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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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10 janvier 2006 2 10 /01 /janvier /2006 17:54

Ça faisait un moment que je le voyais passer dans diverses émissions télévisées, que je l’entendais invité à la radio. J’avais entendu beaucoup de bien de son roman L’Évangile de Jimmy qui est depuis quelques semaines sur ma liste de bouquins à lire. Et en décembre j’ai pu voir le documentaire qu’il a réalisé pour Canal + sur le même sujet. C’est ce qui m’a décidé à lire son livre Cloner le Christ ? chez Albin Michel / Canal+ éditions.
Lui, c’est Didier van Cauwelaert, écrivain et pour l’occasion investigateur.

Ce bouquin est le résultat de son enquête sur la possibilité de plus en plus sérieuse de cloner Jésus en personne (oui, oui, le barbu dont on a fêté l’anniversaire il y a peu de temps autour d’un sapin de Noël).
Comment ? Grâce à des prélèvements de cellules contenant des séquences d’ADN sur certaines saintes reliques telles que le Linceul de Turin, la Tunique d’Argenteuil ou le Suaire d’Oviedo par exemple.
Ça fait scénario de roman de SF ? Oui, mais quand on se plonge à la suite de Didier van Cauwelaert dans son enquête, on se rend compte que la réalité dépasse la fiction bien plus souvent qu’on ne l’imagine.

Personnellement, mes connaissances sur le Linceul de Turin se bornaient à la version officielle de 1988, qui annonçait que d’après la datation au carbone 14, le linge remontait aux années 1300, soit en plein Moyen-Âge. Et qu’en conséquence la question de l’identité du supplicié dont on voit l’image était réglée : 13 siècles le séparant du Christ ce ne pouvait donc pas être le linge dont il est question dans la Bible.
Sauf que le carbone 14 a révélé depuis ses limites, en particulier en ce qui concerne la datation des textiles. Les scientifiques savent aujourd’hui que la date trouvée en 1988 est fausse, et que le Linceul pourrait très bien dater de l’époque de Jésus.

Je ne vais pas refaire ici l’énumération des recherches et résultats obtenus par les scientifiques au sujet du linge mystérieux, je vous dirai juste que l’auteur du livre a procédé à une enquête extrêmement minutieuse auprès de tous ceux qui ont eu à faire de près ou de loin avec le Linceul de Turin. Van Cauwelaert passe en revue les différentes hypothèses et fait le point sur ce qu’on sait à l’heure actuelle de l’objet sacré, sur les hypothèses qui ont été infirmées et surtout sur ce qui continue à poser problèmes aux chercheurs de tout poil et tous horizons qui travaillent ou ont travaillé sur cette énigme.
Et dans l’état actuel des connaissances scientifiques, on se retrouve face au Linceul de Turin (et quelques autres reliques), pour reprendre la formule de l’écrivain, à devoir « choisir entre l’inconcevable et l’impossible ». Autant dire en terrain inconnu (et glissant !). Le paradoxe suprême du Saint Suaire étant que plus on fait de progrès dans la recherche scientifique, moins on en sait sur le phénomène, chaque nouvelle découverte apportant son lot de contradictions et de mystères encore plus insondables.

Pour moi qui suis amateur d’énigmes de toutes natures, et adepte de la méthode scientifique et du raisonnement logique pour les résoudre, cette plongée dans l’incompréhensible m’a réellement passionné.
D’autant que van Cauwelaert fait preuve de grands talents pour exposer les tenants et aboutissants de l’affaire, et expliquer clairement, même aux moins perméables au langage scientifique, ce dont il est question. Il s’agit avant tout d’un bon travail de vulgarisation associé à une enquête rigoureuse et approfondie, qui ne laisse rien au hasard.

Si sur la fin de son livre, l’auteur se laisse aller à donner si ce n’est son explication (bien malin celui qui trouvera la bonne !) du moins sa conviction sur le sujet de son enquête, durant toute la phase d’étude des différentes hypothèses et de description de faits scientifiques et historiques, il est d’une remarquable impartialité, ne passant rien sous silence et confrontant tout argument à la critique.
Et chose à laquelle je ne m’attendais pas au vu du sujet, le bouquin est d’un ton enlevé et l’humour y est bien présent. Que ce soit dans une charge en bonne et due forme contre la secte raellienne ou une attaque en règle contre certains zététiciens, la plume de l’auteur sait se faire acérée et ironique (mais toujours dans le respect de la méthode scientifique), touchant là où ça fait mal, pointant sans complaisance les incohérences au même titre que l’incompétence ou la mauvaise foi.

