<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.moleskine-et-moi.com/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[Moleskine et Moi (Pop Culture : Comics Story)]]></title>
    <link>http://www.moleskine-et-moi.com/categorie-359009.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Pop Culture : Comics Story&quot; du blog &quot;Moleskine et Moi&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/0/18/86/30/avatar-blog-1322979-tmpphpA99tTT.jpeg</url>
        <title><![CDATA[Moleskine et Moi (Pop Culture : Comics Story)]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/categorie-359009.html</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Wed, 15 Feb 2012 10:43:56 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 15 Feb 2012 10:43:56 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.moleskine-et-moi.com</copyright>            <category>Pop Culture : Comics Story</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[307. Nos Années Strange]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-307-nos-annees-strange-96042938.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Amateurs de nostalgie, bonjour. C’est ici que ça se passe, vous ne pouviez pas mieux tomber.<br>
    Comme le fait remarquer un des auteurs en début d’ouvrage, il y a deux écoles&nbsp;: ceux qui prononcent <em>Strange</em> à la française et ceux le prononcent à l’anglaise (Stren-dge) (oui je
    suis naze en phonétique) (m’en fous). Moi je ne m’étais jamais posé la question avant ce bouquin, persuadé que ma prononciation était la seule (et donc la bonne). Je suis définitivement de ceux
    qui prononcent à la française, tout simplement et très certainement parce que j’ai découvert ce titre à un âge où je n’avais encore jamais fait d’anglais à l’école. Ça donne peut-être un petit
    côté désuet au titre (et à moi) mais je ne me vois pas prononcer ça autrement.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Avec <em>Nos Années Strange</em> donc, <strong>Sébastien Carletti</strong> et <strong>Jean-Marc Lainé</strong> nous offrent
    une rétrospective de 1970 à 1996 centrée autour du célèbre magazine <em>Strange</em> mais débordant plus largement sur tout ce qui concerne la présence des Super-Héros américains dans nos vies de
    jeunes lecteurs d’alors. Le livre des deux compères ne traite donc pas uniquement du magazine <em>Strange</em>, le plus emblématique de tous, mais passe en revue l’ensemble des parutions qui lui
    ont été contemporaines et où ont été éditées les aventures des super slips made in America. C’est ainsi que les auteurs nous replongent dans un océan de magazines divers et variés, depuis les
    productions <strong>Arédit</strong> et <strong>Artima</strong> ou <strong>Sagédition</strong>, jusqu’aux dérivés de <em>Strange</em> qu’ont été <em>Titans</em>, <em>Nova</em>, <em>Spidey</em>,
    <em>Spécial Strange</em>, les <em>RCM</em> (Récits Complets Marvel), <em>Top BD</em>, <em>VI</em> (Versions Intégrales) et j’en passe parus chez <strong>Lug</strong> (l’éditeur lyonnais
    historique de <em>Strange</em>) puis chez <strong>Semic</strong> (après le rachat de Lug par le groupe suédois du même nom).</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/307_nos_annees_strange_-strange_38.jpg" alt="307 nos annees strange strange 38" title=
    "Strange 38, avec une superbe couverture de Jean Frisano, qui a oublié au passage les cornes de Daredevil !" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="417"
    height="600"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et comme les super-héros n’ont pas attendu les franchises cinéma des années 2000 pour s’extirper de leurs pages, Lainé et
    Carletti nous causent avec enthousiasme, je dirais même avec gourmandise, de tous ces autres supports qui les ont accueillis eux et leurs proches cousins qui surfent sur les mêmes thèmes. J’ai
    adoré voir cités par exemple <strong>Steve Austin</strong> (<strong>Lee Majors</strong> en homme bio-ionique et non pas <strong>Stone Cold</strong> le catcheur) ou encore&nbsp; le palmé <em>Homme
    de l’Atlantide</em> (<strong>Patrick Duffy</strong> en slip de bain quelques années avant sa période <strong>Bobby Ewing</strong>) qui ont bercé mon imaginaire de petit garçon au même titre que
    <strong>Peter Parker</strong> et <strong>Ben Grimm</strong>. Les auteurs rendent bien évidemment hommage au <em>Superman</em> de <strong>Richard Donner</strong> qui imposa en 1978 l’inconnu
    <strong>Christopher Reeve</strong> comme icône absolue des types en collants, le premier super-héros à s’imposer au cinéma. <strong>Batman</strong> avec ses différentes incarnations sur grand et
    petit écran n’est pas en reste, et c’est avec plaisir qu’on découvre ou redécouvre des films un peu plus obscurs et/ou oubliés tels que <em>Condorman</em>, le <em>Spider-Man</em> de 1977 (mais
    aussi le dessin animé beaucoup plus ancien qui passait dans <em>Croque-vacances</em> de <strong>Claude Pierrard</strong> … ah bordel comment j’adorais ça&nbsp;!), le tristement mésestimé <em>Dick
    Tracy</em> de <strong>Warren Beatty</strong>, le <em>Fantastic Four</em> de 1994 produit par le pape des zèderies <strong>Roger Corman</strong>, ou encore mon très cher <strong>Dolph
    Lundgren</strong> dans ce qui fut certainement son meilleur rôle et dont je vous rebats les oreilles ici&nbsp;: le <em>Punisher</em> de 1989. J’en passe et des meilleurs.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/307_nos_annees_strange_homme_atlantide.jpg" alt="307 nos annees strange homme atlantide" title=
    "C'est bon je peux sortir ? JR n'est pas là ? sinon il va encore se foutre de mes mains palmées..." class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="478" height=
    "500"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et puis on fait également un détour par les jeux vidéos, grâce auxquels on retrouvait nos héros tous pixellisés sur à peu
    près tous les supports qui ont existé depuis les <strong>Atari</strong> en passant par les <strong>Amstrad CPC 6128</strong> et consorts, les consoles de jeux type <strong>Super Nes</strong> de
    <strong>Nintendo</strong> ou les <strong>Mega Drive</strong> de <strong>Sega</strong> et toute l’évolution technologique qui a suivi…<br>
    D’ailleurs côté jeux, les jeux vidéos sont loin d’être les seuls mentionnés dans le bouquin, puisqu’on a un gros morceau consacré aux jouets de toutes sortes qui ont ensoleillé nos journées
    d’enfants. Ah&nbsp;! que n’ai-je passé d’heures et de jours à m’éclater en vase clos moi et mes figurines <strong>Guerres Secrètes</strong> de <strong>Mattel</strong>. Combien de fois
    <strong>Fatalis</strong> a-t-il fini vaincu par <strong>Captain America</strong> au fond de l’évier comme dans la pub à la télé&nbsp;? Combien de forteresses ai-je érigé à mes jouets favoris, à
    base de cartons, boîtes à chaussures et rouleaux de PQ&nbsp;? Bien plus encore que mes <strong>playmobils</strong>, mes robots <strong>Transformers</strong> et <strong>Goldorak</strong> ou mes
    figurines <strong>Star Wars</strong>, c’était bien mes jouets Guerres Secrètes qui m’auront fait le plus rêver…</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/307_nos_annees_strange_guerres_secretes.jpg" alt="307 nos annees strange guerres secretes" title=
    "Gentils contre méchants, mes figurines Guerres Secrètes se mettent sur la tronche" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="374"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vous avez vu comme j’ai dérivé l’espace de quelques paragraphes&nbsp;? Au départ j’ai commencé par vous dire ce qu’on trouve
    dans <em>Nos Années Strange</em> et quelques lignes plus tard je ne peux pas m’empêcher de vous parler de mes jouets de gamin. Et bien c’est ça le super-pouvoir de ce livre. Si vous avez connu
    cet univers dans vos jeunes années, ce bouquin ne sera pas qu’une mine d’informations et une rétrospective historique et culturelle ultra-documentée&nbsp;: Lainé et Carletti parleront directement
    à votre âme d’enfant, et ça non seulement c’est imparable mais c’est aussi foutrement bon.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/307_nos_annees_strange_titans_28.jpg" alt="307 nos annees strange titans 28" title=
    "Titans 28, ou quand je suis tombé dans la marmite des super-héros" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="287" height="400"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">L’espace d’un instant je me suis replongé dans cette époque. Je me suis revu découvrir le monde unique des super-héros alors
    que je devais avoir 7 ou 8 ans. Bloqué au lit par je ne sais plus quelle maladie infantile, on me donna un vieil exemplaire à moitié disloqué de <em>Titans 28</em>, avec <strong>Captain
    Marvel</strong> en couverture. Ça a été ma première rencontre avec Captain Marvel donc, mais aussi <strong>Iron Fist</strong> qui combattait <strong>Serval</strong> (le nom francisé de
    <strong>Wolverine</strong> en ce temps là) <strong>Colossus</strong> et <strong>Diablo</strong> des <strong>X-Men</strong>. Ça a été mon coup de foudre pour un héros très old-school,
    35<sup>ème</sup> couteau de l’écurie <strong>Marvel</strong>, apparaissant dans une poignée de parutions mais justement présent dans l’épisode des <em>Envahisseurs</em> (<em>The Invaders</em>) de
    <em>Titans 28</em>&nbsp;: Le <strong>Diamant Bleu</strong> qui reste aujourd’hui encore l’un des personnages qui m’aura le plus marqué (c’est à se demander comment et pourquoi vu le personnage et
    l’usage restreint qu’on fait de lui dans la série, mais ça fait partie de la magie de l’enfance et ça ne répond évidemment à aucune logique).<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/307_nos_annees_strange_diamant_bleu.jpg" alt="307 nos annees strange diamant bleu" title=
    "Plomb contre Diamant, révise tes cours de physique Hans !" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="500" height="340"><br>
    Et vous avez vu encore une fois&nbsp;? J’ai dérivé sans m’en rendre compte&nbsp;!</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;<em>Nos Années Strange</em> c’est ça&nbsp;: une palanquée de souvenirs d’enfance dans la tronche à chaque page qu’on
    tourne. Et de tellement bons souvenirs qu’on en est presque à regretter de clore définitivement le bouquin après sa dernière page, en se disant qu’on n’aurait pas été malheureux que le livre de
    Carletti et Lainé fasse une centaine de pages supplémentaires, histoire de retarder un tout petit peu l’heure de refermer la fenêtre qu’ils ont ouverte sur notre enfance.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bref, vous l’avez compris, j’ai adoré. Et je recommande plus que vivement. C’est un must, il FAUT le lire et s’offrir une
    petite plongée revigorante dans notre passé, du temps où on était encore jeunes, beaux et insouciants (si, si).</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/307_nos_annees_strange_couv.jpg" alt="307 nos annees strange couv" title=
    "La couverture de Nos Années Strange : du pur concentré de bonheur" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="600">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 03 Jan 2012 10:37:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9a405389c1eda6340da3cb3931c4cd45</guid>
                <category>Pop Culture : Comics Story</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-307-nos-annees-strange-96042938-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[292. Amour, Passion & CX diesel]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-292-amour-passion-cx-diesel-70731768.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas autant marré en lisant une BD&nbsp;! Délaissant pour un instant mes gugusses
    hyper-stéroïdés en collant préférés, je suis tombé sur cette petite BD sortie il y a peu, aux éditions <strong>Fluide Glacial</strong>.<br></span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le titre <em>Amour, Passion &amp; CX diesel</em> m’ayant directement accroché l’œil, j’ai tenté l’aventure, et bien m’en a
    pris&nbsp;!</span><br>
    <br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/0/18/86/30/292_amour_passion_cx_martin.jpg"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/292_amour_passion_cx_martin2.jpg" alt=
    "292 amour passion cx martin2" title="(cliquer pour agrandir)" class="CtreTexte" style="border: 0px solid #000000; margin: 0px NaNpx;" width="600" height="401"></a><a href=
    "http://ddata.over-blog.com/0/18/86/30/292_amour_passion_cx_martin.jpg"></a><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dans <em>Amour, Passion &amp; CX diesel</em>, on nage en plein soap américain mâtiné de beaufitude franchouillarde. Ou
    peut-être est-ce l’inverse. Bref. <strong>Harold Gonzalès</strong> le patriarche est atteint de la maladie d’Alzheimer et dans la famille la question de la succession vient à se poser. Se poser
    avec d’autant plus de fébrilité que le joyau familial, la CX diesel paternelle, est en jeu. Sur les rangs il y a <strong>Brandon</strong> l’aîné et son épouse <strong>Jessifer</strong> enceinte
    jusqu’aux dents. Il y a <strong>Bill</strong> le cadet, <strong>Pamela</strong> leur sœur et son mari <strong>Tony</strong>, et enfin <strong>Jean-Mortens</strong> le benjamin. Chacun va jouer
    serré et les fins stratèges vont s’engager dans une lutte d’influence pour atteindre le but ultime&nbsp;: être couché sur le testament d’Harold comme récipiendaire de la CX. Mais au complot
    familial qui se trame, viennent se greffer d’autres intrigues tout aussi décoiffantes&nbsp;: Que cache le goût immodéré de Jean-Mortens pour la paella&nbsp;? Qui a dessiné au feutre sur la
    portière de la CX&nbsp;? Qui est le père du fils de Brandon&nbsp;? Pamela simule-t-elle&nbsp;?… les mystères planent et la fratrie se déchire. La famille Ewing n’a qu’à bien se tenir, son univers
    impitoyable ne vaut pas tripette à côté de ce qui se joue ici…</span><br>
    <br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/0/18/86/30/292_amour_passion_cx_tetra.jpg"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/292_amour_passion_cx_tetra2.jpg" alt=
    "292 amour passion cx tetra2" title="(cliquer pour agrandir)" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="404"></a><a href=
    "http://ddata.over-blog.com/0/18/86/30/292_amour_passion_cx_tetra.jpg"></a><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dans le genre délirant, c’est tout simplement savoureux&nbsp;! <strong>Fabcaro</strong> au scénario mitonne une succession de
    gags en demi-planches aux petits oignons. Des répliques irrésistibles parsèment des dialogues excellents, l’absurde côtoie l’hilarant et les personnages sont totalement décalés et figés dans un
    univers tout droit sorti des soaps américains des années 80. Aux dessins <strong>James</strong> ajoute à la drôlerie des histoires grâce à ses personnages très expressifs et les couleurs de
    <strong>BenGrrr</strong> renforcent l’aspect fashion-eighties des protagonistes.</span><br>
    <br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/0/18/86/30/292_amour_passion_la_gagne.jpg"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/292_amour_passion_la_gagne2.jpg" alt=
