Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Moleskine et Moi
  • : de la Pop Culture, un peu d'actualité, pastafarismes et autres petites choses...
  • Contact

Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !

Recherche

Série(s) en cours

 

21 février 2006 2 21 /02 /février /2006 18:48

Ça faisait un petit moment que je l’avais enregistré sur Canal+, hier soir j’ai enfin pris le temps de le voir : Land of Plenty (en VF Terre d’Abondance) de Wim Wenders.
Wim Wenders est loin d’être un inconnu, et surtout loin d’être manchot ! Le réalisateur d’origine allemande a déjà signé des monuments du cinéma tels que Paris-Texas (1984), Les Ailes du Désir (1987) ou Buena Vista Social Club (1999) entre autres.
Avec Land of Plenty, il filme l’Amérique d’après le 11 Septembre 2001. Sans juger ou dénoncer qui que ce soit, il se contente d’exposer l’état dans lequel se trouvent les habitants du pays de la liberté depuis le traumatisme des Twin Towers. Il le dit lui-même, au départ il songeait à réaliser un documentaire, et finalement il a préféré recourir à une fiction.

L’histoire débute exactement deux ans après l’attentat de New-York, et suit deux personnages à l’opposé l’un de l’autre, et pourtant pas si éloignés que ça.
Lana
est une jeune américaine de 20 ans, expatriée depuis l’enfance, qui revient du Moyen-Orient aux USA et s’engage dans une mission protestante qui vient en aide aux SDF du downtown de Los Angeles.
L’autre personnage est le sergent Paul Jeffries, vétéran du Vietnam, qui a été exposé à l’agent orange à cette époque. Depuis l’attentat des Twin Towers, le sergent sillonne la ville à bord de son vieux van équipé de micros, de caméras et de tout un bric-à-brac para-militaire. Parano au dernier degré, Paul surveille tous ceux qu’il juge suspects (comprenez tous ceux de type moyen-oriental) et vit dans un univers confus où il se prend pour un agent anti-terroriste freelance. Paul est aussi l’oncle de Lana, et celle-ci cherche à le retrouver pour lui remettre une lettre de sa mère (la sœur de Paul donc) morte peu de temps auparavant.

Paul Jeffries, il consigne scrupuleusement sur cassette audio toute ses enquêtes
Au cours de ses pathétiques filatures, Paul va épier Hassan, un SDF d’origine palestinienne qui fréquente la mission où travaille Lana. Un soir, Paul assiste au meurtre de Hassan par des inconnus dans la rue. Persuadé qu’il s’agit d’une affaire mettant en scène des cellules terroristes arabes, Paul enquête pour remonter la piste des malfaiteurs. Lana lui apporte son aide mais dans un tout autre objectif : retrouver la famille de Hassan afin de lui remettre sa dépouille.

Wenders filme avec amour ses personnages, et ça se ressent : jamais il n’est complaisant envers eux, mais jamais non plus il ne les condamne. Il se contente de montrer en quoi ils sont tous très humains, dans leurs forces comme dans leurs faiblesses. Aucun jugement à l’emporte-pièce, seulement un regard juste et objectif sur l’Amérique d’aujourd’hui. Wim Wenders filme l’Amérique ( la Terre d’Abondance du titre) qu’il aime tant pour ses valeurs profondes, sa démesure, sa beauté et sa richesse, sans hésiter à montrer aussi l’envers du décor : la pauvreté, la déchéance de toute une partie de la population laissée à l’abandon.
L’Amérique de Wenders n’est pas un paysage de carte postale, la dualité l’habite.
Pays riche, mais avec une multitude de pauvres et de laissés pour compte. Pays puissant, mais qui se sent désespérément démuni face au terrorisme intérieur. Pays de la liberté, mais qui foule au pied son idéal au nom de la quête de la sécurité absolue. Pays croyant qui prône l’amour de Dieu et de son prochain, mais qui se méfie de tout ce qui n’est pas chrétien.

