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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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19 avril 2006 3 19 /04 /avril /2006 19:38

 Inside Man est le nouveau film du réalisateur engagé Spike Lee. Mais une fois n’est pas coutume, il s’agit ici pour lui d’un film de commande. On aurait pu craindre un certain manque d’implication du réalisateur noir-américain, d’autres auteurs avant lui avaient déjà livré des œuvres de commande sans grande conviction ni personnalité (je pense à la décevante Planète des Singes de Tim Burton en particulier).
Et bonne surprise, Spike Lee s’est appliqué à concocter un thriller classieux, ménage scrupuleusement ses effets et prend visiblement du plaisir derrière la caméra à faire quelque chose de « nouveau » pour lui. Pour ce faire, il s’entoure d’une brochette de comédiens triés sur le volet et fait bien attention à respecter tous les codes du film de braquage de banque tout en menant le spectateur par le bout du nez.

Tout commence par un hold-up donc, dans la grande tradition hollywoodienne. Dalton Russell (Clive Owen dans le rôle d’un braqueur impassible, déterminé et pas tombé de la dernière pluie) est le cerveau d’une fine équipe de voleurs qui attaque en plein jour une agence d’une grande banque de Manhattan, et en prend le contrôle avec une facilité surprenante et un professionnalisme impressionnant. Les braqueurs brouillent d’entrée les pistes en contraignant les clients et le personnel de la banque qu’ils retiennent en otages, à revêtir la même combinaison intégrale qu’eux.
Vite alertée, la police de New-York envoie sur l’affaire l’agent Keith Frazier (Denzel Washington, aux goûts vestimentaires … spéciaux !) en tant que négociateur, et le capitaine Darius (Willem Dafoe dans un second rôle un peu transparent) en tant que commandant du groupe d’intervention. De son côté, Arthur Case (Christopher Plummer, en banquier incroyablement guindé) le propriétaire de la banque est également mis au courant, et engage Madeleine White (Jodie Foster, working girl à la froideur paralysante), mercenaire de la haute société, spécialiste des affaires troubles, pour assister Frazier et protéger certains intérêts obscurs que Case préfère garder secrets.

Confrontation directe entre Russell et Frazier
Voilà pour les protagonistes de départ. Mais attention, vous êtes prévenu dès le début du film : ce braquage n’est pas un « simple hold-up », c’est le « casse parfait », rien de moins.
Durant les deux heures que dure le film, Frazier, White et Russell vont s’affronter sur le terrain de l’intellect, tentant de se piéger mutuellement, à coups de manipulations psychologiques, de leurres et de bluff. Et celui qui aura le plus de coups d’avance dans ce jeu d’échec l’emportera.

Je ne suis pas un grand connaisseur de la filmographie de Spike Lee dont c’est toutefois déjà la quatrième collaboration avec un acteur que j’apprécie beaucoup, Denzel Washington. J’avais vu Malcolm X qui ne m’a pas laissé beaucoup de souvenirs, Do the Right Thing plutôt intéressant, et j’avais adoré la 25è Heure avec une autre tête d’affiche de premier ordre, Edward Norton.
Ce qui m’a décidé avant tout à aller voir Inside Man, c’est clairement le casting, Denzel Washington étant d’emblée pour moi un gage de qualité (même si j’en conviens, il n’a pas fait que des chef-d’œuvres, il est d’une remarquable constance dans la qualité de son jeu d’acteur, et choisit de mieux en mieux ses projets).
A l’arrivée je n’ai pas été déçu, bien au contraire, je dirais même que je n’attendais pas tant de ce film. Un scénario bien ficelé, de bons dialogues (bien que certains le trouvent trop « bavard »), des effets réussis et des personnages bien cernés par des acteurs convaincus et convaincants.

 Inside Man est le parfait exemple de film de genre assumant totalement son statut et mis en scène avec le talent qu’il faut pour happer l’attention du spectateur et le mener sans qu’il ne s’en rende compte, exactement là où le réalisateur le décide. Bref, un exercice de style parfaitement maîtrisé.

L'affiche très sobre du film 

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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 14:22

Période faste pour les comédies françaises sur grand écran en ce moment !
Après le succès phénoménal (plus de 10 millions d’entrées déjà) des Bronzés 3 bien que le film soit très moyen, le dernier Poelvoorde, le Ticket pour l’Espace des allumés Kad & Olivier, la énième aventure du François Pignon de Francis Veber, le génialissime Enfermés Dehors de Dupontel, l’arrivée annoncée à grands coups de promo dans les semaines qui viennent des films de Franck Dubosc (Camping), Dany Boon ( La Maison du Bonheur) et Jean Dujardin (OSS 117), les cinémas regorgent de films français (a priori) amusants.

Certainement pas tous des chefs-d’œuvre, mais incontestablement le signe d’une belle vitalité du genre. Et Jean-Philippe de Laurent Tuel en est encore une belle preuve, car outre un casting sur mesure, le film se construit sur une idée très originale et contrairement à ce qu’on aurait pu craindre, parfaitement développée et utilisée.

Sa collection centrée autour de Johnny Hallyday est un véritable refuge face au quotidien pour Fabrice.
 Fabrice
(Fabrice Luchini) est un type banal : cadre moyen, un petit pavillon en banlieue, une vie de couple un peu monotone, une fille adolescente rebelle. Ce qui lui donne du punch et rend sa vie plus belle, c’est aussi l’objet de son unique mais envahissante passion, Johnny Hallyday.
Fabrice est le fan ultime du chanteur. Mais après une soirée un peu trop arrosée, il va se réveiller dans un monde qui pour lui a tout de l’enfer : dans ce qu’il suppose être une réalité alternative, Johnny Hallyday n’existe pas. C’est une autre star du rock français qui tient sa place, Chris Summer ( Antoine Duléry).

Désespéré, Fabrice se met alors à la recherche de celui qui aurait du devenir son idole : Jean-Philippe Smet (Johnny Hallyday dans son propre rôle). Il finit par le retrouver, mais le Jean-Philippe de ce monde est un sexagénaire patron d’un bowling !
Fabrice se met alors en tête de faire de Jean-Philippe celui qu’il aurait dû être, c’est-à-dire la méga star du rock Johnny Hallyday.

