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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 08:21

Qui a à ce jour échappé à la mode des zombies ? On les voit partout, du cinéma à la télévision, du roman à la bande dessinée. Qui n’a jamais entendu parler de la série The Walking Dead (que ce soit l’œuvre originale en BD ou son adaptation télévisuelle) ?

Pour ma part je n’ai jamais été un grand fan des zombies, pour tout dire les classiques du genre, à savoir les zomblards de feu papy Romero, m’ont toujours profondément ennuyé. En revanche, quand à partir de la fin des années 90 le mythe est un peu revenu au goût du jour, et surtout à partir du moment où il s’est vu revisité par des auteurs qui n’étaient alors qu’à leurs débuts mais qui allaient rapidement devenir des stars dans leurs domaines respectifs (je pense notamment à Robert Kirkman dans les comics avec sa série The Walking Dead et à Zack Snyder avec son premier film L’Armée des morts – remake du Zombie de Romero d’ailleurs), j’ai commencé à être plus réceptif. Et grand bien m’en a pris !

 

J’ai donc été emporté par la vague, que dis-je la déferlante The Walking Dead en Bande Dessinée, dont chacun des tomes a été pendant des années de parution l’occasion de maintes et maintes claques en pleine tronche tant c’est de la bonne came. Un peu moins ces 2-3 dernières années (ou alors est-ce moi qui commence à changer de perception va savoir), on va dire pour ceux qui connaissent, que l’après-Negan marque pour moi une certaine perte de vitesse dans l’intrigue du comic-book. J’ai bien entendu également suivi l’adaptation en série télé par la chaîne AMC, et là je serai un peu plus critique que pour le comics. La série The Walking Dead est capable du meilleur comme du pire, et si certains épisodes ont su se révéler tout bonnement excellents, il y a eu aussi de sacrées purges, et ce qui prouve de manière flagrante l’inconstance de ce show TV, jamais une de ses saisons n’aura été très bonne du début à la fin, il y a toujours eu du déchet en cours de route. Et là je ne parle même pas de la saison en cours de diffusion (la saison 8) qui elle réussit l’exploit inverse : pour l’instant elle est très mauvaise et n’a pas encore proposé un seul épisode qui sorte du lot pour éventuellement la sauver de la nullité totale…

 

Tout cela pour en arriver au roman The Walking Dead : L’ascension du Gouverneur !!

Oui je sais, l’intro aura été longue…

On peut légitimement avoir un a priori sur la chose, qui consisterait à dire que le roman en plus de tout le reste, c’est juste histoire de surfer sur la vague de la mode en cours, de rallonger la sauce à pas cher, et surtout de faire du pognon là où c’est facile d’en faire. A priori que je partageais avant la lecture, gardant une certaine méfiance vis-à-vis de ce produit dérivé. Et en fait je crois que j’ai bien fait d’avoir cet a priori, parce que du coup j’ai été très agréablement surpris par la qualité du bouquin.

Pour mettre en prose ce qu’il a l’habitude de distiller sous forme de scénario de BD, Robert Kirkman s’est associé à Jay Bonansinga, un écrivain qui a déjà à son actif plusieurs romans de genre. Là encore, j’avais quelques doutes avant lecture : un bouquin écrit à quatre mains risque de manquer de personnalité, ou de ne pas retrouver le ton si propre à The Walking Dead. Alors que dans les faits il n’en est rien. On est bel et bien dans la continuité de l’univers Walking Dead, même ambiance, même style dans la manière de gérer le suspense et de mettre en place cet inconfort permanent qui fonctionne si bien dans les comics.

 

Comme son nom l’indique, The Walking Dead : l’ascension du Gouverneur propose de nous raconter la genèse de ce personnage si emblématique du comic-book (et un peu moins emblématique il faut bien le dire dans la série télé). Pour cela, on est plongé au début de l’infestation zombiesque, le monde commence à chavirer, le danger se répand un peu partout. Bref, la survie débute. Et c’est personnellement ce que moi je préfère dans ce type de récit, finalement peu importe la menace en cours, peu importe la nature du danger, ce qui me plaît c’est de voir les personnages s’adapter et se mettre en mode survie. De Mad Max à The Revenant en passant par Le Fléau de Stephen King, l’essentiel pour moi réside dans la façon qu’ont les survivants de s’en sortir. Dans ce roman on retrouve donc Philip Blake avant qu’il ne prenne le surnom de Gouverneur, qui est à la tête d’un petit groupe composé de son frère Brian, sa petite fille Penny et de deux de ses amis, Bobby et Nick. Bien décidé à survivre dans ce nouveau monde dont ils ne maîtrisent et ne comprennent pas encore toutes les règles, ils vont se lancer dans un road trip qui les mènera jusqu’à la petite communauté de Woodbury. Tout l’intérêt du livre est non pas tant dans la cavale et les différentes (més)aventures du groupe de fuyards, mais bien plus dans l’évolution des personnages et le chemin psychologique qui va transformer un homme normal en celui qu’on découvrira ensuite dans The Walking Dead sous les traits d’un parfait tyran qui s’impose par la force, le Gouverneur.

 

Fluide et facile à lire, le livre est bien écrit. Il peut même tout à fait être lu sans qu’on n’y connaisse rien à The Walking Dead. Évidemment, avoir le background de l’histoire, connaître l’avenir de celui dont on suit la destinée dans ce roman est un plus, car justement on a certaines certitudes liées au savoir qu’on a (ou qu’on croit avoir) quant au futur des personnages, et que ces certitudes sont peu à peu démontées, de façon assez maligne, par les auteurs. Bref, bien qu’on connaisse la destination finale, on est tout de même surpris par l’itinéraire pris pour y arriver ! C’est certainement le vrai tour de force auquel sont parvenus les auteurs : surprendre les lecteurs qui connaissent déjà Philip Blake. Il y a de ce point de vue une surprise en fin de récit, à laquelle je ne m’attendais pas et qui colle pourtant parfaitement bien avec ce que sera ensuite le Gouverneur. Cette dimension de l’histoire passe forcément inaperçue pour ceux qui découvrent le roman sans avoir lu la BD ou vu la série auparavant, mais rien qui puisse pour autant entacher la lecture ou être source d’une éventuelle incompréhension.

 

Que vous soyez donc addict à The Walking Dead ou totalement béotien en la matière, à moins d’avoir une aversion pour les histoires de zombies ou les survivals typés « fin du monde », la lecture de ce roman pourra s’avérer très divertissante, voire éclairante pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur le Gouverneur de The Walking Dead.

 

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commentaires

Spooky 12/06/2018 16:42

En effet c'est un excellent roman, lu dès sa sortie. Et plusieurs ont déjà suivi...

Stéph 13/06/2018 09:33

Tout à fait, et j'ai prévu de chroniquer ici aussi les tomes suivants que j'ai déjà pu lire, mais ce n'est pas prévu pour tout de suite dans mes prochaines publications. Je peux cependant d'ores-et-déjà dire que j'ai trouvé la qualité fluctuante sur les suivants...