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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 07:53

Ce vendredi 8 mars avait lieu à la Filature de Mulhouse, haut-lieu culturel de la Cité du Bollwerk, un concert pas comme les autres. À l’occasion des fêtes de Carnaval, l’Orchestre Symphonique de Mulhouse a donné une représentation qui sort des habitudes pour plusieurs raisons. D’abord les musiciens étaient déguisés et arboraient ainsi divers costumes de Carnaval, j’y reviendrai. Mais aussi, le thème de la soirée étant l’Espace, le programme interprété par l’OSM s’est partagé en deux parties : une première partie consacrée à la suite symphonique Les Planètes de Gustav Holst, composée de sept mouvements dédiés à autant de planètes du système solaire et à leurs caractérisations mythologiques (Mars, celui qui apporte la guerre ; Vénus, celle qui apporte la paix ; Mercure, le messager ailé ; Neptune, le mystique, etc…), puis une seconde partie plus « récréative » puisque c’est dans les musiques de films qu’elle a pioché ses morceaux.

363 space carnaval filature mulhouse planetes nasa-jpl

Je l’avoue bien volontiers, je ne suis pas un grand connaisseur de musique dite classique. Je n’y suis pas pour autant hermétique ni allergique. Évidemment je suis capable de reconnaître certaines compositions de Mozart, j’aime particulièrement la Neuvième Symphonie de Beethoven pour son Hymne à la Joie (John McClane est passé par là !!) et le charme envoûtant du Boléro de Maurice Ravel fonctionne à merveille sur moi, mais j’en reste à peu de choses près là quant à mes connaissances dans ce domaine. C’est dire si ça ne vole pas haut. D’ailleurs pour être parfaitement honnête, le nom de Gustav Holst m’était totalement inconnu avant cette soirée-là, et ce n’est qu’en me renseignant un minimum avant d’écrire cet article que j’ai découvert qui il était et de quoi est composée son œuvre.

363 space carnaval filature mulhouse 2001 odyssee

Cela dit, si je ne suis pas un grand mélomane j’ai d’autres vices, dont celui du cinéma. Et qui dit cinéma, dit musiques de films. Et là, sans être un spécialiste, je suis un tout petit peu plus aguerri. À mes yeux, John Williams est certainement l’un des plus grands dans ce domaine. Et si je confesse ne pas avoir de disque de musique classique dans ma cdthèque, des BOF (Bandes Originales de Films) j’en ai un certain nombre, et pas seulement celles qui se contentent d’aligner des tubes pops connus. Alan Silvestri, Danny Elfman, Hans Zimmer, Michael Kamen, Jerry Goldsmith, ou l’inévitable Ennio Morricone sont plutôt bien représentés dans mes rayonnages. Combien de fois n’ai-je pas écouté la musique originale du film Mad Max 3 Au-delà du Dôme du Tonnerre ? Oh bien sûr on pense immédiatement au génialissime tube We Don’t Need Another Hero de Tina Turner, mais j’adore surtout toute la partie mi-symphonique mi-moderne qu’a composée Maurice Jarre, où le compositeur mêle les élans d’un tonitruant saxophone à la majestuosité d’un orchestre symphonique*. Dans un registre proche, je suis très friand des mélanges orchestre symphonique / guitares électriques qu’on peut trouver dans certaines orchestrations de William Sheller ou lors de certains concerts particuliers de Sting par exemple.

363 space carnaval filature mulhouse john williams

Bref, la musique de film, ça me parle, et j’y suis très sensible.

C’est pourquoi j’ai été très surpris de retrouver des similitudes très nettes entre certains passages de Mars, celui qui apporte la guerre de Gustav Holst et certains passages des compositions de John Williams pour Star Wars ! Au point d’ailleurs que j’ai d’abord cru que c’était du John Williams ! Et effectivement, concordances il y a entre l’œuvre de Holst et celle de Williams qui s’est inspiré de lui à plusieurs reprises (et il n’est pas le seul). Ça a donc été une expérience inédite pour moi que d’assister à un concert symphonique, et j’avoue que ça m’a bien plu. Et si j’ai découvert à cette occasion les morceaux de Holst, j’étais comme un poisson dans l’eau dès que l’orchestre a abordé la seconde partie consacrée aux musiques de films. Avec tout d’abord un enthousiasmant Ainsi parlait Zarathustra de Strauss tout droit sorti de 2001, l’Odyssée de l’Espace. C’est déjà un morceau qui en impose sur disque, mais alors interprété par un orchestre symphonique ça envoie !! Les timballes et autres percussions donnent une puissance assez phénoménale à l’ensemble. J’y ai aussi retrouvé le grand John Williams dans une de ses partitions pour l’univers Star Wars (pas le thème principal mais une variation plus douce de la seconde trilogie : Anakin’s Theme). Ainsi qu’avec le thème principal de Rencontres du 3ème Type qui est de ceux qui m’ont le plus marqué (rappelez-vous du film de Spielberg qui égrène ses cinq notes tout du long de l’histoire et dans un final grandiose de son et de lumières). Puis il y a eu du James Horner avec le thème du film Cocoon, un peu moins connu mais très beau lui aussi. Ainsi que du David Arnold avec le thème aux accents très militaires et guerriers de Independance Day. Mais mon gros plaisir de la soirée ça a été sans conteste le superbe thème de Superman (version 1978), toujours et encore de l’immense John Williams. C’était juste énorme !

363 space carnaval filature mulhouse superman

D’ailleurs, il y avait un Superman dans l’orchestre, si je me rappelle bien il jouait du cor aux côtés d’un Charlot et d’une Bat-Girl très estivale… Et oui, souvenez-vous, je disais en début d’article que pour cette soirée les musiciens étaient costumés ! C’est ainsi qu’on a pu croiser ce soir-là sur scène, sous la baguette d’un chef d’orchestre astronaute, un Albator à la grosse caisse, un cow-boy nonchalant au tuba, des Blues Brothers qui se partageaient trombones et bassons, un pape très Ben Sixteen avec une Sœur Marie-Thérèse aux flûtes et hautbois, une Catwoman toute de cuir vêtue au violoncelle au milieu de clowns et autres princesses, une fée à l’orgue, une sorcière et un mousquetaire violonistes, des petits rats de l’opéra plutôt baraqués aux percussions, un mexicain au xylophone, deux harpistes tout droit sorties d’un conte de fées, un maître Jedi et un homme-grenouille à la clarinette, des ouvriers de chantier aux contrebasses, j’en passe et j’en oublie à coup sûr. Un déguisement m’aura cependant fait m’interroger un temps. Le costume d’une des altos me rappelait furieusement un personnage de comics : la Pro de Garth Ennis et Amanda Conner (avis aux connaisseurs…) !! Jupe très courte, décolleté plongeant et cagoule violette, sincèrement je ne vois pas à quel autre personnage cette tenue pouvait faire référence. Ce qui est quand même étonnant, je dois le dire, puisqu’en dehors d’elle-même, j’ai dû être le seul à savoir en quoi elle était déguisée !! (et que ce choix reste un peu inattendu au sein d’un orchestre symphonique)(mais elle a bien fait cela dit hein, je salue l’initiative !)(mademoiselle, sachez que je vous ai comprise !!).

