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    <title><![CDATA[Moleskine et Moi (Lire ou écrire ?)]]></title>
    <link>http://www.moleskine-et-moi.com/categorie-406777.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Lire ou écrire ?&quot; du blog &quot;Moleskine et Moi&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Moleskine et Moi (Lire ou écrire ?)]]></title>
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    <pubDate>Wed, 28 Jul 2010 17:40:10 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 28 Jul 2010 17:40:10 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.moleskine-et-moi.com</copyright>            <category>Lire ou écrire ?</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
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        <title><![CDATA[259. Mon chien Stupide]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-259-mon-chien-stupide-54601100.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Dans <em>Mon chien Stupide</em>, <strong>John Fante</strong>, auteur américain d’origine italienne (1909-1983), nous invite à
    suivre <strong>Henry Bandini</strong>, un quinquagénaire vivant sur la côte ouest des Etats-Unis avec sa femme et leurs quatre enfants. Bandini est un avatar littéraire de Fante, ce qui permet à
    l’auteur de larges passages à inspiration autobiographique, notamment quand il fait de son personnage principal un écrivain qui pour survivre de sa plume se commet dans des commandes de scénarios
    plus indigents les uns que les autres pour la sacro-sainte Hollywood. Bandini désespère de devoir sans cesse choisir entre l’opulence des studios de cinéma qui le paient bien pour un travail de
    piètre qualité, sans envergure et sans ambition, et le vrai métier d’écrivain, qui flatterait son ego et sa dignité mais le plongerait aussi dans des ennuis financiers que son train de vie ne lui
    permet pas d’assumer. Vivre confortablement en se dévalorisant, ou devenir pauvre et artiste maudit…<br>
    Bandini, 50 ans passés, a depuis longtemps choisi. Il ne veut pas être pauvre, et il a une famille aux besoins de laquelle il doit subvenir. Mais parfois sa conscience le rattrape, et face à des
    enfants qu’il considère comme bien ingrats au vu de tout ce qu’il a sacrifié pour eux, Henry Bandini s’est forgé un caractère de bougon, de grande gueule, de père façon vieille école. Détaché de
    tout, seul contre tous, Bandini a cependant un faible pour les chiens. Attention, pas n’importe lesquels&nbsp;: ceux qui ont du caractère, ceux qui ont de la classe, ceux qui en imposent. Au
    point de faire passer son chien avant tout le reste, à vivre par procuration à travers lui. D’ailleurs depuis la mort de son dernier animal, il a promis à sa femme de ne plus prendre de
    chien…</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Mais un beau jour, c’est un chien immense, dont on a du mal à déterminer précisément la race, qui vient d’on ne sait où,
    s’invite sur la pelouse familiale et élit domicile chez les Bandini. Aussi imposant que placide, le chien en question séduit Henry et c’est son plus jeune fils qui le baptise
    <strong>Stupide</strong>, en rapport à son caractère quelque peu particulier et imprévisible…</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">L’arrivée de Stupide dans la famille ne sera pas sans créer quelques remous et mettre du sel dans une existence que le héros
    avait de plus en plus de mal à supporter.</span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Voilà un petit bouquin sympathique, vite lu (150 pages environ en format poche), écrit sur un ton sarcastique et totalement
    empreint d’une ambiance «&nbsp;USA des années 70&nbsp;» (pur ressenti&nbsp;: je n’ai aucune idée de quand Fante a écrit cette histoire). À travers son personnage d’écrivain raté, John Fante
    aborde les sujets de la famille et du couple après des années de mariage, du métier d’écrivain, du quotidien qui achève nos ambitions, de l’incompréhension entre les générations, du statut de
    parents vieillissants qui voient leurs enfants quitter le foyer. Et il nous offre également une vision de l’Amérique à l’ancienne, avec ses relents de racisme, ses communautés, ses valeurs, ses
    épreuves de force… Le tout est servi avec un humour grinçant et soutenu par un chien qui porte parfaitement son nom. Par bien des aspects il fait ce que son maître rêve de faire&nbsp;depuis
    toujours : ce que bon lui semble en se fichant des reproches comme de l’an quarante.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Sans en retirer une quelconque morale, sans imposer une vision de ce qui est normal ou non, cette courte histoire ressemble
    plutôt à une sorte d’immense constat, le constat de la vie d’un homme qui n’est ni particulièrement sympa ni particulièrement mauvais non plus. Pathétique parfois. Touchant par moment. Souvent
    drôle.</span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">C’est très loin d’être une lecture indispensable, mais <em>Mon chien Stupide</em> m’aura fait passer un bon moment malgré
    tout.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/234-et-suivants/259_mon_chien_stupide.jpg" alt="259 mon chien stupide" title="Mon chien Stupide, de John Fante" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="294" height="490">
  </p>
  <p>
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  </p>
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  <p></p>

  
  
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        <pubDate>Wed, 28 Jul 2010 17:32:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.moleskine-et-moi.com/article-259-mon-chien-stupide-54601100.html</guid>
                <category>Lire ou écrire ?</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-259-mon-chien-stupide-54601100-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[258. Ne lisez pas ce livre si vous êtes stupide]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-258-ne-lisez-pas-ce-livre-si-vous-etes-stupide-54253188.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Si ça c’est pas malin comme titre de bouquin&nbsp;!!<br></span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">C’est justement pour ça que je l’ai lu. Non pas parce que je ne me considère pas comme stupide (au contraire même, à bien des égards je
    me sens parfaitement capable de l’être), mais parce que j’ai trouvé cette idée de titre excellente de malice. Forcément moi ça pique ma curiosité, et je me dis que là derrière peut se cacher tout
    et n’importe quoi, mais que ce sera forcément quelque chose d’intelligent.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dans <em>Ne lisez pas ce livre si vous êtes stupide</em>, l’auteur anglais d’origine hongroise <strong>Tibor Fischer</strong>
    a réuni sept nouvelles de tailles variables (d’une dizaine à une centaine de pages).</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Avec <em>On a mangé le chef</em>, on suit un patron d’entreprise informatique au bord de la faillite, qui, au bout du
    rouleau, décide de partir sur la Côte d’Azur voir s’il lui est encore possible de prendre du bon temps (entendez par là se baigner et dormir). Dans <em>Portrait de l’artiste en tueur enragé</em>,
    un artiste se façonne une vie de tueur en série, convaincu que c’est la seule façon de faire reconnaître son talent au grand jour. Dans <em>La liasse de l’espoir</em> c’est un type ordinaire qui
    se met en tête de devenir le «&nbsp;<strong>Kid de Manchester</strong>&nbsp;» et troque son boulot au bureau d’urbanisme de sa ville contre des santiags et deux colts. <em>Et après … on vous
    traite de poivrot</em> est peut-être la plus difficile à résumer et certainement ma préférée. On y croise <strong>Guy</strong>, un gars au regard sarcastique mais lucide sur ce qui l’entoure, et
    on le suit lors de ses tribulations dans la ville de Brixton, repère ultime de tarés ordinaires. <em>L’enfer c’est froid</em> retrace la découverte d’un charnier par un reporter à Timisoara
    pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Dans <em>Le rat de bibliothèque</em> on rencontre un personnage assez original, qui s’est mis en tête de lire tous les livres qui existent et ont existé, et
    qui pour ce faire vit dans les bibliothèques et lit les ouvrages deux par deux, un dans la main droite l’autre dans la main gauche… Enfin dans <em>J’aime me faire assassiner</em> le personnage
    principal est une comédienne nymphomane et obsédée par les pinces à épiler…</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mon sentiment sur ce recueil de nouvelles est très contrasté. J’ai adoré le style. C’est blindé d’humour très noir, très
    cynique, très froid mais très bien vu. Tibor Fischer a un véritable talent pour décrire un personnage, retranscrire un caractère, sonder une psyché, tracer un portrait saisissant de réalisme. Je
    dirais même que ses nouvelles sont autant d’études comportementales. Tous ses personnages sont désabusés, sur la corde raide, tangents. Une espèce de désespoir insondable se dégage d’eux, on sent
    qu’ils vont droit dans le mur et qu’ils ne feront rien pour s’écarter de leur trajectoire suicidaire. En cela, les personnages sont profondément humains, bien que souvent extrêmes.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mais la contrepartie à tout ça c’est&nbsp; qu’il ne se passe pas grand-chose dans ces histoires. Pas d’intrigue, pas d’enjeu,
    l’auteur enchaîne des situations, des réflexions, des dialogues, mais ça ne mène nulle part. C’est bourré de bonnes idées et très bien écrit, l’humour tape juste… mais ça s’arrête là et c’est
    très dommage, car j’en suis sorti avec un sentiment d’inabouti. Et du coup sur moi la conséquence est radicale&nbsp;: je n’en retiens presque rien. Pour écrire cet article il a fallu que je
    reprenne le bouquin et que je survole toutes les nouvelles une à une pour me souvenir de quoi elles parlent. Ça ne fait pourtant que quelques mois que je l’ai lu ce livre…</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bref, j’ai du mal à en conseiller la lecture, bien que je sois conscient qu’il ne s’agit pas d’un mauvais livre du tout.
    C’est un très bel exercice de style, mais plutôt décevant sur le fond. Ou alors tout simplement, si je m’en réfère au titre, n’aurais-je pas dû lire ce livre finalement…</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/234-et-suivants/258_ne_lisez_pas_ce_livre_si.jpg" alt="258 ne lisez pas ce livre si" title=
    "Ne lisez pas ce livre si vous êtes stupide, de Tibor Fischer" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="400" height="656">
  </p>

