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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 07:31

Le nom de Douglas Coupland me disait vaguement quelque chose sans pour autant n’avoir jamais rien lu de lui. C’est ce qui m’a fait prendre le livre en mains en l’apercevant sur l’étalage des nouveautés (euh, ça remonte à 2011 tout de même !). Son titre également, Joueur_1, qui fait très ouvertement référence aux noms par défaut de jeux vidéos en ligne, m’a accroché l’œil. Non pas que je sois un gamer inconditionnel (j’ai joué en mon temps, mais de façon très raisonnable si je devais me comparer aux geeks les plus hardcore), mais j’ai quand même quelques notions et de vagues souvenirs de temps lointains où je participais à des combats acharnés en réseau*.

Et puis le résumé de l’intrigue a fini de faire pencher la balance, et m’a décidé à l’ajouter à ma PàL du moment.

 

L’histoire se déroule en temps réel** et nous propose de suivre l’évolution de quatre personnages pendant cinq heures, reclus dans un bar de l’aéroport de Toronto, réunis par le hasard des attentes entre correspondances. Quand survient un événement qui va déclencher l’apocalypse, la fin du monde tel qu’on l’a connu… le prix du baril de pétrole s’envole sur les places boursières et atteint les 900$ en un temps record, ce qui a pour conséquences immédiates des révoltes, attaques, cambriolages et débordements en tous genres. Des explosions retentissent à l’extérieur, un nuage chimique toxique s’est échappé d’une usine proche ce qui n’incite pas à sortir de l’aéroport, d’autant qu’un sniper fou fait un carton sur le toit… Dans le bar, les héros d’infortune sont coincés ensemble et font connaissance. Il y a Rick, le barman qui veut changer de vie et mise tout sur la méthode infaillible du bonheur prônée par un gourou pseudo-messie moderne. Il y a Karen, quarantenaire fraîchement divorcée qui a rendez-vous avec un homme rencontré sur le net. Il y a Luke, un pasteur qui sur un coup de tête s’est enfui avec les quelques milliers de dollars de la caisse de sa paroisse. Et il y a Rachel, une blonde sublime mais qui souffre d’un handicap mental : elle ne peut physiologiquement pas reconnaître les visages, ne comprend pas ce qu’est « l’humour » et ne peut donc pas entretenir de relation normale avec un homme. Pour prouver qu’elle peut être normale, elle est à la recherche d’un géniteur qui voudra bien faire d’elle une mère…

 

En fait j’ai été assez dérouté par ce roman, qui n’était pas du tout tel que je me l’imaginais. Déjà comme apocalypse, je n’avais jamais envisagé le prix du baril de pétrole comme élément déclencheur. Mais ça se défend comme idée, quoique cela ne soit pas des plus spectaculaires cela dit. Ensuite, la fin du monde c’est un peu vite dit, d’autant que les personnages resteront en huis-clos, pour ainsi dire assez tranquilles à l’abri dans un bar, pas le truc le plus badass du monde niveau ambiance. Ce bouquin n’est en rien un survival, si c’est ce que vous cherchez vous risquez d’être déçus. Les personnages sont quand même bien barrés, et en dehors de Karen ils sont tous assez uniques en leur genre, on ne risque pas d’en croiser souvent des comme ça à mon avis. D’où peut-être un léger problème si on cherche à s’identifier à l’un ou l’autre. Et puis là où j’ai été surpris, c’est dans la teneur même du récit : c’est la fin du monde à l’extérieur, mais les personnages sont assez passifs, ils passent leur temps à discuter, à philosopher, à parler de la vie, plutôt posément d’ailleurs, on ne panique pas trop finalement. Bref, si ce qu’ils racontent n’est pas inintéressant - et d’ailleurs j’ai cru comprendre (ce que j’ai donc pu vérifier) que l’auteur Douglas Coupland est plutôt doué pour les dialogues – c’est le contexte dans lequel ces discussions ont lieux qui leur donne un ton très étonnant. Comme quand on sent que quelque chose cloche mais qu’on n’arrive pas à mettre le doigt exactement sur ce qui ne va pas. J’ai eu cette impression à la lecture : celle de lire un exercice intéressant et formellement plutôt réussi, mais qui repose un peu sur des sables mouvants, qui se perd dans les brumes qui l’entourent… L’écriture est fluide, le style se lit bien, on accroche à ce qui se dit, et pourtant je ne sais pas dire avec certitude si le bouquin est réussi ou raté. Un indice tout de même : je l’ai lu il y a maintenant quelques temps déjà (peut-être 4 ou 5 ans ?) et si je me souviens du début et de certaines scènes, je n’ai plus aucun souvenir de comment ça se termine ! C’est peut-être qu’il ne m’a pas tant marqué que cela, c’est peut-être le signe aussi que loin d’être désagréable il n’est pas d’une lecture indispensable.

En tout cas si quelqu’un l’a lu, j’aimerais beaucoup avoir votre avis*** également à son sujet !

* sur Duke Nukem, et plus tard sur Call of Duty 4, c’est dire si ça ne date pas d’hier…

** c’est ainsi qu’on nous vend le bouquin en quatrième de couv. Temps réel de quoi exactement je ne sais pas, peut-être de lecture ? N’ayant pas lu armé de mon chronomètre je ne saurai en dire plus…

*** comme je vous invite d’ailleurs à vous exprimer sur tous les articles de ce blog, ne vous limitez surtout pas !

 

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commentaires

Shana 09/04/2019 12:07

Très bel article, très intéressant et bien écrit. Je reviendrai me poser chez vous. A bientôt.