Alors à tous les curieux, que vous soyez croyants convaincus, athées ou agnostiques des plus farouches, je ne peux que vous conseiller la lecture de ce livre. Pas pour vous convaincre de quoi que ce soit, juste pour chercher à comprendre. Vous n’y trouverez pas de réponse sûre et certaine, mais au moins prendrez vous plaisir à triturer la question dans tous les sens !

 

 

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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 17:50


« Moi, Adam et Ève, j'y crois plus tu vois, parce que je suis pas un idiot : la pomme, ça peut pas être mauvais, c'est plein de pectine... »

Jean-Claude Van Damme, philosophe aware à qui on la fait pas.

 

 

 

 

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6 janvier 2006 5 06 /01 /janvier /2006 16:54

L’heure est venue de se pencher sur ce que l’année 2005 nous a offert dans les salles de cinéma. Alors voici mon classement des films sortis en France en 2005 et que j’ai pu voir.
Évidemment je précise d’emblée que ce classement n’engage que moi, qu’il n’a pas la prétention d’élire les « meilleurs » ou les « pires » films de l’année, mais seulement de lister ce que j’ai aimé, ou pas aimé du tout. C’est d’ailleurs d’autant plus subjectif qu’il est de toute manière quasi-impossible de voir tous les films sortant dans l’année.
C’est parti.

Mon Top 10 de l’année
 :

1. Collision de Paul Haggis : destins croisés de personnages hauts en couleurs qu’on aime détester ou qu’on déteste aimer. Parfois les deux en même temps.
2. Kiss Kiss Bang Bang de Shane Black : c’est drôle, c’est original, c’est délirant, c’est bourré d’action et de comédiens excellents, bref c’est génial.
3. Garden State de Zach Braff : une belle histoire, tout simplement, portée par une BO incroyable.
4. Sideways de Alexander Payne : une comédie hilarante et infiniment touchante.
5. Sin City de Robert Rodriguez et Frank Miller : adaptation du comic du même nom. Casting énorme, images superbes, une vraie réussite.
6. Saw de James Wan : un film sadique, astucieux et délicieusement horrible.
7. Million Dollar Baby de Clint Eastwood : le genre de film qui devient un classique dès sa sortie en salle.
8. A History of Violence de David Cronenberg : le retour gagnant de Cronenberg. Plus de détails ici.
9. La Guerre des Mondes de Steven Spielberg : un vrai bon gros film d’ambiance. Mention spéciale à la première attaque des tripodes géants et à la bande son qui en décuple la puissance.
10. Broken Flowers de Jim Jarmusch : un délice de jeux d’acteurs variés et tous impeccables, tout particulièrement Bill Murray et Sharon Stone.

Mon Flop 5 de l’année
 :

1. Revolver de Guy Ritchie : tape-à-l’œil, incompréhensible, incohérent, malgré un casting de grande classe le film se plante dans les grandes largeurs.
2. Transporteur 2 de Corey Yeun : un film tellement raté qu’il en devient involontairement drôle bien qu’il se veut sérieux. C’est dire.
3. Furtif de Rob Cohen : hybride de Supercopter et K-2000, avec un scénario nul c’en est impressionnant.
4. Night Watch de Timur Bekmambetov : de superbes images et des effets plutôt réussis pour une histoire où visiblement le réalisateur a compilé tout ce qu’il a aimé, depuis la série Manimal jusqu’aux vampires en passant par Matrix ou Highlander. Indigeste.
5. The Island de Michael Bay : au début Michael Bay essaie de faire un film intelligent mais n’y parvient pas. Ensuite il se lâche et fait du Bay pur jus. Et c’est encore pire.

Les autres films de l’année que j’ai diversement appréciés
:

- 3 Enterrements
de Tommy Lee Jones : pour ceux qui veulent voir Tommy Lee Jones sous un nouveau jour. Plus de détails ici.
- 4 Fantastiques
de Tim Story : film familial sur une famille de super-héros. Pas transcendant mais plutôt divertissant.
- 36 Quai des Orfèvres
de Olivier Marchal : acteurs impeccables pour une histoire très glauque. D’autant plus glauque qu’elle est inspirée de faits réels.
- Batman Begins
de Christopher Nolan : le retour du dark knight à l’écran, sous les traits d’un Christian Bale convaincant, mais quelques lacunes en ce qui concerne les scènes d’action.
- Calvaire
de Fabrice du Welz : ambiance malsaine pour un petit film très réussi.
- Constantine
de Francis Lawrence : de grosses libertés ont été prises entre la version ciné et la version BD, mais le film réussit à créer un univers et des images au design convaincant. Mention spéciale à Lucifer et Gabrielle.
- Creep
de Christopher Smith : vous ne prendrez plus jamais le métro passé 22 heures après ce film.
- Danny the Dog
de Louis Leterrier : un scénario basique mais bien mené, un bon casting et des scènes d’action réussies. Sympa.
- Domino
de Tony Scott : à voir surtout pour les prestations d’acteurs. Mickey Rourke confirme qu’il renaît de ses cendres depuis Sin City, et Keira Knightley est excellente.
- H2G2
de Garth Jennings : un film délirant bourré d’humour au douzième degré et de très bons effets spéciaux pour une comédie inter-galactique.
- In Her Shoes
de Curtis Hanson : les relations chaotiques de deux sœurs que tout oppose. Cameron Diaz est parfaite, l’histoire gentillette.
- The Jacket
de John Maybury : petit film fantastique inattendu qui tire son épingle du jeu malgré une histoire de voyage temporel toujours un peu casse-gueule à rendre cohérent. Très bons comédiens.
- King Kong
de Peter Jackson : LE film à grand spectacle et effets spéciaux de l’année. Parfait sur ce point, il est malgré tout un peu trop long à mes yeux.
- Star Wars 3
de George Lucas : très certainement le meilleur de la nouvelle trilogie, pas dénué de défauts pour autant, mais très sympa à voir. On se rend compte tout de même que la magie de la première trilogie a bel et bien disparu.
- La Vie Aquatique
de Wes Anderson : une comédie un peu à l’ancienne, basée avant tout sur les personnages et pourtant très originale.

Les « Bof » de l’année
 :

- Saw 2
de Darren Lynn Bousman : certes plus fort que le premier pour les scènes de tortures et de pièges, tout le reste déçoit : scénario incohérent, personnages caricaturaux et surjoués, double-twist final sans saveur, et en VF doublage horrible.
- Match Point
de Woody Allen : de très bons acteurs mais un je ne sais quoi qui fait que le film m’exaspère au lieu de me passionner.
- Elektra
de Rob Bowman : pas mauvais, pour un téléfilm d’action à la Alias. Mais ça reste très pauvre pour un film en grande salle, et surtout c’est à cent lieues du personnage de comic.

Les bonnes surprises parce que je n’en attendais vraiment pas grand chose
:

- H2G2
: le film casse-gueule qui aurait pu facilement virer au grand-guignol inintéressant. Et bien non, c’est réussi !
- Constantine
 : les adaptations de BD sont toujours à double-tranchant. Les partis pris de celui-ci sont certes une trahison vis-à-vis du comic, mais donnent un film malgré tout cohérent et plutôt réussi.
- La Guerre des Mondes
 : un remake d’une histoire clichée de SF avec en prime Tom Cruise en héros ça peut faire peur. Mais tout s’efface devant le talent de metteur en scène de Spielberg. Une vraie leçon de cinéma de genre.

Les Grosses déceptions, ceux dont j’attendais beaucoup et qui m’ont d’autant plus déçu
:

- Saw 2 : à trop vouloir en faire, on finit par mal faire. C’est le cas ici et c’est dommage. Et ni Donnie Wahlberg (pourtant génial dans Boomtown), ni Dina Meyer (dont le personnage ne sert à rien dans le film) n’y changent rien : ce n’est pas foncièrement mauvais (il y a quelques bonnes scènes flippantes), c’est juste raté.
- Night Watch
: on attendait un chef-d’oeuvre venu de Russie, la bande-annonce était plus qu’alléchante, à l’arrivée on a un patchwork hétéroclite d’influences plus ou moins mal digérées par le réalisateur. Très décevant.
- Revolver
 : là aussi, on attendait beaucoup mieux de Guy Ritchie et de son casting de « sales gueules ». Mais avec cette histoire sans queue ni tête et ce montage apocalyptique il plombe délibérément son film. Vraiment dommage.

Les regrets, ceux que j’aurais voulu voir en salle
:

- The Matador
de Richard Shepard
- Don’t Come Knocking
de Wim Wenders
- Lady Vengeance
de Park Chan-Wook
- Shaun of the
Dead de Edgar Wright
- Les Poupées Russes
de Cédric Klapisch
- Le Crime Farpait
de Alex de la Iglesia
- Locataires
de Kim Ki-Duk
- Captain Sky et le Monde de Demain
de Kerry Conran
- Combien tu m’aimes
de Bertrand Blier
- Dr Kinsey
de Bill Condon
- Otage
de Florent Emilio Siri
- The Machinist
de Brad Anderson
- Doom
de Andrezj Bartkowiak
- The Descent
de Neil Marshall

et pour finir …

L’extra-terrestre de l’année
 :

- Casshern
de Kazuaki Kiriya : tellement hors-norme que je ne sais toujours pas quoi en penser aujourd’hui encore.

 

 

 

 

 

 

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5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 17:52


Voici une petite curiosité des mathématiques qui nous vient des contrées du Grand Nord …

Pendant longtemps, les peuples esquimaux et inuits comptaient de la façon suivante :
1 – 2 – Beaucoup !

L’explication est certainement en rapport avec les mouffles indispensables par les températures polaires. Comme elles cachent les doigts, elles empêchent de s’en servir pour chiffrer par geste au-delà de 2 !
C’est drôle mais parfaitement logique quand on y pense.

 

 

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4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 18:41

C’est en février 2004 qu’apparaissent les Ultimate Fantastic Four.
Depuis 2000, Marvel a lancé avec succès son univers Ultimate, et voilà donc le tour des 4 Fantastiques d’y avoir leur série.



L’univers Ultimate, ce n’est ni plus ni moins qu’une relecture des personnages cultes de Marvel, mais après transposition de leurs origines de nos jours. Les Fantastic Four classiques ont débuté leur carrière en 1962, ils ont donc 40 années d’aventures derrière eux, et presque déjà tout vécu : ils ont combattu les plus grandes menaces de l’univers, ont disparu plusieurs fois, sont morts, sont revenus à la vie, ont sauvé des dizaines de fois le monde voire la réalité toute entière, ont visité le passé, l’avenir et les dimensions parallèles, … tout cela et bien plus encore.
Les personnages ont évolué, grandi en même temps que leurs lecteurs, et commencent à avoir un lourd passé derrière eux. Parfois si volumineux qu’il dissuade les lecteurs novices de se plonger dans leurs aventures, tant le poids de ce qui s’est passé en 40 ans peut impressionner.

Car chez Marvel on cultive les concepts de « continuité » et « d’univers partagé ». C’est-à-dire que tous les héros vivent dans le même monde, ce qui permet des rencontres et autres crossovers gigantesques (comme si par exemple en franco-belge Tintin, Astérix et Gaston Lagaffe se rencontraient le temps d’une aventure), et ce qui implique aussi que ce qui se passe dans une série peut potentiellement avoir des répercussions sur toutes les autres. Cela veut dire également que ce qui arrive à un personnage peut avoir des conséquences sur sa « vie » plusieurs dizaines d’épisodes plus tard, la fameuse continuité implique que toute histoire d’un personnage est considérée, dès lors qu’elle est éditée, comme faisant officiellement partie intégrante de son passé, et il peut y être fait référence n’importe quand à l’avenir.

C’est une caractéristique de Marvel depuis 1962 (DC , l’autre géant de l’édition de comics, s’y est mis aussi, mais a été pendant très longtemps beaucoup moins strict sur ce point, ce qui a eu pour effet de voir cohabiter des versions très différentes d’un même personnage au gré des envies des auteurs), qui a indiscutablement joué en sa faveur en accentuant le réalisme de cet univers de papier, et l’authenticité de ses héros.

Mais il y a un double-revers à la médaille : d’une part la cohérence globale de l’univers Marvel est d’autant plus difficile à préserver du fait qu’il ne cesse de s’étendre, du fait du nombre d’artistes amenés à travailler dessus, et du fait de l’accumulation des contraintes des épisodes passés qui entravent la créativité des auteurs du moment. D’autre part, et c’est encore plus problématique, cela finit par poser de grosses difficultés au niveau du lectorat. Difficile en effet de débarquer après 40 ans et se sentir à l’aise sur une série sans rien n’en avoir jamais lu auparavant … d’où la raréfaction des nouveaux lecteurs.

C’est donc dans un désir de simplification et pour attirer de nouveaux lecteurs, que Marvel a lancé sa ligne éditoriale Ultimate. L’univers classique continue sur sa voie, et on crée à côté, d’une manière totalement indépendante, un duplicata des personnages, vierges de toutes aventures, comme s’ils venaient d’être créés en 2000 plutôt qu’en 1962. Les auteurs ont le double-avantage de travailler sur des icônes déjà connues et reconnues du public comme Spider-Man ou les X-Men par exemple, mais sans avoir la moindre contrainte scénaristique liée au passé à respecter. Il s’agit en fait d’une version moderne, rajeunie et adaptée aux goûts du jour de héros vieux de 40 années pour la plupart.



C’est ainsi que dans le premier story-arc en 6 épisodes de UFF, The Fantastic, Brian Michael Bendis et Mark Millar au scénario, associés à l’excellent Adam Kubert aux crayons, nous content les nouvelles origines des 4 Fantastiques. On note d’ailleurs au passage des différences notables entre la version ultimate et la version classique. Par exemple l’âge des protagonistes, plus jeunes dans la nouvelle version. L’origine des pouvoirs aussi change. Ce n’est plus lors d’un voyage en fusée qu’ils se feront bombarder de rayons cosmiques, c’est au cours d’une expérience de téléportation au travers une dimension parallèle nommée N-Zone (l’équivalent de la Zone Négative dans l’univers classique) que les corps de Red Richards, Sue (Jane en VF) et Johnny Storm, Ben Grimm et Victor Van Damme (eh oui, Fatalis voit ses origines liées au groupe de départ, et a troqué son nom de Von Doom contre celui d’un fameux belge aware !!) acquièrent de fabuleux pouvoirs. On assiste ensuite à la découverte de leurs nouveaux pouvoirs par les auto-proclamés Fantastiques, alors qu’ils sont confrontés à leur premier ennemi : l’Homme-Taupe, revisité lui aussi. Quant à Fatalis, il disparaît dans l’expérience de téléportation et reste introuvable.

Scénaristiquement c’est bien fichu, avec juste ce qu’il faut de nouveautés pour entretenir l’originalité tout en ménageant quelques clins d’œil référentiels pour ceux qui connaissent les origines datant de 1962 par Stan Lee et Jack Kirby.

 Graphiquement, le plus vieux des frères Kubert assure un travail très correct et sait insuffler le punch qu’il faut au moment où il le faut.

Bref, là où je n’attendais pas grand-chose, voire même là où je craignais la grosse déception, cette « re-création » des Fantastiques m’a plutôt agréablement surpris, et je reste très satisfait de ma lecture. Si vous voulez vous mettre aux Fantastiques, Ultimate FF est idéal, et pour ceux qui connaissent déjà les habitants du Baxter Building, jetez-y un œil par curiosité, vous ne devriez pas le regretter.


Bonne lecture à tous.

(En VO il s'agit des épisodes UFF#1-6, qu'on trouve en VF dans le bimestriel UFF#1-3)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 17:36

… voilà un exemple de ce que ça pouvait donner :



Bon rien d’exceptionnel, mais quand même je ne suis pas mécontent du résultat.
Le problème c’est que pour arriver à un résultat qui me plaise au moins un peu, j’y passais un temps fou. L’autre problème c’est que je n’ai pas la moindre technique ni le moindre style, je n’ai jamais appris à dessiner, du coup je ne peux rien faire sans modèle. Je suis infoutu de dessiner quoi que ce soit de correct par moi-même sans recopier un dessin existant. Et même là ce n’est pas sans d’immenses difficultés.
Voilà pourquoi j’ai laissé tomber le dessin ces dernières années.