  
  
  
  
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        <pubDate>Wed, 21 Jul 2010 16:50:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.moleskine-et-moi.com/article-258-ne-lisez-pas-ce-livre-si-vous-etes-stupide-54253188.html</guid>
                <category>Lire ou écrire ?</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-258-ne-lisez-pas-ce-livre-si-vous-etes-stupide-54253188-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[257. Spécimens à disposition des jeunes filles faciles]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-257-specimens-a-disposition-des-jeunes-filles-faciles-53958532.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">(Avant toute chose je vous préviens, j’ai collé des parenthèses un peu partout dans cet
    article.)<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">(La preuve.)<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: comic sans ms,sans-serif;">(Et ça n’a rien à voir avec le livre.)<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">(Enfin je
    crois.)<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">(Ou alors c’est freudien.)<br></span></span> <span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">(Bref.)<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mon choix de livres se fait selon différents critères. Je cible des auteurs que j’ai déjà
    lus et appréciés. Mais aussi, souvent je flâne dans les rayons d’une librairie et je laisse vagabonder mes yeux jusqu’à ce qu’un titre et/ou une couverture m’interpellent (je sais, c’est
    particulier comme technique, ça fait pas sérieux hein&nbsp;?), puis je feuillette, et la quatrième de couv’ finit de me convaincre (ou pas) . Évidemment il y a aussi les livres qu’on m’offre,
    qu’on me prête ou qu’on me conseille. Et puis parfois j’entends parler d’un bouquin et ce que j’en entends éveille ma curiosité, à la radio, dans un magazine, ou même à la télé. C’est donc dans
    une émission littéraire d’une chaîne publique que j’ai entendu parler de <em>Spécimens à disposition des jeunes filles faciles</em> qui avait l’air de cumuler à lui seul plusieurs bons
    points&nbsp;: un titre original et engageant (à mon sens), des commentaires assez élogieux à son propos (dans la dite émission télé), et son auteur <strong>Virginie de Clausade</strong> qui était
    invitée sur le plateau avait fait preuve d’une belle répartie et d’un esprit assez grinçant et vif au cours du débat sur je ne sais plus quel sujet du moment. En plus de ça elle est jolie comme
    un cœur ce qui remplit mon critère «&nbsp;couverture qui m’interpelle&nbsp;» précité. Hum. Ça, c’est fait.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Avant cette émission je ne connaissais pas Virginie de Clausade. J’ai appris bien après
    avoir lu son livre (je le précise pour qu’on ne me reproche pas de l’avoir lu avec des idées préconçues) qu’elle co-animait avec <strong>Arthur</strong> pendant un temps l’émission <em>Les
    Enfants de la Télé</em>. Le zouave en question me filant des boutons dès lors qu’un son s’échappe de sa bouche (c’est-à-dire en permanence quand il présente un truc à la télé ou à la radio), et
    ayant trouvé, je ne sais pas exactement quoi choisir comme terme entre grotesque et affligeante - mettons les deux – sa reconversion en humoriste de one-man-show, le statut de sa potiche de
    service aurait dû éveiller mes soupçons. Maligne comme un singe bonobo, la belle blonde tatouée s’est bien gardée de coller un stick-promo «&nbsp;conseillé par Arthur&nbsp;» sur son livre, et je
    me suis donc fait avoir comme un bleu. On ne peut pas gagner à chaque fois.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">J’aurais pourtant tellement aimé que la jolie Virginie batte en brèche mes a priori à la con
    et me démontre avec brio que juger sur étiquette, même a posteriori, devrait me faire honte.<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: comic sans ms,sans-serif;">Manque de bol, elle a échoué dans cette mission.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vous l’aurez deviné, je n’ai pas vraiment été convaincu par la chose.<br></span></span>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Alors de quoi s’agit-il&nbsp;? L’éditeur présente le livre comme étant une typologie romanesque des garçons
    qu’une jeune fille croise dans sa vie avant de trouver le Bon. Il se découpe donc en quinze chapitres, consacré chacun à un stéréotype de ces garçons&nbsp;: le Populaire, le Refoulé, l’Amicamant,
    le Trop Parfait, le Fruit Défendu, le Pygmalion, le Spécimen Rare, l’Inquittable, le Sparadrap, la Plante Verte, l’Animal à Abattre, le Décevant, l’Artiste Politisé, etc…<br></span></span>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pour chacun d’entre eux, Virginie de Clausade raconte comment on le rencontre, comment on le séduit, comment la
    relation évolue, et comment elle finit. Une des phrases d’accroche du livre est «&nbsp;Si les détails varient, les catégories persistent&nbsp;». Je ne voudrais pas me montrer gratuitement
    méchant, mais non seulement je trouve la formule bien creuse quand on s’y attarde un peu, mais surtout les «&nbsp;détails&nbsp;» dont il est question… ben j’aurais bien aimé moi, qu’ils varient
    vraiment&nbsp;! Parce que l’impression qui prédominait ma lecture, et ceci à partir du quatre ou cinquième chapitre, c’était l’impression de relire un peu toujours la même chose à intervalles
    réguliers. Même les vannes et l’étalage d’humour et d’esprit caustique sont malheureusement soumis aux répétitions un peu trop voyantes (et quelque chose me dit que l’auteur ne cherchait pourtant
    pas à jouer dans le registre de l’humour de répétition…). Ça n’a peut-être pas été écrit pour être lu d’une traite, je ne sais pas, en tout cas c’est déjà plutôt light comme lecture, alors si en
    plus ça se répète…<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je ne dis pas que je n’ai pas souri à un moment ou un autre, mais dans
    l’ensemble je me suis… ennuyé. Ce qui, vous en conviendrez, sied mal à un petit bouquin qui se veut percutant et impertinent (il était vendu comme tel en tout cas).<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Sinon, en quelques mots je peux vous résumer les catégories dont parle la jolie décolorée à
    la moue boudeuse (euh… la nana qui a écrit ce livre). Les femmes sont soit des filles intéressantes (entendez par là&nbsp;: sexualité libérée –les filles faciles du titre-, chasseuse d’homme,
    caractère «&nbsp;moi je&nbsp;» bien trempé, top look branché et sexy), soit chiantes (toutes les autres, surtout celles qui ont un mec, croient en l’amour, ont des amis et du coup sont ennuyeuses
    à mourir). Mesdemoiselles, choisissez votre camp.<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pour les mecs c’est encore plus
    simple&nbsp;: ce sont tous des connards. Lâches, bêtes, puérils, salauds, égocentriques. Pas un pour rattraper l’autre.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Voilà, j’ai résumé le livre. Alors on va peut-être me rétorquer que je n’ai pas compris, que
    c’est à prendre au second degré (merci je m’en doutais un peu, mais même là je trouve ça fade et creux), que c’est de l’humour grinçant (à l’extrême j’accepte si on ajoute le mot
    «&nbsp;tentative&nbsp;» avant), ou même que je n’aime pas parce que je l’aurais pris à mon compte (ben oui je suis un mec, donc forcément bête et égocentrique, suivez un peu au fond
    là&nbsp;!).<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mais la vérité est ailleurs (© &amp; ™ <strong>Fox M</strong>.). La vérité c’est
    que ce livre est un beau produit, bien emballé et très bien vendu, ce qui ne l’empêche pas d’être plat et très convenu.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Enfin ce que j’en dis moi… ça reste l’avis d’un mâle bêta.</span></span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/234-et-suivants/257_specimen_disposition_jeunes_filles_faciles.jpg" alt="257 specimen disposition jeunes filles faciles" title=
    "Spécimens à disposition des jeunes filles faciles, par Virginie de Clausade" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="400" height="628">
  </p>