363 space carnaval filature mulhouse la pro

Bref, pour une première fois, j’ai adoré cette soirée de concert classique. J’espère bien pouvoir assister à la prochaine édition consacrée à des musiques de films, et je remercie mon ami Éric d’avoir pensé à moi pour partager ce bon plan !

Et pour faire saliver dans les chaumières, je vous propose les vidéos de deux morceaux  dirigés par le Maître John Williams en personne, d'abord le thème de Rencontre du Troisème Type :


 

Ensuite le thème de Superman :


 




 

 

* À ce propos, on a peu l’habitude de voir des saxophones dans un orchestre symphonique. Cet instrument a pourtant été inventé au début des années 1840 (par Adolphe Sax) qui le destinait aux orchestres symphoniques et aux fanfares militaires. C’est finalement au XXème siècle qu’il a connu un succès immense en devenant l’instrument emblématique du Jazz, puis en se répandant largement au sein des orchestres de musiques modernes comme le Rock, le Rythm’n’Blues, la Soul, la Pop, …)


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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 20:25

Ce mardi 19 mars au soir, le Roger’s Café à Belfort était The place to be !

Et pour cause, le sympathique Café-concert de la cité du Lion accueillait sur sa scène un groupe de légende : The Commitments !!

The Commitments, c’est le groupe dont Alan Parker raconte les frasques dans son film éponyme de 1991. Une bande de jeunes irlandais désoeuvrés de Dublin qui décident de devenir les rois de la Soul au pays de U2 ! Ce film avait marqué toute une génération (dont je fais partie) en grande partie pour sa bande son qui est une suite ininterrompue de reprises de tubes de la musique Soul, allant de Aretha Franklin à Otis Redding en passant par Al Green ou Wilson Pickett.

362 the commitments rogers cafe groupe film

Mais The Stars from the Commitments c’est aussi un groupe de musiciens qui a survécu au film ! et depuis les années 90, ils ont continué à se produire en concerts en interprétant tous les morceaux qu’on peut entendre dans le film (à ce sujet je ne saurais que trop vous conseiller les deux albums qui forment la Bande Originale du Film, c’est de la bombe du début à la fin). Pour être honnête, je dois dire que jusqu’à peu je ne savais pas que ce groupe existait encore et continuait d'évoluer sur scène. Ce n’est pourtant pas faute d’aimer le film d’origine ! Je l’ai déjà vu un bon nombre de fois et ne m’en lasse toujours pas, les cd de la bande son du film tournent régulièrement dans mon lecteur, et j’avais tellement adoré le personnage du chanteur Deco Cuff que j’avais suivi la carrière (peu prolifique malheureusement) de son interprète Andrew Strong (qui a signé dans la foulée du film un album titré Strong tout à fait réjouissant). Mais que The Commitments en tant que vrai groupe avait perduré, je ne l’ai su qu'il y a peu de temps.

C’est d’ailleurs un peu déçu que j’ai appris que du groupe tel que représenté dans le film il ne subsistait plus que deux membres d’origine, à savoir le bassiste Kenneth McCluskey (Derek « meatman » Scully dans le film) et le premier batteur Dick Massey (Billy « l’animal » Mooney dans le film). Point d’Andrew Strong à la voix d’or ni de Johnny Murphy (Joey « les lèvres » Fagan) à la trompette sacrée.

Mais !…

… il aura suffit du premier morceau en live hier soir au Roger’s Café pour complètement me rassurer. The Commitments dans leur composition actuelle, c’est de la pure bombe, et sincèrement ils n’ont pas grand chose à envier à leurs prédécesseurs sur grand écran.

362 the commitments rogers cafe groupe1

Pourtant je doutais vraiment qu’on puisse remplacer Andrew Strong au chant sans que la puissance des morceaux n’en pâtisse, et son absence était pour moi un grand regret… avant de voir les Commitments sur scène avec leur formidable chanteur Myles Hyland. Ce petit bonhomme (qui par moment et sous certains angles avait des faux-airs de Jean-Luc Mélenchon sous acide)(mais certainement que la vodka qui était dans mon verre et les vapeurs de bière ambiantes n’ont pas dû être totalement étrangères à ce rapprochement facial douteux) n’est pas surnommé « Soul Man » pour rien par ses collègues. Parce qu’il n’a peut-être pas le coffre d’un Andrew Strong, mais croyez-moi il envoie du bois quand même, et côté énergie et enthousiasme il se pose là ! Quel punch, quelle envie, quel plaisir il prend sur scène le bestiau ! Et c’est loin d’être le seul à assurer un max… mine de rien, d’entrée de jeu les Commitments ont déjà réalisé un exploit : celui de tenir à 9, instruments compris, sur la minuscule scène du Roger’s Café. Allez je les cite : Myles Hyland au chant donc, Ken McCluskey à la guitare (contrairement au film où il était bassiste), Dick Massey à la batterie, Abe Hampton aux claviers, Andreas Nolan à la basse, Sandra Jane Hyland et Antoinette Dunleavy aux chœurs et au chant, ainsi qu’un saxophoniste et un trompettiste dont j’ai malheureusement oublié les noms.

Mais la promiscuité n’était visiblement pas un problème pour les rois de la soul, bien au contraire même, puisque durant tout le concert Myles Hyland se rapprochait au plus près des spectateurs en chantant quasiment dans la foule des premiers rangs, les surplombant à peine des quelques centimètres de hauteur de la scène. Ils ont enchaîné les titres sans temps mort, succès après succès, tube après tube, devant un public conquis d’avance et massé dans tout le bar. Du gros son il y en a eu, et du bon ! Bon je ne vais pas faire la liste complète des titres, mais quand même je ne peux pas ne pas en donner au moins quelques uns, les plus emblématiques et entraînants selon moi : Mr Pitiful, Mustang Sally, In The Midnight Hour, Chain of Fools, Destination Anywhere, la génialissime Treat Her Right, Hard to Handle, Land of a Thousand Dances, Fa-Fa-Fa-Fa-Fa, The Dark End of the Street et la monumentale Try a Little Tenderness pour ne citer que ceux-là.

362 the commitments rogers cafe affiche

Vraiment au poil le programme qu'ils nous avaient concocté. D'ailleurs je pense qu'ils ont été récompensé par l'ambiance au sein du public, je crois bien que personne n'est sorti du Roger's Café ce soir là sans avoir la banane (car oui, dans ma génération ça se dit encore, avoir la banane !). Et à ce sujet (pas la banane, la sortie) c'est certainement une des premières fois que je sors d'un concert où les mecs du groupe qui viennent de jouer à fond pendant deux heures attendent à la sortie, serrent la pince des gens qui s'en vont et les remercient d'être venus !! Merde les gars, c'est à nous de vous dire merci pour ce moment de pure musique et de communion soul ! Ces mecs là jouent à travers le monde entier et restent quand même des types extras, gentils et totalement accessibles.

Alors hier j'étais à Belfort. Un mardi soir. Au Roger's Café. Et pourtant j'ai cru pendant deux petites heures être un vendredi soir dans un pub de Dublin, dans une scène du film d'Alan Parker. Ai-je besoin d'ajouter que c'était une soirée géniale ?