    "292 amour passion la gagne2" title="(cliquer pour agrandir)" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="402"></a><a href=
    "http://ddata.over-blog.com/0/18/86/30/292_amour_passion_cx_la_gagne.jpg"></a><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">J’ai particulièrement aimé Tony le loser alcoolique à la recherche d’un emploi, Jessifer la salope qui se tape tout ce qui
    bouge, Brandon qui gère de main de maître le Chunga Night sa boîte de nuit hyper-tendance, et surtout, surtout Harold le père de famille complètement à côté de la plaque mais qui reste pourtant
    le plus lucide de tous&nbsp;! Dans cette famille de débiles profonds la palme de la bêtise est très disputée, et c’est justement ce qui rend cette BD géniale à mes yeux.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Du début à la fin je me suis bidonné. J’espère bien que les auteurs nous gratifieront d’un second tome, parce que ça fait du
    bien de se prendre une bonne rasade de conneries de première classe en pleine poire, ça change et ça agite les zygomatiques. Encore&nbsp;!!!</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/292_amour_passion_cx_couv.jpg" alt="292_amour_passion_cx_couv.jpg" title=
    "La couverture de Amour, Passion &amp; CX diesel par Fabcaro, James et BenGrrr" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="463" height="600">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 01 Apr 2011 10:02:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b03fcefcecbd9f1b3c9398719f6e541a</guid>
                <category>Pop Culture : Comics Story</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-292-amour-passion-cx-diesel-70731768-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[288. X-Men : Jeunes Filles en Fuite]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-288-x-men-jeunes-filles-en-fuite-68028527.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ouch.<br></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ça fait un bail que j’ai pas posté
    d’article sur une BD ici. Alors que c’est ce qui me nourrit le plus, culturellement parlant, depuis que je sais lire.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">J’en ai lu des trucs bien, des trucs excellents, des trucs grandioses ces dernières années. Mais j’ai choisi de vous parler
    de <em>X-Men&nbsp;: Jeunes Filles en Fuite</em>. Je sais, je suis difficile à suivre par moment.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Parce que malheureusement je ne pourrai pas en faire l’éloge, dieu sait que j’aurais pourtant bien aimé. Mais malgré toute la
    mauvaise foi dont je sais parfois faire preuve, malgré tout l’aveuglement qui me pousse à aimer contre l’avis général et le bon goût institutionnalisé des œuvres un peu à part, malgré mon manque
    d’objectivité dès lors qu’un artiste que j’aime particulièrement est en cause… malgré tout ça je ne peux pas vous dire que ce comic est bon.</span><br>
    <br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/0/18/86/30/288_XMen_jeunes_filles_en_fuite_planche4.jpg" target="_blank"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/288_XMen_jeunes_filles_en_fuite_planche4a.jpg" alt="288 XMen jeunes filles en fuite planche4a" title="(cliquer pour agrandir)" class=
    " CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="700" height="576"></a><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pourtant ce sont les <strong>X-Men</strong>. Mieux&nbsp;: les <strong>X-Women</strong>, et pas des moindres. Pourtant c’est
    <strong>Chris Claremont</strong> qui écrit, le scénariste emblématique qui a mené les X-Men au firmament des comics dans les années 80. Pourtant c’est <strong>Milo Manara</strong> qui dessine, LE
    maître italien du de la bande dessinée et de l’érotisme soft et classe.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bref, théoriquement ça avait tout pour plaire. Et la préface dithyrambique de <strong>Joe Quesada</strong> (le rédacteur en
    chef de <strong>Marvel</strong>) laissait présager du tout meilleur. Ben non. Que dalle. Peau d’couille. Nada.</span><br>
    <br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/0/18/86/30/288_XMen_jeunes_filles_en_fuite_planche5.jpg" target="_blank"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/288_XMen_jeunes_filles_en_fuite_planche5a.jpg" alt="288 XMen jeunes filles en fuite planche5a" title="(cliquer pour agrandir)" class=
    "CtreTexte" style="border: 0px solid #000000; margin: 0px NaNpx;" width="700" height="679"></a><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">En gros je vais vous résumer quand même. Les femmes de l’équipe des X-Men (il y a là&nbsp;: <strong>Tornade</strong>,
    <strong>Psylocke</strong>, <strong>Marvel</strong> <strong>Girl</strong>, <strong>Malicia</strong>, et <strong>Kitty Pride</strong>) partent en vadrouille en Grèce, histoire de prendre un peu de
    vacances, elles le méritent bien faut dire. Sur place l’une d’entre elles, Marvel Girl, est kidnappée. Les autres partent à sa recherche et leur enquête les mènent à Madripoor (une île imaginaire
    d’Asie, sorte de Singapour du Marvelverse). Après avoir perdu leurs pouvoirs (la faute à la <strong>baronne</strong> <strong>Krieg</strong> qui a également kidnappé <strong>Emma Frost</strong>
    pour mener à bien son plan machiavélique… argh), les X-Women tombent entre les mains de pirates, qui en font leurs esclaves (re-argh)(tu me diras quand tu vois les donzelles, tu peux comprendre).
    Mais de mystérieux hommes armés essaient d’éliminer les pirates, qui vont devoir s’associer aux X-Women pour en venir à bout (re-re-argh). Tout cela se termine par la résolution d’un complot
    mondial qui devait aboutir à une guerre indo-chinoise (fin du calvaire).</span><br>
    <br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/0/18/86/30/288_XMen_jeunes_filles_en_fuite_planche7.jpg" target="_blank"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/288_XMen_jeunes_filles_en_fuite_planche7a.jpg" alt="288 XMen jeunes filles en fuite planche7a" title="(cliquer pour agrandir)" class=
    " CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="472" height="700"></a><a href="http://ddata.over-blog.com/0/18/86/30/288_XMen_jeunes_filles_en_fuite_planche8.jpg" target=
    "_blank"></a><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Voilà.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ça fait peur, je sais. Et encore j’ai essayé de vous ménager hein. Je n’ai pas parlé des problèmes de couple du chef des
    pirates, ni du passage où le bateau des filles est pris dans une immense chute d’eau dont elles se sauvent grâce à une liane bienvenue. Faut dire qu’elles ont la bonne idée de tomber l’une après
    l’autre afin que Kitty Pride les rattrape et les sauve à tour de rôle.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">À ce niveau là d’indigence, on ne peut même plus vraiment parler de scénario. C’est pourquoi je passerai sous silence les
    ellipses monumentales et les incohérences de Claremont. Le coup des pouvoirs annulés je veux bien, mais quand ça ne s’applique qu’à certains personnages (les X-Women) et pas à d’autres (le chef
    des pirates), je ne comprends plus trop. Mais bon, passons. Comme dit, on n’est plus à ça près. On a qu’à combler les trous nous-mêmes, un peu d’imagination bordel.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/288_XMen_jeunes_filles_en_fuite_planche9.jpg" alt="288 XMen jeunes filles en fuite planche9" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000000; margin: 0px auto;" width="469" height="700"><br>
    En revanche qu’est-ce que c’est beau. Milo Manara n’est pas adulé pour rien, et il le démontre encore une fois ici. Chaque planche est somptueuse, et il se fait bien plaisir avec les
    super-héroïnes qu’il met en scène. Faut dire qu’il a du potentiel à exploiter&nbsp;: une black, une asiatique, une rouquine, une blonde incendiaire, Malicia et son air de pas-y-toucher et la
    brunette Kitty Pride qui prend les traits classiques des héroïnes standardisées made in Manara.</span><br>
    <br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/0/18/86/30/288_XMen_jeunes_filles_en_fuite_planche6.jpg" target="_blank"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/288_XMen_jeunes_filles_en_fuite_planche6a.jpg" alt="288 XMen jeunes filles en fuite planche6a" title="(cliquer pour agrandir)" class=
    "CtreTexte" style="border: 0px solid #000000; margin: 0px NaNpx;" width="626" height="700"></a><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bon, je sais que Manara n’a pas été embauché pour rien, mais je ne peux pas m’empêcher de me dire en regardant ses dessins,
    qu’en fin de compte les X-Women sont une belle bande de <s>coquines</s> fieffées salopes (‘scusez le langage hein, mais appelons une chate une chate). Entre poses suggestives, tenues
    ultra-courtes, rapprochements saphiques et allusions sexuelles explicites, Manara s’est fait plaisir mais il n’a pas fait dans la dentelle. Je ne vais pas jouer au choqué (bien au contraire, je
    ne lis pas Manara pour ses décors architecturaux hein), c’est juste que ça m’a fait bizarre de voir ces super-héroïnes dans un contexte pareil. J’avais presque l’impression de voir un
    détournement grivois comme on en voit parfois quand <strong>Popeye</strong> se tape <strong>Olive</strong>&nbsp; ou <strong>Tintin</strong> se fait <strong>Milou</strong>. Bon j’exagère peut-être
    un tout petit peu, mais franchement, on n’en est pas si loin que ça. En plus classe et plus sexy, mais le sentiment général est là. Quand on regarde les planches de ce comic, on se dit clairement
    que chacune des héroïnes aurait sa place en guest star d’un film estampillé <strong>Marc Dorcel</strong>. Faut dire aussi (et c’est pas nouveau) que dès que Manara dessine une femme avec la
    bouche ouverte on a l’impression qu’elle est à deux doigts (<em>vous prendrez bien un peu de whisky&nbsp;Odile&nbsp;?</em>) de l’orgasme. Et quand on associe ça au scénario à deux balles qu’a
    pondu Claremont, moi j’ai cru me retrouver devant un téléfilm érotique de deuxième partie de soirée sur <strong>NT1</strong>. Remarquez, d’habitude dans les comics les héroïnes sont peut-être
    plus prudes mais arborent des nibards siliconés qui les empêchent de refaire leurs lacets de chaussures (d’où leurs bottes soit dit en passant – tout s’explique toujours hein, c’est
    hyper-cartésien les comics en fait). Là au moins avec Manara on a droit à un peu plus de crédibilité, dans les proportions anatomiques j’entends, à défaut d’autre chose.</span><br>
    <br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/0/18/86/30/288_XMen_jeunes_filles_en_fuite_planche8.jpg" target="_blank"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/288_XMen_jeunes_filles_en_fuite_planche8a.jpg" alt="288 XMen jeunes filles en fuite planche8a" title="(cliquer pour agrandir)" class=
    " CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="472" height="700"></a><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Alors voilà, je ne peux pas dire que ce comic est bon, définitivement pas.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mais malgré tout… ce que j’ai lu ne m’a pas plu mais ça m’a plu de le lire (soupirs d’incompréhension dans la foule de mes
    lecteurs interloqués). Un peu comme un petit plaisir inavouable. Mais je ne saurais vous le conseiller. Sauf peut-être à un ou deux pervers notoires qui lisent ces lignes. Si, si, il y en a. Je
    les connais.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je cherche comment clore ce billet et résumer en une phrase ce que j’ai pensé de <em>X-Men&nbsp;: Jeunes Filles en
    Fuite</em>… tiens je crois que j’ai trouvé&nbsp;:</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Qu’est ce que c’est beau, mais qu’est-ce que c’est con, mais qu’est-ce que c’est beau, mais qu’est-ce que c’est con, mais
    qu’est-ce que c’est beau, mais qu’est-ce que c’est con, mais qu’est-ce que c’est beau, mais qu’est-ce que c’est con, mais qu’est-ce que c’est beau, mais qu’est-ce que c’est con, mais qu’est-ce
    que… (<em>ad libitum</em>)</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/275-et-suivants/288_XMen_jeunes_filles_en_fuite_couv.jpg" class="CtreTexte" alt="288 XMen jeunes filles en fuite couv" width="460" height="700">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 25 Feb 2011 08:14:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0268fd28af5803f56c50f86beb3ebc21</guid>
                <category>Pop Culture : Comics Story</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-288-x-men-jeunes-filles-en-fuite-68028527-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[223. BéDéCiné 2007]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-13830614.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Le week-end dernier se tenait le festival de bandes-dessinées d’Illzach, <b>BéDéCiné 2007</b>.</span><br>
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Depuis de nombreuses années déjà je fais en sorte de ne pas rater ce rendez-vous incontournable pour les amateurs de BD du
    grand-Est.</span><br>
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Regroupant plusieurs dizaines d’auteurs, le festival est l’occasion de rencontrer ses artistes favoris, mais également de faire de
    belles découvertes au contact de jeunes auteurs débutants ou de dessinateurs étrangers par exemple.<br></span><br>
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Cette année j’ai décidé de laisser tomber les files d’attentes longues comme un samedi matin au guichet de la Poste que génèrent les «
    stars » pour me concentrer sur des auteurs un peu moins connus, mais tout aussi talentueux que leurs illustres aînés…</span><br>
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Et pendant que d’autres attendaient des heures pour avoir une petite dédicace de <b>Achdé</b> (<em>Lucky Luke</em>), <b>Maëster</b>
    (<em>Sœur Marie-Thérèse des Batignolles</em>), <b>Hausman</b> (<em>Le Prince des Écureuils</em>), <b>Tibet</b> (<em>Ric Hochet</em>), <b>Rodrigue</b> (<em>Cubitus</em>), <b>Kas</b> (<em>Halloween
    Blues</em>) ou <b>Jung</b> (<em>Kwaïdan</em>), moi j’ai jeté mon dévolu sur des gens comme <b>Tarek</b> et <b>Perger</b> (<em>Sir Arthur Benton</em>), <b>Cucca</b> (<em>La Route des Maisons
    Rouges</em>), <b>Maucler</b> (<em>Les Eaux Mortes</em>), <b>Mutti</b> <em>(Nero</em>, <em>Break Point</em>), <b>Arroyo</b> (<em>Pierre Beaumont</em>) ou encore deux jeunes et très sympathiques
    auteurs de la région mulhousienne <b>Métapat</b> et <b>Jull</b> dont la première BD (<em>Dreamers</em>) sortait en avant-première pour le festival d’Illzach.<br></span><br>
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Ce fut un week-end certes un peu fatiguant, mais très intéressant et j’en reviens (comme à chaque fois) les yeux pleins de belles
    choses…</span><br>
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Histoire de vous faire profiter, voici une sélection des plus belles dédicaces que j’ai obtenues pendant ces deux jours, enjoy
