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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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13 janvier 2006 5 13 /01 /janvier /2006 17:38

2005 a été l’année de deux films à grand spectacle qui ont bien plus de points communs qu’on ne pense à première vue. Les films auxquels je pense sont King Kong et La Guerre des Mondes. Je me suis amusé à faire un petit comparatif.

King Kong et La Guerre des Mondes sont deux films qui ont le même but : en mettre plein la vue du spectateur. Et l’un comme l’autre tient ses promesses. Techniquement ils sont très travaillés, truffés d’effets spéciaux parfaits en tous points : crédibles et impressionnants à la fois. Le nec plus ultra.
Dans les deux cas il s’agit de remake de vieux films mythiques, qui ont marqué l’inconscient collectif et évidemment contribué à poser certaines bases des genres qu’ils représentent. Le King Kong d’origine date de 1933 alors que La Guerre des Mondes au cinéma remonte à 1953, mais le roman de H.G. Wells de 1898 avait déjà connu une première diffusion à succès sous forme de fiction radiophonique en 1938 par Orson Welles.

À la barre de ces deux blockbusters hollywoodiens, on retrouve des réalisateurs exceptionnels. La méga-star et ultra-bankable Steven Spielberg, et le multi-oscarisé et couronné de succès pour sa monumentale trilogie tolkienne, Peter Jackson. Ils ont tous les deux déjà signé des films cultes dans leurs genres (les SDA, E.T., les Indiana Jones, Bad Taste, etc…) et ont décidé de s’attaquer à des monuments de leur jeunesse, des films qui ont modelé leur univers cinématographique.
Leurs films mettent en scène des icônes du cinéma fantastique. Le gorille géant et les tripodes destructeurs pilotés par des martiens, s’imposent comme des classiques des films de « monstres » (les tripodes, bien que mécaniques, possèdent toute la sauvagerie et la puissance d’un King Kong, et incarnent tout autant –sinon plus encore- la peur aux yeux des frêles humains).

Fallait pas énerver Kong !

Dans les deux histoires, les protagonistes principaux vont évoluer pour changer du tout au tout. Ann Darrow (Naomi Watts), tout d’abord victime sacrifiée et prisonnière du simien géant, va s’y attacher et finir par nouer une relation complice avec lui. Ray Ferrier (Tom Cruise), père inconstant et inconsistant va devenir pleinement responsable et adulte (au point de choisir à un moment entre ses enfants, ou encore tuer de sang froid un homme pour protéger sa fille).
Les deux longs métrages nous proposent des scènes d’anthologie : King Kong qui combat trois tyrannosaures simultanément, la sortie de terre du premier tripode géant, la fuite du troupeau de diplodocus, les plaines ensanglantées jonchées de ruines et de végétaux extra-terrestres, l’attaque de King Kong dans la salle de spectacle, la scène de cache-cache dans la cave entre l’œil mécanique et les survivants terrorisés…
Mais ils ne sont pas non plus dépourvus de défauts : la fin de La Guerre des Mondes est tout de même très décevante avec sa happy-end qui semble plus que déplacée (tout le monde est sauf, tout le monde se retrouve dans la joie, plus aucune trace des attaques extra-terrestres). Et j’ai été passablement bassiné par le ballet sur glace de Ann et Kong en plein Central Park ou encore les fameux échanges belle-bête ponctués de « c’est merveilleux » (surlignés au marqueur fluo pour qu’on comprenne bien surtout) en regardant le coucher de soleil sur l’horizon lointain (d’abord sur l’île, ensuite à Manhattan). On a connu plus fin.

Bref, beaucoup de points communs donc. Pourtant je dois avouer une nette préférence pour La Guerre des Mondes. Si les deux films se valent du point de vue spectaculaire, celui de Spielberg a éveillé en moi quelques petites choses en plus.
Quand je vois King Kong en action dans sa jungle je suis scotché. C’est très bien foutu, c’est fun et les images sont hyper-crédibles.
Mais quand je vois surgir du sous-sol et tout détruire sur son passage le premier tripode de Spielberg, je peux aussi dire que je suis scotché à mon siège tellement les images sont bluffantes, mais en plus j’ai sérieusement la trouille. Spielberg a su recréer cette même angoisse sourde que lorsque je regarde Les Dents de la Mer par exemple. Non seulement on s’en prend plein les yeux et les oreilles (d’ailleurs la bande son est extraordinaire et participe à hauteur égale avec les images à l’ambiance du film), mais ce vieux briscard de la pellicule qu’est Spielberg sait ménager ses effets et prendre le spectateur aux tripes avec tant de force qu’on est soulagé quand enfin l’action se calme à l’écran.

