Présentation

Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

À quoi tu penses ?

Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 17:34

Ouais je sais, mes articles s’espacent dans le temps.
Pourtant ce n’est pas un manque de sujets qui en est la cause. J’ai sous le coude des tas de films que j’ai vus et dont j’ai envie de causer, une tripotée de comics que je me suis envoyés dernièrement, une dizaine de romans lus récemment et pas encore chroniqués ici, et je ne parle pas des séries télés qui m’ont enthousiasmé ces derniers mois et qui mériteraient quelques lignes également.
Non ce qui est en cause c’est moi. J’ai un mal de chien à prendre mon stylo ou mon clavier pour me mettre à écrire quelque chose. Et quand j’y parviens, le résultat ne me plaît pas une fois sur deux dans le meilleur des cas. Évidemment il y a le temps qui file à une vitesse indécente, mais ça n’est pas que ça, c’est plus lié intimement à moi. J’ai un vrai manque d’inspiration, je ne sais pas par où aborder même les sujets qui me tiennent à cœur, je ne sais plus ordonner mes réflexions et en faire quelque chose qui se tient à l’écrit. J’ai l’impression de faire toujours beaucoup trop long et de ne pourtant pas arriver à exprimer l’essentiel. C’est assez frustrant par ailleurs.

En cherchant un peu la cause de tout ça, j’en suis venu à me poser la question : à quoi cela sert-il finalement ? Je veux dire de tenir un blog comme celui-ci, d’y coller des critiques (pour autant qu’on puisse qualifier de ce terme un peu pompeux mes petits avis), de donner mon avis sur ce que je lis ou vois ou entends ? Et en fait je n’ai pas trouvé de réponse satisfaisante pour le moment.

Je ne sais pas vraiment à quoi ça sert tout ça, à vrai dire. Je doute même sincèrement que ça ait le moindre intérêt, la moindre légitimité. Avant ça m’amusait, j’essayais d’écrire des trucs marrants et pas trop cons en même temps, et parfois même j’y arrivais (j’ai relu des vieux trucs publiés ici, et merde alors, j’en ai trouvé des pas mal du tout)(le mec se la pète en plus !).
Aujourd’hui j’ai peur de ne plus parvenir à insuffler dans ce que j’écris la même légèreté, je n’arrive plus à me faire marrer moi-même (bordel ça devient grave). J’ai l’impression d’écrire des pavés chiants à lire, à commencer par ce texte-ci d’ailleurs.

Je suis d’autres excellents blogs par-ci par-là, et je tombe aussi parfois au gré du net sur des sites vraiment originaux, dont les auteurs sont clairement bourrés de talents, qui savent faire marrer et/ou réfléchir leurs lecteurs et qui m’enthousiasment autant qu’ils me foutent le bourdon devant tant de maîtrise. Combien de fois me suis-je dit « merde qu’est-ce que j’aimerais écrire comme ça » tellement je trouvais ce que j’avais sous les yeux bien foutu…


Mais !
Je ne suis pas garçon à jeter l’éponge aussi vite (ah j’en devine qui se désespèrent !). Je vais tenter de faire mieux prochainement. Parler de choses que j’aime vraiment beaucoup, qui me tiennent à cœur, qui m’épatent, qui me boostent (rhhôôôoo le vilain mot souligné en rouge par mon correcteur orthographique totalement outré). Cela dit, je ne promets pas la lune, si ça se trouve je vais mettre deux mois à pondre trois articles tout nazes.
Mais bon, voilà faut essayer avant de dire que c’est mort hein. Et puis tiens, j’en profite : si jamais quelques blogueurs passent par là et lisent ceci, c’est quoi votre réponse à vous à ma question de tout à l’heure « à quoi ça sert ? ». Qu’est-ce qui vous motive ? Et tant qu’à faire les lecteurs peuvent répondre aussi : vous attendez quoi des blogs que vous lisez ?
Oui je sais, je suis chiant avec mes questions à la con.