  
  
  
  
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        <pubDate>Thu, 15 Jul 2010 14:24:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.moleskine-et-moi.com/article-257-specimens-a-disposition-des-jeunes-filles-faciles-53958532.html</guid>
                <category>Lire ou écrire ?</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-257-specimens-a-disposition-des-jeunes-filles-faciles-53958532-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[256. La Vie en Sourdine]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-256-la-vie-en-sourdine-53548108.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je n’en suis pas à mon premier roman de <strong>David Lodge</strong>, et je garde en particulier un excellent
    souvenir de son <em>Pensées Secrètes</em> (il faudrait d’ailleurs que je ponde un article dessus tiens, mais cela nécessiterait que je m’y replonge car je l’ai lu il y a plusieurs années
    déjà…).<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dernier en date (tout du moins quand je l’ai lu&nbsp;!) de l’écrivain anglais, <em>La Vie en
    Sourdine</em> met en scène <strong>Desmond Bates</strong>, un professeur de linguistique fraîchement retraité, touché par un handicap grandissant&nbsp;: la surdité. Desmond est marié en seconde
    noce à <strong>Winifred</strong>, une femme plus jeune que lui et en pleine réussite professionnelle avec son magasin de décoration. La surdité de Desmond est évolutive et plombe de plus en plus
    sa vie sociale, il se sent exclu et le vit difficilement. C’est justement au cours d’une soirée mondaine où l’entraîne sa femme qu’il a une conversation avec une jeune et jolie étudiante
    américaine, <strong>Alex Loom</strong>,&nbsp; à laquelle il répond au petit bonheur la chance (par honte et lassitude de demander à son interlocutrice de répéter pour la troisième fois la même
    phrase). Sans s’en rendre compte Desmond va ainsi accepter de superviser le mémoire qu’Alex prépare et qui s’intéresse à l’analyse linguistique des lettres de suicidés… C’est le point de départ
    de l’histoire qui va nous faire suivre Desmond de novembre à mars, période au cours de laquelle sa vie va connaître un regain d’activité inattendu…<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Difficile de qualifier en quelques mots ce roman de Lodge. Ici pas de réel suspense, il
    n’est pas question d’événements trépidants qui s’enchaînent pour bouleverser la vie du héros, on suit surtout et avant tout les réflexions d’un homme autour de deux axes principaux&nbsp;: la
    surdité par la solitude, le confinement et la souffrance qu’elle engendre, et de manière plus générale, la fin de toutes choses. La fin de la vie active quand on peine à se trouver de
    l’occupation en tant que retraité, la fin de la vie intime telle qu’on l’a connue quand on n’a plus la vigueur et la libido de sa jeunesse, la fin de la vie sociale et culturelle quand on
    n’entend plus assez bien pour se fondre dans le monde, et la fin de la vie elle-même, quand l’âge fait que le corps se dérobe et que l’esprit se détériore.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Attention, dit comme ça, ça pourrait paraître lugubre et déprimant, mais ce serait sans
    compter sur la plume de Lodge&nbsp;! Celui-ci n’a pas son pareil pour passer du grave au loufoque, et c’est à une véritable tragi-comédie (un terme qui prend tout son sens ici) qu’il nous invite
    dans ce livre. On y côtoie le rire et les larmes, le tout en évitant et le pathos, et le pessimisme qui pourraient pourtant facilement coller à ce type de roman.<br></span></span> <span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">D’ailleurs on apprend par les notes de l’auteur en fin du livre que cette histoire est en partie autobiographique (en
    partie seulement&nbsp;!), et comme par hasard on s’aperçoit que ce sont justement les parties autobiographiques qui sont les plus réussies et qu’on retient du livre. C’est le cas des rapports de
    Desmond avec son père très âgé qui sont particulièrement touchants et émouvants (Lodge y relate sa propre relation avec son père en fin de vie), mais aussi de toutes les pensées et réflexions de
    Desmond autour du statut de sourd (Lodge est lui-même atteint de surdité évolutive) qui traduisent tantôt un vrai désespoir, tantôt un humour cynique et vif (les retranscriptions des
    conversations telles que les entend Desmond savent être parfois hilarantes, le week-end entre amis en village de vacances est lui aussi très drôle). Lodge fait d’ailleurs bien ressentir les
    moments d’intense isolement de son personnage en faisant le rapprochement entre surdité et «&nbsp;petite mort&nbsp;» jusque dans le jeu de mots du titre original <em>Deaf Sentence</em>.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bref, ce livre de Lodge se déguste et invite à la réflexion, il est à la fois drôle et
    émouvant, caustique et intelligent. C’est fluide, érudit, plein d’autodérision… du bon David Lodge en somme&nbsp;!</span></span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/234-et-suivants/256_vie_en_sourdine.jpeg" alt="256 vie en sourdine" title="La Vie en Sourdine, par David Lodge" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="400" height="652">
  </p>

  
  
  
  
