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Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !

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Série(s) en cours

 

3 mai 2006 3 03 /05 /mai /2006 22:12

(attention : la lecture de cet article pourrait, bien que j’y ai fait attention, vous gâcher le plaisir de certaines scènes à suspens de la série)

Connaissez-vous la série télévisée 24 Heures ? C’est une série à succès qui possède un concept assez original, celui de raconter une histoire sur 24 heures en autant d’épisodes et en « temps réel », c’est-à-dire qu’on suit en continu tout ce que font les personnages durant les 24 heures que dure l’histoire, minute par minute. Du fait du nombre de personnages principaux et des lieux d’action différents, l’usage du split-screen est souvent de mise, afin de voir plusieurs actions simultanées se dérouler à l’écran.

Le personnage principal est Jack Bauer, un agent de la cellule anti-terroriste de Los Angeles qui n’aura de cesse de combattre complots, attaques, attentats et menaces terroristes de tous genres. Les autres protagonistes étant ses collègues de la CAT , les membres de sa famille, et les hautes instances politiques du pays. Le tout est ponctué d’action et de suspens, et les mots d’ordre de la série sont : l’enchaînement de péripéties incessantes et les rebondissements à n’en plus finir.
Bref, un vrai défi pour les scénaristes, et un régal pour les spectateurs.

Ayant vu les quatre saisons déjà diffusées en France, je me suis demandé quel est le personnage récurrent qui m’a le plus marqué, le plus étonné, le plus plu.
D’aucuns répondraient très logiquement Jack Bauer (Kiefer Sutherland) lui-même, héros parmi les héros, un dur qui ne recule devant aucun sacrifice pour son pays. D’autres citeraient Kim Bauer (Elisha Cuthbert), la fille sexy de Jack, qui en digne fille de son père vit également des aventures étonnantes et remuantes. Certains, ou peut-être aussi certaines, parleraient du beau et ténébreux Tony Almeida (Carlos Bernard, personnage très intéressant, peut-être le plus « humain » de tous je trouve), qui a un charisme et une classe exceptionnels. Et évidemment on pourrait aussi énumérer les différents leaders terroristes et autres traîtres à leur patrie qui prolifèrent d’une saison à l’autre et possèdent tous des personnalités intéressantes.

Et bien après y avoir réfléchi, celui qui a ma préférence, qui m’a le plus marqué dans la série, n’est pas un des hommes d’actions qui sauvent le monde une ou deux fois par heure. Non, celui que je trouve en tout point exceptionnel, c’est David Palmer (Dennis Haysbert), l’homme politique dont on voit évoluer la carrière tout au long des différentes saisons.

David Palmer, un homme qui ne prend aucune décision à la légère.
Ce type est le prototype du parfait homme politique tel qu’on aimerait en avoir. Un homme foncièrement droit et honnête, qui défend ses convictions avec force. Un homme qui fait de l’honneur, de la moralité et de la vérité ses valeurs premières, un homme qui même face au doute, aux risques et à l’échec prend toujours les décisions qu’il juge justes. Un homme qui n’hésite pas à mettre sa carrière politique, sa vie privée et son ambition en jeu pour défendre les valeurs humaines qu’il a faites siennes. Un type qui a un cerveau, mais aussi un cœur et une sacrée paire de corones. Et même si ce n’était pas le colosse noir Dennis Haybert qui l’interprétait, je suis persuadé que par sa seule personnalité et son comportement, David Palmer imposerait le respect et impressionnerait tout autant. Voilà enfin un homme politique (et cela n’a rien à voir avec ses idées démocrates) qui donne l’image vraie de quelqu’un de sincèrement au service de la nation, de quelqu’un d’avant tout humain et respectueux des gens plus que de ses ambitions et de sa carrière.

Quand 24 heures se termine, que je coupe mon lecteur dvd et que je retombe sur les infos d’une chaîne de télé, je vois tout sauf des David Palmer à la tête du pays ou à la recherche de voix qui leur permettraient d’y accéder. Tous bords et partis confondus, je ne vois que des ambitieux, des opportunistes, des bonimenteurs. Qui traînent derrière eux des casseroles dont ils préfèrent oublier l’existence, des trahisons, des retournements de vestes ou des coups bas qui n’ont pour objectif que de soigner l’image qu’ils pensent que les électeurs veulent voir d’eux. Ils vont où le soleil brille, servent sans rougir leur soupe à base de démagogie et n’ont pour seule vision politique que les résultats du prochain sondage Ipsos. Les scandales et les coups médiatiques se succèdent, ainsi va le microcosme politique… et ce triste constat m’afflige.

