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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 19:05

Il y a un an, je me prenais un uppercut musical en allant voir pour la première fois Bruce Springsteen en concert à Bercy. Évidemment quand j'ai su qu'il repassait en tournée en France, en posant ses valises au Stade de France cette fois-ci, je n'ai pas su résister à la tentation. Il fallait que je réitère l'expérience. C'est ainsi que le 29 juin 2013 je me suis retrouvé en même temps que quelques dizaines de milliers d'autres personnes de goût dans l'enceinte du stade de Saint Denis.

Que dire que je n'ai pas déjà dit l'année dernière ? Bien entendu, l'effet de surprise n'était plus le même, à peu de choses près je savais à quoi m'attendre cette fois-ci. Le plaisir quant à lui était bien là, identique à la dernière fois, et le Boss fidèle à lui-même a fait le show pour le plus grand bonheur de ses fans. Énergie, générosité et bonne humeur, dans la plus grande tradition springsteenienne.

Avec un concert qui débute à 19h30 en fin juin l'effet est un peu bizarre puisqu'il fait encore grand jour, mais les prestations de Springsteen durent tellement longtemps qu'on a eu une bonne moitié de concert de nuit malgré tout ! D'ailleurs pour ceux qui étaient là dès l'ouverture des portes, le Boss avait réservé une petite surprise puisqu'il est venu seul sur scène interpréter en acoustique trois morceaux en guise de mise en bouche. Quand je parlais de générosité plus haut...

373 bruce springsteen e street band stade de france 2013 ph

Mais dès que le concert a commencé « pour de bon », Springsteen et la quinzaine de musiciens du E Street Band ont livré un spectacle comme ils savent faire. En communion totale avec son public (et quel public ! Je conseille vivement de voir à ce sujet l'excellentissime documentaire Springsteen & I dont je parlais il y a peu ici) le Boss n'a pas failli à sa réputation de showman. Je l'ai déjà dit il y a un an mais je me répète tant cela sort des sentiers battus : ce type a beau être une super star mondiale du rock, il garde une relation exceptionnelle de complicité avec son public. Springsteen sur scène, ce n'est pas seulement un gars qui va donner tout ce qu'il a pendant trois ou quatre heures de spectacle (et rien que ça, c'est déjà pas courant), mais c'est aussi un type qui va au contact direct avec les gens qui sont venus le voir, il serre des mains, il se couche sur les premiers rangs, se laisse enlasser par ses fans, les fait monter sur scène, danse avec eux, leur donne la possibilité de choisir certains des morceaux qu'il va interpréter... bref il a une telle proximité avec son public, et cela se fait avec une telle sympathie et une telle simplicité que chacun de ses concerts est une véritable fête. Loin du star-system, loin du comportement hautain de ceux qui ont laissé le succès leur monter à la tête. Je ne vais pas balancer la liste de celles et ceux pour qui l'amour du public a laissé place à leurs caprices de stars, mais si on compare une Madonna qui donne 45 minutes de concert à l'Olympia avant de partir comme une voleuse (et vu le prix des entrées, le qualificatif est assez bien choisi) et un Springsteen qui sue plusieurs litres et ne ménage pas sa peine pour son public pendant quatre à cinq fois plus de temps, ben comment dire... il n'y a pas photo !

Au Stade de France donc, le Boss a fait le show. Après déjà une dizaine de morceaux, il annonce (et en français please) que pour Paris il va faire quelque chose d'un peu spécial : interpréter en intégralité et dans l'ordre l'album culte Born in the USA, ce qu'il s'empresse de faire, et qui donnera l'occasion d'entendre entre autres Glory Days ou Dancing in the Dark, ainsi que l'hymne ultra-connu Born in the USA qui emporte cela va de soi un succès immense auprès du public. Puis après cette mini-intégrale, les musiciens embraient avec des classiques comme Born to run ou American land, des morceaux tirés de Wrecking Ball le dernier album en date, ou de The Rising, mythique album de 2002, ou encore des titres plus folks comme le génial Pay me my money down. Tout en enchaînant les titres sans relâche, Bruce joue avec les gens : il fait monter sur scène un spectateur venu spécialement pour danser avec Soozie Tyrell, la violoniste du E Street Band, puis c'est une brune qui danse avec Bruce, une jeune fille qui chante avec lui Waiting on a sunny day, une blonde qui se voit confier une guitare pour jouer quelques accords avec le Boss... à coup sûr des moments intenses que ces chanceux n'oublieront pas de sitôt !

373 bruce springsteen e street band stade de franc-copie-1

Après un tout petit peu plus de trois heures de show, ce qui est une durée presque courte pour une prestation springsteenienne, le E Street Band tire sa révérence et sort de scène sous les vivats de la foule. Bien entendu le Boss ne résistera pas à l'envie de rallonger encore un peu la soirée et viendra interpréter en solo avec sa guitare un Thunder Road qui clôturera le concert.

Bref, tout ça pour vous dire que cette soirée était un grand moment de musique. Et je me permets de conclure cet article de la même manière que celui que j'avais écrit il y a un an après avoir vu Bruce Springsteen à Bercy : vous n'avez pas vu de concert de rock avant d'avoir vu un concert du Boss. On peut en parler longtemps et dire tout ce qu'on voudra à ce sujet, ça reste avant tout une expérience à vivre.

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Et quelques vidéos trouvées sur youtube (merci aux posteurs !) avec pour commencer la montée sur scènes de deux fans pendant Dancing in the Dark :

 

Le Boss qui fait lui-même sa première partie, avec ici Growing up :

 

 

Puis I'm Going Down :

 

 

 

Et pour finir Born in the USA :

 

 
 

(Merci à ma frangine pour ses photos !!)

 

 

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 18:11

Il m'est arrivé une chose inhabituelle ce 18 juin en me rendant à Bercy pour y voir Leonard Cohen, lors de sa tournée 2013. Je me suis demandé si c'était bien raisonnable. Je me suis demandé si de le voir très régulièrement (six fois en six ans cela reste une belle moyenne) ne risquait pas de créer une forme de lassitude, de briser la magie de le voir en live. Et j'ai douté d'autant plus lorsqu'en prenant place dans la salle je constatai que la scène se trouvait un peu loin cette fois, et qu'un couple de géants nordiques venaient de s'asseoir pile devant moi... Oui j'ai eu un doute, j'avoue.

Puis les musiciens sont arrivés, toujours l'équipe somptueuse qui accompagne le maître ces derniers mois sur le Old Ideas World Tour. Roscoe Beck, Neil Larsen, Raphael Gayol, Mitch Watkins, la somptueuse Sharon Robinson, les talentueuses Webb Sisters, l'incroyable Javier Mas, j'espère ne pas en oublier...

Et c'est Leonard Cohen (79 ans en septembre) qui s'est présenté. Ovation du public. Musique. Voix. Dance me to the end of love. Magique. The Future. Intense. Bird on the wire. Écoute religieuse. Everybody knows. Communion totale. C'était parti, les titres allaient s'enchaîner et moi décoller, planer et virevolter dans un autre monde pendant les trois heures du concert.

Comment avais-je seulement pu avoir le moindre doute, je me le demande encore.