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 16:36

Me voilà arrivé à mon trois centième article. Plus de cinq ans que j’écris ici. Beaucoup de bêtises, pas mal d’avis-vite-dits qui n’intéressent guère que moi, et quelques textes plus personnels. Mais pour cet article pas de long discours, juste l’essentiel.
Mon petit garçon. Nathan.

300 Nathan ptitefleur
300 Nathan casquette
300 Nathan cars
300 Nathan tracteur
300 Nathan ohmygod

(Merci à ma petite soeur pour ses photos toujours géniales)
(on reconnaît facilement la TataTouch : première, deuxième et dernière photos)

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 14:45

273 Nathan 1 an
Il y a un an tout juste, un cri a retenti.
Il était 20h15, Nathan est né.
Comme une évidence, la vie a pris un nouveau sens.
Depuis il est mon essence, mon essentiel, mon élan, ma fierté.
Il est mon petit garçon.


273 Nathan
(Merci à ma petite soeur pour ses photos toujours réussies !!)

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 15:41

Voilà déjà bien un moment que j’avais envie d’écrire un article sur la Culture. Ouais, rien que ça. Bah tant qu’à faire dans l’ambitieux, autant viser le sommet hein. Et puis autant profiter de ces rares moments où la fée inspiration se pose sur mon épaule, me chatouille la nuque et me glisse des mots doux à l’oreille.

Alors oui, causons Culture.
Vous l’aurez peut-être remarqué (ou pas), mes articles sont classés par catégories, et quand il a fallu les nommer j’en ai crânement affublé quatre de ce mot là. J’y ai cependant accolé le préfixe « Pop ». Histoire de faire un chouïa moins prétentieux, et puis aussi parce qu’il faut savoir rester objectif. En effet, la Culture dont je parle ici tant bien que très mal, c’est avant toute chose… ma culture ! Tiens du coup, vous l’aurez peut-être remarqué (ou pas), le C majuscule se fait la malle et embarque avec lui une partie de la suffisance qu’il conférait au mot jusqu’ici. Et c’est pas plus mal comme ça.

C’est un fait avéré : on a la culture qu’on peut.
La mienne est faite des films que j’ai pu voir au cinéma (donc pour leur immense majorité, des films qui ont moins de trente ans, quoique l’apport du dvd m’a été bien utile pour voir autre chose que ce que veut bien programmer mon multiplexe le plus proche, me permettant ainsi de pousser la curiosité parfois dans l’inédit en salle et les films plus anciens), de ce que j’ai l’occasion de lire (et quand on sait que j’ai appris à lire avec des BD on comprend beaucoup de choses sur moi), de ce que j’entends ça et là (la radio a depuis longtemps cessé d’être mon pourvoyeur de sons nouveaux, j’ai quelques amis bien plus inspirés dans ce domaine) et des images que me délivre mon téléviseur (car je fais partie de cette première génération qui a vraiment grandi avec la télévision au quotidien).
Bref, ma culture à moi, je la qualifierais avant toute chose de contemporaine. D’où l’utilisation dans ce blog du terme « Pop-Culture » que je trouve bien plus à propos.
Connaître Jules-de-chez-Schmidt-en-face, savoir qui est Elton Morrow, reconnaître au premier rif un morceau du guitar hero Mark Knopfler, apprendre qu’en anglais « Jacques a dit » se traduit par « Simon says » grâce à John McTiernan, savoir ce que veut dire le « P.I. » de Magnum P.I. ou connaître le prénom de MacGyver, avoir été un p’tit clou tous les samedis soirs sur Canal+, se bidonner quand mon pote Nico prend un accent chinois en disant « vainqueur : le palmier », … tout ça m’est parfaitement naturel, ultra référencé et ce n’est peut-être pas donné à tout le monde, mais ça n’est pas exactement ce que j’appellerais « avoir de la Culture ».