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        <pubDate>Wed, 07 Jul 2010 07:35:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.moleskine-et-moi.com/article-256-la-vie-en-sourdine-53548108.html</guid>
                <category>Lire ou écrire ?</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-256-la-vie-en-sourdine-53548108-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[254. Tout est dans la Tête]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-254-tout-est-dans-la-tete-52807013.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;<em>Tout est dans la tête</em> est un premier roman, celui d’<strong>Alastair Campbell</strong>, qui a
    été journaliste au <em>Daily Mirror</em>, puis directeur de la stratégie et de la communication du Premier Ministre britannique <strong>Tony Blair</strong> de 1997 à 2003. Pas totalement
    déconnecté de la sphère politique puisque l’un des personnages secondaires est secrétaire d’État à la santé, ce roman narre l’histoire d’un psychiatre face à ses patients mais aussi confronté à
    ses propres doutes, ses propres démons.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pendant un peu plus d’une semaine on suit le <strong>Docteur Martin Sturrock</strong>, une
    sommité dans son domaine, chef de service d’un grand hôpital londonien, un homme dévoué à son métier tant et si bien que sa famille l’accuse de l’avoir sacrifiée au nom de sa vocation. On assiste
    à son quotidien entre vie personnelle difficile (les reproches de sa femme et de son fils s’accumulent) et consultations avec les patients dont il s’occupe et dont les cas lui tiennent à cœur.
    Parmi ces derniers il y a <strong>David</strong>, un jeune dépressif bipolaire qui vit avec sa mère et est incapable d’avoir une vie sociale et amoureuse normale, <strong>Emily</strong> une jeune
    femme gravement défigurée suite à un incendie, <strong>Arta</strong> une mère de famille réfugiée kosovar qui a été violée en présence de sa petite fille, <strong>Ralph Hall</strong> le ministre
    de la santé complètement sous l’emprise de l’alcool et <strong>Hafsatu</strong>, une ancienne prostituée qui a vécu un enfer avant de se sortir du réseau de prostitution dont elle était
    l’esclave. Le professeur Sturrock suit chacun d’entre eux personnellement et s’investit beaucoup dans leur thérapie. Mais le psychiatre est lui-même de plus en plus en proie au doute et au
    défaitisme, convaincu de ne plus parvenir à aider correctement ses patients, pire même, persuadé d’avoir commis de graves erreurs avec certains, et par ailleurs conscient de son échec personnel
    en tant que père et mari.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Difficile d’en dire beaucoup plus sans en raconter trop… toujours est-il que ce roman aborde
    de nombreux sujets qui touchent tous aux blessures de l’âme. Par les histoires secondaires des différents patients, on entre véritablement dans la tête de ces personnes en souffrance
    psychologique, et l’histoire principale, celle du psychiatre lui-même, nous incite à réfléchir à ce que vit un homme dont le métier est de venir moralement en aide aux autres. Est-on exempt de
    faiblesses, de remords, de vices, de contradictions quand on est censé être un spécialiste de la psychologie humaine, quand on est celui qui aide les autres à guérir de ces maux&nbsp;?<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Très facile à lire, <em>Tout est dans la tête</em> n’en est pas pour autant superficiel et
    dénué de profondeur. On vit et on ressent ce qui anime les personnages, et c’est une des qualités du roman, tout est fait pour que le lecteur se sente en empathie avec les différents personnages.
    En tout cas pour moi ça a très bien fonctionné (mais je suis plutôt bon public c’est vrai aussi…), et j’ai retrouvé par la suite le même type de ressenti à la vision de la très bonne série
    <strong>HBO</strong> <em>En thérapie</em> avec <strong>Gabriel Byrne</strong> en psychanalyste qui doute aussi de lui-même et de la pertinence de son impact réel sur ses patients. Si vous
    connaissez la série télé vous aurez une assez bonne idée du ton employé dans ce livre (bien que les pathologies abordées soient elles très différentes).<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Fluidité, sensibilité, intelligence, le tout avec une dose d’humour (malgré l’aspect grave
    des sujets traités, Campbell parvient à se ménager la place pour quelques traits d’humour bienvenus), je trouve que pour un premier roman c’est déjà plus que pas mal&nbsp;! Et la fin recèle un
    moment d’émotion assez intense qui finit de prouver le talent de l’auteur. Un bon bouquin, à lire si une plongée dans les sentiments humains ne vous fait pas peur.<br></span></span><br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/234-et-suivants/254_tout_est_dans_la_tete.jpg" alt="254 tout est dans la tete" title="Tout est dans la Tête, d'Alastair Campbell" class=
    " CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="350" height="543">
  </p>

  
  
  
  
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        <pubDate>Wed, 23 Jun 2010 09:14:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.moleskine-et-moi.com/article-254-tout-est-dans-la-tete-52807013.html</guid>
                <category>Lire ou écrire ?</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-254-tout-est-dans-la-tete-52807013-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[253. Un jour je serai Invincible]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-253-un-jour-je-serai-invincible-52344484.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Après les comics, après les séries télévisées et après les adaptations au cinéma, voici venir l’univers des
    super-héros dans le monde de la littérature par l’intermédiaire de ce roman de <strong>Austin Grossman</strong>, <em>Un jour je serai invincible</em> (chez <strong>Calmann-Lévy</strong>). Oh il y
    avait bien eu ici ou là des novélisations de super-héros, chez <strong>Marvel</strong> en particulier (le scénariste <strong>Peter David</strong> en a signé un certain nombre parmi les plus
    connues) mais rien qui ne dépasse l’adaptation de héros pré-existants et pour un public-cible essentiellement composé de jeunes lecteurs et d’amateurs de comics. Ici c’est un peu différent. Les
    héros mis en scène ne sont pas des reprises de personnages des grandes firmes (bien que la plupart soient très identifiables à des personnages existants chez Marvel et <strong>DC</strong>), le
    public visé est a priori adulte et si l’auteur s’amuse à jouer avec des codes et clichés bien connus des lecteurs de comics c’est pour mieux les détourner, parfois s’en moquer et en permanence
    montrer l’envers du décor.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le roman est scindé en deux parties où l’on peut suivre en parallèle deux
    personnages.<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">D’un côté on a le <strong>Docteur Impossible</strong>, l’homme le plus
    intelligent du monde et aussi le plus grand super-vilain de l’histoire, qui compte bien s’emparer de la planète et imposer sa domination (bien qu’il ait déjà à son actif plusieurs tentatives, qui
    se sont toutes soldées par un échec jusqu’ici). Le Docteur Impossible est incarcéré dans une prison de haute sécurité, mais son esprit génial a déjà échafaudé un plan machiavélique pour
    s’échapper et conquérir le monde, et cette fois-ci, il en est persuadé, il a pensé à tout et rien ne l’arrêtera, pas même l’équipe de super-héros à laquelle il se heurte toujours, les
    <strong>Champions</strong>, qui ont à leur tête sa Némésis, <strong>Corefire</strong> (qui est clairement un avatar du <strong>Superman</strong> de DC). Surtout depuis que Corefire a
