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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 16:52

Samedi soir à Montbéliard, à l’Atelier des môles, Manu Lanvin and the Devil Blues sont venus mettre le feu. Faut dire qu’avant qu’ils arrivent il faisait déjà une chaleur d’enfer, mais alors après le passage du « Diable » sur scène, c’était carrément la fournaise !

 

Pour moi ce soir-là, c’était découverte intégrale. Je dois confesser que je n’avais jamais entendu parler de Manu Lanvin* and the Devil Blues. Le tuyau venait de Philippe (un routier-siffleur accessoirement mélomane qui a plutôt bon goût question musique puisque c’est déjà par son intermédiaire qu’on avait découvert les fabuleux Mountain Men) qui avait rencardé ma frangine sur le concert de Montbéliard. Et Marie, non contente de m’avoir déjà offert un super concert à Paris il y a quelques jours de ça, nous avait donc pris deux billets en mode découverte.

 

Évidemment en infatigables bourlingueurs des scènes de l’Est, Corinne (une double-mamie qui n'en a pas l'air) et Philippe ont été de la partie aussi, d’autant qu’eux connaissaient déjà. Et je les comprends : un concert de Manu Lanvin & the Devil Blues non seulement ça marque, mais on en redemande.

 

Moi sur ce coup-là, je me suis laissé totalement faire. Les premiers sons que j’ai entendus de ce groupe ont été les premières notes qu’ils ont envoyées ce soir sur scène ! J’y suis allé en aveugle (en sachant quand même vu les références annoncées que ça risquait fortement de me plaire) et j’ai donc tout découvert en direct.

 

Le Diable est dans la place...

Aussi je ne vais parler ici des morceaux qui ont été joués, ne les connaissant encore pas suffisamment pour ça**, mais ce que je peux en dire c’est que malgré ce qu’on m’en avait dit je ne m’attendais pas à ce que j’ai vu (et entendu). Comment décrire ce concert ? c’était un concentré d’énergie pure, un shoot d’adrénaline pour quiconque aime le blues et le rock, un festival de guitare électrique, du bon gros son qui emplit tout l’espace, de la dynamite en chansons quoi !

 

Ce n’est pas forcément évident d’être embarqué à ce point dans un concert dont on ne connaît ni le chanteur ni les chansons, et pourtant, impossible de résister à l’ambiance survoltée que Manu Lanvin et ses musiciens font déferler depuis la scène et dans la salle. D’ailleurs Manu Lanvin n’hésite pas à descendre jouer directement au milieu des gens plusieurs fois pendant le concert, armé de sa gratte magique. Et tant pis s’il n’a pas de micro les gens le suivent et chantent avec lui. Le gars ne lésine pas et on sent qu’il donne tout ce qu’il a à chaque chanson. Il te balance morceau après morceau quasiment sans pause, avec une énergie folle et un enthousiasme carrément communicatif. C’est d’ailleurs amusant de le voir trempé jusqu’aux os de sueur envoyer riff après riff et bouffer littéralement le micro, alors que son acolyte Nicolas Bellanger reste d’un stoïcisme à toute épreuve à la basse ! Calme et droit mais pro jusqu’au bout le bassiste ! Quant au batteur, là aussi grosse claque : Jimmy Montout*** casse la baraque (et une ou deux baguettes en passant aussi) et complète avec charisme ce trio qui fout le feu à la scène. Parce qu’ils ne sont peut-être que trois, mais qu’est-ce qu’ils envoient ! Ils compensent très largement la quantité par la qualité !

Le visuel du l'album Blues, booze & rock'n'roll

Le visuel de l'album Blues, booze & rock'n'roll

C’est peut-être parce que je suis en train de lire l’autobiographie du Boss en ce moment et les chapitres où il raconte ses concerts du début dans des petites salles chauffées à blanc comme celle de samedi, où il donnait absolument tout ce qu’il avait comme il continue à le faire des dizaines d’années plus tard devant des stades entiers, mais la ressemblance dans le style et dans l’engagement m’ont sauté aux yeux comme une pure évidence. J’ai vu samedi soir chez Manu Lanvin la même soif, le même besoin, la même envie, le même impératif du type qui vit à travers sa musique, les mêmes qu’on voit et ressent chez Springsteen. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle.

 

Bref, je pensais que ça me plairait, mais c’est au-delà de ça. Je ne comprendrais jamais comment c’est possible que des mecs avec un tel talent brut qui déborde de partout ne soient pas plus connus. Sûr que ça ne va pas tarder pour eux !

En fait c’est une expérience hors-normes, et je ne peux que vous conseiller d’aller voir Manu Lanvin & the Devil Blues sur scène. Si vous aimez le rock, le blues et la guitare, vous allez forcément les aimer.

Que dis-je ? Les adorer !

 

* oui, oui, il s’agit bien d’un des fils de Gérard.

** quoique, il y a une reprise ou deux que tout le monde connaît, comme Gloria de Van Morrison, mais aussi du Clapton ou du Hendrix...

*** dans le genre à fond dans son truc il ne fait pas semblant non plus : il y a des morceaux où je l’ai à peine vu ouvrir les yeux, et croyez-moi, ça n’était pas parce qu’il roupillait, du tout !

De gauche à droite : mézigue, Corinne, Manu Lanvin, Philippe & Marie

Allez pour la peine je vous mets un petit lien trouvé sur youtube pour écouter Blues, Booze & Rock’n’Roll, un morceau qui déménage !

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commentaires

Marie H. 09/05/2018 18:25

Merci pour cet article. Et contente que ça t'ai plu (autant qu'à moi !) :-) A refaire donc !!!!! ;-)

Stéph 09/05/2018 21:17

Et je ne suis pas seul : Nathan et Tom adorent et chantent "dou dou dou dou dou dou..." en se brossant les dents :o)