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    <title><![CDATA[Moleskine et Moi (Pop Culture : Movie Maniac)]]></title>
    <link>http://www.moleskine-et-moi.com/categorie-359010.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Pop Culture : Movie Maniac&quot; du blog &quot;Moleskine et Moi&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Moleskine et Moi (Pop Culture : Movie Maniac)]]></title>
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    <pubDate>Wed, 15 Feb 2012 10:43:56 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 15 Feb 2012 10:43:56 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.moleskine-et-moi.com</copyright>            <category>Pop Culture : Movie Maniac</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[314. Take Shelter]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-314-take-shelter-97528136.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">En ce début d’année 2012, est arrivé sur nos écrans <em>Take Shelter</em> de <strong>Jeff Nichols</strong>, un film
    indépendant américain qui a fait parler de lui lors de ses passages à Cannes et à Deauville (dont il a raflé le Grand Prix). Si les Nostradamus de tout poil aiment à prédire l’apocalypse pour
    cette année, et si les cataclysmes en tout genre font souvent recette au cinéma, <em>Take Shelter</em> aborde le sujet sans l’aborder. Car dans ce film il n’est pas tant question de la fin du
    monde en tant que telle, mais bien de la fin d’un monde, celui de <strong>Curtis LaForche</strong>.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/314_take_shelter_hannah_curtis_samantha.jpg" alt="314 take shelter hannah curtis samantha" title=
    "Un repas en famille, avant que tout ne dérape..." class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="255"><br>
    Curtis LaForche (<strong>Michael Shannon</strong>) est un honnête homme tout droit issu de la campagne américaine typique. Trentenaire, marié, père d’une enfant sourde, ouvrier dur à la tâche, il
    vit dans un petit pavillon modeste mais agréable, roule en pick-up un peu défraîchi et va à la messe en famille le dimanche. On peut le dire, Curtis est un type bien, simple et travailleur,
    responsable et plein de bonne volonté. Bien sûr il ne roule pas sur l’or mais il ne rechigne pas à la tâche pour parvenir à payer l’opération qui permettra peut-être à sa petite fille
    <strong>Hannah</strong> d’entendre. Mais sa vie va basculer. Curtis commence à faire des rêves traumatisants, des cauchemars horribles dans lesquels une énorme tempête s’abat sur sa ville, où les
    gens deviennent fous et s’en prennent à lui et à sa fille qu’il ne parvient pas à protéger. Et puis petit à petit, tout doucement, les mauvais présages commencent à lui venir aussi en pleine
    journée. Visions, hallucinations, coups de tonnerre en plein soleil, vols erratiques de nuées d’étourneaux, … Curtis perd peu à peu le contrôle. Pourtant il est quelqu’un de raisonnable, il va
    voir un médecin, puis consulte une psychologue car il soupçonne dans ses rêves éveillés des signes de maladie mentale. Il faut dire qu’il est en terrain connu, sa propre mère ayant été
    diagnostiquée schizophrène paranoïde alors qu’il n’avait que dix ans. Mais tout raisonnable qu’il est, les choses qu’il ressent sont d’une telle force qu’il ne peut s’empêcher de s’atteler à la
    rénovation et l’agrandissement du vieil abri anti-tempête qu’il a au fond de son jardin. Sa femme <strong>Samantha</strong> (<strong>Jessica Chastain</strong>) et son ami <strong>Dewart</strong>
    (<strong>Shea Whigham</strong>) sont de plus en plus inquiets pour sa santé, mais Curtis n’en démord pas malgré tout ce que cela va entraîner pour lui&nbsp;: il doit absolument préparer un refuge
    pour sa famille avant que cette fameuse tempête cataclysmique n’arrive.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/314_take_shelter_curtis_hannah.jpg" alt="314 take shelter curtis hannah" title="Curtis doit mettre son enfant à l'abri, vite."
    class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="255"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le thème de <em>Take Shelter</em> et son ambiance sont rudes. On assiste à une lente descente d’un homme dans l’enfer de sa
    paranoïa. Le réalisateur Jeff Nichols réussit le tour de force de nous plonger dans la psyché de son personnage, en particulier lors des passages relatant les cauchemars de Curtis. Ces scènes
    sont franchement oppressantes à regarder, et on se retrouve à leur terme dans le même état que le héros, suffocant de peur, à la recherche désespérée de son souffle et d’un retour à la normale.
    Tous les passages où Curtis voit ses craintes se réaliser sont glaçants d’effroi, et parfaitement maîtrisés par le metteur en scène. D’ailleurs l’auteur parvient à ce point à traduire en image la
    paranoïa grandissante de Curtis qu’on en vient nous-mêmes parfois à douter. On en vient parfois nous-mêmes à nous demander si par hasard ce n’était pas Curtis qui a raison, s’il n’était pas doué
    d’un don de prédiction, si quelque chose d’horrible ne va pas finir par s’abattre sur tout le monde. Et on sent si bien à la fois l’isolement du héros et sa peur qu’on se prend presque à espérer
    que c’est lui qui a raison. D’autant que son obsession à protéger sa famille n’a comme conséquence que d’éloigner ceux qu’il aime de lui. Et pour cause, Curtis se transforme, et devient par
    moment aussi inquiétant qu’inquiet.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/314_take_shelter_curtis.jpg" alt="314 take shelter curtis" title="Le ciel ne laisse présager rien de bon..." class="CtreTexte"
    style="border: 0px solid #000000; margin: 0px NaNpx;" width="600" height="255"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Si une grande part de la réussite de cette plongée dans la folie tient du talent du réalisateur, il faut également signaler
    les excellentes prestations des comédiens, Michael Shannon en tête. Je l’avais découvert il y a quelques années dans un film où il tenait déjà le rôle d’un personnage rongé par la folie et la
    paranoïa (faut dire qu’il a la tête de l’emploi aussi le garçon), <a href="http://www.moleskine-et-moi.com/article-5933199.html"><em>Bug</em> de <strong>William Friedkin</strong></a>. Mais là où
    <em>Bug</em> avait échoué selon moi, <em>Take Shelter</em> réussit&nbsp;: on est bel et bien dans la tête du héros et on ressent sa souffrance. Shannon ne surjoue pas, il est en équilibre parfait
    dans son rôle et est tellement crédible qu’il rend son personnage pourtant aride et introverti extrêmement touchant. Jessica Chastain (que j’ai découverte sur ce film, n’ayant pas encore vu le
    <em>Tree of Life</em> de <strong>Terrence Malick</strong> où elle tient un des rôles principaux) quant à elle hérite d’un rôle difficile également, qu’elle interprète avec beaucoup de justesse.
    La lente dérive de Curtis éveille en Samantha des sentiments très divers mais toujours profonds que l’actrice joue avec talent&nbsp;: la compassion, l’amour, l’inquiétude, la peur, le désespoir,
    la colère, la résignation... On sent chez cette comédienne une mine de talent brut. Et puis elle est jolie avec ça, avouez que ça ne gâche rien.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/314_take_shelter_curtis_samantha.jpg" alt="314 take shelter curtis samantha" title=
    "Curtis est présent pour sa famille, mais son esprit est occupé ailleurs..." class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="256"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je ne vais pas dévoiler la fin du film mais je ne peux pas non plus ne rien en dire. Il s’agit d’une fin assez ouverte, qui
    laissera une place à l’interprétation de chacun, ce que d’aucun trouveront peut-être dommage. Moi-même en ai été au départ un peu déçu, mais finalement après y avoir repensé, je la trouve
    adéquate et mesurée. Le film aura délivré assez d’éléments et d’indices tout au long de ses deux heures pour vous permettre d’avoir votre propre interprétation au final. Dommage que je ne puisse
    pas vous livrer la mienne ici, ce serait spoiler une partie du film et puis il vaut toujours mieux se faire sa propre opinion seul, n’est-ce pas&nbsp;?</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">En tout cas je recommande <em>Take Shelter</em>, formellement très réussi, avec des acteurs criants de vérité, et une mise en
    scène aboutie et maîtrisée. Si le thème ne vous fait pas peur n’hésitez pas, vous aurez toujours bien le temps de voir une comédie une autre fois (car <strong>Serge Benamou</strong> et ses potes
    arrivent à grands pas…).</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/314_take_shelter_aff.jpg" alt="314 take shelter aff" title="L'affiche, inquiétante, du film." class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="800">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 31 Jan 2012 08:27:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e5b5fe7b7334f58f6eaeab965a962210</guid>
                <category>Pop Culture : Movie Maniac</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-314-take-shelter-97528136-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[310. Shame]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-310-shame-97290797.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">S’il est un acteur dont on peut dire qu’il aura trusté les salles de cinéma et les sorties dvd cette année, je crois bien que
    c’est <strong>Michael Fassbender</strong>.<br>
    Pour ma part en 2011 je l’ai vu cavaler en jupette romaine dans <em>Centurion</em> de <strong>Neil Marshall</strong>, assister en stetson au naufrage artistique de <em><a href=
    "http://www.moleskine-et-moi.com/article-290-jonah-hex-70029327.html">Jonah Hex</a></em>, soulever des sous-marins nucléaires en tant que maître du magnétisme dans <em>X-Men&nbsp;: Le
    Commencement</em>* de <strong>Matthew Vaughn</strong>, se prendre la tête avec <strong>Sigmund Freud</strong> dans <em>A Dangerous Method</em> de <strong>David Cronenberg</strong>, et donc
    également tenter de satisfaire sa libido insatiable dans <em>Shame</em> de <strong>Steve McQueen</strong> (rôle pour lequel il a décroché le prix d’interprétation masculine à la Mostra de
    Venise).</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">D’ailleurs vous n’avez pas fini d’entendre parler du bonhomme, puisque rien qu’en 2012 il sera à l’affiche du prochain
    <strong>Steven Soderbergh</strong> (<em>Haywire</em>), du futur <strong>Jim Jarmusch</strong> (une histoire de vampires…), du nouveau <strong>Joel Schumacher</strong> (<em>Blood Creek</em>), du
    dernier projet de <strong>Darren Aronofsky</strong> en date (<em>Noah</em>) et surtout de la préquelle à <em>Alien</em> mise en boîte par <strong>Ridley Scott</strong> himself,
    <em>Prometheus</em>**.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Excusez du peu. Et encore je passe sous silence les projets plus confidentiels et pas liés à de grands noms du septième art
    comme ceux qui précèdent. Bref, Michael Fassbender a le vent en poupe, et à mon humble avis il le mérite.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/310_shame_brandon_metro.jpg" alt="310 shame brandon metro" title=
    "Ses pensées obsédantes le poursuivent partout, y compris dans le métro" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="255"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">J’en reviens donc à <em>Shame</em>. Vous en aurez peut-être entendu parler ou vous aurez peut-être remarqué son affiche toute
    en suggestion. Il fait partie de ces «&nbsp;petits&nbsp;» films totalement inattendus et à l’habit discret mais qui par leurs qualités auront su se créer un buzz positif chez les amateurs de
    cinéma. Fassbender y incarne <strong>Brandon</strong>, new-yorkais dans la trentaine, cadre dynamique qui travaille beaucoup, vit dans un appartement très classe où tout est clean et très sobre,
    et qui est atteint d’une réelle addiction au sexe. Solitaire dans l’âme, son obsession l’accompagne partout et à chaque instant. Quand sa sœur <strong>Sissy</strong> (<strong>Carey
    Mulligan</strong>) débarque sans prévenir et s’installe pour quelques temps chez lui, Brandon va devoir composer avec l’intruse à laquelle il va essayer tant bien que mal de dissimuler sa part
    d’ombre.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/310_shame_brandon_bar.jpg" alt="310 shame brandon bar" title="Parfois Brandon oublie toute mesure et pousse la provocation loin"
    class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="399"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pas évident comme thème, et plutôt casse-gueule. Ici pas de place pour l’humour ou la dérision, on n’est clairement pas dans
    une comédie. On y traite de sexe oui, mais aucune blague potache à l’horizon, afficionados des <em>American Pie</em> et consorts ce film n’est pas fait pour vous. L’addiction au sexe de Brandon