    mystérieusement disparu et ne donne plus signe de vie. Est-ce le premier acte du plan diabolique du Docteur Impossible&nbsp;?<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: comic sans ms,sans-serif;">De l’autre côté on suit <strong>Fatale</strong>, une jeune femme qui à la suite d’un terrible accident a été totalement recomposée et est devenue une
    cyborg faite de chair, mais surtout de beaucoup de métal, de plastique et de silicone. Plus proche du char d’assaut ultra-sophistiqué que de la femme, elle a perdu tout souvenir de son existence
    passée et se consacre à devenir une super-héroïne digne de ce nom, ce qui semble enfin lui sourire puisqu’elle est sélectionnée pour devenir le nouveau membre de l’équipe des Champions, l’élite
    parmi les super-héros. Mais l’intégration au sein du groupe n’est pas aussi simple qu’on pourrait le penser&nbsp;: derrière la façade publique, les Champions ne sont qu’une addition incontrôlable
    d’égos surdimensionnés, depuis le sombre <strong>BlackWolf</strong> (l’équivalent de <strong>Batman</strong>) en passant par la belle <strong>Damoiselle</strong> (une version hyper-sexy et froide
    de <strong>Wonder-Woman</strong>) ou encore le bestial <strong>Feral</strong> (un mélange de <strong>Wolverine</strong> et <strong>Black Panther</strong>). Fatale va devoir faire ses preuves
    auprès de ses glorieux aînés, mais aussi abandonner ses illusions quant à leur prétendue perfection…<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pour tout amateur de super-héros, on n’a là rien de très original, et si comme moi vous êtes
    un habitué de ces univers bariolés de types en capes et en collants qui se frittent à grands coups de rayons laser et de pouvoirs surhumains vous serez en terrain connu et ultra-balisé. À ceci
    près que l’auteur traite tout celà d’un œil malicieux, en prenant le recul nécessaire pour apporter le second degré indispensable à ne pas tomber ni dans la caricature grossière, ni dans le
    ridicule affligeant. Le ton est résolument adulte, ne vous méprenez pas sur les intentions de Austin Grossman, il n’est pas là pour servir la soupe à des idôles pour adolescents attardés.
    L’univers qu’il décrit est certes enraciné dans les poncifs habituels de ce genre particulier que sont les histoires de super-héros, mais l’auteur sait parfaitement bien contourner ces dits
    poncifs pour y accoler sa lecture personnelle des mythes modernes que sont les encapés à super-pouvoirs. Il s’en moque parfois, montre l’envers du décor, met ses personnages dans des situations
    dans lesquelles il n’est pas coutumier de les voir, et surtout nous invite dans la tête de ses deux héros principaux, la jeune héroïne et le méchant mégalo en nous faisant partager leurs pensées,
    leurs doutes et leurs réflexions. C’est d’ailleurs en se plaçant depuis ce point de vue que Grossman parvient à tirer son épingle du jeu et évite ce qui aurait très vite pu basculer dans le
    grand-guignol. Il parvient à insuffler ainsi dans son récit une dose d’autodérision et d’humour, mais aussi de sensibilité voire même parfois de tendresse qui rend ses personnages attachants. À
    ce titre d’ailleurs c’est bien évidemment le Docteur Impossible qui est le personnage le plus abouti (comme souvent, le plus intéressant reste toujours le méchant d’une histoire), oscillant sans
    cesse entre traits de génie et poisse du loser, il est à la fois involontairement très drôle, parfaitement cruel et intellectuellement enthousiasmant. On se prend presque par moments à espérer
    qu’il parvienne enfin à ses fins tant on ressent son désir mêlé de besoin d’y arriver.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Cela étant dit, si je me suis bien amusé à la lecture de ce roman qui sort des sentiers
    battus de la littérature dite «&nbsp;sérieuse&nbsp;» et qui se permet de mettre les pieds dans l’univers souvent mal considéré des super-héros, je ne crie pas non plus au chef d’œuvre ni à
    l’ouvrage révolutionnaire. J’ai du mal également à faire la comparaison (que l’éditeur met lui-même en avant dans sa présentation du livre) avec les fameux <em>Watchmen</em> de <strong>Alan
    Moore</strong> et <strong>Dave Gibbons</strong>.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je me permets un petit aparté d’ailleurs à ce sujet… parce que j’en ai un peu ma claque que
    dès que le thème des super-héros est traité un tant soit peu sur un ton adulte et avec un peu plus de recul que ce qui était fait spécifiquement pour les gamins dans les années 60 on le compare à
    <em>Watchmen</em>. D’accord c’est le mètre-étalon en la matière, d’accord c’est une œuvre majeure du genre et elle a durablement marqué l’univers super-héroïque, mais sans vouloir nier toutes ses
    qualités il faudrait un peu arrêter de l’invoquer à la moindre occasion. Ok pour le phénomène de mode, ça fait certainement un peu hype de le citer à tour de bras et puis ça donne l’impression de
    s’y connaître et d’être cultivé en la matière tout en gardant un vernis sérieux en parlant de gugusses en collants, mais depuis <em>Watchmen</em> (et déjà avant <em>Watchmen</em> du reste) il y a
    eu un nombre incalculable de comics qui traitent des super-héros sur un ton adulte, réfléchi et sérieux. Je dirais presque que ce sont les comics «&nbsp;basiques&nbsp;», à la façon <strong>Stan
    Lee</strong> et compagnie qui sont devenus la minorité, en tout cas qui ont été tant dévalorisés et ringardisés qu’on n’en voit plus beaucoup. Bref tout ça pour dire que j’adore
    <em>Watchmen</em>, mais que ça me saoule qu’on compare toujours tout à l’œuvre de Moore &amp; Gibbons (avec bien entendu la plupart du temps le commentaire assassin et qui fait genre «&nbsp;je
    m’y connais&nbsp;» qui souligne que quand même&nbsp;«&nbsp;c’est pas du niveau d’un <em>Watchmen</em>&nbsp;», une façon à la fois de dire je connais <em>Watchmen</em> c’est une référence absolue
    et en même temps de se trouver une légitimité à être condescendant envers tous les autres comics parce que malgré tout c’est pas bien sérieux toutes ces histoires de super-héros pour boutonneux
    débiles et là il faut que j’arrête cette phrase parce qu’elle devient vraiment trop longue et vous avez besoin de reprendre votre souffle). Voilà, fin de l’aparté dont tout le monde se fiche.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">J’en reviens donc à la comparaison faite entre <em>Un jour je serai invincible</em> et
    <em>Watchmen</em>. Pour moi elle n’a pas lieu d’être. Les deux œuvres s’inscrivent dans une lecture adulte du mythe des super-héros, et la comparaison s’arrête là à mes yeux. Le ton n’est pas le
    même, le traitement est différent, la finalité du discours diverge, on ne parle même pas de la forme… donc pour moi ça n’est pas vraiment pertinent comme comparaison. En revanche c’est
    certainement un bon argument de vente…<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Alors à qui ce bouquin peut-il plaire&nbsp;? a priori je dirais à tout le monde, bien que
    les allergiques patentés aux super-héros y resteront à coup sûr insensibles. A contrario, les fans de comics seront quant à eux forcément déjà un peu conquis d’avance. Reste tous les
    autres&nbsp;! Alors si vous n’êtes ni pro ni anti super-héros, mais que vous êtes un peu curieux et ouvert à de nouvelles expériences (euh… on parle littérature là hein je le rappelle&nbsp;!), et
    si vous avez envie d’une lecture divertissante et qui ne se prend pas trop au sérieux, tentez votre chance avec <em>Un jour je serai invincible</em>, vous pourriez bien être agréablement
    surpris.<br></span></span><br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/234-et-suivants/253_un_jour_je_serai_invincible.jpg" alt="253 un jour je serai invincible" title="Un jour je serai Invincible, par Austin Grossman"
    class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="392" height="600">
  </p>

  
  
  
  
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        <pubDate>Wed, 16 Jun 2010 08:15:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.moleskine-et-moi.com/article-253-un-jour-je-serai-invincible-52344484.html</guid>
                <category>Lire ou écrire ?</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-253-un-jour-je-serai-invincible-52344484-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[252. La Fin des Mystères]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-252-la-fin-des-mysteres-51858852.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Voici l’un de mes gros coups de cœur de 2009. <em>La Fin des Mystères</em> de <strong>Scarlett Thomas</strong>
    m’a littéralement passionné, enthousiasmé, subjugué. Avec <em>La Route</em> et <em>Un Mec Sympa</em> (dans des styles tous très différents) il s’agit de mon tiercé gagnant de l’année passée
    (impossible de donner un ordre précis d’arrivée), le genre de claque qu’on aimerait se prendre plus souvent&nbsp;!<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pourtant au premier abord, je n’aurais pas parié grand-chose sur la possibilité que ce livre
    me plaise autant. La quatrième de couverture ne m’a absolument pas accroché, et pour être honnête si le roman s’en était tenu à ce qui y est annoncé en résumé de l’intrigue j’aurais passé mon
    tour. Les mystères et légendes urbaines à base de livre maudit, voilà un thème bateau qui aurait plutôt tendance à me faire fuir. Ce qui a piqué ma curiosité ce sont les échos ultra-favorables
    que j’ai pu en avoir au travers de sites où les intervenants ne sont pas du genre à mâcher leurs mots quand ils n’aiment pas un bouquin, et des éloges de la part de gens dont la culture et
    l’érudition m’inspirent confiance. Grand bien m’a pris de ne pas m’arrêter à ma première impression, et très certainement l’effet de surprise qui en a résulté m’a encore plus fait aimer ce
    roman.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">L’héroïne de l’histoire est une étudiante britannique, <strong>Ariel Manto</strong>, qui
    rédige une thèse sur les «&nbsp;expériences de pensée&nbsp;», depuis la théorie du Big Bang jusqu’à la relativité d’Einstein en passant par le chat de Schrödinger, la théorie du Chaos ou la
    montre de Paley, à travers l’étude transversale de divers scientifiques. C’est avec une émotion intense et totalement incrédule qu’elle tombe un jour sur un exemplaire de <em>La Fin des
    Mystères</em>, ouvrage de la fin du XIXè siècle rédigé par un scientifique victorien méconnu, <strong>Thomas Lumas</strong>. Lumas y raconte sous forme d’histoire romancée l’aventure d’un certain
    <strong>Mr. Y</strong> qui par l’intermédiaire d’une potion étrange accède à un pan de la réalité qu’il a nommé la troposphère et qui n’est ni plus ni moins que la dimension de la pensée pure.
    Pour Ariel cela tient quasiment du miracle&nbsp;: un seul exemplaire de ce livre est répertorié et enfermé dans un coffre-fort quelque part dans une banque suisse et la voilà en possession d’un
    autre exemplaire de l’ouvrage qu’elle pensait unique. Et ce n’est pas tout… une légende flotte au sujet de ce livre, une malédiction qui voudrait que tous ceux qui l’ont lu auraient
    mystérieusement disparu…<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mais la curiosité et l’esprit de découverte d’Ariel vont la pousser
    à se jeter dans la lecture du livre de Lumas, et ce qu’elle va y découvrir changera radicalement sa perception du monde en lui ouvrant l’accès à cette fameuse troposphère. Cependant Ariel n’est
    pas la seule à s’intéresser à ce livre, et c’est simultanément dans la réalité matérielle et dans la dimension de la pensée que va s’engager une haletante course poursuite, parsemée de
    découvertes et d’expériences incroyables…<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">(Petit aparté&nbsp;: le titre original comporte un joli jeu de mots malheureusement
    intraduisible puisqu’il reprend le titre du livre de Lumas «&nbsp;<em>The End of Mr. Y</em>&nbsp;».)<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je ne sais pas si avec ce court résumé d’introduction j’aurai réussi à vous donner l’envie
    de lire <em>La Fin des Mystères</em>, mais sachez que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg&nbsp;que je vous ai dévoilée là&nbsp;! Ce livre est d’une richesse assez incroyable, abordant un
    nombre impressionnant de thèmes allant de la physique quantique à la foi, la philosophie, la science, l’amour, la littérature, Dieu, le sexe, la vie, la mort…<br></span></span> <span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et ce qui le différencie encore un peu plus des autres livres qui abordent ce genre de sujets, c’est le style, le ton,
    l’écriture. Souvent ce sont des scientifiques qui écrivent et vulgarisent des expériences telles que celle du Chat de Schrödinger pour reprendre un exemple connu. Des scientifiques écrivains en
    quelque sorte. Ici on sent nettement qu’il s’agit de l’inverse. C’est une âme littéraire qui parle de concepts scientifiques. Et ça change beaucoup l’angle sous lequel tous ces concepts sont
    intégrés dans l’histoire. La métaphore devient la réalité, ou peut-être est-ce la réalité qui n’est rien d’autre qu’une métaphore créée par notre esprit&nbsp;?<br></span></span> <span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Une citation de <strong>Samuel Butler</strong> introduit la première partie du roman et donne le ton&nbsp;: «&nbsp;Non
    seulement rien n’est ni bien ni mal si ce n’est par la pensée, mais rien n’est en soi tant que la pensée ne l’a pas fait exister.&nbsp;»<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mais ne soyez pas effrayé pour autant, Scarlett Thomas ne nous assène pas de vérité
    fracassante à la manière d’un gourou de secte, elle nous mène simplement à travers la pensée, dans des réflexions sur ce qu’est le monde, sur ce que nous représentons en tant qu’êtres
    intelligents et doués de conscience, elle donne quelques clés pour aborder les dernières découvertes en matière de physique quantique (ce lien ténu entre matière et énergie, ondes et
    particules…), bref au travers de <em>La Fin des Mystères</em> on est amené à dépasser les simples apparences du monde qui nous entoure… ce qui de fait nous inclut dans le livre, et fait du
    lecteur également un acteur. On ne peut s’empêcher de faire des rapprochements et des comparaisons avec notre ressenti, nos expériences, notre vision de la vie. J’ai pour ma part été tout
    particulièrement emballé et scotché par le chapitre 25&nbsp;(si ma mémoire ne me joue pas des tours) dans lequel Ariel et un des personnages du roman discourent d’une théorie sur la réalité, la
    pensée et leur substance, et quand un livre parvient à mettre mes neurones en ébullition comme ça, je suis conquis.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je précise également qu’il est inutile d’être un scientifique pour comprendre ce livre, même
    si certains concepts abordés semblent compliqués à première vue. Il suffit d’être curieux et de se laisser aller à la réflexion pour accompagner Ariel dans son périple incroyable.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ce roman, outre la part belle qu’il donne à l’imagination, est aussi une formidable
    invitation à la réflexion, à l’introspection, à la mise en abîme de ses propres certitudes et croyances. On est embarqué dans une remise en question de tout ce qu’on pensait jusqu’alors évident,
    l’existence nous est présentée sous un jour qu’on n’aurait peut-être jamais imaginé seul. On s’évade, on découvre, on grandit avec ce livre.<br>
    <br></span></span> <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">À lire absolument.</span><br></span><br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/234-et-suivants/252_fin_des_mysteres.jpg" alt="252 fin des mysteres" title="La magnifique couverture de La Fin des Mystères de Scarlett Thomas"
    class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="400" height="667">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 08 Jun 2010 08:19:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.moleskine-et-moi.com/article-252-la-fin-des-mysteres-51858852.html</guid>
                <category>Lire ou écrire ?</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-252-la-fin-des-mysteres-51858852-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[251. Un Sale Boulot]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-251-un-sale-boulot-51512053.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Voici un drôle de bouquin, précédé d’une plutôt bonne presse outre-atlantique (qui met principalement en avant
    l’humour de l’auteur comme son atout majeur) et affublé d’une couverture pour le moins hideuse à mon humble avis&nbsp;! D’un rose flashy, dotée d’une iconographie tout en formes géométriques, je
    dois bien dire que ce n’est pas le genre à me pousser à ouvrir un livre…<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mais bon, passées
    ces considérations esthétiques somme toute peu objectives, je me suis intéressé plus avant à ce qu’avait à nous raconter l’auteur, <strong>Christopher Moore</strong>, histoire de voir si les
    promesses d’originalité et de drôlerie étaient bien tenues.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">L’histoire prend place à San Francisco, et met en scène <strong>Charlie Asher</strong>, un
    type tout ce qu’il y a de plus banal, se définissant lui-même comme un «&nbsp;mâle-bêta&nbsp;», comprenez un monsieur-tout-le-monde-insignifiant, en opposition aux «&nbsp;mâles-alpha&nbsp;» qui
    sont beaux, brillants, promis à de grandes choses et à qui tout réussit dans la vie. Charlie donc, a conscience d’être un homme très commun qui vit une existence sans grande prétention et ça lui