271 moins t en as magnumpi
La Culture, au sens noble du terme, celle de Malraux ou de l’Académie Française, c’est autre chose. C’est forcément plus ancré dans l’histoire. C’est plus profond, ça va chercher plus loin dans les racines de nos sociétés, dans l’histoire de l’art. Et si je devais y associer un seul mot, ce serait un adjectif : classique. À mes yeux, on ne peut se targuer d’être réellement cultivé, qu’à partir du moment où l’on connaît ses « classiques ». Quel que soit l’art dont on parle du reste, même les arts relativement nouveaux tels que le cinéma ou la bande-dessinée. Or c’est précisément ce qui me manque cruellement, et plus le temps passe plus je m’en aperçois au détour d’une conversation ou à la lecture d’un livre dont certaines références m’échappent. Car si je peux vous certifier sans avoir recours à une recherche internet que le premier film consacré au Punisher date de 1989 avec Dolph Lundgren dans le rôle titre (décidément celui-là je l’aurais placé dans combien d’articles déjà ? faudrait que je songe à changer d’exemple de temps en temps moi…) et Mark Goldblatt au poste de réalisateur (qui n’a plus rien réalisé depuis je crois bien –là pour en être sûr faudrait quand même faire une petite recherche sur IMDb j’avoue-), je serais bien incapable de vous parler d’Autant en emporte le Vent par exemple. Ou de Lawrence d’Arabie. Ou de la trilogie du Parrain.

271 moins t en as punisher lundgren
Pour illustrer tout ça, je me suis amusé à faire des listes rapides dans divers domaines de quelques classiques qui me viennent en tête et dont je ne sais quasiment rien.
Pour continuer dans le cinéma, une de mes collègues a été récemment effarée (pour pas dire effondrée) que je puisse n’avoir jamais vu des films pourtant pas si vieux mais déjà cultes comme Birdy, Edward aux Mains d’Argent, Apocalypse Now ou Platoon. Côté français, en dehors de Lelouch pour moi la Nouvelle Vague reste un mystère : je sais que Jean-Luc Godard vit en Suisse et j’ai vu François Truffaut dans un film de Spielberg, mes connaissances sur leurs oeuvres s’arrêtent là ! Je n’ai dû voir qu’un ou deux Hitchcock dans ma vie, Chantons sous la pluie m’est inconnu et je pense avoir vu au maximum dix minutes du Docteur Jivago. Bref, je suis une buse dès lors qu’on parle de grands classiques du cinéma. Sauf si on a le droit d’y inclure des Louis de Funès, mais je ne suis pas sûr que Les Gendarmes de Saint-Tropez ou Les Aventures de Rabbi Jacob soient vraiment aussi bien considérés que les titres cités plus haut (à tort selon moi, mais là n’est pas la question).

271 moins t en as rabbi jacob
Si on parle littérature c’est encore pire. Allez je vous fais un lot : Balzac, Flaubert, Proust, Zola, Tolstoï, Stendhal,… jamais rien lu. Victor Hugo, Maupassant, Molière : à peine ce qu’on m’a obligé d’en lire durant ma scolarité. Je n’ai guère qu’un ou deux Jules Verne, du Baudelaire et du Voltaire à avancer pour ma défense. Maigre… Restons en France mais plus proches de nous : Valery, Gide, Camus… nada. Il m’a fallu arriver à 34 ans pour lire mon premier Barjavel. À ma grande honte je n’ai jamais ouvert un San Antonio, alors que question verbe je suis presque certain que ça me plairait (bon si vous voulez vraiment tout savoir, j’en ai lu un… en version BD !!). Et puis les anglo-saxons ne sont pas beaucoup mieux lotis : si j’ai lu beaucoup de AE Van Vogt ou Philip K. Dick, pour autant Twain, Dickens, Shakespeare, Poe : que couic. Agatha Christie : inconnue au bataillon. Et Spooky hurlerait certainement s’il n’était pas foncièrement gentil : JRJr (John Romita Junior) je le lis depuis des années (et j’aime beaucoup soit dit en passant), JR Ewing est un pote à moi, mais JRR Tolkien désolé je n’ai pas ça en magasin.

