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  • : Moleskine et Moi
  • : de la Pop Culture, un peu d'actualité, pastafarismes et autres petites choses...
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Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !

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Série(s) en cours

 

29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 19:46

La crise sanitaire actuelle a surtout été pour moi une crise capillaire, je vous en ai déjà touché un mot précédemment. Ce fut même à l'origine d'un moment de doute quant à ce qu'il convenait pour moi de décider.

Et puis voilà une semaine j'ai rencontré sur la route un ami que je n'avais plus vu depuis plus de trois mois, on s'est juste croisé en sens inverses sans s'arrêter, à vrai dire s'il n'avait pas klaxonné comme un dingo (c'est un des trucs préférés de Nico quand il est au volant : mettre du AC/DC à fond les ballons, faire crisser les pneus et klaxonner) je ne l'aurais sans doute même pas vu. Toujours est-il que dans la demi-heure qui s'ensuivit, il m'envoyait un sms pour s'enquérir de la santé de mon coiffeur, craignant que ce dernier fut une victime de plus du covid-19. J'y vis un signe qui ne trompe pas.

Vous le voyez aussi le signe qui ne trompe pas ?

Avisant ma tronche dans le miroir, je décidai d'agir.

Agir oui, mais par où commencer ?

Première étape : tailler ma barbe. Adieu le look Bud Spencer. Mais devant l'épaisseur de la chose, j'ai dû procéder par étape.

Un petit côté Double-Face ??

Jusqu'à enfin arriver à quelque chose d'un peu plus seyant.

Y a quand même encore un truc qui cloche non ?

Sauf que là le haut et le bas n'étaient plus du tout raccord. Une seule solution : vite un rendez-vous avec Graziella (ma coiffeuse).

Fin du confinement : retour à la normale !

Et depuis j'ai retrouvé enfin un semblant de dignité capillaire. Il était temps je crois.

 

 

Mes excuses auprès de ceux qui me lisent régulièrement : à la place de mes longues proses dont vous raffolez pour vous aider à vous endormir le soir venu, vous n'avez eu droit qu'à ma trogne en gros plan et en plusieurs exemplaires. Ce blog part à vau l'eau !

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 07:05

Il y a quelques jours je listais une série d'effets secondaires, positifs comme négatifs, liés au confinement et à la crise sanitaire du Covid-19.

Dans ma liste je n'ai pas parlé d'une des conséquences qui m'aura bien brisé les roustons : l'annulation, ou dans le meilleur des cas la reprogrammation à une date ultérieure des spectacles et concerts depuis le mois de mars et potentiellement jusqu'aux mois estivaux.

 

Et il se trouve que j'en avais un certain nombre de prévus sur mes tablettes, le début d'année s'annonçait riche sur le plan culturel et artistique...

 

C'est donc ainsi que je me suis vu passer sous le pif les concerts de :

  • Alain Souchon : je l'ai déjà vu à plusieurs reprises et à chaque fois c'est un plaisir de voir le dandy français sur scène, entre poésie, dinguerie et musicalité il reste un incontournable de la scène française.

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  • Seasick Steve : je connais un peu sa musique mais ne l'ai encore jamais vu en concert, c'était censé être une découverte avec l'ami Nono...

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  • James Blunt : tant pis pour mon côté midinette, le britannique repassera dans environ un an...

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  • Louis Chedid : en voilà un qu'il me tardait de découvrir sur scène ! J'adore sa musique mais ne l'ai encore jamais applaudi en live... va falloir prendre mon mal en patience jusqu'en janvier 2021 du coup.

 

 

 

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  • Nathaniel Rateliff : l'un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années. Le barbu a décalé son passage en France au mois d'octobre. En espérant que d'ici là la seconde vague sera déjà passée, parce que Nathaniel on a prévu d'aller le voir tous les quatre ensemble avec les garçons, le rock c'est une affaire de famille ! ;-)

  • Bebel Gilberto : elle aussi je l'attendais avec impatience ! La reine de la Bossa Nova enfin de passage pas loin de chez moi pour un concert intimiste dans une petite salle, j'avais rameuté une belle bande de potes pour y aller en groupe ! Aux dernières nouvelles ça se fera peut-être en novembre...

  • Greg Zlap : un inconnu pour vous ? Pour moi aussi ! C'est un cadeau-découverte de ma petite sœur, mais ça devra attendre encore quelques mois.

  • The Dead South : Ceux-là aussi il me tardait de voir ce qu'ils donnent en live, leurs clips sur youtube sont chouettes, il me faudra patienter jusqu'en avril 2021.

  • Eric Clapton : God himself !! Certainement le report qui me fait le plus braire !! J'avais déjà un peu fait mon deuil sur la possibilité de le revoir un jour (je l'ai vu sur scène une seule fois, il y a une vingtaine d'années) entre son âge (75 balais cette année), sa santé fragile, la quasi-disparition de dates en France lors de ses dernières tournées et les prix un poil over-the-top des billets de ses concerts. Ma fée avait réussi je ne sais comment à dégoter deux places pour aller le voir à Zurich en juin et pour moi ça tenait déjà du miracle, j'étais tout fou ! Mais le virus est passé par là et c'est donc en juin 2021 que le concert a été reprogrammé... si tout va bien d'ici là. Ça m'a fait un peu l'effet d'une douche froide. Je n'ai plus qu'à patienter une année supplémentaire...

