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    <title><![CDATA[Moleskine et Moi]]></title>
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    <description>de la Pop Culture, un peu d'actualité, pastafarismes et autres petites choses... </description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Moleskine et Moi]]></title>
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    <pubDate>Fri, 10 Feb 2012 10:23:07 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 10 Feb 2012 10:23:07 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.moleskine-et-moi.com</copyright>            <category>Loisirs</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[317. Like a Man]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-317-like-a-man-98384540.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Parmi mes rares résolutions pour 2012, je me suis fixé comme objectif de parler un peu plus souvent de musique sur ce
    blog.<br>
    Puis je me suis demandé par quoi je pourrais bien commencer pour m’attaquer à cette ambitieuse idée. D’abord j’ai été tenté de me lancer en vous parlant de ceux qui sont dans mon panthéon
    d’artistes, ceux qui font partie intégrante de mon être tant je les adule. Ou alors des concerts récents que j’ai pu voir, parce qu’il n’y a quand même rien qui surpasse le live. Mais finalement
    je me suis dit que ce serait assez logique de parler des albums qui tournent en boucle en ce moment sur mon pc ou dans ma voiture. C’est ainsi que je m’en vais vous dire tout le bien que je pense
    de <em>Like A Man</em>, le tout nouvel album de <strong>Adam Cohen</strong>.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Moi qui considère son père, <strong>Leonard Cohen</strong>, comme l’artiste ultime, l’icône à jamais insurpassable, un dieu
    vivant de la musique et de la poésie, j’ignorais jusqu’il y a peu de temps que son fils, Adam Cohen, chantait lui aussi.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/317_like_a_man_adam_cohen1.jpg" alt=
    "317 like a man adam cohen1" title="Le talent et la classe sont de famille !" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="400" height="400"></span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">J’ai découvert, non sans une petite crainte (celle d’être déçu en comparaison de tout ce qu’a pu me faire ressentir son
    illustre père), son tout dernier album à l’occasion des fêtes de fin d’années. Et après une petite journée d’écoute, j’étais définitivement conquis par le bonhomme.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">D’un style un peu plus moderne que son père, Adam ne peut pour autant en aucune manière renier son héritage musical&nbsp;!
    Belles mélodies, importance du texte, utilisation des chœurs féminins, il y a même certains titres sur lesquels sa voix rappelle à s’en méprendre celle de son père 40 ans plus tôt. Cela m’a tout
    particulièrement frappé sur <em>What Other Guy</em> par exemple. <em>What Other Guy</em> qui est au passage très certainement le plus beau morceau de l’album, avec à ses talons la chanson
    <em>Like A Man</em> qui a donné son titre à l’album. D’ailleurs j’ai depuis cette découverte, lu l’une ou l’autre interview de Adam Cohen, et cela ne m’a pas du tout surpris d’y apprendre que ces
    deux titres justement avaient été qualifiés de «&nbsp;classiques instantanés&nbsp;» par le sage Leonard. Je vous assure qu’il ne s’agit pas là d’un jugement exagéré et partial dicté par la fierté
    paternelle, ces deux titres sont réellement deux petits bijoux. Beaux, sobres, qui accrochent l’oreille et l’esprit, bref parfaits.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Tout l’album du reste est très agréable à écouter. Au même titre que les deux chansons déjà citées, <em>Overrated</em>,
    <em>Stranger</em> et <em>Beautiful</em> sont elles aussi de celles qui vous chopent, et si on les laisse faire, vous trottent toute la journée dans la tête…</span><br>
    <br>
  </p>
  <div>
    <p style="text-align: center;">
      &nbsp;
    </p>
    <div style="text-align: center;">
      <div>
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        </object>
      </div>
    </div><br>
    <span class="title">&nbsp;</span>
  </div>
  <p>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pour autant qu’on ne peut nier la parenté entre la musique de Adam et de Leonard, le fiston s’en démarque toutefois sur
    certains points. Ces chansons ont un je ne sais quoi de plus optimiste qui transpire des paroles comme des airs, ses rythmiques et ses arrangements ont une base un peu plus moderne. Et si la voix
    ressemble dans ses intonations, Adam a un phrasé moins net que celui de Leonard (moi qui possède une oreille à la limite du handicap sévère dès que j’essaie de comprendre de l’anglais à l’oral,
    je saisis cependant tout ce que chante Leonard, ce qui n’est pas aussi évident avec Adam).</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je réalise que je parle de l’album de Adam Cohen en le comparant au travail de son père, ce qui n’est peut-être pas
    l’approche la plus judicieuse. Mais pour moi il est impossible de passer outre la filiation, je ne peux juste pas faire autrement. Et si cela peut paraître un tantinet injuste pour le fils de
    voir son travail ainsi ausculté à travers le prisme de celui qu’a livré son père avant lui, j’ai été rassuré et même confirmé dans mon inclinaison à la comparaison père / fils en entendant Adam