Horreur et incompréhension : Johnny n'existe pas !!
Voilà pour l’histoire. Si on peut y voir un point de départ proche de Podium de Yan Moix (les protagonistes sont des fans acharnés qui ne vivent que par et pour leur idole) le film s’en démarque très vite, tout en ménageant un petit caméo sympathique à l’inénarrable Bernard Frédéric.
Fabrice Luchini parfois cabotin est ici lumineux, magnifiquement juste et d’une sincérité extrême, et son compère Johnny trouve un rôle « à sa mesure » ! Moi qui suis loin d’être fan du papy rocker, je me suis laissé embarqué par l’enthousiasme teinté de folie douce du personnage de Luchini. Et il y a quand même quelques incontournables du répertoire du chanteur qui ne peuvent pas laisser de marbre.
Sans vouloir trop en dévoiler sur le film, je peux dire qu’on ne voit pas le temps passer, on rit de bon cœur et on est totalement dans le film jusqu’au final très astucieux mais parfaitement cohérent avec le thème de départ.

Que dire de plus au sujet de cet excellent film ? Allez une petite anecdote intéressante : le scénario est si original qu’il s’est fait remarquer outre-atlantique, Hollywood a d’ores et déjà racheté le concept, et on murmure pour l’adaptation rien moins que… le nom de Madonna à la place de notre Johnny national !

Pour l’idée originale, pour la performance des acteurs et même si vous n’êtes pas branché Johnny Hallyday, il faut aller voir Jean-Phillipe.

 

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5 avril 2006 3 05 /04 /avril /2006 15:02

Je ne m’en cache pas, Benoît Poelvoorde fait partie de mes petits chouchous, de ceux que j’aime tant que même ses mauvais films trouvent un œil compatissant chez moi.
Je me suis donc penché sur son dernier film, Du Jour au Lendemain de Philippe Le Guay, et j’ai trouvé qu’il s’agit d’une bonne comédie. Le problème c’est qu’à côté de l’électro-choc de Enfermés Dehors de Dupontel, les films « juste bons » ont moins d’impact. Mais en toute honnêteté, Du Jour au Lendemain, c’est vraiment pas mal du tout.

L’histoire de départ en est la suivante : François Berthier (Benoît Poelvoorde) est ce qu’on pourrait appeler un vrai poissard. Un type de rien qui fait preuve d’une malchance incroyable jumelée à une discrétion et une timidité qui confinent à la transparence tant il paraît insignifiant.  De fait, sa vie est à son image : un manque de chance chronique digne d’un Pierre Richard dopé au pot belge, un boulot minable dans une banque où il est totalement déconsidéré, et une femme qui le quitte pour vivre le grand amour avec un jeune et beau chef de chantier.
Bref, la loose totale.
Mais un matin, alors que tout allait au plus mal la veille, tout change. Le monde lui sourit, tout fonctionne pour lui. Les gens sont aimables avec lui, plus aucune crasse ne lui tombe dessus au contraire, son patron s’excuse de l’avoir maltraité et lui offre une promotion, même les femmes le regardent d’un œil nouveau. C’est là que commence la longue descente vers … la réussite totale ! Car pour un type comme Berthier, le changement est si brutal qu’il le vit de plus en plus mal…

François Berthier et son bureau étriqué dans un recoin où personne ne se soucie de lui. Et encore, là le néon marche correctement !
Comme on peut s’en douter en voyant le thème, c’est vraiment un film qui repose entièrement sur les épaules de son acteur principal. Et le rôle est écrit sur mesure pour Poelvoorde qui est excellent (j’allais dire comme d’habitude) dans la peau de son personnage tantôt malchanceux puis chanceux, mais dans tous les cas complètement déposé par les événements. A noter également la performance du très bon Rufus dans le rôle de l’agent de sécurité de la banque féru d’histoire de France et de généalogie.

Bref, je dirais que le film est à l’image de son interprète principal : drôle, simple, sincère et généreux. Une bonne comédie qui assure de faire passer un bon moment, c’est déjà pas mal non ?

Une affiche bien à l'image du film !

 

 

 

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28 mars 2006 2 28 /03 /mars /2006 16:31

Hier soir au Colisée de Colmar, Albert Dupontel venait présenter en avant-première son troisième film en tant que réalisateur : Enfermés Dehors.
Grand amateur de Dupontel, je me devais d’y être. Bien que je n’ai pas encore vu tous les films auxquels il a participé, tous ceux que j’ai déjà pu voir m’ont plu. Depuis ses débuts grinçants d’humour noir en one-man-show, j’avais pris mon pied devant sa première réalisation, Bernie. Et en tant qu’acteur, le bonhomme a su se diversifier et démontrer l’étendue de son talent en toubib un peu paumé dans La Maladie de Sachs de Michel Deville, en énigmatique convoyeur de fond dans Le Convoyeur de Nicolas Boukhrief, en soldat roublard dans Un Long Dimanche de Fiançailles de Jean-Pierre Jeunet, ou encore dans le très controversé film de Gaspar Noé Irréversible.

Dans Enfermés Dehors, on retrouve avec plaisir toute l’équipe de comédiens de Bernie : Claude Perron, Hélène Vincent et Roland Bertin répondent présent. Manque malheureusement à l’appel Roland Blanche, décédé en 1999. Et s’ajoutent à tout ce beau monde un Nicolas Marie convaincant (qui n’est pas sans rappeler dans son jeu et sa voix Christian Clavier, et qui avait aussi déjà participé à Bernie), une partie de la troupe des Deschiens : Yolande Moreau, Bruno Lochet et Philippe Duquesne, quelques échappés du Canal+ de la grande époque : Gustave Kervern, Bouli Lanners et Jackie Berroyer, et même deux caméos de marque : Terry Gilliam et Terry Jones !
Avec bien entendu un Albert Dupontel au meilleur de sa forme et à la quadruple casquette : co-producteur / scénariste / réalisateur / acteur.