    est montrée crûment certes mais d’une manière extrêmement froide. Le film qu’on aurait pu penser sulfureux de par sa thématique, s’avère en réalité plus dérangeant et glaçant qu’excitant. On y
    voit du sexe, on y montre des déviances, des obsessions, des fantasmes mais aucune sensualité, aucune douceur, pas d’amour. Brandon baise, il ne fait pas l’amour. Il semble totalement dénué de
    sentiments, même dans la scène où on le voit pleurer pendant que sa sœur chante <em>New-York, New-York</em>, il semble d’une froideur extrême. En fait, on devine en Brandon quelque chose
    bouillir, et tout se passe comme si lui qui garde le contrôle en permanence devait par moment s’autoriser des soupapes d’évacuation sous la forme d’actes sexuels. Masturbation, prostituées, sexe
    sans lendemain, sites pornographiques, tout est bon pour assouvir les besoins immédiats qui prennent de plus en plus de place et de temps dans sa vie. Car hormis son addiction, Brandon ne montre
    aucune faille, semble solide comme un roc, insensible, invariable, intouchable. En un mot, inhumain.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/310_shame_brandon_escort1.jpg" alt="310 shame brandon escort1" title="Voir et être vu font partie des fantasmes de Brandon" class=
    " CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="264"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">C’est du reste tout le contraire de sa sœur du point de vue émotionnel. Sissy est hyper-émotive, cœur d’artichaut,
    fleur-bleue, extravertie, expressive et en recherche permanente d’amour. Mais les deux sont des paumés de première, des laissés pour compte des sentiments, elle avec un trop plein de sensibilité
    et lui d’une aridité suffocante. Brandon et Sissy formant finalement les deux faces d’une seule et même pièce&nbsp;: la solitude.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/310_shame_sissy.jpg" alt="310 shame sissy" title="Sissy découvre les facettes cachées de son frère" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="399"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Leur confrontation est à ce titre dévastatrice. Ils ne se comprennent pas, ils se détestent car ils voient en l’autre
    exactement ce qui leur manque en eux-mêmes. Brandon en particulier, qui ne veut laisser place à aucune faiblesse mais qui voit bien que sa frêle petite sœur, toute insignifiante à ses yeux
    qu’elle est, lui renvoie à la figure à quel point il est lui-même fragile, sa présence intempestive chez lui la transformant en ce grain de sable qui enraye la machine si bien huilée de sa vie,
    qu’il s’évertue pourtant à maintenir à flots. Sissy est la preuve vivante et irréfutable que Brandon est en fuite perpétuelle. Comme s’il se réfugiait dans le sexe pour ressentir des choses si
    fortes et furtives, qu’elles l’empêcheront et lui éviteront de ressentir d’autres choses par ailleurs. Le sexe est la barrière qui le protège, le cache, mais aussi qui l’isole du monde extérieur,
    des autres. Le sexe ne se traduit pas dans les yeux de Brandon par la brillance du plaisir, mais bien par le voile de la douleur.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/310_shame_brandon_marianne.jpg" alt="310 shame brandon marianne" title=
    "Quand Brandon se laisse aller au jeu de la séduction et de la ... normalité avec Marianne" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="256"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">(Attention mini-spoiler)</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Une des scènes les plus emblématiques, les plus touchantes mais aussi certainement les plus déprimantes étant celle où après
    un début de flirt avec sa (magnifique) collègue de travail <strong>Marianne</strong> (<strong>Nicole Beharie</strong>) qui s’annonce prometteur (sur le plan sentimental j’entends, très bons
    dialogues dans la scène du restaurant au passage), ils commencent à faire l’amour sans que Brandon ne parvienne à aller plus loin. Lui le bandard fou accro au sexe débande dès lors qu’un soupçon
    de sentiment s’immisce dans la relation…</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">… et pour fuir cet échec cuisant que fait-il&nbsp;? il commande dans la foulée une escort-girl qu’il prendra sauvagement à
    l’endroit même où sa virilité s’est fait la malle face à un mot d’amour. Frustration, désespoir et fuite éperdue en avant sont là admirablement mis en images en quelque plans et en très peu de
    mots.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">(Fin du mini-spoiler)</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/310_shame_brandon_escort2.jpg" alt="310 shame brandon escort2" title="Pour Brandon il n'y en a jamais assez..." class=" CtreTexte"
    style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="264"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vous l’aurez certainement deviné, <em>Shame</em> n’est pas un film léger, et encore moins un film divertissant. Le film est
    dur, parfois difficile à regarder (quand Sissy surprend Brandon en pleine partie de cinq contre un dans la salle de bain, la réaction de ce dernier est telle qu’on craint un moment le pire), mais
    très intéressant, intelligent et hypnotisant. Fassbender, qui a mon sens n’a pas volé son prix d’interprétation à Venise, m’a plus d’une fois fait penser au personnage de <strong>Patrick
    Bateman</strong> dans <em>American Psycho</em>, incarné au cinéma par <strong>Christian Bale</strong>. Le même détachement inquiétant à toute forme de sentiment (en dehors de la colère). Le même
    regard froid de psychopathe (bien que Brandon n’ait rien d’un tueur pour sa part). La même incapacité à se soustraire à leurs obsessions.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/310_shame_brandon_alone.jpg" alt="310 shame brandon alone" title="La solitude au sein de la multitude..." class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="255"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;<em>Shame</em> est un film d’ambiance, sombre, glauque même par moments, exigeant mais viscéralement attirant. Les
    comédiens y sont très certainement pour beaucoup. Un film qu’on ne peut pas vraiment «&nbsp;aimer&nbsp;» au sens premier du terme je pense, mais dont l’aura dégage quelque chose d’interpellant.
    Et en poussant la réflexion un peu plus en profondeur, c’est un film qui nous parle aussi un peu de nous-mêmes et de ce que nos existences peuvent avoir de part d’ombre. Un film à ne pas mettre
    devant tous les yeux et encore moins dans n’importe quelles conditions, mais un film à voir cependant.</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">* Je n’ai pas parlé de ce film sur le blog, comme certains autres du reste, car je l’ai vu à une période de l’année où j’avais
    bien du mal à aligner trois mots suffisamment intéressants pour essayer d’en tirer un article digne de ce nom. Je le considère cependant comme l’un de mes préférés sur l’année, et sans hésiter
    comme le meilleur film de super-héros de 2011.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 8pt;">** Cherchez l’intrus. C’est pas compliqué&nbsp;:
    homonyme d’un gardien de but et d’un pilote de F1, tous deux teutons. Ils partagent tous les trois un amour infini pour la finesse et le bon goût.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/310_shame_aff.jpg" alt="310 shame aff" title="L'affiche du film" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="800"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 17 Jan 2012 11:37:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e764304f887bf9d5330d6fd74ae16f03</guid>
                <category>Pop Culture : Movie Maniac</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-310-shame-97290797-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[308. Intouchables]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-308-intouchables-96712804.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Plus de 15 millions de spectateurs après sa sortie en salle, je me suis dit qu’il faudrait que moi aussi je me penche sur le
    film phénomène du moment&nbsp;: <em>Intouchables</em>. Cela dit j’ai hésité un peu, le nombre d’entrées n’ayant jamais été garant de la qualité d’un film. Pour preuve, je garde un souvenir mitigé
    du précédent gros carton au cinéma que fut le <em>Bienvenue chez les Ch’tis</em> de <strong>Danny Boon</strong>. Je l’avais trouvé moyennement drôle malgré tout le talent de <strong>Kad
    Merad</strong> (et je dois dire aussi que la participation de <strong>Michel Galabru</strong> m’avait vraiment fait marrer) et j’avais trouvé sa dernière demi-heure complètement ridicule.<br>
    Mais bon, <em>Intouchables</em> avait quand même l’air fait d’un tout autre bois, le pitch et les comédiens en outre m’attiraient beaucoup.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/308_Intouchables_seance_habillage.jpg" alt=
    "308 Intouchables seance habillage" title="Yvonne, Philippe et Driss cherchent le meilleur look pour un premier rencart..." class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;"
    width="600" height="399"></span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et puis voilà, j’en suis sorti en me disant que finalement je n’avais pas que des goûts si bizarres que ça. Parce que pour
    citer <strong>François Cluzet</strong> dans le film, j’ai kiffé grave.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Du début à la fin, ce film sonne juste. Il est la plupart du temps très drôle, mais il touche également à des sujets sérieux
    et graves, voire tristes (du handicap évidemment, mais aussi de la précarité et de la pauvreté en France, du racisme ordinaire ou encore des inégalités sociales) tout en se gardant bien de se
    vautrer dans le piège du misérabilisme et du pathos.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Une fois n’est pas coutume, je vous fais grâce du résumé du film de <strong>Éric Toledano</strong> et <strong>Olivier
    Nakache</strong>, on en a tant parlé ailleurs que tout le monde sait de quoi ça cause je pense.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/308_Intouchables_surprise.jpg" alt=
    "308 Intouchables surprise" title="Surprise !" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="428"></span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ce que j’ai vraiment adoré dans ce film, c’est la rencontre improbable de deux personnages que tout sépare&nbsp;: physique,
    morale, origines, génération, condition sociale, culture… mais qui ont en commun deux choses essentielles&nbsp;: un solide sens de l’humour et un esprit ouvert. Ce qui est d’ailleurs assez
    étonnant de la part de deux types qui, pour des raisons très différentes, auraient toutes les raisons d’être aigris et d’en vouloir à la Terre entière plutôt que de&nbsp; prendre la vie avec le
    sourire comme ils s’efforcent de le faire.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/308_Intouchables_massages_petard.jpg" alt=
    "308 Intouchables massages petard" title="Un pétard, un massage d'oreilles, deux bombasses, c'est simple le bonheur." class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width=
    "600" height="399"></span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ce qu’on retient avant tout du film, c’est évidemment la prestation géniale de <strong>Omar Sy</strong>
    (<strong>Driss</strong>) et de François Cluzet (<strong>Philippe</strong>), tous les deux habités par leurs rôles, et d’un naturel effarant à l’écran.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">On a d’un côté l’enthousiasme délirant et la bonne humeur communicative de Omar Sy et de l’autre la sensibilité et la finesse
    de jeu de Cluzet qui films après films s’affirme vraiment comme un des acteurs les plus complets et talentueux du moment.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/308_Intouchables_12kmh.jpg" alt="308 Intouchables 12kmh"
    title="À fond ! fais péter les 12 km/h !!" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="400" height="600"></span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le duo fonctionne à merveille et ils nous embarquent avec eux dans leur histoire et dans leurs délires. Les seconds rôles
    sont presque anecdotiques tant les deux acteurs principaux bouffent l’écran, mais on retiendra en particulier <strong>Anne Le Ny</strong> (<strong>Yvonne</strong>) en bourgeoise gentiment coincée
    et <strong>Audrey Fleurot</strong> (<strong>Magali</strong>) en bombe incendiaire à la classe ultime et à l’humour piquant. On se marre beaucoup dans ce film, c’est rien de le dire, et on en
    ressort avec une banane énorme.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Je n’irais pas jusqu’à crier au génie absolu comme
    j’ai pu l’entendre ici ou là, mais vraiment, <em>Intouchables</em> est un excellent film et une comédie très réussie. Le cinéma français aura été gâté ces derniers temps.</span><br>
