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Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 16:45

Bonne nouvelle pour tous les élèves de terminale qui suent sang et eau en ce moment même pour décrocher leur Bac !
En effet, un jugement plutôt insolite vient d’être rendu tout récemment par le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand dans l’affaire qui opposait le bachelier de la session de juin 2003 Jérôme Charasse à l’État.

Le bachelier en question avait porté plainte contre l’État car il estimait que le manque de pédagogie ainsi que les absences répétées de son professeur de philosophie étaient les causes directes de sa mauvaise note à l’épreuve de philo. L’élève pourtant brillant (il a obtenu son Bac ES -économique et social- avec une moyenne générale de 16,35/20 ce qui lui a valu la mention « très bien ») n’a eu qu’un 6/20 en épreuve de philosophie, mauvaise note qui, selon lui, lui a interdit l’accès à Sciences Po Paris qu’il visait.
Son avocat a donc réclamé en tant que dommages et intérêts et réparation du préjudice à son cursus universitaire, la rondelette somme de 169 000 euros (tant qu’à faire).

Le Tribunal Administratif a jugé que « la réalité et l’importance » du préjudice n’avait pas été établie, mais que l’État était responsable de « la mauvaise organisation de l’enseignement du programme de philosophie tel que prévu dans le programme du Baccalauréat », et a donc condamné en conséquence ce dernier à verser la somme de 150 euros au plaignant.

Pour la petite histoire, précisons que le bachelier plaignant n’est autre qu’un neveu de l’ancien ministre au cigare et actuel sénateur, Michel Charasse, et qu’il est actuellement étudiant en Droit. Nul doute qu’il tirera de cette petite aventure judiciaire matière à un bon rapport de stage de fin d’année !

Alors, à tous les bacheliers de cette année qui attendent avec angoisse leurs résultats, ne vous en faites pas trop tout de même.
D’abord il y a souvent moyen de rattraper une mauvaise note à la session de rattrapage de juillet, et ensuite au pire des cas il reste le Tribunal Administratif. Avec un peu d’imagination, vous pourrez sans peine trouver des raisons valables expliquant vos mauvais résultats.
L’absence d’un professeur pour les plus fainéants ou les moins créatifs qui se contenteront de copier leur illustre prédécesseur Charasse, sinon je suis de bonne humeur alors je vous en donne comme ça, à l’arrache, c'est cadeau : mauvaise élocution du professeur qui aura entravé votre compréhension de ses cours, chaleur excessive et inattendue du mois de juin (qu’on pourrait attribuer par exemple au manque de prévoyance de Météo France) qui aura eu pour effet de contrarier vos révisions et salles surchauffées qui seront venues à bout de vos pourtant formidables puissance de travail et pouvoir de concentration, calendrier scolaire trop chargé en heures de cours et pas assez en vacances réparatrices, nourriture fade de la cantine qui aura eu pour effet de vous faire dépérir et manquer cruellement d’énergie pour tous les cours de l’après-midi, etc, etc, etc…

Bref, vous trouverez bien quelque chose. Et pourquoi pas d’ailleurs porter plainte directement contre le bagarreur de l’Assemblée Nationale, j’ai nommé le Premier Ministre Dominique de Villepin ? C’est vrai : sans sa drôle d’idée de CPE vous auriez pu avoir quelques semaines de cours supplémentaires ! M’enfin, je dis ça ; je dis rien…

En tout cas, verdict du Tribunal ou pas, on ne m’ôtera pas de l’idée que les mauvaises notes que j’ai eues dans ma vie (si, si, il y en a eu, peu, mais quand même), je les dois avant tout… à moi-même.
C’est bien d’apprendre les méandres du Droit Civil et les nuances infinies des recours de justice, mais il serait bon aussi de temps en temps de se remettre en question et d’accepter ses erreurs au lieu de toujours vouloir à tout prix trouver un autre responsable que soi-même.

Cultiver l’humilité au moins autant que l’ego.
Ça pourrait faire un bon sujet de philo ça tient !