Roland, un faux flic / vrai SDF à la maladresse ... douloureuse !
La trame de départ est très simple : Roland, un SDF un peu simplet, trouve par hasard un uniforme de policier et décide de s’en servir pour aller manger incognito à la cantine du poste de police. Il va y rencontrer Marie, veuve et ancienne actrice de porno, dont la fillette Coquelicot (avec un C !) a été enlevé par les beaux-parents. Roland qui prend conscience des avantages de porter l’uniforme, va se prendre au jeu et décide d’aider à sa façon un peu maladroite la jeune femme qui ne le laisse pas insensible…

Voilà pour l’histoire. Comme c’était déjà le cas dans Bernie, Dupontel ne recule devant rien pour mettre en place une « ambiance » très particulière : des personnages souvent pathétiques mais malgré tout attachants, des péripéties loufoques, des dialogues savoureux, une bande son tonitruante (et le mot est faible tant elle est forte et stridente par moments, effet voulu qui rend certaines scènes d’autant plus dérangeantes, incongrues ou décalées), et une bonne dose de rire sous forme de poil-à-gratter.
Dupontel a gardé tout son mordant et son côté rentre-dedans n’a jamais été aussi décomplexé ! En gros c’est un film dingue, de dingue, sur des dingues. Il risque donc forcément de déplaire au plus grand nombre, tant son côté parfois too much gène un peu aux entournures…

Moi j’ai littéralement adoré !
Ils sont rares ces films qui rentrent dans le lard du spectateur, qui font rire avec la tristesse du monde moderne, qui revendiquent haut et fort leurs effets les plus frappants et qui évoluent sans la moindre compromission à la bienséance sans pour autant faire de la provoc gratuite. Celui-ci en est. Il est bourré jusqu’à la gueule de séquences chocs, de délires visuels et de personnages truculents et inimitables. Du Dupontel pur jus.
J’avais adoré Bernie, Enfermés Dehors le surpasse pourtant par moments.

Albert Dupontel a frappé un grand coup avec ce film. Il faut le voir si vous n’avez pas peur de sortir des sentiers battus du cinéma actuel.

  
 Cliquer sur l'affiche pour aller sur le site officiel du film

 

 

 

 

 

 

 

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7 mars 2006 2 07 /03 /mars /2006 21:25

Avez-vous déjà vu le film thaïlandais Ong-Bak ? Si oui vous avez déjà fait connaissance avec le sautillant et sympathique Tony Jaa. Dans le cas contraire, je ne peux que vous conseiller de le voir de toute urgence, vous serez ébahis par le talent de l’acteur. Pas par son jeu de comédien, mais bien par son potentiel physique assez incroyable. Ce petit bonhomme haut comme trois pommes semble monté sur ressorts, et bien qu’il ne paie pas de mine à première vue, dès qu’il se met en action il devient très impressionnant. D’autant que ses films se passent intégralement de câbles pour les voltiges, sauts et autres figures aériennes dont le petit Tony n’est pas avare.

Pour le situer dans le monde des arts martiaux au cinéma, on le compare souvent aux icônes du genre auxquelles il n’a rien à envier : il est décrit comme un condensé assez explosif qui allie l’agilité, la souplesse et la fantaisie des cascades de Jackie Chan, la classe et la technicité de Jet Li et la puissance, la rapidité et la maîtrise de Bruce Lee. Rien que ça !!

Pour l’Honneur du Dragon (Tom Yum Goong en V.O.), l’équipe gagnante de Ong-Bak remet le couvert avec le duo Tony Jaa et Petchtai Wongkamlao devant la caméra et Prachya Pinkaew à la réalisation. Le scénario est à peu de chose près un copier-coller de celui du premier film.
Dans Ong-Bak, il s’agissait d’un jeune paysan (Tony Jaa) qui part à la recherche de la tête du Bouddha local volé par des trafiquants de reliques archéologiques. Il quitte ainsi pour la première fois son petit village pour la grande ville et ses dangers, où un autre expatrié depuis plusieurs années de son village lui prête main forte (l’amusant Petchtai Wongkamlao).
Cette fois dans l’Honneur du Dragon, l’histoire est celle d’un jeune éleveur d’éléphant (Tony Jaa), animal sacré en Thaïlande, qui part à la recherche des deux éléphants que des trafiquants lui ont volé. Il quitte ainsi pour la première fois sa Thaïlande natale pour Sydney en Australie, et se frotter à la mafia locale. Sur place il rencontre un autre expatrié thaï qui est policier municipal et qui va lui prêter main forte (le rigolo Petchtai Wongkamlao – mais vous l’aviez deviné).
Bref, c’est la même chose, à l’échelle supérieure.

L'affiche du film.
Mais sincèrement, ça n’est pas bien grave. Bien que ce soit le principal reproche qu’on ait fait à ce film, j’avoue que moi ça ne m’a pas du tout dérangé. D’abord parce qu’il faut remettre les choses à leur place : le plus important dans un film d’arts martiaux n’est pas (à mon avis) le scénario. Bien sûr on est d’accord, si on peut éviter les pures débilités scénaristiques c’est mieux, mais justement, si l’histoire est basique et d’une extrême simplicité, les films de Tony Jaa ont cette dose de fraîcheur, d’humour et de sincérité qui font oublier les limites du scénario.

Par contre, là où il fait très fort, c’est dans les séquences de bagarres et les exploits physiques en tous genres (en particulier les poursuites à pieds, inventives, drôles et spectaculaires). Et si dans Ong-Bak c’est l’effet de surprise qui a joué, dans l’Honneur du Dragon c’est la puissance de ses scènes d’anthologie qui marque.
Entre le plan-séquence énorme du restaurant où l’on suit Tony Jaa qui n’en finit plus de monter les étages un à un tout en distribuant les coups de tatane à qui mieux-mieux, le duel entre le combattant Muay-Thaï et le champion de Capoeira dans le temple inondé, la séance de membres brisés où le petit thaïlandais laisse une bonne trentaine d’adversaires sur le carreau, et le final dantesque où Tony Jaa se mesure à une équipe de colosses aux carrures incroyables (d’ailleurs le colosse le plus charismatique m’a fait directement penser aux super-vilains de Marvel du type Rhino ou le Fléau pour les connaisseurs…), il m’est difficile de dire quelle séquence d’action est la plus impressionnante. C’est simple : dès que Tony Jaa entre en action, on est scotché par son talent, les chorégraphies exceptionnelles et la puissance des combats.