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Oui c'est vrai, j'étais placé un peu plus loin que les fois précédentes, oui c'est vrai j'aurais préféré avoir un couple de nains de la Moria devant moi, mais bon sang ce genre de chose est relégué au niveau du détail insignifiant en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Quand Leonard Cohen chante, c'est bête à dire hein, mais le temps de ses chansons, eh bien la vie change. Le monde extérieur s'estompe, on écoute, on le regarde, on chante un peu aussi, et on est juste bien, quelque part sur un nuage.

Les titres se suivent, les tubes passent sans qu'on ne puisse toucher terre une seule seconde... Who by fire, The Darkness, Democracy, Tower of song, Heart with no companion, Waiting for the miracle, Lover lover lover, I'm your man, So long Marianne, First we take Manhattan, Famous blue raincoat, The Partisan, If it be your will... et encore là, je ne cite que celles qui sont les plus chères à mon cœur et déclenchent une vibration particulière en moi...

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Monsieur Leonard Cohen va fêter ses 79 ans très bientôt, et il incarne le talent et la classe, si tant est que cela soit possible, encore un peu plus chaque fois que je le vois. Sa musique devient intemporelle, le son de sa voix reste gravée dans l'air, sa générosité et sa gentillesse enveloppent le bonhomme d'une aura à nulle autre pareille. Ce type me scotche à chaque fois. Et quand on pense avoir pris une claque définitive, la fois suivante c'est encore plus fort.

372 leonard cohen bercy portrait2

Non vraiment, je ne sais pas ce qui m'a pris de douter : un concert de Leonard Cohen est à chaque fois un moment unique d'une intensité rare, à chaque fois un cadeau inestimable qu'il ne faut négliger pour rien au monde. C'est à chaque fois un petit moment de bonheur pur, une parenthèse de magie. Évidemment aucun regret de l'avoir revu, et déjà une folle envie de le revoir.

 

Ça tombe bien, mon billet pour son concert de Zurich le 24 août est pris depuis bien longtemps...

See you soon mister Cohen.


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Et pour prolonger un peu le plaisir, quelques vidéos glânées sur Youtube (merci aux posteurs), avec pour commencer Lover, Lover, Lover :

 

 On continue avec l'excellente I'm Your Man :


 
Et pour finir petit -pardon- énorme plaisir perso avec Everybody Knows :


 

 

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 06:20

Bon pour un livre, comme titre ça se pose là, n'est-ce-pas ? Impossible de passer à côté sans que l'oeil ne s'y accroche. À vrai dire c'est même un chouïa trompeur quant au contenu. Le titre complet est en fait Le Festival de la couille et autres histoires vraies, alors qu'en VO le bouquin se nomme Stranger than fiction que je trouve bien plus approprié et révélateur de ce qu'il contient. Le Festival de la couille (en VO Testy festy) n'est en réalité que le titre du premier texte, car ce livre est un recueil. Non pas de nouvelles mais plutôt de textes à caractère journalistique. Car Chuck Palahniuk n'est pas seulement romancier, il a aussi été journaliste.

On retrouve donc dans ce recueil une vingtaine de textes répartis en trois parties. Dans la première partie nommée Ensemble, Palahniuk s'intéresse à certains points très précis, certaines caractéristiques improbables et qui relient les gens entre eux, en des réseaux parfois restreints mais révélateurs d'une vraie identité forte. Ainsi on trouvera ce reportage sur un festival du Montana où tout le monde se retrouve en une gigantesque fête orgiaque campagnarde qui semble n'avoir aucune limite d'ordre moral, tout en dégustant des testicules de taureaux au barbecue. On entrera dans l'univers très spécial des adeptes de lutte gréco-romaine qui pour seule récompense à une vie d'ascète ultra-exigeante ont droit à de belles oreilles en choux-fleurs et parfois un demi quart d'heure de gloire avant une vie complète dans l'indifférence et le dénuement le plus total. On plongera dans une compétition un peu particulière au cours de laquelle s'affrontent en une apocalypse mécanique, tels des gladiateurs mad-maxiens, des agriculteurs juchés sur des moissonneuses-batteuses de combat, les champs se transformant en arène antique jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une machine agricole en état de rouler... On découvrira que pour vivre la vie de château certains passionnés sacrifieront tout afin de construire de leur propre main une réplique de citadelle moyenâgeuse perdue quelque part dans l'Amérique profonde. On verra que les États-Unis croulent sous le nombre d'apprentis romanciers et de d'écrivains en herbe qui n'aspirent qu'à faire fortune en vendant un scénario au studio hollywoodiens, mais que pour y parvenir ils doivent au préalable payer de leur poche pour avoir le droit d'exposer leurs œuvres aux potentiels acheteurs...

Dans une seconde partie titrée Portraits, Chuck Palahniuk interviewe quelques personnes, connues ou anonymes, pour en dresser un portrait tout en nuance. On croisera ainsi le chanteur-brailleur Marilyn Manson, l'actrice-chanteuse Juliette Lewis, les écrivains Amy Hempel et Andrew Sullivan ou encore la secouriste Michelle Keating et Brian Walker alias Rocket Guy.

Enfin dans la dernière partie, Seul, Palahniuk se met lui-même en scène, narrant quelques expériences personnelles sur un ton tantôt drôle quand il narre les conditions très spéciales dans lesquelles il a été vendre son script de Fight Club à Hollywood, tantôt mélancolique quand il se souvient de son boulot d'accompagnateur pour personnes en fin de vie, tantôt poignant quand il raconte ce jour où il est allé reconnaître le corps de son père à la morgue.

Ce livre est le premier que je lis de cet auteur, que je ne connaissais jusqu'alors que de nom, et bien entendu dont j'ai vue (et adorée) l'adaptation au cinéma de son roman le plus célèbre Fight Club. M'est avis que pour le découvrir, ce bouquin n'est peut-être pas le meilleur choix. Ne serait-ce que parce qu'il n'est certainement pas le plus représentatif de son œuvre et pour cause : c'est son premier texte non-fictionnel paru en français. Mais je me doute bien cependant que le style de l'écrivain est là quant à lui, et ne doit pas beaucoup varier de ce que j'ai lu. Ne sachant absolument pas à quoi je m'attaquais en entamant ce livre (c'est ce qui arrive quand on ne se fie qu'au titre, ce qui m'arrive assez souvent), j'ai été un tantinet déçu en m'apercevant qu'il ne s'agissait pas d'une fiction mais plus de reportages un peu à la manière d'un Strip-tease sur papier (je fais référence évidemment à l'excellente série belge de documentaires télévisés qui prennent la forme de portraits et de tranches de vies à la fois touchants, bruts de décoffrage et sans concession). Et pour tout dire, certains aspects et détails très techniques de la vie d'un constructeur de château-fort en toc ou d'un lutteur amateur ne m'ont pas toujours passionné... Mais s'il est une chose qui ressort de ce livre, c'est l'humanité avec laquelle Palahniuk observe ses contemporains, y-compris les plus étranges. Il ne pose pas de jugement, il essaie de rendre au plus proche de la réalité ce qu'il voit et ce qu'ils vivent. Il décrit des univers insoupçonnés avec précision et dans le respect des passionnés qu'il rencontre. Libre à chacun de décider si tel ou tel siphonné du bocal mérite notre attention de lecteur ou non.

