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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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15 mai 2006 1 15 /05 /mai /2006 21:18

« Deadwood » qu’est-ce que c’est ?

Eh bien c’est le nom d’une série télévisée de la chaîne américaine HBO, dont Canal + a diffusé la première saison au cours de ces derniers mois.
 Deadwood
c’est aussi le nom de la ville dans laquelle se déroule la série. Une ville nouvelle, faite de bric et de broc, fondée par les chercheurs d’or. L’intrigue prend place en 1876 dans le Dakota, du temps des cow-boys à la quête de l’eldorado. À ce moment les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas encore le grand pays d’aujourd’hui, et la terre de ces contrées sont à ceux qui la prennent et l’exploitent. Deadwood naît du néant, en plein territoire indien, la ville grandissant au rythme soutenu de l’arrivée de nouveaux aventuriers rongés par la fièvre de l’or. Car de l’or il y en a beaucoup, on découvre filon sur filon, et l’endroit attire de plus en plus de monde. Les habitants sont une bande d’indésirables, de repris de justice, d’opportunistes de tous poils et de criminels ayant fui la toute jeune société américaine. Deadwood est une ville illégitime, non encore reconnue par les USA, où règne l’anarchie et qui se construit en dehors des lois, si ce n’est celle du plus fort.

La série propose de suivre la vie de quelques personnages très divers dont les destinées vont se croiser à Deadwood.

Il y a Seth Bullock (Timothy Oliphant, habité par son personnage), ancien shérif décidé à faire fortune avec un commerce de quincaillerie avec son associé juif Sol Starr (John Hawkes). Bullock tente de fuir son ancienne vie de garant de la loi, mais reste l’archétype même du personnage droit et intègre, à la violence contenue mais palpable.

Wild Bill Hickok et Seth Bullock, des tireurs hors-pair
Il y a Wild Bill Hickok (Keith Carradine) la fine gâchette, ancien compagnon d’armes de Buffalo Bill, en quête de rédemption, accompagné de Calamity Jane (Robin Weigert), plus pochtronne et paumée que redoutable.

Il y a le couple Brom et Alma Garret (Timothy Omundson et Molly Parker), jeunes bourgeois new-yorkais qui viennent s’encanailler à coups de dollars et espèrent décrocher un concession d’or juteuse.

La belle et honorable Alma Garret cache quelques secrets inavouables...
Il y a Doc Cochran (Brad Dourif, exceptionnel), le docteur qui a fort à faire entre les différentes maladies contagieuses et les prostituées qu’il soigne.

Le doc Cochran est toujours très sollicité à Deadwood !
Il y a le Révérend Smith (Ray McKinnon) dont le gentillesse n’égale que la ferveur à prêcher la bonne parole.

Il y a surtout Al Swearengen (Ian McShane, É-NOR-ME !), le patron roublard du Gem, le saloon-bordel dans lequel tout Deadwood vient dépenser son argent la nuit tombée. Swearengen est un homme sans foi ni loi, qui compte bien faire de Deadwood sa ville, coûte que coûte. Un stratège à la JR Ewing doublé d’un dur à cuire à la volonté et à la poigne de fer.

Al Swearengen, le maître inconstesté des lieux, et qui compte bien le rester !
Il y a Cy Tolliver (Powers Boothe, au sourire glacé), le patron du saloon concurrent du Gem, à l’apparence plus classe mais aux manières toutes aussi violentes que celles de Swearengen.

Al Swearengen et Cy Tolliver, ils se haïssent cordialement mais savent s'associer pour protéger leurs intérêts communs.
Il y a Trixie (Paula Malcomson), l’une des prostituées du Gem et favorite de Al, bien que celui-ci soit adepte de l’adage « Qui aime bien, châtie bien ».

Il y a les chercheurs d’or, la communauté chinoise qui vit en vase-clos, les indiens qui ont été dépossédés de leur terre et qui ne sont jamais loin, des bandits et racailles de toutes sortes, …

Al Swearengen et Mr. Wu, ou comment bien gérer les relations inter-communautaires.
Il y a tout ce petit monde et bien d’autres encore. Grands ou petits rôles, ils sont tous savoureux et très bien écrits.