Le minuscule Tony Jaa contre ... une montagne de muscles !!
Evidemment, les films de Tony Jaa c’est pas du Shakespeare (ce n’est d’ailleurs pas ce qu’on leur demande n’est-ce-pas ?), mais ne vous y trompez pas, c’est largement supérieur à n’importe quel Jean-Claude Van Damme ou Jackie Chan côté scénario (pour rester dans les films de karaté et consorts, comparons ce qui est comparable), et côté spectaculaire je crois n’avoir jamais rien vu de mieux en arts martiaux que les exploits de la star Thaïlandaise. Et pourtant dans ce genre, j’en ai vu des paquets de films.

Alors moi je le dis : vive Tony Jaa !!

 

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6 mars 2006 1 06 /03 /mars /2006 21:29

Après un week-end passé à pelleter la neige qui avait décidé, en jetant un manteau blanc de 50 à 80 cm d’épaisseur, de prendre possession des routes, chemins, cours, entrées, escaliers, terrasses et autres parkings, je me suis installé dimanche soir devant ma télévision pour regarder la cérémonie des Oscar, retransmise en direct sur Canal+.

Vu le week-end pour le moins "physique" que je venais de passer, je ne m’attendais pas à tenir le coup longtemps avant de m’endormir devant ma télé. Finalement j’ai tout regardé, de 00h30 à 05h30, et je n’ai pas été trop déçu du palmarès, mon favori s’en étant même très bien sorti.

Voici donc le résumé des films récompensés :

La plupart des récompenses dites "techniques" (c’est-à-dire les meilleurs son, image, mixage, effets spéciaux, costumes, etc…) ont été partagés entre King Kong de Peter Jackson (pas présent en salle) et Mémoires d’une Geisha de Rob Marshall. Rien de bien passionnant là-dedans, mais cela reste assez logique (quoique pour le son j’aurais plutôt vu La Guerre des Mondes de Steven Spielberg).

L’Oscar de la meilleure chanson originale pour un film est revenu aux rappeurs Paul Beauregard, Cedric Coleman et Jordan Houston, pour le film Hustle & Flow de Craig Brewer. Là aussi, c’était assez prévisible.

L’Oscar du  meilleur film documentaire est revenu au film phénomène La Marche de l’Empereur du français Luc Jacquet. Il n’y avait d’ailleurs pas trop de suspens non plus dans cette catégorie vu le succès immense du film sur les manchots à travers le monde entier.

L’Oscar du meilleur film étranger a été remporté par Tsotsi, film sud-africain de Gavin Hood dont personnellement je n’avais jamais entendu parler jusqu’alors.

L’Oscar du second rôle masculin est revenu à George Clooney (par ailleurs nominé à plusieurs reprises pour Syriana et Goodnight, and Good Luck) pour son rôle dans Syriana. Prix à mon avis amplement mérité même si j’aurais aimé que Clooney remporte également quelque chose pour son second film en tant que réalisateur. Clooney, qui avec sa classe habituelle et son sourire à la fois charmeur et malin, a tout de suite compris que ce serait un prix « de consolation » en déclarant (non sans une pointe d’ironie) dans ses remerciements que s’il recevait cet Oscar (le premier distribué de la soirée du reste) cela voulait certainement dire qu’il n’aurait rien d’autre de la soirée.

L’Oscar du second rôle féminin est revenu à Rachel Weisz dans The Constant Gardener de Fernando Meirelles. Je n’ai pas vu le film, mais Rachel Weisz est depuis longtemps une actrice que j’aime bien, j’ai donc été bien heureux de la voir remporter ce prix.

L’Oscar du montage a été octroyé à Hughes Winborne pour Crash (Collision en VF), vraiment mérité à mon avis.

L’Oscar du meilleur scénario-adaptation a été remporté par Diana Ossana et Larry McMurtry pour le film au succès public incontestable Brokeback Mountain.

L’Oscar du meilleur scénario original a été donné à Bobby Moresco et Paul Haggis pour l’excellentissime Crash.

L’Oscar du meilleur interprète masculin est revenu très logiquement et sans grande surprise à l’immense Philip Seymour Hoffman pour Truman Capote de Bennett Miller. Ceci dit le panel des nominés était de très hautes tenue, et tous auraient pu se targuer de tirer le gros lot sans rougir.

Le triomphe de Philip Seymour Hoffman, Oscar du meilleur interprète masculin
L’Oscar de la meilleure interprète féminine est revenu à Reese Witherspoon pour son rôle dans Walk the Line de James Mangold. Sans avoir vu le film, j’aurais plutôt parié sur Felicity Huffman pour son rôle de transexuel dans Transamerica de Duncan Tucker. Bref, un Oscar peu convaincant selon moi.

L’Oscar du meilleur réalisateur est donné à Ang Lee pour Brokeback Mountain, ce qui malgré la forte concurrence pour ce prix restait assez attendu tant ce film a créé l’évènement et l’enthousiasme général.

Et pour finir, l’Oscar du meilleur film a été remporté par … Crash de Paul Haggis, ce qui est réellement une surprise tant on annonçait le triomphe de Brokeback Mountain les semaines auparavant. Moi j’en suis plutôt content, puisque c’est tout de même mon film chouchou de 2005 (cf. Bilan Ciné 2005) qui remporte la timballe au nez et à la barbe du favori !