    <br></span> <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/308_Intouchables_aff.jpg" alt="308 Intouchables aff" title="L'affiche du film" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="442" height="600">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 09 Jan 2012 11:22:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7c20d2de0bced461beb94fa32eb2817c</guid>
                <category>Pop Culture : Movie Maniac</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-308-intouchables-96712804-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[305. Toutes nos Envies]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-305-toutes-nos-envies-90518322.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Après avoir vu <a href="http://www.moleskine-et-moi.com/article-303-polisse-87981861.html"><em>Polisse</em></a>, je m’étais
    dit à moi-même (oui je me parle) que le prochain film que je verrai serait bien mal loti de passer après. Faut dire que le film de <strong>Maïwenn</strong> m’a tellement marqué que j’avais peur
    de trouver fadasse à peu près tout ce qu’on me proposerait dans la foulée.<br>
    Et j’ai hésité avant d’aller voir <em>Toutes nos Envies</em> de <strong>Philippe Lioret</strong> dont j’avais eu de lointains mais bons échos. Par crainte de ne pas le juger à sa juste valeur. Eh
    bien je me suis planté et c’est tant mieux&nbsp;: <em>Toutes nos Envies</em> a bel et bien tenu toutes ses promesses.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/305_toutes_nos_envies_claire_famille.jpg" alt="305 toutes nos envies claire famille" title=
    "Claire est aussi une maman et une épouse" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="403"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dans le film on suit <strong>Claire</strong> (<strong>Marie Gillain</strong>), jeune juge fraîchement arrivée en poste à
    Lyon, et jeune maman de deux enfants. Elle traite entre autres d’affaires de surendettement, et c’est ainsi qu’elle va être amenée à s’occuper du cas d’une femme, <strong>Céline</strong>
    (<strong>Amandine Dewasmes</strong>) qui s’avère être la maman d’une petite fille qui est une amie de ses propres enfants. Décidée à aider Céline, elle va s’engager dans un combat contre les
    sociétés de crédit. Combat jugé perdu d’avance et vain par l’ensemble de sa profession. Mais Claire sort elle-même d’une famille qui a connu les privations et les problèmes d’argent, et se sent
    doublement concerné par ce genre de situations. C’est lâchée et même menacée par sa hiérarchie qu’elle va rencontrer <strong>Stéphane</strong> (<strong>Vincent Lindon</strong>), un juge
    chevronné, conscient des injustices légales mais qui a perdu ses illusions et semble désabusé quant à ses capacités à y changer quelque chose. Pourtant entre Claire et Stéphane va se créer une
    réelle complicité, une relation forte et particulière, une connexion qui va les lier dans leur combat contre le surendettement. Mais le combat de Claire n’est pas qu’altruiste, elle se bat
    également contre un mal intérieur qui la pousse à vivre dans l’urgence et à agir vite. Bientôt, sauver Céline devient pour Claire le but ultime, une façon pour elle de sauver sa propre
    famille.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/305_toutes_nos_envies_claire.jpg" alt="305 toutes nos envies claire" title=
    "Au tribunal, Claire applique du mieux qu'elle peut les lois" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="401"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">C’est très difficile d’en dire plus sur le film sans en dévoiler certains aspects qu’il vaut mieux découvrir au visionnage.
    Toujours est-il que le film joue sur deux tableaux dont les interconnexions sont très fortes&nbsp;: d’une part l’aspect très juridique qui concerne la défense des particuliers face aux sociétés
    de crédits qui usent de méthodes insidieuses et malhonnêtes pour faire raquer les gens à des taux impossibles. D’autre part un combat intime, personnel, que mène Claire contre la fatalité et pour
    maintenir le bonheur au sein de sa petite famille.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Elle va entraîner avec elle Stéphane, d’abord sur le plan purement juridique puis dans son combat personnel. Ce film c’est
    aussi d’ailleurs l’évolution du personnage incarné par Vincent Lindon, désenchanté au début puis revigoré par l’enthousiasme et la volonté de Claire qui va le pousser à se révolter et ébranler un
    ordre établi contre lequel personne ne cherche plus à s’élever.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/305_toutes_nos_envies_claire_stephane.jpg" alt="305 toutes nos envies claire stephane" title=
    "Stéphane a de la bouteille, Claire peut s'appuyer sur son expérience" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="399"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">C’est justement grâce à ce parallèle incessant entre combat juridique (pour le bien de tous) et combat personnel (pour le
    bien de nos proches) que Philippe Lioret parvient à créer un lien très fort entre le spectateur et les personnages à l’écran. Ils sont vrais, ils sont sincères, volontaires mais faillibles, en un
    mot&nbsp;: humains. Et donc on adhère, on y croit, on est impliqué avec eux. Pourtant le constat est amer&nbsp;: il est ici très clairement démontré que la Justice ne privilégie pas ce qui est
    juste, mais uniquement ce qui est légal. Les sentiments et la morale n’ont pas prise sur un contrat. Et comme en écho à l’injustice légale, on réalise que dans nos vies intimes aussi, la justice
    n’a pas sa place. Les choses arrivent, peu importe qu’on les considère comme justes ou non, elles nous dépassent et s’imposent malgré tout.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Si le film ne laisse pas de doute ni d’illusion sur la Justice, il décortique le processus et la logique judiciaire jusqu’à
    en toucher les limites, et c’est finalement avec un certain cynisme qu’on se rend compte que les solutions, quand elles existent, sont détournées, pleines d’ironie. À défaut de tuer tout espoir
    en la société, <em>Toutes nos Envies</em> ne laisse pas pour autant sur un sentiment très positif ni optimiste à son sujet. On est plutôt dans la sensation qu’on reste définitivement englué dans
    un système extrêmement complexe et potentiellement très hostile dans lequel la plupart du temps «&nbsp;se battre pour changer les choses&nbsp;» a cédé sa place à «&nbsp;combattre pour
    survivre&nbsp;». Tout n’est pas forcément perdu d’avance, mais l’idée de «&nbsp;vouloir c’est pouvoir&nbsp;» en prend un sérieux coup dans l’aile (pour ma part ça fait un bail que j’en suis
    revenu de cette philosophie de la vie gentiment naïve).<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/305_toutes_nos_envies_celine_claire.jpg" alt="305 toutes nos envies celine claire" title=
    "Céline et Claire, leur lien va devenir très profond" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="399"><br>
    Mais ce qu’on retient avant tout de ce film, c’est que quelle que soit la situation, difficile ou même désespérée, même si on perd à la fin une chose prime&nbsp;: se taire c’est accepter et
    perdre doublement. Toute la force et toute la volonté du monde ne suffisent pas toujours à gagner, mais faire de son mieux est la seule façon de rester debout. À ce titre, la scène de Claire
    donnant son parfum à Céline est à mon sens peut-être la plus belle preuve de volonté et de force (ceux qui verront le film comprendront ce que je veux dire).</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Vraiment, <em>Toutes nos Envies</em> n’est pas le
    film le plus gai qui soit mais n’en conserve pas moins une aura positive à mes yeux. Je ne peux que le conseiller, voilà encore un très bon film français en cette fin d’année.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/305_toutes_nos_envies_aff.jpg" alt="305 toutes nos envies aff" title="L'affiche du film" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="800"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 29 Nov 2011 11:03:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">eab9547009702552ff3d40f1bf59a275</guid>
                <category>Pop Culture : Movie Maniac</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-305-toutes-nos-envies-90518322-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[303. Polisse]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-303-polisse-87981861.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ça y est, je pense avoir vu ce qui restera pour moi le meilleur film de l’année 2011. Bon d’accord je n’en ai pas vu des
    tonnes, et puis j’en ai raté quelques uns qui avaient l’air pas mal du tout, mais avec <em>Polisse</em>, le dernier film en date de <strong>Maïwenn</strong>, je crois avoir fait bonne pioche et
    tiré le grand gagnant de l’année.<br>
    Ça faisait un bail que je n’avais pas été à ce point touché, ému, bousculé par un film. Alors certes, selon la définition de chacun, un bon film sera tantôt un film qui vous divertira, tantôt un
    film qui vous fera rêver, tantôt un film qui vous fera réfléchir. Si ce <em>Polisse</em> à l’orthographe enfantine fait à coup sûr réfléchir et se poser beaucoup de questions sur notre société
    que d’habitude on préfère ignorer et ne pas mettre sur le tapis, il fait avant toute autre chose ressentir une foultitude de choses. Car Maïwenn, gourmande et gonflée, a truffé son film de
    dizaines de choses, d’idées, de scènes, de réflexions, qui traitées séparément aurait pu aisément donner lieu à plusieurs films. Et elle peut l’être, gourmande et gonflée, car Maïwenn assure
    derrière la caméra, devant la caméra et devant sa feuille blanche. Parce que la nénette réalise, tient un des rôles principaux (je suis d’ailleurs tenté de dire qu’il n’y a que des rôles
    principaux dans ce film) et se permet le luxe de signer le scénario et les dialogues (co-signer en fait, avec <strong>Emmanuelle Bercot</strong>). C’est très certainement d’ailleurs à ce poste-ci
    qu’elle m’aura le plus bluffé&nbsp;: ses dialogues sont juste parfaits. Ou parfaitement justes, c’est égal.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/303_polisse_brief.jpg" alt="303 polisse brief" title=
    "Toute la BPM est réunie pour un briefing avant d'intervenir dans un camp de roumains soupçonnés d'exploitation d'enfants" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;"
    width="600" height="323"><br>
    Bon d’accord, mais si je vous touchais quand même un mot de ce dont ça cause&nbsp;?<br>
    Le film se déroule au sein de la <strong>Brigade de Protection des Mineurs</strong> (BPM) de la Police de Paris. <strong>Mélissa</strong> (Maïwenn) est une photographe missionnée par le ministère
    pour faire un reportage photo sur ce service, et va donc suivre pendant un mois une équipe de flics dans leurs enquêtes, leurs interpellations, leurs interrogatoires, et leur vie quotidienne.
    L’équipe à laquelle elle est intégrée est formée d’hommes et de femmes hauts en couleurs, en gueule et en caractère. Il y a le chef d’équipe <strong>Baloo</strong> (<strong>Frédéric
    Pierrot</strong>), <strong>Fred</strong> le dur au grand cœur (<strong>Joey Starr</strong>), <strong>Nadine</strong> (<strong>Karin Viard</strong>), <strong>Iris</strong> (<strong>Marina
    Foïs</strong>), <strong>Mathieu</strong> (<strong>Nicolas Duvauchelle</strong>), <strong>Chrys</strong> (<strong>Karole Rocher</strong>), <strong>Nora</strong> (<strong>Naidra Ayadi</strong>),
    <strong>Sue Ellen</strong> (Emmanuelle Bercot) et <strong>Bamako</strong> (<strong>Arnaud Henriet</strong>). Elle les suivra dans toutes sortes d’affaires, depuis la maltraitance parentale, aux
    affaires de pédophilie en passant par l’exploitation des mineurs, les viols ou encore les dérives d’internet… Mais ces hommes et ces femmes qui côtoient le pire de notre société et en font leur
    routine n’en restent pas moins des êtres humains à part entière, avec leurs failles, leurs faiblesses, leurs fous-rires, leurs passions, leurs vies privées. Et bien souvent quand on est flic à la
    BPM on ne peut pas «&nbsp;juste décrocher du boulot&nbsp;» à l’heure de rentrer chez soi. On porte ça en soi et on en est profondément marqué. <em>Polisse</em> est à ce titre un incroyable
    portrait, d’une rare finesse, pas seulement des policiers au contact quotidien des pires horreurs, mais des hommes au sens large.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/303_polisse_interrogatoire_sue_ellen.jpg" alt="303 polisse interrogatoire sue ellen" title=
    "Sue Ellen et Bamako interrogent sans ménagement l'épouse d'un père soupçonné de pédophilie : Alors sodomie à chaque rapport ou pas ?" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="323"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Avec <em>Polisse</em>, vous plongez pendant deux heures dans un film qui baigne littéralement dans la réalité. Du reste on
    est briefé d’entrée&nbsp;: le film s’inspire de faits réels. Le traitement de l’image joue là-dessus d’ailleurs, puisqu’il n’est pas sans rappeler celui d’un documentaire ou d’un docu-fiction.