Lana, jeune femme fragile et forte à la fois
La force de Wim Wenders, c’est de filmer avec sincérité des personnages eux aussi sincères. Même les plus perdus d’entre eux, les plus meurtris, les plus apeurés conservent une humanité touchante.
Et il faut dire que ses personnages sont interprétés de façon magistrale par des acteurs convaincus et convaincants. Dans le rôle de Lana, on retrouve une Michelle Williams méconnaissable, qui n’a plus rien à voir avec la bimbo blonde qu’elle jouait dans la série pour ados Dawson. Dans le film de Wenders elle est touchante de simplicité et de gentillesse, se sortant remarquablement du personnage stéréotypé qu’elle s’est forgé à la télévision.
Paul Jeffries est interprété par l’excellent John Diehl (qu’on a pu voir en ripoux détestable au cours des deux premières saisons de The Shield, ou encore en colonel hyper-patriote dans Fail Safe), véritablement habité par son rôle. Le duo fonctionne à merveille, l’histoire est touchante et permet enfin un autre regard sur les américains. (on retrouve même dans un rôle  mineur l’inénarrable Paulie, beau-frère de l’icône Rocky en personne, j’ai nommé Burt Young)

Et c’est sur la voix grave du génial Leonard Cohen que le film se termine sur une conclusion qui laisse sur l’idée que si l’avenir s’annonce difficile, il n’est pas écrit à l’avance. Que se remettre en question est dur, mais pas impossible.

Un très beau film, définitivement.

L'affiche du film
(Pour ceux qui veulent en savoir plus, vous pouvez télécharger le dossier de presse complet en français en suivant ce lien)

 

 

 

Partager cet article
Repost0
19 février 2006 7 19 /02 /février /2006 11:44

Il paraît que je te ressemble. Que j'ai tes yeux, tes expressions, ta voix au téléphone...
Moi ce que je vois surtout, c'est toutes ces qualités que tu avais et que je n'ai pas. Pourtant j'aurais bien aimé.

Il est des combats qu'on ne peut pas gagner. Personne ne t'en veut pour ça. Tu manques, si tu savais.

Partager cet article
Repost0
17 février 2006 5 17 /02 /février /2006 12:29

Mesdames, Mesdemoiselles,
je tenais ici à vous rappeler que demain est le dernier jour des soldes, et que si vous désirez profiter de prix imbattables, c’est maintenant ou jamais (enfin, plus avant quelques mois quoi). Et pour celles qui ont le bonheur d’habiter pas trop loin de la frontière avec l’Allemagne, je crois vraiment qu’il reste de trèèèèès bonnes affaires à faire là-bas !

Partager cet article
Repost0
16 février 2006 4 16 /02 /février /2006 17:13

Je t’aimerai toujours.
Quelle connerie.
Et dire que j’y croyais quand j’ai prononcé cette phrase le plus sérieusement du monde, en la regardant dans les yeux. Ça m’avait donné de l’assurance il y a 12 ans, face à son air moqueur et à son visage beau comme la lumière du jour.
Maintenant Mathilde gît là, à mes pieds, son sang d’un rouge sombre a fini de s’étaler.
Moi je ne sais pas exactement depuis combien de temps je n’ai pas bougé, ma mémoire semble avoir fait l’impasse sur les minutes (les heures ?) qui se sont écoulées depuis qu’elle s’est écroulée devant moi.
A-t-elle souffert ? J’imagine que oui, et ça me fait froid dans le dos. Pourtant il fait chaud. Cette putain de canicule s’abat jour après jour, encore et encore, ne laissant aucun répit aux gens depuis plus d’un mois. Même la nuit n’apporte plus son lot de fraîcheur. Les vêtements sentent l’humidité et la transpiration mélangées aux odeurs de déodorants devenus vite inutiles, et ceci dès le matin. On pourrait se changer toutes les heures à ce train là, tellement on sue.
Sûr que ça les a attirées, cette odeur âcre de transpiration. Elles étaient arrivées voici dix jours dans le village, on ne s’y attendait vraiment pas si tôt. Putain de saloperies. Pourtant au fond de notre vallée des Vosges je pensais qu’on aurait un petit sursis. Mais non.