Oscar du meilleur film pour Collision (Crash en V.O.)
Un petit bilan rapide : j’ai trouvé ce palmarès plutôt bien équilibré, aussi bien du point de vue des nominations que des lauréats. Les films à caractère "sociaux et politiques" ont eu la part belle cette année, et c’est tant mieux.
Le grand perdant cette année reste selon moi Steven Spielberg, qui présentait deux films tout de même (Munich et La Guerre des Mondes étaient tous deux nominés) et n’a rien récolté du tout. Du moins pas pour les films qu’il a réalisé, puisqu’il peut se consoler avec la moisson d’Oscar "techniques" ramenés par Mémoires d’une Geisha, dont il est producteur.
 Goodnight, and Good Luck
, salué par toute la profession aurait également dû remporter une récompense selon moi, mais on va certainement me dire que je ne suis pas assez objectif avec ce que fait George Clooney… mouais, admettons.
En fin de compte je suis bien content que cette année il n’y ait pas eu de "rafle" de prix par un seul film (rappelez-vous dernièrement les 11 Oscar de Peter Jackson pour son Retour du Roi, mérités peut-être, mais tuant tout l’intérêt de la soirée), car je craignais un peu (sans vouloir minimiser la qualité du film) que Brokeback Mountain ne monopolise les prix les plus importants.

Bref, je me suis couché à 05h30 du mat’, mais je ne regrette pas ma nuit des Oscar !

 

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27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 23:43

On est en février, et voici déjà le deuxième film ave George Clooney de l’année…
Autant dire que je ne me suis pas fait prier pour aller le voir ! Syriana reste dans la lignée de Goodnight, and Good Luck : c’est un film engagé et ancré dans la réalité. Cette fois Clooney ne réalise pas le film (c’est Stephen Gaghan), mais il est malgré tout très impliqué.
Il est non seulement acteur, mais aussi co-producteur de Syriana. Et si le film a pu se faire, c’est parce qu’il est en tête d’affiche, qu’il a convaincu son ami Matt Damon d’être de la partie, et que les deux stars ont accepté de ne pas toucher de cachet en tant que comédiens. Tous ces facteurs réunis ont convaincu la Warner de lancer la production de ce film qu’ils jugeaient trop peu attractif et complexe. Sur ce point précis, Warner ne s’était pas trompé, car il faut bien le dire, Syriana n’attirera certainement pas les foules dans les salles. De par son propos en premier lieu : entre géopolitique et complots au sein du marché de l’or noir, le thème abordé par le film peut sembler élitiste. De par sa forme également : on ne suit pas l’histoire d’un personnage, mais plutôt une intrigue aux multiples rouages, impliquant de nombreux protagonistes très divers.
Trois des principaux personnages de Syriana
Dans un émirat du Golfe Persique, le Prince Nasir (Alexander Siddig), réformiste et progressiste, s’apprête à prendre la succession de son père à la tête du pays. Il accorde les droits de forage et d’exploitation de son pétrole et de son gaz naturel à une compagnie chinoise, laissant sur le carreau ses habituels partenaires, la compagnie américaine Connex Oil.
A Washington, la fusion entre la Connex et une petite compagnie du nom de Killen, qui vient de décrocher un juteux contrat au Kazakhstan, éveille les soupçons de la justice américaine qui ordonne une enquête. Bennett Holiday (Jeffrey Wright), avocat ambitieux et très compétent est engagé par la Connex pour couvrir au mieux la compagnie.
Bob Barnes (George Clooney), agent d’infiltration qui a traîné ses guêtres pendant les vingt dernières années au Moyen-Orient pour le compte de la CIA , se voit confier une ultime mission avant de pouvoir profiter d’un bureau confortable jusqu’à la retraite : il doit éliminer le Prince Nasir.
Bryan Woodman (Matt Damon), expert en ressources énergétiques d’une société de Genève, se voit convier à une réception organisé par l’émir, père du Prince Nasir. Au cours de la soirée, l’un des fils de Woodman périt suite à un accident. Le Prince offre à Woodman de devenir son conseiller personnel, ce qui n’est pas sans créer des tensions au sein de son couple.
Wasim (Mazhar Munir), un jeune pakistanais qui travaille dans l’émirat, perd son emploi en même temps que la Connex perd son contrat. Dérouté, humilié, Wasim est approché par un recruteur islamiste et entre dans une école coranique.
Le Prince Nasir et son conseiller Woodman
Syriana
met en scène tous ces personnages et bien d’autres encore, qui n’ont souvent même pas conscience les uns des autres, chacun avec leur propre vie, leur propre histoire, mais dont les relations et le destin vont se mêler et former les fils inextricables de l’affaire qu’on nous propose de suivre.
Basée sur des faits réels (mais évoqués indirectement par l’utilisation de noms fictifs par exemple), l’histoire est en partie tirée du livre See No Evil de Robert Baer (rien à voir avec Mickael Kael !!!), lui-même ex-agent de la CIA , et qui a officié 21 ans dans le monde du renseignement au Moyen-Orient.

Syriana
n’est pas un film d’action ni d’espionnage grand public. Il propose au contraire une vision très réaliste et authentique des enjeux politiques et économiques qui font du Moyen-Orient d’aujourd’hui une véritable poudrière. Si le film possède bien une scène choc (la torture subie par Barnes à Beyrouth, brève mais difficilement soutenable), la majorité du film se construit sur les dialogues et les ambiances qui font comprendre au spectateur l’étendue du complot en cours.

Il est certain qu’un tel film n’aura pas le succès d’un épisode de Star Wars ou d’une aventure de James Bond, mais pour qui cherche à voir un film un peu « différent » (à la limite du docu-fiction sous certains aspects) ou ceux qui s’intéressent aux affaires géo-politiques liées au pétrole dans les pays arabes, Syriana est un très bon choix. Acteurs impeccables, scénario bien ficelé et ambiance hyper-réaliste font de ce film une belle réussite. On n’en ressort certes pas forcément très gai, mais peut-être un peu plus au fait d’une réalité non-édulcorée, ni transformée en grand spectacle.
Un film à voir.

Une des affiches du film 

 

 

 

 

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21 février 2006 2 21 /02 /février /2006 18:48

Ça faisait un petit moment que je l’avais enregistré sur Canal+, hier soir j’ai enfin pris le temps de le voir : Land of Plenty (en VF Terre d’Abondance) de Wim Wenders.
Wim Wenders est loin d’être un inconnu, et surtout loin d’être manchot ! Le réalisateur d’origine allemande a déjà signé des monuments du cinéma tels que Paris-Texas (1984), Les Ailes du Désir (1987) ou Buena Vista Social Club (1999) entre autres.
Avec Land of Plenty, il filme l’Amérique d’après le 11 Septembre 2001. Sans juger ou dénoncer qui que ce soit, il se contente d’exposer l’état dans lequel se trouvent les habitants du pays de la liberté depuis le traumatisme des Twin Towers. Il le dit lui-même, au départ il songeait à réaliser un documentaire, et finalement il a préféré recourir à une fiction.