Et pour vous faire une idée, voici un lien vers un clip promo des Stars from the Commitments :

 


 

Edit du 21/03/13 : le patron du Roger's Café a posté sur Youtube un extrait de la soirée d'hier, et pas n'importe lequel, Try a Little Tenderness, dont je me permets d'ajouter le lien ici :


 
Edit du 27/03/13 : ma frangine, toujours à l'affût n'a pas laisser échapper une seconde vidéo de la soirée du 19 dont voici le lien, c'est Treat Her Right et c'est du tout bon :



 
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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 08:17

On ne peut pas gagner à tous les coups. Avec Lady de Melvin Burgess, sous-titré Ma vie de chienne, j’avais été attiré par un pitch qui m’a surpris, une couverture rigolote et un quatrième de couv dont la dithyrambe laissait augurer des meilleures choses à coups de « roman jouissif et surprenant » et « allégorie […] sur la liberté, la responsabilité, la sexualité, sur l’existence en générale ». Je sais, se fier aveuglément au baratin de quatrième de couv est une erreur de débutant, je n’ai pas le droit de m’en servir comme d’une excuse à mon manque de discernement. Autre circonstance atténuante cependant : ce roman était classé sur l’étalage des romans mais pas parmi ses congénères directs. En effet, c’est bien plus tard que je me suis rendu compte que ce bouquin, bien qu’édité en poche chez Folio, était issu d’une traduction pour Gallimard Jeunesse. Honnêtement rien dans la présentation du livre ne laissait supposer que le public cible était plutôt adolescent, il fallait aller voir dans les mentions légales pour dénicher ce détail (qui n’en est pas vraiment un du reste), il est d’ailleurs fort possible que sa présence au sein de l’étal des romans « tous publics » était dû à ce manque d’identification extérieure. Bref, toujours est-il que je me suis retrouvé avec tout autre chose que ce que je croyais au départ…

Mais quelques mots pour préciser un peu de quoi ça cause. Tout commence avec Sandra, adolescente pas trop canalisée dont le comportement laisse à désirer. Sortir avec les copains, passer des nuits blanches et alcoolisées, coucher à droite à gauche et délaisser ses études : voilà les centres d’intérêts principaux de la gamine. Mais après une dispute dans la rue avec un clochard qu’elle insulte, la minette se retrouve métamorphosée en chienne ! De son nouveau nom Lady, elle va découvrir le monde du point de vue canin et quand son instinct prend les commandes elle va occuper son temps à faire ce que tous les chiens font : manger, dormir, errer et s’amuser comme bon lui semble. Pas tant de différences avec sa condition humaine finalement ! Mais quand son côté humain reprend le dessus, ses proches lui manquent…

Bon, c’est à l’instant, en écrivant ce résumé de l’intrigue que je me dis que, quand même, j’aurais dû voir que ça sentait le pâté (yes, j’ai réussi à la placer celle-là). Je devais être fatigué peut-être, je ne sais plus. Enfin bon, j’avais été intrigué par tout ça malgré tout, voilà.

En revanche, j’étais parfaitement éveillé au moment de ma lecture, et à l’arrivée la fameuse allégorie sur l’existence que nous vend la quatrième de couv, je ne l’ai point vue, ou plutôt si, écrite en gros caractères fluo « ATTENTION ALLÉGORIE SUR L’EXISTENCE ET LA CONDITION HUMAINE », mais pas la peine de chercher plus loin l’auteur ne nous en dira pas beaucoup plus. En gros voilà comment se concrétise le bouquin : au départ on suit une grande ado à qui on a envie de filer des claques en permanence. Mais attention quand je dis qu’on a envie de lui filer des claques, c’est un sentiment profond, limite qu’on y prendrait du plaisir tellement la pimbêche le mérite. On n’est donc clairement pas dans le cas d’un personnage détestable mais qui donne envie de suivre ses aventures, on est juste face à quelqu’un avec qui il n’y a ni identification, ni empathie possible. De l’insignifiant qui se prend pour le centre du monde quoi, sans même avoir l’excuse d’être drôle au second degré ou risible quand on prend un peu de recul, qui n’a même pas pour elle la capacité d’éveiller une curiosité un peu perverse à son égard, rien. Bref pas du tout ma définition d’un bon personnage puisqu’il ne donne aucune envie de mieux le connaître.

Cela dit et a posteriori, en sachant que cette histoire est à destination des adolescents, ça fait un peu s’interroger sur le type de personnage susceptible de les accrocher. J’imagine que Melvin Burgess connaît son affaire et sait quoi mettre en place pour capter et conserver l’attention de son public cible. Donc si c’est là ce qui fonctionne avec le public de cet âge, j’y vois des raisons de s’inquiéter. Ou alors je vire vieux con. Je n’exclus pas arbitrairement cette possibilité notez bien.

Mais je m’égare. Sandra donc devient bien vite Lady, un clebs errant dans le genre de ceux qui traînent avec les sans abris du coin. Je ne me rappelle plus trop bien de quelle race de chien il s’agissait, ni même si cela a été précisé à un quelconque moment dans le livre. Remarquez, on s’en tape un peu, mais je fais ce que je peux pour vous plonger tout entier dans l’histoire, bande d’ingrats. Ensuite que se passe-t-il, attendez que je me souvienne… oui bah elle découvre les plaisirs d’appartenir à la gente canine (non pas les chicots, mettez-y un minimum de bonne volonté voulez-vous ?). À savoir : courir à perdre haleine toute langue dehors, renifler les trucs les plus dégueulasses et y trouver des saveurs olfactives inattendues, bouffer goulûment tout ce qui ressemble de près ou de loin à une saucisse bien grasse, cultiver des envies profondes de meurtres sans raison particulière envers tout ce qui a quatre pattes et qui ronronne, lécher avec sollicitude toute main tendue qui procure caresse ou pitance, et enfin se servir de sa langue pour sa toilette intime (et là tout de suite ça en fait rêver certains). Passionnant. Ah ! et puis Lady découvre aussi les joies du coït avec de parfaits inconnus du moment qu’ils ont le poil lustré et qu’ils sentent fort. Comportement encore une fois pas si éloigné de celui qu’elle avait auparavant. Voilà, voilà… je crois que ça se veut choquant (et ça l’est peut-être pour certains lecteurs), moi j’y vois avant tout une grosse envie de provocation et surtout, malheureusement devrais-je dire, ça manque aussi cruellement de talent dans l’art de provoquer.

Ensuite quand même elle se dit que ce serait bien de revoir ses parents et de leur faire comprendre qui elle est, ce qui va amener quelques situations rocambolesques où elle aura l’occasion de s’habiller et d’articuler tant bien que mal quelques mots malgré sa toute nouvelle anatomie pas vraiment adaptée à ce type d’exercices. Non, je n’ai à aucun moment dit que c’était du « grand n’importe quoi », je ne suis pas du genre à débiner des œuvres littéraires aussi avant-gardistes.

Allez tout au plus dirais-je que c’est un peu osé comme mise en situation, et qu’il faut une certaine dose de courage pour s’aventurer à écrire ce genre de scènes. À défaut de sens commun.