Au tout début je n’y avais pas cru. Ça a débuté fin juin, avec la mort du pape. Faut dire que le pauvre vieux avait fait son temps … et même plus que son temps ! Il ne tenait plus debout depuis belle lurette. Puis est arrivé le temps où il ne tenait plus assis. Pour finir, il ne tenait même plus éveillé le bougre. Et à force de ne plus rien tenir, il avait fini par lâcher prise …
C’est sûr qu’il s’est battu le vieux. À croire qu’il ne voulait à aucun prix rencontrer enfin son créateur ! Bizarre tout de même, pour un pape …
Enfin bon, quand il a rendu l’âme à son propriétaire … il a fallu le remplacer. Les cardinaux se sont réunis, comme le veut la tradition. Deux noms alimentaient la rumeur. Le cardinal Montségur du Luxembourg, vitrine de la chrétienté nouvelle, ouverte au monde et réformiste. Pour le mariage des prêtres et le port de la capote pour se protéger du fléau du sida. Je ne suis pas du genre à courir à la messe le dimanche, mais selon mes critères ce gars ne disait pas que des conneries. Et le cardinal Palappin de Côte d’Ivoire, tout ce qu’il y a de plus traditionnel et classique comme religieux de ce rang, mais avec un handicap énorme. Il était noir comme la nuit. Oui, bien sûr la religion prône la tolérance et l’amour de son prochain. N’empêche qu’il était noir.
J’imagine les discussions de couloirs et les tractations entre groupes influents au sein du Vatican … Toujours est-il que c’est bel et bien un filet de fumée blanche qui s’échappa de la cheminée de la chapelle Sixtine suite à la réunion du conclave … un nouveau pape avait donc été élu. Il se nomma Pie XIII, et il s’agissait jusqu’alors du cardinal Di Santo du Brésil !
Eh ouais, exit le réformiste et le black, tout le monde s’était mis d’accord pour un type plus consensuel, et faut croire qu’on ne lui avait pas demandé son avis, parce qu’il avait l’air aussi surpris que le reste du monde. Sauf que si j’ai bien tout compris, le Di Santo a merdé … il n’était pas à la hauteur quoi. Les fâmeux secrets que les papes se transmettent l’un à l’autre … parmi eux il y en a certainement un ou deux qui lui ont fait tourner la tête, si bien que totalement affolé il paraît qu’il a lâché le morceau à quelques oreilles opportunes, toutes heureuses d’apprendre les secrets les plus cachés de l’Église.
Je ne sais pas exactement de quoi il retourne, il y a bien des rumeurs qui circulent, mais c’est un peu tout et n’importe quoi. Certaines parlent de la descendance cachée du Christ, d’autres de la venue de l’Anté-Christ, d’autres encore laissent entendre que Jésus avait été non pas le fils de Dieu mais celui du Diable, né homme pour racheter les fautes aux yeux de Dieu de son satané père … Bref, comme je l’ai dit : tout et n’importe quoi.

Par contre ce qui est avéré, c’est que c’est à partir de là qu’elles sont apparues. Pas tout de suite aussi nombreuses, mais bien vite elles ont déferlé en hordes sauvages sur le monde.
Saloperies.
Des espèces de monstres à mi-chemin entre le démon et le vampire. Comme ces derniers, il suffisait qu’elles mordent une personne pour que dans les quatre heures qui suivent, la transformation s’opère et que le malheureux mordu devienne lui-même une de ces abominations. Et pas la peine d’essayer de se réfugier dans une église ou de brandir un crucifix comme dans les films, les créatures s’en fichaient royalement. Non, le seul truc qui marchait encore pas trop mal, c’était les carabines, les flingues, les fusils. Les armes à feu quoi. Et fallait viser la tête. Va mordre quelqu’un quand t’as plus de mâchoire … t’as beau t’appeler Belzebuth ou Lilith tu peux toujours te brosser ! Simple, mais efficace.

Le problème ça a été la rapidité de propagation de ces choses. Elles sont apparues sans que personne ne s’y attende, a priori la révélation des secrets papaux a déclenché « l’enfer sur Terre ». Ensuite on n’a pas voulu tout de suite y croire. On pensait à des canulars, à des détraqués ou au pire à des hallucinations collectives. Mais ça s’est répandu vite, les hordes sont devenues Légion, et il fut trop tard pour réagir efficacement. Plus d’autre solution que de se cacher, se terrer dans des caves, des bunkers, des coins reculés et difficilement accessibles. En sachant bien qu’à un moment ou un autre ça coincerait niveau nourriture, eau, hygiène de vie … côté nerfs aussi.
Il y a dix jours les premiers … démons-vampires … je ne sais pas comment ça se nomme, moi je les appelle les saloperies … sont arrivés à Aubure, notre village. Ça a été un carnage. On était quelques-uns à se battre farouchement, décidés à vendre chèrement notre peau. Et puis faut dire que les saloperies n’étaient pas encore trop nombreuses à nous harceler. Mais ça a doucement changé, il y en eut de plus en plus, et nous étions de moins en moins nombreux, chacune de nos pertes allant inexorablement grossir les rangs ennemis …