Seuls dans la cave. Vraiment seuls ?

Voilà la différence selon moi qu’il y a entre les deux films. Là où Peter Jackson fait preuve d’une grande technicité, d’une gestion des effets spéciaux impressionnante et d’une mise en scène musclée qui sait rendre l’action avec force, Steven Spielberg cumule les mêmes qualités que son homologue néo-zélandais, avec en plus un talent de conteur hors-norme, qui fait qu’on est bien plus impliqué dans son film que « simplement spectateur ».
À qualité d’images identique, Spielberg insuffle un supplément d’âme à son métrage, et ça, ça change tout.

 

 

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12 janvier 2006 4 12 /01 /janvier /2006 13:18

Sins Past est à mes yeux l’une des plus importantes histoires de Spider-Man de ces dernières années. Il faut dire que le tisseur a connu dernièrement des hauts et des bas. Après avoir crevé le plafond des chiffres de ventes au début des années 90 quand il a été confié au jeune prodige Todd MacFarlane (futur papa de Spawn !), il y a eu une longue traversée du désert pour le héros arachnéen qui a vu sa popularité décliner jusqu’à tomber au plus bas avec la fameuse Saga des clones, une histoire alambiquée, incohérente, incompréhensible, et interminable qui fera fuir, dégoûtés, bon nombre de fans du monte-en-l’air.

Devant l’ampleur du désastre, Marvel réagit tard mais fort. Spider-Man est ramené à ses « bases » (c’est-à-dire qu’on tire un grand trait sur presque tout ce qui a été fait avant et on revient à la formule qui a fait son succès), non sans casse au passage, et parallèlement est lancé Ultimate Spider-Man, la version « années 2000 » du Spider-Man des origines.
Si Ultimate Spider-Man ne tarde pas à cartonner (avec Brian-Michael Bendis et Mark Bagley aux commandes), la version classique du héros ne redécolle pas. Marvel débauche alors la star montante, Joe-Michael Straczynski (Rising Stars et Midnight Nation chez Top Cow, Babylon 5 pour la télévision) pour s’occuper de Peter Parker, associé au talentueux et indéboulonnable John Romita Jr. Dès lors, Amazing Spider-Man reprend de la hauteur. Les histoires sont de qualité, les scénarios intéressants, bref on vibre à nouveau pour le tisseur.

Et voilà qu’en août 2004, alors que John Romita Jr quitte l’aventure Spider-Man après près de 24 années de bons et loyaux services (pour se consacrer à d’autres séries de la Maison des Idées comme Wolverine ou Black Panther), JMS sort l’histoire qui marquera son passage dans la destinée de Peter Parker, dans les #509 à 514 de Amazing Spider-Man. C’est Mike Deodato Jr qui prend le relais aux crayons, et de bien belle manière, puisqu’il revient avec un style très réaliste et bien moins brouillon qu’auparavant (à comparer à ses prestations passées sur Thor, Hulk ou  Elektra).

Page crayonnée (cliquez pour agrandir) Page finalisée (cliquez pour agrandir)


Dans l’histoire en 6 parties Sins Past, JMS va introduire une révélation qui fera date chez les spider-fans. Une révélation sur le passé de Gwen Stacy, premier amour de Spidey. Pour ceux qui ne savent pas qui elle est et ne connaissent que la Mary-Jane Watson qu’on voit dans les 2 films de Sam Raimi, je fais un rapide topo sur elle.
Sachez que dans le comics, avant la rousse MJ, il y a eu la blonde Gwen …
Peter et Gwen se sont rencontrés au lycée et ont fait l’université ensemble. Gwen a été son premier grand amour, et tout semblait à croire qu’ils étaient destinés à finir leur vie ensemble. Mais c’est Norman Osborn, alias le Bouffon Vert, qui transformera l’histoire d’amour en tragédie. Lorsqu’il découvre l’identité de Spider-Man, il enlève Gwen et l’emporte en haut du pont de Brooklyn (scène reprise dans le premier film, avec MJ à la place de Gwen). S’en suit une bataille entre Spider-Man et le Bouffon au cours de laquelle celui-ci précipite Gwen dans le vide. Spider-Man tente de la rattraper avec sa toile, mais le choc brise la nuque de la jeune fille, qui meurt dans Amazing Spider-Man #121. Ce n’est que bien plus tard que Peter connaîtra à nouveau l’amour avec MJ, leur amie commune. Voilà pour vous situer Gwen Stacy.