Ce qui est certain, c'est que le monde réel, comme l'indique le titre original, dépasse parfois bien largement en étrangeté les fictions les plus folles. Et que pour peupler ses romans de personnages loufoques et déjantés, Chuck Palahniuk démontre qu'il suffit de savoir regarder autour de soi et de piocher dans ce que l'on voit.

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Published by Stéph - dans Lire ou écrire
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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 18:12

C'est en zappant sur son téléviseur que Steven Soderbergh est tombé un jour par hasard sur une émission d'Ultimate Fighting opposant des adversaires féminines. C'est là qu'il découvre la grande championne du moment : Gina Carano. Tombant instantanément sous le charme de la jeune femme (et très franchement, on peut le comprendre), il décide qu'elle sera l'héroïne d'un de ses films. Comme la vie est bien faite, il trouve là l'occasion de faire d'une pierre deux coups et de concrétiser une des envies qu'il a depuis longtemps : en grand fan de James Bonderies il rêve de réaliser un film d'espionnage. Il vient de trouver son espionne. Elle s'appelle Gina Carano, elle est sexy, elle est ultra-féminine et manie l'uppercut et le high-kick avec force et grâce.

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Propulsée en tête d'affiche alors qu'elle n'a tenu jusqu'alors que de rares petits rôles plutôt anecdotiques, Soderbergh entoure son apprentie comédienne d'un casting haut de gamme du genre dont il a le secret. Car oui, l'un des avantages à s'appeler Steven Soderbergh, c'est de pouvoir réunir autour de soi un casting de luxe comme qui rigole. Gina Carano se retrouve donc à donner la réplique à rien moins que : Ewan McGregor, Michael Fassbender, Bill Paxton, Antonio Banderas, Michael Douglas et Channing Tatum. Et quand je dis « donner la réplique », cela peut inclure aussi « tataner la tronche ».

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Question scénario, c'est assez classique. Mallory Kane (Gina Carano) est un agent d'élite (c'est plus classe que de dire une barbouze) qui travaille pour l'organisation semi-clandestine de Kenneth (Ewan McGregor), accessoirement son ex-petit ami. Envoyée en Espagne, elle dirige une petite équipe de mercenaires qui a pour mission de délivrer un journaliste chinois retenu en otage. Lors de sa mission suivante, elle découvre qu'on cherche délibérément à l'éliminer tout en l'incriminant dans un meurtre qu'elle n'a évidemment pas commis. Elle va devoir se sortir de ce mauvais pas seule et découvrir qui l'y a entraînée...

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Bon, en gros, on nous fait le coup du super agent secret trahi qu'on cherche à éliminer, ce qui relève presque de la tarte à la crème quand on parle de film d'espionnage. Mais sur ce canevas ultra-rebattu et assez prévisible, Soderbergh parvient toutefois à tisser un récit intéressant. D'abord par son choix de narration destructurée à base de flashbacks qui dévoilent peu à peu l'affaire. Ensuite par le choix de ses personnages, tous très charismatiques (citons un Michael Fassbender en Paul, agent britannique d'une classe folle mais aussi capable d'une grande sauvagerie). Et puis par la froideur et du récit, des héros peu bavards, quelques mouvements de caméra et un montage pas dénués d'intérêt, un fond musical qui passe quelquefois au premier plan sonore ce qui donne un cachet original à certaines scènes, notamment d'action ou de poursuite, qui resteraient sans cela dans un registre très classique. Bref, le réalisateur livre un bel objet filmique avec une histoire simple mais au classicisme revisité. On n'échappera pas au jeu d'éclairage et de couleurs qui viennent souligner les différentes ambiances, une des marques de fabrique de Soderbergh (qu'il avait poussée jusqu'à l'exagération dans Traffic), chose que personnellement je n'apprécie que moyennement, je trouve ça un peu too much comme effets visuels.

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L'intérêt principal reste le casting sur lequel s'appuie le film, son interprète principale en tête, et les scènes de baston où justement elle passe de la sensualité à la débauche d'énergie et de violence pure (une fille aussi sexy qui tape aussi dur, et qui ramasse aussi de sacrées volées, ça fait de l'effet, surtout quand on sait qu'elle a fait ça aussi pour de vrai dans des combats de MMA !). Sorti de là on a des personnages un peu caricaturaux et faits sur mesure pour leurs interprètes : Channing Tatum en gros bourrin pas très fute-fute, Ewan McGregor en tête à claques détestable tout droit sorti d'un camp scout si l'on en juge uniquement par la coupe de cheveux, Michael Douglas au profil de requin qui incarne à lui seul l'ensemble des magouilleurs officiels de l'administration fédérale, Michael Fassbender en parfait tueur à gages james-bondien, classe et magnétique, à la fois physique et cérébral et un Antonio Banderas latino jusqu'au bout des castagnettes.

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Pour l'exercice de style, pour l'interprétation, pour Michael Fassbender et surtout pour Gina Carano je conseille ce petit film sans grande prétention et qui est un peu passé inaperçu à sa sortie, mais qui reste plutôt bien fichu.

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 09:01

C'est le jour de mes 38 ans que Asaf Avidan est venu donner un concert à deux pas de chez moi, au Casino de Bâle. Je ne suis pas encore mégalo au point de croire qu'il s'est arrangé pour que les dates coïncident, mais je le remercie quand même au cas où, c'était sympa de sa part !

Pour être tout à fait honnête, je ne le connaissais quasiment pas avant ce soir-là. De nom un peu, d'oreilles pas bien et de visu carrément pas. Je ne suis pas toujours parfaitement à la page, je le confesse. D'autant que Asaf Avidan est quand même si j'ai bien tout compris à son sujet, un des artistes les plus en vogue en ce moment. Entre certains titres repris pour des campagnes de pub et déjà 4 albums au compteur, le gaillard ne m'a visiblement pas attendu pour se faire connaître. Il a bien fait cela-dit, je suis parfois un peu long à la détente.

Avant cette soirée du 14 avril donc, je n'avais eu que de rares et distantes rencontres avec son œuvre musicale. J'en avais vaguement entendu parler sans chercher à en savoir plus de mon côté, on me l'avait chaudement recommandé à plusieurs reprises, et j'avais pu l'écouter quelques fois, mais à ma décharge, dans des conditions pas au top. En réalité les deux ou trois fois où j'ai pu écouter un de ses CD, c'était en voiture, ce qui pour découvrir sa musique n'est pas l'idéal je peux le confirmer. En effet, entre sa voix hyper aiguë et ses rythmes parfois un peu syncopés, le peu que j'arrivais à distinguer et qui surnageait par-dessus le bruit du moteur ressemblait plus à une succession de petits cris stridents que je n'avais pas trouvés des plus agréables. D'ailleurs pour vraiment confesser mon erreur jusqu'au bout, je n'avais pas réussi à vraiment identifier le chanteur et ses morceaux avant le concert, puisque même lorsque je l'entendais à la radio par exemple, j'étais à chaque fois persuadé jusqu'à ce qu'on me précise (à chaque fois nécessairement aussi) « mais non c'est Asaf Avidan », d'entendre une nouvelle chanteuse que je ne connaissais pas encore.