Malgré les hauts et les bas, Palmer reste avant tout un personnage droit et intègre.
Alors je sais bien que David Palmer n’est rien de plus qu’un personnage de fiction, mais c’est bel et bien le seul homme politique à ce jour qui remporterait ma voix sans la moindre retenue de ma part.
Messieurs de droite et de gauche : et si vous jetiez un œil à 24 heures ?!

 

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2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 20:27


« Ce dont j’ai le plus souffert en prison, c’était le manque de liberté… »

Tommy Lee, ex-monsieur Pamela Anderson, au sujet de son séjour à l’ombre pour violence.

 

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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 19:59

Je tiens régulièrement à jour ma liste de cd (je suis un fan de listes en tous genres…), et dernièrement j’ai décidé de recenser mes cd 2 titres, que je n’avais curieusement encore jamais listés ! :o) C’est en remédiant scrupuleusement à cette lacune que je suis retombé sur des vieux trucs que je n’avais plus écouté depuis des lustres. Je n’ai pas résisté à l’envie d’en passer l’un ou l’autre, et c’est alors que je me suis aperçu que nombre d’entre eux étaient en très moyen, voire mauvais état ! Pourtant je suis vraiment du genre à faire très attention à mes disques ou mes dvd, jamais je n’en laisse traîner hors de leur boîtier ni même dans le lecteur quand je l’éteins (si, si, j’en connais qui le font…).
Or là, quelques uns des disques étaient malgré tout copieusement rayés et poussiéreux. J’en ai déduit que ça devait provenir des pochettes en carton. Celles-ci sont ouvertes sur un côté, et du coup je pense que de la poussière doit s’infiltrer à l’intérieur et causer des rayures par frottement.

J’ai donc décidé de m’en faire des compils-sauvegardes sur cd, car certains des 2 titres commençaient même à poser quelques problèmes pour passer correctement sur mon lecteur. Je me suis contenté de copier les singles que je n’avais pas par ailleurs sur un album acheté ultérieurement, ce qui m’a tout de même rempli trois cd de 80 minutes.

En fait si je vous raconte tout ça, c’est parce je me suis rendu compte que parmi toutes ces chansons, si certaines sont restées dans les mémoires, d’autres ont été un peu oubliées alors qu’elles avaient été des succès à l’époque de leur sortie. Ou alors certains titres sont restés connus, mais les interprètes sont passés aux oubliettes.

Pour prendre des exemples parmi les chansons que j’avais en cd 2 titres, si personne n’a oublié les méga-tubes de Nirvana, Metallica ou Guns N’Roses, qui saura me fredonner ce que chantaient Martika, Extreme, UB40, Mr. Big, Duran Duran, Ultra Naté, Ace of Base, Roxette, The Breeders, Double You, John Scatman, Ram Jam, Leah Andreone, Enigma, Snow, Alisha’s Attic, Donna Lewis, Ten Sharp, Paula Abdul, The Rembrandts, No Doubt ?
Et pourtant il n’y a dans cette liste que des interprètes de chansons qui ont été en tête des charts.

Alors je vous propose de relier ces noms d’artistes aux titres de leurs chansons respectives :

 Please Don’t Go,
 
Informer,
 Don’t Speak,
 Cannonball,
 Ski-Ba-Bop-Ba-Dop-Bop,
 To Be With You,
 Just The Way It Is, Baby,
 I Am I Feel,
 Rush Rush,
 The Way You Do The Things You Do,
 Sadeness,
 Love, Thy Will Be Done,
 You,
 Happy Nation,
 I Love You Always Forever,
 More Than Words,
 Joyride,
 It’s Allright, It’s ok,
 Free,
 Black Betty,
 Ordinary World.