La série Deadwood décrit comment une ville va se construire et une mini-société se développer en dehors des lois. À Deadwood on veut survivre et faire fortune. Tout autre objectif y est hors de propos et sans avenir.

Que ceux qui n’aiment pas les westerns ne fuient pas pour autant. Ici les codes du genre sont contournés. Il n’y a pas de longues chevauchées dans le désert, pas de batailles rangées entre cow-boys et indiens, pas d’histoire de guerre de sécession, pas de règlement de compte à la OK Corral.
Cette série, au travers de ses personnages principaux, raconte l’histoire d’une ville où la seule règle est de s’enrichir, qu’on soit chercheur d’or ou commerçant, et quels que soient les moyens d’y arriver.

Dans les premiers épisodes, la série semble longue à démarrer. Mais ne vous méprenez pas, si le producteur / scénariste / dialoguiste David Milch prend le temps de bien poser ses personnages et son unité de lieu au début, c’est pour mieux les malmener dès le second tiers de la première saison. Rebondissements et développements aussi inattendus que brusques s’enchaînent dès lors.

La qualité de l’intrigue, à laquelle il faut ajouter des personnages fabuleux et génialement interprétés, ainsi qu’un décor impressionnant (digne des meilleures reconstitutions de Far-West du cinéma), font de Deadwood une série plus qu’étonnante, prenante et originale.

Sol Starr (à gauche), Tolliver et Swearengen (au centre entourés de quelques larbins, le Doc et le Révérend Smith (second en partant de la droite)
La première saison s’est achevée sur Canal + et vient de sortir en coffret dvd, et aux USA la troisième saison va débuter en juin (la série est prévue sur un total de cinq saisons, mais pourrait s’arrêter à la fin de la troisième selon certaines rumeurs).
À découvrir d’urgence !

 

 

 

 

 

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3 mai 2006 3 03 /05 /mai /2006 22:12

(attention : la lecture de cet article pourrait, bien que j’y ai fait attention, vous gâcher le plaisir de certaines scènes à suspens de la série)

Connaissez-vous la série télévisée 24 Heures ? C’est une série à succès qui possède un concept assez original, celui de raconter une histoire sur 24 heures en autant d’épisodes et en « temps réel », c’est-à-dire qu’on suit en continu tout ce que font les personnages durant les 24 heures que dure l’histoire, minute par minute. Du fait du nombre de personnages principaux et des lieux d’action différents, l’usage du split-screen est souvent de mise, afin de voir plusieurs actions simultanées se dérouler à l’écran.

Le personnage principal est Jack Bauer, un agent de la cellule anti-terroriste de Los Angeles qui n’aura de cesse de combattre complots, attaques, attentats et menaces terroristes de tous genres. Les autres protagonistes étant ses collègues de la CAT , les membres de sa famille, et les hautes instances politiques du pays. Le tout est ponctué d’action et de suspens, et les mots d’ordre de la série sont : l’enchaînement de péripéties incessantes et les rebondissements à n’en plus finir.
Bref, un vrai défi pour les scénaristes, et un régal pour les spectateurs.

Ayant vu les quatre saisons déjà diffusées en France, je me suis demandé quel est le personnage récurrent qui m’a le plus marqué, le plus étonné, le plus plu.
D’aucuns répondraient très logiquement Jack Bauer (Kiefer Sutherland) lui-même, héros parmi les héros, un dur qui ne recule devant aucun sacrifice pour son pays. D’autres citeraient Kim Bauer (Elisha Cuthbert), la fille sexy de Jack, qui en digne fille de son père vit également des aventures étonnantes et remuantes. Certains, ou peut-être aussi certaines, parleraient du beau et ténébreux Tony Almeida (Carlos Bernard, personnage très intéressant, peut-être le plus « humain » de tous je trouve), qui a un charisme et une classe exceptionnels. Et évidemment on pourrait aussi énumérer les différents leaders terroristes et autres traîtres à leur patrie qui prolifèrent d’une saison à l’autre et possèdent tous des personnalités intéressantes.