    Cohen en interview dans l’émission Taratata. Adam y avouait n’avoir quasiment rien écrit de «&nbsp;neuf&nbsp;» pour produire cet album. Il s’est contenté de regrouper des chansons qu’il avait
    abandonnées et laissées dans un coin tout au long de sa carrière. Certaines comme <em>Out of Bed</em> ont été écrites il y a déjà vingt ans. Et pourquoi les avait-ils abandonnées jusqu’à
    aujourd’hui&nbsp;? Tout simplement parce qu’elles étaient à son goût trop proches des chansons de son père, dans leur architecture, leurs thèmes ou leur poésie. Que jusqu’alors il avait cherché
    dans ses précédents albums à se démarquer de l’œuvre de Leonard Cohen, mais qu’à présent il a dépassé ce stade et s’affirme enfin comme il est réellement, y compris dans ses influences
    paternelles.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et après avoir entendu cet album, je me dis que finalement, dans le talent il doit y avoir une sacrée part d’hérédité. Adam
    Cohen en est une preuve vivante.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/317_like_a_man.jpg" alt="317 like a man" title="Like a Man, de Adam Cohen" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="602">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 10 Feb 2012 08:26:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a654a8e3ebeabb7e7eddbd2240f4e853</guid>
                <category>Pop Culture : Music on the Air</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-317-like-a-man-98384540-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[316. Sauf ma mère]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-316-sauf-ma-mere-98250903.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Avec <em>Sauf ma mère</em>, <strong>Serge Le Vaillant</strong>, producteur et animateur de radio qu’on peut entendre la nuit
    sur <strong>France Inter</strong> (dans son émission <em>Sous les étoiles exactement</em>), nous offre son premier roman. Parfois les premiers essais se révèlent être des coups de maître, et si
    je n’irais pas jusqu’à porter <em>Sauf ma mère</em> aux nues, il n’en reste pas moins un excellent bouquin, riche, drôle, très agréable à lire et au style enlevé.<br>
    <br>
    On suit les aventures de Jean-Louis, dit <strong>Jean-Louis le gorille</strong>, fils à <strong>la Guenon</strong>. La Guenon, vous l’aurez compris, c’est le mignon petit surnom de sa môman
    chérie. J’écris les aventures de Jean-Louis, mais le terme plus exact serait plutôt la déchéance de Jean-Louis…</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Jean-Louis Boulard donc, est routier. Était routier en réalité, puisqu’à 63 ans il est un tout récent retraité. C’est
    d’ailleurs au moment de la retraite que la <strong>Jocelyne</strong>, sa connasse de femme, a décidé de demander le divorce. Cette emmerdeuse l’a même viré de chez lui, si bien que le Jean-Louis
    a dû repartir habiter chez sa mère, la-dite Guenon donc. Et si la Guenon n’est plus une jeunette, elle continue à mener son monde à la baguette, bon pied bon œil. Jeune retraité, nouveau
    célibataire, Jean-Louis a tout son temps pour lui et va principalement l’utiliser pour picoler avec <strong>Olivier</strong>, un paumé de son âge avec qui il va forger une solide et virile amitié
    alcoolisée, mais aussi pour se consacrer dans son ancienne chambre d’adolescent à son train électrique, au visionnage de vieilles cassettes vidéo de famille et à l’écriture. L’écriture oui, car
    Jean-Louis va en profiter pour écrire son histoire, ses souvenirs, et plus particulièrement ses relations, pour la plupart conflictuelles, avec les femmes. Sa femme Jocelyne, enfin son ex, sa
    mère, mais aussi sa fille <strong>Paméla</strong>, sa voisine, sa belle-sœur <strong>Mireille</strong>, <strong>Stéphanie</strong> son ancienne maîtresse, <strong>Patricia</strong> qui tenait un
    relais routier qu’il fréquentait du temps qu’il roulait encore, et quelques autres par-ci par-là. Alors oui, Jean-Louis c’est pas un pro du dictionnaire et du bescherelle, il écrit un peu comme
    il pense, et il sait bien qu’il ne passera jamais dans les journals, mais il s’en fout, il écrit quand même sur toutes ces bonnes femmes. Et il vit bordel.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/316_sauf_ma_mere_doisneau.jpg" alt="316 sauf ma mere doisneau" title="Sauf ma mère, photographie de Robert Doisneau" class=
    " CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="562"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Décidément, il n’y a pas de personnages que j’apprécie plus que les losers qui sont pathétiques tout en parvenant à rester
    sympathiques. Et c’est clairement le cas de Jean-Louis. Il est bourré de défauts, c’est certain, c’est parfois aussi un sacré connard faut bien le dire, mais on ne peut pas ne pas se prendre
    d’affection pour lui malgré tout. Il a un regard simple et décalé, décomplexé et par moments hilarant sur la vie qui fait que certaines choses parfois réellement dramatiques se transforment dans
    sa bouche et sous sa plume en situations comiques. Et dans cette simplicité se bousculent à la fois gravité et légèreté sur un même plan d’égalité. Il peut être grossier et attendrissant dans la
    même phrase, et je trouve cette alchimie absolument géniale à lire. Parce que c’est divertissant, souvent très bien tourné, parce que ça a l’apparence de la légèreté tout ayant une vraie
    profondeur, parfois même témoigner d’une vraie tristesse mais sans aucun larmoiement ni apitoiement. D’ailleurs je me rends compte que je parle de la verve de Jean-Louis Boulard, mais c’est bien
