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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 06:50

Il est des livres qui vous poursuivent. Littéralement dans ce cas précis. Je m’explique…
Ce bouquin, Les Voies d’Anubis de Tim Powers m’a été offert en 2001 par quelqu’un qui compte beaucoup pour moi, mon ex-collègue et ami Rémy. Et honte à moi, je n’ai réussi à le lire qu’en 2009 !! Pourtant je l’ai traîné avec moi dans beaucoup d’endroits avec pour but de le lire, il a ainsi traversé l’Atlantique et s’est fardé 4500 bornes de route dans l’Ouest américain, connu plusieurs séjours à Aix-en-Provence, mais rien n’y a fait, il restait obstinément au fond de mon sac sans que je n’arrive à m’y mettre sérieusement. Une fois pourtant j’avais entamé le prologue, qui est à mon sens tant bardé de noms complexes, de personnages non-identifiés et de dialogues imbitables que j’avais abandonné lâchement ma lecture, convaincu que je reprendrais sous peu mais sachant bien que le livre attendrait à nouveau un laps de temps indéterminé avant de revenir à mon programme…
Et donc quand je suis passé à mon opération « cette année je lis plus de romans », automatiquement m’est revenu à l’esprit Les Voies d’Anubis, qui a donc bien fini par passer à la casserole ! Ça y est Rémy, si t’as un autre bouquin à me faire lire c’est bon, je suis prêt !!

 Les Voies d’Anubis est considéré par pas mal de connaisseurs comme une référence en matière de roman de SF / Fantastique et en effet dans les thèmes abordés je n’ai pas été déçu : on côtoie pêle-mêle dans cette histoire des magiciens sanguinaires, un lycanthrope, des voyageurs temporels, des dieux égyptiens, des esprits qui changent de corps, des monstres mutants… et un clown sur échasses. Et ce dernier n’est pas des moindres.
Comme je le disais plus haut, le prologue est très difficile à lire, on n’y comprend rien et les termes employés sont à ce point obscurs qu’on est tenté de se dire qu’on a mieux à faire que de lire des trucs dont on ne pipe pas un mot sur deux. Honnêtement je pense que ce prologue ne peut que nuire à la lecture du roman car non seulement il décourage celui qui aborde ces pages par simple curiosité « pour voir », mais en plus il n’a aucun effet intrigant sur le lecteur, ni le moindre intérêt par rapport à un quelconque développement plus tardif dans le roman. Mais si vous passez le cap (que vous pouvez même carrément sauter pour les moins courageux) de ce prologue soporifique, dès le premier chapitre on aborde l’histoire par une narration de facture bien plus classique, agréable à lire et débarrassée de toute l’incompréhension des premières pages. On suit dès lors Brendan Doyle, professeur de littérature au physique anonyme et sans âge, spécialiste de la poésie anglaise du XIX siècle et plus particulièrement du poète méconnu William Ashbless. C’est à ce titre qu’il est contacté par J. Cochran Darrow, un érudit milliardaire qui a la réputation peu sérieuse d’être un iconoclaste versé dans l’ésotérisme, les croyances et les shamaneries de toutes sortes. Ce dernier lui dévoile son grand projet : il a trouvé le moyen de voyager dans le passé et propose à Doyle de lui servir de guide à lui et ses amis (plusieurs autres très riches hurluberlus qu’il a convaincu de financer son projet de voyage littéraire temporel) dans l’Angleterre victorienne au cours de leur voyage de quelques heures et pendant lequel ils iront assister à une conférence de Coleridge
D’abord pas convaincu du tout, Doyle tente l’expérience et contre toute attente les voyageurs se retrouvent bel et bien dans le Londres de 1810 !! Évidemment, c’est lors du retour que les choses vont se gâter pour Doyle qui se voit enlevé par un sorcier gitan patibulaire qui l’empêchera de prendre la « porte » qui devait le ramener au XXème siècle…
Dès lors, prisonnier du passé, Doyle va devoir se débrouiller pour trouver non seulement un moyen de retourner dans son époque, mais aussi de subsister dans ce Londres inhospitalier où pourtant il ne semble pas être le seul « échappé du temps » puisqu’une personne insaisissable se promène ça et là dans la foule en sifflotant l’air de Yesterday des Beattles !!!
Les pérégrinations de Doyle vont le mener de surprise en surprise, et il va vite se retrouver au beau milieu d’un conflit entre les deux troupes de mendiants qui se partagent la ville… ce qui ne sera que le début d’une longue course-poursuite émaillée de rebondissements, d’action et de suspense.