    !</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;"><b>Andrea Mutti</b> et son coloriste <b>Angelo Bussacchini</b> pour <em>Break Point</em> (aux éditions <b>Albin Michel</b>) :</span><br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/86/30/223-bdcine07-mutti1.jpg" target="_blank"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/206-et-suivants/223-bdcine07-mutti1-a.jpg" alt=
    "Cliquez pour agrandir" title="Cliquez pour agrandir" class=" CtreTexte" style=" border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="384" height="500"></a><br>
    <br>
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;"><b>Jean-Michel Arroyo</b> pour sa nouvelle série <em>Pierre Beaumont</em> (aux éditions du <b>Joker</b>) :</span><br>
    <br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/86/30/223-bdcine07-arroyo1.jpg" target="_blank"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/206-et-suivants/223-bdcine07-arroyo1-a.jpg" alt=
    "Cliquez pour agrandir" title="Cliquez pour agrandir" class=" CtreTexte" style=" border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="356" height="500"></a><br>
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;"><b>Christian Maucler</b> pour <em>Les Eaux Mortes</em> (aux éditions <b>Albin Michel</b>) :</span><br>
    <br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/86/30/223-bdcine07-maucler1.jpg" target="_blank"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/206-et-suivants/223-bdcine07-maucler1-a.jpg" alt=
    "Cliquez pour agrandir" title="Cliquez pour agrandir" class=" CtreTexte" style=" border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="347" height="500"></a><br>
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;"><b>Stéphane Perger</b> pour <em>Sir Arthur Benton</em> (chez <b>Emmanuel Proust Éditions</b>) :</span><br>
    <br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/86/30/223-bdcine07-perger1.jpg" target="_blank"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/206-et-suivants/223-bdcine07-perger1-a.jpg" alt=
    "Cliquez pour agrandir" title="Cliquez pour agrandir" class=" CtreTexte" style=" border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="347" height="500"></a><br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/86/30/223-bdcine07-perger2.jpg" target="_blank"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/206-et-suivants/223-bdcine07-perger2-a.jpg" alt=
    "Cliquez pour agrandir" title="Cliquez pour agrandir" class=" CtreTexte" style=" border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="353" height="500"></a><br>
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;"><b>Vincenzo Cucca</b> avec un superbe crayonné pour <em>La Route des Maisons Rouges</em> (aux éditions <b>Carabas</b>) :</span><br>
    <br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/86/30/223-bdcine07-cucca1.jpg" target="_blank"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/206-et-suivants/223-bdcine07-cucca1-a.jpg" alt=
    "Cliquez pour agrandir" title="Cliquez pour agrandir" class=" CtreTexte" style=" border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="380" height="500"></a><br>
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Et enfin <b>Jull</b> pour <em>Dreamers</em> (aux éditions <b>Paquet</b>) :</span><br>
    <br>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/86/30/223-bdcine07-jull1.jpg" target="_blank"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/206-et-suivants/223-bdcine07-jull-a.jpg" alt=
    "Cliquez pour agrandir" title="Cliquez pour agrandir" class=" CtreTexte" style=" border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="500" height="369"></a><br>
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">D’ailleurs histoire de leur faire un peu de pub, cliquez sur la couverture de l’album si vous voulez visiter le blog de Jull
    (dessinateur) et Métapat (scénariste).</span><br>
    <br>
    <a href="http://dreamers.paquet.li/" target="_blank"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/206-et-suivants/223-bdcine07-dreamerscouv.jpg" alt="223-bdcine07-dreamerscouv.jpg" title=
    "La couverture de Dreamers T.1" class=" CtreTexte" style=" border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="331" height="500"></a><br>
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Alors elles sont pas belles mes dédicaces, mmmh ?</span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 15 Nov 2007 23:55:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6433fd3e025274e9cf5a0f9cd63a91ee</guid>
                <category>Pop Culture : Comics Story</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-13830614-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[208. Christian Godard : l'interview (suite)]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-11838129.html</link>        <description><![CDATA[
  <font size="2" face="Comic Sans MS"><br></font>
  <div align="justify">
    <font size="2" face="Comic Sans MS">7. <u>Les femmes dans l’œuvre de Godard</u></font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Il n'y a quasiment pas de femmes dans les premiers Norbert et Kari... (Années 1967-68 ; il y en avait peu dans la BD franco-belge
    de l'époque c'est vrai... Pilote compris). Ensuite, dans "L'île aux monstres" (qui est pourtant un plaidoyer pour le respect de la différence), elles sont -au même titre que les autres
    protagonistes ?- plus ou moins caricaturées... Et dans "Un empire sur pilotis", la jolie Polynésienne, Hannipépé-Anna, montre sa culotte à tout le monde... C'est une représentation un peu
    singulière de la femme quand même, non ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : On m'accuse souvent de misogynie. Il y a même eu une journaliste féministe pour perdre son temps à le dénoncer dans un article extrêmement agressif à mon
    égard. Je trouve cette accusation grotesque. Pourquoi diable ne pourrait-on pas caricaturer les femmes ? Je suis à peu près persuadé que si on établissait des statistiques fiables pour comparer
    les abrutis dans les deux sexes, on en trouverait autant d'un côté que de l'autre. Mais ça, il ne faut pas le dire. Défendu. Impardonnable. Je viens de faire la démonstration que je suis
    misogyne. Enfin, pour les abruti(e)s dont je parlais plus haut, bien sûr.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Par contre, si on établissait le même genre de statistique pour comparer les tueurs en série dans les deux sexes, on en trouverait beaucoup plus chez les
    hommes.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Et les cuisinières lamentables beaucoup plus chez les femmes.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">C'est un sujet globalement très délicat.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Les femmes ne tiennent pas non plus une place privilégiée dans l'univers de Martin Milan (une grosse mémère dans "1000 ans pour une
    agonie", une furie dans "L'ange et le surdoué"...) ;&nbsp; la seule qui ait comptée pour lui, nous raconte-t-il dans l'album "Il s’appelait Jérôme", est une Extra-Terrestre...</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Juste.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Je pense qu'on se comprend beaucoup mieux quand on ne parle pas la même langue.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Chimeer/Musky/Muskie dans le Vagabond des Limbes, Belle dans Le Grand Manque, Ewane Nagowitch dans Une folie très ordinaire, Joan
    Kimberly dans Le Cybertueur, Little Annie Candy dans le Grand Scandale, les Ghlomettes dans les Chroniques du Temps de la Vallée des Ghlomes, Oki dans Oki, Souvenirs d’une Jeune Fille au Pair,
    Ariane dans Dédales… les jolies jeunes femmes parfois dévêtues ne manquent pas dans vos œuvres…</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Dans la vie non plus. Vous voyez bien…</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Encore une question concernant les femmes dans vos bandes dessinées... Dans Le Grand Manque, nous sommes en 347 après un grand
    conflit mondial, dans un monde dictatorial dominé par les femmes et dans lequel les hommes n'existent quasiment plus ; "Le grand manque" en question étant d'ordre... sexuel ! Au-delà de l'aspect
    fictionnel, c'est une vision assez particulière ; est-ce un fantasme, une crainte ??</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Ce n'est pas un fantasme. Encore moins une crainte. C'est la mise en équation de ce qui résulte des progrès de la science. On sait aujourd'hui se passer
    des hommes pour faire des enfants. En introduisant dans l'œuf à féconder une cellule judicieusement choisie. Ça, au moins, c'est un vrai progrès.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Je connais bien le genre masculin. Je ne le trouve pas très reluisant. Les femmes auraient tout intérêt à se passer des hommes, ce qui les conduiraient
    probablement à vivre entre femmes - et à faire des progrès en matière culinaire, d'ailleurs.</font><br>
    <br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">8. <u>Les autres séries récentes</u></font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Un autre dessinateur avec lequel vous avez un certain historique : Claude Plumail. Il avait déjà collaboré aux décors du Grand
    Manque, puis il y a eu la série Cybertueur, un chapitre de Une Folie très Ordinaire et à présent Dédales. Que pouvez-vous nous dire à son sujet ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Il a aussi oeuvré sur le Vagabond. C'est le seul type que je connaisse qui soit capable de dessiner la Tour Eiffel boulon par boulon. On a beaucoup
    travaillé ensemble, il a des possibilités considérables, et nous venons de produire en effet Dédales ensemble. Apparemment, l'accueil est excellent puisque le premier tirage semble annoncé comme
    étant épuisé deux mois à peine après sa sortie. Nous sommes en train de travailler sur le tome 2. Il a excellé sur le tome 1.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Il s’agit encore une fois d’un thriller haletant. Vous mettez en scène le vrai Arsène Lupin, mélange une fois de plus
    d’authenticité et de fiction.</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Une petite précision. Il ne s'agit pas d'Arsène Lupin dont nous n'avons absolument pas les droits, mais d'un personnage qui est censé être, dans l'album,
    celui qui a inspiré Maurice Leblanc pour créer son personnage romanesque.&nbsp;</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Maurice Leblanc s'est effectivement inspiré d'un personnage authentique, d'après ce qu'il a déclaré, mais j'ai préféré ne pas savoir lequel.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Combien de volumes prévus pour cette série ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Trois. Peut-être plus.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Vous avez assuré le scénario et le dessin pour Les Nouvelles Aventures de la Jungle en Folie : c’était votre retour en tant
    qu’auteur complet, en 2005. Le challenge est-il gagné ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Voir sur le sujet ma réponse plus haut.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Un mot en particulier sur Mic Delinx qui nous a quittés malheureusement il y a peu...?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Idem.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Vous avez eu un petit démêlé avec lui sur la série, à propos des droits...</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Idem.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Oki avec Eric Juszezak aux dessins est une autre de vos séries qui commence à compter un certain nombre de tomes, une suite
    est-elle prévue prochainement ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Pas actuellement, à ma connaissance.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Parallèlement à vos séries humoristiques, vous faites également des séries plus réalistes (souvent à l'ambiance assez dure...) ;
    Oki souvenirs d'une jeune fille au pair, chez Glénat, dénonce la collusion entre le monde des affaires et celui des yakuzas, la corruption d'un ministre des Affaires Etrangères, l'implication de
    la mafia russe dans la politique, le blanchiment d'argent par les jeux en Afrique, etc... Vous mettez en scène des personnages facilement reconnaissables...</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Oui. Je trouve la bande dessinée très peu impliquée dans les affaires du monde d'aujourd'hui. Bien sûr, il y a des exceptions (L'affaire corse, de
    Pétillon, par exemple, ou Marjane Satrapi, et quelques autres) Mais les auteurs ne semblent pas tellement s'intéresser à ce genre de sujets. On peut le comprendre. C'est un métier que l'on
    choisit davantage pour échapper à la réalité que pour s'y complaire en permanence.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Cette série s'arrête cependant avec le 6ème album ; vous aviez encore des choses à y dire ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Ce sont des thèmes inépuisables. La série s'est arrêtée sur la décision de l'éditeur, et pas faute de sujet. C'est dommage car Eric Juszezak faisait un
    remarquable boulot, et le personnage de Oki était de plus en plus séduisant et vrai.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Si l'on compare Oki et Le Cybertueur, toutes deux réalisées dans les années 90-2000 dans la collection "Bulle noire" de Glénat,
    elles ont toutes les deux un style assez "cinématographique" et une ambiance polar assez "glauque" (noire) ; dans les 2 cas, il s'agit d'une victime féminine qu'un flic protégera et qui tomberont
    amoureux l'un de l'autre... Une différence est que Oki passe d'une mésaventure à une autre, alors que Le Cybertueur raconte sur plusieurs albums la traque et les méfaits d'un même
    criminel...</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Mes récits ont toujours eu un style «cinématographique», me semble-il.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Ce qui est contestable, car à quoi bon avoir ce genre de «style » ailleurs qu'au cinéma ?</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Cette constatation me met en face de mon propre positionnement : « Qu'est-ce que je fous là ? ». Je veux dire dans la B.D. Est-ce que, par hasard, je ne me
    serais pas trompé de porte, par hasard, je dis ?</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Et pourquoi continuer, perdurer dans l'erreur avec ce foutu «style cinématographique» ?</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Qui aurait l'idée d'avoir le style «majordome Grand Siècle» alors qu'il est serveur au Quick ?&nbsp;</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Ou genre maîtresse de Louis XIV quand elle est pétasse sur les grands boulevards ?</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Bon. A part ce petit détail, je trouve que le format 46 pages est très court pour raconter une histoire et qu'il vous condamne à être superficiel, et
    terriblement allusif.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Il est autrement plus jouissif de s'exprimer sur une suite d'albums, bien sûr. Mais les contingences, que voulez-vous...</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">L'aspect "glauque" et violent de ces bd dans la collection "Bulle noire" - voir aussi votre série Une folie très ordinaire -
