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  • : de la Pop Culture, un peu d'actualité, pastafarismes et autres petites choses...
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Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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Série(s) en cours

 

26 décembre 2005 1 26 /12 /décembre /2005 17:00
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24 décembre 2005 6 24 /12 /décembre /2005 18:04

Comme la période s’y prête, je me suis dit qu’un conte de Noël tombait bien.
Mais voilà, tant qu’à faire, autant essayer d’en trouver un qui ne soit pas commun, histoire de sortir des sempiternels Père Noël, cadeaux, rennes et traîneau …

Alors voici un authentique conte de Noël. Authentique car il s’agit d’une histoire tout ce qu’il y a de plus véridique …

Dans l’après-midi du 24 décembre 1999, dans le lit d’une chambre d’un hôpital d’Albuquerque (Nouveau-Mexique, USA), une femme se réveille. Elle se réveille seule, après une longue période de coma. Seize ans de coma. Quelques seize années auparavant, un problème était survenu lors de l’accouchement de son troisième enfant qu’elle n’a jamais vu. Elle a sombré dans le coma et ne s’était plus réveillée depuis lors.

Et voilà que cette veille de Noël, elle se réveille. Elle s’est endormie à 26 ans, elle en a 42 quand elle rouvre les yeux. Elle avait des enfants en bas-âge et s’apprêtait à devenir pour la troisième fois jeune maman, et elle se réveille avec 3 adolescents de 19, 17 et 16 ans.

Encore plus incroyable : elle ressort de ce coma sans séquelle grave. Elle peut parler, n’a pas perdu la mémoire, et a conservé ses facultés motrices, seul la faiblesse de ses muscles l’empêche de se lever ! C’est 16 ans après l’avoir quittée qu’elle peut enfin retourner vivre dans la maison familiale.

Partout dans le pays on annonce un « miracle de Noël », les américains sont friands de ce genre d’histoires. Mais pas la femme en question. Elle est d’origine Sioux, et malheureusement pour Hollywood qui en aurait certainement fait un beau téléfilm de Noël, elle n’est absolument pas chrétienne.

Ça compte quand même comme conte de Noël dites ?

 

 

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23 décembre 2005 5 23 /12 /décembre /2005 10:50

Autant le dire d’entrée, ce film est plutôt déconcertant. Du moins l’a-t-il été pour moi qui m’attendais à voir tout autre chose. Il est présenté un peu partout comme le nouveau western à voir, et sa bande-annonce ultra-cut laissait à penser que le film est bourré d’action à la sauce texane, que ça va défourailler sec et qu’on aura à peine le temps de souffler entre les poursuites à cheval et les confrontations de cow-boys bien virils.

Tout faux. Bande-annonce complètement à côté de la plaque.
En lieu et place de poursuite à cheval, on a droit à un long cheminement dans le désert rocailleux à dos de mules, et en guise de duel aux revolvers, c’est à une confrontation psychologique et à de profondes introspections des personnages qu’on a à faire.
Et passée la surprise, ce n’est finalement pas plus mal. Le ton est dur, cassant, sans concession dans ce film où le rythme est celui d’un pays où le soleil brûle la peau, où l’aridité se ressent au travers de la pellicule.

Melquiades Estrada (Julio Cedillo, acteur que je ne connaissais pas du tout jusqu’alors) est un clandestin mexicain travaillant comme vacher au Texas. Mike Norton (Barry Pepper, très convaincant dans un rôle difficile qu’il tient parfaitement) est un garde-frontière fraîchement muté dans le coin qui essaie de compenser sa morne vie de couple avec Lou-Ann (January Jones, jusqu’ici plutôt présente dans des films pour ados style American Pie) par un zèle teinté de violence dans son travail.
C’est au cours d’une de ses rondes qu’il tue Melquiades. Se rendant compte de sa bavure, il laisse le corps aux chacals et au soleil, sa hiérarchie passant l’incident sous silence. Mais c’est compter sans l’ami de Melquiades, Pete Perkins (Tommy Lee Jones, cow-boy bourru et buriné), qui a décidé de trouver le coupable. Quand il découvre le fin mot de l’histoire, et comprenant que le shérif local ne fera rien pour rendre justice au clandestin mort, Pete enlève Mike et l’entraîne avec lui dans un long périple vers le village natal de Melquiades où il compte enterrer son corps (qui est donc lui aussi du voyage).
S'en suit une prise d'otage assez inédite, sous forme de parcours initiatique pour ses deux protagonistes : Mike le lâche caché derrière un uniforme et Pete le vieux bourlingueur un peu fêlé qui veut rendre un dernier hommage à son ami mort pour rien.