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Autant dire que je n'étais pas totalement convaincu en allant le voir. Et notre rencontre en live aurait pu très mal se passer d'ailleurs si je n'avais pas eu à ma disposition des bouchons d'oreilles ce soir-là. Faut dire que sur ce sujet, les suisses sont exemplaires : là où en France je vois rarement de mise à disposition de ces bouchons d'oreilles lors de concerts, et quand c'est le cas toujours à des prix prohibitifs, en Suisse c'est systématique : ils sont en libre-service à l'entrée de chaque concert. On ne badine pas avec la santé auditive en Suisse. On ne badine pas avec grand-chose du reste, en Suisse.

Bref, il m'a fallu à peu près 2 secondes 3 dixièmes pour dégainer et enfiler les-dits bouchons après le premier son échappé de la sono ce soir au Casino de Bâle. Sûr que sur ce coup-là ma dextérité aurait mis minable n'importe quel Usain Bolt, Bip-Bip et le Coyote ou Speedy Gonzales venu. Parce que bon sang, j'ai rarement entendu concert aussi tonitruant que celui-ci. Je ne parviens d'ailleurs pas à comprendre par quel miracle celles et ceux qui n'étaient pas équipés de bouchons ont pu survivre, et encore moins ressortir autrement que sourds au dernier degré.

Mais bon, les autres on s'en fout hein, l'essentiel c'est que moi j'étais équipé !

Cela étant dit, ce concert a été pour moi une vraie et belle surprise. D'abord parce que je n'en attendais honnêtement pas grand-chose, ensuite parce que j'y suis allé sans quasiment rien connaître de ce que j'allais entendre, et que malgré cela j'ai été très largement conquis par ce que j'ai vu et entendu. Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas truffer un de mes articles musicaux de titres de chansons et d'albums parce qu'aujourd'hui encore, je suis totalement incapable d'en citer de tête. Vous échappez donc à une liste de titres interminable. Mais ce que je peux dire c'est que c'était bien. Vachement bien. Très loin de l'image sonore déformée que j'en avais eu jusqu'alors. Très loin de ce que à quoi je m'attendais en me basant sur la tonalité de sa voix.

369 asaf avidan casino bale concert

Bien que ne connaissant presque rien du tout, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, j'ai apprécié chaque morceau que j'ai entendu, et j'ai tout spécialement été séduit par la performance scénique du bonhomme. Asaf Avidan est visiblement un type très loquace et foncièrement sympathique. Doté d'une tchatche pas commune et d'un bon sens de l'humour, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'est pas du genre à se contenter de chanter ses chansons et basta. Il communique beaucoup avec son public et instaure un réel échange, qui semble aussi sincère que décontracté et spontané, ce qui n'est pas si courant que cela. Il introduit ses chansons, les explique ou les remet dans un contexte dans un anglais parfaitement compréhensible et même un français tout à fait honorable. On utilise souvent l'expression de spectacle-vivant pour désigner les concerts et les prestations live, mais avec Asaf Avidan on en a toute la définition !

Musicalement j'ai beaucoup aimé les changements de style, la variété instrumentale et cette spécificité qui m'avait jusqu'alors un peu tenu à distance du chanteur, je veux parler de sa voix très aiguë, m'est apparue dans le contexte complètement adéquate à l'univers sonore de l'artiste. Sa voix, au même titre que celle de Patricia Barber dont je parlais il y a peu, est un instrument à part entière et il s'en sert comme tel. Et le voir en direct chanter pendant deux heures m'a définitivement ôté le lien naturel que j'en faisais avec une voix féminine !

Cependant je confesse une dernière chose. J'ai aimé ce concert, j'ai changé positivement d'avis sur la musique d'Asaf Avidan, mais pourtant je ne me suis pas encore mis à l'écouter sur CD. Ce qui explique d'ailleurs aussi que je sois toujours aussi ignare en ce qui concerne les titres de ses chansons et de ses albums... Ce n'est pas un choix conscient de ma part, je pense que j'y viendrai certainement tôt ou tard, mais pour l'instant à mes yeux, Asaf Avidan est avant tout un artiste de live, que je n'hésiterais pas une seconde à aller revoir.

Et juste pour se replonger dans l'ambiance, voici une vidéo dénichée sur Youtube de sa chanson Reckoning Song lors son premier passage à Bâle il y a deux ans :


 
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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 18:02

Voici un livre-coup de cœur. Un petit bouquin qui se lit vite, trop vite tant on aimerait prolonger un peu l'immersion en compagnie des personnages qu'on découvre tout du long.

Plutôt difficile à résumer car complètement foutraque, je vais tenter d'en parler un peu quand même en tâchant de ne pas trop en dévoiler cependant. Un des intérêts du livre c'est justement de découvrir au fur et à mesure les aventures de ces personnages décalés et complètement déjantés.

C'est l'histoire d'un frenchy expatrié aux USA, qui a la fibre littéraire mais qui bosse dans une blanchisserie pour survivre. C'est le personnage principal, mais on ne saura jamais son nom... Loser confirmé mais attachant, amateur de bibine, traîne-savate sympathique mais un peu pathétique, il rencontre un jour Emma. Elle est sublime, il en tombe amoureux fou. Ils se marient. Il l'emmène pour leur voyage de noces à Sandpiper, une petite station balnéaire pourrave sur la côte, connue pour son immense dune de sable « qui chante » quand le vent se lève, et pour JFK, le pélican irascible et mascotte du club de vacances. Mais on est un loser ou on ne l'est pas : après seulement quelques heures de mariage, Emma se fait la malle, laissant notre héros seul, malheureux comme les pierres, et sans autre explications que celles qu'il s'acharne à déloger au fond des binouzes qu'il partage avec ses potes de beuverie. Mais être abandonné par l'amour de sa vie n'est que le début de la fin : le sort va s'acharner. Un touriste allemand, dont la femme vient de se barrer avec un surfer du coin, fond littéralement un câble et se met à tourner en rond au pied de la dune, chaque jour, encore et encore. Au point d'en devenir une attraction locale attirant curieux et journalistes en une foule de plus en plus nombreuse. Par un concours de circonstances malheureux, notre anti-héros va se voir propulser à la tête du camping de la petite station balnéaire qu'il va renommer « Emma revient » comme un ultime cri de désespoir, secondé par une belle équipe de bras cassés, à devoir gérer une situation de plus en plus abracadabrantesque et qui part de plus en plus en vrille.

L'intérêt premier de ce livre n'est pas à mon sens l'histoire. Pour moi il est double : le style de l'auteur, Arnaud Le Guilcher, et les personnages qu'il met en scène. D'ailleurs ces deux facettes du livre sont complètement liées : si les personnages qui hantent ce bouquin sont à ce point truculents et géniaux à suivre, c'est justement par le style enlevé, bourré d'argot et de gouaille, par la narration à la première personne, par un vocabulaire et des expressions très imagées, et surtout un humour très noir et un cynisme ambiant presque pesant.

Tiens, pour vous donner une idée, voici un passage où le héros se décrit physiquement :

"Ma mère était belle. Mon père avait raté le coche, j'aurais pu être beau. Pas beau et intelligent. Non, faut pas charrier, mais au moins présentable... Le jour de la giclée fatidique, il a dû penser à une vieille tante moustachue, et pan, un spermatozoïde blindé de gènes de thon a conquis le saint Graal. Bilan des courses : ma gueule. Merci du cadeau."