La mort de Gwen (cliquez pour agrandir) La mort de Gwen (cliquez pour agrandir)

Sins Past débute donc avec une lettre que reçoit Peter chez lui, une lettre datée de quelques jours, écrite et signée de la main de … Gwen Stacy elle-même. Dans cette lettre inachevée, elle parle à Peter d’une révélation horrible qu’elle ne peut se résoudre à lui faire. Peter reçoit des menaces envers Tante May et MJ, et à plusieurs reprises doit en découdre avec deux mystérieux adversaires masqués, à la force et à l’agilité étonnantes. C’est en enquêtant sur la lettre de Gwen que Peter découvre, éberlué, qu’elle avait eu des jumeaux, Gabriel et Sarah, nés prématurés durant les quelques mois qu’elle avait passés en étude en France. Enfants dont Peter n’est pas le père, faute d’avoir eu de relations intimes avec Gwen.

Peter face au passé (cliquez pour agrandir)

Et le plus fort réside … dans l’identité du père des jumeaux, qui n’est autre que Norman Osborn en personne, l’ennemi le plus intime de Spider-Man !!! C’est Mary-Jane, au courant de toute l’affaire en tant que confidente privilégiée de Gwen, qui révèle tout à Peter, médusé d’apprendre de la bouche même de sa femme cet épouvantable secret.
Jugez plutôt : Peter apprend en bloc que sa douce et tendre Gwen Stacy avait eu une brève liaison avec Norman Osborn, son pire ennemi, alors que leur propre relation avait toujours été chaste. Et qu’elle a eu de lui des jumeaux, qui ont non-seulement hérité des pouvoirs extraordinaires de leur père, mais aussi subit de ce fait une dégénérescence génétique qui les fait vieillir 3 fois plus vite que la normale (évidemment, les mystérieux adversaires en noir que Spidey a combattu au début de l’histoire sont Gabriel et Sarah, persuadés que Peter est leur vrai père et qu’il les a abandonnés eux et leur mère).

Le voici face à une triple trahison : Gwen l’a trompé, de plus avec son ennemi juré, et MJ a toujours été au courant sans jamais rien lui dire. Voilà un vrai et grand bouleversement dans la vie de Spider-Man, bouleversement d’autant plus puissant qu’il amène à considérer d’un nouvel œil tout un pan de l’histoire du héros, en destituant de son piédestal Gwen Stacy de manière tout à fait plausible. C’est d’ailleurs ce que les fans hardcore de Spidey ont reproché à JMS : ne pas respecter le personnage devenu culte qu’a été Gwen Stacy. C’est comme si on venait vous dire que Rudolph Valentino était en fait gay ou que John Wayne avait peur des armes à feu, ça va à l’encontre de tout ce qu’on a toujours cru savoir du personnage de la douce Gwen.

Et pourtant je ne peux qu’avouer que JMS a parfaitement réussi son coup : tout colle jusque dans les moindres détails. On a du mal à le croire parce qu’on ne veut pas le croire, pourtant c’est vraiment étayé et plausible. Et c’est justement parce que cette histoire est imparable, et parce que les faits s’insèrent sans mal dans le passé des personnages sans créer d’incohérence de continuité, que la révélation prend une telle force, que la trahison fait si mal. C’est la première fois que je me suis senti trahi personnellement au même titre que Peter Parker par un personnage de BD. Preuve que Gwen représentait jusqu’alors dans l’inconscient collectif des lecteurs une forme de perfection, et que JMS a réussi à nous démontrer que même dans les comics, les êtres humains parfaits et irréprochables n’existent pas.
Rien que pour ça, bravo monsieur Straczynski !


(en VO ça se lit dans Amazing Spider-Man vol.1 #509 à 514, en VF dans le mensuel de Panini/Marvel France Spider-Man vol.2 #63 à 68 - avril à septembre 2005) 

 

 

 

 

 

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11 janvier 2006 3 11 /01 /janvier /2006 17:34

Regardez attentivement l'image qui suit.
Que voyez-vous ?



Il semblerait que les jeunes enfants ne parviennent pas à identifier le couple car ils n'ont pas d'image mentale accordée à un tel scénario... ils voient neuf dauphins qui batifolent dans l'eau.
S'il vous est difficile de trouver ces dauphins en 3 secondes, considérez votre esprit comme définitivement corrompu ...

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10 janvier 2006 2 10 /01 /janvier /2006 17:54

Ça faisait un moment que je le voyais passer dans diverses émissions télévisées, que je l’entendais invité à la radio. J’avais entendu beaucoup de bien de son roman L’Évangile de Jimmy qui est depuis quelques semaines sur ma liste de bouquins à lire. Et en décembre j’ai pu voir le documentaire qu’il a réalisé pour Canal + sur le même sujet. C’est ce qui m’a décidé à lire son livre Cloner le Christ ? chez Albin Michel / Canal+ éditions.
Lui, c’est Didier van Cauwelaert, écrivain et pour l’occasion investigateur.