On s’était retranché dans une petite ferme plus en hauteur, et on tenait pas trop mal le siège. Au bout de sept jours les saloperies se sont faites plus discrètes, va savoir pourquoi. On pouvait même sortir en groupe sans trop de danger pour se ravitailler en eau et en nourriture. Et ce matin en cherchant de l’eau au puits, elles nous sont tombées dessus par surprise et en nombre. Les deux frangins Guybert ont été les premiers à y passer. Complètement bouffés par les hordes de saloperies en furie. Nathan le boulanger, Denis le facteur et Josée sa femme ont été les suivants. Sygmund le curé en a dégommé pas moins de cinq avant de se faire submerger par le nombre. On avait presque réussi à s’en tirer quand une de ces horreurs qui avait les traits déformés d’un gamin de huit ans est sortie de je ne sais quel coin sombre derrière la ferme et s’est accrochée comme une sangsue à la jambe droite de Mathilde. Il fallut que je m’y reprenne à deux fois pour l’arracher tant il s’accrochait le diablotin. Mathilde saignait, sa cuisse était bien entaillée, un morceau de chair pendait encore à l’endroit de la morsure. J’ai tout de suite compris. On s’est précipité à l’intérieur, on a tout bouclé, on a couru s’enfermer dans la cave et elle s’est mise à pleurer. Les autres se sont éloignés, et nous ont laissés dans un coin de la cave pour se regrouper plus loin, nous jetant un œil craintif au moindre mouvement brusque, au moindre cri de désespoir de Mathilde.

Les minutes se sont écoulées lentement mais finalement ce qui devait arriver se produisit. Elle cessa de sangloter, se redressa, la tête penchée en avant, les yeux fixés au sol. D’un mouvement rapide elle releva la tête, me fixa deux secondes qui parurent une éternité, avant de se jeter brusquement sur moi, toutes canines dehors. Mon fusil à pompe était chargé et j’ai tiré un seul coup qui a fait mouche immédiatement. À cette distance, il ne restait plus rien de la tête de ce qui fut Mathilde. On ne distinguait au-dessus de ses épaules que sa chevelure blonde et beaucoup de sang.



Soudain le fil de mes pensées est interrompu par un bruit sourd et violent. Ça vient de derrière la porte principale de la cave. Un deuxième coup, puis un troisième. On aperçoit le brillant d’une lame traverser la lourde porte. C’est une hâche. On les entend crier de l’autre côté du mur, elles semblent avoir envahi la ferme … tout le monde dans la cave est pétrifié.

J’entends pleurer.
Je recharge mon fusil.
Saloperies.

 

 

Partager cet article
Repost0
15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 16:54

Ceux qui me connaissent savent que j’aime les comics, et que je ne suis jamais rassasié de lectures super-héroïques. Et j’ai la chance de compter parmi mes amis des gens qui savent tenir un crayon, et qui s’en servent rudement bien !
Alors voilà qu’après le talentueux Pierig, c’est l’illustre ChrisMic qui m’a imaginé dans la peau d’un super-héros bien connu…
Ce dessin vient de son excellent blog, que je ne peux que conseiller à tout le monde, et plus précisément d’une note dans laquelle il se demande « Pourquoi les chauves-souris volent ? » (c’est une chose qu’il faut savoir sur lui : il aime se poser des questions existentielles comme ça). Et sa réponse toute personnelle fait donc intervenir mon flair de fin limier, et je revêts pour l’occasion rien de moins que le costume du super-héros détective : Batman !

Alors merci beaucoup à ChrisMic d’avoir pensé à moi pour le rôle, et surtout de me laisser gentiment poster son dessin ici.

 

 

Partager cet article
Repost0
14 février 2006 2 14 /02 /février /2006 18:56

Le 14 février c’est la Saint Valentin , autrement dit, la fête des amoureux. Et ces dernières années, un peu à l’image de Halloween ou de la fête des grands-mères, la Saint Valentin a pris des proportions de plus en plus importantes (médiatiquement et surtout commercialement).

Bref, on n’est pas obligé de la fêter, mais elle ne fait de mal à personne, donc chacun fait comme il le veut. Pour ma part je partage l’idée de ma fée selon laquelle on n’a pas besoin d’un jour particulier dans l’année où l’on s’aimerait plus que les autres. C’est pourquoi je n’apporterai pas ma pierre au romantisme ambiant du moment, mais tenterai une autre approche (qui a dit rébarbative ?).
Si certains font le rapprochement entre la Saint Valentin et la célébration romaine du dieu Faune le 15 février (les Lupercales), d’autres avancent que la mi-février correspond aux premiers accouplements de certains oiseaux (enfin, ceux qui échappent à la grippe aviaire) annonçant ainsi le début de la fin de l’hiver. Mais l’origine exacte de cette fête se perd quelque part en Angleterre au Moyen-Âge, sans que j’ai réussi à en savoir précisément plus (d’ailleurs si quelqu’un pouvait éclairer ma lanterne, je suis preneur).

