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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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7 mars 2006 2 07 /03 /mars /2006 21:25

Avez-vous déjà vu le film thaïlandais Ong-Bak ? Si oui vous avez déjà fait connaissance avec le sautillant et sympathique Tony Jaa. Dans le cas contraire, je ne peux que vous conseiller de le voir de toute urgence, vous serez ébahis par le talent de l’acteur. Pas par son jeu de comédien, mais bien par son potentiel physique assez incroyable. Ce petit bonhomme haut comme trois pommes semble monté sur ressorts, et bien qu’il ne paie pas de mine à première vue, dès qu’il se met en action il devient très impressionnant. D’autant que ses films se passent intégralement de câbles pour les voltiges, sauts et autres figures aériennes dont le petit Tony n’est pas avare.

Pour le situer dans le monde des arts martiaux au cinéma, on le compare souvent aux icônes du genre auxquelles il n’a rien à envier : il est décrit comme un condensé assez explosif qui allie l’agilité, la souplesse et la fantaisie des cascades de Jackie Chan, la classe et la technicité de Jet Li et la puissance, la rapidité et la maîtrise de Bruce Lee. Rien que ça !!

Pour l’Honneur du Dragon (Tom Yum Goong en V.O.), l’équipe gagnante de Ong-Bak remet le couvert avec le duo Tony Jaa et Petchtai Wongkamlao devant la caméra et Prachya Pinkaew à la réalisation. Le scénario est à peu de chose près un copier-coller de celui du premier film.
Dans Ong-Bak, il s’agissait d’un jeune paysan (Tony Jaa) qui part à la recherche de la tête du Bouddha local volé par des trafiquants de reliques archéologiques. Il quitte ainsi pour la première fois son petit village pour la grande ville et ses dangers, où un autre expatrié depuis plusieurs années de son village lui prête main forte (l’amusant Petchtai Wongkamlao).
Cette fois dans l’Honneur du Dragon, l’histoire est celle d’un jeune éleveur d’éléphant (Tony Jaa), animal sacré en Thaïlande, qui part à la recherche des deux éléphants que des trafiquants lui ont volé. Il quitte ainsi pour la première fois sa Thaïlande natale pour Sydney en Australie, et se frotter à la mafia locale. Sur place il rencontre un autre expatrié thaï qui est policier municipal et qui va lui prêter main forte (le rigolo Petchtai Wongkamlao – mais vous l’aviez deviné).
Bref, c’est la même chose, à l’échelle supérieure.

L'affiche du film.
Mais sincèrement, ça n’est pas bien grave. Bien que ce soit le principal reproche qu’on ait fait à ce film, j’avoue que moi ça ne m’a pas du tout dérangé. D’abord parce qu’il faut remettre les choses à leur place : le plus important dans un film d’arts martiaux n’est pas (à mon avis) le scénario. Bien sûr on est d’accord, si on peut éviter les pures débilités scénaristiques c’est mieux, mais justement, si l’histoire est basique et d’une extrême simplicité, les films de Tony Jaa ont cette dose de fraîcheur, d’humour et de sincérité qui font oublier les limites du scénario.

Par contre, là où il fait très fort, c’est dans les séquences de bagarres et les exploits physiques en tous genres (en particulier les poursuites à pieds, inventives, drôles et spectaculaires). Et si dans Ong-Bak c’est l’effet de surprise qui a joué, dans l’Honneur du Dragon c’est la puissance de ses scènes d’anthologie qui marque.
Entre le plan-séquence énorme du restaurant où l’on suit Tony Jaa qui n’en finit plus de monter les étages un à un tout en distribuant les coups de tatane à qui mieux-mieux, le duel entre le combattant Muay-Thaï et le champion de Capoeira dans le temple inondé, la séance de membres brisés où le petit thaïlandais laisse une bonne trentaine d’adversaires sur le carreau, et le final dantesque où Tony Jaa se mesure à une équipe de colosses aux carrures incroyables (d’ailleurs le colosse le plus charismatique m’a fait directement penser aux super-vilains de Marvel du type Rhino ou le Fléau pour les connaisseurs…), il m’est difficile de dire quelle séquence d’action est la plus impressionnante. C’est simple : dès que Tony Jaa entre en action, on est scotché par son talent, les chorégraphies exceptionnelles et la puissance des combats.

Le minuscule Tony Jaa contre ... une montagne de muscles !!
Evidemment, les films de Tony Jaa c’est pas du Shakespeare (ce n’est d’ailleurs pas ce qu’on leur demande n’est-ce-pas ?), mais ne vous y trompez pas, c’est largement supérieur à n’importe quel Jean-Claude Van Damme ou Jackie Chan côté scénario (pour rester dans les films de karaté et consorts, comparons ce qui est comparable), et côté spectaculaire je crois n’avoir jamais rien vu de mieux en arts martiaux que les exploits de la star Thaïlandaise. Et pourtant dans ce genre, j’en ai vu des paquets de films.