Et puis bon, doucement mais sûrement, à coup de péripéties qui ne font pas avancer le schmilblick, on s’achemine vers la fin du bouquin, et du dénouement qui m’a un peu laissé coi. En gros (si vous tenez absolument à lire le livre arrêtez-vous là, je m’apprête à dévoiler la fin… ça y est ceux qui ne veulent pas savoir sont partis ?… dernier avertissement, allez ceux qui restent tant pis pour vous hein) à la fin elle reste une chienne (au sens propre) et s’en porte très bien comme ça. C’est vrai en y réfléchissant un peu, la condition humaine, c’est surfait. Je ne sais pas, et à vrai dire je ne veux pas savoir quel est le message du roman (il vaut toujours mieux vivre selon ses instincts ? les êtres humains ne sont jamais réellement libres ? de manière générale ça ne doit pas beaucoup donner envie de grandir aux gamins en tout cas) et quels enseignements les lecteurs adolescents vont en retirer (dans l’hypothèse peut-être un peu optimiste qu’ils en retiennent quelque chose), mais pour ma part ce roman m’a laissé dubitatif. Du haut de mon humble expérience qui commence maintenant, et à mon plus grand désespoir, à cumuler un nombre non négligeable d’années, je pensais naïvement savoir certaines petites choses sur la vie, avoir appris quelques leçons de l’existence, m’être fait un tableau d’ensemble pas trop faussé du monde et de ceux qui l’habitent. J’en suis un chouïa moins sûr après avoir lu Lady. Il y a visiblement des choses qui m’ont échappé. Si je devais trouver ne serait-ce qu’une qualité à ce roman, c’est qu’il m’a fait me poser des questions. Maigre consolation ? Peut-être pas tant que cela…


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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 08:14

 

« La connerie c’est comme le judo : il faut utiliser la force de l’adversaire. »

Jean Yanne, génie du self-défense.

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 07:19

Attention, énorme coup de cœur !

 

Ma première rencontre musicale (croyais-je) avec Berry remonte à quelques temps déjà. J’écoutais France Inter, je ne sais plus trop quelle émission, quand y passe une magnifique reprise par une très jolie voix féminine de la non moins merveilleuse chanson de Bourvil La Tendresse. De suite, je suis conquis, et je note quand l’animateur précise qu’il s’agit de la chanteuse Berry. De retour chez moi, je cherche un peu, sur le net et je trouve ce que je veux : La Tendresse apparaît sur la version collector du premier album de Berry, nommé Mademoiselle. Pas évident à trouver d’ailleurs cette version, mais j’y parviens tout de même et j’écoute donc l’album : tiens il y a un ou deux airs que je reconnais ! La chanson Mademoiselle justement, mais aussi Le Bonheur ont eu toutes deux leur petit succès. Mais après une ou deux écoutes un peu distraites, je finis par revenir encore et encore sur La Tendresse, chanson que j’aime tout particulièrement et que du coup j’ai collé sur tout un tas de best-of de ma conception. Puis un disque en remplaçant un autre, l’album de Berry cède sa place dans mon lecteur à d’autres…

359 berry album mademoiselle

En fin d’année dernière, je vois que Berry vient de sortir son second album : Les Passagers. Et dans la foulée j’apprends qu’elle passe à Colmar en février pour la promotion de cet album. L’occasion faisant le larron je prends à la fois l’album et des places pour le concert. Pour découvrir l’album je fais ce que je fais souvent, je le laisse tourner sur mon ordi au boulot en musique de fond. Dès la première écoute, deux titres m’accrochent d’emblée l’oreille : Brune et Claquer dans les Doigts. Et en un rien de temps et sans crier gare, je réalise que toutes les chansons de l’album se sont imprégnées en moi, les airs, les mélodies et les paroles me trottent dans la tête. Agréablement surpris, je reprends le premier album que j’avais un peu délaissé et je l’alterne régulièrement avec le second pour me rendre compte qu’en fait, chez Berry il n’y a rien à jeter ! Une voix douce et agréable, sensuelle aussi, des accords mélodieux et des textes très beaux… D’ailleurs dans le second album, je me suis surpris à découvrir de très belles références à d’autres univers musicaux : Brune bien entendu qui est Gainsbourienne en diable, je dirais même presque Mélodie Nelsonienne en vérité ! Mais aussi Voir du Pays dont les accents de bossa-nova et les textes me font penser à mon si cher Bernard Lavilliers. Quant à Ce matin, j’y entends un peu de Barbara, des réminiscences de Françoise Hardy, un soupçon de William Sheller dans certaines orchestrations tout du long de l’album… et pour en revenir à l’album Mademoiselle, je redécouvre que les deux morceaux Les Heures Bleues et Chéri sont en fait des mises en musique de poèmes de Verlaine !

359 berry concert egon jazz2
Bref, tout ça pour dire à quel point tout cela foisonne de belles choses, qu’il y a dans l’univers musical de Berry un subtil mélange d’originalité et de classicisme, que c’est riche, férocement mélodieux, et complètement immersif. Il plane au-dessus de ces deux albums un vrai parfum de nostalgie. Mais pas celle qui vous plombe et vous rend morne, non, celle qui vous fait passer de la tristesse au sourire le temps d’une pensée. Il y a des mots difficiles parfois, mais toujours une certaine légèreté dans la voix qui les prononce, et ce contraste est saisissant, et avec moi en tout cas ça marche parfaitement. Berry chuchote quelques mots, accompagnée d’une guitare ou d’un piano, et d’un coup d’un seul elle me chope et m’entraîne exactement où elle veut. Comme ça, avec la plus grande douceur, mais avec une force irrésistible. Alors oui, quand je disais « coup de cœur » en début d’article, je ne crois pas exagérer…


359 berry voiture zoe ghertner

Mais avec tout ça je n’ai pas encore abordé le concert de Colmar !

D’abord quelques mots sur la première partie, assurée par une jeune femme du nom d’Anastasia. Toute seule avec ses deux guitares, Anastasia fait le show avec sa voix unique et sa musique perchée quelque part entre le jazz bluesy, le rock funky et le groove ensoleillé. C’est difficile à décrire mais ça marche bien ! quant aux textes, ils sont à la fois amusants, modernes, poétiques et colorés. À l’image de la chanteuse en fait ! on devine par moments des liens de parenté avec Camille ou Anaïs dans le genre de chansons qu’Anastasia propose, mais dans son style propre qu’on ne peut pas confondre avec un autre déjà existant, ce qui n’est pas si courant pour une jeune chanteuse. Elle possède de plus un brin de voix assez extraordinaire, lui permettant de jouer aussi bien dans les graves qu’avec les aigus (arf, je me prends pour un coach de The Voice maintenant !!). Bref, c’est frais, c’est bon, et ça fonctionne bien sur scène. Et pour ceux que cela intéresse, son premier album, Beau Parleur, sort à la vente en mars…