Là où on attendait Tommy Lee Jones dans le premier degré et l’action un peu basique, on trouve un artiste complet (co-producteur – réalisateur – comédien) qui sait donner de la nuance à son histoire, qui ménage un rythme lent mais consciencieusement maîtrisé et parfaitement adéquat. Il se permet même d’intégrer à son récit de savoureuses ironies du sort (la relation entre Melquiades et Lou-Ann, la vie de Melquiades au Mexique).

Alors effectivement le film est lent, voire même se traîne un peu, mais à bien y réfléchir quoi de plus normal : par 40°C sous le soleil on ne va pas courir dans tous les sens. S’il peut s’agir d’un défaut aux yeux de certains (surtout ceux qui s’attendaient à un film d’action non-stop), je le prends plutôt comme la volonté de Jones d’affirmer un caractère cohérent au film et de rester fidèle à l’histoire qu’il a écrite. Tommy Lee Jones a décroché pour son rôle le prix d’interprétation masculine à Cannes, mais il aurait aussi bien pu revenir à Barry Pepper qui signe là une prestation de tout premier ordre.
Trois Enterrements
est donc un film à voir, à condition d’accepter son rythme et son approche peu commune du genre pourtant ultra-rebattu par ailleurs qu’est le western.

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22 décembre 2005 4 22 /12 /décembre /2005 16:06

Ah, voilà une série humoristique récente et très réussie. Elles ne sont pas si courantes que ça il faut dire.

En dehors de Manu Larcenet, il y a peu d’auteurs qui sachent me faire rire de bon cœur dans la BD franco-belge d’aujourd’hui. Les maîtres en la matière datent tous d’il y a quelques temps. Si je ne résiste pas au Astérix de Goscinny et Uderzo, au Gaston Lagaffe de Franquin, aux délires d’un Gotlib ou aux franchouillards Bidochon de Binet, de nos jours je ne peux guère citer que quelques albums de Larcenet (La Légende de Robin des Bois par exemple) et la série des Pauvres Aventures de Jérémie de Riad Sattouf qui me fassent franchement marrer.

Que ce soit ses déboires sentimentaux dans le tome 1 Les Jolis Pieds de Florence, ou ses vacances délirantes dans le tome 2 Le Pays de la Soif, Jérémie est un loser attachant qui partage avec ses copains loufoques des aventures drôlesques (oui j’aime bien utiliser des mots qui n’existent pas parfois). Le tome 3 Le Rêve de Jérémie, dans lequel il s’installe avec sa nouvelle petite amie bourrée aux as tout en fantasmant sur un club échangiste du coin de sa rue, est un peu en-dessous des deux premiers opus, mais demeure un bon moment de lecture tout de même.


Reste à espérer que les prochains tomes reviendront au niveau des premiers, mais pour l’instant si vous cherchez une BD amusante, fraîche et moderne, Les Pauvres Aventures de Jérémie est une série de premier choix.
En tout cas, moi je suis client.

Ça peut faire une bonne idée de cadeau pour Noël, il vous reste 2 jours...

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21 décembre 2005 3 21 /12 /décembre /2005 14:43


« Un Premier Ministre ? C’est un airbag pour Président de la République. »

Jean-Pierre Raffarin, ex-premier ministre de la France d’en-haut.

