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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 07:01

"L’homme qui vivra 1000 ans est déjà né…"

Ça n’est pas moi qui le dis. Ça n’est pas non plus l’entrée en matière d’un de ces bouquins de Science-Fiction que j’affectionne tant.

Ce sont les mots de Laurent Alexandre, l’auteur de cet essai, La Mort de la Mort, dont je vais vous parler aujourd’hui, et sur lequel j’ai des tas de choses à dire. (Vous êtes prévenus, ça va être un poil long !! )

 

Laurent Alexandre, c’est un sacré client serais-je tenté de dire. Si vous ne le connaissez pas déjà, laissez-moi vous en faire une petite présentation rapide (et donc forcément partielle). Docteur en médecine, il est chirurgien urologue. En parallèle de ses études de médecine, il a également suivi une formation pour obtenir une Maîtrise en Administration des Affaires en HEC. Puis il a intégré l’ENA. Rien que ça. Premier enseignement : c’est pas la moitié d’un con.

Laurent Alexandre par Olivier Ezratty

Mais il ne s’est pas contenté d’aligner les études et diplômes prestigieux, le bonhomme est également plutôt doué en affaires, jugez plutôt : il a été l’un des deux cofondateurs du site médical le plus consulté en France, Doctissimo. Jackpot lors de sa revente en 2008. Il se lance alors dans une société de séquençage d’ADN (DNAVision) présentée aujourd’hui comme un des leaders européens en la matière. Écrivain et essayiste, il publie de nombreux ouvrages qui font parler d’eux et se classent régulièrement dans les très bonnes ventes. Depuis les années 2010, il connaît une forte présence médiatique, puisqu’outre sa participation à de nombreuses émissions télévisées et sa bonne maîtrise des réseaux sociaux qui lui permettent d’être très suivi aussi bien sur Twitter que sur Youtube, il signe également des chroniques très régulières pour L’Express, Le Monde, We Demain, FigaroVox, Valeurs actuelles, Causeur et depuis 2019 sur Europe 1.

 

La recette du succès ? Une grande capacité de vulgarisation scientifique, un ton vif et des prises de position fortes, et une science de la polémique consommée et assumée.

Car Laurent Alexandre ne s’exprime pas à demi-mots quand il a quelque chose à dire, et ne fait pas vraiment dans le politiquement consensuel, ce qui lui vaut d’ailleurs son lot d’opposants voire de détracteurs acharnés.

Doctissimo, un jackpot à la revente : 139 Millions d'euros...

Moi-même j’ai du mal avec certaines facettes du personnage : son affichage ponctuel avec des politiques d’extrême-droite (il a donné des cours à l’ISSEP, l’école de Marion Maréchal, et participé à la rentrée politique de Marine Le Pen en 2019), et de droite conservatrice (invité à la Convention de la droite par LR, essai co-écrit avec Jean-François Copé sur L’Intelligence Artificielle et ses conséquences sur la démocratie occidentale) a de quoi faire tiquer, bien que politiquement il se présente lui-même comme un opposant à ces courants (il se classe comme un libéral volontiers macroniste, avec un positionnement social de centre-gauche et économique ultra-libéral)(je me permets d’ajouter qu’il doit être un adepte du grand-écart facial !!). Indéniablement certaines de ses thèses et prises de position séduisent la droite et l’extrême-droite, pourtant les choses ne sont pas aussi simples et évidentes qu’on veut bien le croire. Si certaines idées de Laurent Alexandre ont du succès auprès des conservateurs, d’autres cependant vont totalement à contre-courant des principes de la droite « dure » : son engagement pour la PMA par exemple, et plus encore sa position favorable à la GPA.

Irritant, il sait l’être également quand il prend parti contre Greta Thunberg d’une manière assez violente (et pas très classe faut bien le dire), et son combat contre les collapsologues de tout poil fait qu’on le catégorise régulièrement parmi les climatosceptiques, alors que lui-même s’en défend.

 

Bref, Laurent Alexandre est tout sauf un type facile à résumer en quelques mots !