Alors moi je le dis : vive Tony Jaa !!

 

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6 mars 2006 1 06 /03 /mars /2006 21:29

Après un week-end passé à pelleter la neige qui avait décidé, en jetant un manteau blanc de 50 à 80 cm d’épaisseur, de prendre possession des routes, chemins, cours, entrées, escaliers, terrasses et autres parkings, je me suis installé dimanche soir devant ma télévision pour regarder la cérémonie des Oscar, retransmise en direct sur Canal+.

Vu le week-end pour le moins "physique" que je venais de passer, je ne m’attendais pas à tenir le coup longtemps avant de m’endormir devant ma télé. Finalement j’ai tout regardé, de 00h30 à 05h30, et je n’ai pas été trop déçu du palmarès, mon favori s’en étant même très bien sorti.

Voici donc le résumé des films récompensés :

La plupart des récompenses dites "techniques" (c’est-à-dire les meilleurs son, image, mixage, effets spéciaux, costumes, etc…) ont été partagés entre King Kong de Peter Jackson (pas présent en salle) et Mémoires d’une Geisha de Rob Marshall. Rien de bien passionnant là-dedans, mais cela reste assez logique (quoique pour le son j’aurais plutôt vu La Guerre des Mondes de Steven Spielberg).

L’Oscar de la meilleure chanson originale pour un film est revenu aux rappeurs Paul Beauregard, Cedric Coleman et Jordan Houston, pour le film Hustle & Flow de Craig Brewer. Là aussi, c’était assez prévisible.

L’Oscar du  meilleur film documentaire est revenu au film phénomène La Marche de l’Empereur du français Luc Jacquet. Il n’y avait d’ailleurs pas trop de suspens non plus dans cette catégorie vu le succès immense du film sur les manchots à travers le monde entier.

L’Oscar du meilleur film étranger a été remporté par Tsotsi, film sud-africain de Gavin Hood dont personnellement je n’avais jamais entendu parler jusqu’alors.

L’Oscar du second rôle masculin est revenu à George Clooney (par ailleurs nominé à plusieurs reprises pour Syriana et Goodnight, and Good Luck) pour son rôle dans Syriana. Prix à mon avis amplement mérité même si j’aurais aimé que Clooney remporte également quelque chose pour son second film en tant que réalisateur. Clooney, qui avec sa classe habituelle et son sourire à la fois charmeur et malin, a tout de suite compris que ce serait un prix « de consolation » en déclarant (non sans une pointe d’ironie) dans ses remerciements que s’il recevait cet Oscar (le premier distribué de la soirée du reste) cela voulait certainement dire qu’il n’aurait rien d’autre de la soirée.

L’Oscar du second rôle féminin est revenu à Rachel Weisz dans The Constant Gardener de Fernando Meirelles. Je n’ai pas vu le film, mais Rachel Weisz est depuis longtemps une actrice que j’aime bien, j’ai donc été bien heureux de la voir remporter ce prix.

L’Oscar du montage a été octroyé à Hughes Winborne pour Crash (Collision en VF), vraiment mérité à mon avis.

L’Oscar du meilleur scénario-adaptation a été remporté par Diana Ossana et Larry McMurtry pour le film au succès public incontestable Brokeback Mountain.

L’Oscar du meilleur scénario original a été donné à Bobby Moresco et Paul Haggis pour l’excellentissime Crash.

L’Oscar du meilleur interprète masculin est revenu très logiquement et sans grande surprise à l’immense Philip Seymour Hoffman pour Truman Capote de Bennett Miller. Ceci dit le panel des nominés était de très hautes tenue, et tous auraient pu se targuer de tirer le gros lot sans rougir.

Le triomphe de Philip Seymour Hoffman, Oscar du meilleur interprète masculin
L’Oscar de la meilleure interprète féminine est revenu à Reese Witherspoon pour son rôle dans Walk the Line de James Mangold. Sans avoir vu le film, j’aurais plutôt parié sur Felicity Huffman pour son rôle de transexuel dans Transamerica de Duncan Tucker. Bref, un Oscar peu convaincant selon moi.

L’Oscar du meilleur réalisateur est donné à Ang Lee pour Brokeback Mountain, ce qui malgré la forte concurrence pour ce prix restait assez attendu tant ce film a créé l’évènement et l’enthousiasme général.