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2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 17:07

2006 !
Je serais tenté de dire 2006 déjà !!

Ça peut paraître idiot et convenu, et pourtant je ne peux pas m’empêcher de penser que le temps file à vitesse grand V. C’est vrai, il n’y a pourtant pas si longtemps, on attendait avec impatience et fébrilité le fameux « An 2000 ». Et l’An 2000 est arrivé, et les autres après lui, et nous voilà en 2006. Ça fait déjà plus de 4 ans que les Twin Towers sont tombées, le drame est pourtant tout frais dans les mémoires. Pour moi cette date est d’autant plus marquante que je venais tout juste d’arriver en poste à mon boulot actuel. Quand je jette un œil en arrière, ne serait-ce que sur ces 4 dernières années, je me rends compte que sur bien des sujets j’en suis resté peu ou prou au même point. Et d’autres choses ont changé du tout au tout. Pas forcément celles que j’imaginais du reste.

J’ai cette impression bizarre d’avoir fait mon BTS à Nancy il y a 1 ou 2 ans à peine. C’était il y a 12 ans …
Et puis ces longs mois de service militaire que j’ai passés à attendre que ça se passe, c’était il y a 10 ans ! Aujourd’hui le service militaire n’existe même plus !!! (ce qui est d’un point de vue général une bonne chose selon moi)
Ma géniale année d’école à Valenciennes … mon premier poste à Mulhouse … ma première voiture (et unique pour l’instant, espérons qu’elle tienne encore longtemps la forme comme ça !) … mes premières désillusions … mon premier appart (oui oui, celui avec les voisins craignos) …

Je ne m’étais jamais imaginé avoir 30 ans, et aujourd’hui qu’ils sont largement entamés, je crois toujours avoir 25 ans dans ma tête. Pourtant il y en a des cheveux qui sont passés je ne sais où depuis, et ses lignes bizarres qui se dessinent sur mon front je crois qu’on appelle ça des rides. Je ne parle même pas de ces 2 tailles de pantalon qui me séparent de mes 20 ans pour je ne sais quelle raison.

Tout ça me donne peut-être l’idée d’une résolution de nouvelle année intéressante. D’habitude les résolutions du premier janvier, c’est pas mon truc. Mais celle-ci est finalement assez séduisante. Alors voilà : et si pour 2006 je passais un peu moins de temps à regarder passer le temps, et un peu plus à l’utiliser pour en faire des choses qui m’importent ? C’est pas mal ça.
Ça me plaît.
Vendu.

Et bonne année à tous !

 

 

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26 décembre 2005 1 26 /12 /décembre /2005 17:00
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24 décembre 2005 6 24 /12 /décembre /2005 18:04

Comme la période s’y prête, je me suis dit qu’un conte de Noël tombait bien.
Mais voilà, tant qu’à faire, autant essayer d’en trouver un qui ne soit pas commun, histoire de sortir des sempiternels Père Noël, cadeaux, rennes et traîneau …

Alors voici un authentique conte de Noël. Authentique car il s’agit d’une histoire tout ce qu’il y a de plus véridique …

Dans l’après-midi du 24 décembre 1999, dans le lit d’une chambre d’un hôpital d’Albuquerque (Nouveau-Mexique, USA), une femme se réveille. Elle se réveille seule, après une longue période de coma. Seize ans de coma. Quelques seize années auparavant, un problème était survenu lors de l’accouchement de son troisième enfant qu’elle n’a jamais vu. Elle a sombré dans le coma et ne s’était plus réveillée depuis lors.

Et voilà que cette veille de Noël, elle se réveille. Elle s’est endormie à 26 ans, elle en a 42 quand elle rouvre les yeux. Elle avait des enfants en bas-âge et s’apprêtait à devenir pour la troisième fois jeune maman, et elle se réveille avec 3 adolescents de 19, 17 et 16 ans.

Encore plus incroyable : elle ressort de ce coma sans séquelle grave. Elle peut parler, n’a pas perdu la mémoire, et a conservé ses facultés motrices, seul la faiblesse de ses muscles l’empêche de se lever ! C’est 16 ans après l’avoir quittée qu’elle peut enfin retourner vivre dans la maison familiale.