Laurent Alexandre et Jean-François Copé se sont penchés ensemble sur les effets possibles de l'IA sur la Démocratie.

Mais je trouvais important de le présenter un minimum avant de parler de son bouquin, histoire de vous donner (peut-être) certaines clés de lecture au passage. Personnellement, ce type me fascine pour plusieurs raisons : son intelligence manifeste, son discours direct et sa manière d’expliquer clairement son point de vue, sa puissance de raisonnement et sa science du positionnement « poil-à-gratter », qui sait argumenter et contre-argumenter. Pourtant sa collusion ponctuelle avec l’extrême-droite, certains avis tranchés que je ne partage pas du tout et une forme de rigidité très apathique qu’il peut avoir me font garder une certaine réserve autant qu’ils éveillent ma curiosité à son égard.

 

J’en arrive (enfin !) à son livre.

 

Dans La Mort de la Mort, l’auteur avance des idées fortes. Principalement celle-ci : selon lui, l’homme va connaître un accroissement phénoménal de sa longévité dans les décennies qui viennent. Il annonce aussi que la médecine va radicalement se transformer, grâce aux nouvelles technologies, à l’informatique, à la génétique, à l’intelligence artificielle, à la nanotechnologie. Que l’on va passer d’une médecine générale à une médecine individuelle, d’une médecine de soins à une médecine de prévention (voire de prévisions !). Il pronostique une telle avancée dans le domaine des sciences appliquées à la santé au cours du XXIème siècle, que selon lui l’homme va être capable bientôt de prolonger son existence bien au-delà des limites que lui impose actuellement la Nature.

 

En abordant cet aspect, il ne peut éviter de parler d’un sujet qui personnellement me passionne, celui du transhumanisme, et même un concept encore plus poussé, le post-humanisme. Le transhumanisme késaco ? C’est grossièrement un mouvement aussi bien intellectuel que culturel, qui prône l’usage de la technologie et des sciences pour améliorer la condition de l’être humain. Qu’il s’agisse de ses capacités physiques ou cognitives. Le post-humanisme va encore plus loin, puisque cette fois il s’agit d’élargir le concept de « condition humaine » et de « conscience » au-delà de l’unique espèce humaine, en l’ouvrant notamment aux machines, robots, intelligences artificielles, mais aussi aux clones et autres cyborgs.

On pourrait se croire en pleine SF, mais les avancées récentes, en matière d’IA notamment, sont telles que ces sujets deviennent de moins en moins théoriques et de plus en plus concrets.

Dans la série Westworld de HBO, on s'interroge beaucoup sur la place des IA : une machine consciente est-elle vivante ?

La manière d’aborder ce point qu’adopte Laurent Alexandre m’a véritablement paru pertinente et intéressante. A priori, le transhumanisme est un mot qui fait un peu peur, et il y a fort à parier que si l’on fait un sondage d’opinion du type « êtes-vous pour ou contre la sélection génétique ? » ou encore « êtes-vous pour ou contre l’amélioration des capacités physiques et mentales par des greffes robotiques, mécaniques ou électroniques ? » il y aurait une forte majorité de « contre ».

L’un des arguments classiques qu’on entend souvent à ce propos, c’est qu’il est amoral de choisir les caractéristiques de son enfant sur catalogue, et qu’il faut laisser faire la nature, le hasard. Dit comme ça, cela semble évident. Et pourtant…

Laurent Alexandre nous propose de modifier l’angle de notre point de vue, et de dégrossir notre réflexion générale en abordant des cas très concrets et très précis. Et on se rend compte que dès lors, la réponse n’est plus aussi évidente qu’elle n’y paraît au départ.