Et pour finir, l’Oscar du meilleur film a été remporté par … Crash de Paul Haggis, ce qui est réellement une surprise tant on annonçait le triomphe de Brokeback Mountain les semaines auparavant. Moi j’en suis plutôt content, puisque c’est tout de même mon film chouchou de 2005 (cf. Bilan Ciné 2005) qui remporte la timballe au nez et à la barbe du favori !

Oscar du meilleur film pour Collision (Crash en V.O.)
Un petit bilan rapide : j’ai trouvé ce palmarès plutôt bien équilibré, aussi bien du point de vue des nominations que des lauréats. Les films à caractère "sociaux et politiques" ont eu la part belle cette année, et c’est tant mieux.
Le grand perdant cette année reste selon moi Steven Spielberg, qui présentait deux films tout de même (Munich et La Guerre des Mondes étaient tous deux nominés) et n’a rien récolté du tout. Du moins pas pour les films qu’il a réalisé, puisqu’il peut se consoler avec la moisson d’Oscar "techniques" ramenés par Mémoires d’une Geisha, dont il est producteur.
 Goodnight, and Good Luck
, salué par toute la profession aurait également dû remporter une récompense selon moi, mais on va certainement me dire que je ne suis pas assez objectif avec ce que fait George Clooney… mouais, admettons.
En fin de compte je suis bien content que cette année il n’y ait pas eu de "rafle" de prix par un seul film (rappelez-vous dernièrement les 11 Oscar de Peter Jackson pour son Retour du Roi, mérités peut-être, mais tuant tout l’intérêt de la soirée), car je craignais un peu (sans vouloir minimiser la qualité du film) que Brokeback Mountain ne monopolise les prix les plus importants.

Bref, je me suis couché à 05h30 du mat’, mais je ne regrette pas ma nuit des Oscar !

 

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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 01:15

Il est en ce moment une tendance dans le monde des comics, qui consiste à faire venir au sein des équipes créatives des artistes issus d’autres secteurs.
Est-ce pour s’attirer de nouveaux lecteurs que les maisons d’édition ont mis en place cette politique ? Ou peut-être pour gagner en crédibilité et en sérieux aux yeux de ceux qui voient les comics comme du sous-art ? (Aux USA les comics ne sont pas considérés comme la BD en France, on ne parle pas de forme d’art à leur sujet, mais juste de produits commerciaux)

Actuellement donc, on dénombre pas mal de transfuges de la télévision, du cinéma et de la littérature aux commandes de séries, et non des moindres, outre-atlantique. On peut citer John Michael Straczynski (créateur entre autres de Babylon 5 à la télévision) qui est scénariste de Amazing Spider-Man depuis quelques années. Joss Whedon (les séries télé Buffy et les Vampires et Angel, bientôt l’adaptation cinématographique de Wonder Woman) a également remporté un vif succès au scénario de la série Astonishing X-Men. Marvel a annoncé l’arrivée de Damon Lindelof, l’un des auteurs de la série vedette Lost sur une mini-série Hulk Vs Wolverine dans l’univers Ultimate. Même Thomas Jane (acteur) s’est piqué au jeu et va scénariser une mini-série consacrée au personnage qu’il a incarné à l’écran : le Punisher. Sans parler des romanciers et écrivains qui scénarisent des comics : Reginald Hudlin sur Black Panther par exemple, Robert Weinberg sur Cable, le fabuleux Neil Gaiman (1602, Sandman, Death, etc…), Michael Moorcock sur Tom Strong, Orson Scott Card, Brad Meltzer, Greg Rucka, Peter David, …

Bref, en quête de notoriété ou de crédit, l’industrie du comic sait diversifier ses auteurs et jouer sur le renom de ceux-ci dans d’autres arts pour donner une nouvelle image aux comics.
Mais dans ce débauchage massif d’écrivains, Marvel vient de frapper un grand coup. En effet, la Maison des Idées a dévoilé récemment son association avec le roi de la littérature fantastique Stephen King en personne !
Le maître incontesté des ventes de romans horrifico-fantastiques devrait scénariser l’adaptation en comics de sa saga La Tour Sombre , western post-apocalyptique qui raconte les aventures de Roland de Gilead, descendant d’une légendaire lignée de Pistoleros. L’adaptation devrait se faire sous forme de mini-séries de 6 épisodes, correspondants aux différents tomes de la saga, en commençant par l’enfance du Pistolero, en préquelle aux romans.