 

 

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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 16:19

Aujourd’hui je débute une petite série d’articles dans la catégorie Pastafarisme & Co spécialement dédiés à un sujet cher au moustacho-virulent José Bové.
Je veux parler des OGM. Chacun a son avis sur les Organismes Génétiquement Modifiés, et ce n’est certainement pas moi qui viendrai vous dire ce qu’il faut en penser. Les scientifiques eux-mêmes n’arrivant pas à se mettre d’accord sur le sujet, bien malin celui qui saura démêler le vrai du faux dans les arguments et contre-arguments brandis aussi bien par les « pro » que par les « anti » OGM.

Je me contente ici de vous rappeler que les OGM sont, qu’on le veuille ou non, déjà parmi nous ! Et qu’on trouve dans les manipulations génétiques de plus en plus d’applications, qui peuvent être très étonnantes et parfois même insolites… C’est donc l’objet de cet article (et des prochains de cette catégorie), et je commence tout de suite avec un OGM très particulier puisqu’il s’agit d’un… chat !

En effet, la société américaine Allerca a annoncé récemment avoir réussi à obtenir un chat hypoallergénique !! Toutes les personnes qui ne peuvent avoir chez eux de chat parce qu’ils sont allergiques à leurs poils vont pouvoir profiter malgré tout des ronronnements du félidé préféré de l’homme. Les scientifiques d’Allerca ont réussi à « désactiver » dans l’ADN du chat les gènes responsables de ces fameuses allergies, et la société prévoit pour l’année 2007 la naissance de 200 000 chats hypoallergéniques afin de contenter tous ceux qui jusqu’ici n’avaient jamais pu avoir de chat pour cette raison.
Le tout pour la modique somme de 3 500 $ le chaton…

Si vous voulez plus d’info, ou si vous désirez commander dès à présent un Félix qui ne vous fera pas éternuer, voici le site qu’il vous faut.

 

 

 

 

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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 08:21

Aujourd’hui j’ai décidé de me contenter du minimum syndical : je vous livre quelques chiffres de l’actualité qui ont retenu mon attention, et vous en tirerez vous-mêmes vos conclusions.
Oui je sais c’est facile, mais il y a des jours comme ça.


15 000 : c’est le nombre de fonctionnaires d’État en moins qu’annonce Dominique de Villepin pour le budget de l’année 2007, qui sera placé sous le signe de la baisse des dépenses publiques.

100 000 euros : c’est le prix qu’a coûté le jeu mis en ligne par le Ministère de l’Économie et du Budget sur l’initiative de Jean-François Copé. Baptisé « Cyber-budget » (réalisé par la société ParaSchool) il permet aux internautes de « jouer au ministre du budget virtuel ». Les 50 meilleurs joueurs se verront gagner une visite de Bercy, le 1000ème joueur gagnera une journée en compagnie du ministre délégué au budget.

10% : c’est la proportion de CNE signés depuis la création de ce nouveau contrat de travail (qui fête son premier anniversaire) qui correspondent selon l’étude du Ministère de l’Emploi à un véritable emploi créé.

70% : c’est toujours selon la même étude la proportion des embauches sous CNE qui seraient intervenues même sans la création de ce contrat.

10% : c’est l’augmentation des tarifs demandée (et jusqu’à présent refusée) au gouvernement par le PDG de GDF en avril 2006.

15.5% : c’est l’augmentation des tarifs de GDF validée en 2005.

1.743 milliards d’euros : c’est le record de bénéfices nets de GDF pour l’année 2005, soit une progression de 29%.

29% : c’est aussi l’augmentation en 5 ans du prix moyen des carburants (dont 18% sur la dernière année).

0-0 : c’est le score du match de coupe du monde de football France – Suisse. Match nul, dans tous les sens du terme.