Et bien après y avoir réfléchi, celui qui a ma préférence, qui m’a le plus marqué dans la série, n’est pas un des hommes d’actions qui sauvent le monde une ou deux fois par heure. Non, celui que je trouve en tout point exceptionnel, c’est David Palmer (Dennis Haysbert), l’homme politique dont on voit évoluer la carrière tout au long des différentes saisons.

David Palmer, un homme qui ne prend aucune décision à la légère.
Ce type est le prototype du parfait homme politique tel qu’on aimerait en avoir. Un homme foncièrement droit et honnête, qui défend ses convictions avec force. Un homme qui fait de l’honneur, de la moralité et de la vérité ses valeurs premières, un homme qui même face au doute, aux risques et à l’échec prend toujours les décisions qu’il juge justes. Un homme qui n’hésite pas à mettre sa carrière politique, sa vie privée et son ambition en jeu pour défendre les valeurs humaines qu’il a faites siennes. Un type qui a un cerveau, mais aussi un cœur et une sacrée paire de corones. Et même si ce n’était pas le colosse noir Dennis Haybert qui l’interprétait, je suis persuadé que par sa seule personnalité et son comportement, David Palmer imposerait le respect et impressionnerait tout autant. Voilà enfin un homme politique (et cela n’a rien à voir avec ses idées démocrates) qui donne l’image vraie de quelqu’un de sincèrement au service de la nation, de quelqu’un d’avant tout humain et respectueux des gens plus que de ses ambitions et de sa carrière.

Quand 24 heures se termine, que je coupe mon lecteur dvd et que je retombe sur les infos d’une chaîne de télé, je vois tout sauf des David Palmer à la tête du pays ou à la recherche de voix qui leur permettraient d’y accéder. Tous bords et partis confondus, je ne vois que des ambitieux, des opportunistes, des bonimenteurs. Qui traînent derrière eux des casseroles dont ils préfèrent oublier l’existence, des trahisons, des retournements de vestes ou des coups bas qui n’ont pour objectif que de soigner l’image qu’ils pensent que les électeurs veulent voir d’eux. Ils vont où le soleil brille, servent sans rougir leur soupe à base de démagogie et n’ont pour seule vision politique que les résultats du prochain sondage Ipsos. Les scandales et les coups médiatiques se succèdent, ainsi va le microcosme politique… et ce triste constat m’afflige.

Malgré les hauts et les bas, Palmer reste avant tout un personnage droit et intègre.
Alors je sais bien que David Palmer n’est rien de plus qu’un personnage de fiction, mais c’est bel et bien le seul homme politique à ce jour qui remporterait ma voix sans la moindre retenue de ma part.
Messieurs de droite et de gauche : et si vous jetiez un œil à 24 heures ?!

 

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13 mars 2006 1 13 /03 /mars /2006 17:23

Si on peut lui reprocher des tas de choses, la télévision n’en reste pas moins un outil de communication incontournable aujourd’hui. Malgré ses côtés énervants, ses exagérations et ses dérives, je ne renie pas ma dépendance au petit écran. J’ai grandi avec, je pense même faire partie de la première génération pour laquelle la télévision a eu un véritable impact culturel fort.

J’ai connu le temps des trois chaînes (TF1, Antenne 2, FR3), la création de Canal+ (qui a toujours été objet de fascination pour moi, même si je m’y suis abonné il y a deux ans à peine), la naissance puis la mort de La Cinq (quelqu’un se souvient ici du single Touche pas La Cinq qui était sorti pour sauver la chaîne ? un grand moment…), la montée en puissance de M6 et maintenant la multiplication des canaux entre TNT, bouquets satellites et autres câbles.