Projet de couverture (cliquer pour agrandir) Crayonné du Pistolero (cliquer pour agrandir)
Le dessinateur retenu par Marvel pour ce projet n’est pas des moindres. Il s’agit de Jae Lee, un véritable virtuose du crayon, dont le style à l’encrage très particulier est somptueux. Il s’était fait connaître ave sa reprise de la série Namor il y a une quinzaine d’années après John Byrne, son style très sombre avait fait polémique.
Depuis, son trait s’est affiné, sa personnalité s’est affirmée et il a officié sur de nombreuses séries ou mini-séries (Hellshock, Inhumans, Fantastic Four – 1234, …). Associé au coloriste frenchie Richard Isanove ( Wolverine : Origin, 1602, …), les planches d’essai qu’ils ont produites ont convaincu Marvel et King qu’ils étaient les hommes de la situation. Je vous laisse juger par vous-mêmes sur les extraits que je mets en ligne.

Page d'intro par Lee / Isanove (cliquer pour agrandir) Page d'intro par Lee / Isanove (cliquer pour agrandir)
Jae Lee et Richard Isanove, très motivés, ont d’ores-et-déjà prévenu qu’il s’agit d’un projet de longue haleine, qui leur demandera au minimum 3 années de travail s’il reste tel que prévu. Les dernières rumeurs viennent pourtant tempérer cet entrain. En effet Stephen King a proposé qu’un de ses associés le supplée au scénario, expliquant qu’il a déjà un calendrier chargé. Mais cela a créé un tel buzz négatif sur les forums internet spécialisés, que le mécontentement des lecteurs aurait fait changer d’avis l’écrivain, qui serait donc revenu sur sa décision de déléguer le scénario. Aux toutes dernières nouvelles donc, Stephen King est toujours de la partie et les premiers numéros du comic devraient sortir courant 2006.
Je suis très curieux de voir le résultat.

 

 

 

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2 mars 2006 4 02 /03 /mars /2006 23:13

Aujourd’hui, cela fait quinze ans exactement qu’est mort l’immense Lucien Ginsburg, alias Serge Gainsbourg. Il allait fêter ses 63 ans.

Difficile de dire à quel point il manque à la chanson française, celui qui a tant fait parler de lui, et pas qu’en bien la plupart du temps, était à mon avis un authentique génie de la musique.


Alors plutôt qu’un long texte qui expliquerait pourquoi et de quelle façon ses chansons sont si exceptionnelles, je vous conseillerais juste d’écouter et réécouter Elisa, La Javanaise, Aux Armes et caetera, Manon, Comic Strip, Je suis venu te dire que je m’en vais, La chanson de Prévert, Je t’aime moi non plus, Vieille canaille, Marilou sous la neige, La Ballade de Melody Nelson, Couleur Café … la liste est longue, on pourrait en citer comme ça des dizaines.


Pour le plaisir, voici les paroles d’une de mes préférées, dont le remix a d’ailleurs été le dernier enregistrement de Gainsbarre : Requiem pour un Con.

Écoute les orgues
Elles jouent pour toi
Il est terrible cet air-là
J'espère que tu aimes
C'est assez beau non
C'est le requiem pour un con

Je l'ai composé spécialement pour toi
À ta mémoire de scélérat
C'est un joli thème,
Tu ne trouves pas, non
Semblable à toi-même
Pauvre con

Voici les orgues
Qui remettent ça
Faut qu't'apprennes par cœur cet air-là
Que tu n'aies pas même
Une hésitation
Sur le requiem pour un con

Quoi tu me regardes
Tu n'apprécies pas
Mais qu'est-ce qu'y a là-dedans
Qui t'plaît pas
Pour moi c'est idem
Que ça t'plaise ou non
J'te l'rejoue quand même
Pauvre con

Écoute les orgues
Elles jouent pour toi
Il est terrible cet air-là
J'espère que tu aimes
C'est assez beau non
C'est le requiem pour un con
Je l'ai composé spécialement pour toi
À ta mémoire de scélérat
Sur ta figure blême
Aux murs des prisons
J'inscrirai moi-même: « Pauvre con »

(Deux sites très bien faits et complémentaires : www.gainsbarre.com et www.gainsbourg.org)

 

 

 

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1 mars 2006 3 01 /03 /mars /2006 21:42

Savez-vous ce qu’est la Magopinaciophilie  ?

Ce n’est pas une affection grave subie après avoir été en contact avec un pigeon atteint de grippe aviaire.
Ce n’est pas non plus le nom de l’amour que l’on porterait à quelques statuettes érigées en l’honneur d’un Rocco Siffredi un peu raidi.
Non, la magopinaciophilie, c’est l’art de collectionner les petites annonces (dites également flyers) des marabouts. Vous savez, celles qu’on trouve dans certains magasines, ou parfois directement dans notre boîte aux lettres. Ces petits bouts de papier sont souvent involontairement drôles alors qu’ils se voudraient impressionnants, crédibles et sérieux. Au contraire se sont des trésors de rigolades, de fautes d’orthographe, de mots savants ou de titres honorifiques inventés de toutes pièces.


