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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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Série(s) en cours

30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 07:52

Bon, dans cette dernière partie de bilan 2019 on va compliquer les choses, et de belle manière puisque je vous propose de passer aux séries. Alors, là c’est simple, avec tout ce que j’ai vu, et tout ce qui m’a plu, il m’était juste impossible de n’en garder que 5. J’ai donc scindé le thème « Séries » en deux parties : les « fins de séries » (et il y en a eu une pelletée en 2019), et les séries nouvelles ou en cours, et malgré ça j’ai dû fortement élaguer...

Séries : This is the End

La fin de série la plus attendue par moi, et qui est intervenue de manière un peu miraculeuse en 2019, c’est la conclusion qui a été apportée à Deadwood. Bon, en l’occurrence il s’agit d’un long téléfilm mais il vient apporter une fin à la série HBO qui avait été brutalement interrompue en 2006 après sa troisième saison, me laissant dans un état de frustration extrême. Alors cette fin tardive n’est pas exceptionnelle sur le fond, j’aurais tant aimé qu’on reparte sur une saison complète pour vraiment bien faire les choses, mais sur la forme ça avait quand même de la gueule puisque la quasi-totalité du casting d’origine était de retour (sauf le regretté Powers Boothe, évidemment). Justice a été rendue, partiellement et tardivement, à la série de David Milch, et c’est assez inédit pour être noté.

Un téléfilm pour enfin clore Deadwood, après une si longue attente...

Autre fin de série, qui était quant à elle attendue par une multitude de fans : la dernière saison de Game of Thrones, bien entendu, a marqué les esprits, et pas que positivement d’ailleurs. Un petit sentiment de « tout ça pour ça » que je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir, le foutage de gueule de l’épisode soi-disant le plus cher et le plus immersif de la saga, celui du combat des morts contre les vivants à Winterfell, où on ne voyait rien, ne comprenait rien et qui finit par accoucher d’une souris en lieu et place de sommet de la série, c’est ce que j’en retiens en premier lieu. Quant au pétage de plombs de la mère des dragons, et le choix de l’heureux postérieur qui s’est finalement posé sur le trône de fer, ça ne m’a pas tant énervé ou déçu que de nombreux fans hardcore. Mais je persiste à penser qu’il y avait matière à faire mieux comme conclusion.

Huitième et ultime saison de Game of Thrones, là où tout va se jouer...

On reste chez HBO avec la troisième et dernière saison de The Deuce. Qualitativement, narrativement, visuellement, c’était je crois l’une des séries les plus réussies et ambitieuses du moment. La fin est restée dans la lignée des deux premières saisons, et j’ai beaucoup apprécié que la série ose se remettre en question sur le fond en mettant l’une de ses principales héroïnes, interprétée par la magistrale Maggie Gyllenhaal, en proie aux doutes alors qu’elle avait toujours été, durant des années, sûre d’elle et d’une force inébranlable. Et puis j’aime ces fins qui se projettent loin dans l’avenir, pour nous faire voir ce que sont devenus les uns et les autres, un côté Six Feet Under qui fonctionne toujours sur moi…

Troisième et dernière saison de The Deuce, le destin des habitants de la 42ème rue se scelle.

Ah si on parle de série qui se projette loin dans l’avenir pour y planter sa conclusion, impossible de faire l’impasse sur The Affair qui a conclu les déboires sentimentaux de Noah, Helen, Alison et Cole avec sa cinquième saison. Autant je craignais qu’il s’agisse d’une saison de trop après la quatrième qui aurait largement pu servir de fin à la série, autant j’ai été surpris par l’orientation prise par l’histoire dans cette cinquième saison déroutante, et finalement convaincu par ce que j’y ai vu. Une belle fin, qui conclut une série hors-norme qui m’aura plu du début à la fin, même dans ses moments un peu moins forts, et qui aura su, ce fut sa plus grande force, nous faire aimer ses personnages, malgré leurs défauts et leurs imperfections. En jouant sur l’humain avant tout. Belle réussite que The Affair, sur un thème pourtant bateau et archi-revisité : l’amour. Pardon : les amours.

The Affair saison 5, la conclusion inattendue d'une série à part.

Et puis pour finir cette difficile sélection, comment ne pas parler aussi de la septième et ultime saison de Orange is the New Black ?! Là aussi, c’est sur l’humain avant tout que s’est construit le succès de cette série, et c’est en restant sur cette ligne principale que la dernière saison est venue mettre un point final à la série. On a pu parfois reprocher à la série d’être un peu mièvre pour une série sur le monde carcéral, même si personnellement je ne l’ai jamais considérée ainsi, mais pour le coup cette dernière saison est plutôt du genre « sans concession », je dirais même particulièrement cruelle avec un certain nombre de ses personnages qui connaissent des destins pas vraiment roses ni enviables. Et malgré tout, la série a réussi à conserver des moments d’humour qui contre-balancent avec efficacité et sans trop détoner, la gravité de ce qui arrive à bon nombre des héroïnes incarcérées. Une fin très réussie, émouvante, dure, convaincante.