Ce qui m'a embarqué directement dans cette histoire iconoclaste aux péripéties et aux situations plus invraisemblables les unes que les autres, c'est avant tout le ton de l'auteur (qu'on amalgame d'ailleurs au héros, par le jeu de la narration à la première personne et le fait que jamais il n'est nommé dans le roman). On aborde frontalement des situations et des faits souvent dramatiques, des réflexions qui en disent long sur la profondeur des blessures de ceux qui les endurent, il y a en permanence une tristesse, une mélancolie et le poids de cette fatalité implacable qui pèse sur les épaules du héros. Mais tout cela est dit et écrit avec des mots bien spécifiques, férocement poétiques dans leur manière d'être bruts de décoffrage. L'humour est omniprésent, d'une noirceur assez terrible mais qui lui donne une force décuplée, irrésistible. Le cynisme s'incruste page après page, donnant une saveur amère au récit, mais avec ce petit arrière-goût de reviens-y auquel on ne peut pas dire non et qui peut très vite si l'on n'y prend garde (mais en a-t-on franchement envie ?) devenir source d'accoutumance...

Alors c'est vrai qu'on pourra reprocher aux situations d'êtres parfois un chouïa exagérées, à l'auteur de trop se laisser aller dans son délire, peut-être que certains lecteurs s'en trouveront tenus un peu à l'écart, mis à distance d'un récit qu'on pourrait juger trop excentrique par moment... mais en contre-partie (et je soupçonne l'auteur de l'avoir fait délibérément) il y a une telle humanité dans les personnages, que tout cela se compense assez harmonieusement. La légèreté et l'humour (corrosif) des situations d'une part, le poids des âmes et des sentiments d'autre part, le tout donne un roman original, drôle, profond et léger à la fois.

Pour moi Arnaud le Guilcher a été une vraie belle rencontre avec un écrivain de talent au style prononcé et immédiatement reconnaissable. Un peu comme si Renaud se mettait à écrire des romans, vous voyez un peu le genre ? Et dans cette façon de mettre en scène des personnages très actuels, aussi déjantés que totalement losers, je mettrais bien cet auteur aux côtés d'un Serge Le Vaillant ou d'un Laurent Chalumeau dont j'ai déjà pu vous parler ici...

Je termine en vous touchant un mot de la toute fin du roman, le dernier paragraphe si ce n'est même carrément la dernière phrase, reprenant du reste le titre du livre, qui clôt ce roman sur une note d'une profonde beauté, quelques mots qui relativisent tout le reste du bouquin, et qui m'ont cueilli là comme une préadolescente devant le dernier épisode de Twilight, me bouleversant d'une manière je dois bien le dire assez honteuse, me prenant par surprise quand je ne m'y attendais plus. Me donnant une gigantesque envie d'en savoir plus, d'en lire plus, de faire de ce type dont je venais de lire les mésaventures un pote à moi. Et par chance, j'ai pu prendre un peu de rab quelques mois plus tard, avec la suite de En moins bien intitulée Pas mieux (on en reparle ici bientôt), et qui je peux d'ores et déjà le dire, m'a mis une plus grosse claque encore que le premier roman.

Mais ça, c'est une autre histoire...

368 en moins bien

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Published by Stéph - dans Lire ou écrire
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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 06:53

S'il est une question qui se rapporte à The Amazing Spider-Man, la nouvelle version cinéma des aventures de mon homme-araignée préféré, c'est : « Pourquoi ? ».

Je lis les aventures du tisseur depuis un bail maintenant. Il est entré dans ma vie de lecteur et de petit garçon alors que je devais avoir quelque chose comme huit ou neuf ans. Un bail je vous dis. Et depuis il ne m'a plus quitté (au contraire il a même rameuté pas mal de ses potes en moule-burnes colorés). Au tournant des années 2000, quand Sam Raimi a transposé mon héros de papier sur grand écran j'avais été aux anges. Le temps d'une trilogie (qui a tellement parlé à mon âme de gamin lecteur de comics que j'ai même été capable de défendre le troisième opus au-delà de toute objectivité), j'avais rencontré Peter Parker pour de vrai, il avait pris vie devant mes yeux et m'avait complètement séduit tant j'y retrouvais ce qui avait bercé ma jeunesse.

Aussi avais-je été bien triste d'apprendre que le quatrième volet de la série de films mis en scène par Sam Raimi avait été abandonné. Déjà, un premier « pourquoi ?» venait poindre sur mes lèvres. La trilogie avait ramassé tant d'argent et remporté un tel succès que j'avais du mal à comprendre ce qui pouvait pousser les producteurs à ne pas faire fructifier la poule aux œufs d'or rouge et bleue.

367 amazing spider-man plafond

Le deuxième « pourquoi ? » n'a pas tardé à arriver quand l'annonce d'un reboot a été officialisée. Une franchise de trois films dont le plus ancien n'a même pas dix ans, et on voudrait déjà procéder à un reboot ?! Pour ceux qui ne le sauraient pas, un reboot c'est une autre façon de dire « on efface tout et on recommence ». Autrement dit, on oublie les trois films de Raimi et on reprend tout du début avec une nouvelle équipe artistique. Ce qui veut dire qu'on repasse par la case « narration des origines » par exemple. Pour moi c'était purement incompréhensible. Raconter à nouveau un truc qui l'a déjà été il n'y a même pas dix ans (et plutôt bien qui plus est), ça s'appelle se répéter inutilement. Voire même être carrément contre-productif. Parce que c'est quand même risqué de refaire à peu de chose près le même film qui raconte les mêmes choses qu'il y a quelques temps, alors que tant de personnes ont vu la première version. Ça n'est pas la meilleure façon d'attiser la curiosité des spectateurs selon moi... parce que quand même, là on est à deux doigts du foutage de gueule ouvertement assumé.

Mais bon, je ne suis pas un garçon aussi contrariant qu'on pourrait bien le croire, aussi leur laissais-je encore le bénéfice du doute. En me disant : les mecs de la prod ne sont pas complètement fous et il s'agit de grosses sommes en jeu, ils ne s'amuseraient pas à faire n'importe quoi juste pour le plaisir quand même.

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Et puis j'ai vu le film. Et là, fort logiquement, s'est donc imposé à moi le troisième « pourquoi ? ». Parce que si je m'étais interdis de juger trop sévèrement par avance ce film, après l'avoir vu ben, je pouvais me l'autoriser. Or, qu'ai-je vu exactement ? Je ne vais pas faire la liste exhaustive des ressemblances et différences entre le premier film de Sam Raimi et le film de Marc Webb (un type au nom prédestiné soit dit en passant). Je ne vais pas non plus faire le résumé du film ici, même si c'est d'habitude ce que je fais pour causer d'un film. Or justement, j'aurais l'impression d'encore en rajouter une couche dans la répétition, je m'abstiendrai donc. Qu'ai-je vu exactement disais-je donc... et bien pour résumer mon impression voici : à mes yeux tout ce qui est repris ou très proche de la version de 2002 est moins bien fait que dans l'original. Et tout ce qui est différent et nouveau par rapport à l'ancienne version, m'a semblé ne rien apporter de décisivement meilleur, ou plutôt devrais-je dire n'a pas été suffisamment pertinent et efficace. C'est un peu raide dit comme ça, et pourtant c'est bien ce que j'ai ressenti en voyant le film. Ce qui étrangement ne veut pas dire que je considère ce Amazing Spider-Man comme un mauvais film, loin de là, il est même dans une bonne moyenne dans la catégorie « films de super-héros ». Mais il passe après la trilogie de Raimi, et donc ne peut pas échapper à la comparaison, qui n'est pas forcément flatteuse à son endroit. C'est du reste le plus gros défaut du film, je le confesse. Si je n'avais pas vu mieux peu de temps avant, certainement aurais-je été plus enthousiasmé par cette version.

