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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 11:28
Vous me connaissez, je suis un grand amateur de super-héros, et j’avoue que depuis quelques années je suis particulièrement gâté car ces derniers sont très à la mode et donnent lieu à toute une tripotée d’adaptations au cinéma. Enfin « gâté » c’est peut-être vite dit parce que pour un Spider-Man ou un Superman Returns exceptionnels dans l’année, vous avez droit aussi à des trucs aussi insipides et ratés que Ghost Rider ou Elektra.

Toujours est-il que cette année, l’événement de l’été chez les super-héros sur grand écran c’était la suite de la franchise des Quatre Fantastiques. Non pas que le premier film eut été une telle réussite que la suite attise à ce point les attentes (à vrai dire le premier film des Quatre Fantastiques était clairement orienté film d’action familial et en avait déçu plus d’un car très édulcoré et gentillet), mais la grande attraction de ce second volet c’est l’invité d’honneur qui se joint à l’équipe du Baxter Building : le Surfeur d’Argent himself.

Norrin Radd est le Surfeur D'argent, un être aux pouvoirs immenses...
Le Surfeur d’Argent est un personnage mythique issu de l’imagination du duo non moins mythique Stan Lee / Jack Kirby. Extra-terrestre humanoïde de la planète Zenn-La, Norrin Radd de son vrai nom se sacrifie pour préserver sa planète de Galactus, une entité cosmique sans âge, surnommé le Dévoreur de Mondes (et pour cause : il se nourrit de toute l’énergie d’une planète ne laissant qu’un caillou sans vie après son passage). En échange de la clémence de Galactus pour sa planète natale, Norrin devient le Surfeur d’Argent, un être d’une puissance inouïe pourvu du « pouvoir cosmique » que lui confère son nouveau maître. Sillonnant l’espace infini, il est le héraut de Galactus, chargé de lui trouver ses repas à travers les galaxies et de prévenir les éventuels habitants des planètes-cibles de l’arrivée du dévoreur.

Façonné graphiquement par son créateur Jack Kirby et John Buscema qui sera le dessinateur attitré du comics à ses débuts, le Surfeur est un des personnages fétiches du scénariste Stan Lee qui en fait un héros atypique, mêlant au sein de ses aventures voyages cosmiques, puissance illimitée et réflexions philosophiques sur l’existence, la condition humaine, le bien et le mal.

Son pouvoir cosmique permet au Surfeur de traverser la matière solide comme s'il s'agissait d'un liquide..
Autant dire que l’annonce de sa présence dans le second volet des Quatre Fantastiques a excité l’imagination des fans du personnage et des connaisseurs de l’univers Marvel.
Dans le film, les Fantastiques vont donc être confrontés à cet être tout-puissant venu sur Terre annoncer l’arrivée imminente de Galactus… et le Docteur Fatalis revenu d’entre les morts voit l’arrivée de cet extra-terrestre comme une aubaine, l’occasion inespérée d’acquérir un pouvoir quasi-illimité qui lui permettrait de se venger de l’équipe des Fantastiques qui l’avaient bien ridiculisé dans le précédent film. Mais quand on voit de quelle manière les Quatre Fantastiques se font malmener par le Surfeur, on se demande comment ils pourront parer au danger mille fois supérieur que représente son maître Galactus qui s’apprête à fondre sur la Terre…

Les 4 Fantastiques face au Surfeur : feront-ils le poids ?
Voilà pour le scénario. Simple, concis, mais diablement alléchant. On se dit qu’avec une histoire pareille on va enfin pouvoir admirer les Fantastiques dans toute leur splendeur, parce que avouons-le le premier film nous avait un peu laissés sur notre faim de ce côté là. Et effectivement, les promesses sont tenues ! Toujours à la barre, le réalisateur Tim Story paraît plus à l’aise avec ses personnages et en tire tout le spectaculaire qu’on était en droit d’attendre. Les images sont tout simplement superbes, le Surfeur (interprété par Doug Jones et héritant de la voix caverneuse de Laurence Fishburne) est d’une beauté et d’une majesté sidérantes (un mec à poil sur une planche de surf volante et peint de la tête aux pieds en argent, ça pouvait faire craindre le pire !). Il eut été facile de se planter visuellement et de faire du Surfeur un truc bizarre voire ridicule, mais bien au contraire, le personnage souffre d’un design absolument parfait ! Et les manifestations de ses pouvoirs sont elles aussi plus que soignées : à l’image c’est un vrai régal. À ce titre d’ailleurs la course poursuite aérienne Surfeur d’Argent / Torche est un pur bonheur visuel.

Johnny est le premier des Fantastiques à réussir à approcher le Surfeur... pour son plus grand malheur !
Les Quatre Fantastiques quant à eux sont également bien servis du point de vue des effets spéciaux, et leurs capacités bien mieux exploitées dans ce film que dans le précédent à mon avis. La Chose (Michael Chiklis) est un peu moins mis en avant (normal, le Surfeur lui pique son statut de star du film), la Torche (Chris Evans) reste insupportable mais son pouvoir continue d’émerveiller la rétine, Mr Fantastic (Ioan Gruffudd) est mieux servi que précédemment et passe de faire-valoir à personnage à part entière, il n’y a guère que l’Invisible (Jessica Alba) qui reste assez insipide (je persiste à dire qu’elle est la grosse erreur de casting de cette franchise). Julian McMahon pour sa part en rajoute une couche dans le cabotinage dans le rôle du Docteur Fatalis dont les menaces font pâle figure devant celle que représente le Surfeur et Galactus.
Galactus qui d’ailleurs est peut-être l’une des déceptions du film car… on ne le voit pas autrement que sous la forme d’une espèce de nuage interstellaire menaçant (il y a bien vers la fin la forme caractéristique de son casque que l’on aperçoit, mais c’est plus un clin d’œil aux fans du comics qu’autre chose). Dans les pages des Fantastic Four, Galactus est un personnage immense, de plusieurs centaines de mètres de haut, à l’aspect humanoïde, un géant aux côtés duquel les héros font figure de moucherons. On comprend que de le voir sous la forme d’une nuée de poussière galactique ait pu désappointer voire en décevoir certains. L’explication officieuse est que tout l’investissement en effets spéciaux a été concentré sur le Surfeur d’Argent et qu’il n’y avait plus suffisamment de budget pour matérialiser un Galactus crédible et fidèle à sa version papier. Plus j’y pense et plus je me dis que finalement ce n’est peut-être pas plus mal comme ça. Il valait mieux se concentrer sur le Surfeur pour relever et remporter aussi magnifiquement le défi de sa matérialisation, que de diviser les efforts sur deux personnages (le Surfeur et Galactus) et à l’arrivée être déçu par les deux. On peut certes toujours faire mieux, mais moi j’ai trouvé mon compte dans ce film tel qu’il est.

Chevauchant sa planche cosmique, le Surfeur en jette !
Percutant, beau, spectaculaire, fun voilà à mon sens les qualités du film, le tout soutenu par une bande son très efficace. Et le côté grand-public m’a paru moins gênant que dans le premier film, ce qui me fait considérer ce deuxième épisode comme étant plus réussi et enthousiasmant que le premier de la série. Bref pas un grand film, mais divertissant et répondant parfaitement à son cahier des charges. Je le regarderai à nouveau avec plaisir, juste pour revoir le Surfeur traverser au ralenti des buildings liquéfiés sur un son de cloche glaçant…

L'affiche du film : un peu simpliste...

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