 

Exemple simple : la détection de la trisomie 21 au niveau embryonnaire. Dès lors qu’on décide de ne pas garder des embryons porteurs de cette malformation, on fait de la sélection génétique. Est-ce mal ? (j’aurais tendance à répondre non à cette question)

Dès lors qu’on accepte le principe en ce qui concerne la trisomie, qu’en serait-il si la science était capable à coup sûr de détecter des embryons porteurs de gènes qui mèneront à d’autres pathologies plus ou moins graves ? Serait-il mal de vouloir éviter à son enfant d’avoir une malformation cardiaque ? Un problème de reins ? Un cancer du côlon ? Une dyslexie ? Un bec de lièvre ? (j’utilise là sciemment des exemples totalement divers et farfelus pour lesquels il n’existerait pas forcément de détection possible à l’état embryonnaire, mais c’est dans le cadre de l’expérience de pensée autour du transhumanisme). Serait-ce bien ou mal ? Qu’est-ce qui serait moralement acceptable ou non ? Où devrait se situer la limite ? Où placerait-on le curseur de la gravité s’il s’agissait d’un critère de décision ?

 

Tout de suite, vous en conviendrez, la réponse devient moins évidente que dans le cas d’une question d’ordre plus général…

Le logo du mouvement transhumaniste.

Un autre argument qui, j’ai trouvé, fait mouche, c’est quand Laurent Alexandre nous explique la manière dont évolue actuellement notre patrimoine génétique. Depuis quelques décennies, disons à la louche un siècle, les progrès de la médecine ont permis de s’affranchir de nombreux problèmes de santé qui du temps de nos ancêtres lointains se seraient à plus ou moins court terme avérés fatals. Depuis qu’on a inventé les lunettes de vue, la myopie n’est plus aussi handicapante qu’auparavant. (Et là je me permets un très court aparté pour vous rediriger à l’occasion vers La Fabrique du Crétin Digital de Michel Desmurget qui vous explique que les nouvelles technologies favorisent énormément les problèmes de vue dès le plus jeune âge…)

Idem pour les diabétiques qui peuvent se soigner plus ou moins facilement grâce aux injections d’insuline. Ou ceux qui ont du cholestérol, de l’hypertension, … ou de tous ces petits bobos qui ne nous semblent plus si graves de nos jours, tant le nombre de personnes atteintes est grand et tant les traitements de ces affections sont courants et faciles d’accès.

Séquençage ADN, thérapies géniques : jusqu'où doit-on aller pour préserver notre patrimoine génétique ?

Les gens qui ont ce genre de problèmes de santé vivent aujourd’hui beaucoup plus longtemps et presque aussi normalement que les autres. Et peuvent ainsi favoriser la dispersion dans la population des gènes défaillants responsables de ces handicaps et défauts physiques. Là où la sélection naturelle chère à Darwin (et à Laurent Alexandre) aurait permis de contenir la trop grande propagation de ces gènes défaillants, la médecine moderne a au contraire favorisé leur multiplication. Si bien qu’un nombre de plus en plus élevé de gènes défaillants se voient transmis de générations en générations, avec pour conséquence un patrimoine génétique de plus en plus dégradé. C’est un discours qui passe mal car il est facilement assimilable à de l’eugénisme, avec tout ce que ce concept comprend de dérangeant et de borderline, il n’en reste pas moins factuel et décrit une réalité préoccupante. Car le cours des choses va plutôt dans le sens de l’amplification du problème, ce qui à terme pourrait s’avérer dramatique. Et qui pourrait même du coup, inciter à recourir à cette fameuse sélection génétique tant décriée par ailleurs, dans le seul souci de la préservation d’une espèce humaine à peu près viable génétiquement…

Vous le voyez, très vite quand on entre un peu dans les détails, on touche à des sujets compliqués et clivants, générateurs de polémiques mais franchement pas dénués d’intérêt. De là à vous dire ce qu’il faut en penser je ne sais pas du tout, mais soulever la question me paraît pour le moins pertinent et utile...

Cœur artificiel, sentiments factices ?