Ce bouquin est le résultat de son enquête sur la possibilité de plus en plus sérieuse de cloner Jésus en personne (oui, oui, le barbu dont on a fêté l’anniversaire il y a peu de temps autour d’un sapin de Noël).
Comment ? Grâce à des prélèvements de cellules contenant des séquences d’ADN sur certaines saintes reliques telles que le Linceul de Turin, la Tunique d’Argenteuil ou le Suaire d’Oviedo par exemple.
Ça fait scénario de roman de SF ? Oui, mais quand on se plonge à la suite de Didier van Cauwelaert dans son enquête, on se rend compte que la réalité dépasse la fiction bien plus souvent qu’on ne l’imagine.

Personnellement, mes connaissances sur le Linceul de Turin se bornaient à la version officielle de 1988, qui annonçait que d’après la datation au carbone 14, le linge remontait aux années 1300, soit en plein Moyen-Âge. Et qu’en conséquence la question de l’identité du supplicié dont on voit l’image était réglée : 13 siècles le séparant du Christ ce ne pouvait donc pas être le linge dont il est question dans la Bible.
Sauf que le carbone 14 a révélé depuis ses limites, en particulier en ce qui concerne la datation des textiles. Les scientifiques savent aujourd’hui que la date trouvée en 1988 est fausse, et que le Linceul pourrait très bien dater de l’époque de Jésus.

Je ne vais pas refaire ici l’énumération des recherches et résultats obtenus par les scientifiques au sujet du linge mystérieux, je vous dirai juste que l’auteur du livre a procédé à une enquête extrêmement minutieuse auprès de tous ceux qui ont eu à faire de près ou de loin avec le Linceul de Turin. Van Cauwelaert passe en revue les différentes hypothèses et fait le point sur ce qu’on sait à l’heure actuelle de l’objet sacré, sur les hypothèses qui ont été infirmées et surtout sur ce qui continue à poser problèmes aux chercheurs de tout poil et tous horizons qui travaillent ou ont travaillé sur cette énigme.
Et dans l’état actuel des connaissances scientifiques, on se retrouve face au Linceul de Turin (et quelques autres reliques), pour reprendre la formule de l’écrivain, à devoir « choisir entre l’inconcevable et l’impossible ». Autant dire en terrain inconnu (et glissant !). Le paradoxe suprême du Saint Suaire étant que plus on fait de progrès dans la recherche scientifique, moins on en sait sur le phénomène, chaque nouvelle découverte apportant son lot de contradictions et de mystères encore plus insondables.

Pour moi qui suis amateur d’énigmes de toutes natures, et adepte de la méthode scientifique et du raisonnement logique pour les résoudre, cette plongée dans l’incompréhensible m’a réellement passionné.
D’autant que van Cauwelaert fait preuve de grands talents pour exposer les tenants et aboutissants de l’affaire, et expliquer clairement, même aux moins perméables au langage scientifique, ce dont il est question. Il s’agit avant tout d’un bon travail de vulgarisation associé à une enquête rigoureuse et approfondie, qui ne laisse rien au hasard.

Si sur la fin de son livre, l’auteur se laisse aller à donner si ce n’est son explication (bien malin celui qui trouvera la bonne !) du moins sa conviction sur le sujet de son enquête, durant toute la phase d’étude des différentes hypothèses et de description de faits scientifiques et historiques, il est d’une remarquable impartialité, ne passant rien sous silence et confrontant tout argument à la critique.
Et chose à laquelle je ne m’attendais pas au vu du sujet, le bouquin est d’un ton enlevé et l’humour y est bien présent. Que ce soit dans une charge en bonne et due forme contre la secte raellienne ou une attaque en règle contre certains zététiciens, la plume de l’auteur sait se faire acérée et ironique (mais toujours dans le respect de la méthode scientifique), touchant là où ça fait mal, pointant sans complaisance les incohérences au même titre que l’incompétence ou la mauvaise foi.

Alors à tous les curieux, que vous soyez croyants convaincus, athées ou agnostiques des plus farouches, je ne peux que vous conseiller la lecture de ce livre. Pas pour vous convaincre de quoi que ce soit, juste pour chercher à comprendre. Vous n’y trouverez pas de réponse sûre et certaine, mais au moins prendrez vous plaisir à triturer la question dans tous les sens !

 

 

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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 17:50


« Moi, Adam et Ève, j'y crois plus tu vois, parce que je suis pas un idiot : la pomme, ça peut pas être mauvais, c'est plein de pectine... »

Jean-Claude Van Damme, philosophe aware à qui on la fait pas.

 

 

 

 

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6 janvier 2006 5 06 /01 /janvier /2006 16:54

L’heure est venue de se pencher sur ce que l’année 2005 nous a offert dans les salles de cinéma. Alors voici mon classement des films sortis en France en 2005 et que j’ai pu voir.
Évidemment je précise d’emblée que ce classement n’engage que moi, qu’il n’a pas la prétention d’élire les « meilleurs » ou les « pires » films de l’année, mais seulement de lister ce que j’ai aimé, ou pas aimé du tout. C’est d’ailleurs d’autant plus subjectif qu’il est de toute manière quasi-impossible de voir tous les films sortant dans l’année.
C’est parti.

Mon Top 10 de l’année
 :

1. Collision de Paul Haggis : destins croisés de personnages hauts en couleurs qu’on aime détester ou qu’on déteste aimer. Parfois les deux en même temps.
2. Kiss Kiss Bang Bang de Shane Black : c’est drôle, c’est original, c’est délirant, c’est bourré d’action et de comédiens excellents, bref c’est génial.
3. Garden State de Zach Braff : une belle histoire, tout simplement, portée par une BO incroyable.
4. Sideways de Alexander Payne : une comédie hilarante et infiniment touchante.
5. Sin City de Robert Rodriguez et Frank Miller : adaptation du comic du même nom. Casting énorme, images superbes, une vraie réussite.
6. Saw de James Wan : un film sadique, astucieux et délicieusement horrible.
7. Million Dollar Baby de Clint Eastwood : le genre de film qui devient un classique dès sa sortie en salle.
8. A History of Violence de David Cronenberg : le retour gagnant de Cronenberg. Plus de détails ici.
9. La Guerre des Mondes de Steven Spielberg : un vrai bon gros film d’ambiance. Mention spéciale à la première attaque des tripodes géants et à la bande son qui en décuple la puissance.
10. Broken Flowers de Jim Jarmusch : un délice de jeux d’acteurs variés et tous impeccables, tout particulièrement Bill Murray et Sharon Stone.

Mon Flop 5 de l’année
 :

1. Revolver de Guy Ritchie : tape-à-l’œil, incompréhensible, incohérent, malgré un casting de grande classe le film se plante dans les grandes largeurs.
2. Transporteur 2 de Corey Yeun : un film tellement raté qu’il en devient involontairement drôle bien qu’il se veut sérieux. C’est dire.
3. Furtif de Rob Cohen : hybride de Supercopter et K-2000, avec un scénario nul c’en est impressionnant.
4. Night Watch de Timur Bekmambetov : de superbes images et des effets plutôt réussis pour une histoire où visiblement le réalisateur a compilé tout ce qu’il a aimé, depuis la série Manimal jusqu’aux vampires en passant par Matrix ou Highlander. Indigeste.
5. The Island de Michael Bay : au début Michael Bay essaie de faire un film intelligent mais n’y parvient pas. Ensuite il se lâche et fait du Bay pur jus. Et c’est encore pire.

Les autres films de l’année que j’ai diversement appréciés
:

- 3 Enterrements
de Tommy Lee Jones : pour ceux qui veulent voir Tommy Lee Jones sous un nouveau jour. Plus de détails ici.
- 4 Fantastiques
de Tim Story : film familial sur une famille de super-héros. Pas transcendant mais plutôt divertissant.
- 36 Quai des Orfèvres
de Olivier Marchal : acteurs impeccables pour une histoire très glauque. D’autant plus glauque qu’elle est inspirée de faits réels.
- Batman Begins
de Christopher Nolan : le retour du dark knight à l’écran, sous les traits d’un Christian Bale convaincant, mais quelques lacunes en ce qui concerne les scènes d’action.
- Calvaire
de Fabrice du Welz : ambiance malsaine pour un petit film très réussi.
- Constantine
de Francis Lawrence : de grosses libertés ont été prises entre la version ciné et la version BD, mais le film réussit à créer un univers et des images au design convaincant. Mention spéciale à Lucifer et Gabrielle.
- Creep
de Christopher Smith : vous ne prendrez plus jamais le métro passé 22 heures après ce film.
- Danny the Dog
de Louis Leterrier : un scénario basique mais bien mené, un bon casting et des scènes d’action réussies. Sympa.
- Domino
de Tony Scott : à voir surtout pour les prestations d’acteurs. Mickey Rourke confirme qu’il renaît de ses cendres depuis Sin City, et Keira Knightley est excellente.
- H2G2
de Garth Jennings : un film délirant bourré d’humour au douzième degré et de très bons effets spéciaux pour une comédie inter-galactique.
- In Her Shoes
de Curtis Hanson : les relations chaotiques de deux sœurs que tout oppose. Cameron Diaz est parfaite, l’histoire gentillette.
- The Jacket
de John Maybury : petit film fantastique inattendu qui tire son épingle du jeu malgré une histoire de voyage temporel toujours un peu casse-gueule à rendre cohérent. Très bons comédiens.
- King Kong
de Peter Jackson : LE film à grand spectacle et effets spéciaux de l’année. Parfait sur ce point, il est malgré tout un peu trop long à mes yeux.
- Star Wars 3
de George Lucas : très certainement le meilleur de la nouvelle trilogie, pas dénué de défauts pour autant, mais très sympa à voir. On se rend compte tout de même que la magie de la première trilogie a bel et bien disparu.
- La Vie Aquatique
de Wes Anderson : une comédie un peu à l’ancienne, basée avant tout sur les personnages et pourtant très originale.

Les « Bof » de l’année
 :

- Saw 2
de Darren Lynn Bousman : certes plus fort que le premier pour les scènes de tortures et de pièges, tout le reste déçoit : scénario incohérent, personnages caricaturaux et surjoués, double-twist final sans saveur, et en VF doublage horrible.
- Match Point
de Woody Allen : de très bons acteurs mais un je ne sais quoi qui fait que le film m’exaspère au lieu de me passionner.
- Elektra
de Rob Bowman : pas mauvais, pour un téléfilm d’action à la Alias. Mais ça reste très pauvre pour un film en grande salle, et surtout c’est à cent lieues du personnage de comic.

Les bonnes surprises parce que je n’en attendais vraiment pas grand chose
:

- H2G2
: le film casse-gueule qui aurait pu facilement virer au grand-guignol inintéressant. Et bien non, c’est réussi !
- Constantine
 : les adaptations de BD sont toujours à double-tranchant. Les partis pris de celui-ci sont certes une trahison vis-à-vis du comic, mais donnent un film malgré tout cohérent et plutôt réussi.
- La Guerre des Mondes
 : un remake d’une histoire clichée de SF avec en prime Tom Cruise en héros ça peut faire peur. Mais tout s’efface devant le talent de metteur en scène de Spielberg. Une vraie leçon de cinéma de genre.

Les Grosses déceptions, ceux dont j’attendais beaucoup et qui m’ont d’autant plus déçu
:

- Saw 2 : à trop vouloir en faire, on finit par mal faire. C’est le cas ici et c’est dommage. Et ni Donnie Wahlberg (pourtant génial dans Boomtown), ni Dina Meyer (dont le personnage ne sert à rien dans le film) n’y changent rien : ce n’est pas foncièrement mauvais (il y a quelques bonnes scènes flippantes), c’est juste raté.
- Night Watch
: on attendait un chef-d’oeuvre venu de Russie, la bande-annonce était plus qu’alléchante, à l’arrivée on a un patchwork hétéroclite d’influences plus ou moins mal digérées par le réalisateur. Très décevant.
- Revolver
 : là aussi, on attendait beaucoup mieux de Guy Ritchie et de son casting de « sales gueules ». Mais avec cette histoire sans queue ni tête et ce montage apocalyptique il plombe délibérément son film. Vraiment dommage.

Les regrets, ceux que j’aurais voulu voir en salle
:

- The Matador
de Richard Shepard
- Don’t Come Knocking
de Wim Wenders
- Lady Vengeance
de Park Chan-Wook
- Shaun of the
Dead de Edgar Wright
- Les Poupées Russes
de Cédric Klapisch
- Le Crime Farpait
de Alex de la Iglesia
- Locataires
de Kim Ki-Duk
- Captain Sky et le Monde de Demain
de Kerry Conran
- Combien tu m’aimes
de Bertrand Blier
- Dr Kinsey
de Bill Condon
- Otage
de Florent Emilio Siri
- The Machinist
de Brad Anderson
- Doom
de Andrezj Bartkowiak
- The Descent
de Neil Marshall

et pour finir …

L’extra-terrestre de l’année
 :

- Casshern
de Kazuaki Kiriya : tellement hors-norme que je ne sais toujours pas quoi en penser aujourd’hui encore.

 

 

 

 

 

 

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5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 17:52


Voici une petite curiosité des mathématiques qui nous vient des contrées du Grand Nord …

Pendant longtemps, les peuples esquimaux et inuits comptaient de la façon suivante :
1 – 2 – Beaucoup !

L’explication est certainement en rapport avec les mouffles indispensables par les températures polaires. Comme elles cachent les doigts, elles empêchent de s’en servir pour chiffrer par geste au-delà de 2 !
C’est drôle mais parfaitement logique quand on y pense.

 

 

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4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 18:41

C’est en février 2004 qu’apparaissent les Ultimate Fantastic Four.
Depuis 2000, Marvel a lancé avec succès son univers Ultimate, et voilà donc le tour des 4 Fantastiques d’y avoir leur série.



L’univers Ultimate, ce n’est ni plus ni moins qu’une relecture des personnages cultes de Marvel, mais après transposition de leurs origines de nos jours. Les Fantastic Four classiques ont débuté leur carrière en 1962, ils ont donc 40 années d’aventures derrière eux, et presque déjà tout vécu : ils ont combattu les plus grandes menaces de l’univers, ont disparu plusieurs fois, sont morts, sont revenus à la vie, ont sauvé des dizaines de fois le monde voire la réalité toute entière, ont visité le passé, l’avenir et les dimensions parallèles, … tout cela et bien plus encore.
Les personnages ont évolué, grandi en même temps que leurs lecteurs, et commencent à avoir un lourd passé derrière eux. Parfois si volumineux qu’il dissuade les lecteurs novices de se plonger dans leurs aventures, tant le poids de ce qui s’est passé en 40 ans peut impressionner.

Car chez Marvel on cultive les concepts de « continuité » et « d’univers partagé ». C’est-à-dire que tous les héros vivent dans le même monde, ce qui permet des rencontres et autres crossovers gigantesques (comme si par exemple en franco-belge Tintin, Astérix et Gaston Lagaffe se rencontraient le temps d’une aventure), et ce qui implique aussi que ce qui se passe dans une série peut potentiellement avoir des répercussions sur toutes les autres. Cela veut dire également que ce qui arrive à un personnage peut avoir des conséquences sur sa « vie » plusieurs dizaines d’épisodes plus tard, la fameuse continuité implique que toute histoire d’un personnage est considérée, dès lors qu’elle est éditée, comme faisant officiellement partie intégrante de son passé, et il peut y être fait référence n’importe quand à l’avenir.

C’est une caractéristique de Marvel depuis 1962 (DC , l’autre géant de l’édition de comics, s’y est mis aussi, mais a été pendant très longtemps beaucoup moins strict sur ce point, ce qui a eu pour effet de voir cohabiter des versions très différentes d’un même personnage au gré des envies des auteurs), qui a indiscutablement joué en sa faveur en accentuant le réalisme de cet univers de papier, et l’authenticité de ses héros.

Mais il y a un double-revers à la médaille : d’une part la cohérence globale de l’univers Marvel est d’autant plus difficile à préserver du fait qu’il ne cesse de s’étendre, du fait du nombre d’artistes amenés à travailler dessus, et du fait de l’accumulation des contraintes des épisodes passés qui entravent la créativité des auteurs du moment. D’autre part, et c’est encore plus problématique, cela finit par poser de grosses difficultés au niveau du lectorat. Difficile en effet de débarquer après 40 ans et se sentir à l’aise sur une série sans rien n’en avoir jamais lu auparavant … d’où la raréfaction des nouveaux lecteurs.

C’est donc dans un désir de simplification et pour attirer de nouveaux lecteurs, que Marvel a lancé sa ligne éditoriale Ultimate. L’univers classique continue sur sa voie, et on crée à côté, d’une manière totalement indépendante, un duplicata des personnages, vierges de toutes aventures, comme s’ils venaient d’être créés en 2000 plutôt qu’en 1962. Les auteurs ont le double-avantage de travailler sur des icônes déjà connues et reconnues du public comme Spider-Man ou les X-Men par exemple, mais sans avoir la moindre contrainte scénaristique liée au passé à respecter. Il s’agit en fait d’une version moderne, rajeunie et adaptée aux goûts du jour de héros vieux de 40 années pour la plupart.



C’est ainsi que dans le premier story-arc en 6 épisodes de UFF, The Fantastic, Brian Michael Bendis et Mark Millar au scénario, associés à l’excellent Adam Kubert aux crayons, nous content les nouvelles origines des 4 Fantastiques. On note d’ailleurs au passage des différences notables entre la version ultimate et la version classique. Par exemple l’âge des protagonistes, plus jeunes dans la nouvelle version. L’origine des pouvoirs aussi change. Ce n’est plus lors d’un voyage en fusée qu’ils se feront bombarder de rayons cosmiques, c’est au cours d’une expérience de téléportation au travers une dimension parallèle nommée N-Zone (l’équivalent de la Zone Négative dans l’univers classique) que les corps de Red Richards, Sue (Jane en VF) et Johnny Storm, Ben Grimm et Victor Van Damme (eh oui, Fatalis voit ses origines liées au groupe de départ, et a troqué son nom de Von Doom contre celui d’un fameux belge aware !!) acquièrent de fabuleux pouvoirs. On assiste ensuite à la découverte de leurs nouveaux pouvoirs par les auto-proclamés Fantastiques, alors qu’ils sont confrontés à leur premier ennemi : l’Homme-Taupe, revisité lui aussi. Quant à Fatalis, il disparaît dans l’expérience de téléportation et reste introuvable.

