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  • : Moleskine et Moi
  • : de la Pop Culture, un peu d'actualité, pastafarismes et autres petites choses...
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Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !

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Série(s) en cours

 

26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 07:18

L’humour corse, troisième exemple. Sur l’île de beauté la nature est sublimée, les paysages splendides le disputent aux décors paradisiaques... Sous le soleil corse c’est bien simple : tout paraît plus beau qu’ailleurs. Et les corses savent bien mettre en avant ces panoramas somptueux qu’ils sont les seuls à avoir.

 

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 07:17

L’humour corse, deuxième exemple. On mange bien en Corse, on y est fier des produits régionaux, bien boire et bien manger fait partie de la culture de l’île. N’empêche qu’on peut aussi en rire.

 

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12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 07:29

En août 2018, j’ai eu la chance et le plaisir de passer une semaine en Corse*. Le peu que j’en ai vu m’a conforté dans l’idée que cette île est magnifique. Des paysages superbes, une nature incroyable. Et l’humour corse, inimitable. J’en ai ramené quelques souvenirs en photo que je ne peux pas ne pas partager…

*merci mille fois Laurent !!!

 

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22 mars 2019 5 22 /03 /mars /2019 16:50

Ah les téléphones portables. Les opérateurs. Les forfaits, les abonnements. Le monde merveilleux du tout numérique, la dématérialisation des services, la connexion permanente au réseau. Tout ça, tout ça.

J’ai de tout temps gardé volontairement une certaine distance avec ce qui passe pour être la marque ultime de la modernité. Pas demain la veille qu’on me verra avec un Iphone par exemple. Pourtant, avec un peu de retard sur le reste du monde, je m’étais finalement converti au téléphone portable en 2007.

Seulement voilà : j’en étais resté là. En 2007. Autrement dit la préhistoire vu de 2019.

Dis papy, c'était comment le futur ?

Je vois déjà le flot de moqueries qui vont s’abattre sur moi, et je m’en cogne car je n’en retire aucune honte : jusqu’à maintenant je n’avais jamais pris d’abonnement chez aucun profiteur opérateur téléphonique. Je fonctionnais en carte prépayée* ! Ravalez vos quolibets, je n’en ai cure. Sauf que, les années passant, chez Bouygues les règles de facturation ont beaucoup varié, allant du très rentable à la limite de l’usurier, voire dernièrement de l’escroquerie pure et simple. Mon utilisation du téléphone n’a jamais changé : très peu d’appels, quasiment pas de mms, pas mal de sms et jamais d’internet. Je ne suis tout simplement pas un accro du portable, c’est à mes yeux un simple outil pratique qui doit garder ce statut et rien de plus. En revanche ma consommation de cartes prépayées, après avoir été longtemps stable, s’est tout à coup envolée ces derniers mois. N’ayant pas changé mes habitudes, j’en ai déduit que Bouygues Télécom faisait tout pour se débarrasser de ses offres prépayées, ou à défaut se gaver un maximum dessus. Étant par ailleurs très régulièrement sollicité par des sms de pub m’incitant à « faire évoluer mon offre » en passant à la formule sans engagement « B&You », j’avais fini par abdiquer, me résignant à passer outre mes principes en la matière. Ma philosophie avait toujours été de préférer payer ce que je consomme plutôt qu’un abonnement fixe pour des services que je n’utilise pas. Je consomme plus je paye plus, je consomme moins, je paye moins, ça me paraissait pas complètement déraisonnable comme idée. D’un autre siècle peut-être, mais pas déraisonnable, j’insiste. Mais voilà, l’évolution des tarifs est telle que persister en carte prépayée serait aujourd’hui l’équivalent de souscrire volontairement à la légalisation du racket**.

 

Quittant plus tôt le bureau, me voici donc en chemin pour la boutique Bouygues Télécom de Colmar, considérant bon gré mal gré, qu’un abonnement sans engagement « B&You » à 7€99/mois ça reste un bon compromis entre mes besoins en téléphonie et ce que je suis enclin à dépenser à cet effet. Et puis surtout c’est le terme « sans engagement » qui me plaît dans l’affaire.