Là j’ai axé mes exemples sur l’aspect génétique, mais on peut développer de la même manière la réflexion sur le sujet de l’amélioration, ou de l’augmentation du corps humain. Les cellules souches par exemple, et tout ce qui pourrait en dériver si on laisse encore une fois extrapoler un peu notre imagination. Si la médecine s’avère capable un jour de « fabriquer » de quoi réparer un organe, voire même un membre complet du corps humain, s’agirait-il d’une bonne chose ou non ? Si votre gamin a le cœur défaillant et que la science permet de le remplacer par un organe artificiel, refuseriez-vous cette solution pour une question morale ? Si vous souffriez vous-même d’insuffisance rénale sévère, qui vous obligerait à être sous dialyse de façon répétée, contraignante et handicapante, mais qu’un rein artificiel soit un possible recours à votre maladie, vous permettant de retrouver une vie « normale », refuseriez-vous ce type d’opération sous prétexte que « c’est la vie, c’est le destin, on ne doit pas aller contre ? ». La greffe existe déjà dans un certain nombre de cas, mais reste une opération compliquée et implique un traitement anti-rejet très lourd, à vie et à l’effet pas forcément garanti à longue échéance. Si une solution plus artificielle permettait de tout simplifier et d’obtenir de meilleurs résultats, faudrait-il l’interdire parce que cela ne serait pas « naturel » ? La personne ainsi « réparée », ou « améliorée » aurait-elle perdu de son humanité par l’ajout ou le remplacement d’éléments organiques par des parties mécaniques et artificielles ? Qu’en serait-il d’un bras, d’une jambe entière ? Vaut-il mieux être un manchot naturel qu’un cyborg à deux bras ? Et si l’on accepte ce genre d’ajouts, de prothèses, ou pour le dire d’une façon plus provocatrice de « pièces de rechange », devrait-on fixer une limite maximale au-delà de laquelle on serait « trop » artificiel et plus assez « naturel » ?

Autrement dit, l’humanité d’une personne se mesurerait-elle, se calculerait-elle en fonction d’un pourcentage d’éléments naturels dans la composition de son corps ?

Et si l’on considère à l’extrême que c’est la conscience et non pas le corps qui définit le caractère humain d’un être, pourrait-on imaginer qu’un humain soit totalement désincarné, puisse disposer de plusieurs enveloppes corporelles, puisse jouir d’une jeunesse physique éternelle ou pourquoi pas soit incarné dans un corps totalement artificiel ? Si la composante physique de l’être s’avère être complètement sous contrôle et interchangeable, modifiable, réparable, renouvelable à l’infini, bref si notre esprit s’affranchissait des contraintes physiques, aurait-on le droit, serait-ce « bien » et souhaitable de pouvoir défier, et même vaincre définitivement la mort ? Resterions-nous encore des humains ? Deviendrions-nous des dieux ?

Le flic cyborg de Robocop (1987) est-il encore un homme ou seulement une machine ?

Vous le voyez, dès lors qu’on pousse un peu la réflexion, on peut à la fois entrer dans des questions très terre-à-terre (que ferait-on si on était concerné par ce type de possibilité ?) et en même temps très vite toucher à des concepts presque métaphysiques voire complètement philosophiques.

Et moi je trouve cela passionnant. Je n’ai bien entendu pas de réponses toutes faites à ces questions, mais je trouve qu’aborder le sujet de cette manière permet de vraiment nous faire réfléchir au problème, et s’avère bien plus intéressant et constructif que de repousser l’idée d’un revers de la main par des arguments un peu faciles du type « de toute façon ce n’est pas possible, ça n’existe pas » ou de refuser d’entrer dans des exemples concrets. L’évolution des sciences et de la médecine est telle, qu’il n’est plus du tout aussi fantaisiste que cela de s’imaginer qu’un jour tout ça soit matériellement possible et faisable. La question à se poser sera alors : si l’on peut le faire, doit-on le faire ?

