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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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Série(s) en cours

 

27 mars 2006 1 27 /03 /mars /2006 17:04

Vous avez déjà tous entendu parler des X-Men ? En BD, au cinéma, en jeu vidéo ou encore en dessin-animé, on a eu du mal à leur échapper ces dernières années. Les X-Men, créés dès 1963 dans Uncanny X-Men #1 par Stan Lee et Jack Kirby, après des débuts plus que timides, ont connu le succès à partir de 1975 et de la prise en main du scénario par Chris Claremont. Dans les années 80, leur popularité a littéralement explosé. Depuis ils sont devenus le fer de lance de l’éditeur Marvel, une véritable institution.

Face à ce succès sans égal, Marvel a été très réactive, et s’est empressée d’exploiter le filon. Tout un univers s’est alors développé autour des mutants, tout ce qui était de prêt ou de loin estampillé « X » se vendait comme des petits pains. Les séries spin-off ont donc fleuri : d’abord les Nouveaux Mutants, puis pêle-mêle X-Factor, Wolverine, X-Force, Cable, etc … sans parler des mini-séries évènementielles à n’en plus finir. En 1991, Chris Claremont et Jim Lee lancent une seconde série mensuelle consacrée aux X-Men, sobrement intitulée X-Men, et qui venait donc s’ajouter à Uncanny X-Men. Avec le succès, les personnages mutants s’étaient à ce point multipliés qu’il n’y avait aucun inconvénient à avoir deux équipes d’X-Men distinctes, une pour chaque série.

Couverture du #2
Tout récemment, c’est une troisième série régulière consacrée aux mutants qui a vu le jour. Pour éviter le phénomène de « ras-le-bol » des lecteurs devant toutes ces séries X, Marvel a joué la carte des « vedettes ». La nouvelle série, baptisée Astonishing X-Men, a été donc confiée aux mains d’une équipe choc : Joss Whedon au scénario (le créateur de  Buffy et les Vampires en personne) et John Cassaday au dessin (auteur de superbes épisodes de Planetary entre autres, également dessinateur de Je suis Légion en ce moment chez les Humanoïdes Associés).
Et la fine équipe a fait très fort : Astonishing X-Men #1 s’est vendu à plus de 210 000 exemplaires, et s’est stabilisé aux alentours des 135 000 ventes par numéro, là où ses aînées se vendent en moyenne à 90 000 unités pour Uncanny X-Men et 80 000 pour X-Men. Astonishing X-Men fait partie en ce moment des toutes meilleures ventes de comics aux USA.

Logan apprécie moyennement que Cyclope se console de la mort de Jean Grey dans les bras de Emma Frost... (cliquer pour agrandir)
Les personnages repris par Whedon et Cassaday pour former cette nouvelle équipe sont des « classiques » de l’univers mutant : Cyclope, Emma Frost, le Fauve, Kitty Pryde et l’incontournable Wolverine. Leur première aventure se compose d’un story-arc de 6 épisodes, nommé Gifted, qui plante à la fois le décor, précise d’entrée les relations entre les membres de l’équipe, introduit un nouvel ennemi (l’extraterrestre Ord), lance plusieurs subplots intéressants et surtout ramène d’entre les morts un autre illustre X-Man. Rien que ça !

L'extraterrestre Ord, version encrée uniquement (cliquer pour agrandir)
Quelques points importants à retenir de Gifted : d’abord les costumes en spandex sont de retour chez les X-Men. En effet, après le succès des films, le scénariste de l’époque, Grant Morrison, avait relégué les costumes bariolés au placard, histoire de mieux coller à la version cinématographique des personnages. Ces dernières années les X-Men arboraient donc un simple uniforme en cuir noir, très passe-partout et sobre. Le retour aux costumes de couleur marque ainsi une rupture avec ce qu’avait fait ces derniers temps Morrison. C’est aussi la volonté affirmée d’ancrer la série dans un contexte plus tourné « super-héros » que ne l’avait fait le scénariste britannique. Bref, Whedon marque sa différence et opère par la même occasion un « retour aux sources » graphiquement parlant.

Ensuite le ton de l’histoire évolue. Le côté très sombre, adulte et froid de Morrison fait place à un rythme plus dans la tendance « actioner », les thèmes graves restent présents mais Whedon insuffle une certaine dose d’humour à ses histoires. D’ailleurs l’expérience des séries télévisées de l’auteur se ressent tout particulièrement dans le découpage de l’action et dans les dialogues vraiment excellents.

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même,  elle voit les X-Men affronter un inconnu, Ord (qui semble leur en vouloir personnellement pour des raisons encore un peu obscures), pendant qu’une éminente généticienne, Kavita Rao, lâche une véritable bombe dans les médias : elle affirme que les mutants ne seraient pas une nouvelle étape dans l’évolution de l’homme, mais les victimes d’une maladie génétique. Maladie à laquelle elle aurait trouvé … un vaccin ! ce qui n’est pas sans susciter l’émoi au sein de la communauté mutante…
Au cours de leur enquête, les X-Men vont découvrir que Ord et le docteur Rao sont liés, mais surtout que l’un des leurs qu’ils croyaient mort (depuis Uncanny X-Men #390, en mars 2001) était en fait prisonnier et leur servait de cobaye pour l’élaboration du vaccin : Colossus, le géant à la peau métallique, bien vivant et en pleine forme. Celui-ci rejoint logiquement l’équipe dès sa libération.

Premier affrontement entre Ord et les X-Men (cliquer pour agrandir)
Scénaristiquement, Astonishing X-Men démarre vraiment bien, c’est indéniable. Moi qui avais certaines réserves sur Joss Whedon (non seulement il débute dans le monde des comics, mais surtout je suis tout sauf fan de ses séries télé Buffy et Angel…), je dois bien dire qu’il est vraiment à la hauteur du challenge. L’autre grande force de la série, c’est l’orfèvre John Cassaday. Il fait ici plus que confirmer son talent de dessinateur, il le magnifie. Dans son style pseudo-réaliste il introduit du punch, du rythme, de la force et du glamour, c’est je pense son meilleur travail à ce jour (du moins de ce que j’ai déjà pu lire de lui).

 Astonishing X-Men
est une « grosse machine », et elle tire vers le haut tout l’univers mutant de Marvel qui avait bien besoin d’un nouveau souffle depuis le départ de l’excellent Grant Morrison. Si vous ne deviez lire qu’une série X, choisissez Astonishing X-Men sans hésiter, c’est du tout bon.

  
(En VO ça se lit dans les épisodes #1-6 de Astonishing X-Men chez Marvel et en VF dans les #1-6 du magazine mensuel Astonishing X-Men chez Panini/Marvel France.)

 

 

 

 

 

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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 20:22

J’avais prévu pour aujourd’hui un long article sur les Astonishing X-Men (spéciale dédicace à NoNo), que j’ai rédigé et qui attend son heure depuis deux jours déjà. Mais cet après-midi, je me suis bêtement coincé un doigt en déplaçant une plaque en ferraille dans la cour de ma grand-mère. Du coup le dit doigt (l’index droit) se retrouve indisponible pour le moment, ce qui exclue derechef la mise en ligne de mon article sur les comics. Parce qu’il est rédigé, mais pas encore tapé (je fais partie des arriérés qui s’obstinent encore à écrire avec un crayon sur du papier…), et que là, non c’est pas possible. Je fais des merveilles à la frappe à deux doigts façon déclaration de vol au commissariat de police, mais à un doigt je m’avoue vaincu. Pour tout dire il m’a fallu déjà une heure pour taper ce petit mot, et je suis à deux doigts de craquer.
Bref, je passe la main pour aujourd’hui.

(argggh, Laurent Ruquier sort de mon corps, tes jeux de mots ne me font pas rire !!)