J’entre donc. Ce faisant je remarque bien que j’interromps la discussion certainement très intéressante qu’avaient entre eux les deux … comment doit-on les qualifier d’ailleurs ? Vendeurs ? Conseillers ? Ah oui : technico-commerciaux ? J’expose ma demande, simple, brève, synthétique : « je suis en carte prépayée chez Bouygues, j’aimerais changer pour un forfait « B&You » à 7€99/mois. » L’air triste et l’oeil morne, on me rétorque d’un air distrait qu’on ne peut rien pour moi en boutique, ça ne peut se faire que par internet. Il me semblait pourtant avoir lu dans les sms intempestifs que je recevais de Bouygues la formule « rendez-vous dans nos boutiques pour changer d’offre » ou quelque chose d’approchant. Non non, on m’affirme que c’est sur internet que ça se passe. Je m’attends à ce qu’on me propose de me connecter au site sur place, histoire de ne pas m’être déplacé pour rien mais c’est un vain espoir. La demoiselle-conseillère-vendeuse-technico-pouet-pouet reste plantée devant moi, amorphe, plus de son plus d’image. Devant tant d’enthousiasme commercial je n’insiste pas et repars en sens inverse.

Bon pour rebrousser chemin...

Je me connecte sur le site du maçon des télécoms, je parviens non sans peine à trouver le lien qui m’est réservé (« si vous êtes en carte prépayée veuillez cliquer ici » perdu sur la page en petits caractères), je m’identifie, suis les consignes et opte pour la formule voulue. Et là, en toutes lettres il est clairement mentionné que pour les clients en carte prépayée, le passage en B&You ne peut pas se faire en ligne, mais obligatoirement en boutique. Las, je sens monter en moi l’exaspération. Je me dis qu’il faut battre le fer tant qu’il est chaud et repars derechef à pinces vers la boutique. Pendant tout le trajet la petite phrase de Lino Ventura dans les Tontons Flingueurs trotte dans mon esprit comme un mantra : « L’homme de la Pampa, parfois rude, reste toujours courtois [...] »...

"L'homme de la Pampa, parfois rude, reste toujours courtois..."

Deuxième interruption de ce qui semble définitivement être une discussion très intéressante entre les deux… les deux… je ne sais pas, je ne sais plus, disons les deux plantons en uniforme de chez Bouygues affalés sur leur comptoir.

J’entame par un rebonjour. J’explique calmement (même, j’essaie de sourire) que le site qu’ils m’ont conseillé d’aller consulter, m’a conseillé de revenir les voir eux. La demoiselle sans entrain passe la main à son collègue qui s’avance d’un air bravache, genre « laisse cocotte, je m’en occupe, je vais lui redire tout pareil que toi mais avec un air de c’est qui le patron ici ».

« Ah non c’est impossible monsieur, on ne peut pas faire ça en boutique, les B&You c’est obligatoirement en ligne. » De manière fugace, l’envie de lui demander à quoi sert une boutique qui ne peut pas vendre un des produits d’appel de la marque me traverse l’esprit, mais je la chasse bien vite, en me disant que faire du mauvais esprit ne fera pas avancer mon problème (L’homme de la Pampa, parfois rude, reste toujours courtois…).

Quand on veut...

Je lui réponds donc que « si, ça doit être possible, en tout cas c’est explicitement indiqué comme tel sur le fameux site en ligne tant recommandé ». Sous-entendu : je n’ai pas pour habitude d’inventer des cracks juste pour faire chier mon prochain. Pas que ça à faire non plus. Et là, le monsieur bravache monte direct d’un ton « je vous dis que je ne peux pas, vous me traitez de menteur monsieur ? ». À ce moment précis, deux choix s’offrent à moi : soit lui expliquer que jamais de la vie je ne me permettrais de remettre en cause son honnêteté, mais plutôt souligner son incompétence ça oui, soit essayer de désamorcer la situation en cherchant une solution à mon problème plutôt que de s’énerver pour rien (en gros : faire son travail à sa place). (L’homme de la Pampa, parfois rude, reste toujours courtois…)

... on peut !