367 amazing spider-man spidey

Cependant la vision du film m'aura toutefois apporté quelques débuts de réponses à mes « pourquoi ? ». Clairement, ce film a été produit pour attirer un public plus jeune que celui d'il y a dix ans. Andrew Garfield qui incarne Peter Parker, ou Emma Stone qui interprète le rôle de Gwen Stacy sont en effet carrément plus djeun's, plus glam, plus in, plus dans la vibe, plus tout-ce-que-vous-voulez-qui se-dit-aujourd'hui-pour-signifier-que-les-ados-les-kiffent-foutrement-mieux-avec-ces-gueules-là que leurs prédécesseurs, de dangereux trentenaires qu'on nous faisait passer pour des lycéens. C'est vrai, Tobey Maguire a beau avoir une tronche de gamin attardé, il a quand même 38 balais le pépère (oh bordel, mon âge...). Et Kirsten Dunst, toute craquante qu'elle est (si si, revoyez la scène du baiser à l'envers en t-shirt mouillé) est trentenaire elle aussi... et comme elle a commencé le cinéma étant gamine on a l'impression de la voir sur les écrans depuis une éternité que voulez-vous... Cela étant dit, je tiens à préciser que même s'il ne les fait pas, mais alors pas du tout, Andrew Garfield fête lui aussi cette année ses trente printemps hein … donc la logique du rajeunissement du casting à tout prix a ses propres limites visiblement.

Bref, The Amazing Spider-Man a rajeuni l'image des héros principaux, et par ce fait semble avoir gagné le pari de plaire aux plus jeunes. Pourtant côté histoire, un des arguments avancés pour ce reboot a été de dire qu'on chercherait à être plus fidèle à la version papier du héros. Souvenez-vous en 2002, certains ont pu s'émouvoir de ne pas entendre parler de Gwen Stacy (le premier grand -et tragique- amour de Peter Parker) mais directement de voir entrer en scène Mary-Jane Watson, la seconde (par ordre chronologique) amoureuse symbolique dans la vie de Peter. C'était passé sous couvert d'adaptation cinéma, et il n'était pas totalement faux de considérer Gwen Stacy comme un « vieux » personnage disparu depuis longtemps (elle meurt -désolé si je spoile quelqu'un qui voudrait se mettre aujourd'hui à lire l'intégrale de Spider-Man hein, mais vous ne devez pas être bien nombreux quand même- au début des années 70 dans les comics), qui ne parlerait que très peu aux spectateurs alors que Mary-Jane était le personnage féminin principal de la BD depuis près de 30 ans au moment de la sortie du film. Histoire de coller à l'actualité du comics, il n'était pas déraisonnable de sauter Gwen (oups) pour se rendre directement à l'essentiel (une rousse que tu tiens vaut mieux que deux blondes que tu auras) avec MJ (ce n'est que mon avis)(sur MJ)(et sur les rousses).

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Tout ça pour dire que j'aime les rousses que l'on pouvait se dire qu'au moins avec ce nouveau film on aurait quelque chose de plus proche des vraies origines du comics. Sauf que non, désolé, mais non. Dans l'esprit, j'ai trouvé l'adaptation de Raimi, malgré ses infidélités capillo-chromatiques, bien plus proche du comic que celle de Webb. Certes oui, on a voulu donner un coup de jeune, remettre dans un contexte plus actuel et moderne l'histoire de Peter Parker, mais moi ça m'a gêné aux entournures. L'histoire reliant les parents de Peter au docteur Connors par exemple, je l'ai trouvée très médiocre. L'idée de faire de Gwen l'assistante d'un pur génie scientifique (Connors donc) qui tient ce boulot comme un petit boulot d'appoint après le lycée, alors même qu'elle accède par ce biais à des recherches ultra-pointues et ultra sécurisées, m'a semblé un peu... comment dire cela... exagéré ? Capillo-tracté ? (oui, j'aime les mots composés commençant par capillo) portnaouaquesque ? (oui, parfois j'aime aussi inventer des mots improbables que pourtant vous comprenez)

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Mais pour en revenir à l'idée de fidélité au matériau d'origine (à savoir le comics créé en 1963 par Stan Lee et Steve Ditko), la principale chose qui m'a déplu, fortement déplu, carrément mis en colère limite que j'étais fielleux et chagrin (et là je ne parle même pas des 14 euros -14!!- qu'a coûté la place de cinéma en 3D salle Imax !!) en sortant de la projection, c'est que ce Peter Parker-là réussit en à peine plus de deux heures de film à dévoiler son identité à un nombre impressionnant de personnes ! Tout lecteur du monte-en-l'air sait que l'une des choses les plus importantes dans son existence de super-héros est et restera toujours (malgré une tentative hasardeuse durant l'épisode Civil War pour ceux à qui ça parle) de préserver son identité secrète, nom de Dieu de bordel de chiottes. Désolé je m'emporte. Combien de mésaventures tragiques, combien d'humiliations publiques, combien d'injustices déchirantes, de bons plans ratés, de gonzesses sacrifiées Peter a-t-il dû subir au cours de sa longue carrière de super-héros pour ne pas dévoiler qu'il se cachait sous le masque de l'Araignée ? (oui j'aime utiliser les vieux noms fancisés et abandonnés qu'on donnait avant à Spider-Man) C'est un des ressorts dramatiques du comic bon sang ! C'est un des traits de caractère et une des spécificités absolues de ce personnage merde zut alors ! Désolé, je m'emporte à nouveau. Fielleux et chagrin vous disais-je.

Non mais c'est vrai quoi. Spider-Man, même en version djeuns avec une coupe à la con façon Vivelle Dop qui le rend tellement plus cute aux yeux des gamines acnéiques, se doit, et c'est un impératif impérieux (oui, j'aime les pléonasmes par redondance), de préserver son anonymat. Sinon, ce n'est pas Spider-Man, c'est quelqu'un d'autre. Je ne sais pas, mais ce genre de « détail », ça aurait pu être utile d'en toucher un mot aux scénaristes. Je dis ça, je dis rien.