    D’où peut-être son pouvoir magnétique hors du commun&nbsp;: c’est bien simple j’ai été tout bonnement happé par le film et moi-même intégré à cette équipe de flics, incapable de me distancier de
    ce qui se passait à l’écran. On est là, en plein dans l’histoire, dedans jusqu’au cou avec les personnages, à ressentir tout ce qu’ils ressentent, à se prendre en pleine poire leur quotidien, à
    pouffer de rire parfois avec eux sans pouvoir se retenir, à se rebeller contre l’indicible cruauté de notre société, à se désespérer de ne pouvoir faire plus devant tant d’injustice et de misère.
    Et comme ces flics qui rentrent chez eux et ne parviennent pas toujours à «&nbsp;décrocher&nbsp;» de leur boulot, on sort de la salle de cinéma sans pouvoir décrocher de ce qu’on vient de voir,
    tellement c’est fort, tellement ça impacte la rétine et le cœur.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/303_polisse_nadine.jpg" alt="303 polisse nadine" title="Nadine procède à l'identification d'une gamine sur le camp de roumains"
    class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="323"><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">D’ailleurs j’en veux beaucoup à <em>Polisse</em> pour ça. Parce qu’après ce film ça y est, c’est officiel, j’ai la
    confirmation que je suis devenu une vraie chochotte alors qu’avant je pouvais voir les pires horreurs sans m’en soucier outre-mesure. Je me suis retrouvé à chialer comme une gamine, lors de la
    scène absolument déchirante d’une maman qui laisse son gamin de cinq ans à la BPM parce qu’elle est sans domicile fixe depuis six mois et qu’elle préfère s’en séparer pour le propre bien de
    l’enfant. Ce môme dont le désespoir et la colère vous explose à la figure, et en face de lui des flics impuissants dont un Joey Starr tout en émotions qui n’a que ses bras à offrir en réconfort …
    c’est juste un des moments les plus intenses que j’ai pu vivre dans un cinéma. Cette scène était si forte qu’il m’a été impossible de retenir mes larmes. Je n’avais aucune envie de les retenir
    d’ailleurs (heureusement entre midi et deux ce jour là j’avais la salle de ciné quasiment pour moi tout seul, sinon adieu la réputation de dur du Stéph)(comment ça «&nbsp;quelle
    réputation&nbsp;»&nbsp;?).<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/303_polisse_fred.jpg" alt="303 polisse fred" title=
    "Fred (et moi) ne supporte pas de voir ce môme désemparé que sa maman leur confie pour son propre bien" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height=
    "322"><br>
    La dite scène qui, soit dit en passant, est une des preuves les plus éclaboussantes du talent de comédien du chanteur de <strong>NTM</strong>. J’avoue, avant ce film je n’avais que peu de
    sympathie pour <strong>Didier Morville</strong> (ça le fait moins comme patronyme dans le genre caillera). Et si je l’avais trouvé assez convaincant dans des petits rôles comme celui qu’il a tenu
    dans la série <em>Mafiosa</em> de <strong>Canal +</strong>, j’avais quand même des doutes quant à son talent, sorti des rôles de gangsters et mauvais garçons. Oui je sais, un a priori de merde de
    ma part, mais bon voilà. Mais dans <em>Polisse</em> il est tout simplement exceptionnel. Il m’a scotché. Chopé par les roustons et laissé comme deux ronds de flan. Bluffé. Il n’y a pas meilleur
    rôle qu’un contre-emploi réussi, et là on y est en plein&nbsp;: Joey Starr en flic plus vrai que nature, débordant d’humanité et de douceur sous la carapace de dur à cuire. C’est pas pour autant
    que je vais me mettre tout à coup à aimer sa musique, mais en tout cas je n’ai plus aucun doute sur le fait que ce type déborde de talent. Maïwenn a eu du flair quand elle a composé son casting,
    et à n’en pas douter engager le rappeur pour ce rôle pouvait s’apparenter à un sacré coup de poker. Coup gagnant, l’acteur et la réalisatrice raflent la mise.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/303_polisse_dispute.jpg" alt="303 polisse dispute" title="Le grand patron a du mal à calmer Iris et Nadine prêtes à s'écharper"
    class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="323"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et puisque j’en suis à parler de talent d’acteur et de scènes phares, je ne peux pas m’empêcher de citer le clash entre Iris
    et Nadine au bureau. Ça part d’un rien, ça monte en flèche vitesse grand V et ça explose en véritable hargne, témoignage de tonnes de ressentiments, de vexations et de reproches lancinants
    accumulés depuis des années. Les deux protagonistes de la dispute, Marina Foïs et Karine Viard qui pète littéralement un plomb, sont d’une justesse et d’une force… c’est à croire qu’elles se
    haïssent pour de vrai ces deux là&nbsp;! Je pourrais aussi citer la scène de la prise de déposition d’une adolescente qui tourne en fou-rire incontrôlable, les interrogatoires d’hommes, pères ou
    grand-père, accusés d’actes sexuels envers leurs enfants, de cette femme qui maltraite son nouveau-né sans même se rendre compte de la portée de ses gestes, du raid des forces de polisse (oups,
    de police pardon) dans le camp de roumains au moment de séparer les enfants de leurs parents, et tant d’autres encore…</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Tout ça pour dire que des preuves de talents il y en a à revendre dans ce film, et c’est une des caractéristiques principales
    de <em>Polisse</em>&nbsp;: tout y sonne juste.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/303_polisse_interrogatoire_nora.jpg" alt="303 polisse interrogatoire nora" title=
    "Nora n'a pas besoin de renfort pour procéder à l'interrogatoire musclé d'un père qui a arrangé le mariage de sa fille contre son gré" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="323"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vraiment, j’ai adoré ce film, et je n’ai qu’une crainte c’est de le survendre. J’y suis allé sans en avoir vu une seule image
    auparavant, ni interview ni promo, j’avais juste entendu dire que c’était un bon film mais n’avais lu aucune critique ni article de presse à son sujet. Et j’ai été cueilli. Allez-y, je vous
    souhaite d’avoir une aussi belle et grande surprise que moi en le voyant.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Le film de l’année 2011, et de loin. L’année n’est
    pas finie&nbsp;? M’en fous, c’est tout comme à mes yeux.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/303_polisse_aff.jpg" alt="303 polisse aff" title="Une des affiches du film, emblématique de son contenu" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="816"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 04 Nov 2011 14:39:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5d6589d1ebe887a7d80ad9cb0b82acf6</guid>
                <category>Pop Culture : Movie Maniac</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-303-polisse-87981861-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[299. Le Complexe du Castor]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-299-le-complexe-du-castor-79216470.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Quelle ne fut pas ma surprise l’autre jour quand, divaguant sur un trottoir, en passant devant un cinéma et lorgnant
    distraitement sur la collection d’affiches des films projetés et à venir, j’en repère une avec <strong>Mel Gibson</strong> en gros plan, affublé d’un peluche en forme de castor.<br></span>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je m’approche, je regarde. <em>Le Complexe du Castor</em>, film de et avec <strong>Jodie Foster</strong>, rôle principal tenu
    par Mel Gibson.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/299_complexe_castor_walter.jpg" alt="299 complexe castor walter" title="Walter et le Castor ou ... seulement le Castor ?" class=
    " CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="386"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Quand je parle de surprise… j’en étais resté aux frasques de l’acteur australien qui a fait bien plus parler de lui
    dernièrement dans la presse à scandales que dans celle consacrée au septième art. J’ai vaguement entendu parler d’affaires d’antisémitisme, d’ivrogneries diverses et de violence conjugale. De
    quoi blacklister le Mel pour tout ce qui est carnet mondain hollywoodien en somme. D’où mon étonnement de le voir à l’affiche d’un film. Ne niant pas un instant que Mel Gibson puisse n’être dans
    la vie qu’un sombre connard, pour moi il est et reste surtout un putain d’acteur, un gars qui m’aura marqué durablement pour tout un tas de raisons, dont les deux principales se nomment
    <strong>Martin Riggs</strong> et <em><a href="http://www.moleskine-et-moi.com/article-5659790.html">Apocalypto</a></em>. Alors au-delà des scandales people qu’il suscite, le Mel Gibson acteur et
    réalisateur m’a toujours intéressé, et continue d’exercer sur moi une certaine curiosité, si ce n’est de l’attirance. Le film sortait le lendemain. Fallait bien que je vois ça…</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/299_complexe_castor_meredith_walter.jpg" alt="299 complexe castor meredith walter" title=
    "Par l'intermédiaire du Castor, Walter va se rapprocher de Meredith" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="399" height="600"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Alors <em>Le Complexe du Castor</em> met en scène <strong>Walter Black</strong>. Walter a, a priori, tout pour être heureux.
    Il est marié à <strong>Meredith</strong> (Jodie Foster), père de deux garçons, l’aîné <strong>Porter</strong> (<strong>Anton Yelchin</strong>) et le petit <strong>Henry</strong> (<strong>Riley
    Thomas Stewart</strong>), il dirige une marque de jouets qu’il a héritée de son père. Pourtant Walter est sujet à la dépression. Une dépression si forte qu’il se détache de tout et de tous,
    irrémédiablement. Au point qu’après des années d’efforts et pour le bien de tous, Meredith décide de se séparer de son époux. Touchant le fond, Walter veut en finir. Mais le hasard le fait tomber
    un soir sur une marionnette de castor, qui va changer son existence. Walter va s’accrocher avec l’énergie du désespoir à cette marionnette, qui va lui permettre d’exprimer tout ce qu’il n’ose pas
    dire, et de devenir une autre personne&nbsp;: positif, volontaire, entreprenant, drôle, charmeur, bref&nbsp;: sûr de lui. Mais ce n’est plus Walter qui est aux commandes, c’est le
    <strong>Castor</strong>. Walter ne parle plus, c’est le Castor qui s’exprime par sa bouche. Faisant passer cela pour une thérapie de la dernière chance que lui a prescrite son psychiatre qu’il ne
    voit plus depuis belle lurette, Walter va développer une toute nouvelle personnalité à travers sa marionnette, au point de ne plus pouvoir s’en passer un seul instant…</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/299_complexe_castor_carte.jpg" alt="299 complexe castor carte" title=
    "Le Castor distribue à tout le monde sa petite fiche de présentation..." class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="530" height="250"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Étrange film que ce <em>Complexe du Castor</em>… Difficile à cerner surtout. Parce qu’on a là plusieurs angles d’attaque,
    plusieurs traitements possibles de l’histoire (humoristique, dramatique, moraliste, mélo) qui sont tous empruntés à un moment ou un autre sans forcément exclure les autres. Évidemment la
    situation d’un Mel Gibson qui parle avec une marionnette au bout du bras prête à rire et Jodie Foster ne se prive pas d’en profiter un peu dans son film, tout comme elle parvient à donner dans le
    drame dès lors qu’elle aborde la relation conflictuelle père-fils de Walter et Porter. Parfois c’est too much (l’interview télévisée par exemple), parfois on est à la limite du mélo, mais sans
    jamais vraiment s’y lâcher complètement. À l’arrivée, je classerais tout de même ce film en comédie dramatique (ok, c’est un terme fourre-tout c’est pas faux non plus), mais ce flou artistique
    qui l’entoure n’a pas été pour me déplaire. Si je ne cautionne pas forcément tout dans le film, j’ai tout particulièrement été intéressé et touché par la relation, ou plutôt la non-relation
    devrais-je dire, entre Walter et son fils aîné. Il y a de belles idées&nbsp;: la liste des ressemblances que l’adolescent cherche à effacer est une jolie trouvaille, le trou dans le mur idem. De
    manière plus générale, si j’ai trouvé l’ensemble des comédiens plutôt bons et inspirés dans leurs rôles, c’est certainement Mel Gibson et Anton Yelchin justement qui s’en sortent le mieux.