Toujours est-il que le dieu romain de l’amour, Cupidon, y est souvent mêlé, et l’iconographie de la Saint Valentin ne manque pas de le représenter armé de son petit arc, prêt à attiser les sentiments de ceux sur lesquels il décochera ses flèches d’argent dans le coeur…

Voici en quelques mots la légende de Cupidon et de Psyché…
Cupidon (du latin cupere : désirer), alias Eros dans la mythologie grecque, était le fils de la déesse de l’amour et de la beauté, Vénus en personne. Celle-ci, affreusement jalouse de la beauté de Psyché, une jeune mortelle, ordonna à son fils de la faire tomber amoureuse de l’homme le plus laid de la Terre , pour la punir d’être si belle. Mais c’est Cupidon lui-même qui tomba sous le charme de la jeune femme, et pour la soustraire à la colère de Vénus l’emporta dans un palais caché de tous. Là, il la visitait chaque nuit, lui promettant une vie de bonheur et une descendance immortelle à condition qu’elle ne voit jamais son visage, afin qu’elle ne puisse le reconnaître. Psyché, mal conseillée par ses sœurs, ne put pourtant s’abstenir de regarder le visage de son amant, et l’épia une nuit à la lueur d’une bougie alors qu’il dormait. Déçu de ce manque de confiance en lui, Cupidon l’abandonna, et Psyché erra tristement à sa recherche. Mais l’histoire se termina plutôt bien : après une longue quête emplie de péripéties l’opposant à Vénus elle-même, elle finit par reconquérir le cœur de Cupidon, et c’est Jupiter en personne qui se chargea de la rendre immortelle, à l’égal des dieux, afin qu’ils puissent se marier enfin. De cette union, naquit une fille qui fut nommée Volupté…

Aujourd’hui Cupidon est représenté sous la forme d’un enfant androgyne, avec ou sans ailes, nus et armé d’une fleur ou plus souvent d’un arc. Son image a curieusement glissé pour passer de celle d’un beau jeune homme blond à celui d’un angelot facétieux. Personnellement je préférais cette image de gravure de mode à celle d’enfant ailé… et vous ?

 

 

Edit du 05.10.2010 :
À l'époque où j'ai écrit ce texte, j'étais muni d'un esprit facétieux et taquin. J'avais donc "caché" un lien vers une autre image qui vous permettait, en cliquant sur l'angelot débile ci-dessus, d'afficher un autre angelot, un peu différent, en la personne d'un archer nu comme un ver, ventripotent, l'oeil pas vif et ne cachant rien de ses attributs virils (arc, flèches et popaul en berne).
Je ne connais rien des rouages mystiques du système de référencement sur google, toujours est-il que par une équation qui m'est incompréhensible, je me retrouvais très souvent en première page d'une recherche google image sur des mots clés pourtant pas en rapport du tout (du genre : "jeune homme blond", "photo d'enfant", "gravure de mode ancienne", "fleurs d'enfant", etc, y-compris parfois des recherches des plus anodines et sans le moindre rapport avec cette image). Et croyez-moi, ce type de recherches est très courant, ce qui me ramenait environ 5 à 10 visites en moyenne par jour rien que pour cette photo. J'ai même reçu il y a quelques semaines, une plainte officielle d'un père de famille s'indignant de tomber sur cette photo en cherchant une photo d'enfant sur internet. Bon, en temps normal, rien que pour ce genre de plainte j'aurais laissé l'image en question en place, mais là, tous les jours je suis sidéré des renvois complètement hors de propos vers cette photo que me procure Google, dont décidément je ne comprendrai jamais la logique de référencement...
D'autant que je le redis encore une fois : cette photo n'apparaît pas sur mon blog ! Il fallait cliquer sur le lien caché pour la voir s'ouvrir en pop-up !!! (ce qui me fait dire aussi que le père de famille en question avait vraiment envie de la trouver cette photo, n'est-ce-pas Monsieur Pohardy ?, mais bref, passons). Même son nom n'expliquait pas cette sur-exposition sur le net (l'image se nommait banalement "cupidon2.jpg").
Toujours est-il que j'ai décidé qu'il valait mieux que j'ôte le lien pointant vers cette photo siiii choquante, ma blague de l'époque étant de toute manière de mauvais goût il paraît.
Ah, les joies d'internet.