Je lui propose donc, plutôt qu’un débat pour savoir qui dit la vérité et qui ment digne d’une cour d’école maternelle, de vérifier ensemble sur le site internet de son employeur, que je sais encore lire (et sans lunettes hein ! c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup), et que non je ne viens donc pas juste pour l’empêcher de discuter en rond avec sa collègue féminine à l’œil de poisson pas frais, mais bel et bien parce que je n’ai pas d’autre choix pour souscrire à mon putain de bordel de forfait B&You de mes couilles. Pardon, je m’emporte. (L’homme de la Pampa, parfois rude, reste toujours courtois…)

Et là, je reste coi.

Comme un koala coi, quoi.

Le blaireau-en-chef me répond : « ce n’est pas possible monsieur, on n’a pas internet sur nos ordinateurs ». Ah. Ah d’accord. Rappelez-moi ce que vous vendez déjà ici ? Bêtement je souris, croyant à une joke. Lui ne sourit pas. Les bras m’en tombent. J’ai envie de lui demander s’il est sérieux, mais je m’abstiens, j’ai peur de froisser encore une fois l’honneur de cette pauvre chose, et de devoir m’embarquer à nouveau dans une discussion sans fin à base de « vous me traitez de menteur monsieur ? » N’empêche, le con m’a pris au dépourvu. Je me fends donc d’un « vous n’avez pas internet chez Bouygues ? Ah ben c’est pratique ça. » Avec encore une fois cette question lancinante qui ne demande qu’à être exprimée à haute voix « mais elle sert à quoi votre boutique en fait ? », que je réprime, vaille que vaille. (L’homme de la Pampa, parfois rude, reste toujours courtois…)

Courage, fuyons.

Apparemment c’est encore trop subversif de ma part, puisque le type-qui-ne-sert-à-rien-en-chef me renvoie du tac au tac, d’un air assez fier de sa répartie : « ah mais je vous rappelle que c’est vous qui avez besoin d’internet monsieur, pas moi ! ». Et ma main dans ta gueule, m’est avis que t’en aurais besoin pour te rappeler que tu es censé essayer de résoudre mon problème plutôt que de jouer les cakous avec la clientèle ! Il n’y a visiblement pas de module « je connais les produits que je vends » dans la formation des inutiles-de-boutiques chez Bouygues Télécom, il semble assez évident qu’il n’y a pas non plus de rappels sur « les bases du commerce » ni sur « le respect et la politesse comme base de tout échange fructueux entre êtres humains ». En fait, il ne doit juste pas y avoir de formation si ça se trouve.

Laissez-moi vous remettre le titre de l'employé du mois.

J’avise la crevette en face de moi, les bras flottants dans son gilet sans manche qui ne laissent aucun doute sur le fait qu’il est tout sauf équipé pour jouer l’impertinence, et l’espace d’un instant j’ai très envie d’user de mon quasi-quintal et de mes heures passées à faire de l’exercice pour voir combien de temps je peux le tenir les jambes décollées du sol à le secouer par le colbac. La perspective est tentante, je suis persuadé que ça me déstresserait bien, et puis soyons honnête : je l’aurais bien mérité après tant d’efforts pour rester calme et posé en face de ce roquet un peu trop sûr de lui ! Mais c’est finalement le petit ange à aube blanche et auréole sur mon épaule droite qui l’emporte, me soufflant à l’oreille l’argument hautement recevable que ça n’apportera de toute façon aucune solution à mon problème de portable. Gandhi Style. (L’homme de la Pampa, parfois rude, reste toujours courtois…)

Bud Spencer or Gandhi Style ?

À ce moment, hormis les solutions impliquant de la violence physique à base de grandes baffes façon Bud Spencer, j’ai du mal à trouver une solution rationnelle à mon problème. Notez-bien que jusqu’ici, je rappelle que je suis le seul dans cette histoire à essayer de trouver, non sans bonne volonté, une solution au problème, alors qu’il me semble que le type planté devant moi est payé pour, si ce n’est trouver, au moins chercher cette solution***.