Vraiment je comprends pourquoi ce roman est considéré comme une référence en la matière, tant il est dense, aussi bien en thèmes chers au genre Fantastique (le voyage dans le temps, la lycanthropie, la magie noire –oubliez Harry Potter-, l’interversion des esprits entre deux corps), qu’en personnages forts et charismatiques (le clown, le docteur Romany, Doyle, le géant). Le style est riche, la narration trouve le juste milieu entre dynamisme et sobriété ce qui lui confère du reste l’attrait d’un classique instantané du récit de voyage dans le temps (j’avoue avoir un faible pour ce thème). Et bien qu’on voit parfois quelques rebondissements arriver c’est pour mieux se laisser surprendre par ceux qu’on n’a pas du tout anticipés, d’autant que le suspense est gardé jusqu’à la toute fin de ce qu’il advient du personnage principal.

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas lu un roman de ce style, ça m’a rappelé furieusement les années lycées où j’ai écumé les romans et nouvelles d’A.E. Van Vogt, Philip K. Dick et autres Aldous Huxley. Car je range sans hésiter Les Voies d’Anubis auprès de ses glorieux aînés. Si le style vous parle, allez-y c’est du très bon !

248 voies anubis

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commentaires

Marie 21/05/2010 17:11



ah et pitié, pas de Musso, il y a tellement d'autres livres à lire... Du Marc Lévy par exemple !!! Crr crr crrr, joke inside...



Stéph 21/05/2010 20:18



De toute façon je peux pas. J'ai piscine.



Marie 21/05/2010 17:09



Je ferais le même parallèle que toi avec AE Van Vogt, mais aussi avec certains romans de Dan Simmons (un de mes auteurs favoris entre tous)... J'ai bien aimé cette lecture, effectivement, ça m'a
rappelé un certain style de livre que je n'avais pas lu depuis très longtemps (de la bonne science fiction, quoi !). Le début est plutôt lourd et indigeste, mais il ne s'agit que de quelques
pages, et ensuite tout devient relativement plus limpide et plus accrocheur.


Une petite remarque globale : au vu de tes articles, tu es très bien entouré par de nombreux amateurs de lectures écléctiques de qualité (je le sais pour en avoir lu une partie et je te
fais confiance pour le reste !), pas de mauvaise recommandation alors ? (si on met de côté l'Enchanteur... ;o) )



Stéph 21/05/2010 20:17



Oui, ça a un côté old school sans l'être totalement non plus. Moi j'ai apprécié, mais ça peut ne pas plaire à tout le monde.

Des mauvaises recommandations ? bah je suis plutôt bon public moi, ce qui n'est put-être pas vraiment la qualité première pour écrire des critiques j'en suis conscient.
Mais je n'ai pas non plus aimé tout ce que j'ai pu lire l'an passé, peut-être y aura-t-il prochainement des exemples plus nets... faut juste me laisser le temps d'écrire les articles   (fini le temps des notes quotidiennes...)



myriam 21/05/2010 14:41



Je plaisantais bien sûr (quoi qu'il se joue aussi des allers-retours !) ! Heu, sinon, je ne te conseille pas de lire Musso.



Stéph 21/05/2010 15:43



venant de toi, je prends ce conseil très au sérieux ... c'est promis, pas de Musso !!



myriam 20/05/2010 21:45



Ooouuh, là, je ne suis pas sûre de te suivre... ça me fait trop penser à du Guillaume Musso !  ;-)



Stéph 21/05/2010 14:17



Je n'ai jamais lu du Musso donc je ne peux pas dire si ça y ressemble... mais j'ai comme un doute quand même ...



Spooky 20/05/2010 14:17



Décidément je ne fonctionne pas du tout comme les autres...


A moi aussi ce roman a été très tôt et à de multiples reprises recommandé. Ma tentative de lecture remonte à pas mal d'années maintenant, et le vague souvenir que j'en garde est celui d'une
lecture confuse, incompréhensible. peut-être me suis-je tout simplement arrêté au prologue inutile et abstrus dont tu parles... Allez, je te promets de retenter une lecture un de ces quatre,
peut-être en sautant le prologue, histoire de savoir si je suis réellement passé à côté de quelque chose de grand lors de ma première tentative...



Stéph 21/05/2010 14:16



Pour moi le prologue est vraiment d'une lourdeur prononcée, mais dès qu'on passe au démarrage de l'histoire ça se lit beaucoup mieux (attention toutefois, au début ça cause littérature et poésie
anglaise du XIXè, tu ne tombes pas tout de suite dans un suspense haletant) et très vite, dès le saut dans le temps en somme, j'étais bien pris dans l'histoire.