271 moins t en as JREwing
Ce qui me permet une habile transition vers la BD et la télévision, car même là j’ai de grosses lacunes : Spooky, toujours lui, manquera certainement de défaillir quand j’aurais avoué que je n’ai jamais lu un Thorgal ou un XIII de ma vie. Je l’achèverais si je lui disais qu’il en est de même pour Le Grand Pouvoir du Chninkel, ce que je me garderai donc bien de faire. Je n’ai jamais ouvert un Corto Maltese, je ne connais rien à Tardi, je n’ai jamais lu un seul album de Spirou, Garfield, Achille Talon, … et je n’ai que de rares connaissances sur l’œuvre de Moebius. Ouch !
Et sur mon écran cathodique je sais que je suis impardonnable de n’avoir pas vu David Vincent dans Les Envahisseurs, ni le Numéro 6 dans Le Prisonnier (à ce sujet j’en ai vu la version très récente avec le pourtant très bon Jim Caviezel : vraiment pas terrible). Pour Friends j’ai une bonne excuse : j’ai trouvé nazes les 2-3 épisodes que j’ai pu voir. Et si Spooky me lit encore à ce stade il n’échappera plus à la syncope quand il saura que j’ai vu au grand maximum une vingtaine d’épisodes de X-Files. Dur.

271 moins t en as duchovny
Il n’y a finalement qu’en musique où je tire un tout petit peu mon épingle du jeu. Ok je ne sais pas reconnaître un Puccini d’un Vivaldi et je m’y perds dans la famille Strauss. Mais j’écoute et j’apprécie la musique classique. Côté chanson française je reconnais quelques faiblesses en Aznavour, en Ferrat, Moustaki, Piaf, Bécaud mais c’est plus parce que j’accroche moins qu’aux gigantissimes Brel, Brassens, Nougaro, Gainsbourg ou Reggiani. Et puis si Fred Astaire ou Paul Anka ne sont pas vraiment dans mon répertoire je ne suis quand même pas trop ignare en musique anglo-saxonne.

Pour tout ce qui est peinture, sculpture, architecture, théâtre, art lyrique là c’est bien simple : je suis aux abonnés absents.

Pas reluisant hein ?

Alors forcément j’en viens à me poser la question. Y a-t-il une hiérarchie dans la Culture ? Le jazz vaut-il mieux que le rock ? le rock que la pop ? la pop que la variété ? Vaut-il mieux avoir vu et revu le Casque d’Or de Simone Signoret ou le casque noir de Dark Vador ? Est-ce mieux de citer Proust ou Bernard Werber dans le texte ? Est-il honteux d’avoir été bien plus transporté par les aventures de Peter Parker, Al Simmons ou le Rorschach des Watchmen plutôt que par celles de D’Artagnan, Fanfan la Tulipe ou Jean Valjean ? Les spécialistes-autodidactes des comics qui hantent des forums comme Superpouvoir.com sont-ils moins respectables que l’élite qui s’exprime sur les sites de Télérama ou du Monde ?
En gros « ma culture », et la Pop-Culture de façon plus vaste, suffisent-elles à faire de moi quelqu’un de cultivé ? voire… de fréquentable ?!?