 

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23 mars 2006 4 23 /03 /mars /2006 21:28

« J'adore les cacahuètes. Tu bois une bière et tu en as marre du goût. Alors tu manges des cacahuètes. Les cacahuètes c'est doux et salé, fort et tendre,comme une femme. Manger des cacahuètes, it's a really strong feeling. Et après tu as de nouveau envie de boire de la bière. Les cacahuètes c'est le mouvement perpétuel à la portée de l'homme. »

Jean-Claude Van Damme, gourmet physicien.

 

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22 mars 2006 3 22 /03 /mars /2006 10:48

J’ai entendu une info hier qui m’a vraiment fait marrer. Richard Cocciante, le compositeur et chanteur franco-italien et son épouse viennent d’être condamnés par le tribunal correctionnel de Paris à 30 mois d’emprisonnement dont 10 mois fermes. Ce n’est pas ça que j’ai trouvé drôle (c'est même plutôt sévère selon moi), mais plutôt la raison pour laquelle ils ont été condamnés : fraude fiscale. En effet, le fisc estime à plus de 6 millions d’euros les revenus du couple pour l’année 2000, ce qui aurait dû l’amener à payer environ 2,8 millions d’euros d’impôt sur le revenu.
Pour mémoire, Cocciante venait de connaître un immense succès en tant que compositeur des musiques de la comédie musicale Notre-Dame de Paris, dont les ventes d’albums et les spectateurs se chiffraient en millions.
Or pour la même année, le couple Cocciante a déclaré en tout et pour tout 9 300 euros au fisc français !! Ils auraient même pu demander à bénéficier de la prime pour l’emploi !!! :o) Pour sa défense, le chanteur déclare qu’il n’était pas et n’est toujours pas résident français (il dit avoir résidé à Monaco en 2000 et en Irlande depuis), alors qu’une enquête de vérification du fisc atteste de sa présence quasi-continue sur le territoire français à cette époque. Bref, tout ça va sûrement se finir en Cour d’Appel...

N’empêche, bien que je considère que 2,8 millions d’impôts sur 6 millions et quelques de revenus ça fait beaucoup à payer, oser déclarer seulement 9 300 euros quand on ne pouvait pas allumer un poste de radio ou une télé sans entendre Quasimodo faire sa déclaration à Esmeralda sur tous les tons, c’est un peu fort.

9 300 euros ? Je ne sais même pas si c’est le budget annuel coiffeur-brushing de Cocciante !! :o)

 

 

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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 17:02

Bon… je me suis rendu compte que dernièrement ce blog manque cruellement d’images. Et je le sais de source sûre : il y en a parmi vous qui en ont marre du texte, tout le temps du texte… Ils demandent des couleurs, des formes et des textures, et ils n’ont pas tort.

Alors je m’exécute, et je vous propose un petit compromis entre mots et photos. Connaissez-vous Annie Leibovitz ? Si vous vous intéressez à la photo peut-être, sinon (et c’était mon cas jusqu’à il y a peu de temps) ce nom ne vous dira pas grand chose. Par contre, ses photos ont fait le tour du monde, et certaines sont tellement connues que vous n’avez pas pu passer à côté sans les remarquer.
(
Je vous parle rapidement de la photographe, et ensuite je vous laisse regarder ses œuvres, ok ?)

Annie Leibovitz est une photographe New-Yorkaise, née en 1949 dans le Connecticut. Alors qu’elle finit ses études au San Francisco Art Institute, elle commence à se faire connaître pour ses photos dès 1969 dans le magazine Rolling Stone. Elle va se faire une spécialité des portraits de stars et devient à partir de 1983 la photographe en chef de Vanity Fair. Elle est l’auteur de plusieurs recueils de photographies (dont surtout Women en 1999 et American Music en 2003), et de documentaires photos (sur les conflits armés au Rwanda et en Bosnie, ainsi que sur la maltraitance des femmes).