A vous de jouer !!
(sans se servir de google hein, sinon c’est pas drôle)

 (Edit du 7 mai : vous pourrez trouvez les réponses exactes dans les commentaires de cet article)

 

 

 

 

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28 avril 2006 5 28 /04 /avril /2006 13:02

On reprend la même formule que la dernière fois : c’est Spooky qui pose les questions et c’est moi qui y répond. Ça c’est de la contribution !! Merci Spooky au passage de faire vivre mon blog par tes venues ici et tes commentaires. C’est parti pour le questionnaire que m’a passé le gentil Spooky…

 
1. Attrapez le livre le plus proche de vous, allez à la page 18, qu'y a-t-il d'écrit à la 4ème ligne?
« Le nouveau film de Ryu Seung-Wan …»
Il s’agit des Notules asiatiques du Mad Movies de Mai que j’ai acheté avant-hier et qui traîne sur mon bureau.

 
2. Étirez votre bras gauche aussi loin que possible...
Pile poil sur le téléphone !

 3. Quelle est la dernière chose que vous avez regardé à la TV ?
L’épisode de DeadWood d’hier soir sur Canal +

 4. Sans vérifier, devinez quelle heure il est:
12h30 ?

 5. Maintenant, vérifiez, quelle heure est-il réellement ?
12h24. Pas mal.

 6. En dehors du bruit de votre ordinateur, qu'entendez-vous ?
Là c’est Nothing Else Matters de Metallica sur un CD compil que je me suis confectionné cette semaine avec mes vieux CD 2 Titres.

 7. Quand êtes-vous sorti pour la dernière fois ? Qu'avez-vous fait?
Hier soir, j’ai conduit ma fée à l’aéroport.

 8. Avant de commencer ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Les mails dans ma messagerie.

 9. Que portez-vous ?
Jean et T-Shirt gris, pompes noires et ma montre.

 10. Avez-vous rêvé la nuit dernière ?
Certainement, mais je me souviens rarement de mes rêves.

 11. Quand avez-vous ri pour la dernière fois ?
Ce matin en buvant le café avec mes collègues.

 12. Qu'y a t il sur les murs de la pièce où vous vous trouvez ?
Des étagères pleines à craquer de matériel informatique en tout genre, prêt à être réformé pour une partie, à être installé pour l’autre partie.
Un tableau blanc avec gribouillé dessus les semaines de congé et de permanence des gens de la cellule.
Une carte du département punaisée juste à côté du tableau blanc.
De mon côté du bureau une demi-douzaine de dessins de ChrisMic et un de son fiston, une aquarelle sur papier libre de mon ami Marc et une photo chopée sur le net avec 2 chiens.


 13. Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
Ce matin une superbe Maserati noire m’a suivi dans tout Colmar. Si c’était un détective privé qui me filait il n’a pas choisi la bagnole la plus discrète…

 14. Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Qu’il tombe bien, je n’avais pas encore prévu d’article pour aujourd’hui !

 15. Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Au cinéma V pour Vendetta de James McTeigue. À la télévision Fragile de Jaume Balaguero.

 16. Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, qu'achèteriez-vous ?
Si je deviens multimillionnaire cette nuit ? Bah ça tombe bien, ce soir je vais à une exposition nocturne spéciale matériel Hi-Fi et Home Cinema, et le samedi matin je vais toujours faire mes achats de BD de la semaine.

 17. Dites-nous quelque chose que nous ne savons pas à propos de vous
J’aurais pu être mexicain !!! Juste avant ma naissance mon papa s’est vu proposer un super boulot là-bas, mais finalement ma maman n’a pas voulu suivre, alors il a laissé tomber. Si Señor !

 18. Si vous pouviez changer une chose dans le monde, en dehors de la culpabilité ou de la politique, que changeriez-vous ?
Si on pouvait faire des fanatismes de toutes sortes de l’histoire ancienne et définitivement révolue ce serait vraiment bien tiens. Et je parle de tous les fanatismes : des adorateurs d’un Dieu vengeur jusqu’aux adolescentes mongolo-débilitos qui ne vivent que pour hurler à tue-tête dans ses concerts : « Pascal Obispo !!!! ».