C’est alors que le gus, pas le moins gêné du monde enchaîne en essayant de me vendre autre chose. « On ne peut pas faire d’abonnement B&You en boutique, mais on peut vous proposer ça » me dit-il en me montrant sur l’écran de son ordinateur sans internet deux offres absolument irrésistibles qui incluent abonnement avec engagement sur 24 mois, achat d’un nouveau téléphone et mensualités indécentes. Ben tiens. Ça c’est possible, et tout de suite, zéro attente, direct en boutique. Bien, au moins j’aurais élucidé le mystère de l’utilité d’une boutique Bouygues. Vous faire cracher au bassinet. En disant s’il-vous-plaît et merci avec ça.

Et avec le sourire !

Je répète, une fois de plus, une fois de trop, que ce n’est pas, mais alors pas du tout ce que je veux. Je suis déjà client chez Bouygues et je veux juste un forfait B&You à 7€99/mois. Bien qu’abasourdi par tant d’incompétence mêlée de mauvaises manières, alors que je suis encore vainement en train de chercher une porte de sortie à ce cercle vicieux diabolique dans lequel je me suis vu entraîné bien malgré moi, une question me taraude l’esprit, et puisque de toute façon je pressens bien qu’aucun de ces deux nazebroques ne va m’être d’aucune utilité, je la leur pose quand même : « je ne suis quand même pas le premier dans ce cas non ? Je suis le dernier dinosaure à utiliser une carte prépayée et qui demande à changer pour un forfait B&You ? ». La vendeuse à l’œil de merlan frit tente de camoufler un sourire. Tu peux te marrer la vilaine, inutile de te cacher, c’est offert par la maison. Réponse du guignol-qui-a-réponse-à-tout-sauf-à-ce-qu’on-lui-demande : « Non, ça n’est jamais arrivé ». Ok, là j’ai ma dose. C’est pas comme si j’avais encore des doutes, mais c’est la preuve ultime qu’ils n’en ont rien à carrer, et que je n’ai donc strictement plus rien à faire ici si ce n’est perdre plus de temps que je n’en ai déjà perdu avec ces incapables. (L’homme de la Pampa, parfois rude, reste toujours courtois… mais la vérité m’oblige à te le dire : ton Antoine**** commence à me les briser menu !)

Answer is in the question...

Sur ce, retour de la demoiselle-toute-molle dans la conversation, qui se rappelant qu’elle m’avait déjà au préalable conseillé d’aller sur le site Bouygues, change son fusil d’épaule et me propose cette fois de téléphoner au Service Clientèle, qui pourra peut-être (notez le conditionnel qu’elle a employé, manquerait plus qu’on me donne des informations sûres chez Bouygues) m’aider. Oui, oui je vais faire ça. Et puis d’abord racheter une carte prépayée pour les appeler et les entendre me dire « désolé mais il faut aller en boutique pour cela monsieur ». Oui, oui. Bien sûr. Encore merci hein. Changez rien surtout, vous êtes au top.

Mes amis s'associent à moi pour vous dire bravo.

Et c’est comme ça que je suis paché ses Shosh.

Und aufwiedersehn !

* première vague d’évanouissements dans l’audience !

** ah, on me souffle à l’oreillette que dans maints domaines le racket est légal…

*** et là je concède qu’il ne doit certainement pas être payé grassement (en même temps vu le travail fourni ça ne serait pas très méritocratique hein) le garçon de chez Bouygues. Mais son salaire ne justifie en rien son comportement.

**** remplacez le Antoine du film par le prénom du débile-en-chef susnommé

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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 16:24

J’ai retrouvé dans mes archives cette photo que j’avais prise il y a quelque temps déjà d’une affiche publicitaire qui m’avait attiré l’œil.

Et tu vas me faire le plaisir de vider ton assiette !!

Et pour cause. En tant que bon alsacien (et aussi en tant que gourmand) je suis plutôt client de ce genre de plat bien de chez nous, qui sous couvert de manger des légumes pas courants t’autorise surtout à t’enfiler une cargaison de charcuterie qui devrait faire tourner de l’œil le premier vegan venu. D’ailleurs il paraît qu’on a aussi vu défaillir un certain nombre de nutritionnistes après qu’ils eurent été exposés à cette affiche, mais là n’est pas le propos.