    correspond-il à des critères commerciaux de l'éditeur ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Non. L'aspect glauque ne correspond qu'à mes propres tréfonds dans lesquels je ne descends que rarement, quand je reçois des amis, notamment.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Toupet avec Blesteau, dans le journal de Spirou, est une série familiale... Que pouvez-vous nous en dire ? Comment est-elle née
    ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Sur la proposition de Van Hamme quand il était directeur général chez Dupuis, avec l'accord de Philippe Vandooren.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Le succès a l'air d'être au rendez-vous avec déjà 18 albums chez Dupuis...</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Bé non. Enfin si. En fait, globalement, Albert Blesteau et moi, avec Toupet, j'ai fait les comptes, nous avons vendu plus de 600.000 albums, sans compter
    les traductions, les post-publications, et le reste.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">C'est un score dont nous sommes très fiers. Mais les Editions Dupuis ont décidé d'arrêter la série, et nous ont rendu nos droits. Ce n'est pas une blague. Le
    dix-huitième sera le dernier chez Dupuis.&nbsp;</font><br>
    <br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">9. <u>Questions diverses</u></font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Fort du succès du Vagabond des limbes, vous avez monté votre propre maison d'édition: "Le Vaisseau d'argent" il y a une vingtaine
    d’années... Pensez-vous être arrivés à un mauvais moment sur le marché de la BD ? Aujourd’hui les temps auraient-ils été plus favorables selon vous ? Comment jugez-vous l’évolution du marché de
    la BD en France ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Effectivement, nous ne sommes pas arrivés à un moment porteur avec le « Vaisseau d'Argent ». Nous avons accumulé les difficultés avec la crise pétrolière
    des années 1990-91, le changement de stratégie chez notre distributeur principal, celui des Presses de la Cité, et ma propre vision des choses (prendre au sérieux ce qui précède), car j'étais
    crevé. Mais nous avons volontairement mis la clef sous la porte. Nous avions 200.000 albums en stock. Il suffisait d'en solder une petite partie pour passer le cap douloureux. Nous n'avons pas
    voulu. Nous avons eu tort. Surtout moi. Car, aujourd'hui, c'est encore pire.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Il n’existe pratiquement plus de prépublication des albums dans la presse. Comment jugez-vous ce changement par rapport à l’époque
    de Pilote ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Mortifère.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Au cours de vos nombreuses séries, depuis les gags en une page jusqu’à la science-fiction en passant par le thriller, vous avez
    couvert un grand nombre de genres. Y en a-t-il un qui a votre préférence ? A contrario y en a-t-il qui ne vous inspirent pas ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Ç’a été un grand plaisir de me confronter à des genres différents. Le seul genre qui ne m'inspire pas trop, c'est celui qui consiste à raconter des
    histoires de ce type qui se colle au plafond.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Beaucoup d’auteurs mettent des parcelles d’eux en leurs personnages favoris. Est-ce votre cas également ? Duquel de vos héros vous
    sentez vous le plus proche ? Martin Milan, Axle Munshine ? Lambert Lambert ? Al Jackson ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Hannipépé-Anna. Je me sens très proche. Tout proche.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Julio Ribera m’a raconté que vous êtes une formidable « machine à idées ». Il parlait entre autre de votre manie de noter chaque
    petite idée qu’il vous vient sur un bout de papier, vous créant ainsi une « banque d’idées » dans laquelle vous allez piocher quand vous élaborez de nouveaux scénarios. Il me disait même que vous
    êtes du genre à vous lever en pleine nuit pour noter une idée qui vous est venue afin de ne pas la perdre en vous rendormant… alors réalité ou légende ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Julio raconte des bêtises. Il n'a pas la moindre idée de la façon dont je passe mes nuits, il n'a jamais assisté à aucune d'elles.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Il est vrai que, quand j'ai une idée, et le temps, je la développe pour ne pas la laisser partir en fumée. Et que je conserve mes notes.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Il est vrai que j'en avais un grand nombre (enfin, n'exagérons rien !) dans lequel j'allais éventuellement puiser. Mais c'est de moins en moins le cas,
    maintenant. Et, la nuit, je dors.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">L’inspiration ne semble pas vous faire défaut, mais vos BD sont très souvent également extrêmement documentées (par exemple La
    Bande à Bonnot, le Cybertueur ou le tout récent Dédales). Quelle part la documentation prend-elle dans votre masse de travail ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : La documentation est une excellente base pour mettre en route l'inspiration. À une certaine époque, on faisait démarrer les voitures à la manivelle. La
    doc, c'est la manivelle.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Vous deviez vous amuser en faisant Norbert et Kari ou encore La jungle en folie... Il y a plusieurs niveaux de lecture, des jeux de
    mots, etc. Comme chez Goscinny... Le Vagabond des Limbes et Martin Milan sont aussi des séries où la réalité est distordue… Quel(s) public(s) visiez-vous ou avez-vous
    touché(s)?...</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Je ne sais pas. Les gens qui me ressemblent, peut-être ? Je n'ai jamais écrit ou dessiné une&nbsp; histoire en pensant à un public donné.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">C'est la raison pour laquelle Uderzo vend à plusieurs millions d'exemplaires chaque nouveauté, J.K. Rowling plusieurs centaines de millions d'exemplaires… et
    moi pas.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">En se basant sur votre bibliographie, on peut raisonnablement vous qualifier d’auteur prolifique. Mais êtes-vous également un grand
    lecteur de BD ? En avez-vous seulement le temps ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Non. Je ne lis pas beaucoup de B.D. Par contre, je les regarde volontiers.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Vous êtes un auteur reconnu et avez côtoyé les plus grands et participé à de nombreuses parutions mythiques telles que Vaillant,
    Pilote ou Le Journal de Tintin. Quelles ont été vos principales influences, quels sont les auteurs qui vous ont vous-même le plus marqué ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Franquin à mes débuts, comme tout le monde.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Gamin, j'étais un grand admirateur d'Uderzo. Aujourd'hui aussi, d'ailleurs.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Tillieux. Will. Alex Raymond (super). Greg (scénars). Van Hamme est très fort (très malin). Plein d'autres. J'aime beaucoup admirer.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Seriez-vous tenté par l'adaptation de l'une ou l'autre de vos BD sur grand écran ? Je pense par exemple à Une Folie très Ordinaire
    qui ferait un thriller tout à fait passionnant...</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Qui dirait non à une telle perspective ? Bien sûr. On m'a souvent tourné autour, dans ce domaine, et je crois que je saurais faire. Mais, voilà... Très
    récemment, un producteur m'a commandé l'écriture d’un scénario, à partir d'un point de départ qui lui appartenait. Ce que j'ai fait. Ça devait se passer sur la planète Mars. Et c'était
    romantique. Mais à l'arrivée, c'était trop cher à monter pour un prod français.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Dans Norbert et Kari ("Norbert et Kari au royaume d'Astap"), ainsi que dans Le Vagabond des limbes avec le personnage de Musky,
    vous exprimez le désir de rester enfant... le refus du monde des adultes...</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Non. Mais le refus de ressembler à des gens qui me font vomir, oui.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">L’Histoire de France en BD pour Larousse, l’histoire de Jules Bonnot dans La Bande à Bonnot, le personnage de Maurice Leblanc dans
    Dédales entre autres exemples… l’Histoire serait-elle une de vos passions ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Non. Je ne suis pas équipé pour. Il m'est arrivé de passer trois mois à la grande bibliothèque pour travailler sur un sujet historique. Il est toujours
    dans mes cartons. Si&nbsp; jamais vous entendez parler de quelque chose...</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">BD et politique font-elles bon ménage ? Il semble qu'il y ait un petit regain d'intérêt ces dernières années ? Que pensez-vous de
    séries comme Les coulisses du Pouvoir, De silence et de sang,&nbsp; ou I.R.S. si vous les avez lues par exemple ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Delitte, c’est un bon. Desberg, ça tient bien la route. Quant à Corteggiani, c’est sûrement l’un des scénaristes français les plus costauds. Excellente
    énumération. C'est très intéressant. Je suis pour.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">J'ai vu sur votre site internet que vous envisagiez de rééditer Norbert et Kari sur CD-Rom... Que pensez-vous alors des nouvelles
    technologies par rapport à la Bande Dessinée ? Quel avenir commun leur voyez-vous ? Quelle importance peut prendre un site comme BDTheque dans ce paysage futur, selon vous ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Je pense que nous sommes arrivés à un tournant et que les nouvelles technologies en question risquent de bouleverser le paysage de la bande dessinée et le
    changer radicalement.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">On peut assister à de nouvelles habitudes de lecture, qui prendront probablement pas mal de temps pour s'installer, mais les choses peuvent aller très vite, de
    nos jours, et prendre tout le monde de court. Je pense à l'I-Pod, par exemple, à la B.D. case par case, au téléchargement, etc.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Les anciennes habitudes vont persister, résister, mais la surproduction va faire le ménage, et les retours également.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Vous écrivez également des romans et des pièces de théâtre...</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Oui. Bon.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Vous vous faites rare en festival de BD. Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement ? L’exercice vous plaît-il en
    tant qu’auteur ? Avez-vous besoin du contact avec le public pour avoir un retour sur votre travail ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Nous avons quelques séances de dédicaces de prévues avec Claude Plumail, pour Dédales, en effet. Je suis de moins en moins client, pour ce genre
    d'exercice. Dessiner en public a un côté très « exhibitionniste », ce que je ne suis pas du tout. Mais il est vrai que le contact avec les lecteurs et souvent très révélateur. Et je ne vois pas
    par quoi cela pourrait être remplacé.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Sur votre site officiel vous évoquiez il y a quelques temps déjà certains de vos projets, dont 2 ébauches de séries : Les 7 Péchés
    Capitaux du Crime et Stan le Tagueur, ainsi qu’un film d’animation en 3D. Y a-t-il eu des avancées sur ces projets qui s’annoncent prometteurs à la lecture des synopsis que vous avez mis en ligne
    ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Les Sept péchés ont été sur le point d'être réalisés, mais une série utilisant le même mécanisme est apparue sur le marché, et finalement on a préféré
    s'abstenir. Stan le Tagueur est resté à l'état d'ébauche. Les producteurs du film d'animation 3D qui comptaient sur moi n'ont toujours pas réussi à réunir les capitaux nécessaires. Certains
    mettent dix ans ou plus à réaliser leurs projets. Alors...</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Cette fois, je crois que vous avez épuisé votre sujet. Merci de votre intérêt.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Christian Godard, merci.</font></font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Interview réalisée le 31 juillet 2007 par <a href="http://spooky-aux-pieds-velus.over-blog.net/">Spooky</a>, avec les participations de François Boudet, klod,
    marcel, Marie M et Stéphane Hoegel et les encouragements de scuineld.<br>
    <br>
    (retrouvez également l'intégralité de l'interview sur <a href="http://www.bdtheque.com/interview.php?id=49">BDThèque</a>)</font>
  </div>

  
]]></description>
        <pubDate>Fri, 17 Aug 2007 10:24:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5db474f8212d190cbbe080506dd1fb3d</guid>
                <category>Pop Culture : Comics Story</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-11838129-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[207. Christian Godard : l'interview]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-11837434.html</link>        <description><![CDATA[
  <div align="justify">
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Comme annoncé il y a quelques jours, voici l'interview de <strong>Christian Godard</strong>, un routard de la BD franco-belge. Il a côtoyé beaucoup de grands
    noms et vu évoluer son art, pas toujours en bien. Rencontre avec une sommité du 9ème art.</font><br>
    <br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">1.</font> <u><font size="2" face="Comic Sans MS">Les débuts<br></font></u><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS" color="#0000FF">&nbsp;Votre carrière démarre au début des années 50. Vous collaborez à de nombreux périodiques (Fillette, Coq Hardi, Pistolin, Fripounet et
    Marisette, etc.) avant d'entrer à Vaillant en 1957. Pouvez-vous nous évoquer cette première période de votre carrière ?...</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Christian Godard : Autant essayer de vous évoquer ma vie sur la planète Mars. Je ne sais pas comment faire pour que vous en ayez la moindre idée authentique.
    Je peux vous fournir quelques informations basiques. C'est une époque où on pouvait faire de la bande dessinée en se foutant complètement de la bande dessinée. Vous voyez le genre ? Et l’on
    pouvait même en vivre confortablement ou presque. Non, là, je sens que vous êtes largué. Je vous comprends.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS" color="#0000FF">&nbsp;A partir de 1959, vous devenez l'un des piliers du journal Pilote, dans lequel vous illustrez des scénarios de René Goscinny : Jacquot le
    Mousse (N°1 à 30), Tromblon et Bottaclou, notamment... Comment se passait la collaboration avec Goscinny ?</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : C'était un type extraordinaire. Je&nbsp; me souviens de m'être trouvé devant lui, et il me tendait son texte d'une main, en souriant d'un air engageant.