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13 juin 2006 2 13 /06 /juin /2006 09:35
Si j’en crois le nombre de commentaires au quizz musical que j’avais mis en ligne il y a quelques temps déjà, il semblerait que l’article avait plu, et une des participantes (la mélomane Indoline) m’avait à cette occasion soufflé l’idée de réitérer ce type de jeu mais avec des interprètes français (ou  francophones).
Donc j’en ai concocté un, pas trop compliqué pour commencer (enfin je pense), et j’en ai d’autres en réserve si jamais ça plaît vraiment…

Je vous rappelle le concept rapidement : je vous donne 20 artistes et 20 titres de chansons, à vous de faire le lien « qui chante quoi » dans les commentaires. Comme la dernière fois, ce sera plus intéressant si vous ne vous aidez pas de google ou autres moteurs de recherche mais uniquement de votre mémoire…

Voici les 20 interprètes :

 L’Affaire Louis Trio
, Les Innocents, William Sheller, Ange, Jean-Louis Aubert, Michel Jonasz, Alain Souchon, Aston Villa, Francis Cabrel, Maxime Le Forestier, Les Avions, Gérald de Palmas, Jill Caplan, Louise Attaque, Philippe Lafontaine, Eddy Mitchell, Louis Chédid, M, Georges Brassens, Florent Pagny.

Et voici les 20 titres de chansons à leur associer :

 S'asseoir par terre
Tu finiras toute seuleCœur de LoupMobilis in MobileUn portrait de Norman RockwellNatalie WoodNuit sauvageMachistadorJ’veux pas qu’tu t’en aillesUne jolie FleurLes Filles de l’AuroreRaisonneLes absents ont toujours tortChienne d’idéeEt un Jour une FemmeFous à lierOde à ÉmileEncore et encoreAmoursLe Bout du Rouleau.


Comme vous le constatez, il y en a pour tous les goûts : à vous de jouer !

 

 Edit du 23 juin : vous trouverez les bonnes réponses en fin de commentaires, merci encore aux participants !

 

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9 juin 2006 5 09 /06 /juin /2006 14:31

Vous l’avez peut-être entendu en ce début de semaine aux informations, il est question (du moins c’est une proposition) de plafonner le salaire des « grands patrons ».

C’est Proxinvest, société de conseil aux actionnaires, qui lâche le morceau dans une de leurs récentes études : en 2004, le salaire des patrons du CAC40 représentait l’équivalent de 366 SMIC. Toujours selon Proxinvest « le maximum socialement acceptable pour la rémunération d’un dirigeant non-fondateur d’une société cotée en bourse devrait être de 240 fois le SMIC ». Soit à peine 3.5 millions d’euros brut annuels. Soit encore 540 fois le RMI.

Bref, la tendance serait donc de faire du salaire des PDG un multiple du salaire minimum (ce qui pourrait leur donner l’idée de l’augmenter qui sait ?). On aurait pu penser plus naïvement à une corrélation directe entre les résultats de l’entreprise et le montant des émoluments des dirigeants… ou mieux, une évolution des salaires des PDG en fonction des bénéfices en partie réinvestis (plutôt que presque exclusivement reversés aux actionnaires), ou en fonction des emplois qu’ils auraient contribué à créer, voire même en fonction de l’amélioration du revenu des salariés de l’entreprise pourquoi pas… mais ça n’est pas dans l’air du temps faut croire.

D’ailleurs pour bien se rendre compte que de toute manière l’économie moderne nous (me) dépasse, et si vous voulez tâter du chiffre astronomique, je vous invite à lire ce papier très intéressant sur AgoraVox : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=10310 , c’est édifiant.

(NdS : pour rappel, le SMIC horaire s'élève en brut à 8.03 euros, c'est-à-dire 1217.88 euros brut mensuels pour 35 heures hebdomadaires)

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7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 18:55

 Mark Knopfler, l’ex-leader du groupe Dire Straits, est l’un de mes musiciens favoris, je le place sans hésiter dans le trio de tête de mes artistes préférés.
Sa tournée pour l’album Sailing to Philadelphia est sans conteste mon plus grand souvenir de concert tant j’aime sa musique et ses performances sur scène.

Aussi quand son nouvel album en duo avec Emmylou Harris est sorti fin avril je me le suis procuré sans attendre et une fois de plus j’ai été conquis dès la première écoute.
La présence d'Emmylou Harris oblige, ce disque est un peu plus tourné vers la country moderne, mêlant agréablement les rythmes folk, les guitares sèches et électriques, à un style dans la droite lignée des deux derniers albums solo de Knopfler (Ragpicker’s Dream et Shangri-La). La majeure partie des morceaux sont composés par Mark Knopfler, Emmylou Harris en signe pour sa part deux.