L’histoire débute exactement deux ans après l’attentat de New-York, et suit deux personnages à l’opposé l’un de l’autre, et pourtant pas si éloignés que ça.
Lana
est une jeune américaine de 20 ans, expatriée depuis l’enfance, qui revient du Moyen-Orient aux USA et s’engage dans une mission protestante qui vient en aide aux SDF du downtown de Los Angeles.
L’autre personnage est le sergent Paul Jeffries, vétéran du Vietnam, qui a été exposé à l’agent orange à cette époque. Depuis l’attentat des Twin Towers, le sergent sillonne la ville à bord de son vieux van équipé de micros, de caméras et de tout un bric-à-brac para-militaire. Parano au dernier degré, Paul surveille tous ceux qu’il juge suspects (comprenez tous ceux de type moyen-oriental) et vit dans un univers confus où il se prend pour un agent anti-terroriste freelance. Paul est aussi l’oncle de Lana, et celle-ci cherche à le retrouver pour lui remettre une lettre de sa mère (la sœur de Paul donc) morte peu de temps auparavant.

Paul Jeffries, il consigne scrupuleusement sur cassette audio toute ses enquêtes
Au cours de ses pathétiques filatures, Paul va épier Hassan, un SDF d’origine palestinienne qui fréquente la mission où travaille Lana. Un soir, Paul assiste au meurtre de Hassan par des inconnus dans la rue. Persuadé qu’il s’agit d’une affaire mettant en scène des cellules terroristes arabes, Paul enquête pour remonter la piste des malfaiteurs. Lana lui apporte son aide mais dans un tout autre objectif : retrouver la famille de Hassan afin de lui remettre sa dépouille.

Wenders filme avec amour ses personnages, et ça se ressent : jamais il n’est complaisant envers eux, mais jamais non plus il ne les condamne. Il se contente de montrer en quoi ils sont tous très humains, dans leurs forces comme dans leurs faiblesses. Aucun jugement à l’emporte-pièce, seulement un regard juste et objectif sur l’Amérique d’aujourd’hui. Wim Wenders filme l’Amérique ( la Terre d’Abondance du titre) qu’il aime tant pour ses valeurs profondes, sa démesure, sa beauté et sa richesse, sans hésiter à montrer aussi l’envers du décor : la pauvreté, la déchéance de toute une partie de la population laissée à l’abandon.
L’Amérique de Wenders n’est pas un paysage de carte postale, la dualité l’habite.
Pays riche, mais avec une multitude de pauvres et de laissés pour compte. Pays puissant, mais qui se sent désespérément démuni face au terrorisme intérieur. Pays de la liberté, mais qui foule au pied son idéal au nom de la quête de la sécurité absolue. Pays croyant qui prône l’amour de Dieu et de son prochain, mais qui se méfie de tout ce qui n’est pas chrétien.

Lana, jeune femme fragile et forte à la fois
La force de Wim Wenders, c’est de filmer avec sincérité des personnages eux aussi sincères. Même les plus perdus d’entre eux, les plus meurtris, les plus apeurés conservent une humanité touchante.
Et il faut dire que ses personnages sont interprétés de façon magistrale par des acteurs convaincus et convaincants. Dans le rôle de Lana, on retrouve une Michelle Williams méconnaissable, qui n’a plus rien à voir avec la bimbo blonde qu’elle jouait dans la série pour ados Dawson. Dans le film de Wenders elle est touchante de simplicité et de gentillesse, se sortant remarquablement du personnage stéréotypé qu’elle s’est forgé à la télévision.
Paul Jeffries est interprété par l’excellent John Diehl (qu’on a pu voir en ripoux détestable au cours des deux premières saisons de The Shield, ou encore en colonel hyper-patriote dans Fail Safe), véritablement habité par son rôle. Le duo fonctionne à merveille, l’histoire est touchante et permet enfin un autre regard sur les américains. (on retrouve même dans un rôle  mineur l’inénarrable Paulie, beau-frère de l’icône Rocky en personne, j’ai nommé Burt Young)

Et c’est sur la voix grave du génial Leonard Cohen que le film se termine sur une conclusion qui laisse sur l’idée que si l’avenir s’annonce difficile, il n’est pas écrit à l’avance. Que se remettre en question est dur, mais pas impossible.

Un très beau film, définitivement.

L'affiche du film
(Pour ceux qui veulent en savoir plus, vous pouvez télécharger le dossier de presse complet en français en suivant ce lien)

 

 

 

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3 février 2006 5 03 /02 /février /2006 12:54


300, de Zack Snyder avec Gerard Butler, Lena Headey, David Wenham et Dominic West.
Après le succès remporté par l’adaptation de Sin City, Frank Miller a donné son feu vert à la mise sur grand écran d’un autre de ses comics cultes, 300. Située en 481 avant J.C., l’histoire présente une mythique bataille de l’Antiquité, la bataille des Termopyles (qui n’étaient pas indiens - humour à 2 balles) qui opposa quelques milliers de Spartes à l’armée Perse de plus de 100 000 hommes. 300 soldats avec à leur tête le roi Léonidas (grand amateur de chocolat il paraît – on continue dans la vanne moisie), feront de leur sacrifice héroïque naître la légende. C’est Zack Snyder, qui a le vent en poupe depuis son excellent et percutant L’Armée des Morts, qui réalise le film, et ça promet d’être spectaculaire. Souhaitons qu’il saura inscrire son film dans l’efficacité dont il a déjà fait preuve par le passé et qu’il parviendra à redorer le blason des épopées grecques de l’Antiquité en évitant les omniprésents bavardages qui ont plombé la fresque Alexandre d’Oliver Stone. J’attends vraiment beaucoup de l’équation Miller + Snyder.
Pas de date de sortie précise pour l’instant.