 19. Aimez-vous danser ?
Bof, pas trop non.

 20. George Bush:
et Helmutt Kohl.
Des pros de la rénovation de bâtiments il paraît.
Je sais c’est pas jojo comme vanne, mais j’ai une excuse : elle n’est pas de moi, c’est une blague pourrie d’il y a quelques années (il s’agissait encore de Bush père) des Guignols de l’info. Je ne sais pas pourquoi, elle m’a marqué. Comme quoi, ils n’ont pas fait que des trucs bien !!

 21. Quel serait le prénom de votre premier enfant si c'était une fille ?
Emma ou Alice.

 22. Quel serait le prénom de votre premier enfant si c'était un garçon ?
Je ne sais pas trop. On va dire que j’aime bien Thomas.

 23. Avez-vous déjà songé à vivre à l'étranger ?
Oui, l’Australie c’est un peu un rêve.

 24. Que voudriez-vous que Dieu vous dise quand vous franchirez les portes du paradis ?
« Ben qu’est-ce que tu fous là toi ? »

 25. Quelles sont les 4 personnes qui doivent faire ce questionnaire sur leur propre blog ?
Ah ben ceux qui veulent bien… ChrisMic pourrait y trouver de l’inspiration pour un ou deux dessins ? Dello le fera certainement dès qu’il aura fait le précédent et qu’il sera validé par Chérie pour publication. Ephelide ne le fera pas elle a laissé tomber son blog :o(. Peut-être Gaëtane si elle a fini son mémoire de japonais ?
Et pour celles et ceux qui n’ont pas de blog, ils peuvent toujours répondre à ce questionnaire ici dans les commentaires !

 

 

 

 

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26 avril 2006 3 26 /04 /avril /2006 07:56

Juste un petit mot supplémentaire au sujet de ma chronique de V pour Vendetta d’hier.

Je tenais absolument à ajouter qu’un film dans lequel les policiers anglais du futur roulent en Rover, ne peut pas être mauvais.

Voilà, il fallait que ce soit dit.

 

 

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25 avril 2006 2 25 /04 /avril /2006 15:38

Voici enfin l’adaptation sur grand écran du génialissime comic éponyme de Alan Moore et David Lloyd dont j’ai déjà parlé par ici.
Je dis « enfin », car le film avait été programmé pour la rentrée 2005 avant d’être reporté en avril 2006. Plusieurs rumeurs avaient couru alors sur les raisons pour lesquelles le film avait un tel retard sur la date avancée (alors que le tournage avait tenu les délais), et bien que ce ne fut pas officiellement confirmé (ni infirmé d’ailleurs à ma connaissance), il semblerait que les attentats dans les rues et le métro de Londres avaient mis la Warner en posture délicate. En effet, dans V pour Vendetta, le personnage de V est justement un terroriste, et il fait exploser au cours du film quelques monuments londonien… Préférant ne pas jouer sur la coïncidence de mauvais goût (bien qu’involontaire), les distributeurs auraient donc pris la décision de décaler de quelques mois la sortie de leur film.

Quoi qu’il en soit, V pour Vendetta ouvre donc le bal des adaptations de comics de l’année 2006 (à venir : X-Men 3 et Superman très bientôt). Mais V pour Vendetta n’entre pas dans l’image stéréotypée qu’on peut se faire de loin des comics de super-héros. D’abord parce que le personnage principal n’est pas un super-héros tel qu’on a l’habitude d’en voir. Il porte certes un costume et cache son identité au reste du monde, mais l’analogie s’arrête selon moi là. V est plutôt à rapprocher de personnages tels que le Che par exemple, avec un soupçon de mystère pseudo-fantastique en plus. Est-il totalement humain ? A-t-il des capacités hors normes, des pouvoirs ? On n’a pas vraiment de réponses à ces questions, juste quelques ébauches d’explications, des pistes qui laissent à chacun sa libre-interprétation. Peut-être est-il un humain « génétiquement modifié », ou juste quelqu’un qui sait si bien manipuler son « public » qu’il arrive à paraître « surnaturel » à ses yeux…