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Bon, je bavasse, je bavasse, mais concrètement j'ai presque oublié de vous dire que le méchant principal, le Lézard interprété par Rhys Ifans dans sa version humaine et par des images de synthèse un peu bof-bof dans sa version reptilienne est plutôt pas mal dans une des deux versions. Vous laisse deviner laquelle. Que les effets spéciaux liés plus spécifiquement à Spider-Man sont assez réussis même s'il faut être honnête, on ne s'en relèvera pas la nuit. Encore une fois, je n'ai pas été scotché comme il y a dix ans en découvrant le Spider-Man de Raimi virevolter au bout d'un fil. Mais ça c'est certainement parce qu'avec tous ces effets spéciaux de dingos on devient des enfants gâtés et qu'on ne sait plus apprécier ce qu'on a. Que Emma Stone est certes mignonne, mais qu'elle est blonde et ne porte pas de t-shirt mouillé (je veux dire dans le film, dans sa vie privée j'en sais rien). Et que c'est cool de voir de plus en plus souvent Irrfan Khan (le Docteur Ratha dans le film) au cinéma dans des grosses productions parce que c'est un chouette acteur. Allez stop, j'arrête là.

De toute manière, le film a marché, c'est un fait. Les gens sont retournés voir une histoire qu'ils avaient déjà vue, et en mieux, à peine quelques années auparavant. Je m'inclus dans la liste des moutons qu'on tond hein, pas de problème. Au point que des suites sont prévues pour les années à venir. Trois suites aux dernières nouvelles. Mais bon, là-dessus je ne m'avancerai pas trop, même le succès ne garantit plus un avenir pérenne de nos jours. Demandez à Sam Raimi tiens.


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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 09:47

 

Le 26 mars passait à Belfort une grande dame du jazz : Patricia Barber et son quartet. En tournée pour la sortie de son dernier album Smash, pour moi c'était l'occasion idéale de réaliser un de mes vieux rêves en allant la voir en live.

Je resitue rapidement Patricia Barber et mon histoire perso avec elle. Car oui, j'ai eu une histoire perso avec elle messieurs-dames. Une histoire purement artistico-musicale mais quand même, du genre qui marque. J'ai découvert Patricia Barber en 1998, par l'intermédiaire de mon ami Rémy. En ces temps reculés, nous partagions lui et moi nos découvertes et coups de cœur artistiques et n'hésitions pas à partir vaillamment à la découverte de nouveautés en tous genres. Alors que je lui faisais découvrir quelques comics parmi les plus cultes de ma collection, qu'on se refilait nos meilleurs dvd (une technologie qui en était à ses tous débuts ! Ça nous rajeunit pas tout ça), qu'on faisait quelques belles découvertes au cinéma (à quelle nostalgie en repensant à The Big Lebowski, le Sixième Sens ou encore Matrix vus ensemble …) et qu'on s'échangeait des romans qui nous avaient marqués, du côté musical on se retrouvait sur des valeurs sûres comme Eric Clapton. Pour ma part je l'ai remis à jour sur mon maître Leonard Cohen et lui m'a fait découvrir deux artistes en particulier : Tony Joe White (un autre de mes fantasmes de concert) et Patricia Barber (ça y est j'ai raccroché les wagons).

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Arpentant les lieux branchés et interlopes de Mulhouse, nous avions pris nos habitudes dans certains magasins de Hi-Fi haut-de-gamme qui nous permettaient régulièrement d'emporter nos propres disques pour les écouter sur leur matériel en démonstration. Et quand je dis haut-de-gamme je ne plaisante pas. Il y avait des installations de plusieurs dizaines de milliers d'euros à vous laisser baba. Et c'est là, avec à mes pieds des amplis et pré-amplis à ampoules de toute beauté, des enceintes plus grandes et plus larges que moi, que j'ai entendu pour la première fois s'élever la voix limpide de Patricia Barber. Je m'en souviens comme si c'était hier alors que ça date du millénaire passé. Un frisson incommensurable et un vrai uppercut musical : Too Rich For My Blood sur du matos qui vaut plusieurs fois mon salaire annuel. Une claque monumentale.

C'était décidé : si je n'aurais certainement jamais un tel équipement chez moi, j'irais au moins la voir chanter pour de vrai ! Je venais de l'entendre pour la première fois et je savais qu'elle était sur ma liste des choses à voir absolument avant de mourir. Depuis lors, j'en avais fait un fantasme et je rêvais d'aller un soir voir Patricia Barber donner un concert au fond d'un club de jazz de New-York.

Aussi, quand j'ai appris qu'elle passait à Belfort pas loin de chez moi, j'ai marqué un temps d'arrêt, le temps d'une hésitation. Et puis bien vite je décidai de remiser à plus tard la partie « au fond d'un club de jazz de New-York » pour prendre ce qu'il y avait à prendre : « voir Patricia Barber en concert », et bien m'en a pris. Ce qui ne veut pas dire que j'ai tiré un trait sur la partie remisée à plus tard, notez bien.

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Bon, maintenant que je vous ai bien saoulés avec mon histoire de vieux combattants qui n'intéresse que moi (et peut-être Rémy s'il lit encore ce blog), permettez-moi de vous toucher quelques mots de Patricia Barber. Moins connue que des stars comme Norah Jones, Lisa Ekdahl ou encore Diana Krall, elle n'en reste pas moins une des figures féminines majeures du jazz depuis les années 90. Pianiste géniale, elle a une voix absolument terrible. D'ailleurs c'est à mon humble avis son talent principal, tant elle ne se contente pas de chanter mais fait de son organe vocal un instrument à part entière. D'ailleurs pour illustrer mes dires, lors de son concert de Belfort il a fallu attendre pas loin d'une demi-heure pour entendre les premiers mots chantés, alors qu'elle donnait de la voix depuis le début, toute en sons, en onomatopées, en fredonnements musicaux...

Patricia Barber est une grande artiste (et pas qu'en taille), mais elle reste d'une simplicité désarmante. Elle arrive sur scène, se déchausse et s'installe pieds nus à son piano avant d'entamer son concert. Entre sourires, jokes, et moments de profonde concentration, elle est toute entière dans son art, dans sa musique, dans son univers. Un univers fait d'accords mais aussi de silences, de mots et de respirations, de notes et de vibrations. Accompagnée d'un bassiste, d'un batteur et d'un guitariste (respectivement : Larry Kohut, John Deitemeyer et John Kregor), c'est à un spectacle complet et vivant qu'elle convie ses spectateurs, presque en toute intimité, juste pour un moment de partage de quelque chose de beau.

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Écouter Patricia Barber c'est une expérience à part, c'est se déconnecter de la réalité pour plonger dans un monde tout entier fait de sons et de mélodies, où s'entremêlent instruments et voix pour ne faire plus qu'un. Je sais que le jazz ne plaît pas forcément à tout le monde, mais elle vaut la peine de prendre le temps de s'y essayer au moins un peu, au moins une fois. Je ne vous garantis pas que vous aimerez, mais je vous garantis que ça ne vous laissera pas de marbre.

Petite séquence nostalgie pour moi, je vous mets ici un lien pour écouter la sublime Too Rich For My Blood... bien entendu c'est la qualité de son de youtube sur un fond d'image fixe, mais n'empêche ça me dresse les poils quand même !


 
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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 15:12

 

Hier soir, le lundi 22 juillet passait en séance unique le film documentaire Springsteen & I, produit par Ridley Scott (qui a encore de bonnes idées de temps en temps). Séance unique pour ce film, mais à travers le monde entier, dans quelques 50 pays et 2000 cinémas participants à l'événement, dont une cinquantaine en France. J'étais dans l'un deux. Et quelle bonne idée ce fut là.