300, un film
Le Dahlia Noir
, de Brian de Palma avec Josh Hartnett, Scarlett Johansson et Hillary Swank.
Encore une fois, un film avec une affiche très alléchante !
Jugez plutôt : l’adaptation d’un des romans les plus célèbres du sulfureux auteur James Ellroy par le cinéaste de génie De Palma, avec un casting d’acteurs de la nouvelle garde, bourrés de talent et de classe (ahhhhhhh Scarlett ….). Ça fait vraiment envie. Mais comme rien n’est jamais réussi à l’avance, mieux vaut voir pour juger. Plus les promesses sont grandes plus les désillusions font mal. Si Brian De Palma a essuyé pas mal d’échecs et de critiques sur ses derniers longs métrages (en particulier Femme Fatale et Mission to Mars qui sont très loin d’avoir fait l’unanimité en leur faveur), il n’en reste pas moins un cinéaste majeur des trente dernières années, et même un « mauvais » De Palma conserve bien des qualités. On peut donc espérer que le réalisateur se surpasse et donne le meilleur de lui pour ce film adapté d’un roman qui lui tient particulièrement à cœur. Moi j’y crois.
Pas de date de sortie précise pour l’instant.

Affiche réussie pour un film qu'on espère convaincant.
The Fountain
, de Darren Aronofsky avec Hugh Jackman, Rachel Weisz, Ellen Burstyn.
L’histoire de ce film s’étend sur trois siècles, durant lesquels seront mis en parallèle la quête d’immortalité et l’histoire d’amour entre un homme et une femme. Avec Aronofsky aux commandes on peut s’attendre à des images fortes et marquantes, réhaussées par la star montante Hugh Jackman et la toujours impeccable Rachel Weisz. Reste à savoir où se situera le film : action ou romantisme ? Parions sur Aronofsky pour trouver le juste milieu, ou pourquoi pas une voie détournée.
Pas de date de sortie précise pour l’instant.


Fragile
, de Jaume Balaguero avec Calista Flockhart, Richard Roxburgh.
Le film vient de rafler les prix et récompenses au festival fantastique de Gérardmer, ce qui ne m’étonne pas de la part du réalisateur de Darkness et La Secte sans Nom. L’histoire met en scène une infirmière dévouée dans un hôpital pour enfants où il se passe des choses inexplicables. On comprend vite que le bâtiment est habité par quelque chose d’autre que les malades et les soignants… Espérons que les récompenses en festival vont booster la distribution de ce film en salles.
Pas de date de sortie précise pour l’instant.


Rise
, de Sebastian Guitierrez avec Lucy Liu, Michael Chiklis, Robert Forster et Marylin Manson.
Produit par Sam Raimi, le film raconte le combat d’une journaliste et d’un flic contre une secte mystérieuse. C’est avant tout une histoire de vengeance froide qui pourrait tourner en polar urbain, sec et violent, avec comme bonus un casting de « gueules » qui fait envie. Bien sûr ça pourrait tout aussi bien tourner en eau de boudin avec un scénario à ras-les-paquerettes, mais j’ai envie de lui faire confiance à ce petit film sans grande ambition. Verdict après visionnage.
Pas de date de sortie précise pour l’instant.

Michael Chiklis, star montante depuis The Shield
Sin City 2
, de Frank Miller et Robert Rodriguez avec Mickey Rourke, Clive Owen, Brittany Murphy, Rosario Dawson.
Après l’énorme Sin City, et comme le public ainsi que la critique avait aimé le film, il était évident qu’une suite verrait le jour. Une bonne partie des acteurs du premier devraient donc revenir dans le second film, toujours basé sur le comic-book de Frank Miller. Toujours en Noir & Blanc hyper stylisé, toujours en greenscreen pour le tournage. Espérons que la deuxième plongée dans les bas fonds de la ville du pêché sera aussi réussie que la première. En tout cas, moi j’en serai.
Pas de date de sortie précise pour l’instant.


Wolf Creek
, de Greg McLean avec John Jarratt et Cassandra Magrath.
Survival venu d’Australie, précédé d’une très bonne réputation. Classique situation de départ : 3 randonneurs partent en trekking dans le désert australien. Leur véhicule tombe en panne et un redneck du coin leur propose son aide. À partir de là, le cauchemar pour ces 3 aventuriers commence… À noter tout de même que le film est inspiré de faits réels. On nous promet de l’angoisse, un peu de gore et pas mal de sang. Ça ne peut que être bien dans ces conditions non ?
Pas de date de sortie précise pour l’instant.


Zodiac
, de David Fincher avec Robert Downey Jr, Jake Gyllenhaal, Anthony Edwards et Gary Oldman.
Un film de David Fincher est toujours un évènement. Celui-ci reprend le thème qui l’a fait connaître avec Seven, à savoir un Serial Killer, qui a réellement existé dans la région de San Francisco et y a sévit dans les années 60-70 sans jamais se faire arrêter. L’épopée du tueur du zodiaque promet un retour aux sources pour son réalisateur, mais ne manquera pas d’être comparée sous toutes les coutures au cultissime Seven. Film à fort potentiel, mais à double-tranchant donc.
Pas de date de sortie précise pour l’instant.


Zwartboek
(The Black Book), de Paul Verhoeven avec Carice Van Houten et Thom Hoffman.
Enfin un nouveau film du hollandais fou Verhoeven. Celui-ci a quitté Hollywood pour revenir au pays raconter une histoire de résistance durant la seconde guerre mondiale. Oh oui, dit comme ça, ça peut sembler hyper-bateau et archi-revu. Sauf que c’est Verhoeven qui est à la barre, et qu’il n’a plus la censure américaine sur le dos pour l’empêcher de s’exprimer comme il l’entend. À voir absolument donc.
Pas de date de sortie précise pour l’instant.


Voilà, le tour d'horizon de ce que promet 2006 est terminé. Évidemment la liste ne se veut pas exhaustive, mais elle donne déjà un bel aperçu de ce qui sortira en salles. Je ne sais pas vous, mais moi je crois que je vais passer une belle année de cinéma !