Le mot magopinaciophile vient du grec magos qui veut dire mage, et de pinakion qui désigne une tablette sur laquelle on écrit. Il a été inventé tout récemment, quand quelques personnes se sont mis en tête de collectionner ces flyers magiques à vocation publicitaires.

Plusieurs sites sur le web sont consacrés à cette passion (j’ai recencé parmi ceux-ci même des blogs intégralement voués aux maraboutages de tous poils), mais s’il y en a un d’incontournable parmi tous, c’est celui du grand marabout Mégabambou qui a non seulement réuni une énorme collection de flyers, mais les a décortiqué dans tous les sens.


Vous y apprendrez comment ils sont faits, les figures de style qui les composent, vous pourrez faire des tests surnaturels, et surtout, surtout, vous pourrez vous servir du génial outil qu’il a créé et qui permet de marabouter n’importe quel site de votre choix !

D’ailleurs je me suis amusé à faire l’expérience sur quelques blogs de mon entourage…
Bien sûr mon propre blog pour commencer.
Mais aussi le blog du grandiose Dello.
Celui du non moins époustouflant ChrisMic.
Et enfin celui de l’inénarrable Spooky.

 

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28 février 2006 2 28 /02 /février /2006 20:42

Cette fois-ci ce n’est pas un dessin que je poste dans la catégorie Contributions mais un questionnaire que m’a passé le fameux Spooky, l’homme le plus increvable du net. Oui, sa contribution se limite à poser des questions et c’est moi qui doit y répondre… il ne s’est pas foulé le Spook’… ;o)


 Qui suis-je ?
Stéph. Bientôt 31 ans. Autre pseudo sur le net : Marv’. Pseudo jeux vidéos en réseau : Cuitas les Bananas, Mad_Duke. J’ai quelques potes qui m’appellent Magnum (je n’ai ni chemise à fleurs ni Ferrari pourtant). Faites votre choix.

 Quel âge me donne-t-on ?
On m’a toujours donné plus (voire beaucoup plus) que mon âge. La plupart du temps on me donnait la 30aine quand j’étais dans la 20aine (la pire c’est une nana qui m’avait donné 30 ans alors que j’en avais 18 !). Maintenant que je l’ai la 30aine, je fais enfin mon âge. Si ça continue comme ça, dans 10 ans je ferai vachement jeune !

 Qui me connaît le mieux ?
Moi.
En second lieu ma fée même s’il lui reste des tas de choses à découvrir.
Ensuite je dirais Nico, mon ami d’enfance.

 La chose la plus importante dans ma vie ?
Découvrir et apprendre.

 Je porte toujours...
Ma chaînette autour du cou.
Ma montre.
Mon couteau suisse dans la poche droite.
Souvent du noir.

 Je fais toujours...
Des listes pour tout.
Un tour à l’Ill Lettré le samedi matin pour acheter mes bd.
Des rêves très, très bizarres…

 Je suis le plus heureux quand...
Quand ceux que j’aime sont heureux.
Quand ce que je fais plaît aux autres.
Quand je pense à tous les bouquins, toutes les bd, et tous les films qu’il me reste à découvrir.
Quand ma maman et ma grand-mère rient.

 Le lundi matin je suis...
Souvent fatigué.
Rarement rasé.
Énervé si le téléphone sonne dès mon arrivée au bureau.

 Mes yeux sont ?
Deux.
Bleus.
Beaux ? non, ça rime pas.

 L'objet que je préfère ?
Mes bibliothèques (avec leur contenu évidemment).

 4 jobs que j'ai eus :
Informatique : install, dépannage, maintenance réseau, formation… (ça dépend des jours et surtout des utilisateurs, mais je m’y plais)
Bureau d’études : études de sécurité en traverse d’agglo, ronds-points, études assainissement, base SIG, … (intéressant mais finalement pas vraiment mon truc)
Stages : différents stages de technicien géomètre (un boulot vraiment intéressant, qui demande technicité, précision, capacité d’adaptation, et qui permet en plus de sortir souvent du bureau !)
Pour des associations : serveur de temps à autres pour la journée (sympa pour ce qui concerne les relations humaines, mais vraiment crevant !!)