    va bien ainsi. Car dans sa condition de mâle bêta il se considère comme chanceux malgré tout. Il a une femme superbe, <strong>Rachel</strong>, il tient une boutique de brocante qui lui permet de
    vivre correctement, et surtout il est sur le point de devenir l’heureux papa d’une petite <strong>Sophie</strong>. Et Charlie se contente bien de cette petite vie rangée, qui suffit à son
    bonheur.<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Sa vie prend une tournure imprévisible autant que tragique quand sa femme meurt peu
    de temps après avoir donné naissance à leur enfant. Dans sa chambre d’hôpital, Charlie tombe sur un géant noir habillé tout de vert à son chevet et la surprise est partagée&nbsp;: le géant est un
    collecteur d’âmes, et si Charlie est capable de le voir c’est parce que lui-même en est devenu un… Dès lors Charlie bascule dans un monde insoupçonné, délirant et inquiétant… Son nouveau statut
    oblige Charlie à récolter les âmes des gens dont les noms s’inscrivent mystérieusement et presque quotidiennement sur son calepin, tout en élevant son bébé. Et il a plutôt intérêt à bien
    s’acquitter de sa tâche, car des voix menaçantes d’esprits maléfiques résonnent depuis les égouts&nbsp;; ces démons des entrailles de la terre profitent de chaque erreur de Charlie pour accumuler
    eux aussi des âmes et se renforcer ainsi jusqu’à pouvoir sortir de leurs ténèbres et étendre leur royaume à la surface…<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dit comme ça, je réalise que c’est plutôt lugubre comme histoire mais ne vous y fiez pas,
    l’auteur traite tout cela sur un ton très léger, et l’humour tant encensé par ailleurs est bien présent tout au long du récit. Peut-être presque trop même à bien y réfléchir, car l’histoire
    oscille sans cesse entre noirceur du contexte et loufoquerie des personnages, pas un seul n’échappant au regard acide de l’auteur qui les affublent quasiment tous de l’une ou l’autre spécificité
    bien bizarre pour ne pas dire excentrique. Entre les voisines russe et chinoise de Charlie qui sont deux tyrans domestiques ou les deux employés de son magasin d’occasion&nbsp;: une jeune
    gothique aussi vive d’esprit que prompte à sécher les cours et un ex-flic à la recherche de l’amour sur internet et qui se verrait bien en <strong>Jack Bauer</strong> du pauvre (assez hilarant ce
    dernier il faut le dire), Charlie évolue dans un environnement assez atypique. Sans parler des deux «&nbsp;cerbères des enfers&nbsp;», des chiens immenses qui dévorent absolument tout ce qui leur
    passe sous la gueule et qui vont élire domicile chez lui et devenir les gardes du corps attitrés de la petite Sophie. Cela étant dit, si l’humour est bien omniprésent, il ne fait pas pour autant
    mouche à chaque fois, l’ensemble des gags impliquant les chiens par exemple ne m’ayant pas vraiment fait rire… à trop vouloir en faire parfois Moore lasse un peu, ou se répète. Et puisque je me
    permets de critiquer un peu l’humour parfois trop présent dans le récit, je me dois de signaler la toute fin du roman, et tout particulièrement la dernière réplique qui dans le genre loufoque et
    potache m’a fait éclater de rire&nbsp;!<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">De manière plus générale le roman est bien écrit,
    intéressant, enlevé et l’auteur se permet même des passages beaucoup plus sombres, voire même très tristes (on parle quand même de mort du début à la fin oh&nbsp;!) qui sont réussis et qui
    tranchent dans le ton avec le reste.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Quant à l’originalité de l’histoire… ben on va dire qu’il n’y a pas de quoi s’en relever la
    nuit non plus&nbsp;! Pour ce qui est&nbsp; «&nbsp;personnification de la mort&nbsp;» ce n’est pas vraiment comme si ça n’avait jamais été traité (rien qu’à l’écran depuis la <em>Quatrième
    Dimension</em> jusqu’à <em>Rencontre avec Joe Black</em> par exemple), et même dans ce cas précis de «&nbsp;collecteurs d’âmes&nbsp;» on ne peut s’empêcher de penser par exemple à la série
    <em>Dead Like Me</em> (plus que moyenne soit dit en passant) dont c’est très exactement le thème (je crois que le livre est sorti aux USA en 2006 mais je ne suis pas sûr de la date de sortie
    exacte de la série télé, donc je ne sais pas qui a l’antériorité sur ce coup là). Non vraiment, ce n’est pas l’originalité qui m’aura le plus frappé dans ce roman, ni l’intrigue principale à vrai
    dire (toujours un peu trop comique pour être flippante, ou toujours un peu trop gore pour être vraiment drôle), mais plutôt la galerie sympathique de personnages secondaires, certains même
    auraient bien mérité un «&nbsp;temps de présence&nbsp;» supérieur selon moi (les employés de Charlie notamment).<br>
    <br></span></span> <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">En fait je suis ressorti de la lecture de ce roman comme on sort un peu d’une série B, avec
    dans l’idée que c’était pas mal mais que le potentiel d’être mieux était là. Que parfois dans le mélange humour / noirceur la mayonnaise ne prenait pas à chaque coup, et que si la lecture se
    faisait sans déplaisir elle n’en restait pas pour autant un moment inoubliable. Bref, en gros si je devais résumer en une phrase mon ressenti sur <em>Un Sale Boulot</em>, je dirais&nbsp;: pas
    mal, mais peut mieux faire.</span><br></span><br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/234-et-suivants/251_un_sale_boulot.jpg" alt="251 un sale boulot" title="Un Sale Boulot, par Christopher Moore" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="400" height="609">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 02 Jun 2010 07:40:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.moleskine-et-moi.com/article-251-un-sale-boulot-51512053.html</guid>
                <category>Lire ou écrire ?</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-251-un-sale-boulot-51512053-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[249. Mort aux Cons]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-249-mort-aux-cons-51019093.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dans la série des titres qui claquent, celui-ci a plus qu’attiré mon attention.<br>
    Faut dire que si on le prend au pied de la lettre, ce titre c’est tout un programme&nbsp;!!<br>
    <br></span><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;<em>Mort aux cons</em> c’est donc le premier roman de <strong>Carl Aderhold</strong>, dont le personnage principal (qui est
    aussi le narrateur de l’histoire), un type à la base tout à fait normal et sans grande envergure, voit sa vie prendre une tournure très spéciale un soir où il se débarrasse dans un geste
    d’exaspération du chat d’une de ses voisines qui l’importunait. D’abord honteux de son geste, il constate dès le lendemain les réactions que cela provoque dans son voisinage, et l’élan de
    solidarité entre habitants qui se crée. C’est ainsi qu’il décide de prolonger l’expérience en devenant un véritable serial-killer d’animaux de compagnie dans le quartier. Et une chose en
    entraînant une autre, il passe rapidement au stade supérieur&nbsp;: les humains. Mais attention, pas n’importe comment, pas au hasard&nbsp;: le narrateur décide de s’attaquer à l’un des plus
    grands fléaux qui gangrène notre société&nbsp;: les cons&nbsp;!<br>
    Dès lors c’est l’hécatombe, et pas moins de 140 meurtres de cons (ou actes d’intérêt public c’est selon l’appréciation) vont s’enchaîner…</span><span style=
    "font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br>
    <br>
    Faut bien le dire, ce bouquin a un petit côté régressif qui lui donne une saveur tout à fait jouissive. Parce que soyons honnête, qui n’a pas un jour de mauvaise humeur pesté contre le type qui
    vous colle au cul à 140 sur l’autoroute, contre le gars qui vous saoule de ses idées moralisatrices et intolérantes jusqu’à l’overdose ou contre n’importe quelle personne qui détient un
    quelconque pouvoir, même le plus minime, et qui a décidé d’en abuser sur vous&nbsp;? Pour ma part je me rends compte que j’en rencontre de plus en plus de ces énergumènes, et j’en ai retrouvé
    certains prototypes dans ce livre, à qui le héros fait passer un sale quart d’heure… Ben c’est peut-être idiot mais par moments je me suis senti comme… vengé&nbsp;! pas de quoi avoir froid dans
    le dos hein, je ne suis pas un serial-killer dans l’âme, n’empêche que je confesse qu’un léger parfum de satisfaction accompagnait la lecture de certains passages à trépas.</span><span style=
    "font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br>
    <br>
    Bon outre cela, il y a dans ce livre un humour assez bien senti, et surtout un aspect que j’ai beaucoup aimé, la recherche permanente de la définition du con. Enfin des cons, car il y en a de
    toutes sortes ça va sans dire. Il y a quelques jeux de mots déclinés en définitions que j’ai trouvées réjouissantes (le con-génital, le con-vaincu, le con-disciple ou encore le con-citoyen, je
    vous laisse découvrir le reste par vous même, il y en a d’assez savoureux). Cependant j’ai trouvé dommage que l’auteur ne pousse pas trop le raisonnement dans la direction du «&nbsp;on est tous
    le con de quelqu’un&nbsp;» qui aurait pu peut-être enrober le reste d’une profondeur du propos bienvenue. Parce que voir des cons in-con-testables se faire descendre c’est rigolo et tout, mais
    quand au cours de sa croisade le tueur bute un con pas aussi indiscutablement con que ça, ou pire quand on se reconnaît un tout petit peu dans l’une ou l’autre victime le rire prend des teintes
    jaunies…</span><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br>