359 anastasia beau parleur

Quant au concert de Berry, j’ai tout d’abord été étonné. À vrai dire, après avoir beaucoup écouté ses disques ces derniers temps, je m’attendais inconsciemment à un concert un peu plus intimiste, plus minimaliste. Alors que pas du tout : Berry est arrivée sur scène avec cinq musiciens : deux guitaristes (tous deux excellents), un bassiste, un batteur et un clavier. Du coup l’orchestration était plus « fournie » que je ne pensais, et certains titres ont pris une ampleur différente de leur version studio. C’était par exemple le cas de Brune, morceau que j’apprécie déjà tout particulièrement mais qui sur scène était encore un peu plus boosté par l’orchestration et surtout par la partie guitare électrique, très réussie. Berry et ses musiciens ont interprété beaucoup de chansons, alors que paradoxalement j’ai trouvé le concert court, c’est certainement dû aux titres eux-mêmes qui ne sont pas forcément de très longue durée. Berry a évidemment repris les morceaux les plus attendus car les plus connus que sont Mademoiselle, Le Bonheur, Chéri et Demain (ces deux derniers titres étant vraiment excellents en live). Et du nouvel album je crois bien qu’elle a tout interprété. Appréciant chaque morceau je ne vais pas en faire le listing complet, mais je me dois quand même de citer les enthousiasmants Claquer dans les Doigts, Si C’est la Vie et Voir du Pays, la très belle Les Mouchoirs Blancs et la magnifique Ce Matin. Je n’ai malheureusement pour moi pas eu droit à la reprise de La Tendresse que j’aime tant, mais il y a une chanson parmi toutes qui m’a vraiment marqué, et qui est de loin l’une des plus touchantes que j’ai entendue ces dernières années : Plus Loin. Vrai moment d’émotion, émotion qui s’est aussi emparée de Berry qui a discrètement séché ses larmes à la fin du morceau avant d’enchaîner sur une autre chanson. Plus Loin est vraiment une chanson hors du commun, de celles qui vous prennent aux tripes par sa simplicité, sa force, sa douceur et ses mots (d’ailleurs sur l’album Mademoiselle, l’enchaînement des titres Plus Loin et Demain donne une profondeur et un contexte particuliers au second titre).

359 berry concert egon jazz3

Mais ne vous y trompez pas, Berry n’est pas une nouvelle Mylène Farmer, larme à l’œil et tenues affriolantes. Elle est même plutôt son opposé (et c’est tant mieux !). C’est avec un merveilleux sourire aux lèvres qu’elle chante sur scène, qu’elle s’adresse au public ou qu’elle éclate de rire avec ses musiciens. Elle est heureuse de chanter et cela se voit, d’ailleurs elle fait tout pour partager son bonheur avec ceux qui l’écoutent. Et pour cela elle n’a pas besoin d’artifices, de chorégraphies bizarres ni de soutif apparent non plus, elle est juste belle et dégage un charme naturel qui, croyez-moi, suffit amplement.

359 berry concert egon jazz1

Le seul bémol que j’aurai sur la prestation de Berry et de ses musiciens, tient en deux mots : trop court !! En effet, une petite heure et quart après le début de concert, elle nous laissait déjà repartir dans le froid et la nuit de Colmar… j’aurais aimé plus, mais ça c’est mon côté d’incorrigible gourmand qui reprend le dessus. Que voulez-vous, quand j’aime j’essaie toujours d’en profiter au maximum.

Alors pour vous en faire profiter un peu aussi, je vous propose quelques liens vers des chansons de Berry trouvées sur le net (rien qui soit tiré du concert à Colmar cependant). Berry c’est un vrai grand et beau talent de la scène musicale française, découvrez-la, écoutez-la et aimez-la.


359 berry album les passagers

Pour celles et ceux qui veulent découvrir ce que ça donne en live, voici une sélection de vidéo glanées sur youtube (merci aux posteurs !!) avec pour commencer un des titres phares du nouvel album : Si C'est La Vie


 



On continue avec la gaingsbourienne Brune :


 



 

Une version live de Plus Loin, de l'émotion pure :


 



 

Et on finit (parce qu'il faut bien finir, je pourrais continuer longtemps comme ça) avec une autre version live, de la très belle chanson Demain :


 
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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 18:03

 

Tiens, voilà-t-y pas que je me suis fait tagué par l’ami Spooky dis donc ! Il s’agit de répondre à un mini-questionnaire qui s’intéresse aux lectures des blogueurs, puis de taguer soi-même d’autres blogueurs et ainsi de suite… Alors c’est parti pour le questionnaire !


1/ Un livre que j’ai particulièrement aimé


358 tag lecture en moins bien358 tag lecture pas mieux

J’ai envie de piocher dans mes lectures récentes et je citerais donc le dyptique En Moins Bien et Pas Mieux de Arnaud Le Guilcher. Le second étant encore plus jouissif que le premier roman qui pourtant m’avait déjà énormément plu. J’en reparle bientôt ici.



2/ Un livre qui ne m’a pas plu


358 tag lecture symphonie temps qui passe

Je n’aime pas dénoncer et dire du mal, mais La Symphonie du Temps qui Passe de Mattia Signorini en a été une belle perte (de temps). J’en reparle dans quelques temps ici.


3/ Un livre qui est dans ma PAL (Pile-À-Lire)

358 tag lecture snuff

Alors un parmi la vingtaine qui trônent au PDL (Pied-Du-Lit) : Snuff de Chuck Palahniuk. J’en reparlerai donc dans très longtemps ici.


4/ Un livre qui est dans ma wishlist

358 tag lecture breche

Une histoire de voyage temporel qui m’intrigue : La Brèche de Christophe Lambert (non rien à voir avec le highlander qui traverse les siècles). J’en reparlerai peut-être ici un jour lointain, l’avenir le dira.


5/ Un livre auquel je tiens

358 tag lecture histoires planetes358 tag lecture histoires voyages

 

Ma collection de La Grande Anthologie de la Science Fiction que je lisais adolescent, aux éditions J’ai Lu. J’en parlerai peut-être ici un jour, ça pourrait faire un thème d’article générique assez intéressant. Comme si je n’avais pas déjà assez de mal à parler de trucs récents…


6/ Un livre que je voudrais vendre ou troquer

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Ce n’est pas dans mes habitudes de faire ça. Mais s’il faut en citer un je dirais Lady de Melvin Burgess qui ne m’a pas plu du tout. Mais à moins de trouver une adolescente rebelle ou un adorateur pervers de clébards, ça serait salaud pour la personne qui le récupérerait. J’en reparle ici très bientôt.


7/ Un livre que je n’ai pas réussi à terminer

Je cumule trois défauts majeurs dans ce domaine : j’ai pour principe de finir ce que je commence, je suis buté comme un âne à ce sujet et je dois très certainement cultiver une tendance de masochiste qui s’ignore, toujours est-il que même quand un livre me tombe des mains je le ramasse. Je sais, pour moi qui me plains souvent du manque de temps, c’est un peu (très) con. Je plaide coupable Votre Honneur.


8/ Un livre dont je n’ai pas encore parlé sur le blog

358 tag lecture trois saisons rage

J’ai refait mes comptes, des romans que j’ai lus récemment (depuis moins de 2 ans) sans encore les avoir chroniqués ici, il y en a à l’heure actuelle exactement trente et un. Donc un parmi ces trente et un : Les Trois Saisons de la Rage de Victor Cohen Hadria, excellent bouquin au demeurant. J’en reparle d’ici quelques mois.