    J'avais la charge de le prendre dans des délais raisonnables, c'est-à-dire sans trop tarder. Et puis je repartais avec, sous le bras, je faisais ce que je pouvais, et je lui apportais les
    planches terminées. Il lui arrivait de rire en les visionnant, ce qui était une marque de satisfaction évidente, mais généralement parcimonieuse. Je pourrais aisément faire des conférences sur le
    sujet, et je sais d'avance qu'il y aurait du monde dans la salle. D'ailleurs j'en ai vu certains qui en faisaient, sans l'avoir jamais rencontré directement. Comme pour le général De Gaulle, la
    Reine Margot, ou Toutankhamon. Et qui parvenaient à en parler savamment. (Que ceux qui veulent me proposer de me produire, moyennant finance, pour une causerie de ce genre, me fasse des offres,
    via mon site. Je ne voyage qu'en première classe et je tiens à avoir une salle de bains à l'hôtel. J'ai quelques anecdotes savoureuses en réserve).</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS" color="#0000FF">&nbsp;Vous abandonnez Tromblon et Bottaclou car vous avez envie d'écrire seul...</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Non, ce n'est pas la vraie raison... La vraie, c'est que j'avais un petit peu appris quelques rudiments sur ce métier qui n'en est pas un, et que le
    journal m'avait demandé de faire des histoires complètes de mon propre cru, ce qui m'a permis de réaliser celles de L'Agent secret É-1000 (Il y a une astuce cachée, là).&nbsp; Et, de fil en
    aiguille, Jean-Michel Charlier, co-rédacteur en chef du journal, m'a proposé de créer ma propre série. J'ai dit oui, sans réfléchir... (lui non plus, d'ailleurs).</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS" color="#0000FF">&nbsp;C'est alors que vous lancez Norbert et Kari, publié dans Pilote jusqu'en 1969...</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Exact.</font><br>
    <br>
    &nbsp; <font size="2" face="Comic Sans MS"><font color="#0000FF">1969... date de sortie de votre premier album : Martin Milan, chez Le Lombard (maison concurrente...).</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Je ne me souviens pas de la date de sortie de mon premier album au Lombard. Mais je me souviens très bien de la tête de Goscinny quand il l'a vu. Il m'a
    demandé de venir le voir dans son bureau qui, à cette époque, était très exigu. Il y avait, dedans, le bureau (meuble) proprement dit, dont le plateau était toujours nu, et une petite armoire
    métallique à deux portes sur le mur d'en face. Je me suis rendu à son rendez-vous et je me suis assis devant son bureau. Il a été jusqu'à son armoire métallique, l'a ouverte, en a sorti mon
    album, l'a posé sur son bureau bien, s'est rassis et a pointé son index sur mon malheureux album tout seul au centre de son plateau vide. Puis, en me fixant droit dans les yeux (index pointé) m'a
    demandé : « Qu'est-ce que c'est que ÇA? ».</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Y’a-t-il une influence de Greg (Achille Talon) sur vos premières séries (Jacquot le mousse, Norbert et Kari, L'agent E-1000)
    ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Non. Pas la moindre. Par contre, lui et moi avions les mêmes influences, ce qui n'est pas la même chose.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Vous avez d'ailleurs écrit le scénario du dernier Achille Talon, en hommage à Greg disparu...?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Pas le moins du monde. Vu que je suis intervenu de son vivant.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Pour être précis, Greg avait décidé de vendre sa série aux Editions Dargaud. Qui ont eu le bon goût de la lui acheter pour une somme rondelette.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Moyennant quoi, la maison s'est mis en tête de continuer à la produire, ce qui n'était pas une bête idée. Ils ont jeté leur dévolu sur un très excellent
    dessinateur, Widenlocher (super, Widen), et ont cherché un scénariste, puisque Greg avait raccroché.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Ils ont pensé à moi.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">J'ai déclaré que je voulais bien m'y essayer,&nbsp; à condition que Greg soit d'accord. On m'a objecté que « Bé, pourquoi? » - ce n'était pas la peine de lui
    demander son avis, puisqu'il avait vendu sa série.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">J'ai fait valoir que je connaissais Greg depuis longtemps, et que je n'étais pas disposé à mettre mes pieds dans ses pantoufles, sauf s'il était disposé à me
    les prêter, lui. Question de correction.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Le directeur de collection de l’époque a donc été obligé d'organiser un repas entre nous, auquel le directeur général est venu se joindre tardivement. Greg et
    moi, nous étions amis. Il était d'accord. J'ai écrit l'album.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Fort de l'assentiment du créateur, j'étais disposé à écrire le ou les suivants (c'était l'idée), mais le directeur de collection a pensé que, puisque j'avais
    réussi à le faire, il pourrait le faire aussi.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">C'est donc lui qui a continué à rendre hommage (posthume) à Greg.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Vous avez aussi fait des gags de Modeste et Pompon pour Mitteï dans Tintin ; étiez-vous un grand fan de Franquin
    ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Je le suis toujours. Plus que jamais, en ces temps ô combien ... « mangahifiants ».</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Dans l’album La vie d’Artiche, réalisé avec Pierre Le Guen pour Circus, vous vous mettez en scène. Vous commencez le récit en vous
    faisant dire : « Voilà ! Je voudrais raconter une histoire dont nous serions toi Le Guen et moi Godard les personnages principaux, et dans laquelle le vrai et le faux seraient intimement mêlés,
    afin qu’on ne sache jamais où s’arrête l’un et où commence l’autre ». Nous reconnaissons là une de vos caractéristiques qui est le mélange des genres ou le mélange des tonalités ; vous passez
    dans un même récit du sérieux à l’humour, du rire aux larmes, du vrai au faux ou au rêve, etc. Nous espérons d’ailleurs que vous ne mêlez pas trop de fausses informations dans cette interview ;
    cela ne serait pas très sérieux n’est-ce pas !?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : On est dans un domaine, celui de la bande dessinée. Si je ne m'abuse, ce n'est pas quelque chose de très... sérieux. Je veux dire, il n'y a pas mort
    d'homme. (Encore que ça se discute, les morts ne se comptent plus, professionnellement parlant).</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Mais qui se préoccupe de donner de bonnes informations sur quoi que ce soit, de nos jours ? Au fait, à propos de l'affaire Clearstream, vous avez les bonnes
    informations, vous ? Et, dans ce cas, j'aimerais bien savoir qui a truqué les listings ?</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Pierre Le Guen a dessiné dans Vaillant les séries Jacques Flash et Nasdine Hodja ; c’était un très bon dessinateur (avec un style
    réaliste et élégant). Est-ce à Vaillant que vous l’avez rencontré ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Absolument.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Comment vous est venue l’idée de faire une histoire ensemble ? Etait-ce l’envie de faire une BD « adulte », en 1979, chez un jeune
    éditeur dynamique et ouvert (à l’érotisme par exemple) ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : On a été prendre un pot au bistrot du coin, et on s'est demandé ce qu'on pourrait bien faire ensemble.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">L'un de nous deux, je ne me souviens plus lequel, a proposé un hold-up. L'autre un poker.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Finalement, on a fait une BD.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Cette histoire corrosive semble préfigurer quelque peu celle du Grand scandale réalisée plus tard ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Exact. C'est un domaine dans lequel j'aurais bien aimé continuer à m'exprimer, il y avait à faire.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Mais les éditeurs préfèrent raconter des histoires de types qui se collent au plafond en se prenant pour des araignées, et les lecteurs ne protestent pas, que
    je sache. C'est même le contraire.</font><br>
    <br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">2. <u>Norbert et Kari</u></font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Vous avez repris, semble-t-il, la trame de Jacquot le Mousse dans l'album de Norbert et Kari : "Du rififi chez les otaries"...
    D'une manière générale, l'écriture de Goscinny semble vous avoir influencé (bandes dessinées "enfantines", humoristiques, mais s'adressant en fait à tous les publics avec différents niveaux de
    lecture, des jeux de mots, etc.) ?...</font></font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : La trame de Jacquot le mousse ? Première nouvelle.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Si vous aviez à lire mes scénars et que vous pouviez les comparer avec ceux de Goscinny, vous constateriez immédiatement qu'il n'y a aucun rapport.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Il se trouve que, moi, j'ai pu faire la comparaison. Et pour cause. Goscinny avait le génie de la simplification. Ses scénarii étaient d'une simplicité
    saisissante. Il indiquait le minimum et vous laissait vous débrouiller. Il m'a confié un jour que, pendant le week-end, il avait trouvé le temps d'écrire vingt pages de bande dessinée.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Presque la moitié d'un album. Moi, il me faut deux mois. Y a un bug quelque part. Quelqu'un a tort. Ça m'étonnerait que ce soit lui.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">A l'évidence, Norbert vous ressemble (?), au moins physiquement...</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : On me l'a dit souvent. Je ne me suis aperçu de rien. C'est un phénomène qui me laisse pantois. Quand j'ai connu Greg, par exemple, c'était un grand jeune
    homme mince avec une fine moustache, et il m'a immédiatement fait penser à Clark Gable. Ça ne l'a pas empêché de créer son personnage ventripotent. Et, à la fin de sa vie, il lui ressemblait
    comme deux gouttes d'eau.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Vous y êtes-vous projeté plus que dans les autres personnages ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Non. Pas plus. Pas moins non plus.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS" color="#0000FF">&nbsp;Quelle place a Kari pour vous ? Il est plus intellectuel... Est-il le faire valoir de Norbert ?</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Disons, son contrepoint.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Norbert est un peu "peureux" par rapport à la vie (adulte)... C'est pour cela qu'il s'est réfugié -?- sur un petit atoll
    paradisiaque (en vase clos) de Polynésie ?...</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Norbert et Kari sont nés en 1964. Lorsque l'histoire commence, Norbert est coincé dans un embouteillage monstre. Il craque, sort de sa voiture,
    l'abandonne sur place et prend la fuite.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Il rejoint la Polynésie, non par peur, mais par ras-le-bol. Cette idée était dans l'air. Quatre ans plus tard, on faisait des barricades dans les rues, et on
    entamait une douce manie qui s'est perpétuée jusqu'à aujourd'hui : brûler des voitures.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Son jeune compagnon (Kari) est un jeune garçon d'ailleurs... On reste dans le monde de l'enfance (?)... Un monde de l'enfance que
    vient perturber le monde des adultes... (militaires, affairistes, pollution des mers, gangsters, dictateurs, etc.).</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Il est plein d'espoir. Il croit en la civilisation (héhé). C'est un sujet sur lequel on n'a fait aucun progrès. Enfin, je trouve. D'ailleurs, je suis
    contre le maïs transgénique.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Pourra-t-on lire un jour les nombreux inédits de Norbert et Kari, publiés dans Pilote ?</font></font> <font color=
    "#0000FF"><br></font><font size="2" face="Comic Sans MS" color="#0000FF">En effet, j'avais contacté le site BDOubliees qui fait un travail formidable pour le patrimoine de la BD pour suggérer une
    édition limitée de ces inédits mais il m'a été répondu que vous souhaitiez l'éditer vous-même via votre site (et probablement sous format électronique plutôt que papier). Qu'en est-il
    ?</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : On vous a bien renseigné. Tôt ou tard, en effet, je voudrais bien pouvoir me consacrer à cette réédition.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Et à quelques travaux du même tonneau.</font><br>
    <br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">3. <u>Martin Milan</u></font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Vous créez la série Martin Milan dans le journal Tintin en 1968 ? Quelle est l’idée de départ de ce formidable personnage
    ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : L'idée de départ de ce personnage est justement l'idée de départ. C'est un personnage qui a une idée de départ, et c'est devenu mon idée de départ. Je ne
    sais pas si je me fais bien comprendre... (Il passe son temps à partir).</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Comment la série a-t-elle été perçue à l’époque de sa sortie ? Car il faut bien dire que le personnage, les histoires, la
    tonalité,&nbsp; le graphisme, les différents niveaux de lectures, sont assez complexes, voire décalés, pour un lectorat ciblé jeune (Je me souviens de courriers très hostiles de lecteurs qui ne
    comprenaient rien à la série Rork d’Andréas par exemple...).</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Au début, c'était un personnage humo assez classique. Et puis, il a pris de l'épaisseur sans me demander mon avis.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">En fait, très naturellement à cette époque, j'ai été tenté de développer des idées un peu plus pertinentes, incarnées. C'est une pente dangereuse. Je me
    souviens de l'éditeur, enfin du fils de l'éditeur, qui m'avait invité à déjeuner pour me donner des conseils, et qui ne comprenait pas du tout pourquoi je le faisais évoluer dans ce sens. Qui me
    disait « Mais il était parfait au début !».</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Il avait en partie raison. Le public du Journal de Tintin n'était plus tout à fait le sien, du coup.&nbsp; Il n'empêche que s'il avait en partie raison, il
    avait en partie tort également. Sinon vous ne m'en parleriez pas aujourd'hui.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Martin Milan, comme Norbert, fuit la civilisation... Il est un peu écolo : il n'aime pas les chasseurs, les militaires, les
    matraques, les dictateurs... Les seuls êtres humains qui trouvent vraiment grâce à leurs yeux (à Martin Milan et Norbert) sont les enfants avec leur innocence... C'est également votre point de
    vue ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Je me sens en phase avec les enfants, en effet. Ils sont transparents. Ça ne veut pas dire qu'ils soient innocents. La transparence est un état qui se
    perd assez vite, en grandissant. Ensuite, vous êtes condamné à vivre avec des énigmes sur pattes. Ecoutez un homme politique. Il pourra parler des heures sans que vous sachiez jamais ce qu'il
    pense « vraiment ». D'ailleurs tout son discours est destiné à vous empêcher de le savoir. Je n'ai jamais rencontré un enfant qui cherche à me convaincre de voter pour lui. Par contre, je
    reconnais que les hommes politiques ont ceci en commun avec l'enfance qu'ils passent leur temps à répéter : « ce n'est pas moi, c'est lui !».</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Est-ce que j'ai épuisé le sujet ?</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Martin Milan manie l'humour noir ; il a une vision assez –très ?- pessimiste de l'Homme... Vous avez été envoyé en Algérie en tant
    qu'appelé durant la Guerre d'Algérie... Si vous aviez encore des illusions sur l'Homme, vous les avez perdues à ce moment-là ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Joker.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Dans certains albums, une certaine spiritualité affleure, l'existence d'un au-delà ("L'ange et le surdoué", la peur d'un vieil
    homme devant la mort dans "Mille ans pour une agonie", etc.)... Y croyez-vous ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Je pense que l'homme n'a pas les moyens de comprendre l'essence des choses. Pour ça, il se sert des mathématiques.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Il trouve le boson.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Ce qui n'avance à rien, sur le plan de la compréhension.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">La plupart des hommes sur cette Terre ne savent pas lacer convenablement leurs chaussures, quand ils en ont. C'est dire...</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">A-t-il toujours eu un ange gardien à ses côtés (cf. "L'ange et le surdoué") ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Je le souhaite.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Après avoir été éditée chez Le Lombard, Le Vaisseau d'Argent, Dargaud, la série Martin Milan n'est plus éditée actuellement...