Réalisé par Baillie Walsh, ce documentaire ne raconte pas la vie privée du Boss, n'est pas une longue interview de la star, ne se veut pas une rétrospective exhaustive de sa carrière et encore moins un catalogue de chansons et d'albums. Bien entendu on voit des tonnes d'images d'archives, certaines récentes d'autres très anciennes, des documents publics comme privés, des extraits de nombreux concerts que ce soit dans de petites salles ou dans des stades immenses. Mais le concept du film n'est pas celui-là. Springsteen & I, c'est le Boss vu par ses fans. Des dizaines de témoignages, d'histoires, de tranches de vies, où les fans racontent leur lien avec Bruce. La façon dont sa musique imprègne leur vie, ce qu'il représente à leurs yeux, comment ils vivent leur relation avec cette star internationale du rock. Et si dit comme cela on pourrait craindre de se retrouver face à une accumulation de groupies décervelées qui hurlent leur amour inconditionnel, il n'en est finalement rien. Oui, il y a bien quelques témoignages de gentils doux-dingues qui vivent un peu leur vie par procuration à travers le phénomène Springsteen, mais ce qui l'emporte avant tout dans cette avalanche de confidences d'amateurs du Boss, c'est une formidable émotion, une énergie incroyable, un humour omniprésent, et un « spirit » commun assez enthousiasmant, convaincant et fichtrement séduisant. Ce qui revient très souvent dans les témoignages, c'est cette sensation d'être au centre des chansons de Bruce. Que le Boss s'adresse à nous et rien qu'à nous et nous parle de nous et rien que de nous, en tant qu'êtres humains et à tous les niveaux.

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Oui, clairement c'est une sensation de communion intime qu'on a devant le lien qui unit Bruce Springsteen et ses fans. Je crois sincèrement que ce film de fans peut vraiment plaire à n'importe qui, même si vous ne connaissez rien à la vie et l'oeuvre de Bruce Springsteen, tant il déborde de fraîcheur, de générosité et d'énergie. Mais je pense que pour quiconque aura déjà vu un concert du bonhomme, ce film et ce qui s'y dit prendront encore une profondeur supplémentaire. Avec cette impression que l'on comprend mieux ce qui est parfois difficilement descriptible et qui pourtant transpire de tous ces témoignages. En écoutant l'une ou l'autre de ces personnes on se dira inévitablement à un moment ou à un autre « je comprends exactement ce qu'il cherche à exprimer, j'ai vécu ou ressenti la même chose ». Certains m'ont fait sourire, d'autres m'ont fait réfléchir, d'autres encore m'ont ému ou franchement fait rire. Tous ont éveillé quelque chose chez moi. Et ça c'est très fort. Alors oui, on peut toujours se parer d'une bonne couche de cynisme et trouver ici ou là matière à se moquer, c'est d'autant plus facile quand on parle de passion, qui plus est de la passion des autres. Car ces gens se dévoilent, de manière assez impudique même parfois. Mais moi, qui pourtant suis un adepte assumé de l'ironie et du cynisme, j'y ai surtout trouvé de quoi m'enthousiasmer. De voir tous ces gens se livrer et afficher leur amour du Boss, ça m'a donné la banane. J'ai trouvé ce moment totalement inattendu et d'autant plus rafraîchissant de naturel et de sincérité.

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Pour ce qui est du film dans sa construction on a d'abord toute une série de témoignages entrecoupés d'extraits de chansons et de concerts qui se rapportent à des anecdotes bien précises, quelques personnages récurrents que l'on revoit plusieurs fois au cours du métrage (j'ai beaucoup aimé Jon qui raconte son expérience de gamin de neuf ans, le faux Elvis et son épouse, l'humour flegmatique de David ou encore l'ouvrier anglais qui raconte son périple à New-York), une tripotée d'images d'archives, pour finir par un extrait inédit de six morceaux issus d'un concert à Londres en 2012. Et à l'image des concerts de Bruce qui semblent ne jamais finir, il y a encore après cela un épilogue où l'on retrouve certains fans cette fois-ci en compagnie du Boss qui les rencontre après avoir vus leurs témoignages dans le documentaire. Tout cela passe bien et très vite malgré une durée plus que raisonnable du long-métrage, mais si je devais émettre un léger bémol il concernerait l'extrait assez long du concert de Londres. Bizarrement je ne l'ai pas du tout trouvé représentatif d'un concert de Springsteen. Visiblement tourné pendant un festival de rock, l'organisation ne devait pas être celle du Boss qui habituellement est au contact direct avec ses spectateurs, les touchant, les embrassant, les faisant monter sur scène régulièrement, parfois même se faisant porter à bout de bras dans la fosse (remember Bercy 2012 !!). Sur ce concert de Londres il y a un immense vide entre la scène et les barrières maintenant les spectateurs au loin, comme un cordon sanitaire coupant un peu l'échange entre Bruce et son public. J'ai trouvé ce choix de concert dommage, même si je comprends qu'avec le caméo de l'ex-Beatles Paul McCartney il y avait également un petit plus pas négligeable.

Mais bon, l'essentiel n'est pas là. Ce que je retiens du film, c'est avant tout que Bruce Springsteen est un type assez exceptionnel, et qu'il a en conséquence des fans assez exceptionnels eux-aussi. Je ne saurai trop vous conseiller de voir ce film, que vous soyez vous-mêmes fan du Boss ou non peu importe. L'énergie qui se dégage de Springsteen & I se suffit à elle-même.

365 Springsteen and i aff

 

 

(et pour le plaisir, le trailer officiel du film :)

 

 


 
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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 12:56

 

Non mais ça fait déjà quatre mois ?! Quatre mois que je n'ai pas posté de nouvel article ici ! Bon certes je continue en douce à mettre à jour ce que je lis, vois et écoute dans les petits modules prévus à cet effet (mais si regardez bien dans les marges du blog …), je donne même des avis rapides en quelques mots pour ce qui concerne les films et séries que je vois (il suffit de cliquer sur les affiches des films...), mais côté articles proprement dit ça a été le désert dans le coin...

Non pas que je n'en avais pas envie, mais croyez-le ou non, c'est avant tout un manque de temps qui m'a fait délaisser ces pages. Trop de boulot, trop de trucs à faire, et des circonstances telles que lorsque j'aurais eu un peu de temps devant moi pour rédiger un article c'est cette fichue inspiration qui pointait aux abonnés absents. En attendant j'ai continué vaille que vaille à beaucoup lire et à me goinfrer d'un tas de gourmandises télévisuelles et cinématographiques, me disant que j'arriverais bien un jour ou l'autre à causer plus en détail de tout ça ici. Mouais. Ben vu le retard accumulé va falloir se sortir les doigts hein.

Heureusement me voici avec deux semaines de vacances devant moi et une météo proche de la canicule, ce qui pour moi est synonyme de « rester tranquille à l'intérieur et pas bouger ». Ce qui revient à dire : tout le temps d'écrire. Reste plus qu'à se forcer un peu pour faire redémarrer l'inspiration (paraît que c'est comme un muscle : ça s'entraîne et ça s'entretient par l'exercice régulier). Je prévois quelques courbatures du cerveau et des phalanges pour les jours à venir. Mais on va tâcher de s'appliquer.

Take care guys, I'm back in business.

 

 

 

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