Et maintenant, place aux images…

La controversée couverture de Vanity Fair avec Demi Moore enceinte et nue !
Michael Jackson du temps de sa splendeur
The Boss en couverture de Rolling Stone
La couverture de Vanity Fair du mois dernier, avec Scarlett Johansson, Keira Knightley et Tom Ford
Lance Armstrong, very strong !
Iggy Pop, incontournable
L'écrivain américain William S. Burroughs
La mythique photo de John Lennon et Yoko Ono

Alors, il y en a bien au moins une que vous connaissiez non ?

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20 mars 2006 1 20 /03 /mars /2006 14:37

Vendredi soir, Alain Souchon, qui est en tournée en ce moment, était de passage sur Mulhouse, et j’en ai profité pour le voir pour la première fois en concert.
J’avoue que je ne savais pas trop à quoi m’attendre, j’avais toujours intuitivement classé Souchon parmi les artistes à écouter sur cd, pas vraiment comme un show-man qui prend toute son envergure sur scène. D’abord parce qu’il a une petite voix, un style de chansons assez posé, et puis surtout parce qu’il est un artiste discret à l’image de poète, de gentil, de dandy. Pas une bête de scène quoi.

Eh bien sur ce coup-là, j’ai été bluffé par le bonhomme.
Aussi petit et maigrichon soit-il, ce gars est monté sur piles Duracell ! Il gambade, il gesticule, il sautille sans arrêt. Dans le genre pantin désarticulé sur scène, jusqu’à présent c’est William Sheller qui tenait la palme pour moi, mais Souchon n’a rien à lui envier ! Et attention, résistant le bougre : plus de deux heures de spectacle sans discontinuer ni baisser de rythme.


Autre bonne surprise : sa voix. Toujours très claire, parfaitement audible et juste. Un vrai plaisir que de l’écouter chanter. Moi qui pensais que ce n’était pas son point fort, je me suis totalement trompé : il assure ! (et un bon point au son limpide et pas exagérément fort, vraiment de bonne qualité)

Mais ce qui m’a le plus étonné, c’est l’ambiance du concert. Je m’attendais à un truc un peu cosy, du genre classe mais sage et bien ordonné, sans trop d’exubérance. Là encore j’avais tout faux : il a réussi à se mettre en un rien de temps le public dans sa poche (public vraiment de tous âges d’ailleurs) et a mis une ambiance géniale, joyeuse et festive. Ça bougeait bien quoi ! (et pourtant ce n’est pas le genre à faire du rock endiablé !)


Et surtout sa grande force, c’est son répertoire énorme. J’avais écouté quelques fois son dernier album (La Vie Théodore) de peur d’être un peu paumé avec ses nouvelles chansons (pour ses anciens albums pas de problème, mais c’est vrai que le dernier je ne m’y étais pas encore plongé en dehors des singles qui passent à la radio). Mais en fait, nouvelles comme anciennes, les rythmes de ses chansons sont toujours entraînants, qu’on les connaissent par cœur ou juste un peu, elles sont toutes agréables à l’oreille. Et évidemment, on a eu droit aussi à une panoplie impressionnante de ses anciens succès : Ultra Moderne Solitude, Foule Sentimentale, Rive Gauche, L’Amour à la Machine, Sous les Jupes des Filles, Rame, Les Filles électriques
Et parmi elles mes petites préférées : C’est déjà ça et La Ballade de Jim, du grand Souchon.
Bien sûr il en a tant qu’il en manquait certaines que j’aurais beaucoup aimé entendre comme S’asseoir par terre, Bidon, J’ai Dix Ans ou Jamais Content par exemple… mais ce qu’on a eu était déjà excellent en soi…

Alors voilà, ce que je peux en dire c’est que j’ai été très agréablement surpris. Je savais déjà que j’aimais ses disques, maintenant je sais aussi que ses concerts valent le coup.
Alain Souchon, un artiste à écouter, mais aussi à voir !

 

 

 

 

 

 

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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 19:08

Une fois n’est pas coutume : aujourd’hui un petit râlage, un !