9/ Un livre que j’ai à lire en lecture commune

Je sais que c’est une idée intéressante et en vogue parmi les blogueurs « littéraires » mais je ne pratique pas les listes de lectures communes. D’abord parce que je ne me considère pas comme un « blogueur littéraire », et ensuite parce que je suis un affreux individualiste qui aime choisir lui-même ses lectures (et ses films, et ses bd, et ses albums musicaux, et ses t-shirts). Cela dit je me sers beaucoup de quelques blogueurs comme éclaireurs pour m’aider à découvrir de nouvelles choses, m’aiguiller sur des écrivains que je ne connais pas ou dégotter des œuvres aux côtés desquelles je serais passé sans forcément me retourner. Et bien choisir les blogs qu’on suit donne souvent d’excellents résultats puisque par ce biais j’ai fait de très belles découvertes et de bien jolies rencontres avec des personnages de papier qui m’étaient jusqu’alors totalement inconnus. Bref, je picore bien souvent des idées de lectures chez les autres…

Mais de là à suivre une liste de livres imposés avec qui plus est une contrainte de temps donnée, c’est pas came du tout.


10/ Les prochains blogueurs tagués

En dehors de Spooky je n’ai pas spécialement de liens avec d’autres blogueurs lecteurs donc ça va s’avérer difficile pour moi d’en taguer. Il y a bien Delphine qui est une grande lectrice mais son blog est consacré à la photo, je ne pense pas qu’un article comme celui-ci y aurait sa place. Mais elle peut si elle le désire, et cela s’applique évidemment à tous ceux qui passent dans le coin, répondre au questionnaire dans les commentaires par exemple !

 

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Published by Stéph - dans Lire ou écrire
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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 20:17

Il y a quelques semaines j’ai découvert, en première partie du concert du groupe Ange à Sausheim, un certain Alex Bianchi, qui en quelques notes m’a instantanément et énormément plu. Et voilà que j’apprenais son passage au Roger’s Café ce vendredi 8 février… ni une ni deux, je me suis dit que c’était là une excellente occasion d’approfondir un peu le sujet.

 

Faut bien le dire, il n’y avait pas foule ce soir là au Roger’s Café. Le froid et la neige qui s’abattaient sur Belfort ont dû y être pour quelque chose à mon avis. Toujours est-il que le bar avait bien du mal à se remplir ce vendredi soir. À moins que les gens ne soient restés chez eux pour regarder les victoires de la musique à la télé ? Ça m’étonnerait un tantinet cela dit. Je crains d’ailleurs qu’il y ait eu même plus de monde à mater des gogols en maillots de bain faire de grands ploufs sur la chaîne concurrente. On a la télé qu’on mérite paraît-il… Bref, c’est donc devant un public restreint (mais convaincu !) que Alex Bianchi a entamé son concert un peu plus tard que prévu. Heureusement au fil des minutes qui passaient, les belfortains semblants sortir de chez eux comme les plus lève-tard des animaux nocturnes, la salle s’est peu à peu remplie malgré tout.

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Sur scène il y avait donc deux types un peu bizarres, voire même carrément barrés, bourrés d’énergie et surtout de bonne humeur. Alex Bianchi à la guitare et au chant, et Marc-Antoine Schmitt, dit Monsieur Marco, à la contrebasse, à la basse et au chant aussi un peu. Ils ont été rejoints en cours de route par un batteur dont j’ai malheureusement oublié le nom (mes plus plates excuses à lui) et qui les accompagnait pour la première fois sur scène si j’ai bien tout compris.

Et malgré le fait qu’au début du concert il n’y avait pas affluence dans le bar, ces gaillards là ont su donner ce qu’ils étaient venus partager ce soir là : un très chouette moment de musique ! D’ailleurs, il suffit de les voir jouer pour se rendre compte qu’ils prennent leur pied sur une scène : Alex a un sourire qui lui colle au visage quasiment en permanence, quant à Marco il a l’air totalement habité derrière sa contrebasse (dit comme ça, ça n’a pas l’air d’être un instrument hyper-marrant et pourtant utilisé à la manière de Marco ça devient un truc juste énorme). Pour ce qui est de leurs titres, cela va du festif et joyeux comme Cool (un de mes préférés) au plus mélancolique comme Manon, en passant par le revendicatif (sans être prise de tête non plus) comme Indignons-nous. Mais toujours avec une petite pointe de blues, un soupçon de soul, et une voix chaude de rockeur. Alsacien aux racines italiennes, Alex chante parfois en italien (Per Tanto Tempo, très entraînant) mais la majorité de ses chansons sont en français. Cela dit, je l’ignorais mais ma sœur me l’a appris (elle est forte ma sœur), Marco et Alex font également partie du groupe Les Bredelers, et à ce titre sont aussi tout à fait capable d’en pousser une petite en alsacien. Mais bon, en terre franc-comtoise, ils s’en sont visiblement abstenus ! et je pense que le public local leur en saura gré pour ça.

Parmi leurs chansons, je citerais également mais sans être exhaustif La Nonchalance, Silence ! on pense… (qui est aussi le titre de leur album), Petit Soiffard, Chut !, l’excellent Si Dieu était une Femme, et puis petit plaisir personnel, leur reprise de Est-ce ainsi que les Hommes Vivent ? de Léo Ferré (reprise aussi en son temps par Bernard Lavilliers). Rien que de très bons morceaux, aux rythmes enthousiasmants et toujours servis par la voix rocailleuse à souhait de Alex Bianchi.

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Je suis souvent éberlué par la somme de talent qu’on peut voir ainsi dans un petit concert qui ne paie pas de mine, au fond d’un café concert, alors que les ondes sont si souvent squattées par d’autres qui en ont bien moins sous la pédale. Concrètement j’ai du mal à m’expliquer comment un duo comme celui-ci n’est pas plus connu. Comment une telle voix n’a pas été repérée et ne passe pas régulièrement à la radio. Ça me dépasse. Alors oui, bien sûr, Alex n’a pas le physique d’un M Pokora (pour faire une comparaison entre strasbourgeois en plus), mais bordel, lui il a du talent à revendre. Il compose, parfois il écrit, il joue et il chante. Et il le fait infiniment mieux que tant de ces blaireaux dont le seul talent artistique qu’ils sont capables d’exposer est celui de leur tatoueur ou de leur coiffeur.

Parfois ce genre de chose me laisse non seulement pantois, mais aussi déprimé.

Alors j’écoute chanter Alex Bianchi, et la pêche revient. Ce type n’a pas qu’un talent musical : il possède aussi celui de partager sa bonne humeur. Ses chansons vous filent la banane, et pour ça moi je dis : Oh Merci Alex Bianchi ! Oh Merci Monsieur Marco !

Je vous invite chaudement à visiter son site, à écouter ses chansons (découvrez-le sur youtube par exemple, mais surtout essayez son album !), à aller le voir en concert. Enfin, je ne vous oblige pas hein, mais si vous aimez la bonne musique…

Je vous propose en direct de youtube, une version live de Cool super sympa :


 

Un reportage datant de quelques années déjà :


 

Et un petit bonus, Alex à la fraîche qui interprète la magnifique chanson Betty de Bernard Lavilliers :


 


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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 20:02

Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel, ce sont deux noms que j’associe instantanément aux deux oeuvres qui pour moi les ont rendus irrémédiablement cultes : C’est arrivé près de chez vous pour le premier, et Bernie pour le second. Certes ils ont fait des tas d’autres choses, de qualités diverses et variées, mais ils restent des icônes indétrônables de mon paysage cinématographique pour leurs rôles dans ces deux films-ci. Et pourtant depuis les vingt dernières années durant lesquelles ils ont hanté les salles de cinéma, ces deux gugusses n’avaient jamais eu l’occasion de se rencontrer sur un projet commun.

