgar Wright, Baby Driver promettait dans sa bande annonce un casting quatre étoiles, des scènes d'actions et surtout de poursuite en voiture de fous, un look et une ambiance cool et fun entre le rétro et l'ultra-moderne, et surtout un bon moment d'amusement comme Edgar Wright en a le secret. Eh bien sachez que l'ensemble de ces promesses, sans aucune exception, est tenue. Et de bien belle manière qui plus est. On s'amuse, on est impressionné par ce qu'on voit à l'écran dès lors que ça se passe sur quatre roues, on adore voir les trognes incomparables de types comme Kevin Spacey, Jamie Foxx et surtout le génialissime Jon Hamm (dont le rôle est à mille lieues de son rôle phare dans Mad Men), on découvre avec plaisir et étonnement ce jeune acteur qui tient le rôle principal (Ansel Elgort de son petit nom), on reconnaît les codes habituels de ce genre de films traités cependant avec suffisamment de talent pour ne pas gâcher les différents rebondissements, bref on s'éclate (comme le casting on dirait bien) devant ce film sans grande prétention mais avec de vraies pépites de plaisir cachées dedans ;) Film d'été par excellence, bande son omniprésente qui rythme même les courses-poursuites à la perfection, on a là un film à aller voir juste par plaisir et pour rien d'autre. Et il vous le rendra bien.

Mad Dogs : Voilà bien longtemps que je voulais voir ce film (il date de 1996 quand même !) car outre le titre intriguant il a un casting de luxe (Gabriel Byrne, Diane Lane, Jeff Goldblum, Kyle MacLachlan, Ellen Barkin, un peu la classe à l'époque de sa sortie), mais surtout parce que l'un des personnages principaux n'est autre que mon acteur fétiche, Richard Dreyfuss. Mélange de comédie limite burlesque et de film de gangsters, on a ici un film assez iconoclaste et avec lequel on ne sait jamais vers où on va être embarqué. Les personnages sont ultra-caricaturaux, l'intrigue de départ ultra-basique, les décors et les costumes ultra-datés, mais ce qui prévaut avant tout dans ce film c'est l'interprétation assez jubilatoire des comédiens qui très clairement s'amusent et cabotinent un max. En ayant conscience de le faire, je le précise, c'est ce qui donne tout l'intérêt à la chose, sinon ça pourrait vite devenir indigeste. Alors bien entendu ça n'a rien d'une superproduction malgré les noms en haut de l'affiche, il n'y a aucune scène à grand spectacle et l'image et la mise en scène sont plutôt banales, le rythme n'a rien d'effréné par rapport à ce qu'on a l'habitude de voir aujourd'hui et les dialogues sont un peu à l'ancienne. En bref, tout ce qui pourrait faire d'un film un succès de nos jours est absent de Mad Dogs ! Mais ce n'est pas grave, je dirais même que c'est exactement ça qui m'a plu dans ce film ! Et puis un film qui a pour héros Richard Dreyfuss, de toute façon, ne peut pas être mauvais, c'est une des lois intangibles de l'univers. 

The Expanse saison 2 : Seconde saison pour la série de SF / Anticipation la plus ambitieuse et aboutie depuis longtemps, je l'attendais avec impatience ! Je reste étonné que cette série survive tout en maintenant un rythme posé qui ne se voit pas sacrifié à cette époque du zapping et du montage épileptique généralisés. Je reste étonné par l'intelligence du propos, la résistance à la simplification et la classe générale dans le ton et l'image, qui ne sont pas actuellement les canons les plus habituels de ce qui se veut populaire. Et en plus on a l'impression que ce qu'on nous montre à l'écran a coûté son pesant de cacahouètes et n'a pas été bricolé sur un coin de table avec trois bouts de ficelles. Bref, qu'on nous prend pas pour des jambons. L'intrigue avance dans cette seconde saison et on commence à rattraper lentement mais sûrement l'équivalent en tome parus en romans. Cela dit la série respecte un rythme qui lui est propre (mais reste très proche des événements tels que relatés dans les bouquins), et c'est la marque de showrunners qui savent ce qu'ils font et surtout où ils vont. L'espoir que j'ai c'est que cette exigence de qualité ne se heurtera pas aux dures lois du marché et de l'audience, et que The Expanse sera autorisée à aller non seulement à son terme mais surtout selon ses conditions propres... 

Partager cette page

Repost 0
Published by Stéph