 

 

 

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20 décembre 2005 2 20 /12 /décembre /2005 12:57

Ça y est : la StarAc 5, c’est fini. Et ce n’est pas trop tôt.

Il faut savoir que j’ai un certain contentieux doublé d’un lourd passé avec cette émission, du coup je risque de ne pas être parfaitement objectif à son sujet. Avant toute chose, je suis honnête, en 5 ans j’avoue avoir regardé des émissions de la StarAc, ou plutôt des morceaux d’émission. Je ne sais même pas exactement pourquoi d’ailleurs, parce que ça ne m’a jamais plu. Par curiosité, par bêtise, par lâcheté, par hypnotisme, par désespoir, parce qu’il n’y avait rien d’autre, parce qu’on m’a obligé, par moquerie, par voyeurisme ? Certainement un peu de tout ça, mais pas toujours tout à la fois non plus hein ! Donc j’assume tout à fait la part d’hypocrisie et d’incohérence en moi quand je dis que c’est vraiment pas très bon alors qu’il m’est arrivé de la regarder quand même.

Dans mon ancien appart, mes voisins étaient de fervents amateurs de variété populaire et du journal de Claire Chazal. C’est donc tout naturellement qu’ils sont devenus de purs accros de la Star Académie dès la toute première émission en 2000. En gros ça se passait ainsi : tous les samedis ou vendredis soirs (selon la journée de retransmission du fameux prime-time), tous (je dis bien tous) les voisins du 1er étage (c’est-à-dire l’étage du dessus) se donnaient rendez-vous dans le salon de l’appart du milieu (c’est-à-dire pile au-dessus de mon salon). Ils montaient le volume du téléviseur à un niveau qui ne laissait aucun doute sur la puissance des petits hauts-parleurs intégrés des télés Sony, et chantaient à tue-tête à la moindre chanson, ou au pire en cas de chanson en anglais ou de paroles un peu compliquées, se contentaient d’accompagner de « lalala » du plus bel effet. Cris de fans et applaudissements compris à chaque début et fin de chanson, cela va sans dire. Est-il utile d’ajouter que les murs et planchers étaient aussi bien insonorisés que s’ils avaient été en papier mâché ?

Vous vous dites certainement que j’exagère un peu, que je noircis le tableau … eh bien je peux vous assurer que non. J’avais vraiment des voisins débiles, c’est la pure vérité. Et il y en avait même un sacré nid au premier. C’est du reste la principale raison qui m’a décidé à déménager.

Depuis, je garde comme qui dirait une certaine aversion pour la Star Académie, qui en plus d’être une émission plutôt bas de gamme, a eu un vrai impact négatif sur l’univers musical des enfants et ados, cibles privilégiées de ce genre d’émission. Les apprentis-chanteurs sont complètement formatés pour entrer dans un moule pas franchement à mon goût. Je ne dis pas qu’ils chantent mal, qu’ils chantent des conneries, je m’en fiche pas mal et je préfère ne pas les attaquer sur ce plan. Et d’ailleurs si tant de personnes aiment la StarAc, c’est qu’il y a certainement une part de talent derrière la machine médiatique, qu’il ne soit pas à mon goût n’est qu’anecdotique.

Non, le reproche principal qu’on peut faire à la StarAc selon moi, c’est de fabriquer à la chaîne des jeunes chanteurs qui se ressemblent tous. Et comme ils trustent tout l’espace médiatique, on finit par entendre toujours la même chose. D’infinies mini-variations sur un thème ultra-étriqué. Ça fait bien longtemps que je n’écoute plus de musique à la radio pour cette raison, et la StarAc n’a fait qu’aggraver la situation je trouve. Au point que le cercle vicieux est en train de se refermer en ce moment, la machine tournera bientôt en vase-clos. En effet, regardez l’âge moyen des candidats à la Star Académie : entre 17 et 20 ans pour la grande majorité. C’est-à-dire ceux-là même dont les goûts musicaux ont été formatés étant ados par les toutes premières émissions de la StarAc ! Leurs références musicales c’est Jenifer et Nolwenn !
Bref, la Star Académie se nourrit de Star Académie, elle fonctionnera en totale autarcie dans quelques années.

Bonjour la diversité. Bonjour la culture musicale. Bonjour TF1.

 

 

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19 décembre 2005 1 19 /12 /décembre /2005 11:18

Sous ce titre un peu bizarre se cache un de mes grands énervements de ces derniers temps. Je veux parler de la déclaration à la presse d’un des experts-psychologues de l’affaire d’Outreau.
Monsieur Viaux, auteur de l’ouvrage éthique et pratiques psychologiques dans l'expertise (amis de l’ironie bonjour) et expert auprès de la cour, pour expliquer ses erreurs d’expertise sur les déclarations des enfants de l’affaire de pédophilie a déclaré « Quand on paye des expertises au tarif d’une femme de ménage, on a des expertises de femme de ménage » (NdS : l’heure d’expertise est facturée 15 €).
Alors lui, rien que pour ça, je le nomme co#?!&# de l’année (et pourtant il y a eu de la concurrence à ce niveau de la compétition !).

D’abord cette phrase à elle seule en dit long sur l’idée que ce fin psychologue se fait des personnes qui ont un boulot de femme de ménage.

Ensuite du point de vue strictement formel, et parce que tant qu’à faire je ne vais pas me priver du plaisir de pinailler (chacun ses plaisirs n’est-ce-pas ? et en plus ça me donne l’occasion de placer le mot pinailler), notre fin psychologue semble ne pas être très au courant des tarifs en vigueur chez les bêtes travailleurs de la « France d’en-bas » comme dirait l’autre. Ce salaire dont ce monsieur se plaint, est loin de ce que gagne une femme de ménage. Pour info, le SMIC horaire s’élève de nos jours à 8,03 € brut, et le salaire moyen d’une femme de ménage en France en 2005 est de 1489 € brut.
Donc ces 15 € horaires pour lesquels il n’a pas daigné faire un travail sérieux, et bien il y a des gens, beaucoup de gens, qui triment comme des cons pour en gagner au mieux la moitié. On ne les entend pas beaucoup se plaindre au journal de 20 heures ceux-là, ils auraient pourtant de quoi !!

Enfin, le fin psychologue démontre par cette seule phrase tout son talent et ses compétences. En face de lui, sur le banc des accusés, il avait 13 innocents injustement enfermés, à l’honneur bafoué et aux vies totalement détruites. Et ce type, bien à l’aise dans son costard d’expert de la cour ne trouve rien de mieux à dire que ça !
« Vous avez été enfermés 3 ans, on vous a accusés du crime des plus horribles, vous venez de traverser l’enfer sur terre et vous vous plaignez ?! Mais que devrais-je dire moi, qui suis payé 15 malheureux euros de l’heure ?!! Un peu de tenue voyons mes pauvres amis ! »
Voilà ce que cette phrase voulait dire, voilà ce que j’aurais entendu si j’avais été à la place des accusés.

Je sais que parfois ça peut faire mal au cul, mais quand on se trompe aussi lourdement, la meilleure des choses à faire, c’est au moins de l’admettre. Mais sortir des excuses vaseuses, et pire encore, essayer de se faire passer pour une victime dans ce cas, c’est de l’indécence pure et infiniment méprisable.
Je ne critique pas l’expertise en elle-même, je ne sais pas ce qu’elle vaut, et je n’ai aucune compétence en la matière de toute manière. Et j’admets bien volontiers que l’erreur est humaine, que personne n’est tenu d’être toujours parfait. Mais un tel comportement, ça me dépasse. Si l’erreur est peut-être compréhensible (ceci je ne peux en juger moi-même), le comportement est inadmissible.

Des excuses auraient été la moindre des choses. Un minimum de décence également.

Voilà, j'arrête là, je me suis suffisamment énervé tout seul pour aujourd'hui.

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16 décembre 2005 5 16 /12 /décembre /2005 16:41

Ces derniers jours a eu lieu l’épilogue de la fameuse affaire d’Outreau. 17 personnes accusées de pédophilie en réseau organisé, dont 13 avaient été injustement mises en causes. 13 personnes dont la vie a été bouleversée définitivement par plus de 3 ans d’emprisonnement préventif pour certains, une vie sociale, professionnelle, familiale et sentimentale totalement détruite par cette instruction cauchemardesque. Sans parler du suicide en prison d’une 14ème personne qui n’aura pas supporté cette erreur judiciaire. Ou de cet homme relaxé qui dit que sa mère en est morte de chagrin.
Par ici pour avoir toute la chronologie de l’affaire.

Outreau est vraiment une affaire qui a défrayé la chronique, et qui a tourné au désastre. Aujourd’hui que la vérité est enfin connue, on cherche évidemment un coupable. C’est le juge d’instruction Burgaud qui est montré du doigt quasi-unanimement. Et au-delà de la personne, la vox populi (ou du moins ceux qui s’en disent l’écho) réclame une réforme de la Justice, qui impliquerait à l’avenir la responsabilité personnelle du juge dans ce genre d’affaire.
Difficile de se prononcer « à chaud », alors que le chaos autour de cette affaire règne encore dans les esprits.

Je ne suis pas juriste, je n’y connais pas grand-chose en droit, mais il me semble que cette question dépasse la stricte « compétence technique » en la matière. Car on touche là aux règles qui font qu’une société « fonctionne » correctement ou non.
Personnellement, je ne suis pas favorable à ce genre de réforme. Un juge est un homme, et l’homme n’est pas infaillible. D’autant plus qu’il y a tant de facteurs différents qui interviennent dans des affaires de ce type, que de vouloir ne dégager qu’un seul et unique responsable me paraît illogique et … injuste. Dans le cas d’Outreau, pourquoi ne pas parler aussi des autres acteurs qui ont tous leur part de responsabilité (à des degrés divers, selon leur implication et leurs interventions au cours de l’instruction) ? Les enquêteurs, les experts de toutes sortes ? (je pense particulièrement aux psychologues et psychiatres, ce sera d’ailleurs le sujet d’une prochaine note)
Et n’oublions pas tout de même ce qui est à la base de cette effroyable erreur : le mensonge. Le mensonge des enfants, de certains témoins, et des accusés effectivement coupables, qui a complètement faussé l’approche de l’instruction qu’auraient dû avoir le juge et la police.

Si reproches et sanctions il doit y avoir, elles doivent être à plusieurs niveaux selon les degrés de responsabilité de chacun. Et concernant le juge, elles ne doivent pas porter sur une « erreur de jugement », notion bien trop subjective (et finalement trop humaine tout simplement) à mettre en évidence, mais sur et seulement sur d’éventuelles « fautes professionnelles ».
Si le juge a délibérément décidé par exemple (simple hypothèse d’école de ma part) d’ignorer un témoignage à décharge des accusés, s’il a volontairement instruit uniquement à charge et a donné des directives aux enquêteurs pour ne pas explorer les aspects pouvant jouer à la décharge des accusés, alors oui, sanction il doit y avoir à son égard, car il s’agirait de négligences voire de fautes professionnelles graves et avérées.

Ceci dit, sans en être parfaitement certain, je crois bien que ce que je dis là est déjà prévu par la législation et en vigueur. À ma connaissance l’incompétence et la faute professionnelle sont sanctionnables dans toutes professions, y-compris chez les magistrats.
Mais désigner le juge Burgaud comme l’homme sur qui toute l’erreur repose me gêne, ce serait substituer une injustice par une autre injustice selon moi. Et hurler avec les loups m’a toujours inquiété, d’autant que parmi ceux qui appellent aujourd’hui au lynchage du juge on en retrouve qui appelaient aussi au lynchage des affreux pédophiles d’Outreau au début de l’affaire …

Ce que je trouve dommage, c’est qu’on est toujours très prompt à chercher le responsable de tous les maux de la terre, mais qu’on est largement moins vif et enclin à discuter des solutions à apporter sur le fond.
Si on réduisait un peu la charge de travail et de responsabilités qui repose sur les épaules d’un juge d’instruction par exemple ? On pourrait imaginer (et j’ai déjà entendu cette proposition ça et là dans des débats d’idées) que pour des instructions aussi lourdes et pour des faits aussi graves que dans le cas d’Outreau, que ce soit une « équipe » de juges d’instruction qui officient. Plusieurs regards avisés valent toujours mieux qu’un seul, et peut-être éviterait-on aussi l’écueil et la faute professionnelle d’une instruction à sens unique (à charge ou à décharge, peu importe). On a moins de risques statistiquement de se tromper à plusieurs que seul non ? (tout en sachant et en acceptant qu’en dehors des sciences exactes, point d’erreur zéro)

Alors oui bien sûr, ça nécessiterait plus de moyens, et le temps n’est pas à la dépense publique … mais on a la Justice qu’on se donne les moyens d’avoir.

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15 décembre 2005 4 15 /12 /décembre /2005 17:48

« Il ne faut pas brûler la peau de l’ours avant de l’avoir vendue »

Abdeslam Ouaddou, footballeur dans l'équipe de L1 de Rennes.
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14 décembre 2005 3 14 /12 /décembre /2005 18:15

Avengers est une des plus anciennes séries régulières de Marvel. Stan Lee et Jack Kirby l’avaient lancée en 1963, du temps du renouveau des super-héros. L’équipe regroupait alors Iron-Man, Thor, Hulk, Ant-Man (devenu très vite Giant-Man) et The Wasp, qui n’allaient pas tarder dans les tous premiers épisodes à retrouver le corps congelé du Captain America (Avengers vol.1 #4) de la seconde guerre mondiale, qui avait été conservé en état d’hibernation depuis lors. Cap allait devenir très vite le leader incontesté et la véritable âme de l’équipe, qui connaîtra des dizaines de compositions différentes au fil du temps. Le nombre de héros qui sont ou ont été Vengeurs un jour est impressionnant.
Mais la série Avengers était devenue trop classique, pour ne pas dire vieillissante. En comparaison avec les X-Men et leurs constants relaunchs, ou avec l’univers Ultimate, foisonnant d’idées et tout neuf, Avengers faisait figure de dinosaure.
Pour son 500ème numéro, Marvel a donc décidé de frapper un grand coup, et a pour ce faire donné carte blanche au scénariste à succès Brian Michael Bendis (Torso, Ultimate Spider-Man, Powers, Daredevil, …) et au dessinateur vedette David Finch (Ultimate X-Men, Aphrodite IX, New Avengers, …) afin de redorer le blason terni des Vengeurs, et faire redécoller les ventes.
C’est donc au #500 que débute la saga « Chaos », dernière aventures des Vengeurs. Et elle démarre très fort : au terme du premier épisode de ce story-arc qui en compte quatre, Scott Lang alias l’Homme-Fourmi II est déchiqueté dans une explosion causée par un Valet de Cœur zombifié, l’hôtel mythique des Vengeurs est détruit par une attaque de robots Ultron et Miss Hulk réduit littéralement en miettes le synthézoïde Vision devenu bizarrement fou. Rien que ça.
Et ça ne s’arrête pas là : dès le #502 une armada Kree s’en prend à une équipe des Vengeurs renforcée par tous ses membres réservistes. Dans cette bataille, c’est Clint Barton, le très charismatique et adulé héros Œil-de-Faucon qui perd la vie en se sacrifiant pour ses amis, avant que les Krees ne disparaissent aussi inexplicablement qu’ils étaient apparus.
C’est dans le #503 enfin qu’on apprend qui se cachait derrière tout cela : Wanda Maximoff, alias la Sorcière Rouge, pilier de l’équipe et membre de très longue date des Vengeurs (elle rejoint l’équipe dans Avengers vol.1 #16 de mai 1965). Mutante capable d’influer sur les probabilités grâce à la « magie du chaos », elle peut virtuellement tout faire, et Wanda avait peu à peu sombré dans la folie et la schizophrénie depuis qu’elle avait accouché de jumeaux qui s’avérèrent des émanations inconscientes de son pouvoir immense et non pas ses véritables enfants.
Elle ne s’était jamais totalement remise de ce choc, et ses coéquipiers n’avaient pas remarqué sa lente descente vers la dépression et la folie. C’est avec l’aide du Docteur Strange que les Vengeurs parviennent à maîtriser la Sorcière Rouge, tout en découvrant sa dernière victime, son amie et mentor Agatha Harkness ; avant de la confier à son père (qui n’est autre que Magnéto), dans un état catatonique.



C’est dans Avengers Finale, un maxi-épisode de janvier 2005, sur lequel plusieurs artistes collaborent (dont Alex Maleev ou Steve Epting), que l’aventure des Vengeurs connaît son terme. Avec plusieurs membres tués, les survivants anéantis par la révélation de la trahison de leur amie, décident de dissoudre officiellement l’équipe des Vengeurs. La série Avengers s’arrête , 42 ans après son premier numéro.
Avec cette dernière saga cataclysmique des Vengeurs, Marvel et Bendis parviennent à l’effet voulu. Les épisodes finaux de Avengers ont été très largement suivis et commentés, le comic a fait une percée dans les ventes (dépassant les 100 000 exemplaires, devant Uncanny et Ultimate X-Men, ce qui est exceptionnel pour Avengers) et le scénario a causé un vrai choc aux fans.
La Sorcière Rouge une traîtresse passe encore (d’autant que c’est sa folie qui l’a poussée à agir), Vision détruit pourquoi pas (un robot ça peut se reconstruire, ce qui lui est déjà arrivé du reste), mais la vraie polémique c’est la mort des héros, et en particulier celle d’Oeil-de-Faucon.
Clint Barton a de tout temps été le contre-poids de Captain America. Le chien fou, le mauvais garçon, la tête brûlée parfaite. Il était un personnage culte des Vengeurs. Et bon nombre des fans reprochent à Bendis de n’avoir voulu faire qu’un « coup scénaristique », ni plus ni moins, pour qu’on parle de lui. Honnêtement, c’est mon avis aussi.

D’abord pour la façon assez expéditive, minable et illogique dont est mise en scène la mort d’Oeil-de-Faucon.
Pour un personnage de ce rang, c’est limite. Et ce qui me conforte dans ma conviction, c’est le traitement qu’en fera Bendis par la suite. Passé l’épisode de sa mort, on n’en parle quasiment plus, et ce décès ne servira finalement pas l’histoire (qui continue dans la toute nouvelle série New Avengers). Je veux dire par là qu’il n’a aucun impact en soi sur l’évolution des autres personnages de l’équipe.
Quand dans Amazing Spider-Man, Gwen Stacy meurt à cause du Bouffon Vert (dans Amazing Spider-Man vol.1 #121 de juin 1973), c’est un cataclysme pour Peter Parker qui sera marqué à vie (on le ressent encore dans les épisodes actuels, plus de 30 ans après !).
Quand Jean Grey meurt (dans Uncanny X-Men #137 de septembre 1980), Scott Summers et toute l’équipe sont durablement traumatisés, et subissent de vraies répercussions sur leurs vies et leurs personnalités. Répercussions qui seront les moteurs du scénario des épisodes suivants, s’étalant parfois sur plusieurs années.

Ici, malgré l’importance et tout le background du personnage qui vient de disparaître, rien.
Bendis ne traite pas du tout cet aspect des choses et c’est bien dommage, car il s’ôte lui-même tout l’impact, l’importance et la cohérence que son histoire aurait pu prendre dans la vie des Vengeurs.

OEil-de-Faucon est mort, et il est mort pour rien. Pourtant les héros ne devraient jamais mourir en vain.

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