Alors forcément, quand l’annonce du Grand Soir les mettant en scène ensemble a été faite, j’ai sauté de joie. D’autant que ce ne sont pas les deux seuls noms qui attirent l’attention sur ce film : les réalisateurs ne sont pas non plus des manchots dans le monde de la comédie et du rire poil-à-gratter français : Benoît Delépine et Gustave Kervern, associés sur plusieurs longs métrages (Aaltra, Avida, Louise-Michel et Mammuth) et personnages incontournables du Groland de Jules-Édouard Moustic.

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Déjà, rien qu’avec cette brochette d’allumés, Le Grand Soir promettait beaucoup. Ajoutez-y le pitch : deux frères aux relations conflictuelles (Benoît auto-rebaptisé Not le « plus vieux punk à chien d’Europe » et Jean-Pierre, le petit vendeur de matelas qui vénère tout ce qui est aux normes) et tous deux complètement paumés au sein d’une société qu’ils n’acceptent pas et qui ne les accepte pas, partent ensemble en quête de liberté. Leur road trip en zone commerciale de banlieue va les amener à élaborer un projet ambitieux : il leur faut faire changer les mentalités. Ils veulent bousculer la société. Et pour cela ils voient grand, ils se donnent pour mission de déclencher la révolution, l’anarchie... le Grand Soir.

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Ici, plus encore que dans leurs précédents films, Kervern et Delépine imposent leur style qui est un curieux mélange de poésie urbaine et d’âpreté du quotidien. Le décor qu’ils choisissent en dit déjà long : une immense zone commerciale bardée des enseignes les plus connues, mais qui pourtant bien souvent ressemble à un immense désert où divaguent Benoît et Jean-Pierre. La société de consommation et le monde ultra-normé des franchises sont les ennemis désignés, des ennemis tout-puissants, contre lesquels se battre signifie s’exclure et se marginaliser. Mais cela n’arrête pas Not, qui est un pur rebelle. Ce qui compte pour lui c’est 8.6 son clébard, la rectitude de sa crête et son approvisionnement en binouze et en yaourts. Jean-Pierre quant à lui est son opposé, mais le jour où sa femme le quitte, son patron le vire et qu’il se retrouve sans le moindre sou, il bascule. Les deux frangins se retrouvent et Not va prendre en main son frère, lui apprendre ce que c’est de vivre dans la rue, ce qu’est sa notion de la Liberté et le prix qu’il faut payer pour en jouir.

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Le film est bien entendu une comédie, mais il est bien plus que cela. Rire n’empêche pas de réfléchir. Comédie dramatique ce serait peut-être un peu exagéré comme terme, mais comédie sociale, voilà qui résume mieux l’esprit du long métrage. Pour autant on n’est pas dans une œuvre moralisatrice, son but n’est pas de dénoncer à longueur de pellicule. Mais les réalisateurs (qui sont également les scénaristes) nous placent face à une réalité dure, parfois cruelle, et terriblement ancrée dans une actualité de crise et un sentiment de « no future » pour reprendre une rengaine punk connue.

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Heureusement, pour contre-balancer cette grisaille et ce pessimisme ambiant, il reste une arme fabuleuse et qu’ils manient en grands maîtres : l’humour. Avant toute chose, c’est dans les personnages tous plus décalés les uns que les autres qu’on le retrouve. Not et Jean-Pierre cela va de soi, sont, à l’image de leurs interprètes, deux sacrés numéros, des tarés à la masse, des cinglés de première. Forcément on se marre avec eux. Ce qui ne les empêche d’ailleurs pas de garder une profonde sincérité et une humanité touchante. Mais il y a aussi tous ceux qui les entourent, à commencer par leurs parents : le père (Areski Belkacem) à qui il faut parler lentement parce qu’il a subi un AVC l’été dernier et la mère (Brigitte Fontaine) complètement cintrée et lunaire, les deux tiennent la gérance d’une Pataterie où ils passent le plus clair de leur temps à éplucher des pommes-de-terre. Il y a aussi les habituels complices du duo Delépine / Kervern qui font de petites apparitions mais qui valent leur pesant de cacahouètes : Bouli Lanners en vigile du centre commercial, qui a une scène de dialogue mémorable avec le père des deux allumés à crêtes, on aperçoit en clin d’œil Yolande Moreau et on fait la rencontre d’un devin pas comme les autres : Gérard Depardieu qui lit l’avenir avec force détails dans l’eau-de-vie.

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Mais l’humour est aussi là dans les dialogues qui viennent désamorcer les situations parfois critiques. J’ai adoré ce passage où Jean-Pierre, qui s’est fait virer de son boulot et de son couple, veut récupérer quelques économies à la banque et que le guichetier lui explique que sa femme a vidé leur compte à la Halle aux chaussures, au Grenier des cheveux ( !) et en abonnement à des séances de musculation du périnée ( !!). Avant d’ajouter en aparté et sur un ton de confidence : « de vous à moi, il ne faut jamais faire de compte-commun, l’amour doit garder une part de mystère ». C’est noir, c’est cruel, mais c’est à mourir de rire. Enfin selon moi en tout cas…

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Il est clair que Le Grand Soir est avant toute chose une mise en avant du pouvoir comique et des personnalités hors-normes de ses deux comédiens principaux. La démonstration de leur talent n’est certes plus à faire, mais il n’en reste pas moins qu’ils bouffent l’écran chacun à leur manière et à chacune de leurs scènes. Mais ce film ne tient pas qu’à ses acteurs vedettes. Ce que j’ai vraiment apprécié dans le film du duo grolandais, c’est ce mélange subtil de réalité et de délire, de poésie et de pragmatisme, de tendresse et de dureté. Un peu comme si les réalisateurs nous offraient une fenêtre qui donne sur nos vies, sur la crise actuelle et ceux qu’elle laisse sur le carreau, mais une fenêtre sur la vitre de laquelle ils n’auraient pas pu s’empêcher de dessiner un clown enfantin à la gouache. On rit parfois de bon cœur, parfois jaune. On se moque parfois, et parfois on a pitié. Les personnages sont tout en exagération, mais ne font par cette particularité que répondre en écho à la société d’aujourd’hui.

Le Grand Soir est un grand film. Jetez-y un œil, il mérite vraiment d’être vu.


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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 20:26

Un mot d'explication à cet article tout spécialement dédié à mon petit loulou.

Voici quelques temps, alors qu'il barbotait dans son bain tout en jouant, j'étais tranquillement installé devant mon écran d'ordinateur, de l'autre côté de la porte de la salle de bain. Et voilà que mon petit baigneur se met à papoter tout seul. Je tends l'oreille, et je suis tout surpris de l'entendre commencer « Maître Corbeau, sur un arbre perché, tenait en son bec un fromage... ». Mais il ne s'arrête pas et continue, récitant toute la fable de La Fontaine du début à la fin, quasiment sans faire d'erreur ! J'étais scotché, car moi je n'aurais pas été capable d'en aligner la moitié de tête ! Je savais que sa maîtresse leur récitait cette fable à l'école (et en première année de maternelle, j'en connais qui qualifieraient cela d'élitisme), mais j'étais bien loin de m'imaginer qu'il l'avait mémorisée mot pour mot... Allez apprendre et retenez un tel texte sans même savoir lire pour voir...