 4 films que je ne me lasse pas de voir :
Un Jour sans fin (logique !)
C’est arrivé près de chez vous.
Les Évadés.
The Big Lebowski.
(en fait il y en aurait des dizaines d’autres encore…)

 4 endroits où j'ai habité :
Staffelfelden
Nancy
Valenciennes
Bollwiller

 4 émissions télé que j'aime :
Feue NPA.
Tout le monde en parle.
Striptease.
Culture et Dépendances.
(en fait ce que je regarde surtout à la télé ce sont des séries)

 4 endroits où j'ai passé des vacances :
L’Ouest américain.
Les Issambres.
Argelès.
Breme.

 4 websites que je visite régulièrement :
Hoaxbuster
Superpouvoir
Mad Movies
BDT
(mais aussi les blogs des copains !)

 4 plats que je préfère :
Spaghettis carbonara.
Pflüttes / bœuf bourguignon.
Salade d’endives-pommes-noix-fromage.
Knepfles / bœuf lardé.
(sinon je peux me contenter de chocolat aussi)

 4 endroits où je préfèrerais être, là, maintenant :
Aix-en-Provence, quelque part sur une terrasse d’un café sur le cours Mirabeau.
Au Guillaume Tell, Mulhouse.
Quelque part entre le Grand Canyon et Monument Vallee.
À la découverte de l’Australie.

 4 blogueurs à qui j'envoie ce questionnaire :
Delo (qui répondra peut-être en photos ?)
ChrisMic (qui répondra peut-être en dessins ?)
Stella (qui répondra peut-être si elle surpasse sa timidité ?)
N’importe qui d’autre veut bien, chez lui ou ici en commentaires…

 

 

 

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27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 23:43

On est en février, et voici déjà le deuxième film ave George Clooney de l’année…
Autant dire que je ne me suis pas fait prier pour aller le voir ! Syriana reste dans la lignée de Goodnight, and Good Luck : c’est un film engagé et ancré dans la réalité. Cette fois Clooney ne réalise pas le film (c’est Stephen Gaghan), mais il est malgré tout très impliqué.
Il est non seulement acteur, mais aussi co-producteur de Syriana. Et si le film a pu se faire, c’est parce qu’il est en tête d’affiche, qu’il a convaincu son ami Matt Damon d’être de la partie, et que les deux stars ont accepté de ne pas toucher de cachet en tant que comédiens. Tous ces facteurs réunis ont convaincu la Warner de lancer la production de ce film qu’ils jugeaient trop peu attractif et complexe. Sur ce point précis, Warner ne s’était pas trompé, car il faut bien le dire, Syriana n’attirera certainement pas les foules dans les salles. De par son propos en premier lieu : entre géopolitique et complots au sein du marché de l’or noir, le thème abordé par le film peut sembler élitiste. De par sa forme également : on ne suit pas l’histoire d’un personnage, mais plutôt une intrigue aux multiples rouages, impliquant de nombreux protagonistes très divers.
Trois des principaux personnages de Syriana
Dans un émirat du Golfe Persique, le Prince Nasir (Alexander Siddig), réformiste et progressiste, s’apprête à prendre la succession de son père à la tête du pays. Il accorde les droits de forage et d’exploitation de son pétrole et de son gaz naturel à une compagnie chinoise, laissant sur le carreau ses habituels partenaires, la compagnie américaine Connex Oil.
A Washington, la fusion entre la Connex et une petite compagnie du nom de Killen, qui vient de décrocher un juteux contrat au Kazakhstan, éveille les soupçons de la justice américaine qui ordonne une enquête. Bennett Holiday (Jeffrey Wright), avocat ambitieux et très compétent est engagé par la Connex pour couvrir au mieux la compagnie.
Bob Barnes (George Clooney), agent d’infiltration qui a traîné ses guêtres pendant les vingt dernières années au Moyen-Orient pour le compte de la CIA , se voit confier une ultime mission avant de pouvoir profiter d’un bureau confortable jusqu’à la retraite : il doit éliminer le Prince Nasir.
Bryan Woodman (Matt Damon), expert en ressources énergétiques d’une société de Genève, se voit convier à une réception organisé par l’émir, père du Prince Nasir. Au cours de la soirée, l’un des fils de Woodman périt suite à un accident. Le Prince offre à Woodman de devenir son conseiller personnel, ce qui n’est pas sans créer des tensions au sein de son couple.
Wasim (Mazhar Munir), un jeune pakistanais qui travaille dans l’émirat, perd son emploi en même temps que la Connex perd son contrat. Dérouté, humilié, Wasim est approché par un recruteur islamiste et entre dans une école coranique.
Le Prince Nasir et son conseiller Woodman
Syriana
met en scène tous ces personnages et bien d’autres encore, qui n’ont souvent même pas conscience les uns des autres, chacun avec leur propre vie, leur propre histoire, mais dont les relations et le destin vont se mêler et former les fils inextricables de l’affaire qu’on nous propose de suivre.
Basée sur des faits réels (mais évoqués indirectement par l’utilisation de noms fictifs par exemple), l’histoire est en partie tirée du livre See No Evil de Robert Baer (rien à voir avec Mickael Kael !!!), lui-même ex-agent de la CIA , et qui a officié 21 ans dans le monde du renseignement au Moyen-Orient.