Première apparition de V : derrière le masque... ce n'est pas Zorro !!
Et finalement cela n’a que très peu d’importance. Tout comme sa véritable identité du reste. La question n’est pas « qui est-il ? » mais bien « que veut-il ? ».
C’est là la seconde et principale différence entre V et n’importe quel autre personnage costumé de comics, V est un savant mélange de terroriste (avec tout ce que cela implique : attentats à la bombe et meurtres compris) et de défenseur de la liberté (il est un vrai idéaliste, qui prône l’anarchie pour retrouver le libre-arbitre). Comme si cela ne suffisait pas, Moore fait de son personnage déjà flou quelqu’un qui cherche aussi à régler des comptes personnels avec certains détenteurs du pouvoir. Bien évidemment, dans le contexte de l’histoire, il ne fait pas de doute que les dirigeants de l’Angleterre de ce futur proche sont de vrais dictateurs, détestables au possible. Mais le fait que V mélange son action militante pour la libération du pays à de la vraie vengeance (on apprend au fur et à mesure de l’histoire que V a de quoi en vouloir personnellement à quelques personnages clés du gouvernement en place) entache un tant soit peu son image d’idéaliste pur, et laisse planer un doute sur la personnalité profonde de l’homme derrière le masque.
En tant que symbole d’un idéal, V semble dans son bon droit, mais dès lors qu’on va plus loin dans ses motivations on s’aperçoit également que V n’est pas l’homme parfait qu’on pense au premier abord. Pétri de culture, amoureux de liberté et défenseur de la veuve et de l’orphelin certes, mais il est aussi empli de haine à l’égard de ceux qu’il vise, ce qui quelque part le rapproche étrangement d’eux. Un dialogue entre lui et sa petite protégée Evey permet d’ailleurs de bien s’en rendre compte, et lui-même semble troublé par cette vision des choses : V évoque les monstruosités qu’on lui a fait subir, et Evey lui rétorque que ça l’a lui-même transformé en monstre.

Et Evey ne se trompe pas. Elle souligne très justement que V dans sa volonté d’imposer son utopie est du genre à appliquer la règle de la fin qui justifie les moyens, quitte à passer aux yeux de certains pour un monstre. Evey, au travers de ce qu’elle endure, est d’ailleurs parfaitement placée pour ressentir ce double sentiment contradictoire. L’idée est noble et l’homme est bon, mais ses actes sont parfois très éloignés du « bien » tel qu’on se le représente.
Le paradoxe du personnage de V est d’ailleurs l’une des plus grandes réussites selon moi dans l’œuvre de Moore. De tous les héros qu’il a créés ou fait évoluer dans toutes les séries qu’il a abordées au cours de sa carrière de scénariste (depuis La créature des Marais à la Ligue des Gentlemen Extraordinaires en passant par les Watchmen, Top Ten, Promethea et tant d’autres), V est certainement le plus passionnant, le plus riche et le plus impressionnant.

Evey ne sait que penser de V : est-il fou ou génial ?
Pour en revenir plus précisément au film, je dirais que V pour Vendetta est certainement l’une des toutes meilleures adaptations de comics qu’il m’ait été donnée de voir au cinéma. Car le film cumule deux choses qui dans ce genre d’exercice sont très difficiles à obtenir : la fidélité au comic de départ et l’accessibilité et la compréhensibilité parfaite même pour ceux qui ne connaissent pas la BD. Du coup le film s’ouvre la possibilité de plaire à la fois aux fans de l’histoire de Moore et au grand public qui ne soupçonne même pas l’existence de ce dernier.

Il est d’ailleurs étonnant de voir que Alan Moore ait demandé à ne pas être associé au film (il n’est pas crédité au générique en tant que créateur de l’histoire originale, et cela à sa propre demande), alors que ce film rend pourtant vraiment justice au travail de Moore. Il faut très certainement aller chercher la raison profonde dans la brouille qui existe entre le scénariste et DC Comics, la maison d’édition américaine pour laquelle il a beaucoup travaillé et chez qui il a édité d’ailleurs ses best-sellers tels que V for Vendetta ou Watchmen. Ne touchant pas le moindre kopeck de droits d’auteur sur V for Vendetta, et étant donné que Moore est définitivement fâché avec les dirigeants de DC qui les détiennent, il est finalement assez logique de sa part de ne pas vouloir apposer son nom en gage de qualité d’un film sur lequel il ne touchera rien alors qu’il est le créateur de l’histoire d’origine. Et dans le monde du comics, Moore n’a pas besoin de la publicité que pourrait lui rapporter le succès éventuel du film, il est de toute manière et depuis belle lurette considéré comme l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur scénariste de tous les temps.