 

Mais là, chers amis publicitaires, de deux choses l’une : soit vous êtes de grands naïfs plein de bons sentiments culinaires, soit vous n’avez jamais servi à un enfant de 4 ans * à table une assiette de navets salés.

 

Mais à part ça j’opine du chef : les navets salés c’est très bon, mangez-en ! **

* Tom est cependant hors-concours, il fausserait trop les résultats statistiques !

** et n’oubliez pas la saucisse et le lard qui vont avec surtout.

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 08:47

Histoire d’une romance…

 

Il y a quelque temps de cela, un soir en récupérant Tom au périscolaire, l’une des monitrices vient me voir pour me parler de la journée de Tom. C’est Julie, une petite brunette, la vingtaine à tout casser, toujours très souriante. Je crois bien que c’est sa première année. Julie donc, s’approche pendant que j’aide mon loulou à se chausser et que je vérifie la présence de son doudou ornitho* dans son sac. Elle m’aborde presque un peu gênée, l’air de pas trop savoir comment se lancer.

 

Elle commence donc par me dire que depuis la rentrée en septembre, Tom ne lui avait jamais accordé la moindre attention. Pourtant Tommy est du genre (trèèèèès) bavard et plutôt sociable. Mais parmi toutes les filles de l’accueil périscolaire, Julie était la seule à qui Tom n’adressait ostensiblement pas la parole. Pas un mot, même pas une mono-syllabe, nada. Aucun problème avec Virginie (déjà la préférée de Nathan en son temps) ou Marie par exemple, qui étaient devenues rapidement ses grandes copines. Mais pas Julie. Pendant tout le premier trimestre, il l’avait purement et simplement ignorée. Au point même que la pauvre Julie s’était demandée si elle était à l’origine de ce comportement, si elle avait fait quelque chose de mal sans s’en rendre compte.

 

Et puis me dit-elle, ce jour de janvier, Tom s’est approchée d’elle, ce qui l’a tout d’abord surprise. Et le plus naturellement du monde, il lui a dit « Julie, tu es belle ». Glace rompue instantanément. Que dis-je : glace vaporisée !** Julie et Tom sont donc devenus au cours de cette journée inséparables, et elle a pu se rendre compte par elle-même à quel point Tom est tout sauf muet.

Ça m’a fait sourire, parce que ça se sentait à sa façon de me le raconter, à quel point Julie était touchée par ce renversement de situation.

 

Depuis, tous les jours quand je cherche Tom au périscolaire, je le trouve en train de jouer, dessiner, se déguiser, raconter une histoire ou chanter, mais toujours en compagnie de Julie. Et ce n’est rien de le dire qu’elle l’a à la bonne. Quand il y a des petits bonbons ou des madeleines à distribuer aux enfants en guise de friandises, Tom a toujours droit à un peu de rab de la part de Julie… Comme il est un fan inconditionnel de super-héros et qu’avec elle, Tom peut tenir de longues discussions passionnées à leur sujet, elle lui trouve sans cesse sur internet de nouveaux coloriages de super-héros à faire, qu’elle lui réserve tout particulièrement. Et il a toujours un petit « salut ! » spécial à son égard au moment de partir et de dire aurevoir…

 

Amusé par la relation spéciale qui s’est tissée entre ces deux-là, j’en ai parlé avec Tom dans la voiture. Entre hommes. Je lui ai demandé si c’est vrai qu’il trouve Julie belle. Il m’a répondu « oui, mais elle est aussi drôle et intelligente ! ».

Il venait d’avoir 4 ans. Et il avait déjà tout compris aux nanas et à la manière de se les mettre dans la poche. Easy.

 

 

* un ornithorynque en peluche revenu d’Australie avec moi il y a un an…

** pour être scientifiquement exact, il conviendrait d’ailleurs de parler ici de sublimation !

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19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 13:54

Hier débutaient les épreuves du Baccalauréat 2018, avec comme le veut la tradition l’épreuve de philosophie.