Voilà environ une bonne année que je me traîne une espèce de malédiction, je ne sais pas trop comment dire autrement, au sujet des pneumatiques de ma Stéph-mobile.
Tout a commencé par deux crevaisons successives il y a quelques mois. A chaque fois un clou était venu se ficher dans le caoutchouc des pneus. Une chance cependant, les deux fois c’était réparable (et pas trop cher).

Arrive peu de temps après le moment de changer mes pneus avant qui atteignaient leur fin de vie, l’usure normale au bout d’un certain nombre de kilomètres avait eu raison d’eux. Parti pour les changer, je vais sur les conseils d’un ami (je ne t’en veux pas Rico, je sais bien que tu n’y es pour rien, je tiens à le préciser !) chez un « spécialiste » du pneu d’occasion, aux tarifs tout à fait convaincants : -50% sur des pneus à 200 euros la paire, ça ne se refuse pas !! Les pneus qu’il vend sont garantis entre 5 et 15% d’usure seulement, bref quasi-neufs. Je passe donc commande, mais on m’annonce environ quatre jours de délai. Normal, j’ai une taille de pneu peu commune il paraît, je peux bien attendre un pneu. Euh, un peu.
Sauf que les quatre jours se transforment en quatre semaines, et que mes pneus commencent à devenir vraiment lisses ! Qu’à cela ne tienne, le garagiste me propose à la place une autre paire à la bonne taille mais d’une marque différente, qu’il a sous la main. Le tarif étant le même j’accepte volontiers, tout content de pouvoir enfin circuler sans craindre de me prendre un PV.

Même pas une semaine plus tard : crevaison d’un des deux pneus. Mais pas par percement ce coup-ci, par crevaison lente. Je retourne chez le vendeur de pneus, me disant que ça peut arriver. Il regarde l’air contrarié (du genre « j’ai pas que ça à faire », j’apprécie moyennement), et me dit que c’est réparable. Je fais donc réparer et l’autre me fait payer. Je trouve ça un peu fort de café, avec toute l’attente que j’ai eue et le fait que la crevaison intervienne bizarrement tout de suite après la pose, je m’attendais à ce qu’on ne me fasse pas payer, même si la facture ne s’élève qu’à une vingtaine d’euros.

Bon, bref. Sauf que là où ça devient vraiment énervant, c’est quand trois semaines plus tard, alors que je fais un petit chech-up rapide de ma voiture avant de partir quelques jours dans le Sud, je me rends compte que le pneu réparé a été remonté … à l’envers ! (pas dans le sens de roulement du pneu)
Je vais donc faire déposer et reposer le pneu en question, mais plus chez le pro de l’occaz évidemment, ce charlot ne me reverra plus vous vous en doutez. C’était il y a quelques mois…

Tout récemment, paf ! même pneu, encore une crevaison lente. Irréparable cette fois. Je vais donc commander un pneu neuf, mais comme il faut exactement le même modèle que celui restant, j’attends à nouveau un moment.  Et donc hier , je récupère mon nouveau pneu que j’ai payé le prix fort ce coup-ci, pensant en avoir enfin terminé avec cette odyssée pneumatique. Sauf que par acquis de conscience, avant de le monter je le compare à l’autre pneu (celui acheté d’occasion et qui n’a pas crevé lui), et je me rends compte ce faisant que l’ancien par rapport au nouveau est dans un bien triste état : usure très avancée (on est plus près des 75% que des 15% annoncés… et ce n’est pas d’avoir roulé ces quelques mois avec qui a pu les entamer à ce point) et des craquelures inquiétantes de côté, sur tout le contour. Conclusion, je vais devoir changer l’autre pneu aussi pour avoir un train avant qui tienne correctement la route.

Bref, en moins d’un an j’aurais changé deux fois ma paire de pneus, je suis perdant sur toute la ligne, entre les différentes réparations et le prix des occasions et des neufs, je crois que je me suis bien fait avoir.
Le caoutchouc, c’est vraiment prohibitif !!

 

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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 16:59

Ahhhh… déjà la note 69…

J’en vois déjà certains qui s’attendent à ce que je parle d’un sujet un peu scabreux, du genre bête à deux dos et autres déclinaisons libidineuses… eh bien non !
Je tiens aussi à préciser tout de suite, que malgré ce que le titre pourrait laisser penser, il ne s’agit pas non plus d’une analyse du film de Steven Spielberg avec Leonardo DiCaprio.

Non, cette note traite d’un sujet … disons intermédiaire, histoire de contenter à la fois les obsédés de Kamâ-Sutra, et nos amies féministes convaincues.

Je voulais vous parler d’une ancienne tradition du Burundi, que j’ai trouvée très intéressante et qui s’applique encore en certaines parties du pays. Comme dans certaines contrées, au Burundi les mariages sont parfois arrangés et préparés par les familles, sans trop laisser de choix à la future mariée.

Mais en guise de « compensation » à cette injustice, il y a  une coutume malicieuse : la nuit de noce, les deux époux nus sont enduits de graisse animale très glissante sur tout le corps. La femme porte juste une fine cordelette autour de la taille. Puis ils passent la nuit dans la case vide à « jouer au chat et à la souris » jusqu’au lendemain. Si au petit matin, l’homme n’a pas réussi à attraper la femme et à consommer le mariage, celle-ci a le droit de répudier son mari sur le champ !

On ne plaisante pas avec le droit des femmes au Burundi !!

 

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 19:29

Beaucoup de gens considèrent Watchmen comme l’ultime chef d’œuvre de Alan Moore. À mon humble avis, sans vouloir nier la force de son histoire de super-héros vieillissants, je crois qu’il n’a rien fait de mieux à ce jour que V for Vendetta. Ici point de super-héros. Le personnage principal, V, est bel et bien masqué, porte la cape et un costume identifiable, mais c’est dans le cadre du « rôle » qu’il joue, comme les comédiens de la Grèce antique ou du Nô oriental (le théâtre traditionnel japonais).

V n’a pas de nom, pas d’identité propre, car V échappe à toute classification, à tout ordre imposé. V n’est plus une personne, mais un concept, une idée.

Dans un monde post-apocalyptique (bien que l’histoire se déroule en 1997-98, à l’instar du New-York 97 de John Carpenter), l’Angleterre est aux mains d’une dictature qui s’appuie sur une organisation très rigide.
La Voix
, outil de propagande du régime en place, le Nez, l’équivalent de la police d’investigation, l’Oreille, qui épie les moindres paroles, faits et gestes des citoyens, et la Main , véritable force de frappe et de maintien de l’ordre, sont les différents « organes » du pouvoir. Le tout sous le commandement de la Tête , autrement dit de l’homme qui en concertation avec son super-ordinateur, prend toutes les décisions.

Dans ce contexte, V est comme un chien dans un jeu de quilles. V se rebelle, V se fait le défenseur et le porte-parole de la liberté bafouée.

Couverture de l'intégrale chez Delcourt
Alan Moore ne fait pas l’apologie de l’anarchie, comme on pourrait le croire au premier abord. Cette notion l’intéresse et il en profite pour nous livrer ses réflexions à ce sujet. Mais le fond du propos de Moore n’est pas là. Ce qu’il défend, ce dont V est l’étendard (et c’est peut-être également la raison pour laquelle il n’a pas de visage humain), c’est avant tout la liberté de penser.

Et pourtant V est également un terroriste au sens strict du terme. Il fait exploser des monuments, assassine ceux qui représentent le pouvoir et méritent de mourir selon lui. N’oublions pas le « Vendetta » du titre. Par moment, on se demande si c’est l’esprit de vengeance pure qui guide V, ou l’idéal dont il se fait l’icône …

Alan Moore, comme à son habitude, développe un monde complexe et n’a pas peur d’entrer dans les détails. Les personnages sont nombreux, mais tous très justes dans leurs traitements et leurs évolutions.