Du point de vue purement cinématographique, sans être un chef d’œuvre, le film s’en tire très honorablement et le réalisateur James McTeigue, sur lequel beaucoup de monde avait des doutes, prouve que l’adaptation d’un comic tel que V pour Vendetta était non seulement possible mais parvient de plus à bien gérer le potentiel de cette histoire tout en story-telling.
Côté casting également c’est un sans faute. Étonnant de voir que malgré le masque qui cache son visage pendant tout le film, Hugo Weaving parvient à donner une personnalité attachante et complexe au personnage de V. Là où on pouvait légitimement craindre que le costume grandiloquent de V et son langage très soutenu le ridiculise ou le décrédibilise, c’est tout l’inverse. Natalie Portman quant à elle est fabuleuse dans le rôle de Evey Hammond, passant de la fragilité à la force avec autant d’authenticité dans le regard. Un très beau rôle pour la jeune actrice. Il faut également noter le charisme et le jeu de John Hurt en Haut Chancelier Sutler complètement dément, ainsi que de Stephen Rea qui est tout simplement parfait dans le rôle du flic à la poursuite de V (pourtant le rôle n’est pas facile : l’inspecteur Finch est un homme qui fait son devoir un peu contre son gré, mais son manque d’enthousiasme ne grève en rien son intelligence et son instinct d’enquêteur), totalement en conformité avec le personnage de papier.

Bref, V pour Vendetta est la très bonne surprise de cette année, car il est vrai je ne m’attendais pas à ce que le film soit aussi réussi et dans l’esprit de la BD. Que vous connaissiez le comic d’origine ou pas, ce film est vraiment à voir.


L'affiche du film 

 

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20 avril 2006 4 20 /04 /avril /2006 23:06

Les X-Men sont parmi les personnages de comics les plus vendeurs de nos jours, et ceci depuis bientôt une bonne vingtaine d’années … mais il n’en a pas toujours été de même. Petit historique …

En 1963, Stan Lee et Jack Kirby créent les X-Men, dans leur série originelle, rebaptisée dans la foulée Uncanny X-Men. L’équipe est alors composée du Professeur Xavier, de Cyclope (Cyclops), Marvel Girl (Jean Grey), Angel, le Fauve (Beast) et Iceberg (Iceman). En comparaison avec les autres titres de la Marvel alors toute jeune maison d’édition et prolifique en comics de super-héros « modernes » comme Fantastic Four, Avengers, The Hulk et évidemment Amazing Spider-Man, les ventes de Uncanny X-Men sont très modestes, au point de voir la série s’arrêter à son 66ème numéro en 1970.

Le premier numéro des X-Men, daté de septembre 1963
Marvel n’enterre pas pour autant ses mutants, puisque durant les cinq années qui suivent, elle réédite les anciens épisodes en continuant la numérotation (du #67 au #93 inclus). La série est mieux accueillie par les nouveaux lecteurs et en 1975 paraît Giant Size X-Men #1, introduisant les nouveaux X-Men : Tornade (Storm), Colossus, Wolverine (longtemps appelé Serval en VF) et Diablo (Nightcrawler) pour les plus connus.

Le succès de ce numéro sera tel, que la série régulière reprend avec des épisodes nouveaux au #94 et la toute nouvelle équipe internationale (une égyptienne, un russe, un canadien, un allemand, un japonais, un irlandais, un amérindien en plus de Cyclope et Jean Grey qui sont américains). Le dessin inspiré de Dave Cockrum y sera pour beaucoup, mais l’âge d’or des X-Men (aux yeux de tous les fans) arrive avec le tandem Chris Claremont au scénario et John Byrne au dessin quelques numéros plus tard.

