Partager l'article ! 124. Texas à Colmar : un grand moment !: Après le double concert festif Grande Sophie / Bénabar, il y avait un concert de la Foire aux Vi ...
Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !
Après le double concert festif Grande Sophie / Bénabar, il y avait un concert de la Foire aux Vins de Colmar que je ne
voulais absolument pas rater, c’était celui de Texas.
Pour
deux raisons. La première c’est que depuis leurs débuts je les écoute et aime leur musique. Je dois avoir tous leurs albums studio, et je serais bien embêté de devoir en choisir un seul parmi
l’ensemble tant la qualité chez eux rime avec la constance. La seconde c’est que j’ai déjà eu le plaisir de les voir en concert il y a 4-5 ans, et que j’en avais gardé un excellent
souvenir.
Deux
bonnes raisons donc.
Ce
vendredi 18 août, l’amphi de la foire était bourré à craquer, le concert affichait complet depuis plusieurs semaines déjà. Nous étions donc 10 000 personnes à venir applaudir le groupe
écossais.
Passons
rapidement le groupe de première partie, des jeunes musiciens locaux au demeurant sympathiques mais pas transcendants, à la musique un peu plombée par l’excès de basses et des paroles inaudibles
(et pourtant ce n’était pas du hard-rock).
Mais
dès l’arrivée de Sharleen Spiteri et de son groupe, la soirée a démarré sur les chapeaux de roues. C’est bien simple, durant les presque deux heures
qu’a duré le spectacle, chaque morceau interprété était un tube, du premier au dernier.
Car
mine de rien, Texas a 20 ans en 2006… eh oui, ça ne me rajeunit pas de dire ça, mais le groupe de rock de Glasgow s’est formé en 1986 ! J'ai l'impression que c'était hier... Ils avaient
connu dès 1989 un succès immense avec le cultissime I Don’t Want A Lover, et depuis ils sortent vaille que vaille album après album, malgré un petit
passage à vide au milieu des années 90.
Sharleen
Spiteri, 38 ans au compteur, a atteint une certaine maturité sur scène, mais reste toujours une surdouée des performances en live. Toujours le sourire aux lèvres et la parole facile, elle
interpelle et discute avec le public, se débrouillant entre un anglais consciencieusement bien articulé et un français pas si mauvais qu’elle tient de son grand-père bordelais.
Un
concert de Texas c’est ça : des tubes qui s’enchaînent alternés avec des pauses durant lesquelles Sharleen en profite pour installer une vraie complicité entre elle, ses musiciens et le
public. Le tout dans la bonne humeur et loin du spectacle réglé et programmé à la lettre, il y a toujours une large part d’improvisation et de spontanéité. Par exemple, elle n’a pas hésité à
faire monter sur scène une fan qui lui avait fait part de son rêve de jouer un morceau à la batterie avec le groupe. Les deux batteurs lui ont fait une petite place (pour qu'elle puisse faire
semblant de jouer avec eux) et bien que visiblement surprise de se retrouver devant 10 000 spectateurs, la fan en question s’est bien débrouillée et est parfaitement restée dans le
rythme !
Côté musical le concert a été très varié et ne laissait pas de place à l’ennui. Jugez vous-même : Black Eyed Boy, In Our Lifetime,
Getaway, Summer Son, Say What You Want, Nevermind, So Called Friend, Can’t Resist, Halo, I Don't Want A Lover,When We Are Together, … que des titres excellents.
Sans parler de la chanson finale, Sharleen seule avec sa guitare qui a laissé parler l’émotion avec Put Your Arms Around
Me. Et quel bonheur quand ont retenti les premières notes de mes petites préférées : Every Day Now qu’elle a interprétée au piano,
Sleep, une chouette nouveauté du dernier album Red Book en duo avec le guitariste Tony McGovern
(sur l'album c'est avec Paul Buchanan), et surtout l’immense Inner Smile, entraînant et jouissif au possible.
Bref,
en ressortant de ce concert et si on considère l’ensemble de leur discographie, on ne peut s’empêcher de penser que Texas, comme le bon vin, semble se bonifier avec l’âge, et chaque album qui
passe est une preuve de plus que la musique pop-rock de qualité n’est pas morte. Et alors que le groupe fête ses 20 ans, il reste encore et toujours dans le coup, bien ancré sur la scène musicale
actuelle.
Longue
vie à Texas !
NdS : Je voudrais ici remercier tout particulièrement Fanny (alias Sharleen711) pour m'avoir autorisé à utiliser deux de ses photos du concert de Colmar pour illustrer mon article. Vous
pourrez trouver ses autres photos soit sur le site Texas-Heaven.com, soit
sur son blog. Encore merci à elle pour sa gentillesse
!
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