271 moins t en as rorschach
J’ai comme une idée de la réponse, qui ne serait pas forcément flatteuse ou élogieuse à mon endroit…
Mais j’ai beau faire. Dans la pile d’au bas mot une petite vingtaine de bouquins que j’ai en attente de lecture et qui ne cesse de s’agrandir, j’ai du Martin Winckler, du Pierre Pelot, du Kenneth Cook, du Warren Ellis, du Neil Gaiman, du John Irving, du Gabriel Garcia Marquez et bien d’autres encore, mais pas un seul Flaubert, pas un seul Balzac. J’essaie de rattraper mon ignorance cinématographique avec des films anciens mais les dernières choses que je me sois achetées c’est un obscur film de Kitano et le Apocalypto de Mel Gibson en version Blu-ray. Chassez le naturel…

271 moins t en as kitano
Et vous ? qu’est-ce que la Culture pour vous ? Source de plaisirs ou de complexes ? Vous êtes plutôt « formule classique » ou « formule contemporaine » ? (et j’en entends un ou deux répondre « formule offensive, je prends la formule offensive ! »)



P.S. : mes remerciements et excuses à Spooky pour avoir fait de lui mon complice involontaire pour cet article…

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires
Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 08:56

 

Je viens de lire le dernier hors-série en date du magazine Psychologies, intitulé Comment être un homme ?

Je n'avais jamais lu aucun numéro de ce magazine que je ne connaissais que de nom, mais pour tout un tas de raisons qui m'appartiennent, ce titre m'a interpellé. Aussi m'y suis-je plongé.

J'y ai trouvé des articles plus ou moins bons, certains très intéressants, d'autres plutôt décevants.

En vérité, les questions soulevées m'ont paru beaucoup plus riches que les réponses, ou débuts de réponses, apportées.

En fil rouge du magazine, la question « c'est quoi être un homme ? » était posée à différentes célébrités, hommes et femmes, qui répondaient chacune à leur façon.

Bien évidemment, je me suis posé la même question, et me suis demandé quelle serait la définition que je donnerais si on m'en demandait une.

J'aurais pu penser au magnifique poème de Rudyard Kipling, If, repris et adapté en chanson par Bernard Lavilliers (et qui m'a déjà servi pour un article il y a longtemps), j'aurais pu parler du courage de mon père face à sa maladie, j'aurais pu citer toutes les qualités humaines de mon ami Éric qui est une sorte de modèle à suivre pour moi.

Il y en a qui auraient répondu selon des stéréotypes ou des clichés : on est un homme après son service militaire (ahhhh heureuses générations actuelles !!), on est un homme après sa première relation sexuelle (version macho), on est un homme quand on devient père de famille (version paternaliste), etc …

Mais ce qui m'est venu quasi-instantanément à l'esprit, c'est l'image de mon grand-père, un jour funeste de février 1998. Je rentrais le soir, mon grand-père m'a ouvert la porte et m'a annoncé que mon père venait de mourir quelques instants plus tôt. Il m'a regardé, m'a pris l'épaule d'une main et du haut de ses 72 ans m'a dit « je suis là ».

C'est ça être un homme pour moi.

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 07:25

250 Nathan nb1

250 Nathan nb2

250 Nathan nb3

Un très grand merci à ma petite soeur Marie et à ses talents de photographe.
Et à mon petit bonhomme de toujours faire des sourires à son papa.

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 14:48


35.
Ans.
35 ans.

35 ans 35 ans 35 ans 35 ans 35 ans 35 ans 35 ans 35 ans.

Trente-cinq ans.
Évidemment vous ça vous laisse froids.
Moi ça me glace…

Pourtant la réalité est là. Je suis né le 14 avril 1975, il y a 35 ans donc.
Je me regarde dans une glace et je ne peux pas le nier, c’est écrit en gros caractères sur mon front, mes yeux, ma gueule et mon corps tout entiers.

J’ai envie de reprendre les vers de la chanson Tout va bien de Cali : « Suis-je à la moitié, suis-je à la fin ? En tout cas, ce n’est plus le début ». En fait j’aurais bien envie de reprendre le texte intégral de cette chanson, mais bon, faudrait quand même pas tomber dans la facilité et faire écrire mes articles par d’autres (même s’ils sont bien plus talentueux).