 

À ceux qui seraient tentés d’avoir une réponse trop rapide et définitivement négative, je me permets juste de faire remarquer que peut-être, il y a même de fortes probabilités d’ailleurs, vous-mêmes êtes déjà des humains « augmentés » ! Vous portez des lunettes ou des lentilles, ou vous avez subi une opération de la rétine au laser ? Vous avez été technologiquement et artificiellement « améliorés » ! Idem pour votre grand-mère si on lui a posé une prothèse du genou ou de la hanche, pour votre père qui a eu un implant dentaire, pour le cousin qui a un pacemaker depuis sa dernière attaque… En ce qui me concerne je n’ai plus de glande thyroïde depuis 2017 et je suis dépendant de ma dose quotidienne d’hormones synthétisées que j’avale chaque matin. Bref, la science pallie déjà la défaillance de mon corps « naturel ». Entre avaler un cacheton tous les jours ou me faire poser une « thyroïde artificielle » si c’était possible, je choisirais personnellement et sans l’ombre d’une hésitation la seconde solution.

La thyroïde, une si petite glande qui génère une si grande dépendance...

Vous pouvez le constater, on a très vite mis un doigt dans l’engrenage de cette affaire-là… et quand on prend la peine de s’y attarder un peu et d’y réfléchir plus en profondeur, on s’ouvre à des concepts et des questions qui très vite nous dépassent !

C’est justement cela que je trouve particulièrement passionnant dans le transhumanisme et de manière plus générale, dans la manière dont on définit notre condition humaine.

 

Bien entendu dans son essai, Laurent Alexandre pousse parfois le bouchon un peu loin. Par exemple il se demande ce qu’il en serait de la Sécu, du travail, de la retraite si on pouvait prolonger ainsi indéfiniment notre existence. Ce n’est pas inintéressant, mais c’est quand même un peu too much je trouve ! Mais cela démontre encore une fois le côté hyper-pragmatique du bonhomme, qui n’est pas pour me déplaire.

 

Alors pour en finir avec ce bien trop long article qui, j’en suis sûr, aura démotivé nombre d’entre vous et depuis longtemps d’en terminer la lecture, je résumerais ce que j’ai à dire sur ce bouquin de la manière suivante.

Oui, Laurent Alexandre est un personnage haut en couleurs et pas toujours aisé à définir avec précision, au potentiel clivant indéniable, et aux prises de position parfois polémiques. Mais ce n’est pas pour autant le premier zozo venu, et qu’on soit d’accord ou pas avec ses opinions, il faut lui concéder qu’il sait présenter, expliquer et argumenter ses idées, ce qui, en soi, est toujours profitable pour un débat, quel qu’il soit.

Oui, il n’hésite pas à aborder en profondeur des sujets compliqués et sensibles, au risque de choquer ou de provoquer des réactions parfois extrêmes.

Mais il traite de choses vraiment très intéressantes et universelles (dans le sens où elles touchent aussi bien l’humanité dans sa globalité que chaque être individuellement), et le fait en apportant des informations scientifiques dont il se sert comme base à ses propres extrapolations (critiquables il va de soi). Et qu’on soit de son avis ou pas sur la possible évolution de l’homme du XXIème siècle, son livre a cet avantage de nous inciter à nous poser des questions profondes sur nous-mêmes personnellement, comme sur l’humanité et ce qui la définit. Les pistes de réflexion qu’il ouvre sont toutes réellement passionnantes et c’est justement pour cette raison que je ne peux pas m’empêcher de vous conseiller la lecture de cet ouvrage.

 

Quelle que soit la conviction avec laquelle vous en sortirez (personnellement ça m’a plutôt éloigné de mes convictions trop définitives en relativisant beaucoup de choses), ce livre vous permettra à coup sûr d’approfondir vos connaissances et votre jugement sur les sujets qu’il développe.

La Mort de la Mort, de Laurent Alexandre

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commentaires

Chelmi 12/11/2020 18:29

Salut Stéph ! :)
Je me demandais où j'avai sdéjà entendu parler de ce type...
Et c'est sur l'excellente chaine Youtube ThinkerView: https://www.youtube.com/c/thinkerview/videos
Dans cette vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=9iuBVin9oOk&ab_channel=Thinkerview

Si tu ne connais pas cette chaine YouTube, je t'invite a t'y ballader, il y a plein d'interviews super intéressantes dans plein de sujets divers. :)

Stéph 13/11/2020 10:41

Merci pour le tuyau Chelmi, je regarderai l'interview !