Partout dans le pays on annonce un « miracle de Noël », les américains sont friands de ce genre d’histoires. Mais pas la femme en question. Elle est d’origine Sioux, et malheureusement pour Hollywood qui en aurait certainement fait un beau téléfilm de Noël, elle n’est absolument pas chrétienne.

Ça compte quand même comme conte de Noël dites ?

 

 

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23 décembre 2005 5 23 /12 /décembre /2005 10:50

Autant le dire d’entrée, ce film est plutôt déconcertant. Du moins l’a-t-il été pour moi qui m’attendais à voir tout autre chose. Il est présenté un peu partout comme le nouveau western à voir, et sa bande-annonce ultra-cut laissait à penser que le film est bourré d’action à la sauce texane, que ça va défourailler sec et qu’on aura à peine le temps de souffler entre les poursuites à cheval et les confrontations de cow-boys bien virils.

Tout faux. Bande-annonce complètement à côté de la plaque.
En lieu et place de poursuite à cheval, on a droit à un long cheminement dans le désert rocailleux à dos de mules, et en guise de duel aux revolvers, c’est à une confrontation psychologique et à de profondes introspections des personnages qu’on a à faire.
Et passée la surprise, ce n’est finalement pas plus mal. Le ton est dur, cassant, sans concession dans ce film où le rythme est celui d’un pays où le soleil brûle la peau, où l’aridité se ressent au travers de la pellicule.

Melquiades Estrada (Julio Cedillo, acteur que je ne connaissais pas du tout jusqu’alors) est un clandestin mexicain travaillant comme vacher au Texas. Mike Norton (Barry Pepper, très convaincant dans un rôle difficile qu’il tient parfaitement) est un garde-frontière fraîchement muté dans le coin qui essaie de compenser sa morne vie de couple avec Lou-Ann (January Jones, jusqu’ici plutôt présente dans des films pour ados style American Pie) par un zèle teinté de violence dans son travail.
C’est au cours d’une de ses rondes qu’il tue Melquiades. Se rendant compte de sa bavure, il laisse le corps aux chacals et au soleil, sa hiérarchie passant l’incident sous silence. Mais c’est compter sans l’ami de Melquiades, Pete Perkins (Tommy Lee Jones, cow-boy bourru et buriné), qui a décidé de trouver le coupable. Quand il découvre le fin mot de l’histoire, et comprenant que le shérif local ne fera rien pour rendre justice au clandestin mort, Pete enlève Mike et l’entraîne avec lui dans un long périple vers le village natal de Melquiades où il compte enterrer son corps (qui est donc lui aussi du voyage).
S'en suit une prise d'otage assez inédite, sous forme de parcours initiatique pour ses deux protagonistes : Mike le lâche caché derrière un uniforme et Pete le vieux bourlingueur un peu fêlé qui veut rendre un dernier hommage à son ami mort pour rien.



Là où on attendait Tommy Lee Jones dans le premier degré et l’action un peu basique, on trouve un artiste complet (co-producteur – réalisateur – comédien) qui sait donner de la nuance à son histoire, qui ménage un rythme lent mais consciencieusement maîtrisé et parfaitement adéquat. Il se permet même d’intégrer à son récit de savoureuses ironies du sort (la relation entre Melquiades et Lou-Ann, la vie de Melquiades au Mexique).

Alors effectivement le film est lent, voire même se traîne un peu, mais à bien y réfléchir quoi de plus normal : par 40°C sous le soleil on ne va pas courir dans tous les sens. S’il peut s’agir d’un défaut aux yeux de certains (surtout ceux qui s’attendaient à un film d’action non-stop), je le prends plutôt comme la volonté de Jones d’affirmer un caractère cohérent au film et de rester fidèle à l’histoire qu’il a écrite. Tommy Lee Jones a décroché pour son rôle le prix d’interprétation masculine à Cannes, mais il aurait aussi bien pu revenir à Barry Pepper qui signe là une prestation de tout premier ordre.
Trois Enterrements
est donc un film à voir, à condition d’accepter son rythme et son approche peu commune du genre pourtant ultra-rebattu par ailleurs qu’est le western.

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