Difficile de faire un bilan alors qu’on a l’impression d’avoir tout juste commencé…
Et puis pas vraiment l’envie non plus, trop déprimant.
Je crois qu’en fin de compte je retiendrai deux choses plus que tout le reste.
Celles et ceux qui peuplent mon existence, que j’aime et qui m’aiment.
Et celles et ceux qui ont disparu de ma vie, qui m’aimaient et que j’aime.
Mais avant toutes et tous, Nathan.

Nathan qui a un papa de 35 ans … 35 ans !
J’en reviens décidément pas.

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 07:14


Ce n’était pas de la lassitude, ni de la fainéantise. Ça n’était pas une perte d’intérêt et non, je ne suis pas tombé dans un trou de mémoire…

Il est des silences nécessaires.
On ne les choisit pas forcément, ils s’imposent.

Le mien a été long. Plus de deux ans. À vrai dire je me demande toujours s’il ne devrait pas durer encore un an ou deux, mais bon, voilà. Il faut savoir parfois bouger pour ne pas totalement se figer.

Écrire ainsi, partager ses idées, c’est aussi en quelque sorte s’exposer, même partiellement. Pour le faire il faut une dose de confiance en soi, et peut-être aussi une part de prétention pour oser croire que ce qu’on a à dire puisse intéresser quelqu’un d’autre ; aujourd’hui je manque de l’une comme de l’autre. Mais c’est aussi une façon de ne pas se refermer entièrement sur soi. De combler certains vides, tant bien que mal, d’exister.


Alors je ne promets rien, mais je vais essayer de ré-alimenter un peu ce blog. On verra bien.

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 16:21
234-Nathan-miroir
Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 07:56
Dans la grande série des idées modernes et cool, limite philosophie de vie, sur lesquelles je ne peux m’empêcher de donner mon avis de chieur bien que personne ne me l’ait demandé, il y en a une qui me gonfle sévère. Alors comme je suis d’humeur à tailler des costards, aujourd’hui ce sera pour sa poire.

Je pense à l’idée assez répandue et plutôt séduisante qui se résume par la phrase : « tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort ». Quand on y réfléchit un peu on se rend compte que ce truc est d’une insondable connerie tant c’est non seulement cliché mais surtout faux.

Autant que je me souvienne, c’est un crédo que j’ai commencé à entendre adolescent. En peu de temps c’est devenu cool et à la mode de dire et de penser ça. Puis, lors de mon service militaire c’était mon sergent instructeur qui n’avait plus que cette phrase à la bouche, comme s’il essayait de se convaincre lui-même que cette idée choc qui se battait en duel avec ses deux neurones solitaires suffirait à le faire passer pour quelqu’un d’intelligent.
Avez-vous remarqué d’ailleurs que souvent les bas-de-plafond ont des tics de langage ou des expressions imagées et toutes faites qu’ils répètent à l’envie, juste parce qu’elles ont de l’impact, de la gueule, et que ça donne l’illusion d’un esprit brillant ? Bon je m’éloigne du sujet le temps d’une parenthèse… Le neuneu de base sait faire d’une ou deux idées phares qui l’auront ébloui toute une philosophie de vie. Pas fous et fins psychologues, les publicitaires et les politiques en usent et en abusent d’ailleurs, le fameux et fumeux  « travailler plus pour gagner plus » en est l’exemple le plus puissant (et gonflant) de ces dernières années soit dit en passant… Une bonne sonorité qui flatte l’oreille, des mots simples qui cachent (supposément) une idée qui fait réfléchir et se veut un tant soit peu subtile et le tour est joué : le badaud tout fier d’avoir finement saisi le sens profond et définitif de la phrase se sent intelligent, supérieur et par conséquent satisfait de son propre génie. Dès lors, plus la peine d’y penser plus avant, on est au top et on peut mettre son cerveau en pause, il l’aura bien mérité.