Visuel de l'album
Dans la foulée de la sortie de leur album All the Roadrunning, j’ai évidemment acheté des billets pour aller les applaudir lors de leur tournée européenne. J’ai pris au plus près, c’est-à-dire au Hallenstadion de Zurich en Suisse, à 1h30 de voiture de chez moi. J’y avais déjà vu précédemment Mark Knopfler et Eric Clapton, il s’agit d’une belle salle de 10 000 places.
Cette fois encore je n’ai pas été déçu par le spectacle. Moitié chansons communes tirées de l’album, moitié chansons anciennes de l’un ou l’autre, entre chansons mélodieuses ponctuées par la douce voix de Emmylou Harris et morceaux plus nerveux où batterie et guitares électriques donnent le ton, le concert était très équilibré et très entraînant.

La sublime Emmylou Harris
Ça bougeait bien sur le remuant Red Staggerwing ou le rythmé This is Us, c’était bluffant de précision sur Beachcombing ou All the Roadrunning, il y a eu une pointe de nostalgie avec un Romeo and Juliet de toute beauté, une grosse bouffée d’enthousiasme sur So Far Away, de la douceur avec Our Shangri-La, une énergie incroyable tout au long du crescendo électrisant de Speedway at Nazareth (purement génial !) et le tout s’est terminé après le troisième rappel avec un aurevoir mélodieux sur If this is Goodbye.

Mark & Emmylou, l'accord parfait sur scène !
Le concert a été à l’image de l’évolution de la carrière solo de Mark Knopfler, c’est-à-dire avec un fort penchant vers ses racines Blues-Country-Folk, un style moins souvent percutant que dans les années 80 et plus volontiers intimiste. Emmylou Harris, loin d’être en retrait, a pour sa part marqué le concert par sa classe, son talent et sa prestance tout en finesse.

La
Un duo ...

En concert comme sur ses albums, alors que Knopfler n’est pas vaiment ce qu’on pourrait appeler un « chanteur à voix », celle-ci est d’une justesse incroyable, toujours sublimement posée et en accord parfait avec le son reconnaissable entre tous de sa guitare. Et alliée au timbre doux de la belle Emmylou, il en ressort une alchimie vocale exceptionnelle.


Alors si vous avez l’occasion de les voir en concert, ne ratez surtout sous aucun prétexte le Guitar Hero et la Country Queen  ! Et quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à écouter leur album, il est tout simplement excellent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 juin 2006 2 06 /06 /juin /2006 22:13

Aujourd’hui est un jour particulier… en effet il ne vous aura pas échappé que nous sommes le 6 juin 2006, soit le 06.06.06 …
Et vous n’êtes pas sans savoir que 666 est un nombre très spécial pour les adeptes de paranormal et les amoureux des légendes, malédictions et autres mythes du même acabit.
666 est le nombre de la Bête , la marque de Satan en personne et annonce dans le livre de l’Apocalypse selon Saint Jean l’arrivée de l’Antéchrist…

Il y en a que ça amuse, d’autres qui en font des films, des bouquins ou des bd, et d’autres que ça terrifie. Cette peur, comme toutes celles qui sont à l’origine de phobies particulières d’ailleurs, porte un nom bien folklorique comme il faut, il s’agit de (prenez une profonde inspiration et lisez bien tout d’un coup sans bafouiller) hexakosioihexekontahexaphobie !!! En effet ce joli mot de seulement 29 lettres désigne la peur d’une catastrophe (comme au hasard : la fin du monde par exemple) liée au nombre maudit 666.

Bien sûr je suis d’accord avec vous, ça ne sert pas à grand-chose de savoir ça, surtout si on considère les efforts qu’il faut faire pour retenir un mot pareil alors que les occasions de le replacer dans une conversation sont tout de même très limitées ! Et au scrabble on oublie tout de suite, je ne sais même pas si le plateau de jeu est suffisamment grand pour un mot aussi long :o).
Mais bon, ce genre de truc inutile m’amuse, et puis ça me fait un sujet à bloguer pour aujourd’hui !

Alors pour ceux qui en redemandent, je vous propose dans le même genre deux autres phobies liées aux croyances relatives à des nombres.
Sachez donc que les triskaidekaphobes ont une sainte horreur du 13, et que parmi cette catégorie de gens il y a les encore plus spécialisés paraskevidekatriaphobes, qui eux réservent leur angoisse aux vendredi 13 !

Voilà, c’était l’info inutile, et donc parfaitement indispensable du jour. Vous pouvez fermer ce blog et reprendre une activité normale.

 

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2 juin 2006 5 02 /06 /juin /2006 10:56


« Année-lumière : distance considérable, particulièrement quand elle est bissextile. »

Marc Escayrol, partisan de l’astrophysique à la portée de tous.

 

 

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1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 18:38

Après le succès des deux premiers opus des aventures sur pellicule des mutants vedettes de la Marvel , le troisième et dernier volet de la trilogie débarque en grandes pompes dans les salles (présentation hors compétition à Cannes et promotion assurée par les stars du film). Bien qu’au départ la version cinématographique des X-Men n’était pas prévue sous la forme de trois films, le succès public aidant, les producteurs Avi Arad et consorts ont succombé à la mode actuelle des trilogies. Et force est de constater que les films se suivent et s’imbriquent correctement, avec suffisamment de cohérence pour former un tout relativement homogène dont chaque partie reste visible indépendamment des autres.

Tornade (Halle Berry) se déchaîne !
On retrouve donc les X-Men quelques temps après la fin du deuxième volet. Cyclope ne se remet pas du décès de Jean Grey, Tornade et Wolverine ont pris sa suite à la tête du groupe et de l’école pour jeunes surdoués du Professeur Xavier. L’intégration des mutants parmi les humains « normaux » est de plus en plus difficile et le racisme « génétique » se fait plus présent et virulent. Dans ce contexte, l’annonce par l’industriel Warren Worthington II et le docteur Rao, selon lesquels la condition de mutant n’est pas une évolution naturelle de l’homo sapiens mais une maladie, fait l’effet d’une bombe, d’autant qu’est annoncée dans la foulée la découverte d’un vaccin capable de faire redevenir humain n’importe quel mutant.
Au sein même de la communauté mutante, la nouvelle est diversement accueillie. Il y a ceux qui rejettent cette idée, prônant leur droit à la différence, et ceux pour qui ce vaccin apparaît comme une solution à leurs problèmes d’intégration, voire même une véritable libération pour ceux qui connaissent des mutations « handicapantes » ou problématiques.

 Magnéto
et sa confrérie des mutants ne tardent pas à prendre la tête du mouvement anti-vaccin et voient là une occasion supplémentaire de donner le pouvoir à l’Homo Superior au détriment de l’Homo Sapiens. Les X-Men quant à eux sont partagés : ils ne désirent pas renier leur condition de mutants, mais refusent de laisser Magnéto s’en prendre aux humains. La réapparition surprise d’une Jean Grey mystérieusement ressuscitée et dotée d’une double personnalité répondant au nom de Phénix vient encore ajouter à la confusion ambiante…

Jean Grey ou le Phénix ?
Scénaristiquement, X-Men 3 développe la confrontation mutants / humains qui reste la thématique principale du comics depuis toujours. Pour ce faire, les scénaristes reprennent en partie une intrigue récente de la série Astonishing X-Men, l’idée de Josh Whedon selon laquelle on peut « guérir » les mutants grâce au vaccin du docteur Rao.

Succédant à Bryan Singer parti à la concurrence pour mettre en scène le nouveau Superman Returns, c’est Brett Ratner qui dirige ce troisième opus. Le départ de Singer avait été un coup dur pour les fans des deux premiers films, car le réalisateur avait réussi à convaincre aussi bien les amateurs du comic d’origine que les amateurs de cinéma par ses qualités et sa capacité à transposer à l’écran les super-héros considérés comme difficilement adaptables tels que Wolverine ou Diablo par exemple. L’arrivée sur le film de Brett Ratner avait même fait craindre le pire, car en comparaison de Bryan Singer, le réalisateur des deux Rush Hour et de Dragon Rouge faisait bien pâle figure pour ne pas dire plus…

Callisto (Dania Ramirez), dangereuse et impitoyable
C’est donc avec la crainte que Ratner ne dénature ce que Singer avait réussi à construire que je suis allé voir le film. Et finalement je dois avouer que Brett Ratner s’en sort plutôt pas mal. Bien sûr il n’a pas la vision et la classe naturelle de Bryan Singer, mais il est loin de déshonorer le matériau d’origine. Certes les personnages sont moins développés que dans les précédents épisodes, et l’accent est mis sur les scènes d’action et les affrontements entre mutants. Mais tout bien considéré, Ratner peut se permettre, sans que cela nuise trop au film, d’être moins axé sur la psychologie des personnages puisque ceux-ci ont déjà été présentés et développés précédemment par Singer. Malgré tout, les nouveaux personnages introduits ici en pâtissent quelque peu. Parmi eux, seul le Fauve, alias Hank McCoy, ministre délégué aux affaires mutantes tire bien son épingle du jeu, alors que Kitty Pryde et Colossus (qu’on avait déjà aperçus dans les précédents volets), Angel, Madrox, le Fléau, Callisto (dans des versions plus ou moins éloignées de celles du comic) sont très sommairement présentés et développés.

Le Fléau (Vinnie Jones) est libéré par Magnéto (Ian McKellen) et ses sbires
Question rythme, on sent que Ratner veut jouer avant tout la carte de l’action, et on a droit à plusieurs scènes qui permettent de voir les personnages user et abuser de leurs super-pouvoirs, ce qui je l’avoue m’a réjoui. C’est bien fait, pas génial mais efficace (sauf à mon avis la scène d’introduction des X-Men dans la salle des dangers qui est très décevante : on espérait une scène d’anthologie où l’on verrait à la fois la fameuse salle d’entraînement des mutants et un mythique robot Sentinelle, et à l’arrivée on se retrouve avec quelques éclairs, quelques explosions et une pauvre tête de robot en ferraille pas bien impressionnante, bref, avec trois fois rien…).

On peut aussi déplorer quelques raccourcis gênants et/ou illogiques : la scène où Magnéto disparaît de la maison des Grey par on ne sait quel tour de passe-passe avec tous ses acolytes et Phénix, ou encore la nuit qui tombe sur Alcatraz plus vite qu’il ne faut pour le dire !
Au chapitre des déceptions, j’ajouterais également la sous-utilisation du personnage de Malicia (c’était déjà le cas dans le précédent film), le manque de charisme de Colossus (même quand il balance Wolverine comme un obus dans la bataille), l’utilité très anecdotique de Angel dans l’intrigue et surtout la disparition de l’effectif des X-Men du pourtant très réussi Diablo, qui m’avait vraiment enchanté dans le second épisode.

Monsieur le ministre, Hank McCoy alias le Fauve (Kelsey Grammer)
Du côté positif, je retiendrais avant tout un bestiaire élargi de mutants, même si certains sont des versions très librement revisitées de leurs équivalents papier. L’intrigue autour du Phénix est elle aussi assez éloignée de celle du comic, mais reste à mon avis cohérente et plutôt bien menée (et je trouve Famke Jansen en Phénix visuellement très réussie). Les effets spéciaux restent de bonne facture, et je ne peux réprimer un plaisir un peu enfantin à chaque fois que je vois les personnages utiliser leurs pouvoirs si extraordinaires, qui avaient tant marqué mon esprit de jeune lecteur des X-Men à l’époque où je les lisais religieusement dans Spécial Strange… Cela reste évidemment une réaction très personnelle et éminemment subjective j’en suis conscient, mais rien que pour ça, voir les X-Men sur grand écran est à chaque fois très excitant pour moi.

Le dernier point positif que je veux évoquer ici (mais j’ai cru comprendre qu’il n’est pas considéré comme tel par tous les amateurs des X-Men), c’est la liberté prise par les scénaristes en ce qui concerne la destinée de certains personnages. En effet, il semble acquis aujourd’hui qu’il n’y aura pas de quatrième film dédié aux X-Men (par contre un film consacré à Wolverine avec quelques guest-stars mutantes est d’ores et déjà sur les tablettes des producteurs), et de ce fait certains personnages principaux sont sans vergogne sacrifiés et connaissent des fins tragiques (je vous laisse découvrir lesquels). Non seulement ça rajoute un côté sombre à l’histoire, mais à mes yeux cela permet de gagner en crédibilité (des gugusses qui se battent à longueur de film à coup de super-pouvoirs terrifiants et qui s’en sortent toujours tous sans le moindre problème, ça lasse à force et surtout ça manque d’intérêt).  Je trouve que cette liberté scénaristique par rapport au comic d’origine est ici bienvenue, et sert parfaitement l’intérêt du film, même si cela insupporte les allergiques aux adaptations qui ne sont pas d’une fidélité parfaite.

L'incontournable Wolverine (Hugh Jackman)
Pour conclure, je dirais que X-Men 3 n’est pas le film de l’année. Je pense même qu’il est inférieur au deux premiers films de la trilogie mutante. Cependant il est et reste un film spectaculaire et divertissant, qui reprend à son compte les meilleurs moments du comic d’origine tout en les adaptant intelligemment sur l’écran. Je sais que je suis certainement plus indulgent à son égard que je ne le serais avec d’autres, tout simplement parce que les X-Men sont des monuments inébranlables de ma jeunesse. Mais bon, ce n’est pas grave, j’assume :o).

L'affiche (pas très belle) du film. 

 

 

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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 15:29

Aujourd’hui c’est la pétillante Gaëtane qui me passe ce questionnaire-chaîne, auquel je m’empresse de répondre…

 Quel jour sommes-nous ?
Le lundi 29 mai, il pleut, il ne fait pas très chaud et ce soir je vais voir les X-Men au cinéma !

 Donne-moi une des chansons de 3 personnes différentes que tu aimes :
 L’Empire du Milieu – Bernard Lavilliers
 Everybody KnowsLeonard Cohen
 Money For NothingDireStraits

 Quel est le plus beau compliment qu'on t'a fait ?
Une déclaration d’amitié ou d’amour sont les plus beaux compliments qui puissent exister.

 Quelle clé te manquerait le plus si tu ne l'avais pas ?
Celle qui permet de s’échapper par la porte de l’imagination.

 Que qualifies-tu le plus comme "avoir de la chance" ?
Sans hésiter l’insouciance des enfants.

 Le prénom le plus ridicule que tu aies entendu ?
Marion pour un garçon (les cinéphiles pourront-ils me citer la référence ?)

 Cite-moi trois détails qui te touchent en premier chez une personne :
Le visage, la silhouette, la gestuelle

 Quelle a été ta dernière folie ?
De temps en temps il m’arrive d’avoir un gros lâchage de thunes et en un jour je fais le plein de tas de choses : bouquins, bd, cd, dvd, fringues, heures de billard…

 Que vois-tu de ta fenêtre ?
La fenêtre de droite donne sur les Vosges. La fenêtre de gauche sur la Forêt Noire, et par très beau temps on aperçoit les Alpes au loin.

 Combien de temps peux-tu tenir en apnée ?
Je viens d’essayer : 1’15’’

 Que fais-tu si la personne qui te parle a du persil coincé entre les dents ?
Si la personne m’importe je le lui dis discrètement, sinon elle le verra bien assez tôt.

 Qu'est ce qui te touche le plus chez une personne ?
Ses idées.

 Quelle est la couleur de ton sac à main ?
?????!! 

 
Quelle est la première chose que tu fais quand tu entres dans la salle de bain ?
Je compte les cotons-tiges dans la boîte. Non sérieusement c’est quoi cette question ?

 Arrives-tu à toucher ton nez avec ta langue ?
Non, pas moyen. Mais le nez de quelqu’un d’autre sans problème.

 
Le questionnaire t-a t'il plu ?
Euh, il est un peu bizarre non ?

 
3 personnes pour continuer :
Spooky, Pierig et Goldesch, pour une fois c’est moi qui leur refile un questionnaire !!

 

 

 

 

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