    L’écriture des personnages n’y étant évidemment pas pour rien, Walter et Porter sont les deux piliers de cette histoire, qui a mes yeux se résume surtout et avant tout à cela&nbsp;: la relation
    père-fils.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/299_complexe_castor_henry_walter.jpg" alt="299 complexe castor henry walter" title=
    "Le jeune Henry est le premier à adopter le Castor" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000000; margin: 0px auto;" width="600" height="398"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Sans vouloir trop en dévoiler sur l’intrigue, je dirais juste que la fin ne donne pas dans la facilité, le scénario garde une
    certaine logique qui peut paraître dérangeante dans les faits, mais tout à fait défendable du point de vue de la cohérence globale de l’histoire. On oublie la happy-end mais on ne plonge pas non
    plus dans le pessimisme à tout crin, et je trouve ça plutôt bien vu finalement.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/299_complexe_castor_porter.jpg" alt="299 complexe castor porter" title=
    "Porter a ses propres complexes, et veut par dessus tout ne pas ressembler à son père" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="399" height="600"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pour en revenir brièvement à ce que je disais en introduction, je n’ai aucune idée de la manière dont <em>Le Complexe du
    Castor</em> a été accueilli, ni par le public ni par les professionnels. Je me demande bien si le film réhabilitera (ou pas) Mel Gibson aux yeux du tout Hollywood, mais en tout cas il confirme
    pour moi que l’interprète de <strong>Mad Max</strong> en a encore sous la semelle, et qu’il n’est pas si mort qu’on voudrait bien le faire croire. En tout cas j’ai aimé le voir dans ce rôle,
    là-dessus aucun doute.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/299_complexe_castor_aff.jpg" alt="299 complexe castor aff" title="L'affiche du film, intriguante..." class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="800">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 12 Jul 2011 11:36:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7d55ace00f7b4cd23d325adad9b2a239</guid>
                <category>Pop Culture : Movie Maniac</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-299-le-complexe-du-castor-79216470-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[296. La Proie]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-296-la-proie-77448607.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Film d’action. Course poursuite. Chasse à l’homme. Tueur en série. Survie en prison. Thriller.<br></span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Autant de mots et de concepts qui d’habitude s’accordent avec les bons gros blockbusters américains, les films à grand spectacle
    hollywoodiens.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Eh bien une fois n’étant pas coutume, vous retrouverez tout ça dans un film français. Avec des acteurs français. Qui se passe
    en France. Et devinez-quoi&nbsp;? ça fonctionne du feu de dieu. Ça s’appelle <em>La Proie</em>, c’est mis en scène par <strong>Éric Valette</strong>, et c’est carrément réussi.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/296_la_proie_adrien_saut.jpg" alt="296 la proie adrien saut" title=
    "Course, sauts, bastons : cascades en tous genres made in Dupontel" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="399"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">En prison pour un braquage de quelques millions d’euros, <strong>Franck Adrien</strong> (<strong>Albert Dupontel</strong>)
    purge sa peine tranquillement. Il n’en a plus pour très longtemps, à peine quelques mois à tenir. Pas évident du reste, parce que le pactole est caché là, dehors, à l’attendre bien sagement, et
    ça il n’est pas le seul à le savoir. Certains de ses codétenus sont au parfum, et aimeraient bien faire cracher le morceau à Franck&nbsp;: l’emplacement de sa planque reste encore un secret bien
    gardé. D’ailleurs Franck n’en a parlé à personne, pas même à <strong>Anna</strong> (<strong>Caterina Murino</strong>) sa femme dont les visites sont les seuls moments de bien-être dans
    l’existence confinée du taulard. Pour survivre en prison, Franck a adopté un profil bas, se mêlant de ses affaires, limitant les contacts. Jusqu’à ce qu’on lui colle un compagnon de cellule
    hors-norme&nbsp;: <strong>Jean-Louis Maurel</strong> (<strong>Stéphane Debac</strong>), un jeune homme fragile et apeuré, inculpé à tort pour pédophilie. C’est le point de départ d’une sombre
    machination qui va entraîner Franck dans une folle course pour sa survie et celle de sa famille. Le dos au mur, Franck va devoir s’évader de prison pour retrouver sa fille alors qu’il est
    lui-même devenu l’ennemi public numéro un aux yeux du pays tout entier. Accusé à tort de toute une série de crimes, Franck va devoir échapper à la traque des forces de police menée par la très
    volontaire et très décidée <strong>Claire Linné</strong> (<strong>Alice Taglioni</strong>) pour essayer de retrouver les siens et s’innocenter de tous les crimes qu’on lui reproche.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/296_la_proie_adrien_linne.jpg" alt="296 la proie adrien linne" title="Franck devient vite le fugitif le plus recherché du pays."
    class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="399"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Albert Dupontel trouve dans ce film un rôle taillé à sa mesure. Plus connu pour ses rôles comiques et burlesques
    (<em>Bernie</em>, <em><a href="http://www.moleskine-et-moi.com/article-2274938.html">Enfermés Dehors</a></em>, <em>Le Vilain</em>, etc...), il a pourtant déjà à son actif de beaux rôles à teneur
    plus dramatique (<em>La Maladie de Sachs</em>, <em>L’Ennemi Intime</em>, l’énormissime <em>Deux Jours à Tuer</em> entre autres) mais très peu de rôles finalement dans de «&nbsp;vrais&nbsp;» films
    d’action (<em>Le Convoyeur</em> ou encore <em>Chrysalis</em> mais dans une moindre mesure). Dans le film de Éric Valette il porte sur ses épaules 1h45 d’action quasi non-stop, où l’on ne s’ennuie
    pas une minute. Il y a du suspense (malgré quelques gros trucs qu’on voit venir de loin), il y a du rythme, et le tout est traité avec empathie. On est avec Franck, dans la peau du personnage,
    dans ce qu’il peut ressentir face au piège qui se referme sur lui impitoyablement.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/296_la_proie_adrien_prison.jpg" alt="296 la proie adrien prison" title="De la survie en prison quand on garde un lourd secret..."
    class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="399"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mais les autres comédiens ne sont pas en reste&nbsp;: Alice Taglioni est bluffante dans un rôle plutôt physique et athlétique
    là où on s’attendrait à la voir en jolie blonde un peu fragile. Stéphane Debac est exceptionnel de justesse, ce type se fond dans son personnage tout entier, ça en ferait presque froid dans le
    dos&nbsp;! On croise également un <strong>Sergi Lopez</strong> très convaincant ou encore un <strong>Zinedine Soualem</strong> un tantinet caricatural mais bien carré dans son rôle. Et puis bon,
    Caterina Murino enchante de sa beauté la pellicule tout au long du métrage, dans un rôle secondaire mais au combien important. Cela dit, en ce qui la concerne je suis conscient de ne pas être le
    type le plus objectif du monde&nbsp;: c’est simple, même dans ce truc tout raté qu’est la récente série <em>XIII</em>, j’ai aimé la voir...</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/296_la_proie_adrien_anna.jpg" alt="296 la proie adrien anna" title="Anna en visite en prison : le rayon de soleil de Franck" class=
    "CtreTexte" style="border: 0px solid #000000; margin: 0px NaNpx;" width="600" height="399"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et puis comme Dupontel n’est pas <strong>Tom Cruise</strong> et que c’est un grand enfant un peu casse-cou qui aime n’en
    faire qu’à sa tête, il a pu se la jouer <strong>Bébel</strong> sur le tournage, et ainsi se permettre d’effectuer lui-même toutes les cascades qu’a nécessité son rôle. Et il y en a quelques unes
    pas piquées des hannetons. Entre le toit des trains, les sauts dans le vide du second étage ou encore la baston sauvage en prison, Dupontel a eu tout loisir de mettre à profit sa formation de
    gymnaste (et il a de beaux restes le saligaud).</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/296_la_proie_carrega.jpg" alt="296 la proie carrega" title="Carrega, l'ancien flic est très tenace..." class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="399"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pour résumer tout le bien que je pense de La Proie je ferais donc une petite checklist&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    acteurs convaincants et convaincus
  </p>
  <p style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    scénario bien ficelé et sans temps mort
  </p>
  <p style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    action menée tambour battant
  </p>
  <p style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    mise en scène à la fois réaliste et efficace
  </p>
  <p>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/296_la_proie_maurel.jpg" alt="296 la proie maurel" title="Maurel : coupable ou victime ?" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="399">
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bref, tout y est pour faire de ce film de genre une vraie réussite, dans un secteur du cinéma français (le film d’action) qui
    n’en connaît pas tant que ça.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Merci Éric Valette, merci Albert Dupontel.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Good job.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/296_la_proie_aff.jpg" alt="296 la proie aff" title="L'affiche du film" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="800">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 22 Jun 2011 09:17:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">527df911015d1230e3b0fed1bf7e3501</guid>
                <category>Pop Culture : Movie Maniac</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-296-la-proie-77448607-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[294. Sucker Punch]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-294-sucker-punch-72776670.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Voilà un film qui avait tout pour m’intéresser et me plaire. D’abord c’est le nouveau film de <strong>Zach Snyder</strong>,
    le réalisateur qui m’avait beaucoup plu avec son premier film <em>L’Armée des Morts</em>, complètement halluciné avec <a href=
    "http://www.moleskine-et-moi.com/article-6193357.html"><em>300</em></a> et agréablement rassuré sur l’adaptation casse-gueule de <em>Watchmen</em> (bien que j’en suis conscient, ces trois films
    comptent également des hordes de détracteurs aussi virulents que moi j’ai été conquis). Ensuite <em>Sucker Punch</em> a été clairement annoncé et revendiqué comme un film de geek pour les geeks
    et complètement assumé en tant que tel. Autrement dit, c’est comme si Snyder promettait&nbsp;ouvertement : «&nbsp;vous avez aimé mes précédents films&nbsp;? alors vous adorerez celui-ci&nbsp;».