 

 

 

 

 

 

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2 février 2006 4 02 /02 /février /2006 09:40

(suite du panorama de ce qui nous attend en salle cette année)

Poseidon
, de Wolfgang Petersen avec Kurt Russel, Richard Dreyfuss et Josh Lucas.
Voici le remake le plus intéressant d’après moi de l’année. Petersen reprend donc Les Naufragés du Poséidon de 1972, film catastrophe où la veille de Noël un paquebot de croisière de luxe se retourne lors d’une tempête. Les survivants sont contraints de remonter le bateau à l’envers pour espérer être secourus à temps alors que l’eau s’infiltre de plus en plus et sont guidés dans ce périple par un prêtre qui a perdu la foi (Gene Hackman). Intéressant parce que Wolfgang Petersen n’est pas n’importe quel réalisateur, et parce que le casting est vraiment de premier ordre. J’ai bon espoir en ce film.
Sortie le 14 juin.

Les survivants du Poséidon.
A Scanner Darkly
, de Richard Linklater avec Keanu Reeves, Winona Ryder, Woody Harrelson et Robert Downey Jr.
Ce film est une adaptation de plus d’un roman éponyme du prolifique auteur de S-F, Philip K. Dick (Substance Mort en VF). L’originalité principale réside ici dans le traitement de l’image. Après un tournage classique avec les acteurs, les images ont été retouchées intégralement pour obtenir un effet graphique très proche du dessin. Les extraits s’annoncent pour l’instant très accrocheurs, reste à voir si cette stylisation à l’extrême ne phagocytera pas tout l’intérêt du film au détriment du scénario et du découpage. En tout cas visuellement le film éveillera sans doute la curiosité.
Sortie le 21 juin.

Pas mal comme effet graphique non ?
Superman Returns
, de Bryan Singer avec Brandon Routh, Kevin Spacey et Kate Bosworth.
Voici le grand retour de l’homme en pyjama bleu avec son slip rouge par dessus. Comme à l’époque du cultissime film de Richard Donner, c’est un quasi-inconnu qui prend le rôle titre, ainsi Brandon Routh succède à Christopher Reeve. Et Kevin Spacey remplace Gene Hackman dans le rôle du méchant de service, Lex Luthor. L’histoire démarre quand Superman revient sur Terre après 10 années d’absence. Et il aura du pain sur la planche, car même sa chère Loïs Lane ne l’accueille pas les bras ouverts… Après Batman l’an passé, Superman va-t-il faire son retour gagnant sur grand écran ? Je prends les paris.
Sortie le 12 juillet.

Lex Luthor, l'ennemi juré de Superman...
Super Ex-Girlfriend
, de Ivan Reitman avec Uma Thurman, Luke Wilson, Anna Faris.
Les films de super-héros étant à la mode ces dernières années, rien d’étonnant à voir des variations, comme ici dans le genre de la comédie. C’est d’ailleurs une tendance qui sera reprise aussi dans le prochain Scary Movie. Le scénario ? Matt se sépare de Jenny. Sauf que Jenny est aussi surnommée G-Girl… elle est dotée de super-pouvoirs et compte bien s’en servir pour pourrir la vie de son ex. Mouais, là comme ça, c’est pas top. Mais avec de bons acteurs et des gags pas trop lourdingues pourquoi pas.
Sortie le 9 août.


Lady in the Water
, de M. Night Shyamalan avec Bryce Dallas Howard, Paul Giamatti et Jeffrey Wright.
Le tout nouveau film de Shyamalan est un … conte de fée ! En tout cas c’est ainsi qu’il le définit lui-même. L’histoire débute ainsi : un concierge de building découvre dans la piscine du bâtiment une jeune femme qui serait… une sirène. Voilà, comme d’habitude avec Shyamalan, très peu de choses ont filtré sur l’intrigue, il faudra se contenter de cet embryon de scénario pour l’instant. Par contre le simple fait de savoir que Bryce Dallas Howard (révélation de son précédent film Le Village et fille du réalisateur Ron Howard) est de la partie me réjouit. Et pour tout ce que fait Shyamalan de toute façon j’ai toujours un a priori positif.
Sortie le 23 août.


The Visiting
, de Olivier Hirschbiegel avec Nicole Kidman et Daniel Craig.
Troisième remake de l’Invasion des profanateurs de sépultures de Don Siegel (1956) après l’excellent Invasion des Profanateurs de Philip Kaufman (1978) et le correct Body Snatcher d’Abel Ferrara (1993), l’histoire reprend la trame des précédents films : des extra-terrestres végétaux prennent peu à peu possession de la Terre en remplaçant les gens un à un par des doubles inquiétants. Ce remake ne s’imposait pas vraiment, mais ça peut donner quelque chose d’intéressant malgré tout.
Sortie le 6 septembre.


Unknown
, de Simon Brand avec Jim Caveziel, Greg Kinnear, Barry Pepper et Peter Stormare.
Il s’agit d’une histoire à l’argument très simple (simpliste ?) : 5 hommes se réveillent enfermés dans une pièce. Ils ont tout oublié, y-compris leurs propres identités. Et il semblerait bien que l’un des 5 soit un tueur… Bref, on peut d’ores et déjà dire que ça lorgne du côté de Saw sur pas mal d’aspects, et surtout que le casting est alléchant. Reste à savoir si le développement sera à la hauteur du pitch de départ.
Sortie le 20 septembre.


Flags of our Fathers
, de Clint Eastwood avec Adam Beach, Jesse Bradford, Ryan Philippe.
Clint Eastwood réalise un film de guerre, en nous racontant l’histoire de la bataille sanglante de Iwo Jima, qui opposa les américains aux japonais durant la seconde guerre mondiale. Il s’attachera à suivre le parcours de six soldats américains, ceux-là même qui seront immortalisés sur la fameuse photo où on les voit planter la bannière étoilée au sommet du Mont Suribachi. Dans la foulée, Eastwood prévoit de tourner son film suivant, racontant la même histoire mais du point de vue japonais cette fois.
Sortie prévue en automne.



(suite et fin demain...) 

 

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