J'avoue bien volontiers que je n'étais pas peu fier d'entendre mon loulou de trois ans articuler parfaitement, alors qu'il ne doit certainement pas piper le moindre mot :

« Sans mentir, si votre ramage

Se rapporte à votre plumage,

Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. »

Depuis, après avoir révisé un peu mes classiques, nous récitons cette fable régulièrement lui et moi. Comme ça, juste pour le plaisir. Et je suis à chaque fois émerveillé par mon petit garçon, je n'arrive pas à me lasser de l'entendre.

Alors de temps en temps, pour rigoler tous les deux, je fais exprès de commencer en disant « Maître Renard, sur un arbre perché... » ce qui ne manque jamais de le faire réagir et d'argumenter que ça n'est pas possible, qu'un renard ne peut pas monter en haut d'un arbre. Et coïncidence, alors que je me promenais sur le site de photos de mon ami Marc, je tombe en arrêt sur une série de clichés où il a immortalisé, un renard se prélassant, confortablement installé dans les branches d'un arbre ! Bien entendu je n'ai pas pu résister à l'envie d'en tirer un petit article, et je me suis amusé à détourner la fable pour l'adapter à cette histoire.

« Maître Renard, sur un arbre perché… »

A ces mots Maître Nathan s’exclama :

« Mais non papa tu t’es encore trompé

Un renard aux arbres ne grimpe pas

Il ne vole pas, il n’a pas d’ailes ! »

Tata, entendant ces mots, reprit quant à elle :

« Bien sûr que non, voyons papa,

Nathan a raison, ça n’va pas ! »

Pourtant papa ne s’arrêta pas là, et dit :

« Es-tu sûr qu’il ne peut pas, moi je crois que si … »

Et Nathan et Tata de dire :

« N’importe quoi ce papa, il nous fait bien rire ! »

Mais grâce à l’ami Marc, un drôle de photographe

Papa illustra sa farce

Car Marc avait surpris et photographié

Un renard paresseux sur une branche affalé !

Nathan, comprit à les voir

Que c’est bien son papa qu’il devait toujours croire !!


355 maitre renard 1355 maitre renard 2355 maitre renard 3355 maitre renard 4
Encore un grand merci à Marc qui m'a autorisé à utiliser ses photos pour illustrer ces quelques mots, je vous engage d'ailleurs à cliquer sur les photos pour les voir dans un format plus grand, et n'hésitez pas non plus à aller visiter son site, vous y trouverez de très belles choses...

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 11:03

Il y a une quinzaine de jours, Fred Blondin avait quelques dates de concert dans l’Est de la France, dont une à Belfort, au Roger’s Café. D’ailleurs je l’y avais déjà vu cet automne et en avais un peu causé ici. Forcément, Belfort c’est juste à côté de chez moi, je ne pouvais pas ne pas y aller.

Difficile de commenter son concert sans me répéter par rapport à ce que j’ai déjà pu vous raconter au sujet de Fred dans mes deux billets précédents (pour ses concerts au Barouf et sur la péniche du Chansonnier). Il y a toujours cette même générosité et cette même envie de partager sa musique, qui font de Fred Blondin un type pas comme les autres. Un artiste pas comme les autres. Cette fois encore ça s’est vu et ressenti tout du long de sa prestation. Il se marre, il s’amuse et il reste accessible. Qu’il soit sur scène ou accoudé au bar pour boire un verre (ou deux, ou douze), c’est juste un mec simple et sympa. Faut le voir quand il se fait des solos à la gratte électrique sur certains titres. Fred est quelque part dans son monde, dans une bulle faite seulement de son et d’accords. Il a l’air de vraiment s’éclater avec son instrument, ce type vit sa musique et c’est aussi chouette à voir qu’à écouter.

Fidèle à son habitude, Fred a enchaîné les morceaux, je ne vais donc pas me lancer dans une longue énumération de titres… mais je ne peux pas m’empêcher de dire que c’est toujours génial d’entendre mes titres préférés, au rang desquels Perso, Mordre la Poussière, Le Mal par le Mal ou encore Des Gens que l’on aimerait Revoir. Merdum, me voilà qui énumère quand même… Bon j’arrête. Je rajoute juste un commentaire tout spécial pour son interprétation d’un autre de ses morceaux que j’adore : sa reprise de La Belle Vie de Sacha Distel qui est vraiment excellente. Voilà c’est dit, j’arrête là. (ci-dessous une petite vidéo prise lors du concert du 26 octobre 2012)


 

 

Et puis comme une bonne nouvelle peut en cacher une autre (ah, on me souffle à l’oreillette que je m’emmêle les pinceaux avec un proverbe ferroviaire), Fred nous a confirmé qu’il enregistrerait son tout nouveau double-album à la fin de ce mois (donc ça devrait pas tarder si c’est pas déjà en cours), ce qui laisse imaginer qu’on aura bientôt droit à une fournée de nouvelles chansons dans pas longtemps (ou de déjà entendues par le biais de SoundCloud.com où Fred met parfois en ligne de nouveaux titres pour les gens qui le suivent sur le net). Je n’en sais pas plus sur le contenu, mais j’espère qu’il y aura des morceaux comme Bonne Journée et La Belle Vie* dont je parlais plus haut…

Fred nous a aussi confié qu’il partait bientôt chanter au soleil, pieds dans l’eau et chemise à fleurs (sur ce dernier point j’allais dire : comme d’hab !), mais je ne suis pas certain d’avoir bien saisi tous les détails puisqu’il a été un moment aussi question de Brême. Très belle ville au demeurant, mais pas très connue pour ses plages de sable fin. Il y a bien une période de l’année, on va dire une quinzaine de jours en juillet, durant lesquels la glace polaire se retire et libère les rivages de la Mer du Nord, mais ça me paraît léger quand même comme climat tropical. Quelque chose a dû m’échapper. Ou alors c’est ma tendance à capter des bribes de conversations à droite à gauche et à les relier dans un ordre plus ou moins aléatoire. C’est pas exclu.

Comme d’habitude, ça a été également l’occasion de retrouver d’autres blondingues (en plus de ma petite sœur qui ne s’est pas faite prier pour m’accompagner), en l’occurrence Stéphane et Laetitia D. et leur indéfectible bonne humeur, Janick et sa fidèle caméra (encore un immense merci pour les dvd des deux concerts de septembre que j’ai visionné dans la foulée) et l’ami Francky que je revois toujours avec plaisir. Je profite de ces quelques mots pour leur passer un amical salut ! On se reverra à coup sûr au prochain passage de Fred dans le coin…

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PS : merci à ma soeurette pour son appareil qui prend de chouettes photos en toutes circonstances et à Stéphane D pour sa science innée du cadrage (et des chiens de traineau).



* deux chansons pour lesquelles Fred a déjà un second fan en plus de moi quoi qu’il arrive : mon petit loulou Nathan qui du haut de ses trois ans fredonne déjà les paroles avec son père. Ah, ma frangine aussi qu’elle me dit. Bon ben trois fans déjà alors !

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