    Certains tomes sont assez difficiles à trouver aujourd’hui sur le marché. De même, les histoires courtes sont aujourd’hui introuvables. Une intégrale serait-elle envisageable comme pour Le
    Vagabond des Limbes par exemple ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Le système du monde de l'édition dans lequel nous sommes actuellement plongés consiste à prendre les dessinateurs comme des Kleenex, dans lesquels on se
    mouche, et à les jeter dans le caniveau illico sous le prétexte que la boîte (de mouchoirs en papier) est encore pleine. D'où votre question... La BD est un produit de grande consommation. Les
    libraires ne savent plus où caser les nouveautés au rythme où elles leur arrivent sur les pieds.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Une intégrale pourrait être envisagée en effet. Attention les pieds.</font><br>
    <br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">4. <u>Avec Ribera</u></font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Julio Ribera est votre dessinateur fétiche ; vous avez fait le plus grand nombre d'albums avec lui je crois (Le Vagabond des
    Limbes, Le Grand Manque, Le Grand Scandale, Chroniques de la Vallée des Ghlomes, Le Fils de l'Orfèvre, etc...). Pouvez-vous nous en parler ? Comment l'avez-vous rencontré ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : A Pilote, à l'époque du Pilote-Actualités.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Julio Ribera m’a annoncé lors d’un festival de BD que Dargaud ne désirait pas éditer la suite du Vagabond des
    Limbes...</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Exact.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">...alors que vous aviez déjà tous deux mis en chantier la production du prochain album.</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Exact. Nous en sommes à la planche 25, peut-être même au-delà.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Où en sont vos relations à ce sujet avec Dargaud ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Ils ont trente-et-un albums du Vagabond. Ils considèrent sans doute que publier le trente-deuxième consisterait à sombrer dans la monomanie
    totale.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Julio Ribera évoquait une possible reprise de la série par un autre éditeur, et avait même parlé de Bamboo avec qui il a lui-même
    de très bonnes relations…</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Moi aussi j’ai de très bonnes relations avec Bamboo (Les Postiers).</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Dans l’hypothèse (espérée) où la publication du Vagabond des Limbes reprendrait prochainement, comment en voyez-vous l’avenir
    ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Si je voyais l'avenir je ferais payer mes services très cher.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Vous êtes-vous fixé un nombre de tomes maximal ? Avez-vous une fin définitive en tête ? À l’origine de la série, aviez-vous prévu
    une fin (la quête initiale de Chimeer le laisserait supposer…) ? Si oui qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Lorsque nous avons commencé à travailler sur le Vagabond des Limbes, Julio et moi, il n'était pas anormal d'imaginer une série qui puisse se poursuivre
    jusqu'à la fin des temps. C'est-à-dire tant que les lecteurs se trouveraient au rendez-vous. Toutes les séries étaient conçues de cette manière, à l'époque. Aujourd'hui, cela paraît insensé.
    Entre-temps, les libraires (encore eux !) sont devenus tellement sollicités qu'ils ne trouvent plus la place de réapprovisionner leurs bacs sur les séries longues. Exit les séries longues. Que
    des séries courtes. Désormais, quand on envisage un projet, il faut s'attendre à ce que l'éditeur, avant même d'avoir lu les trois premières lignes, vous dise : « En combien d'albums ? Un
    album(s) ? Comment ça, deux ? Vous avez dit trois ? Espèce de malpoli ! ». Non, non, je n'exagère pas.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Le Vagabond des Limbes est au carrefour de plusieurs genres : la SF, l’aventure et l’humour, le tout saupoudré de poésie et
    d’amour. Vous y abordez toutes sortes de thèmes, des plus graves aux plus futiles, en passant par la philosophie ou la satire du monde moderne. De fait la série peut passer pour décousue,
    inégale, voire fourre-tout. N’est-elle pas au contraire votre série ultime, celle où vous pouvez tout vous permettre ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Le Vagabond est une série que j'ai eu la chance de développer longuement. J'en suis vraiment très heureux. Je me suis beaucoup amusé. Julio, moins
    !</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Pour finir, une question me taraude depuis toujours… : qui préférer, Musky ou Muskie ?!</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Un lecteur, un jour, lors d'une séance de dédicaces, m'a demandé des nouvelles de Mouscaille. Je préfère ne pas répondre à cette question.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Dans l’éventualité d’un changement d’éditeur pour le Vagabond des Limbes, Julio Ribera m’a confié également qu’il espérait trouver
    une solution pour relancer et terminer la série interrompue (chez Dargaud) Le Grand Scandale ? Est-ce envisageable ? D’actualité ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Non. Mais cela peut l'être demain. C'est le propre de l'actualité, ça change tous les jours. C'est même un peu fatigant.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Dans votre excellente série Le Grand Scandale dont le héros est un dessinateur de comic-strips, de nombreux personnages (parfois
    peu recommandables) sont affublés de noms d’auteurs et d’éditors américains de comics. Comment avez-vous choisi ses homonymies ? Ces clins d’œil avaient-ils un sens particulier
    ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Non, aucun sous-entendu caché là-dessous. Autant que je me souvienne (?).</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Dans cette même série le dessinateur de BD, Al Jackson, fait éclater au travers son art (la BD donc) un scandale énorme, dénonçant
    un complot raciste visant à éradiquer les Noirs... Est-ce finalement votre propre démarche (dénoncer les scandales) dans votre série Oki par exemple ? Quelle influence peut avoir la BD
    ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : J'ai toujours été effaré par l'influence qu'on peut avoir sur un lecteur, quand il se trouve qu'on s'exprime sur un sujet dans lequel il retrouve ses
    propres préoccupations. C'est le tribut à payer, si on veut s'exprimer sur autre chose que des histoires de types qui se collent au plafond...</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">J'ai toujours pensé que la BD n'était pas l'endroit pour faire entendre une voix, pour faire œuvre de sincérité ou d'indignation. Qu'il y a des lieux idoines
    pour ça, qu'on ne fait pas n'importe quoi n'importe où, sous peine de recevoir une contravention pour avoir laissé traîner ses petites crottes intellectuelles sur la voie publique.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Mais, des fois, ça vous échappe.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Maintenant, pour ce qui est de dénoncer des scandales, autant dénoncer ça qu'autre chose.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Du coup, vous ne craignez pas des représailles comme ce pauvre Al Jackson ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Maintenant que vous m'y faites penser, je commence à comprendre...</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Toujours à propos de Julio Ribera, il a sorti une autobiographie en trois tomes chez Bamboo. L’expérience vous tenterait-elle
    vous-même ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Julio n'acceptera jamais de faire ma biographie, hélas. Dommage.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Avec Julio Ribera l’ami de toujours, en-dehors d’un éventuel 32ème tome du Vagabond des Limbes, avez-vous d’autres projets en cours
    ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Oui. J'ai par exemple proposé un projet chez un éditeur (que nous appellerons Machin), à partir d'un point de départ qui me paraissait in-con-tour-na-ble,
    sur lequel j'avais très longuement travaillé, au point d'écrire le roman (200 pages) de la série qui était encore à venir. C'est dire si j'étais inspiré. J'aurais pu en écrire le double, mais je
    me suis retenu, par correction. Le directeur de collection a mis un an pour le lire. Ce n'est pas un exemple à suivre pour un auteur, et si l'un d'eux me lit, voici le conseil que je lui donne :
    ne pas dépasser une moitié de page. C'est déjà long, et à la fin de la dernière ligne, vous prenez le risque qu'on ait oublié la première. (Refusé, le projet. Bien fait). Et puis, si on met un an
    pour lire votre moitié de page, au moins, vous n'aurez pas l'air d'un con.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Le Grand Manque est une série d’anticipation tout à fait originale. Elle se termine en deux tomes, mais on sent que dans le second
    tome la narration s’accélère jusqu’à la conclusion. Aviez-vous prévu une série plus longue au départ ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Oui, j'avais prévu un troisième tome.</font><br>
    &nbsp;<br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Dans le tome "L’Alchimiste Suprême" de la série Le Vagabond des Limbes, vous mettez en scène ni plus ni moins que le Créateur
    lui-même, et d’une bien originale façon… Alors pour vous, Dieu est-il mort ? Ou en vacances prolongées ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Il ne me tient pas au courant de ses déplacements. Et, sur ce chapitre (les déplacements), il a de quoi faire, la place ne manque pas. Dieu n'est pas un
    sujet de préoccupations personnelles. On m'a raconté qu'il avait des élus, et que les autres pouvaient aller se faire cuire. Vous savez où. Ce qui me préoccupe, c'est que, s'il n'existe pas, je
    me demande qui va se dévouer pour m'annoncer la mauvaise nouvelle, après.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Vous avez réalisé avec Ribera le premier tome de Je suis un monstre, chez Glénat... 2 enfants décalés qui ont des pouvoirs (de
    télépathie et de télékinésie) sont plus ou moins abandonnés, dans le contexte de l'occupation allemande en France durant la 2ème guerre mondiale ; on y cache et aide des clandestins à passer la
    frontière via des catacombes sous la montagne. Dans ce décor et entourés de personnages intrigants (l'oncle qui est très inquiétant, son serviteur agressif, et une sorte de grand benêt), nos deux
    enfants semblent soudainement s'enfoncer littéralement en enfer... fin du premier tome ! Quid de la suite ?!</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Il faut vous faire une raison, vous aussi. La bande dessinée, comme le reste, est tributaire de la société dans laquelle on baigne et qui s'appelle le
    libéralisme, ou, si vous préférez, les dures lois du marché. Un album de bande dessinée, qui, soit dit entre nous, demande souvent un an de travail, une fois réalisé, doit, tout comme une
    vulgaire boîte de raviolis ou une escalope de veau élevé en batterie, trouver des acheteurs. Si les acheteurs ne sont pas au rendez-vous, c'est comme dans le paragraphe précédent, vous&nbsp; ne
    faites pas partie des zélus. Et vous pouvez accrocher vos instruments de travail dans le placard, avec les balayettes. Les lecteurs viennent souvent trouver les auteurs en séances de dédicaces
    pour leur dire « Qu'est-ce que vous foutez, espèce de feignasse, et la suite, bordel ? j'attends, moi ! ». Sans se rendre compte qu'ils sont responsables, collectivement.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Je reconnais que la plupart du temps leur langage est plus fleuri. Mais bon, c'est la ligne générale.</font><br>
    <br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">5. <u>Avec Clavé<br></u></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Avec Florenci Clavé - grand dessinateur espagnol qui a travaillé également avec Guy Vidal - vous avez réalisé 6 ou 7 albums, à
    commencer par : La bande à Bonnot chez Glénat. Pouvez-vous nous parler de cette collaboration ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Cela a été une collaboration idyllique. Clavé était un dessinateur d'une habileté exceptionnelle, et son style approchait, selon moi, de la perfection.