    Ouais, ou pas.<br>
    <br>
    Avant d’aller plus loin, je vais tenter de résumer ce qui se passe dans <em>Sucker Punch</em>… Accrochez vous, je ne garantis pas la limpidité du résultat, l’exercice s’avère
    périlleux.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Tout commence avec une jeune fille, <strong>Baby Doll</strong> (<strong>Emily Browning</strong>), que son beau-père conduit
    dans un hôpital psychiatrique comme on se débarrasse d’un colis encombrant. Sur place il s’arrange avec l’infirmier en chef (un véreux de la pire espèce) pour que Baby Doll reçoive un traitement
    tout particulier&nbsp;: dans quatre jours, lors du passage du «&nbsp;<strong>High Roller</strong>&nbsp;» (<strong>Jon Hamm</strong>) (le supposément méchant médecin qui fait office de
    croque-mitaine comme dans une histoire pour enfants) elle sera purement et simplement lobotomisée. Dans cet asile, le docteur <strong>Gorsky</strong> (<strong>Carla Gugino</strong>) fait suivre à
    ses patientes des thérapies à base de musique et au cours desquelles elle les pousse sur une scène de théâtre à entrer dans des jeux de rôles au sein de mondes imaginaires qu’elles se créent.
    Baby Doll, pour rendre son sort plus acceptable, imagine qu’elle est enfermée non pas dans un asile mais dans une institution de la belle époque, mi-bordel mi-cabaret façon Moulin Rouge.
    L’établissement est tenu d’une main de fer par le directeur <strong>Blue Jones</strong> (l’infirmier joué par <strong>Oscar Isaac</strong>), et le docteur Gorsky y est la coach qui aide les
    filles à préparer leurs numéros de danse qu’elles présentent aux clients. Baby Doll devient rapidement la star tant elle est douée pour la danse. En effet quand elle danse, elle hypnotise
    l’assistance (au sens littéral) et entre elle-même dans un état second qui la fait glisser dans un niveau supplémentaire de rêve éveillé, dans lequel elle accède à des univers imaginaires
    foisonnants de décors de toutes sortes et de dangers plus grands les uns que les autres. Des mondes dans lesquels elle est une héroïne invincible, maniant armes et arts martiaux comme personne.
    Entraînant avec elle quatre autres pensionnaires devenues ses amies, <strong>Rocket</strong> (<strong>Jena Malone</strong>), <strong>Blondie</strong> (<strong>Vanessa Hudgens</strong>),
    <strong>Amber</strong> (<strong>Jamie Chung</strong>) et <strong>Sweat Pea</strong> (<strong>Abbie Cornish</strong>), les filles vont naviguer de mondes en mondes pour remplir les missions que
    leur confie un étrange sage / mentor (<strong>Scott Glenn</strong>). Chacune de ces missions est une quête d’un des quatre objets qui une fois réunis leur permettra d’atteindre leur but
    ultime&nbsp;: parvenir à s’échapper de leur prison dorée…</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/294_sucker_punch_babydoll01.jpg" alt="294 sucker punch babydoll01" title="Baby Doll au-dessus d'un nid de coucou" class=
    " CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="400"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/294_sucker_punch_babydoll02.jpg" alt=
    "294 sucker punch babydoll02" title="Baby Doll dans les coulisses du cabaret" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="399"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/294_sucker_punch_babydoll03.jpg" alt="294 sucker punch babydoll03" title="Baby Doll version Kill Bill" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="400"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Voilà, j’avais prévenu, c’est pas évident à résumer de façon claire et concise. J’essaie en encore plus court tiens&nbsp;:
    une jeune fille est internée dans un asile. Elle modifie sa perception de la réalité et s’imagine dans un cabaret où l’on donne des revues de danse. Quand elle danse elle glisse encore dans une
    autre réalité imaginaire qui la voit vivre toutes sortes d’aventures rocambolesques. L’objectif de chacune de ces aventures fabuleuses étant de réunir les objets nécessaires à leur évasion du
    cabaret / asile où la jeune fille et ses amies sont enfermées.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/294_sucker_punch_filles2.jpg" alt="294 sucker punch filles2" title="Non, ceci n'est pas une image du Showgirl de Verhoeven" class=
    " CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="400"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mouais, je ne sais pas si c’est plus clair, là. Je vais essayer encore plus court&nbsp;: une jeune fille complètement barrée
    s’imagine dans des aventures toutes plus incroyables les unes que les autres au terme desquelles elle pourra s’échapper de la réalité cauchemardesque qu’est sa vie.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Allez encore un essai&nbsp;: c’est un film où des nanas sexy mais un peu voilées de la toiture se coltinent avec toutes
    sortes de méchants pas beaux pour arriver à gagner leur liberté.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/294_sucker_punch_filles1.jpg" alt="294 sucker punch filles1" title=
    "Du cuir, des jupettes, des bas-résille et des poilus : les tranchées version Snyder." class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="399"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bon, dernière tentative&nbsp;: Zach Snyder se fait plaisir en mettant en scène des bombasses en tenues sexy qui se foutent
    sur la gueule avec toutes sortes de monstres.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Voilà, là je le tiens mon résumé, c’est ça en fait&nbsp;!!</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/294_sucker_punch_filles3.jpg" alt="294 sucker punch filles3" title="Kaméhaméha ?" class="CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000000; margin: 0px NaNpx;" width="600" height="280"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Parce que j’ai repensé au film. J’ai cherché sur internet où j’ai trouvé des tas d’analyses qui vont du «&nbsp;c’est nul j’ai
    rien compris&nbsp;» à des rapports détaillés de chaque plan et qui concluent en criant au génie incompris de l’auteur tant le film serait gorgé de références insoupçonnés et de sens cachés (si ça
    en intéresse certains, voici l<a href="http://lestoilesheroiques.blogspot.com/2011/03/sucker-punch-fin-sucker-punch-reve.html">’adresse d’un site</a> où chaque scène est décortiquée et qui
    propose une lecture du film fort intéressante bien qu’un peu alambiquée à mon goût personnel…). Et en fait rien de tout cela ne m’a vraiment convaincu. Que Zach Snyder ait voulu un film plus
    compliqué qu’il n’y paraît à sa vision première cela ne fait pas l’ombre d’un doute pour moi. Qu’il ait réussi à s’exprimer clairement c’est déjà une autre paire de manches. Si vraiment le
    réalisateur a voulu faire de son film un petit bijou d’orfèvrerie dans le domaine de la complexité, il lui a manqué un certain talent de vulgarisateur et de conteur pour que le spectateur lambda
    (autrement dit moi, qui n’ai pas suivi d’études en troisième cycle de psychologie) ne se sente pas perdu dès que le film bascule dans l’environnement cabaresque (et je ne parle même pas de la
    suite). Chose qu’avait particulièrement bien réussi à faire <strong>Christopher Nolan</strong> avec ses différents niveaux de conscience dans l’excellent <a href=
    "http://www.moleskine-et-moi.com/article-262-inception-55280092.html"><em>Inception</em></a>.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/294_sucker_punch_glenn.jpg" alt="294 sucker punch glenn" title=
    "Tiens, prends ce cure-dent, t'en auras besoin pour le reste du film" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="251"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Car à la complexité des non-dits, métaphores et symboles qui sont sensés émailler <em>Sucker Punch</em>, Snyder ajoute une
    difficulté supplémentaire en se tirant tout seul une balle dans le pied déjà lui-même bien comprimé par la basket de l’incompréhension (si vous avez compris ce que j’ai voulu dire dans cette
    phrase vous avez vos chances avec le film). Paradoxalement c’est le concept même du film qui joue contre lui, contre l’aspect complexe et cérébral qu’on veut lui accoler. Le concept (en tout cas,
    c’est comme ça qu’on nous l’a vendu) c’est celui d’un film de geek pour les geeks comme je le disais en préambule. Autrement dit un film où on va faire la part belle à l’action spectaculaire et
    aux références à la pop culture. Cahier des charges parfaitement rempli du reste, chaque mission des filles se déroulant dans des mondes multi-référencés.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/294_sucker_punch_dragon.jpg" alt="294 sucker punch dragon" title="Attention, ce film contient des dragons méchants" class=
    " CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="310"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">On a pêle-mêle dans ce film&nbsp;: des samouraïs géants, un moine shaolin qui parle par énigmes, un dragon cracheur de feu
    qui combat un bombardier B-25 dans les airs, une armée d’orques en furie, des zombies allemands dans des tranchées de la première guerre mondiale, des mechas japonais géants, des robots high-tech
    de combat, une bombe nucléaire dans un train à grande vitesse en suspension, des combats au sabre, des mitraillettes lourdes, des zeppelins qui prennent feu au-dessus d’un Paris Steampunk, une
    prison de femmes qui n’accueille que des bombes, des guerrières en petites jupettes d’écolières avec des gros flingues, … j’en passe et j’en oublie à coup sûr. Bref, on a dans ce film à peu près
    tout ce qui plait à un geek, piochant allègrement dans la Science-Fiction, le Fantastique, l’Heroic-Fantasy, le film de guerre, les jeux vidéo (avec cette impression de passer au niveau supérieur
    d’un jeu de plateaux pour chaque nouvelle mission des filles), les animes japonais, le tout arrosé d’une bonne dose de fantasmes masculins et de jolies filles ultra-sexy.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/294_sucker_punch_nazizombi.jpg" alt="294 sucker punch nazizombi" title=
    "Attention, ce film contient des zombis allemands de la Grande Guerre" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="352"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ce bain foisonnant d’action débridée et de décors sans limite de lieu ni de temps donne au film un côté certes très
    impressionnant et jouissif mais aussi un aspect très premier degré qui ne sied pas aux ambitions intellectualisantes qu’on veut bien prêter au film. Ça fait gros film de bourrin, super bien foutu
    et carrément décoiffant, mais film de bourrin quand même.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et l’argument qui veut que les clés du film se trouvent également en partie cachées tout du long des titres choisis pour la
    bande son (on y croise entre autre <strong>Eurythmics</strong>, les <strong>Pixies</strong>, <strong>Björk</strong>, <strong>The Smiths</strong>, …) est certes intéressant lui aussi, mais pas
    forcément plus probant et convaincant que le reste des indices semés ça et là dans le film.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/294_sucker_punch_orque.jpg" alt="294 sucker punch orque" title="Attention ce film contient des orques belliqueux" class=
    " CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="330"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Autre aspect un peu décevant du film, c’est sa relative timidité, voire sa sagesse dans tous les domaines qui auraient pu
    faire du film une vraie œuvre dirty et vraiment décomplexée. Pas de sang, pas de sexe (les filles sont toujours sexy certes, mais toujours de façon, comment dire, très propre, très contenue,
    paradoxalement&nbsp;: de façon très sage&nbsp;!) et pas d’injures pour plaire aux sacro-saintes instances de la censure américaine. Le film doit pouvoir être vu par les jeunes spectateurs et ça
    se sent un peu trop, le contexte aurait tellement prêté à un peu plus se lâcher de ce point de vue là que c’en est dommage.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Cela dit, Snyder promet une version uncut pour la sortie dvd, avec pas loin de 20 minutes de scènes coupées (dont paraît-il
    une de sexe entre Emily Browning et le sous-exploité Jon Hamm, et qui serait certainement intéressante à voir) qui devraient mettre du piment au film selon ses propres dires… wait &amp;
    see.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/294_sucker_punch_high_roller.jpg" alt="294 sucker punch high roller" title=
    "Le High Roller, personnage sous-exploité et c'est dommage" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="575"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pour sa première réelle œuvre de créateur&nbsp; (ses autres films étaient tous des adaptations d’œuvres existantes), Zach