Aujourd’hui je n’ai pas honte d’avoir accumulé au fil des ans une « culture télé », et ce n’est pas sans une certaine nostalgie que je me souviens de la série V qui marquait le début de mes week-ends le samedi après-midi. De Temps X des frères Bogdanov avec toujours un épisode de la Quatrième Dimension. Du rituel Top 50 présenté par Marc Toesca et son fameux « Salut les p’tits clous ! ». De Nulle Part Ailleurs avec les délires des Nuls, de Poelvoorde ou Antoine de Caunes. De Récré A2 puis Club Dorothée qui ont starisé les dessins animés cultes comme Goldorak, Cobra ou Les Chevaliers du Zodiaque. Des dimanches d’hiver rythmés par Incroyable mais Vrai et l’École des Fans de Jacques Martin entrecoupées d’un épisode de Starsky & Hutch, Magnum ou MacGyver. De l’épisode hebdomadaire du mercredi soir de la sulfureuse série Dallas et son inénarrable JR Ewing, le salaud ultime aux sourcils démesurés, l’homme qu’on adorait détester.
La liste est longue et je pourrais la prolonger encore longtemps.

Tout ça pour dire que ce que la télévision a produit de plus remarquable à mes yeux, sont certainement les séries télévisées. D’aventures, d’espionnage, humoristiques ou romantiques, elles sont un vrai phénomène générationnel et commencent aujourd’hui à être enfin reconnues à leur juste valeur.
Longtemps considérées comme le parent pauvre du cinéma, les séries télé ont réussi à affirmer leur différence et à créer un univers à part, tout autant voire souvent plus respectable que le tout-venant de la production cinématographique.

Et depuis quelques années, on semble enfin accepter cet état de fait. Certaines séries font énormément parler d’elles (Lost tout dernièrement), deviennent quasiment des objets de cultes et ont leurs inconditionnels attitrés, et même souvent créent l’événement.
Pour preuves : la longévité du succès de quelques unes d’entre elles (Urgences, Friends ou X-Files par exemple), les moyens de plus en plus conséquents qui sont dévolus à leur fabrication (des séries comme Lost ou Deadwood ont des budgets et une logistique à faire pâlir d’envie bien des producteurs de cinéma indépendants), la convoitise de certaines équipes créatives par l’industrie du cinéma (Josh Whedon, Kevin Williamson,…), les déclinaisons passées ou à venir sur grand écran d’une multitude de séries à succès (Mission Impossible, X-Files, Drôles de Dames, etc…) et surtout la sortie sur support dvd d’un nombre impressionnant de séries depuis environ 2-3 ans.
Pour ma part, je suis aux anges quand je vois qu’enfin on accorde leur titre de noblesse à ces objets télévisuels qui m’accompagnent depuis toujours.

Alors j’en profite pour faire un peu de pub pour le Hors-Série « Séries Cultes » de Mad Movies qui paraît ce mois, et qui ma foi est assez bien fichu. Si on peut lui reprocher de « passer un peu vite » sur certaines séries, il a l’avantage d’en aborder un grand nombre (près d’une centaine), d’horizons et de périodes très divers.
Attention toutefois : la liste est évidemment très loin d’être exhaustive et il manquera forcément l’une ou l’autre série qu’on a aimée. D’autant plus que dans la liste retenue, le choix est sciemment tourné vers des thèmes « madiens », entendez par là qui entrent dans le prisme des films dont ils traitent d’habitude dans Mad Movies. Exit donc les sitcoms, soaps et autres séries à caractère principalement humoristique ou social. Pas de Friends, pas de Desperate Housewives, pas de Amour Gloire & Beauté, pas de Huit ça Suffit, de Alf, d’Arnold et Willy, de Seinfeld ou de Sex and the City.
Le ton est résolument tourné vers l’action, l’aventure, la SF, le policier, à quelques rares exceptions près (notamment Urgences et les Simpsons).
Autre bémol à apporter : 8,50 euros pour un magasine, faut avouer que c’est pas donné. Pour ce prix vous aurez 130 pages plutôt bien remplies par des passionnés du petit écran.
À vous de voir donc.