Partager cet article
Repost0
13 février 2006 1 13 /02 /février /2006 19:23

Voici une affaire qui pourrait sortir tout droit d’un scénario de la série Les Experts. Non pas les experts de Las Vegas, ni de Miami ou Manhattan, mais ceux de Sydney.
Car c’est dans la métropole australienne que s’est tenu une enquête pour le moins inhabituelle. Dix officiers de police d’une brigade de Sydney ont été soumis à un test d’ADN.
Pas dans le cadre d’une affaire de viol ou de tueur en série. Il s’agissait juste de retrouver celui qui avait uriné sur l’uniforme de leur chef dans les vestiaires.
L’histoire ne rapporte pas ce qu’il est advenu du coupable démasqué par la science, mais après ça on ne doutera plus aussi facilement de l’efficacité de la police !

(pour info, l’affaire remonte à janvier 2000… et oui, je ressors mes archives de temps en temps… ;o) )

 

Partager cet article
Repost0
10 février 2006 5 10 /02 /février /2006 18:49

Après avoir vécu les nouvelles origines des Fantastiques version Ultimate dans les six premiers épisodes, voici le story-arc Doom, dans lequel nous apprenons ce qu'il est advenu de Victor Van Damme, seul des cinq participants à l'expérience de téléportation de Red, et dont on avait plus eu de nouvelle depuis lors.

Outre quelques flashbacks contant la jeunesse de Victor sous le joug d'un père tyrannique, froid et violent, on le retrouve lui aussi muté par son passage en Zone N. Alors que dans l'univers classique, Von Doom porte une armure de métal intégrale suite à l'accident qui l'a défiguré et dont il rend responsable Richards, ici Van Damme (rappelez-vous, son identité civile a été un peu remaniée dans cette version) a subi une transformation et possède des pouvoirs surhumains. Sa peau a été remplacée par du métal, il ne s'agit plus d'une armure. Son métabolisme s'est transformé en poison qu'il peut expulser par la bouche en un nuage toxique. Mais une chose n'a pas changé : dans l'univers ultimate aussi, il tient Red Richards pour responsable de son état, et à ce titre lui en veut mortellement.
Début d'un nouveau story-arc.
Ces six nouveaux épisodes nous amènent au premier confrontement entre Doom et les FF. L'équipe créatrice a changé, c'est Warren Ellis qui est au scénario, et Stuart Immonen qui assure les crayonnés. Si j'ai toujours apprécié Immonen dans ses différents travaux (Shock Rockets, Sebastian X, Superman : Identité secrète,...), je dois dire que je le trouve très irrégulier sur ces six épisodes-ci. Plutôt bon et fluide dans les quatre premiers épisodes, son trait se simplifie dans le plus mauvais sens du terme dans les deux derniers, on a presque l'impression de voir des esquisses et non ses dessins habituels, tant son style devient brouillon et minimaliste. Comme s'il avait été pris par le temps et avait fini en toute hâte, bâclant son travail. Très dommage.

Côté scénario par contre, Warren Ellis (The Authority, Planetary, StormWatch, Transmetropolitan,...) est fidèle à lui-même : c'est du bon et c'est varié.
À l'intrigue principale, il rattache habilement quelques subplots, flashbacks et digressions bienvenus. On apprend par exemple certaines choses qui en 40 ans n'ont jamais été abordées dans l'univers classique. Ellis s'attarde ainsi à donner des explications détaillées et scientifiquement documentées sur certains points telles que la téléportation ratée responsable de leur état, et répond à des questions cruciales comme « Que devient la nourriture que vient d'ingérer Red Richards quand il s'étire ? » ou encore «  La Chose va-t-elle aux toilettes ? ».
Le tout avec un humour qui fait mouche.
Question embarassante... (Cliquer pour agrandir)
Bref, on en apprend beaucoup sur les personnages auxquels on s’attache vraiment, l’originalité reste de mise et l’action est malgré tout au rendez-vous. Ellis s’impose sans difficulté alors que Immonen coince un peu sur la fin, mais dans l’ensemble ce story-arc est très intéressant, et reste une lecture que je recommande.
Réponse embarassée... (Cliquer pour agrandir)
(En VO ça se lit dans les épisodes #7-12 de UFF chez Marvel et en VF dans les #4-6 du magazine UFF chez Panini/Marvel France.)

 



Partager cet article
Repost0
9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 16:49

Personne n’aura pu y échapper ces derniers jours, l’affaire des caricatures de Mahomet a déchaîné les passions. La douzaine de dessins du prophète de l’Islam venus du Danemark font parler d’eux. D’un côté il y a ceux qui considèrent qu’il s’agit d’une injure aux musulmans et qui condamnent ces dessins et tous les journaux qui les ont publiés, de l’autre il y a ceux qui refusent de sacrifier la liberté d’expression, la liberté de la presse, et je pousserais même jusqu’à dire la liberté de penser (et le premier qui me parle de Florent Pagny prend la porte), à l’autel de la religion et de ses valeurs « sacrées ».