Bon franchement, c’était pas compliqué. La preuve, je vous propose les corrigés ; il m’a fallu à peine une dizaine de minutes pour répondre à toutes les questions des différents sujets. Je trouve que le niveau général baisse, pas vous ? ;-)

 

 

Série S

 

Le désir est-il la marque de notre imperfection ?

 

Non, c’est la marque de notre incomplétion.

 

 

Éprouver l’injustice, est-ce nécessaire pour savoir ce qui est juste ?

 

Non, c’est nécessaire pour savoir ce qu’est le ressentiment.

 

 

Série L

 

La culture nous rend-elle plus humain ?

 

Oui, assurément, à condition de comprendre ce qu’elle dévoile de l’Homme.

 

 

Peut-on renoncer à la vérité ?

 

Évidemment, il suffit de choisir Une vérité. Cela s’appelle les certitudes, les œillères, la religion.

 

 

Série ES

 

Toute vérité est-elle définitive ?

 

Oui, jusqu’à preuve du contraire.

 

 

Peut-on être insensible à l’art ?

 

Oui c’est très facile, il suffit d’écouter Maître Gim’s et de regarder les Ch’tis vs les Marseillais.

 

 

Série Techno

 

Qu’est-ce qui peut faire obstacle à mon bonheur ?

 

Le bonheur d’un plus fort que moi.

 

 

Quel besoin avons-nous de chercher la vérité ?

 

Parce qu’on croit naïvement que trouver une réponse nous dispensera de continuer à nous poser des questions.

 

 

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 15:00

En cette veille de Noël, permettez-moi de revêtir le costume, non pas du Père Noël de service, mais du Pierre Bellemare de saison, le temps de vous conter deux histoires de Noël. De Noël parce qu'elles sont toutes les deux arrivées il y a très peu de temps, en pleine période de l'avent, quelques jours seulement avant ce jour sacré où tradition bon enfant et capitalisme effréné sont de rigueur. Combo gagnant.

Pour ne pas faire de jaloux, il y en aura pour tout le monde : une belle, très belle, magnifique histoire, et une autre, comment dire... allez, va pour « moins enviable ».

J'ai tiré au sort, et je commence donc par la belle histoire de Noël.

Cela se passe dans un petit village du Vaucluse, dans la nuit du jeudi 19 décembre. Une personne âgée habite là et dispose d'un petit dispositif de téléassistance, elle en déclenche l'alerte. Prévenus de l'appel d'urgence, les pompiers se rendent sur place. Mais ils se trompent d'adresse et interviennent chez le voisin de la vieille dame. Ils défoncent la porte et trouvent un homme de 69 ans, inanimé au sol. L'homme en question, un diabétique qui vit seul et vient de faire un grave malaise, est aussitôt secouru et transporté d'urgence à l'hôpital d'Avignon, ce qui lui sauve la vie.

Mais la vieille dame qui a déclenché l'appel à l'aide me direz-vous ? C'est là que l'histoire devient vraiment incroyable : cet appel à l'aide a été déclenché par erreur, la personne en question n'ayant pas eu le moindre problème !

Un appel de secours fait par erreur + des pompiers qui se trompent de porte, le tout avec une synchro parfaite = la vie de Joe Lamoule sauvée par une coïncidence plus qu'heureuse. Il y a de quoi croire aux miracles non ?

Bien, maintenant que tout le monde a la banane et que cette petite histoire vous a redonné confiance en la Vie, on passe à la seconde histoire.

On se déplace jusqu'à Saint-Louis en Alsace, où vit Jacqueline Padebol, une sexagénaire qui joue depuis des années toujours la même combinaison de numéros au Loto. Mais comme on est vendredi 13 décembre, elle décide pour une fois de jouer à l'Euromillion, toujours avec ses mêmes numéros fétiches. Faut dire que pour cette date spéciale qui pour beaucoup est symbole de chance (ou de malchance...), l'Euromillion propose un gros lot de 43 millions d'euros, alors que le Loto culmine à 16 millions « seulement ». Et ce jour-là ces fameux numéros sortent bel et bien ! Mais au Loto, pas à l'Euromillion. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, la seule autre personne à avoir joué ces 6 numéros au Loto n'aura pas eu à partager son gain avec Jacqueline Padebol. Et à Noël pour quelques euros seulement, Jacqueline pourra toujours s'offrir un autre ticket de lotterie.
Ou une corde.

Voilà, voilà.

C'est-y pas beau tout ça ?

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 20:26

Un mot d'explication à cet article tout spécialement dédié à mon petit loulou.

Voici quelques temps, alors qu'il barbotait dans son bain tout en jouant, j'étais tranquillement installé devant mon écran d'ordinateur, de l'autre côté de la porte de la salle de bain. Et voilà que mon petit baigneur se met à papoter tout seul. Je tends l'oreille, et je suis tout surpris de l'entendre commencer « Maître Corbeau, sur un arbre perché, tenait en son bec un fromage... ». Mais il ne s'arrête pas et continue, récitant toute la fable de La Fontaine du début à la fin, quasiment sans faire d'erreur ! J'étais scotché, car moi je n'aurais pas été capable d'en aligner la moitié de tête ! Je savais que sa maîtresse leur récitait cette fable à l'école (et en première année de maternelle, j'en connais qui qualifieraient cela d'élitisme), mais j'étais bien loin de m'imaginer qu'il l'avait mémorisée mot pour mot... Allez apprendre et retenez un tel texte sans même savoir lire pour voir...

J'avoue bien volontiers que je n'étais pas peu fier d'entendre mon loulou de trois ans articuler parfaitement, alors qu'il ne doit certainement pas piper le moindre mot :

« Sans mentir, si votre ramage

Se rapporte à votre plumage,

Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. »

Depuis, après avoir révisé un peu mes classiques, nous récitons cette fable régulièrement lui et moi. Comme ça, juste pour le plaisir. Et je suis à chaque fois émerveillé par mon petit garçon, je n'arrive pas à me lasser de l'entendre.

Alors de temps en temps, pour rigoler tous les deux, je fais exprès de commencer en disant « Maître Renard, sur un arbre perché... » ce qui ne manque jamais de le faire réagir et d'argumenter que ça n'est pas possible, qu'un renard ne peut pas monter en haut d'un arbre. Et coïncidence, alors que je me promenais sur le site de photos de mon ami Marc, je tombe en arrêt sur une série de clichés où il a immortalisé, un renard se prélassant, confortablement installé dans les branches d'un arbre ! Bien entendu je n'ai pas pu résister à l'envie d'en tirer un petit article, et je me suis amusé à détourner la fable pour l'adapter à cette histoire.

« Maître Renard, sur un arbre perché… »

A ces mots Maître Nathan s’exclama :

« Mais non papa tu t’es encore trompé

Un renard aux arbres ne grimpe pas

Il ne vole pas, il n’a pas d’ailes ! »

Tata, entendant ces mots, reprit quant à elle :

« Bien sûr que non, voyons papa,

Nathan a raison, ça n’va pas ! »

Pourtant papa ne s’arrêta pas là, et dit :

« Es-tu sûr qu’il ne peut pas, moi je crois que si … »

Et Nathan et Tata de dire :

« N’importe quoi ce papa, il nous fait bien rire ! »

Mais grâce à l’ami Marc, un drôle de photographe

Papa illustra sa farce

Car Marc avait surpris et photographié

Un renard paresseux sur une branche affalé !

Nathan, comprit à les voir

Que c’est bien son papa qu’il devait toujours croire !!


355 maitre renard 1355 maitre renard 2355 maitre renard 3355 maitre renard 4
Encore un grand merci à Marc qui m'a autorisé à utiliser ses photos pour illustrer ces quelques mots, je vous engage d'ailleurs à cliquer sur les photos pour les voir dans un format plus grand, et n'hésitez pas non plus à aller visiter son site, vous y trouverez de très belles choses...

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 18:38


Je m'associe à John Constantine, ainsi qu'au talent du dessinateur Tim Bradstreet pour vous souhaiter à toutes et à tous de très bonnes fêtes de fin d'année...

 

350 hb mfxmas

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