Certains butteront sur un dessin austère, un trait dur. Il est vrai que le style de David Lloyd n’est pas des plus engageants. Je soupçonne même Moore de choisir ses dessinateurs selon ce critère. Ça lui permet de s’assurer de faire passer le scénario avant le dessin, de capturer toute l’attention du lecteur et de la diriger sur l’histoire.

Le revers de la médaille, c’est que cela décourage nombre de lecteurs potentiels, plus attachés à la qualité graphique d’une BD. Et là encore, j’ai ma petite hypothèse. Moore l’a prouvé maintes fois dans ses travaux, il ne laisse rien au hasard. Et il me paraît évident également qu’il fournit à chaque fois un travail énorme, dense, très complet qui doit lui demander beaucoup d’investissement. Il n’est donc pas impossible qu’il exige en retour de ses lecteurs un effort de lecture et de concentration à la hauteur de ses œuvres … ce qui cadrerait aussi avec le côté mégalo du personnage …

Alan Moore est définitivement un phénomène hors-norme parmi les scénaristes de comics.

 

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14 mars 2006 2 14 /03 /mars /2006 16:58

Quand j’étais gamin, ma maman, qui avait à cœur de bien faire avec son petit garçon chéri, me faisait manger de tout, et tout particulièrement une fois par semaine je n’y échappais pas, de la cervelle. Je ne sais pas exactement de quel magazine (Femme Actuelle ? Parents ? Chasse & Pêche Hebdo ?) elle tenait cette idée, mais elle avait été persuadée par l’un ou l’autre journaliste de presse féminine que c’était très bon pour la santé et le développement des enfants (soit dit en passant : tous des bourreaux d’enfants ces gens là !!).
De la même manière, son potager faisait sa fierté, et j’ai eu la chance de grandir nourri de bons produits frais et cultivés avec amour. Et l’un des fleurons de ce que ma maman plantait, récoltait et nous servait avec une belle régularité à table, c’était ses épinards (succulents, il faut bien le dire).

Depuis, la maladie de la vache folle a fait beaucoup parler d’elle… on a appris que la maladie provenait en grande partie de l’alimentation des bovins par des farines animales contaminées, une pratique en plein essor dans le milieu de l’élevage des années 70-80 avant d’être un peu plus sérieusement réglementée et encadrée. Le vecteur de la maladie de l’animal vers l’homme est le prion, qu’on retrouve principalement (si j’ai bien tout compris) dans le système nerveux, la moelle et la … cervelle des bêtes touchées.

En 1986, le 26 avril très exactement, la centrale nucléaire Lénine, tout près de la ville de Tchernobyl en Ukraine, a été le lieu du plus grave accident nucléaire à ce jour. Un « nuage radioactif » a alors balayé l’Europe, mais, fait bien connu, s’est arrêté net à la frontière française (encore un grand merci à la vigilance de nos douaniers !). Et ce n’est pas plus mal d’ailleurs, parce que quand même j’habite en Alsace, à environ une quarantaine de kilomètres de l’Allemagne et la Suisse, il était donc temps que ce nuage s’arrête… Bref.
J’ai lu, je ne sais plus trop où, que parmi les végétaux qui « absorbent et conservent en eux » (je ne sais pas si les termes sont les plus adéquats) le plus la radioactivité, il y a en tête de liste les champignons et autres lichens. Et pas très loin derrière certains légumes, dont … les épinards.

Bon… vous vous demandez pourquoi je vous raconte tout ça ? Certainement pas pour blâmer ma maman de quoi que ce soit, je ne me lasserai de toute façon jamais de sa cuisine et de ses plats délicieux (si j’ai laissé tomber depuis longtemps le rituel hebdomadaire de la cervelle, j’aime toujours autant sinon plus ses épinards à la crème !).
En fait, c’était juste pour dire qu’après Tchernobyl et Creutzfeld-Jakob, je ne vais certainement pas me laisser impressionner par une cuisse de poulet ou une escalope de dinde !

Non mais des fois.

 

 

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