Le mythique Giant Size X-Men #1, de mai 1975
Premier numéro de l'excellente série régulière spin-off, Excalibur Uncanny X-Men
crève le plafond en terme de ventes et bientôt vont déferler les séries spin-off : New-mutants (des X-Men teenagers, 100 numéros au total), X-Factor (qui reprend la formation originelle des X-Men, 149 numéros), X-Force (version plus trash des New-Mutants, 129 numéros), Cable (107 numéros), Wolverine, Excalibur (version british des X-Men, qui a donné lieu à une fabuleuse et déjantée prestation du duo Chris Claremont / Alan Davis, 125 numéros au total), etc …

En 1991, Chris Claremont et Jim Lee créent une seconde série mensuelle consacrée aux mutants, intitulée simplement X-Men, renommée lors de l’arrivée de Grant Morrison au scénario New X-Men, et qui a depuis peu repris son titre initial.

Avec le nouveau millénaire sont apparues 2 séries régulières supplémentaires : Ultimate X-Men (une version revisitée et d’jeuns des X-Men, purgée des 40 années de continuité, et complètement déconnectée de l’univers Marvel classique) et X-Trem X-Men lancée par l’éternel Chris Claremont et son nouveau comparse Salvador Larroca aux crayons. Cette dernière série, qui avait commencé sous de bons auspices n’aura pourtant pas connu une longévité exceptionnelle : 46 numéros au total avant de disparaître au profit de la création de trois nouvelles séries basées sur les mutants. Tout d’abord New Excalibur, de Chris Claremont et Aaron Lopresti au destin funeste puisqu’elle n’aura duré que le temps de 14 petits épisodes avant son arrêt. Mais aussi New X-Men : Academy X qui reprend le concept des Nouveaux Mutants, c’est-à-dire raconter la vie des élèves de l’école pour jeunes surdoués du professeur Xavier, des « apprentis X-Men » en quelque sorte.

Mais surtout la plus importante réussite de ces dernières années dans l’univers mutant, la série Astonishing X-Men démarrée en 2004, avec rien moins que Joss Whedon (créateur des séries TV Buffy et Angel entre autres) au scénario et John Cassaday au dessin. Véritable succès, Astonishing se vend bien mieux que ses aînées Uncanny et X-Men, et ce n’est que justice : il faut bien avouer que la qualité est bel et bien au rendez-vous à chaque épisode, alors que sur les autres séries elle peut être parfois très variable d’un mois sur l’autre.

Les 2 versions de la couverture de Astonishing X-Men #1
Je vous passe le nombre impressionnant de one-shots, mini-séries de tous poils consacrées aux aventures de X-Men en solo, et autres annuals (des numéros qui sortent une fois l’an, avec une pagination augmentée et racontant à chaque fois une histoire complète) qu’il serait quasi-impossible de répertorier (en tout cas par moi !), sans même parler des apparitions des mutants dans d’autres séries ou crossovers de l’univers Marvel …

Aujourd’hui donc, pour les principales séries régulières nous en sommes à :
(chiffres valables au 05-2006)

473 épisodes de Uncanny X-Men (dont 27 épisodes réédités)
186 épisodes de X-Men (dont 41 épisodes sous le titre New X-Men)
14 épisodes de Astonishing X-Men
70 épisodes de Ultimate X-Men
235 épisodes de Wolverine (répartis en 3 volumes, 1 volume étant à chaque fois une série particulière)
26 épisodes de New X-Men : Academy X

Ces séries sont toutes encore en cours de parution aux USA (et en France également d’ailleurs).

Les X-Men des années 2000, mis en image par Salvador Larroca
(Pour de plus amples détails et des références en pagaille, je vous recommande chaudement l’excellent site francophone www.ComicsVF.com, une véritable mine de renseignements.)

 

 

 

 

 

 

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19 avril 2006 3 19 /04 /avril /2006 19:38

 Inside Man est le nouveau film du réalisateur engagé Spike Lee. Mais une fois n’est pas coutume, il s’agit ici pour lui d’un film de commande. On aurait pu craindre un certain manque d’implication du réalisateur noir-américain, d’autres auteurs avant lui avaient déjà livré des œuvres de commande sans grande conviction ni personnalité (je pense à la décevante Planète des Singes de Tim Burton en particulier).
Et bonne surprise, Spike Lee s’est appliqué à concocter un thriller classieux, ménage scrupuleusement ses effets et prend visiblement du plaisir derrière la caméra à faire quelque chose de « nouveau » pour lui. Pour ce faire, il s’entoure d’une brochette de comédiens triés sur le volet et fait bien attention à respecter tous les codes du film de braquage de banque tout en menant le spectateur par le bout du nez.