Scénaristiquement c’est bien fichu, avec juste ce qu’il faut de nouveautés pour entretenir l’originalité tout en ménageant quelques clins d’œil référentiels pour ceux qui connaissent les origines datant de 1962 par Stan Lee et Jack Kirby.

 Graphiquement, le plus vieux des frères Kubert assure un travail très correct et sait insuffler le punch qu’il faut au moment où il le faut.

Bref, là où je n’attendais pas grand-chose, voire même là où je craignais la grosse déception, cette « re-création » des Fantastiques m’a plutôt agréablement surpris, et je reste très satisfait de ma lecture. Si vous voulez vous mettre aux Fantastiques, Ultimate FF est idéal, et pour ceux qui connaissent déjà les habitants du Baxter Building, jetez-y un œil par curiosité, vous ne devriez pas le regretter.


Bonne lecture à tous.

(En VO il s'agit des épisodes UFF#1-6, qu'on trouve en VF dans le bimestriel UFF#1-3)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 17:36

… voilà un exemple de ce que ça pouvait donner :



Bon rien d’exceptionnel, mais quand même je ne suis pas mécontent du résultat.
Le problème c’est que pour arriver à un résultat qui me plaise au moins un peu, j’y passais un temps fou. L’autre problème c’est que je n’ai pas la moindre technique ni le moindre style, je n’ai jamais appris à dessiner, du coup je ne peux rien faire sans modèle. Je suis infoutu de dessiner quoi que ce soit de correct par moi-même sans recopier un dessin existant. Et même là ce n’est pas sans d’immenses difficultés.
Voilà pourquoi j’ai laissé tomber le dessin ces dernières années.

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2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 17:07

2006 !
Je serais tenté de dire 2006 déjà !!

Ça peut paraître idiot et convenu, et pourtant je ne peux pas m’empêcher de penser que le temps file à vitesse grand V. C’est vrai, il n’y a pourtant pas si longtemps, on attendait avec impatience et fébrilité le fameux « An 2000 ». Et l’An 2000 est arrivé, et les autres après lui, et nous voilà en 2006. Ça fait déjà plus de 4 ans que les Twin Towers sont tombées, le drame est pourtant tout frais dans les mémoires. Pour moi cette date est d’autant plus marquante que je venais tout juste d’arriver en poste à mon boulot actuel. Quand je jette un œil en arrière, ne serait-ce que sur ces 4 dernières années, je me rends compte que sur bien des sujets j’en suis resté peu ou prou au même point. Et d’autres choses ont changé du tout au tout. Pas forcément celles que j’imaginais du reste.

J’ai cette impression bizarre d’avoir fait mon BTS à Nancy il y a 1 ou 2 ans à peine. C’était il y a 12 ans …
Et puis ces longs mois de service militaire que j’ai passés à attendre que ça se passe, c’était il y a 10 ans ! Aujourd’hui le service militaire n’existe même plus !!! (ce qui est d’un point de vue général une bonne chose selon moi)
Ma géniale année d’école à Valenciennes … mon premier poste à Mulhouse … ma première voiture (et unique pour l’instant, espérons qu’elle tienne encore longtemps la forme comme ça !) … mes premières désillusions … mon premier appart (oui oui, celui avec les voisins craignos) …

Je ne m’étais jamais imaginé avoir 30 ans, et aujourd’hui qu’ils sont largement entamés, je crois toujours avoir 25 ans dans ma tête. Pourtant il y en a des cheveux qui sont passés je ne sais où depuis, et ses lignes bizarres qui se dessinent sur mon front je crois qu’on appelle ça des rides. Je ne parle même pas de ces 2 tailles de pantalon qui me séparent de mes 20 ans pour je ne sais quelle raison.

Tout ça me donne peut-être l’idée d’une résolution de nouvelle année intéressante. D’habitude les résolutions du premier janvier, c’est pas mon truc. Mais celle-ci est finalement assez séduisante. Alors voilà : et si pour 2006 je passais un peu moins de temps à regarder passer le temps, et un peu plus à l’utiliser pour en faire des choses qui m’importent ? C’est pas mal ça.
Ça me plaît.
Vendu.

Et bonne année à tous !

 

 

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