    Snyder aura certainement voulu trop en faire. Cumuler son savoir faire et son envie de toucher à tout. Remarquez, c’est bien d’avoir de l’ambition. C’est bien aussi de connaître ses
    limites.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Car si <em>Sucker Punch</em> pêche, c’est très clairement d’un manque d’écriture. Pour ce qui est du visuel et de la mise en
    scène, Snyder a ses fans comme ses détracteurs acharnés (moi je suis plutôt réceptif à son style même s’il en fait un chouïa trop par moment), mais on ne peut pas lui ôter qu’il a un style bien
    reconnaissable et pour le moins efficace quand il s’agit de créer des images icôniques et spectaculaires. On peut le détester pour son usage parfois abusif du ralenti par exemple, mais on ne peut
    pas lui nier un véritable sens de l’image qui marque. À mon sens, Snyder est très certainement ce qui est sorti de plus intéressant de l’école des réalisateurs issus des clips et des codes à la
    MTV et consorts.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Snyder débute en tant que scénariste, <em>Sucker
    Punch</em> en est le témoin malheureux. Les plus médisants iront certainement même jusqu’à dire que le bonhomme n’est tout simplement pas fait pour l’exercice de l’écriture. Moi ce que j’en dis,
    c’est que c’est lui qui va diriger la prochaine adaptation de <strong>Superman</strong> au cinéma, pour laquelle il sera canalisé à la production et au scénario par les frères Nolan. Et un type
    qui a sa pâte visuelle avec des raconteurs d’histoires de la trempe</span> des Nolan, ça augure du bon…<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/294_sucker_punch_aff.jpg" alt="294 sucker punch aff" title="L'affiche du film, à l'esthétique léchée" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="800"></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 29 Apr 2011 08:39:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5594dc06222561801ef709cc4b5379d0</guid>
                <category>Pop Culture : Movie Maniac</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-294-sucker-punch-72776670-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[293. The Invention of Lying]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-293-the-invention-of-lying-71531056.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il y a des petits films qui passent relativement inaperçus, et qu’on chope comme ça presque au hasard en regardant le
    programme télé du soir. Et parfois on tombe sur une petite perle, totalement inattendue. <em>The Invention of Lying</em>, de <strong>Ricky Gervais</strong> est de ceux là.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je ne connais quasiment pas Ricky Gervais, je savais juste qu’il est à l’origine de la série britannique <em>The Office</em> (qui a vu
    une version américaine désopilante avec <strong>Steve Carell</strong> à sa tête, et même une éphémère –et néanmoins très bonne- version française avec <strong>François Berléand</strong> dans le
    rôle principal), et puis tout dernièrement qu’il avait créé la polémique en tant qu’animateur-présentateur de la cérémonie des <em>Golden Globes</em>. À cette occasion il a réussi à se faire
    détester par un maximum de monde (je parle des vedettes du cinéma) en un minimum de temps, en lâchant vannes sur vannes (des trucs très drôles mais pas toujours très classes) sur les people du
    tout Hollywood.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">C’est donc en quasi néophyte que j’abordais l’œuvre de l’énergumène en question.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/293_invention_of_lying_mark_greg.jpg" alt="293 invention of lying mark greg" title=
    "Mark sait faire fructifier son tout nouveau don pour le mensonge..." class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000000; margin: 0px auto;" id="" name="" width="600" height="400"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dans <em>The Invention of Lying</em> on suit l’existence d’un type plus qu’ordinaire, <strong>Mark Bellison</strong> (Ricky
    Gervais). Bien que contemporain, le monde dans lequel il vit a ceci de particulier que le mensonge et l’hypocrisie n’y existent tout bonnement pas. Chacun dit toujours la vérité et ce qu’il pense
    sincèrement. Mark n’a pas le physique d’un playboy, un peu grassouillet, pas très beau, il sait qu’il n’a que peu de chance de plaire à la belle <strong>Anna McDoogles</strong> (<strong>Jennifer
    Garner</strong>) dont il est pourtant raide dingue. D’ailleurs cette dernière ne cesse de le lui répéter&nbsp;: il n’est physiquement pas à la hauteur de ses attentes légitimes, contrairement à
    son rival professionnel <strong>Brad Kessler</strong> (<strong>Rob Lowe</strong>). Amoureux éconduit, sa situation va encore dégénérer lorsqu’il se fait renvoyer de son boulot de scénariste pour
    une société de production de films. Empêtré dans ses soucis financiers, personnels et sentimentaux, une alchimie extraordinaire va s’opérer dans le cerveau de Mark qui va alors avoir une idée
    aussi saugrenue qu’inédite pour s’en sortir&nbsp;: il va mentir&nbsp;! Devenu le seul être au monde capable de mentir, il va faire tourner la roue du sort en sa faveur, son entourage étant
    psychologiquement incapable ne serait-ce que de conceptualiser la notion de mensonge. Cependant Mark n’est pas un mauvais garçon, s’il ment et qu’il en tire de petits bénéfices, il va surtout
    user de ce tout nouveau stratagème pour essayer de faire du bien autour de lui et rendre les gens heureux. Mais c’est bien connu, l’Enfer lui-même est pavé des meilleures intentions…</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bon, j’en dis un peu plus qu’un simple résumé sur ce film, mais c’est parce que le thème est propice à pas mal de réflexions
    que j’ai trouvées intéressantes, et auxquelles je ne m’attendais pas du tout dans une petite comédie sans prétention de ce genre. Aussi je risque de spoiler un peu le déroulement du film (sans
    non plus tout dévoiler), à vous de voir donc si vous voulez lire ce qui suit…</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/293_invention_of_lying_brad.jpg" alt="293 invention of lying brad" title=
    "Brad écoute avec effarement les révélations divines de Mark" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000000; margin: 0px auto;" id="" name="" width="600" height="400"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dit comme ça, un «&nbsp;monde sans mensonge&nbsp;» ça n’est pas folichon. Mais mis en images par Ricky Gervais, l’idée prend
    tout son sel&nbsp;et cela devient vite savoureux ! Tout du long du film, Gervais met malicieusement dans la bouche de ses personnages ce que dans la «&nbsp;vraie vie&nbsp;» (la nôtre en somme) on
    penserait tout bas. Et cela donne des choses percutantes, drôles, inattendues au premier abord mais parfaitement à leur place dans ce contexte du «&nbsp;toute la vérité rien que la vérité&nbsp;».
    Car il n’y a pas que le mensonge qui soit banni de ce monde, l’omission l’est tout autant&nbsp;! Bref, chacun dit aux autres ce qu’il pense d’eux, même si on ne demande rien&nbsp;! Ainsi quand
    Mark invite Anna au restaurant, le serveur se présente en précisant d’emblée qu’il est mort de honte de travailler dans un restaurant aussi mauvais, et après s’être enquis des liens de parenté de
    Mark et Anna («&nbsp;<em>vous êtes son père&nbsp;? son frère&nbsp;? son cousin&nbsp;?</em>&nbsp;») lui assène juste avant de prendre leur commande un «&nbsp;<em>laissez tomber vous n’êtes pas à
    la hauteur</em>&nbsp;» tout ce qu’il y a de plus sincère. Dans le même genre, la pub à la télévision pour une marque de soda bien connue vaut son pesant de cacahouètes…</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/293_invention_of_lying_anna_mark.jpg" alt="293 invention of lying anna mark" title=
    "Dans un monde sans mensonge, la drague au resto c'est casse-gueule " class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000000; margin: 0px auto;" id="" name="" width="600" height="400"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">D’ailleurs, on peut également s’étonner en premier lieu du métier de Mark. Comment être scénariste pour le cinéma dans un
    monde où le mensonge n’existe pas&nbsp;? C’est très simple en fait. Les seuls films produits sont à caractère historique. Et les acteurs sont en fait des conteurs qui lisent des scénarios tout
    droits sortis des livres d’Histoire, assis dans un fauteuil face caméra (captivant n’est-ce-pas&nbsp;?).</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mais Ricky Gervais ne se contente pas de son contexte original pour jouer uniquement sur l’humour, il va plus loin, il ose
    s’aventurer dans d’autres domaines que la comédie pure. C’est tout naturellement qu’il en arrive à la question de la religion… Car dans son récit, puisque le mensonge n’existe pas… la religion
    n’existe pas non plus&nbsp;! Bref s’il ne le dit pas expressément il nous laisse clairement imaginer ce qu’il pense de la religion. Et Mark, avec son don du mensonge (et pour élargir un peu, sa
    capacité à inventer des choses qui n’existent que dans son esprit) va donc tout simplement créer de toute pièce une religion&nbsp;! Incroyable que ce soit dans une petite œuvre de comédie que je
    retrouve ma propre conception de la religion&nbsp;: des croyances exploitées et couplées à des règles dictées par des hommes à d’autres hommes, créant entre eux un rapport de pouvoir. Bon, fin de
    la petite digression sous forme de réflexion personnelle, j’en reviens plus directement au film.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/293_invention_of_lying_limousine.jpg" alt="293 invention of lying limousine" title=
    "Depuis ses révélations incroyables Mark est devenu une star mondiale" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000000; margin: 0px auto;" id="" name="" width="600" height="400"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ce qui est amusant, c’est de voir comment il va en arriver là, par quel cheminement de pensée les choses vont s’enchaîner,
    avant de complètement lui échapper. Car encore une fois, tout part d’un bon sentiment&nbsp;: Mark est appelé au chevet de sa mère mourante, et devant la vieille femme apeurée par la mort
    imminente et l’inconnu du néant, il lui raconte pour la rassurer qu’il y a une vie après la mort, pleine de joie et de bien-être (le paradis chrétien revu et corrigé sauce Gervais). Et la vieille
    femme, incapable d’imaginer que Mark invente tout cela, le croit bien évidemment, et meurt rassurée, presque heureuse grâce à lui. Tout cela en serait resté là si le personnel de l’hôpital
    n’avait pas entendu Mark raconter son conte de fée à sa mère mourante. Car eux aussi sont incapables de penser qu’il puisse mentir (le mensonge n’existe tellement pas, que le mot même et sa
    définition n’existent pas), et bien vite la nouvelle qu’il y a une vie après la mort va se propager et faire les grands titres des journaux du monde entier&nbsp;!</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/293_invention_of_lying_hopital.jpg" alt="293 invention of lying hopital" title=
    "Toujours, toujours faire gaffe à ce qu'on raconte..." class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000000; margin: 0px auto;" id="" name="" width="600" height="400"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Alors attention, tout intéressant qu’il est, <em>The Invention of Lying</em> n’est pas dénué de défauts pour autant. En
    premier lieu, il est beaucoup plus drôle au début que dans sa seconde partie. Il est également assez prévisible en ce qui concerne sa conclusion. Et puis par moment il y a des passages mielleux,
    limite gnians-gnians qui ne sont pas sans rappeler les comédies sentimentales à l’eau de rose. Sans parler des rapprochements inévitables avec la religion judéo-chrétienne et sa morale
    bien-pensante du fait de ressemblances parfois un peu trop appuyées, qui auraient pu être évitées.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mais de manière générale j’ai trouvé ce film enthousiasmant, surtout devant la somme de réflexions qu’il traîne et entraîne
    dans son sillage. En particulier, l’idée que la vérité, l’honnêteté, la sincérité, qui sont des qualités pourtant unanimement plébiscitées, puissent être aussi le décor d’un véritable enfer sur
    terre. Gervais s’amuse à le démontrer tout au long du film, quand il fait dire à ses personnages les pires horreurs sous couvert de dire la vérité. Et a contrario, il parvient à démontrer les