Tout commence par un hold-up donc, dans la grande tradition hollywoodienne. Dalton Russell (Clive Owen dans le rôle d’un braqueur impassible, déterminé et pas tombé de la dernière pluie) est le cerveau d’une fine équipe de voleurs qui attaque en plein jour une agence d’une grande banque de Manhattan, et en prend le contrôle avec une facilité surprenante et un professionnalisme impressionnant. Les braqueurs brouillent d’entrée les pistes en contraignant les clients et le personnel de la banque qu’ils retiennent en otages, à revêtir la même combinaison intégrale qu’eux.
Vite alertée, la police de New-York envoie sur l’affaire l’agent Keith Frazier (Denzel Washington, aux goûts vestimentaires … spéciaux !) en tant que négociateur, et le capitaine Darius (Willem Dafoe dans un second rôle un peu transparent) en tant que commandant du groupe d’intervention. De son côté, Arthur Case (Christopher Plummer, en banquier incroyablement guindé) le propriétaire de la banque est également mis au courant, et engage Madeleine White (Jodie Foster, working girl à la froideur paralysante), mercenaire de la haute société, spécialiste des affaires troubles, pour assister Frazier et protéger certains intérêts obscurs que Case préfère garder secrets.

Confrontation directe entre Russell et Frazier
Voilà pour les protagonistes de départ. Mais attention, vous êtes prévenu dès le début du film : ce braquage n’est pas un « simple hold-up », c’est le « casse parfait », rien de moins.
Durant les deux heures que dure le film, Frazier, White et Russell vont s’affronter sur le terrain de l’intellect, tentant de se piéger mutuellement, à coups de manipulations psychologiques, de leurres et de bluff. Et celui qui aura le plus de coups d’avance dans ce jeu d’échec l’emportera.

Je ne suis pas un grand connaisseur de la filmographie de Spike Lee dont c’est toutefois déjà la quatrième collaboration avec un acteur que j’apprécie beaucoup, Denzel Washington. J’avais vu Malcolm X qui ne m’a pas laissé beaucoup de souvenirs, Do the Right Thing plutôt intéressant, et j’avais adoré la 25è Heure avec une autre tête d’affiche de premier ordre, Edward Norton.
Ce qui m’a décidé avant tout à aller voir Inside Man, c’est clairement le casting, Denzel Washington étant d’emblée pour moi un gage de qualité (même si j’en conviens, il n’a pas fait que des chef-d’œuvres, il est d’une remarquable constance dans la qualité de son jeu d’acteur, et choisit de mieux en mieux ses projets).
A l’arrivée je n’ai pas été déçu, bien au contraire, je dirais même que je n’attendais pas tant de ce film. Un scénario bien ficelé, de bons dialogues (bien que certains le trouvent trop « bavard »), des effets réussis et des personnages bien cernés par des acteurs convaincus et convaincants.

 Inside Man est le parfait exemple de film de genre assumant totalement son statut et mis en scène avec le talent qu’il faut pour happer l’attention du spectateur et le mener sans qu’il ne s’en rende compte, exactement là où le réalisateur le décide. Bref, un exercice de style parfaitement maîtrisé.

L'affiche très sobre du film 

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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 17:15

C’est au début du mois d’avril qu’ont convolé en justes noces Juan et Cleotilde, quelque part dans le nord de la Colombie. La cérémonie a d’ailleurs été l’occasion pour eux de réunir les membres de leur famille, à commencer par leurs nombreux enfants et petits-enfants.

Car les jeunes mariés Juan et Cleotilde, âgés respectivement de 96 et 85 ans, ont derrière eux 70 ans de vie commune ! En effet Juan, en homme prudent, a considéré qu’il avait désormais suffisamment bien appris à connaître sa compagne pour s’engager définitivement avec elle par les liens du mariage.

On saluera le sens des responsabilités de l’un … et la patience de l’autre !

 

 

 

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14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 11:19


« Il faut trembler devant une femme. Qu’on ne vienne pas me dire que ne pas trembler devant une femme c’est de la virilité. C’est une sottise. »

Jacques Brel.

 

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