 

 

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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 16:53

Connaissez-vous tous Hulk ?

C’est le colosse de jade, très costaud et un peu idiot de chez Marvel. Créé en 1962 par le duo magique Stan Lee / Jack Kirby, on pourrait situer le personnage à mi-chemin entre le monstre de Frankenstein et Docteur Jekyll & Mr Hyde, le tout à la sauce radioactive (le nucléaire étant la grande peur de l’époque, comme peut l’être la manipulation génétique aujourd’hui).
Pour résumer en quelques mots le concept, il s’agit d’un scientifique qui a été accidentellement exposé à des rayons Gamma, et qui depuis lors se mue en monstre vert à la musculature surdéveloppée sous l’effet de la colère (à l’origine c’était la nuit qui enclenchait automatiquement la transformation -d’ailleurs au tout début il était gris et non pas vert- mais le déclencheur est vite devenu la colère).

Bruce Banner et son alter-ego vert...
Outre la version comics, il y eut à la fin des années 70 une série télévisée diffusée sur CBS de 1978 à 1982, soit 5 saisons de 81 épisodes au total, auxquels viennent s’ajouter 2 épisodes pilotes et 3 téléfilms (plus récents ceux-là : 1988, 1989 et 1990). Bill Bixby y incarnait le docteur David Banner qui en se transformant prenait les traits du musculeux Lou Ferrigno.

Enfin, c’est en 2003 que le personnage est porté sur grand écran avec le film Hulk, réalisé par Ang Lee, avec Eric Bana dans le rôle de Bruce Banner et un Hulk hyper-impressionnant entièrement en images de synthèse.

David Banner ? Bruce Banner ? Pourquoi donc cette différence de prénoms entre les versions ? Comment s’appelle-t-il réellement à la fin du compte ?

 

Comme j’ai déjà souvent entendu cette interrogation, je vais vous expliquer le pourquoi du comment…

Le personnage d’origine se nomme Robert Bruce Banner. C’est l’identité civile de Hulk dans les comics. À l’époque où Stan Lee a créé tous les personnages phares de Marvel, la mode était (à quelques exceptions près) de donner des initiales doubles aux héros : Peter Parker (Spider-Man), Matt Murdock (Daredevil), Reed Richards (Mr Fantastic), Stephen Strange (Dr Strange), etc… C’est donc le nom de Bruce Banner qui a été communément adopté pour ce personnage dans les comics.

Mais quand le héros a été adapté à la télévision, les producteurs l’ont rebaptisé David Banner. Raison invoquée à l’époque : Bruce était trop connoté « Gay » pour eux, déjà qu’un culturiste à la coupe au bol bandait ses muscles torse-nu à l’écran, les producteurs s’étaient mis en tête que David serait un prénom moins tendancieux ( !). Malgré les protestations de Stan Lee, rien n’y fit, tout juste acceptèrent-ils de le renommer officiellement David Bruce Banner (beau lot de consolation !). Voilà pourquoi tous les aficionados de la série TV (qui ne lisaient pas forcément le comic) connaissent le héros sous ce nom de David Banner.

David Banner devient l'incroyable Hulk...
Lors de l’adaptation au cinéma, le personnage retrouva son prénom d’origine, mais comme pour entretenir la confusion, c’est le père de Bruce Banner (interprété par Nick Nolte) qu’on nomma David Banner. Ce qui est d’autant moins compréhensible que dans le comic, le père de Bruce se prénomme Brian ! Allez comprendre la logique…

Bref, voilà pourquoi les fans de la série culte de CBS croient dur comme fer que leur héros se prénomme David, alors que pour les autres, son prénom est Bruce. Mais pour tout le monde il reste …
l’Incroyable Hulk !!

 

 

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20 décembre 2005 2 20 /12 /décembre /2005 12:57

Ça y est : la StarAc 5, c’est fini. Et ce n’est pas trop tôt.