    Et puis d’un point de vue purement logique, il me paraît assez in-con-cevable (bon j’arrête ces jeux de mots nazes) qu’un si grand nombre de meurtres soient perpétrés par un seul homme au nez et
    à la barbe de la police (bien que certains soient parfaitement maquillés en accidents) sans qu’aucun recoupement ne mène à leur auteur… Par exemple, la liste de DRH qui passent l’arme à gauche à
    elle seule devrait suffire à sceller le destin du meurtrier selon moi. De même pour le psychanalyste à qui le héros se confie et auquel il raconte tous ses crimes&nbsp;: je veux bien que le
    secret médical soit respecté, mais de là à taire les agissements d’un tueur en série (ou au mieux d’un type qui a de graves pulsions de meurtre si on considère l’hypothèse que le psy ne croit pas
    à la véracité de ses actes) c’est un peu fort de café. Il faut donc accepter certaines facilités un peu grosses de ce point de vue là pour correctement apprécier l’intrigue. Cela étant, à mes
    yeux ce livre n’est pas un polar, l’intérêt n’est pas le réalisme dans l’enquête policière mais bel et bien le cheminement de pensée du tueur et l’enchaînement de ses victimes, on peut donc
    passer outre certaines incohérences (ou disons certaines improbabilités) assez facilement sans que cela ne gâche le plaisir de lecture.</span><span style=
    "font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br>
    <br>
    Bref, j’ai lu <em>Mort aux cons</em> avec légèreté et sans bouder mon plaisir, il ne faut pas rester bloqué sur certains détails qui dans un contexte d’histoire plus sérieuse condamneraient le
    livre. Si vous décidez de lire <em>Mort aux cons</em>, faites-le dans l’idée de lire un pur divertissement et non pas un polar ultra-ficelé, ce qui ne vous empêchera pas par ailleurs de dépasser
    certaines situations cocasses pour réfléchir plus sérieusement avec le héros et l’auteur à ce qu’est pour vous la définition d’un con. Et ça, finalement, ce n’est pas aussi évident qu’on pourrait
    le croire&nbsp;!</span></span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/234-et-suivants/249_mort_aux_cons.jpg" alt="249 mort aux cons" title="Mort aux Cons par Carl Aderhold" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000000; margin: 0px auto;" width="400" height="620">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 25 May 2010 08:16:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.moleskine-et-moi.com/article-249-mort-aux-cons-51019093.html</guid>
                <category>Lire ou écrire ?</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-249-mort-aux-cons-51019093-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
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        <title><![CDATA[248. Les Voies d'Anubis]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-248-les-voies-d-anubis-50622507.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il est des livres qui vous poursuivent. Littéralement dans ce cas précis. Je m’explique…<br></span></span>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ce bouquin, <em>Les Voies d’Anubis</em> de <strong>Tim Powers</strong> m’a été offert en 2001 par quelqu’un qui
    compte beaucoup pour moi, mon ex-collègue et ami <strong>Rémy</strong>. Et honte à moi, je n’ai réussi à le lire qu’en 2009&nbsp;!! Pourtant je l’ai traîné avec moi dans beaucoup d’endroits avec
    pour but de le lire, il a ainsi traversé l’Atlantique et s’est fardé 4500 bornes de route dans l’Ouest américain, connu plusieurs séjours à Aix-en-Provence, mais rien n’y a fait, il restait
    obstinément au fond de mon sac sans que je n’arrive à m’y mettre sérieusement. Une fois pourtant j’avais entamé le prologue, qui est à mon sens tant bardé de noms complexes, de personnages
    non-identifiés et de dialogues imbitables que j’avais abandonné lâchement ma lecture, convaincu que je reprendrais sous peu mais sachant bien que le livre attendrait à nouveau un laps de temps
    indéterminé avant de revenir à mon programme…<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et donc quand je suis passé à mon opération
    «&nbsp;cette année je lis plus de romans&nbsp;», automatiquement m’est revenu à l’esprit <em>Les Voies d’Anubis</em>, qui a donc bien fini par passer à la casserole&nbsp;! Ça y est Rémy, si t’as
    un autre bouquin à me faire lire c’est bon, je suis prêt&nbsp;!!<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;<em>Les Voies d’Anubis</em> est considéré par pas mal de connaisseurs comme une
    référence en matière de roman de SF / Fantastique et en effet dans les thèmes abordés je n’ai pas été déçu&nbsp;: on côtoie pêle-mêle dans cette histoire des magiciens sanguinaires, un
    lycanthrope, des voyageurs temporels, des dieux égyptiens, des esprits qui changent de corps, des monstres mutants… et un clown sur échasses. Et ce dernier n’est pas des
    moindres.<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Comme je le disais plus haut, le prologue est très difficile à lire, on n’y
    comprend rien et les termes employés sont à ce point obscurs qu’on est tenté de se dire qu’on a mieux à faire que de lire des trucs dont on ne pipe pas un mot sur deux. Honnêtement je pense que
    ce prologue ne peut que nuire à la lecture du roman car non seulement il décourage celui qui aborde ces pages par simple curiosité «&nbsp;pour voir&nbsp;», mais en plus il n’a aucun effet
    intrigant sur le lecteur, ni le moindre intérêt par rapport à un quelconque développement plus tardif dans le roman. Mais si vous passez le cap (que vous pouvez même carrément sauter pour les
    moins courageux) de ce prologue soporifique, dès le premier chapitre on aborde l’histoire par une narration de facture bien plus classique, agréable à lire et débarrassée de toute
    l’incompréhension des premières pages. On suit dès lors <strong>Brendan Doyle</strong>, professeur de littérature au physique anonyme et sans âge, spécialiste de la poésie anglaise du XIX siècle
    et plus particulièrement du poète méconnu <strong>William Ashbless</strong>. C’est à ce titre qu’il est contacté par <strong>J. Cochran Darrow</strong>, un érudit milliardaire qui a la réputation
    peu sérieuse d’être un iconoclaste versé dans l’ésotérisme, les croyances et les shamaneries de toutes sortes. Ce dernier lui dévoile son grand projet&nbsp;: il a trouvé le moyen de voyager dans
    le passé et propose à Doyle de lui servir de guide à lui et ses amis (plusieurs autres très riches hurluberlus qu’il a convaincu de financer son projet de voyage littéraire temporel) dans
    l’Angleterre victorienne au cours de leur voyage de quelques heures et pendant lequel ils iront assister à une conférence de <strong>Coleridge</strong>…<br></span></span> <span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">D’abord pas convaincu du tout, Doyle tente l’expérience et contre toute attente les voyageurs se retrouvent bel et bien
    dans le Londres de 1810&nbsp;!! Évidemment, c’est lors du retour que les choses vont se gâter pour Doyle qui se voit enlevé par un sorcier gitan patibulaire qui l’empêchera de prendre la
    «&nbsp;porte&nbsp;» qui devait le ramener au XXème siècle…<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dès lors, prisonnier du passé,
    Doyle va devoir se débrouiller pour trouver non seulement un moyen de retourner dans son époque, mais aussi de subsister dans ce Londres inhospitalier où pourtant il ne semble pas être le seul
    «&nbsp;échappé du temps&nbsp;» puisqu’une personne insaisissable se promène ça et là dans la foule en sifflotant l’air de <em>Yesterday</em> des
    <strong>Beattles</strong>&nbsp;!!!<br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Les pérégrinations de Doyle vont le mener de surprise en
    surprise, et il va vite se retrouver au beau milieu d’un conflit entre les deux troupes de mendiants qui se partagent la ville… ce qui ne sera que le début d’une longue course-poursuite émaillée
    de rebondissements, d’action et de suspense.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vraiment je comprends pourquoi ce roman est considéré comme une référence en la matière,
    tant il est dense, aussi bien en thèmes chers au genre Fantastique (le voyage dans le temps, la lycanthropie, la magie noire –oubliez Harry Potter-, l’interversion des esprits entre deux corps),
    qu’en personnages forts et charismatiques (le clown, le docteur <strong>Romany</strong>, Doyle, le géant). Le style est riche, la narration trouve le juste milieu entre dynamisme et sobriété ce
    qui lui confère du reste l’attrait d’un classique instantané du récit de voyage dans le temps (j’avoue avoir un faible pour ce thème). Et bien qu’on voit parfois quelques rebondissements arriver
    c’est pour mieux se laisser surprendre par ceux qu’on n’a pas du tout anticipés, d’autant que le suspense est gardé jusqu’à la toute fin de ce qu’il advient du personnage principal.<br>
    <br></span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas lu un roman de ce style, ça m’a rappelé
    furieusement les années lycées où j’ai écumé les romans et nouvelles d’<strong>A.E. Van Vogt</strong>, <strong>Philip K. Dick</strong> et autres <strong>Aldous Huxley</strong>. Car je range sans
    hésiter <em>Les Voies d’Anubis</em> auprès de ses glorieux aînés. Si le style vous parle, allez-y c’est du très bon&nbsp;!</span></span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/234-et-suivants/248_voies_anubis.jpg" alt="248 voies anubis" title="Les Voies d'Anubis par Tim Powers" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="295" height="475">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 18 May 2010 07:50:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.moleskine-et-moi.com/article-248-les-voies-d-anubis-50622507.html</guid>
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