Orange is the New Black se conclut avec sa septième saison, et tout n'est pas toujours bien qui finit bien...

Séries : to be continued...

Je vais commencer par une nouveauté, avec la première saison de The Boys, l’adaptation du comics ultra-trash sur le monde des super-héros de Garth Ennis et Darick Robertson. Aussi excité par l’annonce qu’inquiet du résultat, je craignais que la série n’édulcore trop le comics culte de ce taré d’Ennis. Et ça a été en partie le cas, pour tout ce qui est d’ordre sexuel surtout. N’empêche que la série reste bien gratinée quand même, et ça je ne peux m’en plaindre. L’adaptation au média télévisuel est vraiment réussie et on a gardé la violence et l’immoralité des personnages, ce qui est somme toute bien l’essentiel. Si vous avez trouvé ça hard et que ça vous a plu, je ne peux que vous conseiller la lecture du comics d’origine qui lui va encore bien plus loin. J’attends de pied ferme la saison deux, d’autant plus qu’elle a été annoncée comme encore plus trash. À conseiller à tous ceux qui veulent voir les super-héros d’un œil nouveau.

The Boys saison 1, un autre regard sur les super-héros...

Puisqu’on est dans les nouveautés restons-y, tout en changeant radicalement de genre, avec la première saison de Sex Education. Au départ je craignais un mix pour ados entre Sauvés par le Gong et American Pie (dans le thème comme dans le contexte, le rapprochement est indiscutable) mais en finalité on en est loin et le résultat est vraiment savoureux. C’est drôle sans être vulgaire, c’est malin et adulte dans le traitement tout en restant frais et à l’humour parfois potache, bref c’est un cocktail détonant qui aborde des sujets aussi bien légers que graves sans être ni moralisateur ni fataliste. C’est totalement inattendu et complètement réussi !

Le sexe une affaire d'adultes ? à voir dans Sex Education saison 1 !

Après les nouveautés, les vieilleries… Eh oui, « vieillerie » en parlant de Shameless US, parce que mine de rien elle est là depuis longtemps déjà. Je parle de la saison 9 (alors la dixième est déjà en cours), qui n’est pas n’importe quelle saison puisqu’elle marque le départ de Fiona et de Ian, deux piliers de la famille Gallagher. Avec les années, mon amour pour cette série hors-norme, qui une fois n’est pas coutume fait la part belle aux losers et aux laisser-pour-compte des States, ne s’est jamais démenti et je suis toujours aussi client de ce show qui mélange allègrement la comédie pure, les délires assumés, les états d’âmes qui font mal et les drames profonds. On nage dans le mauvais goût le plus total, et on le fait tel Frank le patriarche : sans la moindre honte. La neuvième saison ne fait pas exception à la règle : Shameless est définitivement une de mes séries cultes.

La famille Gallagher une dernière fois au grand complet dans la saison 9 de Shameless

Si on parle de mes chouchous, je ne peux pas ne pas évoquer mon Ray-Ray. La sixième saison de Ray Donovan et de toute sa famille de bras cassés revient avec un changement en profondeur, de décor (on passe sur la Côte Est) comme de statu quo (Ray n’est plus celui qu’il a été, tout a fichu le camp autour de lui depuis la fin de saison 5 cataclysmique). Terry et Bunchy prennent encore un peu plus de profondeur et le vieux Mickey, interprété par un Jon Voight qui marche sur l’eau depuis qu’il a décroché ce rôle sur mesure, reste incontournable pour sa dégaine improbable et ses réflexions hilarantes. Et la tante Sandy qu’on découvre dans cette saison envoie du bois elle aussi. Ray Donovan c’est simple, c’est mon péché mignon.

Ray Donovan peut régler tous vos problèmes. Tous, sans exception.

Et puis je terminerai par la série qui m’a séché aussi sûrement qu’un crochet au foie suivi d’un uppercut foudroyant : Chernobyl. Cette mini-série de HBO reprend le drame de l’accident nucléaire de Tchernobyl en avril 1986 et montre tout. On connaît tous cet événement sans précédent, mais en réalité on est très loin de s’imaginer le quart de ce qui s’est réellement produit à cette époque en ex-URSS. La vulgarisation des explications scientifiques de l’enchaînement de circonstances qui ont conduit à la catastrophe est vraiment parfaite : ni trop simplifiée ni trop compliquée pour qu’on parvienne à bien comprendre. Tout est expliqué et montré froidement, c’est sans concession et on n’en ressort pas indemne, car c’est à la fois affligeant et glaçant. Ce n’est pas une série qui va vous remonter le moral en période de spleen, mais c’est indéniablement la série-choc de l’année 2019. Incontournable.

Chernobyl, la mini-série choc la plus glaçante de l'année.

Eh bien voilà, j’ai joué le jeu en ne gardant que 5 propositions par thème pour ma sélection de l’année en ce qui concerne les séries, mais je peux dire que le choix n’a pas forcément été facile à faire, et j’ai ainsi dû laisser sur le côté bien des séries qui auraient mérité un petit coup de projecteur…

Et si vous avez des conseils ou coups de cœur à partager, n’hésitez pas à me le dire en commentaire !

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