Syriana
n’est pas un film d’action ni d’espionnage grand public. Il propose au contraire une vision très réaliste et authentique des enjeux politiques et économiques qui font du Moyen-Orient d’aujourd’hui une véritable poudrière. Si le film possède bien une scène choc (la torture subie par Barnes à Beyrouth, brève mais difficilement soutenable), la majorité du film se construit sur les dialogues et les ambiances qui font comprendre au spectateur l’étendue du complot en cours.

Il est certain qu’un tel film n’aura pas le succès d’un épisode de Star Wars ou d’une aventure de James Bond, mais pour qui cherche à voir un film un peu « différent » (à la limite du docu-fiction sous certains aspects) ou ceux qui s’intéressent aux affaires géo-politiques liées au pétrole dans les pays arabes, Syriana est un très bon choix. Acteurs impeccables, scénario bien ficelé et ambiance hyper-réaliste font de ce film une belle réussite. On n’en ressort certes pas forcément très gai, mais peut-être un peu plus au fait d’une réalité non-édulcorée, ni transformée en grand spectacle.
Un film à voir.

Une des affiches du film 

 

 

 

 

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24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 09:41


« L’Afrique était au bord du gouffre, mais heureusement elle a fait un grand pas en avant. »

Mobutu Sese Seko, président rassurant.

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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 17:07

L’année dernière, la marque automobile anglaise MG-Rover a mis les clefs sous la porte. Faute de repreneur un des fleurons de la construction automobile britannique mettait définitivement un terme à sa production.
Définitivement ? eh bien depuis ces derniers mois, les choses ont évolué, et il se pourrait bien que Rover renaisse de ses cendres (pour mon plus grand plaisir d’ailleurs, j’aime beaucoup leurs récentes gammes de voitures).

En 2005, après qu’on ait enterré l’avenir de l’industrie automobile du Royaume-Uni, Nanjing Automobile, une compagnie chinoise, a finalement racheté la défunte société MG-Rover, et possède depuis lors les brevets de fabrication de ses modèles (c’est-à-dire l’ensemble de la gamme MG, et les séries Rover 25, 45 et 75).
Mais la situation n’est pas si simple… La firme BMW (qui avait racheté Rover dans les années 90) possède toujours les droits d’utilisation de la marque Rover, marque qui est en ce moment en négociation de rachat par Nanjing. Ceci dit, il y a de bonnes chances que la négociation aboutisse, Nanjing ayant déjà racheté les droits sur le nom MG à BMW. Pour rappel tout de même, la fameuse Mini-Rover est devenue une marque déposée distincte, et restera quoi qu’il advienne dans le giron du groupe BMW. Tout comme Land Rover du reste, qui n’appartient depuis longtemps plus à la marque Rover (c'est une marque du réseau Ford à présent).

Nanjing a en outre annoncé que la production sera relancée très prochainement (d’abord prévue pour fin 2006, le calendrier prévisionnel serait plutôt décalé en 2007), en commençant par les modèles MG TF (re-stylée) puis MG ZT.

MG ZT 385
Quant au site de production, il devrait être conservé à Longbridge, le berceau historique de la marque au drakkar, avec deux chaînes d’assemblage et un atelier de peinture pour débuter. En tout état de cause, malgré certaines rumeurs annonçant la délocalisation des chaînes de production, Nanjing a officiellement signé le 22 février 2006 (c’est tout frais donc) un bail de 35 ans pour le site industriel de Longbridge (avec cependant une clause de retrait valable 6 mois – restons prudents…).
La production purement mécanique quant à elle (les moteurs) pourrait être transférée en Chine. Pour le design, il est fortement question que Nanjing s’adresse à une société britannique (c’est le nom de la société ARUP qui circule en ce moment).

MG TF
Moi qui aime beaucoup ces voitures, je suis bien content d’apprendre que tout n’est pas perdu. Évidemment je demande à voir : la qualité sera-t-elle au rendez-vous ? Et puis je me demande également : est-ce que l’Union Jack qui flottait en écusson miniature sur chaque auto sera remplacé par un petit drapeau chinois ou restera-t-il présent sur la carosserie des MG-Rover ?
Wait and See.