    qualités cachées et insoupçonnées de défauts pourtant caractérisés tels que le mensonge et l’hypocrisie. Vivre en ne disant que la vérité, et surtout en ne cachant rien de ce qu’on pense, dans un
    monde où tout le monde se comporterait ainsi, le voilà le véritable Enfer… l’auteur aura au moins réussi à démontrer que pour être vivable, la vie doit comporter son lot de mensonges et de
    non-dits. Bref, il bat en brèche le tout-blanc / tout-noir qu’on a l’habitude de nous servir dès lors qu’on parle de bien, de mal, de morale ou de religion…</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">À voir.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/293_invention_of_lying_affiche.jpg" alt="293 invention of lying affiche" title="L'affiche française du film" class=" CtreTexte"
    style="border: 0px solid #000000; margin: 0px auto;" id="" name="" width="442" height="600">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 12 Apr 2011 07:56:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">13577378c40aa5756e0d71d56dd36354</guid>
                <category>Pop Culture : Movie Maniac</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-293-the-invention-of-lying-71531056-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[290. Jonah Hex]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-290-jonah-hex-70029327.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vous allez finir par croire que je ne regarde quasiment plus que des adaptations de BD en guise de films. Vous n’aurez pas
    tout à fait tort. D’ailleurs, dans ma filmothèque il y a une étagère uniquement consacrée à ça.<br></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Oui, je suis le
    roi du classement de dvd.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Oui, j’ai un système de classement un peu à part.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Non, je n’ai pas toujours bon goût.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ceci étant dit, j’ai pioché dans mon étagère le blu-ray (parce que oui, il faut se tenir à la pointe du progrès) de la très
    récente adaptation du comic éponyme de chez DC, <em>Jonah Hex</em> (pas sorti en salle en France, après un bide fracassant aux USA). Du personnage de papier, je n’avais jamais rien lu avant
    l’année passée quand <strong>Panini</strong>, fort à propos, a sorti des recueils consacrés au cow-boy défiguré dans sa collection <strong>DC Big Books</strong>. <strong>Jonah Hex</strong> c’est
    un dur de dur, un chasseur de primes qui se promène en tunique grise des sudistes de la guerre de sécession, une moitié de la face complètement refaite au fer rouge et avec pour meilleurs (et
    seuls) compagnons ses flingues. Jonah Hex c’est une légende de l’Ouest, le type que personne ne veut rencontrer, le beau gosse dont on voit une partie de la mâchoire à travers ce qui lui reste de
    joue, un tireur d’exception, un bagarreur qui ne craint rien ni personne, un suicidaire au cuir tanné par le soleil et dur comme la pierre. Un type à la morale fluctuante, qui n’a que deux
    objectifs dans ce qui lui tient lieu de vie&nbsp;: gagner le fric que peut lui ramener un contrat sur la tête d’un fugitif et qu’on lui fiche la paix. Inutile d’essayer de sympathiser avec lui,
    de l’attendrir ou de le séduire&nbsp;: Jonah Hex n’est ni sympathique, ni sentimental et n’en a rien à cirer du monde qui l’entoure. On peut dire sans trop risquer de se tromper, que Jonah Hex
    est juste un fou dangereux qui par chance pour la population du grand Ouest américain a décidé de se faire chasseur de primes plutôt que mercenaire.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/290_jonah_hex_couv_panini.jpg" alt="290 jonah hex couv panini" title="La couverture d'un des tomes parus chez Panini" class=
    " CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="392" height="600"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Sévèrement secoué, Jonah Hex l’est sans l’ombre d’un doute. À ce titre d’ailleurs il dénote dans le paysage habituel des
    héros de comics. Impossible de le trouver attachant, impossible de s’y identifier, question sensibilité et humanisme il ferait passer le <strong>Punisher</strong> pour une fillette pleurnicheuse.
    Il n’y a objectivement rien pour en faire un héros à proprement parler&nbsp;: ni sa gueule d’amour ni ses motivations et encore moins ses actes. Il est l’incarnation ultime de l’aspect le plus
    noir du rêve américain : «&nbsp;démerde-toi et fais pas chier ou prends ça dans ta gueule&nbsp;».</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Enfin ça c’est la version comics.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/290_jonah_hex_comic.jpg" alt="290 jonah hex comic" title="Bloody Hell..." class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="387" height="400"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Parce que forcément, pour le passer sur grand écran, le personnage a été très, très, très édulcoré. D’abord on l’excuse dès
    le départ d’avoir pêté un boulon en lui faisant subir un traumatisme originel&nbsp;: sa famille est brûlée vive par un foutu salopard pendant la guerre de sécession, et lui se retrouve
    affreusement défiguré par la même occasion (rien à voir avec ses origines dans le comic).<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/290_jonah_hex_3.jpg" alt="290 jonah hex 3" title="Jonah avant..." class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="250"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/290_jonah_hex_4.jpg" alt="290 jonah hex 4" title=
    "... Jonah après !" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="284"><br>
    Ensuite, Jonah Hex (<strong>Josh Brolin</strong>) est présenté comme un dur à cuire et un solitaire, mais pas du tout comme un fou sanguinaire. D’ailleurs il se permet même d’entretenir une
    liaison (gratos) avec <strong>Lilah</strong> (<strong>Megan Fox</strong>) une des plus belles prostituées du coin, ce qui prouve bien que tout meurtri qu’il est le garçon garde un cœur (et se
    tape une bombasse au passage malgré sa gueule en vrac, vous pouvez donc l’admirer chers spectateurs lambda mâles). Et puis comme tout ça n’est pas assez, et que le film est estampillé
    «&nbsp;adaptation de comics&nbsp;» j’imagine que les scénaristes ont dû se dire que ce serait bien de lui coller aussi un super-pouvoir. Comme ça en plus ça sera l’occasion de placer de jolis
    effets spéciaux qui en jettent dans le film, c’est toujours ça de pris pour masquer le scénar à deux balles qu’ils ont pondu à côté. Donc Jonah se retrouve affublé du pouvoir de ressusciter les
    morts quand il les touche (ce serait pas piqué de <em>Pushing Daisies</em> ça par hasard les gars&nbsp;?), le temps de leur soutirer quelques informations utiles et de les faire encore un peu
    jongler (car ils revivent l’espace d’un instant mais brûlent de l’intérieur) avant de les renvoyer en enfer définitivement (on appelle ça une double peine non&nbsp;? enfin on s’en fout ils l’ont
    bien mérité de toute façon). Bref, tout ça pour montrer un Jonah Hex mandaté par le président des États-Unis d’Amérique en personne pour retrouver et empêcher de nuire l’ignoble <strong>Quentin
    Turnbull</strong> (<strong>John Malkovich</strong>), un renégat qui ne s’est jamais remis de la défaite des états du Sud et est devenu l’ennemi public numéro un.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/290_jonah_hex_turnbull.jpg" alt="290 jonah hex turnbull" title="Quentin Turnbull, un méchant vraiment méchant..." class="CtreTexte"
    style="border: 0px solid #000000; margin: 0px NaNpx;" width="600" height="250"><br>
    Un terroriste cruel (histoire de le rendre encore plus détestable) qui a développé une nouvelle arme de destruction massive (ça vous rappelle des trucs&nbsp;? pourtant je confirme qu’on est bien
    sensé être dans un western. Si, si.). Ah et puis ça tombe bien, il se trouve que c’est lui aussi qui a massacré la famille de Jonah et défiguré le cow-boy. Sans compter qu’il a enlevé Lilah
    l’infâme salaud&nbsp;! Bref, Jonah Hex va pouvoir se lâcher, et combiner l’utile à l’agréable, puisqu’il est chargé de sauver le monde libre (comprenez les USA) tout en se vengeant d’un méchant
    qui le mérite bien.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/290_jonah_hex_turnbull2.jpg" alt="290 jonah hex turnbull2" title="... et pas beau avec ça !" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="401"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bon, mon résumé est certainement un chouïa orienté vers la critique négative, ça n’aura pas échappé à mes lecteurs qui sont
    fins psychologues. Mais si, mais si, pas de fausse modestie, vous êtes fins, géniaux et intelligents amis lecteurs. Et beaux aussi. Et incroyablement sexy. Non ceci n’est pas du racolage actif,
    juré. J’admire avec sincérité tous ceux qui me lisent encore&nbsp;!</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/290_jonah_hex_leila3.jpg" alt="290 jonah hex leila3" title="Heureusement la sexy Lilah est là..." class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="399" height="600"><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Bref, qu’est-ce que je disais… ah oui&nbsp;! vous aurez donc détecté dans mon ton un brin moqueur que je n’ai pas trouvé le
    film réalisé par <strong>Jimmy Hayward</strong> (inconnu au bataillon) très satisfaisant (vous avez vu, la langue de bois je sais faire aussi). Au point que je ne sais pas trop quoi dire d’autre
    à son sujet. De positif j’entends. Parce que je pourrais aussi préciser que dans le genre western on n’a pas grand chose à se mettre sous la dent, c’est plutôt tourné à la façon film d’action
    donc les amoureux des films de genre qui font la part belle aux garçons vachers n’y trouveront pas leur compte non plus. Je pourrais également pester sur la frilosité qui habite le film, aussi
    bien sur le plan de la violence (je m’attendais à quelque chose qui décape de la part d’un film mettant en scène Jonah Hex au lieu de quoi on est en plein pop-corn movie) que du sexe (c’est bien
    la peine de coller Megan Fox dans le rôle de la fille facile si elle reste aussi prude à l’écran), on passera évidemment sous-silence l’aspect subversif qu’aurait pu avoir le film si on avait un
    minimum respecté l’esprit du personnage.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/290_jonah_hex_leila2.jpg" alt="290 jonah hex leila2" title="... ah ben elle est là aussi !" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="246"><br>
    Ah tiens une remarque au passage, vous y croiserez dans le rôle (court) du fils de Turnbull l’acteur <strong>Jeffrey Dean Morgan</strong><strong><span style=
    "font-weight: normal;">,</span></strong> qui commence lui aussi à se faire une petite collection d’adaptation de comics à l’écran après <em>Watchmen</em> et <a href=
    "http://www.moleskine-et-moi.com/article-286-the-losers-67700864.html"><em>The Losers</em></a>. Bon allez, je vais pas être chien, histoire de dire quelque chose de positif sur le film, les
    effets spéciaux assurent, c’est très joliment fait pour peu qu’on ne soit pas allergique aux effets numériques, ça va sans dire. Oui je sais ça fait léger, mais je fais ce que je peux
    hein.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/290_jonah_hex_2.jpg" alt="290 jonah hex 2" title="Jonah Hex songe peut-être à ce qu'aurait pu être son film..." class=" CtreTexte"
    style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="428" height="600"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Non bon, en gros ils auraient mieux fait de s’abstenir plutôt que de produire un tel film. Ou au moins l’appeler autrement.
    Quitte à ne rien garder de la BD <em>Jonah Hex</em>, autant virer le nom aussi, histoire de ne pas ôter l’envie à ceux qui ne le connaissaient pas de le découvrir en comics. Non pas que je sois
    un fan inconditionnel du comic book, que je trouve pas mal (surtout pour les différents styles graphiques qu’on peut y trouver) sans plus, mais juste par souci d’honnêteté envers le matériau
    d’origine. Dommage, le potentiel était là pourtant.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/290_jonah_hex_aff.jpg" alt="290 jonah hex aff" title="L'affiche américaine du film puisqu'il n'est pas sorti en France !" class=
    " CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="400" height="600">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Mar 2011 13:48:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">233e8f313377260d1f7137f6ed328885</guid>
                <category>Pop Culture : Movie Maniac</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-290-jonah-hex-70029327-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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