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  • : Moleskine et Moi
  • : de la Pop Culture, un peu d'actualité, pastafarismes et autres petites choses...
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Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 19:08

Une fois n’est pas coutume : aujourd’hui un petit râlage, un !

Voilà environ une bonne année que je me traîne une espèce de malédiction, je ne sais pas trop comment dire autrement, au sujet des pneumatiques de ma Stéph-mobile.
Tout a commencé par deux crevaisons successives il y a quelques mois. A chaque fois un clou était venu se ficher dans le caoutchouc des pneus. Une chance cependant, les deux fois c’était réparable (et pas trop cher).

Arrive peu de temps après le moment de changer mes pneus avant qui atteignaient leur fin de vie, l’usure normale au bout d’un certain nombre de kilomètres avait eu raison d’eux. Parti pour les changer, je vais sur les conseils d’un ami (je ne t’en veux pas Rico, je sais bien que tu n’y es pour rien, je tiens à le préciser !) chez un « spécialiste » du pneu d’occasion, aux tarifs tout à fait convaincants : -50% sur des pneus à 200 euros la paire, ça ne se refuse pas !! Les pneus qu’il vend sont garantis entre 5 et 15% d’usure seulement, bref quasi-neufs. Je passe donc commande, mais on m’annonce environ quatre jours de délai. Normal, j’ai une taille de pneu peu commune il paraît, je peux bien attendre un pneu. Euh, un peu.
Sauf que les quatre jours se transforment en quatre semaines, et que mes pneus commencent à devenir vraiment lisses ! Qu’à cela ne tienne, le garagiste me propose à la place une autre paire à la bonne taille mais d’une marque différente, qu’il a sous la main. Le tarif étant le même j’accepte volontiers, tout content de pouvoir enfin circuler sans craindre de me prendre un PV.

Même pas une semaine plus tard : crevaison d’un des deux pneus. Mais pas par percement ce coup-ci, par crevaison lente. Je retourne chez le vendeur de pneus, me disant que ça peut arriver. Il regarde l’air contrarié (du genre « j’ai pas que ça à faire », j’apprécie moyennement), et me dit que c’est réparable. Je fais donc réparer et l’autre me fait payer. Je trouve ça un peu fort de café, avec toute l’attente que j’ai eue et le fait que la crevaison intervienne bizarrement tout de suite après la pose, je m’attendais à ce qu’on ne me fasse pas payer, même si la facture ne s’élève qu’à une vingtaine d’euros.

Bon, bref. Sauf que là où ça devient vraiment énervant, c’est quand trois semaines plus tard, alors que je fais un petit chech-up rapide de ma voiture avant de partir quelques jours dans le Sud, je me rends compte que le pneu réparé a été remonté … à l’envers ! (pas dans le sens de roulement du pneu)
Je vais donc faire déposer et reposer le pneu en question, mais plus chez le pro de l’occaz évidemment, ce charlot ne me reverra plus vous vous en doutez. C’était il y a quelques mois…

Tout récemment, paf ! même pneu, encore une crevaison lente. Irréparable cette fois. Je vais donc commander un pneu neuf, mais comme il faut exactement le même modèle que celui restant, j’attends à nouveau un moment.  Et donc hier , je récupère mon nouveau pneu que j’ai payé le prix fort ce coup-ci, pensant en avoir enfin terminé avec cette odyssée pneumatique. Sauf que par acquis de conscience, avant de le monter je le compare à l’autre pneu (celui acheté d’occasion et qui n’a pas crevé lui), et je me rends compte ce faisant que l’ancien par rapport au nouveau est dans un bien triste état : usure très avancée (on est plus près des 75% que des 15% annoncés… et ce n’est pas d’avoir roulé ces quelques mois avec qui a pu les entamer à ce point) et des craquelures inquiétantes de côté, sur tout le contour. Conclusion, je vais devoir changer l’autre pneu aussi pour avoir un train avant qui tienne correctement la route.

Bref, en moins d’un an j’aurais changé deux fois ma paire de pneus, je suis perdant sur toute la ligne, entre les différentes réparations et le prix des occasions et des neufs, je crois que je me suis bien fait avoir.
Le caoutchouc, c’est vraiment prohibitif !!

 

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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 16:59

Ahhhh… déjà la note 69…

J’en vois déjà certains qui s’attendent à ce que je parle d’un sujet un peu scabreux, du genre bête à deux dos et autres déclinaisons libidineuses… eh bien non !
Je tiens aussi à préciser tout de suite, que malgré ce que le titre pourrait laisser penser, il ne s’agit pas non plus d’une analyse du film de Steven Spielberg avec Leonardo DiCaprio.

Non, cette note traite d’un sujet … disons intermédiaire, histoire de contenter à la fois les obsédés de Kamâ-Sutra, et nos amies féministes convaincues.

Je voulais vous parler d’une ancienne tradition du Burundi, que j’ai trouvée très intéressante et qui s’applique encore en certaines parties du pays. Comme dans certaines contrées, au Burundi les mariages sont parfois arrangés et préparés par les familles, sans trop laisser de choix à la future mariée.

Mais en guise de « compensation » à cette injustice, il y a  une coutume malicieuse : la nuit de noce, les deux époux nus sont enduits de graisse animale très glissante sur tout le corps. La femme porte juste une fine cordelette autour de la taille. Puis ils passent la nuit dans la case vide à « jouer au chat et à la souris » jusqu’au lendemain. Si au petit matin, l’homme n’a pas réussi à attraper la femme et à consommer le mariage, celle-ci a le droit de répudier son mari sur le champ !

On ne plaisante pas avec le droit des femmes au Burundi !!

 

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 19:29

Beaucoup de gens considèrent Watchmen comme l’ultime chef d’œuvre de Alan Moore. À mon humble avis, sans vouloir nier la force de son histoire de super-héros vieillissants, je crois qu’il n’a rien fait de mieux à ce jour que V for Vendetta. Ici point de super-héros. Le personnage principal, V, est bel et bien masqué, porte la cape et un costume identifiable, mais c’est dans le cadre du « rôle » qu’il joue, comme les comédiens de la Grèce antique ou du Nô oriental (le théâtre traditionnel japonais).

V n’a pas de nom, pas d’identité propre, car V échappe à toute classification, à tout ordre imposé. V n’est plus une personne, mais un concept, une idée.

Dans un monde post-apocalyptique (bien que l’histoire se déroule en 1997-98, à l’instar du New-York 97 de John Carpenter), l’Angleterre est aux mains d’une dictature qui s’appuie sur une organisation très rigide.
La Voix
, outil de propagande du régime en place, le Nez, l’équivalent de la police d’investigation, l’Oreille, qui épie les moindres paroles, faits et gestes des citoyens, et la Main , véritable force de frappe et de maintien de l’ordre, sont les différents « organes » du pouvoir. Le tout sous le commandement de la Tête , autrement dit de l’homme qui en concertation avec son super-ordinateur, prend toutes les décisions.

Dans ce contexte, V est comme un chien dans un jeu de quilles. V se rebelle, V se fait le défenseur et le porte-parole de la liberté bafouée.

Couverture de l'intégrale chez Delcourt
Alan Moore ne fait pas l’apologie de l’anarchie, comme on pourrait le croire au premier abord. Cette notion l’intéresse et il en profite pour nous livrer ses réflexions à ce sujet. Mais le fond du propos de Moore n’est pas là. Ce qu’il défend, ce dont V est l’étendard (et c’est peut-être également la raison pour laquelle il n’a pas de visage humain), c’est avant tout la liberté de penser.

Et pourtant V est également un terroriste au sens strict du terme. Il fait exploser des monuments, assassine ceux qui représentent le pouvoir et méritent de mourir selon lui. N’oublions pas le « Vendetta » du titre. Par moment, on se demande si c’est l’esprit de vengeance pure qui guide V, ou l’idéal dont il se fait l’icône …

Alan Moore, comme à son habitude, développe un monde complexe et n’a pas peur d’entrer dans les détails. Les personnages sont nombreux, mais tous très justes dans leurs traitements et leurs évolutions.

Certains butteront sur un dessin austère, un trait dur. Il est vrai que le style de David Lloyd n’est pas des plus engageants. Je soupçonne même Moore de choisir ses dessinateurs selon ce critère. Ça lui permet de s’assurer de faire passer le scénario avant le dessin, de capturer toute l’attention du lecteur et de la diriger sur l’histoire.

Le revers de la médaille, c’est que cela décourage nombre de lecteurs potentiels, plus attachés à la qualité graphique d’une BD. Et là encore, j’ai ma petite hypothèse. Moore l’a prouvé maintes fois dans ses travaux, il ne laisse rien au hasard. Et il me paraît évident également qu’il fournit à chaque fois un travail énorme, dense, très complet qui doit lui demander beaucoup d’investissement. Il n’est donc pas impossible qu’il exige en retour de ses lecteurs un effort de lecture et de concentration à la hauteur de ses œuvres … ce qui cadrerait aussi avec le côté mégalo du personnage …

Alan Moore est définitivement un phénomène hors-norme parmi les scénaristes de comics.

 

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14 mars 2006 2 14 /03 /mars /2006 16:58

Quand j’étais gamin, ma maman, qui avait à cœur de bien faire avec son petit garçon chéri, me faisait manger de tout, et tout particulièrement une fois par semaine je n’y échappais pas, de la cervelle. Je ne sais pas exactement de quel magazine (Femme Actuelle ? Parents ? Chasse & Pêche Hebdo ?) elle tenait cette idée, mais elle avait été persuadée par l’un ou l’autre journaliste de presse féminine que c’était très bon pour la santé et le développement des enfants (soit dit en passant : tous des bourreaux d’enfants ces gens là !!).
De la même manière, son potager faisait sa fierté, et j’ai eu la chance de grandir nourri de bons produits frais et cultivés avec amour. Et l’un des fleurons de ce que ma maman plantait, récoltait et nous servait avec une belle régularité à table, c’était ses épinards (succulents, il faut bien le dire).

Depuis, la maladie de la vache folle a fait beaucoup parler d’elle… on a appris que la maladie provenait en grande partie de l’alimentation des bovins par des farines animales contaminées, une pratique en plein essor dans le milieu de l’élevage des années 70-80 avant d’être un peu plus sérieusement réglementée et encadrée. Le vecteur de la maladie de l’animal vers l’homme est le prion, qu’on retrouve principalement (si j’ai bien tout compris) dans le système nerveux, la moelle et la … cervelle des bêtes touchées.

En 1986, le 26 avril très exactement, la centrale nucléaire Lénine, tout près de la ville de Tchernobyl en Ukraine, a été le lieu du plus grave accident nucléaire à ce jour. Un « nuage radioactif » a alors balayé l’Europe, mais, fait bien connu, s’est arrêté net à la frontière française (encore un grand merci à la vigilance de nos douaniers !). Et ce n’est pas plus mal d’ailleurs, parce que quand même j’habite en Alsace, à environ une quarantaine de kilomètres de l’Allemagne et la Suisse, il était donc temps que ce nuage s’arrête… Bref.
J’ai lu, je ne sais plus trop où, que parmi les végétaux qui « absorbent et conservent en eux » (je ne sais pas si les termes sont les plus adéquats) le plus la radioactivité, il y a en tête de liste les champignons et autres lichens. Et pas très loin derrière certains légumes, dont … les épinards.

Bon… vous vous demandez pourquoi je vous raconte tout ça ? Certainement pas pour blâmer ma maman de quoi que ce soit, je ne me lasserai de toute façon jamais de sa cuisine et de ses plats délicieux (si j’ai laissé tomber depuis longtemps le rituel hebdomadaire de la cervelle, j’aime toujours autant sinon plus ses épinards à la crème !).
En fait, c’était juste pour dire qu’après Tchernobyl et Creutzfeld-Jakob, je ne vais certainement pas me laisser impressionner par une cuisse de poulet ou une escalope de dinde !

Non mais des fois.

 

 

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13 mars 2006 1 13 /03 /mars /2006 17:23

Si on peut lui reprocher des tas de choses, la télévision n’en reste pas moins un outil de communication incontournable aujourd’hui. Malgré ses côtés énervants, ses exagérations et ses dérives, je ne renie pas ma dépendance au petit écran. J’ai grandi avec, je pense même faire partie de la première génération pour laquelle la télévision a eu un véritable impact culturel fort.

J’ai connu le temps des trois chaînes (TF1, Antenne 2, FR3), la création de Canal+ (qui a toujours été objet de fascination pour moi, même si je m’y suis abonné il y a deux ans à peine), la naissance puis la mort de La Cinq (quelqu’un se souvient ici du single Touche pas La Cinq qui était sorti pour sauver la chaîne ? un grand moment…), la montée en puissance de M6 et maintenant la multiplication des canaux entre TNT, bouquets satellites et autres câbles.

Aujourd’hui je n’ai pas honte d’avoir accumulé au fil des ans une « culture télé », et ce n’est pas sans une certaine nostalgie que je me souviens de la série V qui marquait le début de mes week-ends le samedi après-midi. De Temps X des frères Bogdanov avec toujours un épisode de la Quatrième Dimension. Du rituel Top 50 présenté par Marc Toesca et son fameux « Salut les p’tits clous ! ». De Nulle Part Ailleurs avec les délires des Nuls, de Poelvoorde ou Antoine de Caunes. De Récré A2 puis Club Dorothée qui ont starisé les dessins animés cultes comme Goldorak, Cobra ou Les Chevaliers du Zodiaque. Des dimanches d’hiver rythmés par Incroyable mais Vrai et l’École des Fans de Jacques Martin entrecoupées d’un épisode de Starsky & Hutch, Magnum ou MacGyver. De l’épisode hebdomadaire du mercredi soir de la sulfureuse série Dallas et son inénarrable JR Ewing, le salaud ultime aux sourcils démesurés, l’homme qu’on adorait détester.
La liste est longue et je pourrais la prolonger encore longtemps.

Tout ça pour dire que ce que la télévision a produit de plus remarquable à mes yeux, sont certainement les séries télévisées. D’aventures, d’espionnage, humoristiques ou romantiques, elles sont un vrai phénomène générationnel et commencent aujourd’hui à être enfin reconnues à leur juste valeur.
Longtemps considérées comme le parent pauvre du cinéma, les séries télé ont réussi à affirmer leur différence et à créer un univers à part, tout autant voire souvent plus respectable que le tout-venant de la production cinématographique.

Et depuis quelques années, on semble enfin accepter cet état de fait. Certaines séries font énormément parler d’elles (Lost tout dernièrement), deviennent quasiment des objets de cultes et ont leurs inconditionnels attitrés, et même souvent créent l’événement.
Pour preuves : la longévité du succès de quelques unes d’entre elles (Urgences, Friends ou X-Files par exemple), les moyens de plus en plus conséquents qui sont dévolus à leur fabrication (des séries comme Lost ou Deadwood ont des budgets et une logistique à faire pâlir d’envie bien des producteurs de cinéma indépendants), la convoitise de certaines équipes créatives par l’industrie du cinéma (Josh Whedon, Kevin Williamson,…), les déclinaisons passées ou à venir sur grand écran d’une multitude de séries à succès (Mission Impossible, X-Files, Drôles de Dames, etc…) et surtout la sortie sur support dvd d’un nombre impressionnant de séries depuis environ 2-3 ans.
Pour ma part, je suis aux anges quand je vois qu’enfin on accorde leur titre de noblesse à ces objets télévisuels qui m’accompagnent depuis toujours.

Alors j’en profite pour faire un peu de pub pour le Hors-Série « Séries Cultes » de Mad Movies qui paraît ce mois, et qui ma foi est assez bien fichu. Si on peut lui reprocher de « passer un peu vite » sur certaines séries, il a l’avantage d’en aborder un grand nombre (près d’une centaine), d’horizons et de périodes très divers.
Attention toutefois : la liste est évidemment très loin d’être exhaustive et il manquera forcément l’une ou l’autre série qu’on a aimée. D’autant plus que dans la liste retenue, le choix est sciemment tourné vers des thèmes « madiens », entendez par là qui entrent dans le prisme des films dont ils traitent d’habitude dans Mad Movies. Exit donc les sitcoms, soaps et autres séries à caractère principalement humoristique ou social. Pas de Friends, pas de Desperate Housewives, pas de Amour Gloire & Beauté, pas de Huit ça Suffit, de Alf, d’Arnold et Willy, de Seinfeld ou de Sex and the City.
Le ton est résolument tourné vers l’action, l’aventure, la SF, le policier, à quelques rares exceptions près (notamment Urgences et les Simpsons).
Autre bémol à apporter : 8,50 euros pour un magasine, faut avouer que c’est pas donné. Pour ce prix vous aurez 130 pages plutôt bien remplies par des passionnés du petit écran.
À vous de voir donc.

 

 

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9 mars 2006 4 09 /03 /mars /2006 17:51

L’Affaire du voile, c’est le nouvel album des aventures de Jack Palmer, le privé en imperméable et personnage fétiche de René Pétillon. Rappelez-vous il y a quelques temps du précédent album qui avait déjà fait parler de lui : L’Enquête Corse. L’album avait même si bien marché (et disons le clairement : il l’a bien mérité car il était vraiment génial de drôlerie) qu’une adaptation au cinéma avait été tournée dans la foulée avec Christian Clavier et Jean Reno. D’ailleurs le film était lui-même assez plaisant, car il avait su conserver l’humour et l’esprit de la BD (ce qui avouons-le dans ce genre d’entreprise n’est jamais gagné d’avance).

Cette fois Pétillon entraîne son anti-héros dans une enquête au cœur de la communauté islamique, et surtout en plein dans un sujet d’actualité délicat : la religion musulmane en France. Rompu à l’exercice de style depuis ses nombreuses années de collaboration avec le journal du Canard Enchaîné, Pétillon sait croquer les thèmes d’actualité avec humour et justesse. Il avait déjà fait mouche quand il avait abordé avec brio le nationalisme insulaire et le terrorisme indépendantiste corse dans la précédente enquête de Jack Palmer, et cette fois encore il confirme son talent.

Il pointe du doigt les travers, les incohérences, dérives et exagérations de tout ce qui alimente la polémique aujourd’hui en France. Personne n’échappe au regard malicieux de l’auteur, et les personnages qu’il met en scène représentent plutôt bien l’ensemble des gens impliqués dans le vaste débat de la place de la religion dans un pays laïc tel que le notre.
Depuis les salafistes intégristes bornés, aux politiciens qui pensent régler les problèmes d’un coup de baguette magique, en passant par l’imam modéré et progressiste mais un peu dépassé par les évènements, les jeunes musulmanes qui revendiquent leur volonté de porter le voile, les petits bourgeois à côté de la plaque et complètement déconnectés de la réalité, et les jeunes paumés en plein conflit de générations et à la recherche d’une identité communautaire…


Ce qui est vraiment remarquable avec Pétillon, c’est qu’il appuie là où ça fait mal, se moque des contradictions et absurdités engendrées par les comportements des uns et des autres, mais tout cela sans jamais être méchant, provocateur ou accusateur. Bref, c’est fin et enlevé, même s’il faut bien le dire, cet album prête moins à rire aux éclats que le précédent (à cause d’un thème trop « chaud », d’un sujet trop tabou, de peur de choquer les convictions les plus affirmées ? Peut-être un peu de tout ça, peut-être aussi parce que les enjeux ont une certaine « gravité » parfois tétanisante, je ne sais pas vraiment en fait).

Il n’en reste pas moins quelques situations et répliques bien senties. Par exemple la femme de l’imam modéré qui interdit formellement à son fils aîné de « ramener à la maison » une fiancée voilée, ou quand un certain Saïd Asal (« Miel » en arabe), qui fait clairement référence à Tariq Ramadan soit dit en passant, parle de « moratoire sur la question sensible de la lapidation des femmes » …

Bref, Pétillon a réussi son coup avec cette nouvelle enquête de l’inénarrable Jack Palmer, mais malheureusement il semblerait d’après les premiers échos glanés dans les médias qu’il n’ait pas réussi à faire autant rire les musulmans qu’il n’était parvenu à faire rire les corses avec les tribulations de son détective en Corse…
Preuve supplémentaire qu’on peut de moins en moins rire avec (et encore moins remettre en question) des sujets comme la religion de nos jours ?

 

 

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8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 17:34

Comme aujourd'hui nous sommes le 8 mars, et donc la journée de la femme, voici simplement quelques citations.

"Chez les peuples vraiment libres, les femmes sont libres et adorées."
Antoine de Saint-Just.

"Le paradis sur terre se trouve entre les seins d'une femme, sur le dos d'un cheval, dans les pages d'un livre."
Proverbe arabe.

"Partout où l'homme a dégradé la femme, il s'est dégradé lui-même."
Charles Fourier.


Et pour finir, comme personne n'est parfaite... ;o)

"Laisser conduire à Paris sa voiture à sa femme, c'est vouloir soit une autre voiture, soit une autre femme."
Paul Guth.

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7 mars 2006 2 07 /03 /mars /2006 21:25

Avez-vous déjà vu le film thaïlandais Ong-Bak ? Si oui vous avez déjà fait connaissance avec le sautillant et sympathique Tony Jaa. Dans le cas contraire, je ne peux que vous conseiller de le voir de toute urgence, vous serez ébahis par le talent de l’acteur. Pas par son jeu de comédien, mais bien par son potentiel physique assez incroyable. Ce petit bonhomme haut comme trois pommes semble monté sur ressorts, et bien qu’il ne paie pas de mine à première vue, dès qu’il se met en action il devient très impressionnant. D’autant que ses films se passent intégralement de câbles pour les voltiges, sauts et autres figures aériennes dont le petit Tony n’est pas avare.

Pour le situer dans le monde des arts martiaux au cinéma, on le compare souvent aux icônes du genre auxquelles il n’a rien à envier : il est décrit comme un condensé assez explosif qui allie l’agilité, la souplesse et la fantaisie des cascades de Jackie Chan, la classe et la technicité de Jet Li et la puissance, la rapidité et la maîtrise de Bruce Lee. Rien que ça !!

Pour l’Honneur du Dragon (Tom Yum Goong en V.O.), l’équipe gagnante de Ong-Bak remet le couvert avec le duo Tony Jaa et Petchtai Wongkamlao devant la caméra et Prachya Pinkaew à la réalisation. Le scénario est à peu de chose près un copier-coller de celui du premier film.
Dans Ong-Bak, il s’agissait d’un jeune paysan (Tony Jaa) qui part à la recherche de la tête du Bouddha local volé par des trafiquants de reliques archéologiques. Il quitte ainsi pour la première fois son petit village pour la grande ville et ses dangers, où un autre expatrié depuis plusieurs années de son village lui prête main forte (l’amusant Petchtai Wongkamlao).
Cette fois dans l’Honneur du Dragon, l’histoire est celle d’un jeune éleveur d’éléphant (Tony Jaa), animal sacré en Thaïlande, qui part à la recherche des deux éléphants que des trafiquants lui ont volé. Il quitte ainsi pour la première fois sa Thaïlande natale pour Sydney en Australie, et se frotter à la mafia locale. Sur place il rencontre un autre expatrié thaï qui est policier municipal et qui va lui prêter main forte (le rigolo Petchtai Wongkamlao – mais vous l’aviez deviné).
Bref, c’est la même chose, à l’échelle supérieure.

L'affiche du film.
Mais sincèrement, ça n’est pas bien grave. Bien que ce soit le principal reproche qu’on ait fait à ce film, j’avoue que moi ça ne m’a pas du tout dérangé. D’abord parce qu’il faut remettre les choses à leur place : le plus important dans un film d’arts martiaux n’est pas (à mon avis) le scénario. Bien sûr on est d’accord, si on peut éviter les pures débilités scénaristiques c’est mieux, mais justement, si l’histoire est basique et d’une extrême simplicité, les films de Tony Jaa ont cette dose de fraîcheur, d’humour et de sincérité qui font oublier les limites du scénario.

Par contre, là où il fait très fort, c’est dans les séquences de bagarres et les exploits physiques en tous genres (en particulier les poursuites à pieds, inventives, drôles et spectaculaires). Et si dans Ong-Bak c’est l’effet de surprise qui a joué, dans l’Honneur du Dragon c’est la puissance de ses scènes d’anthologie qui marque.
Entre le plan-séquence énorme du restaurant où l’on suit Tony Jaa qui n’en finit plus de monter les étages un à un tout en distribuant les coups de tatane à qui mieux-mieux, le duel entre le combattant Muay-Thaï et le champion de Capoeira dans le temple inondé, la séance de membres brisés où le petit thaïlandais laisse une bonne trentaine d’adversaires sur le carreau, et le final dantesque où Tony Jaa se mesure à une équipe de colosses aux carrures incroyables (d’ailleurs le colosse le plus charismatique m’a fait directement penser aux super-vilains de Marvel du type Rhino ou le Fléau pour les connaisseurs…), il m’est difficile de dire quelle séquence d’action est la plus impressionnante. C’est simple : dès que Tony Jaa entre en action, on est scotché par son talent, les chorégraphies exceptionnelles et la puissance des combats.

Le minuscule Tony Jaa contre ... une montagne de muscles !!
Evidemment, les films de Tony Jaa c’est pas du Shakespeare (ce n’est d’ailleurs pas ce qu’on leur demande n’est-ce-pas ?), mais ne vous y trompez pas, c’est largement supérieur à n’importe quel Jean-Claude Van Damme ou Jackie Chan côté scénario (pour rester dans les films de karaté et consorts, comparons ce qui est comparable), et côté spectaculaire je crois n’avoir jamais rien vu de mieux en arts martiaux que les exploits de la star Thaïlandaise. Et pourtant dans ce genre, j’en ai vu des paquets de films.

Alors moi je le dis : vive Tony Jaa !!

 

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6 mars 2006 1 06 /03 /mars /2006 21:29

Après un week-end passé à pelleter la neige qui avait décidé, en jetant un manteau blanc de 50 à 80 cm d’épaisseur, de prendre possession des routes, chemins, cours, entrées, escaliers, terrasses et autres parkings, je me suis installé dimanche soir devant ma télévision pour regarder la cérémonie des Oscar, retransmise en direct sur Canal+.

Vu le week-end pour le moins "physique" que je venais de passer, je ne m’attendais pas à tenir le coup longtemps avant de m’endormir devant ma télé. Finalement j’ai tout regardé, de 00h30 à 05h30, et je n’ai pas été trop déçu du palmarès, mon favori s’en étant même très bien sorti.

Voici donc le résumé des films récompensés :

La plupart des récompenses dites "techniques" (c’est-à-dire les meilleurs son, image, mixage, effets spéciaux, costumes, etc…) ont été partagés entre King Kong de Peter Jackson (pas présent en salle) et Mémoires d’une Geisha de Rob Marshall. Rien de bien passionnant là-dedans, mais cela reste assez logique (quoique pour le son j’aurais plutôt vu La Guerre des Mondes de Steven Spielberg).

L’Oscar de la meilleure chanson originale pour un film est revenu aux rappeurs Paul Beauregard, Cedric Coleman et Jordan Houston, pour le film Hustle & Flow de Craig Brewer. Là aussi, c’était assez prévisible.

L’Oscar du  meilleur film documentaire est revenu au film phénomène La Marche de l’Empereur du français Luc Jacquet. Il n’y avait d’ailleurs pas trop de suspens non plus dans cette catégorie vu le succès immense du film sur les manchots à travers le monde entier.

L’Oscar du meilleur film étranger a été remporté par Tsotsi, film sud-africain de Gavin Hood dont personnellement je n’avais jamais entendu parler jusqu’alors.

L’Oscar du second rôle masculin est revenu à George Clooney (par ailleurs nominé à plusieurs reprises pour Syriana et Goodnight, and Good Luck) pour son rôle dans Syriana. Prix à mon avis amplement mérité même si j’aurais aimé que Clooney remporte également quelque chose pour son second film en tant que réalisateur. Clooney, qui avec sa classe habituelle et son sourire à la fois charmeur et malin, a tout de suite compris que ce serait un prix « de consolation » en déclarant (non sans une pointe d’ironie) dans ses remerciements que s’il recevait cet Oscar (le premier distribué de la soirée du reste) cela voulait certainement dire qu’il n’aurait rien d’autre de la soirée.

L’Oscar du second rôle féminin est revenu à Rachel Weisz dans The Constant Gardener de Fernando Meirelles. Je n’ai pas vu le film, mais Rachel Weisz est depuis longtemps une actrice que j’aime bien, j’ai donc été bien heureux de la voir remporter ce prix.

L’Oscar du montage a été octroyé à Hughes Winborne pour Crash (Collision en VF), vraiment mérité à mon avis.

L’Oscar du meilleur scénario-adaptation a été remporté par Diana Ossana et Larry McMurtry pour le film au succès public incontestable Brokeback Mountain.

L’Oscar du meilleur scénario original a été donné à Bobby Moresco et Paul Haggis pour l’excellentissime Crash.

L’Oscar du meilleur interprète masculin est revenu très logiquement et sans grande surprise à l’immense Philip Seymour Hoffman pour Truman Capote de Bennett Miller. Ceci dit le panel des nominés était de très hautes tenue, et tous auraient pu se targuer de tirer le gros lot sans rougir.

Le triomphe de Philip Seymour Hoffman, Oscar du meilleur interprète masculin
L’Oscar de la meilleure interprète féminine est revenu à Reese Witherspoon pour son rôle dans Walk the Line de James Mangold. Sans avoir vu le film, j’aurais plutôt parié sur Felicity Huffman pour son rôle de transexuel dans Transamerica de Duncan Tucker. Bref, un Oscar peu convaincant selon moi.

L’Oscar du meilleur réalisateur est donné à Ang Lee pour Brokeback Mountain, ce qui malgré la forte concurrence pour ce prix restait assez attendu tant ce film a créé l’évènement et l’enthousiasme général.

Et pour finir, l’Oscar du meilleur film a été remporté par … Crash de Paul Haggis, ce qui est réellement une surprise tant on annonçait le triomphe de Brokeback Mountain les semaines auparavant. Moi j’en suis plutôt content, puisque c’est tout de même mon film chouchou de 2005 (cf. Bilan Ciné 2005) qui remporte la timballe au nez et à la barbe du favori !

Oscar du meilleur film pour Collision (Crash en V.O.)
Un petit bilan rapide : j’ai trouvé ce palmarès plutôt bien équilibré, aussi bien du point de vue des nominations que des lauréats. Les films à caractère "sociaux et politiques" ont eu la part belle cette année, et c’est tant mieux.
Le grand perdant cette année reste selon moi Steven Spielberg, qui présentait deux films tout de même (Munich et La Guerre des Mondes étaient tous deux nominés) et n’a rien récolté du tout. Du moins pas pour les films qu’il a réalisé, puisqu’il peut se consoler avec la moisson d’Oscar "techniques" ramenés par Mémoires d’une Geisha, dont il est producteur.
 Goodnight, and Good Luck
, salué par toute la profession aurait également dû remporter une récompense selon moi, mais on va certainement me dire que je ne suis pas assez objectif avec ce que fait George Clooney… mouais, admettons.
En fin de compte je suis bien content que cette année il n’y ait pas eu de "rafle" de prix par un seul film (rappelez-vous dernièrement les 11 Oscar de Peter Jackson pour son Retour du Roi, mérités peut-être, mais tuant tout l’intérêt de la soirée), car je craignais un peu (sans vouloir minimiser la qualité du film) que Brokeback Mountain ne monopolise les prix les plus importants.

Bref, je me suis couché à 05h30 du mat’, mais je ne regrette pas ma nuit des Oscar !

 

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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 01:15

Il est en ce moment une tendance dans le monde des comics, qui consiste à faire venir au sein des équipes créatives des artistes issus d’autres secteurs.
Est-ce pour s’attirer de nouveaux lecteurs que les maisons d’édition ont mis en place cette politique ? Ou peut-être pour gagner en crédibilité et en sérieux aux yeux de ceux qui voient les comics comme du sous-art ? (Aux USA les comics ne sont pas considérés comme la BD en France, on ne parle pas de forme d’art à leur sujet, mais juste de produits commerciaux)

Actuellement donc, on dénombre pas mal de transfuges de la télévision, du cinéma et de la littérature aux commandes de séries, et non des moindres, outre-atlantique. On peut citer John Michael Straczynski (créateur entre autres de Babylon 5 à la télévision) qui est scénariste de Amazing Spider-Man depuis quelques années. Joss Whedon (les séries télé Buffy et les Vampires et Angel, bientôt l’adaptation cinématographique de Wonder Woman) a également remporté un vif succès au scénario de la série Astonishing X-Men. Marvel a annoncé l’arrivée de Damon Lindelof, l’un des auteurs de la série vedette Lost sur une mini-série Hulk Vs Wolverine dans l’univers Ultimate. Même Thomas Jane (acteur) s’est piqué au jeu et va scénariser une mini-série consacrée au personnage qu’il a incarné à l’écran : le Punisher. Sans parler des romanciers et écrivains qui scénarisent des comics : Reginald Hudlin sur Black Panther par exemple, Robert Weinberg sur Cable, le fabuleux Neil Gaiman (1602, Sandman, Death, etc…), Michael Moorcock sur Tom Strong, Orson Scott Card, Brad Meltzer, Greg Rucka, Peter David, …

Bref, en quête de notoriété ou de crédit, l’industrie du comic sait diversifier ses auteurs et jouer sur le renom de ceux-ci dans d’autres arts pour donner une nouvelle image aux comics.
Mais dans ce débauchage massif d’écrivains, Marvel vient de frapper un grand coup. En effet, la Maison des Idées a dévoilé récemment son association avec le roi de la littérature fantastique Stephen King en personne !
Le maître incontesté des ventes de romans horrifico-fantastiques devrait scénariser l’adaptation en comics de sa saga La Tour Sombre , western post-apocalyptique qui raconte les aventures de Roland de Gilead, descendant d’une légendaire lignée de Pistoleros. L’adaptation devrait se faire sous forme de mini-séries de 6 épisodes, correspondants aux différents tomes de la saga, en commençant par l’enfance du Pistolero, en préquelle aux romans.

Projet de couverture (cliquer pour agrandir) Crayonné du Pistolero (cliquer pour agrandir)
Le dessinateur retenu par Marvel pour ce projet n’est pas des moindres. Il s’agit de Jae Lee, un véritable virtuose du crayon, dont le style à l’encrage très particulier est somptueux. Il s’était fait connaître ave sa reprise de la série Namor il y a une quinzaine d’années après John Byrne, son style très sombre avait fait polémique.
Depuis, son trait s’est affiné, sa personnalité s’est affirmée et il a officié sur de nombreuses séries ou mini-séries (Hellshock, Inhumans, Fantastic Four – 1234, …). Associé au coloriste frenchie Richard Isanove ( Wolverine : Origin, 1602, …), les planches d’essai qu’ils ont produites ont convaincu Marvel et King qu’ils étaient les hommes de la situation. Je vous laisse juger par vous-mêmes sur les extraits que je mets en ligne.

Page d'intro par Lee / Isanove (cliquer pour agrandir) Page d'intro par Lee / Isanove (cliquer pour agrandir)
Jae Lee et Richard Isanove, très motivés, ont d’ores-et-déjà prévenu qu’il s’agit d’un projet de longue haleine, qui leur demandera au minimum 3 années de travail s’il reste tel que prévu. Les dernières rumeurs viennent pourtant tempérer cet entrain. En effet Stephen King a proposé qu’un de ses associés le supplée au scénario, expliquant qu’il a déjà un calendrier chargé. Mais cela a créé un tel buzz négatif sur les forums internet spécialisés, que le mécontentement des lecteurs aurait fait changer d’avis l’écrivain, qui serait donc revenu sur sa décision de déléguer le scénario. Aux toutes dernières nouvelles donc, Stephen King est toujours de la partie et les premiers numéros du comic devraient sortir courant 2006.
Je suis très curieux de voir le résultat.

 

 

 

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