Hier, un numéro spécial de Charlie Hebdo sur le sujet est paru, reprenant lui aussi dans ses pages les-dites caricatures, et surtout commentant fort pertinemment la situation actuelle. Ça faisait un bail, ça remonte à mes années étudiantes en fait, que je n’avais plus lu un Charlie Hebdo. Mais là je me suis fait un devoir de l’acheter et de le lire, pas dans un esprit de provocation (notre président Chirac qui taxe le journal de provocateur ferait bien mieux de le lire avant de se lancer dans un énième discours démago et politiquement correct, surtout sur un sujet d’une importance capitale), mais bel et bien comme un symbole de Résistance.
Résistance face aux fanatiques de tous genres et de toutes obédiences, qui placent leurs règles religieuses au-dessus des lois de la République. Ceux qui répondent à un dessin par des appels au meurtre ne méritent même pas la parole, pourtant on relaie bien dans les médias les discours de ces éberlués qui se partagent un cerveau pour 10 000, alors qu’on peine à entendre ceux qui voudraient juste revendiquer leur droit à dire NON à tout ça.

Une du numéro spécial du 8 février 2006
Au nom du respect des croyances et de la liberté de culte, il faudrait interdire, voire condamner et punir selon certains, des caricaturistes. C’est à tomber par terre tellement ça me semble aberrant. Quelle religion respecte comme ses égales les autres religions ? Quelle est la religion qui ne pense pas être sur le seul et unique « bon chemin » contrairement à toutes les autres ? Quelle est la religion qui ne cherche pas à convaincre ceux qui ne sont pas ses adeptes qu’elle est la seule valable, la seule vraie voie à suivre et que le reste n’est que sornettes et blasphème ? Quelle religion prône… la liberté de culte ?!

Le seul concept qui permet cela n’est évidemment pas une religion. C’est le principe de la République laïque. Elle assure à chacun le droit d’adhérer à la croyance de son choix, et garantit l’égalité des individus qu’ils soient catholiques, juifs, musulmans, athées, agnostiques ou que sais-je encore.
On ne peut pas imposer à un État laïc de vivre en respectant les règles (et interdictions) des religions, quelles qu’elles soient. Ne pas représenter Mahomet, ne pas manger de viande le vendredi, ne pas travailler le samedi… et pourquoi pas aussi interdire les transfusions sanguines comme le professent les témoins de Jéhovah ? Si on met le doigt dans l’engrenage, il n’y a plus de limite, il ne faut en aucun cas et pour aucune raison jouer le jeu des dogmes.

Les croyances ne doivent pas être affaire de société, encore moins de politique, elles doivent rester d’ordre privé et personnel. Malheureusement de plus en plus souvent elles s’immiscent là où elles ne devraient pas avoir droit de citer. Dans l’État, dans la santé, à l’école.
Et aujourd’hui le secrétaire général de l’Organisation de la Conférence Islamique (regroupant les pays musulmans représentés aux Nations Unies) demande officiellement à l’ONU d’adopter une résolution interdisant toute atteinte aux religions. Ce qui ne serait ni plus ni moins que la mort annoncée de la liberté d’expression et de l’esprit critique. Interdire la publication de dessins de Mahomet (hors toute considération esthétique ou qualitative, je le précise), s’excuser pour une soi-disant « offense » religieuse, limoger le rédacteur en chef de France Soir, c’est déjà un peu capituler devant les menaces, la haine et l’obscurantisme.
C’est pour cela qu’il faut faire front. Se ranger dans la lignée d’un Voltaire, d’un Hugo, d’un Ferry, d’un Jaurès. Pas d’un pape ou d’un mollah.

Attention, comprenons-nous bien, je ne suis pas de ceux qui condamnent les croyants. Au contraire même, il y a depuis toujours un concept qui me fascine, que je trouve très beau et infiniment respectable : la Foi.
La Foi qui révèle le meilleur de nous-mêmes, qui nous fait repousser nos limites dans le bon sens. La Foi qui déplace les montagnes. Je ne l’ai pas, mais j’admire très sincèrement celles et ceux qui l’ont. Ils représentent à mes yeux des oasis de pureté, conscients de leur fragilité et pourtant solides comme des rocs.
C’est pourquoi je fais bien la distinction entre Foi et religion. Car la religion n’est selon moi rien d’autre que le revers de la médaille de la Foi, le pendant néfaste qui autorise tous les excès, tous les non-sens et toutes les pires absurdités au nom d’une loi dite de Dieu, alors qu’elle a été rédigée, lue et interprétée par des hommes. Un moyen d’asservir les esprits pour asseoir le pouvoir d’hommes sur d’autres hommes.