Il faut savoir que j’ai un certain contentieux doublé d’un lourd passé avec cette émission, du coup je risque de ne pas être parfaitement objectif à son sujet. Avant toute chose, je suis honnête, en 5 ans j’avoue avoir regardé des émissions de la StarAc, ou plutôt des morceaux d’émission. Je ne sais même pas exactement pourquoi d’ailleurs, parce que ça ne m’a jamais plu. Par curiosité, par bêtise, par lâcheté, par hypnotisme, par désespoir, parce qu’il n’y avait rien d’autre, parce qu’on m’a obligé, par moquerie, par voyeurisme ? Certainement un peu de tout ça, mais pas toujours tout à la fois non plus hein ! Donc j’assume tout à fait la part d’hypocrisie et d’incohérence en moi quand je dis que c’est vraiment pas très bon alors qu’il m’est arrivé de la regarder quand même.

Dans mon ancien appart, mes voisins étaient de fervents amateurs de variété populaire et du journal de Claire Chazal. C’est donc tout naturellement qu’ils sont devenus de purs accros de la Star Académie dès la toute première émission en 2000. En gros ça se passait ainsi : tous les samedis ou vendredis soirs (selon la journée de retransmission du fameux prime-time), tous (je dis bien tous) les voisins du 1er étage (c’est-à-dire l’étage du dessus) se donnaient rendez-vous dans le salon de l’appart du milieu (c’est-à-dire pile au-dessus de mon salon). Ils montaient le volume du téléviseur à un niveau qui ne laissait aucun doute sur la puissance des petits hauts-parleurs intégrés des télés Sony, et chantaient à tue-tête à la moindre chanson, ou au pire en cas de chanson en anglais ou de paroles un peu compliquées, se contentaient d’accompagner de « lalala » du plus bel effet. Cris de fans et applaudissements compris à chaque début et fin de chanson, cela va sans dire. Est-il utile d’ajouter que les murs et planchers étaient aussi bien insonorisés que s’ils avaient été en papier mâché ?

Vous vous dites certainement que j’exagère un peu, que je noircis le tableau … eh bien je peux vous assurer que non. J’avais vraiment des voisins débiles, c’est la pure vérité. Et il y en avait même un sacré nid au premier. C’est du reste la principale raison qui m’a décidé à déménager.

Depuis, je garde comme qui dirait une certaine aversion pour la Star Académie, qui en plus d’être une émission plutôt bas de gamme, a eu un vrai impact négatif sur l’univers musical des enfants et ados, cibles privilégiées de ce genre d’émission. Les apprentis-chanteurs sont complètement formatés pour entrer dans un moule pas franchement à mon goût. Je ne dis pas qu’ils chantent mal, qu’ils chantent des conneries, je m’en fiche pas mal et je préfère ne pas les attaquer sur ce plan. Et d’ailleurs si tant de personnes aiment la StarAc, c’est qu’il y a certainement une part de talent derrière la machine médiatique, qu’il ne soit pas à mon goût n’est qu’anecdotique.

Non, le reproche principal qu’on peut faire à la StarAc selon moi, c’est de fabriquer à la chaîne des jeunes chanteurs qui se ressemblent tous. Et comme ils trustent tout l’espace médiatique, on finit par entendre toujours la même chose. D’infinies mini-variations sur un thème ultra-étriqué. Ça fait bien longtemps que je n’écoute plus de musique à la radio pour cette raison, et la StarAc n’a fait qu’aggraver la situation je trouve. Au point que le cercle vicieux est en train de se refermer en ce moment, la machine tournera bientôt en vase-clos. En effet, regardez l’âge moyen des candidats à la Star Académie : entre 17 et 20 ans pour la grande majorité. C’est-à-dire ceux-là même dont les goûts musicaux ont été formatés étant ados par les toutes premières émissions de la StarAc ! Leurs références musicales c’est Jenifer et Nolwenn !
Bref, la Star Académie se nourrit de Star Académie, elle fonctionnera en totale autarcie dans quelques années.

Bonjour la diversité. Bonjour la culture musicale. Bonjour TF1.

 

 

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