Oui mais non.
Dans le cas précis de cette phrase tout droit sorti d’un discours du premier (rayez les mentions inutiles) John WayneJohn McLaneJohn Locke (celui de Lost !) – John RamboJohn Sarkozy venu (et pourtant il y en a 4 sur 5 qui m’ont donné de sacrées belles émotions ciné-cathodiques pour lesquelles je leur serai éternellement reconnaissant), on est en présence d’un bel attrape-nigaud.

Bien sûr que l’idée est plaisante. Parce que c’est le genre de truc passe-partout qu’on peut servir à tout le monde et dans n’importe quelle circonstance plus ou moins difficile. Ça donne une image positive aux pires emmerdes, ça console à défaut de guérir, ça promet des jours meilleurs, bref ça met en avant qu’on peut toujours s’en sortir, même des difficultés les plus terribles et qu’on en tirera forcément quelque chose de bien. Et c’est bien pour ça que c’est séduisant comme idée. Sauf que malheureusement, c’est faux. Quand on souffre, que ce soit physiquement ou plus particulièrement moralement, psychologiquement (parce que de nos jours on a quand même plus souvent le moral en berne que les doigts de pieds bouffés par la gangrène hein…), plus le mal est profond, plus on s’en prend dans la tronche, plus on est malheureux, plus on est blessé… et bien plus on se fragilise.
Désolé de le dire, mais la souffrance n’agit pas comme un vaccin qui crée une petite réaction désagréable et momentanée avant de nous mettre à l’abri du mal. La souffrance, quelle que soit sa nature, laisse des traces et vous fragilise l’esprit alors qu’on se plaît à croire qu’elle le fortifie. Une rupture, un décès, une dispute, des regrets, ce sont toujours des choses négatives pour l’esprit. On en ressort amoindri, jamais grandi. Et quand enfin on émerge (si on émerge) du brouillard glacé où ce genre d’aléa de la vie nous plonge, ce n’est certainement pas plus fort qu’avant, bien au contraire. On a usé tant de forces à sortir de cet état que la moindre pichenette, le moindre petit malheur supplémentaire vous fait basculer encore plus vite et plus gravement dans la douleur. Parce que la douleur on peut arriver à l’oublier, la mettre de côté, la surmonter, mais on ne l’efface pas. La douleur s’accumule, c’est juste notre seuil de tolérance qui en prend lentement la mesure par ce réflexe étonnant qu’on appelle l’instinct de survie. Mais rajoutez-en une petite couche et vous re-basculerez encore plus fort dans les difficultés et le mal-être. Le froid vous glacera encore plus que la première fois, la douleur sera encore plus intense, le mal viendra bien plus facilement à bout de votre résistance. Comme le cancer qui récidive après un temps de rémission. Comme l’alcoolique à jeun depuis des années qui voit tous ses efforts réduits à néant à la moindre goutte de vodka ingérée.

L’impression qu’on a d’être bien après avoir été mal n’est pas un regain de force, ne vous méprenez pas là-dessus. Nos plaies finissent par être pansées mais rarement refermées. Ce que vous croyez avoir gagné en résistance est souvent un leurre : c’est le soulagement de moins souffrir qui fait cet effet. Mais souvent au mieux s’agit-il d’un répit.

Alors même si Bruce Willis en a fait le titre d’un de ces albums (If it don’t kill You, it just makes You stronger, pas si mal d’ailleurs quoiqu’un peu brouillon par moment), « Tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort » c’est joli, mais c’est malheureusement inexact. « Tout ce qui ne vous tue pas… vous tuera peut-être la prochaine fois », voilà qui me paraît plus réaliste à défaut d’être optimiste. Du moins est-ce là ma vision des choses, que bien entendu je ne cherche à imposer à personne ça va de soi, comme il n’était pas non plus mon intention de casser votre moral à vous qui lisez ceci. Et toutes mes excuses si je l’ai malmené…

Bruce Willis sait chanter également...
Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ? - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

Recherche

Commentaires

On the Flux

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés