Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Moleskine et Moi
  • : de la Pop Culture, un peu d'actualité, pastafarismes et autres petites choses...
  • Contact

Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !

Recherche

Série(s) en cours

22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 18:08

 

À chacun son échelle de valeurs, mais pour moi Sting fait partie des géants du pop rock comme j'aime. Aux côtés de ses collègues Clapton, Knopfler ou Springsteen par exemple. Un des derniers sur ma « liste des géants à voir »... Alors évidemment quand j'ai vu qu'il était annoncé en tournée mondiale (nommée « Back in bass » -Sting a démarré en tant que bassiste) et qu'un de ses arrêts était prévu à Strasbourg, je n'ai pas hésité une seconde, vous pensez bien.

À mes yeux, le concert privé qu'il a donné voici quelque années déjà (c'était en 2001, le soir du funeste 11 septembre) dans sa villa de Toscane et qu'on peut voir sur le dvd All This Time est un incontournable de ce qui se fait de mieux dans le genre. Ce concert est juste génial : pureté du son incomparable, suite ininterrompue de tubes tous plus géniaux les uns que les autres, orchestre pléthorique et ultra-pro, et maîtrise aussi naturelle que totale de la part d'un Sting impressionnant, incarnant rien moins que la classe ultime. Bref une référence en la matière. Pour avoir vu et revu ce concert un très grand nombre de fois, un de mes fantasmes musicaux était de vivre une expérience de ce genre.

349 Sting strasbourg stephanie meyer scene2

Je me doutais bien que le Zénith de Strasbourg ne proposerait pas une ambiance et une aura semblables à celle de la villa italienne de Sting, mais bon l'essentiel restait le son avant tout, la musique, et l'artiste principal. C'est donc confiant que je m'y suis rendu. Mon siège était placé en plein axe de la scène, à une certaine distance cependant, pour ne pas dire à une distance certaine. Au dernier rang pour tout dire. Mais qu'importe me suis-je dis, j'ai une bonne vue (c'est certainement ce qui fonctionne le mieux chez moi)(au moins physiologiquement hein)(et après réflexion, peut-être bien à tous points de vue), et au moins cela m'assurait-il de me trouver assez loin des enceintes géantes qui balancent leurs décibels souvent au-delà de toute raison. Car si mes yeux me donnent satisfaction, mes oreilles s'avèrent beaucoup moins performantes. À vrai dire, si j'étais un super-héros, mes oreilles seraient clairement mon point faible sur lequel s'acharneraient les super-vilains. Ma kryptonite intégrée sous forme de feuilles de choux en quelque sorte.

Bref, tout ça pour dire que j'étais loin de la scène mais que je m'en fichais pas mal, y trouvant même à certains égards mon compte.

Mais contre toute attente, mon positionnement dans la salle ne fut finalement pas aussi optimal que je l'aurais cru. Première chose : quand je dis que j'étais loin, je n'exagère pas. Et quand je pensais que ma vue pallierait la distance, j'étais un poil trop optimiste. Pour illustrer mon propos, je me contenterais de vous faire part, tout du long du concert, de mon enthousiasme au sujet de la violoniste qui accompagnait Sting, me faisant même la réflexion à son sujet, au moment où elle a effectué un chouette solo en arpentant toute la scène, sautant et virevoltant tout en s'escrimant sur son instrument : « elle assure cette nana, et elle se fait plaisir en plus ». Ce n'est qu'après le concert, en retrouvant ma frangine qui était là aussi mais à quelques mètres tout au plus de la scène au milieu de la fosse, que j'appris avec stupéfaction qu'il s'agissait d'UN violoniste en fait. Je rappelle que la vue est donc un de mes points forts. Ceci afin de permettre de vous faire une idée de mon état général...

349 Sting strasbourg stephanie meyer scene1

Au moins mes oreilles auraient-elles dû être préservées des affres d'un volume sonore trop agressif. Seconde erreur. Dès le début du concert, j'ai pu constater qu'on avait droit à du « gros son » comme pourraient le qualifier les amateurs de hard-rock. Autrement dit, c'était fort, très fort, extrêmement fort. Si fort que bien des fois on flirtait avec la saturation pure et simple dans les aigus par exemple. Beaucoup trop violent pour ce qui me tient lieu d'écoutilles. Je n'ai pas longtemps cherché à résister, j'ai sorti mes bouchons d'oreilles prestement, tentant malgré tout à l'un ou l'autre moment plus calme du concert de les retirer pour voir (enfin pour écouter plus exactement mais vous m'aviez compris) ; peine perdue cependant. Là encore, c'est après le concert que ma frangine (la même que tout à l'heure) m'a appris que de là où elle se situait le son était parfait, d'une qualité qu'elle avait même rarement entendue dans ce type de grande salle. On pourrait soupçonner une défaillance de ses propres oreilles (l'entendre siffloter par exemple suffirait à être un argument à charge en ce sens) mais d'autres personnes qui l'accompagnaient (mon oncle et deux cousins, au-delà de tout soupçon a priori) m'ont confirmé que le son avait été d'une excellence qui les avaient aussi étonnés. Autrement dit, sans avoir de maîtrise universitaire dans le domaine de l'acoustique, je peux ici affirmer qu'un même son, dans une même salle, peut s'avérer parfait à un endroit et proprement dégueulasse à un autre.

En conclusion et vous l'aurez compris, j'étais mal placé.

349 Sting Strasbourg-photo-vincent-voegtlin-alsace

Et pourtant, j'ai trouvé que c'était un chouette concert malgré tout cela. C'est dire la qualité de la prestation de Sting. Je ne sais pas si vous avez déjà expérimenté les bouchons d'oreilles pendant un concert, l'effet est particulier. Certains sons sont mis en sourdine (en particulier ceux qui d'habitude me font très mal aux oreilles, à savoir les cris et applaudissements de tout une salle en fin de morceaux et de concert) alors que d'autres sont atténués mais de façon à n'en garder que « le meilleur ». On entend distinctement chaque instrument, chaque note, sans jamais qu'ils soient agressifs. Les effets de saturation sont éliminés, et on a la très curieuse impression d'être totalement seul et isolé au sein de la foule : on entend la musique et on s'entend soi-même en résonance, mais quasiment pas les autres autour de soi. Ce qui n'est pas du tout désagréable d'ailleurs. C'est donc ainsi que j'ai assisté au spectacle de Sting. Que j'ai pu apprécié chaque morceau proposé, chaque orchestration. Bien entendu, quand on s'appelle Sting on a une discographie impressionnante à disposition, avec un choix royal de titres à proposer et l'assurance de faire un tabac quasiment à coup sûr. Il ne s'en est pas privé, vous vous en doutez bien. Il a enchaîné les morceaux, depuis les mégas succès jusqu'aux titres un peu moins connus de temps à autre, certains comme le classique Roxanne, intégralement réorchestrés dans des versions originales. Il y a eu des chansons assez anciennes, celles qu'il interprétait déjà du temps de Police, mais aussi ses succès personnels (si je vous dis Englishman in New-York ou Fragile ça vous cause ?). Les fans en ont eu pour leur argent et bien que de durée moyenne le concert a été une chouette plongée dans l'univers du musicien anglais. S'adressant au public dans un français nickel, se permettant même de faire de l'humour anglais dans la langue de Molière, il n'a pas dérogé à sa règle de la perfection artistique, prouvant une fois de plus tout son talent et sa classe.

Alors je n'ai certainement pas vu ce concert dans les meilleures conditions possibles, mais je n'ai pas regretté une seule seconde d'avoir fait le déplacement. Sting est et reste un des très grands du pop-rock de ces 30 dernières années, et si l'occasion se présentait à moi de le revoir, je sauterais à nouveau sur l'occasion à coup sûr.

Allez, juste pour le plaisir, je vous propose une vidéo de la soirée à Strasbourg pêchée sur youtube, de ce qui pourrait peut-être bien être mon titre favori parmi tous ses tubes : Every Breath You Take.


 



 

(Copyright des photos : Stéphanie Meyer pour le Zénith et Vincent Voegtlin pour L'Alsace)

Partager cet article

Repost0

commentaires

myriam 27/12/2012 22:27


Même mal placé, même avec une violoniste de sexe masculin, je suis jalouse.

Stéph 28/12/2012 10:26



On t'emmène la prochaine fois ?



Marie H. 27/12/2012 20:25


Ben j'étais où moi pour pas avoir vu la publication de ce billet ? Surement en pleine indigestion d'avant fêtes !
Moi je ne sais pas siffler ??? Bon ok, j'admets, on ne peut pas être parfaite quoi ! ;-P

Stéph 28/12/2012 10:26



Ben si, Sting il y arrive bien lui