C’est dans ce sens que je trouve qu’il faut défendre envers et contre tout la liberté de la presse, si durement acquise dans nos contrées. Ne pas céder face à ceux qui veulent mélanger politique et religion. Se battre pour la liberté d’expression et l’esprit critique, pas pour des croyances. Comme l’a très bien dit Richard Malka (avocat mais aussi auteur de BD telles que L’Ordre de Cicéron ou Section Financière) dans l’émission Culture et Dépendances de France3, il faut surtout se garder de légiférer dans le but de ménager des susceptibilités communautaires, ce serait sans fin et surtout ce serait faire fausse route. L’enfer est pavé de bonnes intentions il paraît. J’ajouterai à cela qu’à mes yeux la loi de la République doit concerner l’homme au sens universel du terme, pas l’homme en tant que composant de différentes communautés strictement délimitées et étanches au reste de la société.

Alors quand hier je suis allé acheter à midi mon Charlie Hebdo, et que le vendeur du kiosque à journaux m’a dit s’être fait littéralement dévalisé dès l’ouverture, j’ai repris un peu confiance en notre société. Après deux Maisons de la Presse et une demi-douzaine de vendeurs de journaux, il a fallu que j’envoie une charmante émissaire récupérer le dernier exemplaire dans un tabac-presse d’un petit village paumé. Sur l’agglomération colmarienne c’était impossible de dégotter un Charlie Hebdo à vendre passé 10 heures du matin.

Je trouve ça réconfortant de voir que nous sommes encore nombreux à vouloir faire comprendre que la Liberté des uns ne s’arrête pas là où commence la religion des autres.
Amen.

 

 

Partager cet article
Repost0
8 février 2006 3 08 /02 /février /2006 16:48

Voici la dernière catégorie dans laquelle je n’avais jamais posté encore aucun article.
Pourtant elle est là depuis le début, et sa présence me paraissait légitime étant donné le nombre de CD qui peuplent ma discothèque. La musique j’en écoute depuis toujours, et j’ai réussi avec le temps à m’intéresser aux rythmes de tous horizons. Quand on est gamin, et cela s’accentue encore à l’adolescence, on a tendance à se cloisonner dans le « style de musique qu’on aime bien », sans chercher à en sortir et condamnant par avance et sans leur accorder la moindre chance tout genre musical divergent.

Si aujourd’hui encore mon genre de prédilection reste le pop-rock, je me suis ouvert depuis quelques années déjà au reste de la scène musicale, trouvant même des morceaux que j’ai appréciés là où je ne l’aurais pas cru.
Je me suis sorti de mes a priori qui voulaient que la variété c’est pauvre, lisse et niais. Que le rap c’est la négation de la mélodie et bas du front. Que la techno c’est abrutissant et toujours la même chose. Que le jazz c’est chiant, que le hard-rock c’est que des gueulards, que le classique c’est pour les vieux, que la country c’est pour les beaufs, et que le disco c’est ringard.

Ce sont des idées qu’on entend souvent, mais qui sont fausses. Mes contre-exemples s’appellent Eminem, Alain Souchon, Fred Blondin, Patricia Barber, Lyle Lovett, Metallica, Led Zeppelin, …
Eux et des multitudes d’autres. Pas besoin de renier U2 ou DireStraits pour affirmer qu’ils sont de vrais et bons artistes, au même titre que les Beatles ou Queen.

Tout ça pour dire donc que si j’ai comme tout un chacun des artistes-phares et des albums cultes, je n’en écoute pas moins un peu de tout. Ce qui ne signifie pas par contre que j’apprécie tout ce que j’entends, nuance !

C’est suite à la remarque de l’ami Olivier qui me demandait quand j’allais enfin parler de musique que je me suis rendu compte que ce n’est pas aussi évident que ça. Parler d’un film ou commenter une BD, ok, je sais à peu près faire, mais mettre en mots ce que m’inspire une chanson… c’est un tout autre exercice. Peut-être serait-ce plus facile si j’étais moi-même musicien, mais manque de bol, même L’Eau Vive je n’ai jamais été foutu de la jouer correctement à la flûte en cours de musique du collège !
Alors pour contourner la difficulté, je commence ici par un petit texte d’introduction au thème de cette catégorie d’articles, histoire de planter le décor. J’espère que tu ne m’en voudras pas Olivier, promis, la prochaine fois je parle d’un album !

 

 

Partager cet article
Repost0