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 20:12

Avec le confinement on est amené à se poser des questions. Vous savez, des questions importantes, profondes, existentielles, primordiales. Des questions de fond. Sur le monde mais aussi sur soi.

 

Et donc je me demandais, maintenant que la première urgence capillaire est quasiment passée, que mes cheveux ont bien poussé, que je recommence à presque pouvoir me coiffer et que bientôt la phase intermédiaire bien dégueulasse où ça part dans tous les sens, ça se dresse, ça frisotte et ça se rebelle à tout crin (ah ah) sera derrière moi, je me demandais donc si ce n'était pas le moment où jamais de les laisser pousser ? Les cheveux longs façon gitan. El Chato, vous vous souvenez ?

Sébastien El Chato, non moi je ne t'ai pas oublié !

Parce que mine de rien, la barbe grisonnante aidant, je me rapproche de plus en plus du style Georges Moustaki. La gueule de métèque, de juif errant, de pâtre grec, je n'en suis plus très loin. Me resteraient plus que quelques semaines de patience, à apprendre la guitare, et je vous fais une reprise de Ma Liberté et de La Philosophie du grand Georges !!

Georges Moustaki, la classe poilue, mais la classe quand même.

Bon après j'ai quand même un doute affreux, nourri par la crainte de finir plutôt en sosie raté de Rudi Völler.

Rudi Völler, bel homme, mais d'un autre genre...

Du coup j'hésite.

 

Des questions de fond je vous dis.

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 20:45

Sept semaines. Ça fait sept semaines déjà que l'on est en confinement. Huit que je suis chez moi, puisque les écoles du Haut-Rhin ont fermé une semaine avant le confinement, et que je n'allais pas laisser mes chers enfants seuls à la maison. J'avais pensé d'abord continuer à bosser, il suffisait de les attacher à une chaise le matin, les mains scotchées à un paquet de petits gâteaux, une paille reliée à une bouteille d'eau dans leur dos, posés devant la télévision branchée sur Arte (histoire de se cultiver un peu plus qu'avec Gulli), mais j'ai abandonné l'idée. Fichu sentiment de culpabilité judéo-chrétienne de mes deux.

Les verbes aussi souffrent parfois de maltraitance conjugale

Ça fait donc deux mois que je n'ai plus beaucoup de connexions avec le monde extérieur, si ce n'est celle que me procure mon lien ADSL (eh non, pas encore de fibre chez moi). Et que cette situation pour le moins inédite commence à dévoiler certains de ses effets secondaires. Parce que peut-être que l'hydroxychloroquine fait débat pour ses éventuels effets indésirables, mais ce qui est sûr c'est que le confinement aussi a des effets secondaires. Positifs ou négatifs, c'est selon. On en parle ?

Il ne serait pas mort de ça en vrai Jacques Chirac ?

Évidemment, l'effet recherché c'est de réduire le plus drastiquement ses contacts avec les autres. Mais forcément, à part peut-être pour les plus misanthropes d'entre nous, ça crée un état de manque. Qui ne se voit pas en manque de ses proches, de sa famille, de ses amis ? C'est quasiment inévitable pour qui est socialement entouré en temps normal.

Charles Darwin said...

Ce que j'ai noté également, et qui commence à me peser au bout de plusieurs semaines, c'est un autre type de manque : celui qui concerne mes petites habitudes. C'est dans ces circonstances qu'on réalise à quel point on a mis en place des sortes de petits rituels dans sa vie, quotidiens, hebdomadaires. Et que si on les a mis en place, ça n'est pas pour rien. C'est parce qu'ils nous aident à vivre « agréablement ». Marcher chaque midi au centre de Colmar, pas longtemps mais histoire de se dégourdir les jambes, respirer autre chose que l'air climatisé du boulot et voir les gens passer. Aller manger trois midis par semaine dans mon restaurant préféré. Boire un café, ou deux, ou douze, avec mes amis ou seul, chaque samedi matin à Mulhouse. Juste avant de faire un saut à la librairie et checker les dernières nouveautés en BD. Rien d'indispensable me direz-vous. Peut-être pas indispensable en effet. Et pourtant essentiel. Oui c'est sûr, je peux survivre sans. Mais justement, on touche peut-être là du doigt ce qui sépare la vie de la survie. Mes besoins élémentaires, absolument nécessaires, sont pourvus. Je respire, je bois, je mange. Et plutôt bien même. Mais tout le reste, ce qui correspond à des besoins « secondaires » voire parfois juste à des envies même pas à des besoins, voilà je pense ce qui donne une partie de son intérêt à la vie. Et pour le coup, le confinement nous coupe d'une bon nombre d'entre eux. Réduisant d'autant notre sensation de bien-être.

Ah ce que je ne ferais pas pour boire un expresso en terrasse d'un café...

Cela dit, on peut aussi profiter de cette période pour tirer avantage de cette situation de manque si désagréable. D'abord on prend conscience de ce qui nous manque vraiment. Cela nous permet de cibler nos priorités, d'avoir l'esprit clair sur ce qui compte vraiment à nos yeux. Ensuite on a aussi tout le temps pour se réinventer. Trouver d'autres occupations, imaginer d'autres routines, d'autres rituels apaisants, en redécouvrir même. Bref, s'éveiller la conscience et ne pas se laisser abattre. Pas pour mettre aux oubliettes tout ce qu'on a aimé jusqu'ici et qui meublait nos vies sociales, mais pour apprendre à tolérer le manque et mieux en profiter à nouveau lorsque cela sera possible...

Quand la réalité dépasse la fiction...

Clairement, le manque des autres (pas tout le monde et encore moins n'importe qui, mais ceux qui comptent) et le manque lié à mes habitudes empêchées, sont les effets les plus marquants du confinement sur moi.

 

Mais il y en a d'autres.

 

Et des positifs !

Vous avez remarqué à quel point le monde est plus silencieux ? Beaucoup moins de bagnoles et de circulation. Peu de trains et d'avions. On entend les oiseaux comme jamais. Moins de gens dehors, moins de bruit, moins de pollution aussi. C'est mécanique. Vous avez vu toutes ces images qui montrent des animaux « sauvages » oser sortir en milieu urbain ou semi-urbain à travers le monde ? Vous avez vu les relevés de la pollution atmosphérique, les vues du ciel de zones habituellement couverts de nuages de pollution en Chine ou en Italie ? Vous avez-vu la couleur des eaux du lagon de Venise quand il n'y a plus ces myriades de bateaux pour en troubler la limpidité ? Non seulement c'est beau, mais c'est aussi impressionnant de constater qu'en très peu de temps finalement, la nature parvient à reprendre ses droits... Et surtout, cette démonstration claire et nette, s'il en fallait encore, de notre impact direct sur l'environnement, ça fait réfléchir vous ne trouvez pas ?

La lagune de Venise débarrassée des bateaux de touristes.

Je ne sais pas si on peut parler d'« effet positif » mais depuis le confinement, j'ai fait de gros progrès quant à l'utilisation de mon téléphone. Non, je n'étais pas benêt au point de ne pas savoir m'en servir auparavant, je parle de l'usage que j'en fais. Le téléphone et moi, ça a toujours fait deux. Au moins. Un instrument diabolique avec lequel je n'étais jamais à l'aise, ne sachant trop quoi dire au combiné. Eh bien figurez-vous que depuis le confinement, j'ai réussi à tenir des conversations à bâtons rompus par l'intermédiaire de cet engin de la mort. Genre deux heures au bout du fil (un fil imaginaire avec les portables certes : j'évolue sur le téléphone, pas encore sur les expressions que j'emploie) avec Éric, même pas peur. Mais bon, comme je disais, pas encore convaincu que ce soit hyper « positif » comme avancée...

Allô Stéph ? Les années 1980 au bout du fil pour toi !

Restons positifs, parlons bouffe !

Là normalement, je devrais être d'une tristesse insondable de ne plus pouvoir profiter des plats du jour de mon resto favori (Tony, si toi et ton équipe me lisez, soyez bénis jusqu'à la fin des temps pour tout le plaisir gustatif que vous m'avez déjà procuré au fil des années). Et c'est clair que ça me manque grave, pas de doute là-dessus. Pourtant j'y vois du positif quand même, car du fait de ce confinement forcé avec mes gamins, il s'avère que je n'ai jamais cuisiné autant que maintenant. Je précise de suite : de tout temps j'ai détesté cuisiner. Autant je sais bien et j'aime manger, autant préparer les repas tenait de la torture pour moi. Juste je n'aime pas ça. Du tout, du tout. J'admire ceux qui sont passionnés par cet art (car c'en est définitivement un à mes yeux), mais ce n'est pas fait pour moi. Eh bien par la force des choses, et pour répondre à l'appétit féroce de mes deux loustics, je suis bien obligé de m'y coller. Alors pour être clair : je n'aime toujours pas ça, mais j'ai dépassé le stade de la panique devant la plaque de cuisson et le four pour me débrouiller plutôt pas mal (le « pas mal » est à entendre pour quelqu'un comme moi qui part de très très loin).

Je fais des progrès insensés en cuisine !!

Bon, malgré tout, je ne peux pas faire l'impasse non plus sur quelques effets secondaires plus négatifs de ce confinement.

 

Mon état physique d'abord. Sur le plan de la forme comme sur celui de l'apparence.

Pour ce qui est de la forme j'essaie de m'entretenir chez moi, comme je le fais du reste depuis des années. Je n'ai pas trop changé mes habitudes, juste splitté mes séances hebdomadaires en 2 puisque j'ai plus de temps à y accorder (je suis donc passé de 2 à 4 séances de sport par semaine). J'en fais à peu près autant au total, mais étalé sur plus de jours. Ça laisse moins de jours pendant lesquels « je ne fais rien du tout ». En revanche là où je m'inquiète c'est pour le souffle et l'endurance. Courir m'a toujours ennuyé (j'ai souvent essayé de m'y mettre mais rien n'y fait, ça m'emmerde), et ce confinement ne m'a pas fait changer d'avis là-dessus, contrairement à un certain nombre de nos compatriotes je ne me suis pas transformé miraculeusement en joggueur juste parce que je n'avais plus le droit de sortir autrement de chez moi. Et du coup, en cardio je ne fais quasiment plus rien, puisque auparavant c'était la marche quotidienne qui faisait office d'exercice pour moi. Ça et les escaliers du boulot. Tous les jours 4 fois les huit étages qui séparent mon bureau du rez-de-chaussée dans les pattes, ça n'avait pas été facile lorsque je m'étais mis dans l'idée de boycotter les ascenseurs, mais avec le temps je m'y étais fait. Sauf que là, déjà 2 mois sans prendre le moindre escalier, j'aime autant vous dire que ça va piquer dans les jambes le déconfinement...

Y aurait pas comme un léger parfum de foutage de gueule dans l'air par hasard ?

Pour ce qui est de l'apparence, là aussi, ça commence à devenir chaud. Faut dire que j'ai commis une petite erreur qui a eu de grandes conséquences. Le dernier samedi avant le confinement, j'avais prévu d'aller chez le coiffeur, parce que ça commençait à devenir limite question longueur de cheveux. Et puis la flemme. Me suis dit que c'était encore pas si dramatique, que ça pourrait attendre encore une petite semaine. Sans compter que ce samedi là il devait y avoir le dernier match encore non-annulé du Tournoi des Six Nations à la télé (Pays de Galles – Écosse), ce qui a fini de me convaincre de reporter mon passage chez Graziella (oui, ma coiffeuse se prénomme Graziella).

Résultat : confinement trois jours plus tard, fermeture des salons de coiffure jusqu'à une date indéterminée, match de rugby annulé au dernier moment et aujourd'hui coupe de cheveux absolument sans nom. C'est long, ça part dans tous les sens, ça frisotte aux extrémités (des cheveux !), ça rebique n'importe comment, on ne voit plus mes oreilles. Alors comme je suis un garçon qui apprécie plutôt la cohérence, je me suis dit que tant que je ne pourrai pas me faire couper les cheveux, je ne taillerai pas non plus ma barbe. Histoire d'être raccord. Tant qu'à faire dégueulasse, au moins c'est uniforme. Un casque à la Pujadas ébouriffé avec une barbe courte et taillée, non seulement ça serait moche, mais ça donnerait une image de garçon inconstant capillairement. Et je m'y refuse. Alors quand même, deux mois plus tard, je commence à osciller doucement entre le Jean Schultheis* de la grande époque et le Sébastien Chabal dépressif d'une pub pour PokerStar.fr … Petite erreur, grandes conséquences...

Je suis d'accord avec vous : ça n'est pas beau à voir.

Pour finir, j'ai envie de vous parler d'un effet aussi inattendu que déprimant pour moi. La lecture. L'écriture. En berne, toutes les deux.

On ne peut pas dire qu'habituellement je lise à un rythme effréné, je tourne grosso-modo entre 20 et 30 livres par an, en fonction de la taille des bouquins qui me tombent sous la main. Mais là, c'est juste que je n'y arrive pas. Sans pouvoir l'expliquer de prime abord. Pas faute de temps en tout cas. Mais rien à faire, pas d'envie, et pas la concentration nécessaire pour ça. Imaginez le truc : j'ai entamé un bouquin en même temps que le confinement. Deux mois plus tard, j'en ai lu 80 pages !! En rythme normal de lecture, je devrais en avoir fini au moins deux complets depuis ce temps ! Et théoriquement en ayant beaucoup plus de liberté pour lire à ma guise, j'aurais dû pouvoir enchaîner les lectures à haute fréquence. Mais non, pas moyen. Alors quand même, à la place j'ai réussi à lire pas mal de BD, et j'ai réussi à bien écluser la pile de comics en retard qui assiègent le pied de mon lit. Pas encore pu effacer l'ensemble de mon retard (qui était conséquent), mais j'ai quand même bien avancé là-dessus. N'empêche, je suis très très loin de ce à quoi je m'attendais en termes de qualité et de volume de lecture. Et ça me désespère. D'autant que c'est à mettre en parallèle avec ma maigre production écrite. Là aussi, je m'étais imaginé que le confinement allait me permettre de dégager du temps pour écrire, en particulier j'envisageais de pouvoir prendre un peu d'avance en rédigeant des articles pour ce blog dont je pourrais ainsi prévoir l'édition bien en amont. Ben là encore, que tchi. Il m'est très compliqué de m'y mettre. Quand je commence, j'ai du mal à trouver mes mots, à enchaîner les idées, à articuler un texte à peu près cohérent et digne d'intérêt à la relecture. Bref, je passe un temps fou pour obtenir un résultat médiocre. Bien souvent je laisse tomber, je m'éparpille, je procrastine, je laisse divaguer mes pensées, je me laisse distraire. Je ne parviens que très difficilement à trouver la concentration nécessaire et indispensable à écrire quelque chose un tant soit peu correct. Et quant à multiplier les articles, là ça tourne à la science-fiction. Ce que ça peut être frustrant d'avoir du temps devant soi, des thèmes d'articles en attente déjà tous prêts, l'envie de bien faire mais aucun jus, aucun peps, rien de bien qui ne sorte du stylo ou du clavier.

Petite sélection pour se mettre dans l'ambiance.

D'une manière incompréhensible, et bien agaçante, je viens de passer deux mois avec plus de temps que jamais à disposition, sans pouvoir en tirer grand-chose, ni en termes de lecture, ni en termes d'écriture. Mauvais timing ou effet secondaire du confinement ? J'ai eu le même type de retour d'expérience de la part de plusieurs personnes qui lisent beaucoup en temps normal mais qui se sont vues inexplicablement incapables de lire correctement en cette période.

Poésie confinée...

J'y ai beaucoup repensé ces derniers jours et je me demande si, en ce qui me concerne du moins, ce n'est pas intimement lié à l'une des fonctions principales que la lecture revêt pour moi. Habituellement je lis pour m'isoler. En intérieur ou en terrasse, pour y manger ou pour un café, j'aime m'asseoir à une table de restaurant ou de brasserie. Même seul, ça ne me dérange absolument pas. Mais jamais sans un bouquin. En fait je lis très souvent entouré de monde. La lecture m'isole, me protège, me caparaçonne. Je m'y sens bien, et à bien des moments elle m'a été d'un grand secours.

En temps normal je pense plutôt comme la dame...

Or en temps de confinement forcé, la lecture perd cette fonction d'isolation au monde extérieur. La période étant plutôt au manque de contact, je me demande si inconsciemment la lecture m'apparaît comme allant à l'encontre de ce dont j'ai besoin actuellement. Alors que la lecture m'a toujours permis de ne pas me sentir seul, voici qu'elle est peut-être devenue le symbole d'une solitude forcée qui me pèse. L'explication vaut ce qu'elle vaut et n'est rien d'autre qu'une théorie, mais ce serait aussi étrange que paradoxal n'est-ce pas ?

Tousse ensemble ou sain en solo ?

Une chose est certaine : ce confinement inédit de plus de deux mois aura eu des conséquences aussi inattendues que diverses sur chacun d'entre nous. En dehors des ermites dans l'âme et des ours qui entament tout doucement leur sortie d'hibernation, peu d'entre nous auront traversé cette période sans noter des effets secondaires sur notre quotidien, voire sur nos personnalités. Et pour vous, quels sont-ils ?

Prenez soin de vous !

* Ah y a de la référence de haute volée hein !! C't'un blog culturé ici !

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 13:48

La fermeture des écoles, le confinement à la maison, ça nécessite de s’occuper un peu. Et avec le soleil qu’il fait, autant s’affairer un peu à l’extérieur.

Alors les garçons ont décidé de lancer quelques fouilles archéologiques dans le jardin. Et je crois qu’ils ont mis le doigt sur un T-Rex...

Les fouilles archéologiques : un travail d'équipe !

Marteaux, burins, pinceaux... l'équipement est primordial !

Dextérité et finesse sont requises...

Je crois que je suis tombé sur un fémur de T-Rex ! Ou peut-être un os de poulet, je ne sais pas encore...

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 17:22

Le CoVid-19 fait des siennes, et par chez nous les écoles sont fermées depuis une semaine complète déjà. Alors il faut trouver de quoi occuper les gamins, et rester enfermés toute la journée n’est pas toujours la solution la plus agréable. Aussi comme ce vendredi il a fait un soleil vraiment éclatant et que le ciel bleu incitait à prendre l’air, les garçons et moi avons fait une sortie au zoo de Mulhouse. Bien nous en a pris, il y avait très peu de monde et la journée a été très agréable.

 

Peu enclins aux réunions évangélistes, les locataires du parc zoologique de Mulhouse semblaient en pleine forme ! Nous avons passé un long temps à observer les otaries en train de nager avec toute la grâce qui leur manque sur la terre ferme. Nous avons craqué sur la colonie de suricates aussi mignons que marrants. Nous avons adoré découvrir les tatous et leur manière à la fois nerveuse et délicate d’avoir la bougeotte. Et nous avons fini la journée en disant au revoir à Nanuq, l’ourse polaire née il y a trois ans à Mulhouse et qui va bientôt partir pour le zoo de la Flèche.

 

Et puis nous avons croisé au cours de notre balade rien de moins que DiCaprio en personne.

Avec ses grands yeux bleus il est un peu timide mais très joueur, il aime bien tirer sur la queue de ses amis. Et s’il est venu tout droit des États-Unis ça n’est pas par hasard, c’est pour disséminer ses gènes en Europe.

Ah oui : DiCaprio est un lémur aux yeux turquoise.

DiCaprio, le charmeur aux yeux bleus

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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 15:17

Non, il n’est pas encore trop tard, je me joins donc à Walter Sobchak pour vous faire part de tous mes vœux pour 2020.

 

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 08:21

La MJC de notre petite ville est du genre très active, foisonnante d’idées et ouvertes à tous les types de passions. Petits et grands peuvent y trouver leur bonheur, que ce soit pour y faire du tricot, y suivre des cours de cuisine, apprendre la danse ou faire du judo, la liste des activités proposées est vraiment impressionnante.

 

Associée au centre périscolaire local où Nathan et Tom se rendent après l’école, elle leur propose donc à chaque rentrée une série d’activités selon leurs tranches d’âge. C’est ainsi que Nathan a pu par exemple s’essayer au tennis de table, à l’origami ou encore au travail du bois. Tom quant à lui s’est trouvé une vraie passion pour les arts du cirque, il s’y éclate depuis deux ans tous les lundis soir.

 

Mais ce qui m’a interpelé sur la petite brochure qui récapitule un peu tout ça, c’est la page consacrée aux « Activités Baby », où il est proposé de s’inscrire au Baby Self Defense, qui est en fait une « découverte » du Krav-Maga destinée aux enfants de 4 à 6 ans !!

 

Pour ceux qui ne connaissent pas forcément, le Krav-Maga ce n’est pas exactement une discipline à classer dans les arts martiaux du type judo par exemple. C’est comme qui dirait un poil plus féroce.

 

Je reprends ici ce que vous trouverez facilement sur n’importe quel site qui parle de cette discipline, en l’occurrence je fais un copier-coller depuis wikipédia :

 

L’objectif du Krav-Maga est l’apprentissage de la défense en un minimum de temps de formation et de s'adresser à un large public. Le Krav-Maga n’est pas conçu comme un art mais comme une méthode de combat rapproché. [...] Tout comme le close combat, le Krav-Maga se caractérise par différentes techniques incapacitantes ou létales. Ces méthodes sont très faciles à apprendre et très efficaces. Elles visent à mettre hors d’état de nuire un ennemi : le plus vite possible, le plus efficacement possible et par tous les moyens possibles (aucune limite de combat). Les techniques de combat à mains nues employées sont typiquement les plus dangereuses, les plus efficaces, et les plus simples que puisse générer le corps humain comme peut en témoigner la devise de cette pratique : simplicité, rapidité, efficacité et maîtrise de soi. Ces techniques sont choisies et adaptées pour fonctionner dans des conditions de stress maximum, et sur quelqu’un qui ne se laissera pas faire. Dans un combat pour assurer sa survie (donc de type non sportif), le seul but est d’éliminer la menace avant que celle-ci n'élimine l'individu concerné. [...]

 

Bon, certes, il y a une différence entre le Krav-Maga enseigné en club civil et celui qu’on dispense aux forces spéciales de l’armée ou de la police : en club on n’apprend théoriquement pas les techniques létales.

 

Cependant le principe de base du Krav-Maga, c’est d’apprendre à se défendre. Par tous les moyens ainsi qu’il est précisé : Le Krav-Maga doit enseigner à « frapper les zones sensibles », comme les yeux, la gorge ou les parties génitales, afin de mettre hors d’état de nuire notre opposant.

 

Les clubs de Krav-Maga mettent en avant que l’enseignement de ces techniques doit s’inscrire dans le cadre très strict de la légitime défense telle qu’elle est définie juridiquement et moralement.

 

N’empêche que c’est là qu’on apprend à se bastonner et à faire mal. À se défendre, à se méfier des autres. À se confronter par la violence à autrui.

 

Je ne dis pas que cela n’a aucun intérêt. Savoir se défendre, c’est bien. Si cela peut un jour vous sauver la mise dans une situation dangereuse, tant mieux. Si cela peut vous permettre de vous défouler une ou deux fois par semaine en club, et que vous en retirez maîtrise de vous, confiance et sérénité dans votre vie quotidienne, ce sera parfait et grand bien vous fasse.

 

Mais je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’à des gamins de 4 à 6 ans, il y a peut-être d’autres choses à enseigner, d’autres activités physiques à montrer, d’autres arts à faire découvrir, d’autres exemples à donner, d’autres philosophies de la vie à inculquer que l’autodéfense.

Ils auront encore bien le temps de découvrir ce qu’est la violence et la confrontation. Le combat, la défiance, la loi du plus fort.

Sous couvert de les initier à la découverte de leur corps et de leur faire découvrir les différentes interactions avec le monde extérieur, on leur montre surtout une voie, qui finit par mener, qu’on le veuille ou non, à la violence.

 

Loin de vouloir jeter la pierre à la MJC de mes gamins, je me suis rendu compte que cette pratique d’initier à l’autodéfense les tous petits est en fait plutôt répandue et de nombreux clubs de Krav-Maga proposent des sections « kids » qui accueillent les enfants à partir de 4 ans.

 

Que l’offre existe, soit.

 

Moi, ce qui m’interpelle vraiment, c’est le côté de la demande. C’est le point de vue des parents qui inscrivent leurs mômes au Krav-Maga à un âge où ils ont encore du mal à taper correctement dans un ballon. C’est quoi le but dans l’esprit d’un papa qui emmène son petit au club de Krav-Maga ?

 

Ça n’engage que moi, mais tant qu’à taper sur quelque chose, j’opterais plutôt pour l’inscrire à des cours de batterie. Et tant pis pour mes oreilles...

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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 12:19

L’an dernier, nous avons passé nos vacances d’été en bord de mer. Nathan a d’ailleurs pu y faire son baptême de plongée… il rêvait de voir des murènes, mais pour cela il faut descendre un peu plus profondément que pour un baptême… il a cependant pu observer une multitude de petits poissons et un poulpe qui jouait à cache-cache dans les rochers. Et il en est revenu ravi et prêt à renouveler l’expérience dès que possible. Tom quant à lui était encore trop petit pour pratiquer la plongée en bouteille, à son grand désespoir, mais cela ne l’a pas empêché d’avoir le plaisir de découvrir la faune sous-marine… puisque nous sommes allés visiter le musée océanographique de Monaco !

Un beau bâtiment qui renferme bien des richesses... et des souvenirs !

J’en avais moi-même gardé un souvenir ancien mais vivace, tout droit sorti des années 1980… je devais avoir peu ou prou l’âge de Nathan, quand mes parents nous y avaient emmenés, ma sœur et moi. Autant dire que ça remonte à loin… le souvenir que j’en garde ne concerne pas toute la journée qu’on avait passée là-bas mais est constitué d’images piochées de-ci de-là, très précises, très détaillées, figées dans mon esprit. L’escalier qui mène à l’entrée du bâtiment. L’aquarium dans lequel se prélassent les rascasses volantes. Les gobies qui peuvent respirer à l’air libre...

Je me souvenais aussi du ravissement que ça avait provoqué chez moi. Du plaisir que m’avait procuré cette journée de découverte. Aussi me suis-je dit que ça pourrait avoir un effet similaire sur mes deux loulous. Et je crois que ça leur a plu.

 

En tout cas une chose est sûre, c’est que ça a été l’occasion de me faire de nouveaux souvenirs à moi !!

Et tout particulièrement celui-ci, une petite anecdote que je dois à Tom.

 

Les enfants volaient d’un aquarium à l’autre, on avait du mal à les suivre dans leur excitation. Nathan était déjà parti un peu plus loin, mais Tom restait planté devant un bel aquarium, richement décoré et abritant plusieurs sortes de poissons. On lui demande ce qu’il a vu, et il nous répond « ben tu vois là, les poissons-vitesse ! ». Les poissons-vitesse ?!? « Ben oui, lààà ! » dit-il de toute la hauteur que lui confèrent ses 4 ans et demi en montrant le fond de l’aquarium, et le voilà déjà qui déguerpit pour s’extasier devant d’autres poiscailles un peu plus loin.

 

On regarde le fond de l’aquarium, et à moitié enfouis sous le sable, avec tout juste leurs yeux qui permettent de les distinguer du sol, plusieurs poissons quasiment plats sont là, discrets mais pas assez pour échapper aux regards attentifs.

 

Des Turbots.

C'était pourtant évident non ?

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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 08:11

Parmi les thèmes de réflexion qui me tiennent vraiment à cœur, tout ce qui touche à la relation d’un père à ses enfants m’est cher. J’y pense très souvent, j’observe autour de moi, cela nourrit bon nombre de mes cogitations… Le statut de fils, le statut de papa, l’évolution de l’un par rapport à l’autre et par rapport au reste du monde, tout cela me passionne. Avec de plus un double regard différencié, étant moi-même fils et père.

 

Tout particulièrement, ce qui me fait beaucoup réfléchir, c’est la notion d’héritage et surtout de transmission. Ce qu’on lègue à ses enfants, ce qui survit de soi en eux, et la façon dont ils vont un jour se forger leur personnalité propre, qu’elle soit en accord ou en rupture avec celles de ses parents. En disant cela, c’est à un très large spectre de domaines que je fais allusion. Qu’il s’agisse de la pure génétique, donc de l’hérédité biologique et physique, ou de la transmission de savoir comme de savoir-faire, mais aussi d’équilibre psychologique, de développement du libre-arbitre et du sens critique, de succession patrimoniale et matérielle ou encore de la passation des valeurs qui nous importent le plus, voire même d’une certaine forme de morale*. Tout ce qui vient directement de nous et va plus ou moins influer sur l’identité en formation et en devenir de nos enfants m’interroge. Et mine de rien, ça fait beaucoup de choses. Mais pas un seul jour sans que je n’y pense, fût-ce furtivement.**

 

Il se trouve que tout récemment j’ai fêté mes 44 ans. Outre le fait que ça commence à chiffrer, c’est aussi un chiffre théoriquement médian. Il y a déjà un bon bilan à faire, mais aussi encore a priori de belles perspectives pour l’avenir.

À cette occasion donc, j’ai été très gâté par mon entourage. De beaux cadeaux de toutes sortes, mais surtout et avant tout des présences, des attentions et des pensées de celles et ceux qui comptent pour moi. Que des choses qui touchent et réjouissent le cœur et l’esprit.

 

Et donc, au cours de ce week-end d’anniversaire, il s’est passé deux choses qui m’ont marqué, et que j’ai considéré comme mes deux plus beaux cadeaux.

 

La première c’est que Nathan a dessiné sa première BD (de 13 pages tout de même), une aventure inédite de Tintin et Milou :-) Cela fait presque deux ans que j’avais proposé un ou deux albums de Tintin à Nathan, qui les avait poliment acceptés et lus, mais apparemment sans plus de son côté. Je n’avais pour ma part pas cherché à insister. Certes Tintin a fait partie de mes premières et plus marquantes lectures, mais je pouvais comprendre qu’à presque 35 ans d’écart, les passions d’enfance ne sont pas si aisément transposables. Mais voilà qu’une frénésie de tintinophilie a pris Nathan depuis trois-quatre mois, et il a littéralement dévoré toute la collection, lu et relu plusieurs fois chaque album. Au point de se lancer donc dans la confection de sa propre histoire, avec de chouettes idées, de l’humour, des codes narratifs et visuels (les phylactères, les onomatopées, la dynamique, le séquençage, le jeu des perspectives) inhérents au médium BD déjà compris et intégrés. Ça m’a non seulement ravi, mais aussi et surtout empli de fierté.

Le capitaine Haddock c'est de la Culture aussi !

La seconde c’est que Tom, du haut de ses cinq ans dont il est si fier, a commencé de son propre chef, seul dans son coin, à se mettre à lire ! Jusqu’à présent il lui arrivait régulièrement de prendre des livres et de réciter de mémoire toute l’histoire page par page quand il la connaissait par cœur, ou alors de se lancer dans de belles improvisations en posant des textes et dialogues de son cru sur les images. Mais là c’est différent : maintenant qu’il connaît l’alphabet (ça fait partie de ce qu’il a appris en seconde section de maternelle cette année) il a eu l’idée d’appliquer ses toutes nouvelles connaissances à la lecture. Et donc on l’a surpris, très sérieux et concentré, à épeler les lettres d’un mot pour voir ce que ça fait comme son. Il a compris tout seul qu’un L suivi d’un A donnait le son « LA » par exemple***. Ça m’a laissé sur le cul : cette envie de lire, son initiative personnelle sans demander à quiconque de l’aide, et la jugeote dont il a fait preuve en ayant eu l’idée d’associer les sons des lettres pour former des mots, sans parler de la concentration intense qui lui est nécessaire à déchiffrer ce qu’il voit. Comme pour l’initiative de Nathan, celle de Tom m’a complètement surpris, époustouflé, et rendu très fier.

Des livres pour bien grandir...

Surtout, et c’est là où je voulais en venir, cela m’a rassuré sur plein de choses. Mon obsession de la transmission, et toutes les questions que je me pose à ce sujet y ont trouvé une réponse simple, nette, limpide. Pour moi qui ai un véritable amour pour les livres, une passion pour la BD et qui considère la lecture comme la base indispensable à la connaissance, et donc à la formation d’un esprit sain et d’une belle personne****, voir que l’intérêt pour les livres, pour les histoires, pour la lecture, l’envie de décortiquer les mots pour comprendre les textes -pour comprendre le monde qui nous entoure en fait- cet intérêt si cher à mes yeux était partagé par mes deux garçons sans que rien ne leur soit imposé, juste à leur propre initiative, comme dirait Brassens « ça m’a réchauffé le cœur ».

Je me dis que l’une des valeurs qui m’importe le plus leur a été transmise. Et ça me rend vraiment très heureux.

 

J’ai des gamins formidables. Ils sont tous les deux, au quotidien, mes plus beaux cadeaux.

Hulk pas content, by Tom

* bien que je n’aime pas beaucoup ce terme de morale

** comme je pense quotidiennement à beaucoup d’autres sujets, des plus futiles aux plus profonds (l’amitié, le chocolat, l’amour, la culture, les belles poitrines, le réchauffement climatique, l’art, le pouvoir de l’imagination et de la connaissance, etc… je vous laisse classer vous-mêmes par ordre d’importance)

*** ce qui nous a valu des questions du type « c’est quoi le son du H ? »

**** autrement dit l’aider à devenir un Mensch. Traduction littérale : un humain. Un type bien quoi.

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