 

 

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22 février 2006 3 22 /02 /février /2006 17:40

Le Journal de mon Père est un manga.
Moi qui ai appris à lire avec Tintin, qui a été élevé avec Astérix et Gaston Lagaffe, et qui suis tombé dans les comics avant même d’entrer dans l’adolescence, j’ai mis très longtemps avant de lire un manga. Et c’est en écoutant les conseils avisés de connaisseurs en la matière, que j’ai décidé d’attaquer ce pan manquant à ma culture BD. Après le franco-belge et l’américain, je ne pouvais décemment pas rester à l’écart indéfiniment de l’art séquentiel japonais.
J’avais beaucoup d’a priori sur la question, mais l’auteur par lequel j’ai commencé ma découverte de ce continent de papier inexploré, en a balayé un bon nombre.
L’auteur en question, c’est Jirô Taniguchi, internationalement reconnu et primé pour ses mangas de qualité. Et Le Journal de mon Père est peut-être l’un de ses tous meilleurs.

Couverture de l'édition intégrale chez Casterman
Tout d’abord, mes réticences face aux mangas étaient dues au dessin. Bizarrement d’ailleurs, car je fais partie de cette génération qui a adulé Goldorak à la télé, et qui était passionnée par les aventures de Cobra ou des Chevaliers du Zodiaque, qui firent l’âge d’or du fameux Club Dorothée ! Mais je n’étais jamais parvenu à opérer le passage du petit écran au papier. À mes yeux, tous les mangas se ressemblaient, et j’ai toujours été bloqué par les collégiennes aux yeux immenses et par les grimaces grotesques des faire-valoir comiques. Évidemment, maintenant que j’ai pris la peine de feuilleter, comparer et découvrir plusieurs mangas différents, j’ai compris que le genre ne se limite pas à cette définition un peu primaire. J’ai pu me rendre compte de l’étendue d’auteurs différents, et surtout de la qualité de certains d’entre eux.

Deuxième a priori justement : les scénarios. Avant j’associais bêtement mangas et histoires aux scénarios sans fin, peu inventifs, très répétitifs, ultra-basiques, tirés en longueur et tournant toujours autour de deux axes principaux : l’humour et la baston (je passe volontairement sous silence le cas particulier des mangas érotiques).
En gros je m’imaginais qu’il ne s’agissait que de variation à l’infini d’histoires et de personnages à la Dragon Ball. Là encore, j’avais tout faux. Ou du moins sur le principe, car il faut avouer que ce genre est très présent dans la production nippone, mais le manga c’est aussi plein d’autres choses.

Le tout premier manga auquel j’ai vraiment accroché, c’était Quartier Lointain, lui aussi de Jirô Taniguchi. Et il y a quelques temps donc, j’ai pu lire Le Journal de mon Père, et là encore, j’ai été scotché.
L’histoire est celle de Yoichi, et des relations compliquées qu’il a eues avec son père tout au long de son existence. Du traumatisme qu’il a subi au divorce de ses parents, la disparition inexpliquée de sa mère alors qu’il était encore un enfant, et la communication quasi-inexistante entre un fils et un père dont la discrétion confine presque à l’austérité.
Le livre commence avec la mort du père de Yoichi, et nous invite à suivre le jeune homme au fil de ses pensées, qui en cette occasion va se remémorer toute sa vie. C’est avant les funérailles, en écoutant les amis et la famille raconter leurs souvenirs du père de Yoichi, que celui-ci va découvrir sous un jour nouveau l’homme qu’il croyait connaître et qui était devenu presque un étranger pour lui.
Cette histoire est l’histoire d’une profonde remise en question, par moment douloureuse mais finalement salvatrice pour Yoichi. Taniguchi nous plonge dans la culture japonaise si particulière, avec ses coutumes et son art de vivre, où le respect et l’honneur sont des valeurs traditionnelles et prépondérantes. Et pourtant le contexte, lui, reste universel. Au-delà du conflit des générations, la communication au sein d’une famille n’est pas toujours évidente. Quand les personnalités entrent en conflit, que le désir d’indépendance des uns est confronté à l’amour trop protecteur des autres, quand les silences et les non-dits l’emportent sur les mots et le partage des émotions.

Souvenirs d'enfance... (Cliquer pour agrandir)

En définitive, Le Journal de mon Père m’a vraiment subjugué malgré son rythme lent (il faut bien ça pour revenir sur une vie entière). L’histoire est belle bien que triste, et l’auteur dessine aussi bien qu’il raconte (ou peut-être est-ce l’inverse).
Je crois que les mangas n’ont pas fini de m’étonner, et c’est tant mieux.

 

 

 

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