    Aucun descriptif ne semblait le rebuter et il respectait absolument le travail de son coéquipier. En plus, c'était un homme délicieux, modeste, que je respectais beaucoup et qui est parti
    beaucoup trop tôt.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Je le regrette énormément. Quand il venait à l'atelier, on tombait dans les bras l'un de l'autre. Il n'y a pas de justice.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">En plus, je n'ai même pas eu le temps de lui emprunter de l'argent.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Dans Les Dossiers de l'Archange chez Glénat toujours, il y a plusieurs niveaux de lecture : la réalité matérielle à laquelle se
    confronte le personnage, le livre qu'il lit et dans lequel les événements futurs de sa vie sont racontés (!), enfin l'histoire racontée au passé à travers les souvenirs qu'a notre "héros" (ou
    anti-héros ?) sur un lit d'hôpital et dans le coma... Tout cela n'étant peut-être même que son imagination... La narration est donc assez complexe et captivante... Il y a également une
    interrogation quelque peu "métaphysique" avec la présence de l'Archange, de l'auteur du livre dans lequel le destin du personnage est écrit...</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Va pour la métaphysique. Peut-être bien, finalement. J'ai souvent été interpellé, métaphysiquement parlant, par la prédestination. Ou plus exactement par
    la difficulté qu'il y a pour chacun de nous à échapper à son destin. Je ne crois pas avoir fait une découverte étincelante en prenant en compte combien il était difficile de faire, par exemple,
    un score intéressant au cent mètres, quand on a un pied bot. Ou un bec de lièvre pour un homme politique qui veut convaincre son auditoire de l'élire au poste de la magistrature suprême. Il est
    vrai qu'il est plus facile de se faire élire président de la république quand un a un pied bot. Ou deux. Suivez mon regard…</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">D'où l'importance des gènes, que l'on appelle plus communément « prédestination ». Et tout ça...</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Après le décès de Clavé, votre série commune Le Bras du Démon n’a pas connu de fin. N’avez-vous jamais songé à vous associer à un
    autre dessinateur pour terminer la série ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;CG : De nombreux lecteurs m'y ont poussé. Ça m'aurait intéressé. Il faudrait qu'un éditeur ait la même idée.</font><br>
    <br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">6. <u>Autres séries</u><br></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Chronologiquement, je ne sais pas où se situent : Les Missions de l'agent E-1000 et Le Narcisse d'argent que vous réalisez en tant
    qu'auteur complet chez Glénat.</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Le Narcisse d'argent est la première, toute première histoire longue que j'ai faite à mes tout débuts. Glénat l'a reprise pour en faire, plus tard, un
    must. Une curiosité. Une bizarrerie. Les Mission de l'Agent É-1000 ont été réalisées au début de Pilote.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Dans La Jungle en folie, comme dans Pogo de Walt Kelly (y’a-t-il une influence de cette célèbre bande dessinée antérieure à la
    vôtre ??),</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Non.</font><br>
    &nbsp;<font size="2" face="Comic Sans MS" color="#0000FF">Il s'agit d'un univers animalier - anthropomorphique - très satirique (dans "Le monstre du Loque-Néness" par exemple, vous stigmatisez
    les promoteurs immobilier sans scrupules, la corruption, etc. ; dans "Le fantôme du Bengali", vous décrivez le système économique spéculatif ; etc...). Avec un tigre végétarien, un crocodile
    poète, ... A la même époque (dans les années 70), il y avait également la série Rififi dans le journal de Tintin qui ressemblait un peu à ça... J'aime beaucoup ces séries ; c'est très mignon,
    frais, et intelligent. Pouvez-vous nous parler de la création de La Jungle en folie ?</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Impossible.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Mic Delinx, qui était avec moi le co-auteur de la série, nous a quittés.</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Je suis actuellement en procès avec les ayants droit Houdelinckx, ses filles, pour avoir continué seul la série, comme mon contrat m'y autorisait, et elles
    m'accusent de « contrefaçon ».</font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">Quelles que soient mes déclarations, du genre&nbsp; « j'ai beaucoup aimé travailler avec Mic Delinx », elles risquent de se retourner contre moi.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">A propos de héros, dans votre album avec Derib aux dessins : L'homme qui croyait à la Californie chez Le Lombard (histoires parues
    dans Tintin), vous faites un éloge de vrais héros (de l'Ouest) tels que John Colter dans votre préface : "De la race des héros" (pour les bédéphiles avertis, je signale au passage que l'exploit
    de John Colter que vous racontez dans la préface est raconté également en BD dans le 3ème ou 4ème épisode du Petit Format : La Route de l'Ouest ! Cela a peut-être été raconté encore ailleurs en
    BD également ?), des hommes courageux, forts, déterminés, rêvant d'espace et d'aventures...</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : ...Et qui, malgré leur force et leur détermination, finissent par comprendre que, pour naviguer contre le vent, il vaut mieux faire un détour, et passer
    un coup de téléphone à sa femme pour annoncer qu'on rentrera en retard.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Dans ces histoires courtes liées aux hommes de la conquête de l'Ouest, vous avez servi l'univers de Derib (westerns) mais en y
    apportant votre propre émotion. Comment est née cette idée de collaboration entre vous deux ?</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Très simplement. Derib est un homme simple et direct. Moi aussi. On a dû se dire un truc du genre : « on essaie ?... On essaie !».</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;<font color="#0000FF">Comment L'Homme qui croyait à la Californie a-t-elle été accueillie par les lecteurs du journal ? Il y avait aussi les fameux
    référendums du journal...</font></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">CG : Bien. On me parle souvent de cet album.<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <em>(L'interview étant trop longue pour tenir en un seul article, vous pouvez lire la suite dans l'article 208...)</em></font><br>
    <font size="2" face="Comic Sans MS">&nbsp;</font>
  </div>

  
]]></description>
        <pubDate>Fri, 17 Aug 2007 09:33:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">baacabe9c3e18575fd489ce1f182e4d1</guid>
                <category>Pop Culture : Comics Story</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-11837434-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[205. Christian Godard]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-11698771.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <p>
      <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">&nbsp;<b>Christian Godard</b> et moi ça remonte à quelques années déjà… Imaginez un temps où lorsque vous arriviez à votre vingtième
      anniversaire se profilait la douce perspective du service militaire obligatoire… vous voyez que je ne mentais pas, ça remonte à loin, aujourd’hui on a presque oublié que ça a pu
      exister.<br></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30//205-christian-godard-photo2.jpg" alt="Christian Godard" title="Christian Godard"
      class=" CtreTexte" style=" border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="292" height="334"><br>
      En 1995 donc, après avoir passé un mois délicieux de classes à Toul (dont le vin local, le gris de Toul était franchement imbuvable à l’époque), où j’ai appris avec bonheur à marcher au pas
      tout en balançant les bras comme mes petits copains, où j’ai appris à chanter d’une voix grave et hachée des chants de gros durs, où j’ai appris à briquer comme si ma vie en dépendait l’arrière
      de radiateurs où viennent toujours se loger quelques maudits moutons de poussière, où j’ai pu mettre à contribution mon amour de la géométrie dans la confection de lits au carré parfaits, où
      j’ai été obligé de me raser chaque matin avec application alors que j’étais déjà persuadé à l’époque que ça ne servait à rien puisque ça repoussait dès le lendemain, où j’ai appris qu’il y a
      peu de choses au monde plus bêtes et pathétiques qu’une horde de jeunes hommes au sein d’un régiment de militaires appelés (si ce n’est peut-être les sergents instructeurs), bref où je me suis
      vraiment éclaté comme un petit fou comme vous l’aurez compris, après mes classes donc je me suis retrouvé pour 9 mois comme aviateur à la Base Aérienne 132 de Colmar-Meyenheim.<br>
      <br>
      Oui, « aviateur » c’est classe hein ? mais pas de méprise, c’est le nom qu’on donne aux appelés sur une base aérienne, mais pour autant, le plus près que j’ai pu m’approcher d’un Mirage 2000
      c’était pour déneiger la piste d’atterrissage en hiver…<br>
      J’ai donc passé 9 mois à me tourner les pouces, en rythme certes et avec toute la classe qu’apporte un bel uniforme de l’armée de l’air, mais ça n’en fait pas pour autant une activité des plus
      passionnantes.<br></span><span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;"><br>
      <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30//205-martin-milan2.gif" alt="Martin Milan, pilote d'avion-taxi et alter-ego de Godard... " title=
      "Martin Milan, pilote d'avion-taxi et alter-ego de Godard... " class=" CtreTexte" style=" border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="289" height="216"><br>
      Heureusement, la base était dotée d’une (petite) bibliothèque au sein de laquelle la partie réservée à la BD n’était pas si ridicule que cela (le premier qui dit que les militaires préfèrent
      les BD parce qu’il y a des images dedans est une mauvaise langue !).<br>
      <br>
      Heureusement bis, j’ai rencontré pendant ces 9 mois une personne qui à elle seule me permet de dire aujourd’hui que mon service militaire n’a pas été « que » inutile. Un certain <b>Lionel</b>,
      doux-dingue de génie. Nous avions au moins ce point commun : un grand intérêt pour la BD. Je lui ai fait découvrir mes comics préférés de l’époque (c’était la grande époque du <em>Spawn</em> de
      <b>Todd McFarlane</b>), et il a ouvert mon horizon bédéphilique (oui, j’invente des mots aussi parfois) vers des albums franco-belges dont je ne soupçonnais pas même l’existence.<br>
      Et à leur tête, une série qui est devenue une de mes références absolues en matière de BD : <em>Le Vagabond des Limbes</em> (pour ceux qui se demandaient quand j’allais arrêter de parler de
      moi, c’est à partir de maintenant). Je venais de découvrir le scénariste Christian Godard et son complice dessinateur <b>Julio Ribera</b>.<br>
      <br>
      <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30//205-vagabond1.jpg" alt="Le tome 1 du Vagabond des Limbes : le début d'une longue histoire... d'amour !" title=
      "Le tome 1 du Vagabond des Limbes : le début d'une longue histoire... d'amour !" class=" CtreTexte" style=" border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="300" height="400"><br>
      Le coup de foudre a été brutal, et chose rare, durable. <em>Le Vagabond des Limbes</em> est à mes yeux ce qui se fait de mieux si l’on recherche une BD qui allie science-fiction, aventures,
      humour, poésie, satire de la société et originalité loufoque. Évidemment j’ai poussé la découverte de ces deux auteurs plus avant, et depuis j’essaie de lire tout ce qu’ils ont produit,
      ensemble ou séparément (© &amp; ® <b>Céline Géraud</b>).<br>
      <br>
      Dans le métier depuis quelques dizaines d’années déjà, Godard a débuté dans la foisonnante presse BD des années 50-60. C’est ainsi qu’il a collaboré sous son nom ou sous le pseudonyme
      <b>Ème</b> aux magazines <em>Pierrot</em>, <em>Vaillant</em>, <em>Biribu</em>, <em>L’Intrépide</em>, <em>Pilote</em>, <em>Le Journal de Tintin</em> ou encore <em>Pif Gadget</em>.<br>
      <br>
      Pour les nostalgiques, les grands anciens qui liraient ceci, ou les amateurs de franco-belge de l’époque, je vous cite quelques titres de séries qui devraient éveiller pour certains des
      souvenirs émus de jeunesse… : <em>Gilles Bagout</em>, <em>Le Narcisse d’Argent</em>, <em>Tim et Anthime</em>, <em>Pipsi</em>, <em>Norbert et Kari</em>, <em>Jacquot le Mousse</em> et j’en
      passe.<br>
      En 1967 il démarre dans les pages du <em>Journal de Tintin</em> sa série principale en tant que scénariste et dessinateur, l’excellente série d’aventures teintée d’humour, <em>Martin Milan</em>
      dont le héros est un pilote d'avion-taxi. C’est en 1974 qu’il lance avec son complice Julio Ribera aux dessins leur série phare, <em>Le Vagabond des Limbes</em> qui perdurera durant 31 albums
      jusqu’aux années 2000. S’en suivent des séries comme <em>Les Chroniques du Temps de la Vallée des Ghlomes</em> et <em>Le Grand Manque</em> toujours avec Julio Ribera. Il écrit parallèlement les
      scénarios des séries humoristiques <em>La Jungle en Folie</em> (avec <b>Mic Delinx</b>) ou encore <em>Toupet</em> (avec <b>Blesteau</b>) et participe même à la collection l’<em>Histoire de
      France en BD</em> pour <b>Larousse</b>.<br></span><span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;"><br>
      <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30//205-oki2.jpg" alt="Les aventures d'une jeune japonaise jeune fille au pair en France : Oki" title=
      "Les aventures d'une jeune japonaise jeune fille au pair en France : Oki" class=" CtreTexte" style=" border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="250" height="357"><br>
      Touche-à-tout et plein d’enthousiasme, Godard se lance avec son ami Ribera dans l’édition, ils fondent ensemble les <b>Éditions du Vaisseau d’Argent</b> en 1988. Malheureusement la conjoncture
      n’est pas bonne dans l’univers de la bande-dessinée à cette époque et les auteurs-éditeurs sont contraints de mettre la clé sous la porte en 1991.<br>
      Christian Godard enchaîne avec <em>Le Bras du Démon</em> (avec <b>Clavé</b>), <em>Le Grand Scandale</em> (avec Ribera), passe un moment sur <em>Achille Talon</em>, avant de démarrer des séries
      à l’intrigue plus policière comme <em>Oki, souvenirs d’une jeune fille au pair</em> (avec <b>Juszezak</b>), le <em>Cybertueur</em> (avec <b>Plumail</b>), ou <em>Une Folie très Ordinaire</em>
      (avec un collectif de dessinateurs).<br>
      <br>
      Récemment il a repris scénarios et dessins des <em>Nouvelles Aventures de la Jungle en Folie</em>, et le scénario de séries d’humour comme <em>Les Baby-Sitters</em> ou <em>Le Guide du Mariage
      en BD</em>. En 2007 c’est avec Claude Plumail qu’il démarre la série historico-policière <em>Dédales</em> qui nous conte les aventures contemporaines d’un jeune homme enquêtant sur le romancier
      <b>Maurice Leblanc</b> (le créateur d’Arsène Lupin).<br>
      <br>
      <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30//205-folie-ordinaire.jpg" alt="Une Folie très Ordinaire, Godard explore l'univers des tueurs en séries américains..." title=
      "Une Folie très Ordinaire, Godard explore l'univers des tueurs en séries américains..." class=" CtreTexte" style=" border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="250" height="338"><br>
      Au jour d’aujourd’hui, Christian Godard continue encore et toujours discrètement mais sûrement à produire des BD touchant divers genres, du fantastique à l’humour en passant par le policier, la
      science-fiction ou l’histoire, et il ne se passe pas une année sans un ou deux de ses albums. Sa série culte <em>le Vagabond des Limbes</em>, qui vient d’être rééditée en intégrale chez
      <b>Dargaud</b>, peine cependant à trouver un nouvel éditeur pour son 32ème tome (Dargaud la considérant insuffisamment… rentable, dixit Ribera lui-même).<br>
      <br>
      <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30//205-vagabond11.jpg" alt="Le tome 11 du vagabond des Limbes : finesse du scénario et virtuosité du trait... ou est-ce l'inverse ?" title=
      "Le tome 11 du vagabond des Limbes : finesse du scénario et virtuosité du trait... ou est-ce l'inverse ?" class=" CtreTexte" style=" border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="300"
      height="400"><br>
      Christian Godard est sans conteste mon auteur de BD franco-belge favori. De par sa diversité, son originalité, l’humour et l’humanité qu’il met dans ses histoires, il est à mes yeux un auteur
      de tout premier ordre, dont la valeur n’égale que la discrétion. C’est pourquoi, quand mon estimable ami <a href="http://www.20six.fr/spookyland">Spooky</a>, rédacteur-en-chef du fanzine
      <a href="http://spookyland.free.fr/FANZINE/as30.pdf">Ansible</a>, blogueur à ses heures et modérateur du site <a href="http://www.bdtheque.com">BDTheque.com</a> dédié au 9ème art, m’a annoncé
      qu’il avait décroché une interview de Godard, j’ai sauté au plafond de joie ! Et lorsque dans son incommensurable gentillesse il m’a proposé de participer avec d’autres à l’élaboration des
      questions de la dite interview, j’étais tout simplement aux anges. D’ailleurs je loue depuis lors Saint Spooky comme le vénérable patron des amoureux de la BD à papa qu’il est, le saint père de
      la gentillesse faite homme et le modèle inégalé à ce jour du port de bouc avec classe et sobriété. S’il n’était déjà marié je m’offrirais à son corps d’albâtre en signe de reconnaissance. Bref,
      je le remercie.<br>
      D’autant plus d’ailleurs que j’ai son autorisation de publier l’interview ici même dans mon blog !<br>
      <br>
      Donc je termine ce petit article sur Christian Godard avec une preview : bientôt l’interview en ligne dans mes pages (et sur d’autres sites que je mettrai bien évidemment en lien) ! À
      suivre…</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;"><a href="http://www.godard-christian.com/index_fr.htm"><img src=
      "http://idata.over-blog.com/0/18/86/30//205-christian-godard-sign2.gif" alt="Souvenez-vous de cette signature..." title="Souvenez-vous de cette signature..." class=" CtreTexte" style=
      " border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="259" height="123"></a><br></span>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 07 Aug 2007 15:49:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">938f63563cc59a5ccb1b82e912796519</guid>
                <category>Pop Culture : Comics Story</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-11698771-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[199. Quartier Lointain]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-10417666.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-family:"><span style="font-size: 12pt; font-family:"><span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Le voilà.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-family: Comic Sans MS;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family:"><span style="font-size: 12pt; font-family:"><span style=
    "font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Je l’attendais depuis longtemps et c’est lui : le manga qui s’impose à moi comme l’une des plus belles bandes dessinées que j’aie pu lire. Ce n’est
    pas le premier manga que je lis mais presque, mais c’est le premier à me faire un tel effet. Il entre par la grande porte au sein des œuvres cultes, des bouquins qui ont su me marquer de façon
    indélébile.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt">
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-family: Comic Sans MS;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family:"><span style="font-size: 12pt; font-family:"><span style=
    "font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Le postulat de départ est très excitant … ne vous êtes vous jamais posé la question de ce que vous feriez si vous pouviez revenir en arrière ? Ce
    que vous changeriez dans votre vie si vous aviez l’occasion de revivre des périodes-clés, ces moments où certains choix déterminent l’itinéraire d’une vie et où s’estompent comme des rêves les
    réalités qui auraient pu être, les chemins différents qui resteront à jamais de l’ordre du conditionnel passé ?</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-family: Comic Sans MS;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family:"><span style="font-size: 12pt; font-family:"><span style=
    "font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;"><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Jiro Taniguchi</b> nous prouve ici à quel point la réponse
    classique « moi je ne changerais rien » n’est pas si évidente que ça.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-family: Comic Sans MS;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family:"><span style="font-size: 12pt; font-family:"><span style=
    "font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Voilà très exactement le genre de sujet qui me fascine (cf. Non, rien de rien). Parce que tout en lisant l’histoire de <b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal">Hiroshi</b>, son retour à l’adolescence alors qu’il a gardé tous ses souvenirs d’homme mûr, on se pose des questions sur soi-même. Sur sa vie, sur ce qu’on regrette
    d’avoir fait. Sur ce qu’on regrette de n’avoir pas fait.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family:"><a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/86/30/199-quartier-lointain-planche.jpg" target="_blank"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/199-quartier-lointain-planche-a.jpg" alt="Cliquer pour agrandir" title="Cliquer pour agrandir" class=" CtreTexte" style=
    " border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="338" height="500"></a><br>
    <span style="font-size: 12pt; font-family:"><span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Taniguchi nous entraîne avec lui dans l’histoire intimiste d’un homme ordinaire. Ça peut
    paraître un brin rébarbatif dit comme ça… et pourtant c’est tout le contraire.<br></span></span></span><span style="font-family: Comic Sans MS;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family:"><span style="font-size: 12pt; font-family:"><span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Le récit est passionnant, parsemé de ces détails qui font d’une histoire une
    bonne histoire. Et, bien que situé dans le Japon des années 60 la majorité du temps, le récit a quelque chose d’universel, ce quelque chose qui fait qu’il touche tout le
    monde.</span></span></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family:"><span style="font-size: 12pt; font-family:"><span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">L’auteur prend le temps de poser son décor, ses personnages, il
    évite de se précipiter dans le déroulement de son intrigue et c’est tant mieux. Car au fil des pages on évolue en même temps que Hiroshi.<br></span></span></span><span><span style=
    "font-size: 12pt; font-family:"><span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">D’abord l’étonnement, le refus d’y croire.<br></span></span><span style=
    "font-size: 12pt; font-family:"><span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Ensuite vient l’expérimentation, on est heureux de voir le personnage profiter de son expérience
    d’adulte pour améliorer sa vie d’adolescent. On se prend à espérer le voir réaliser telle ou telle chose, on se dit « moi à sa place je ferais ça ! », on vit l’expérience
    pleinement.<br></span></span><span style="font-size: 12pt; font-family:"><span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Et enfin on se pose les questions de fond avec lui. A-t-il le
    droit d’influencer son passé, de prendre des chemins qu’il n’avait pas pris la première fois qu’il avait 14 ans ? Le peut-il seulement ?<br></span></span><span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Le suspense monte tandis que Hiroshi cherche à résoudre le mystère de son père…</span></span><br></span><span style=
    "font-family:"><br>
    <span style="font-size: 12pt; font-family:"><span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Bref, ce manga est captivant du début à la fin.<br></span></span></span><span><br>
    <span style="font-size: 12pt; font-family:"><span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">Côté dessin, Taniguchi sait faire jouer ses deux principales qualités : la simplicité et le
    réalisme de son trait tiennent un grand rôle dans le fait qu’on se plonge sans la moindre retenue dans son histoire.<br></span></span><span style="mso-spacerun: yes"><br>
    <span style="font-size: 12pt; font-family:"><span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;"><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span><em>Quartier lointain</em> est un de mes plus
    gros coups de cœur de ces dernières années, et je le range sans hésiter parmi les chefs d’œuvre du 9ème art.</span></span>&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family:"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/199-quartier-lointain-couv-t1.jpg" alt="Couverture du premier des deux tomes" title=
    "Couverture du premier des deux tomes" class=" CtreTexte" style=" border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="340" height="500"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-size: 10pt;">(ça se lit en deux tomes dans la collection <em>écritures</em> chez <b>Casterman</b>)</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 14 May 2007 20:52:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">23d40e8a706e56b57656a1a15feefab6</guid>
                <category>Pop Culture : Comics Story</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-10417666-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[185. Victor Lalouz : l'idole des jeunes]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-6406415.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    <span style=
    "FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Comic Sans MS&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">
    <span style="font-size: 10pt;">Mesdemoiselles, mesdames et messieurs, et surtout mesdemoiselles quand même, voici le retour d’un héros hors du commun, du séducteur de ces dames, du playboy au
    look ravageur, de l’homme à l’humour irrésistible et au charisme immense. L’amour est sa cour de jeu, le sexe est son domaine d’expertise, le charme est son art de vivre. Véritable aimant à
    femmes, malgré son endurance et son courage quasi sans limite, même lui a parfois du mal à donner satisfaction à toutes celles qui vendraient père et mère pour pouvoir caresser son corps poilu et
    son crâne dégarni. Ou pas.<br>
    <br></span><span style=
    "FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Comic Sans MS&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"><span style="font-size: 10pt;">L’homme
    à l’état pur, le mâle dominant dans toute sa splendeur, l’incarnation de la virilité, le bourreau des cœurs revient parmi nous pour le plus grand bonheur de la gente féminine et inspirant respect
    et envie à tous les hommes qu’il croise. Ou pas.<br>
    <br></span><span style=
    "FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Comic Sans MS&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"><span style="font-size: 10pt;">Lui,
    c’est <b style="mso-bidi-font-weight: normal">Victor Lalouz</b>, et son retour fracassant c’est dans <em style="mso-bidi-font-style: normal">Victor Lalouz T.2&nbsp;: l’idole des jeunes</em>,
    écrit et dessiné par <b style="mso-bidi-font-weight: normal">Diego Aranega</b>.<br></span><span style=
    "FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Comic Sans MS&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"><span style="font-size: 10pt;">Après
    avoir imposé son style dans le premier album (<em style="mso-bidi-font-style: normal">Victor Lalouz T.1&nbsp;: En route pour la gloire</em>), le gars Lalouz s’affirme. Son émission de radio
    sur&nbsp;<b style="mso-bidi-font-weight: normal">Smak FM</b> cartonne, son statut de star des ondes se conforte, sa horde de fans grandit et les femmes se pâment à ses pieds. Ou pas.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/185_victor_lalouz_2.jpg" alt="Victor Lalouz est la star de Smak FM !" title="Victor Lalouz est la star de Smak FM !" class=" CtreTexte" style=
    " border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="382" height="500"><br></span><span style=
    "FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Comic Sans MS&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"><span style="font-size: 10pt;">Il
    est temps à présent pour Victor de passer à la vitesse supérieure. Quitter sa mère. Trouver un appart. Vivre une histoire d’amour torride avec la standardiste&nbsp;… ou pas.<br>
    <br></span><span style=
    "FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Comic Sans MS&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"><span style="font-size: 10pt;">Dans
    ce deuxième tome des aventures rocambolesques de Victor Lalouz, on retrouve Victor et ses potes de la radio, Victor qui écume les agences immobilières, les séances de bras de fer mental de Victor
    avec son psy, les différentes techniques de séduction de Victor, la papa de Victor qui n’est pas tout à fait celui que l’on pourrait croire…<br>
    <br></span><span style=
    "FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Comic Sans MS&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"><span style="font-size: 10pt;">Toujours
    aussi drôle, ce deuxième tome confirme la réussite du premier album sorti l’an dernier.<br></span><span style=
    "FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Comic Sans MS&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"><span style="font-size: 10pt;">Victor
    Lalouz c’est bien, lisez-le.<br></span></span></span></span></span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify" align="justify"></p>
  <p>
    <span style="FONT-FAMILY: &quot;Comic Sans MS&quot;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 17 Apr 2007 00:16:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3df9202cf45d23e23f8c638862bceeda</guid>
                <category>Pop Culture : Comics Story</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-6406415-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[169. 50 ans et frais comme un gardon]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-5904468.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify"><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Comic Sans MS&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA"><font size="2">Bon j&rsquo;arrive un peu apr&egrave;s la bataille, mais c&rsquo;&eacute;tait juste un petit mot rapide pour dire que <strong>Gaston Lagaffe</strong>, l&rsquo;un des h&eacute;ros magnifiques de ma jeunesse, l&rsquo;un de ceux qui m&rsquo;a initi&eacute; non seulement &agrave; la BD mais aussi plus largement &agrave; l&rsquo;amour des bouquins, a f&ecirc;t&eacute; ses 50 ans d&rsquo;existence le 28 f&eacute;vrier dernier.<br /></font><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Comic Sans MS&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA"><font size="2">Eh oui, il est apparu pour la premi&egrave;re fois dans les pages de <em>Spirou # 985</em> dat&eacute; du 28 f&eacute;vrier 1957 (avis aux collectionneurs&hellip;).<br /><br /></font><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Comic Sans MS&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA"><font size="2">Et pour f&ecirc;ter &ccedil;a, le 28 f&eacute;vrier &agrave; Bruxelles, pas de parc-m&egrave;tre, le stationnement &eacute;tait gratuit dans toute la capitale belge. C&rsquo;est <strong>Longtarin</strong> qui a d&ucirc; manquer de s&rsquo;&eacute;touffer&nbsp;!<br /></font>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" align="justify"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Comic Sans MS&quot;"><font size="2"><br /><img alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/169_gaston_longtarin.jpg" class="CtreTexte" />&nbsp;
<p>&nbsp;</p>
</font></span></p>
</span></span></span></p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 06 Mar 2007 11:14:10 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">efc79e5ffe2350496da1d464f7bdd86c</guid>
                <category>Pop Culture : Comics Story</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-5904468-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