    entendu celle de Serge Le Vaillant qui transpire de tout son talent d’auteur et de conteur.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je ne le fais pas souvent, mais j'ai bien envie de vous citer un passage où Jean-Louis tente le tout pour le tout avec
    Jocelyne, histoire que vous captiez bien l’ambiance de la chose…</span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify; padding-left: 30px;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">«&nbsp;Vraiment, elle avait été très sympathique jusqu’à ce que je déconne à nouveau. Faute de rassembler en moi suffisamment de
    courage ou d’inconscience pour la tuer. Faute de trouver dans mon cœur assez de veulerie pour me prosterner à ses genoux et l’implorer de ne point me quitter, je m’étais convaincu de lui mettre
    une pétée.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">J’étais résolu à la prendre debout, devant l’évier où elle stationne bien souvent. À la cosaque, comme un vrai viril qui porte
    le pantalon chez soi. J’avais espoir de lui remettre ainsi les idées en place, en lui foutant autant qu’elle pourrait en prendre, sans caresse ni préliminaires inutiles. Manière de lui rappeler
    qui était le patron. J’avais préparé mon coup, si je puis dire. L’opération commando devait se dérouler durant le petit déjeuner car je me réveille généralement avec une demi-molle. Un phénomène
    bien connu et que Victor Hugo, lui-même, à ce que j’ai entendu à la radio, nommait les matins triomphants.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Nous étions dans la cuisine. Le café gouttait. Jocelyne lavait quelques couverts sales de la veille. J’avais écrasé ma deuxième
    clope dans le cendrier en granit de Bénodet. J’y étais allé direct comme un seul homme. J’avais relevé sa combinaison avant de coller mon bide contre ses reins. Elle n’avait eu aucune réaction,
    pas même de surprise. Elle continuait de frotter une poêle. J’avais cherché à me concentrer en regardant ses miches, ses jambons, mais je les voyais mal. Et puis, mon regard était tombé sur ses
    putains de chaussons. Je n’ai jamais pu les blairer ces saloperies de savates rouge et or qu’elle traînait depuis des années. J’avais été incapable d’avoir la trique. Quant à lui demander de
    l’aide, comme d’habitude, je ne pouvais pas y compter.&nbsp;»</span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">C’est du même tonneau tout du long, et j’avoue que je me suis bidonné plus d’une fois comme un con, seul avec mon livre dans
    les mains.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">J’ai vraiment adoré lire la vie de Jean-Louis, aussi bien passée que présente, avec ce ton très franchouillard, très populo
    et ce style bien imagé que le titre du roman à lui seul laisse imaginer. Si j’ai trouvé la fin un peu abrupte elle est à l’image de l’histoire&nbsp;: à la fois dure et drôle. Pour moi il s’est
    agi d’un véritable coup de cœur, d’une vraie belle découverte que ce roman, et cet auteur là. Un peu le même effet que m’avait fait <strong>Laurent Chalumeau</strong> sur <a href=
    "http://www.moleskine-et-moi.com/article-277-le-siffleur-60797415.html"><em>Le Siffleur</em></a>. En tout cas je conseille vivement ce livre, <em>Sauf ma mère</em> vous fera passer un très bon
    moment. Et le second roman de Serge Le Vaillant, <em>Chez les grecs</em>,&nbsp; est d’ores-et-déjà sur ma pile de bouquins en attente de lecture. J’ai hâte.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/316_sauf_ma_mere.jpg" alt="316 sauf ma mere" title="Sauf ma mère, de Serge Le Vaillant" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="400" height="637">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 07 Feb 2012 08:46:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f10fdb0af41e1e088c85fd5789524f03</guid>
                <category>Lire ou écrire ?</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-316-sauf-ma-mere-98250903-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[315. La Fuite des Cerveaux *]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-315-la-fuite-des-cerveaux-98247881.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br>
    «&nbsp;Si François Hollande est élu, je vais vivre à Los Angeles.&nbsp;»<br>
    <br>
    Mickael Vendetta, recruteur d’électeurs pour le PS.</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">* j’ai longtemps hésité pour le titre de ce billet avec&nbsp;: <strong>Le Changement c’est Maintenant</strong> ou encore
    <strong>D’une Pierre deux Coups</strong>.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 03 Feb 2012 08:01:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1887e8d38432f63a9adaf79d5c2c4c9e</guid>
                <category>No Comment</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-315-la-fuite-des-cerveaux-98247881-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[314. Take Shelter]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-314-take-shelter-97528136.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">En ce début d’année 2012, est arrivé sur nos écrans <em>Take Shelter</em> de <strong>Jeff Nichols</strong>, un film
    indépendant américain qui a fait parler de lui lors de ses passages à Cannes et à Deauville (dont il a raflé le Grand Prix). Si les Nostradamus de tout poil aiment à prédire l’apocalypse pour
    cette année, et si les cataclysmes en tout genre font souvent recette au cinéma, <em>Take Shelter</em> aborde le sujet sans l’aborder. Car dans ce film il n’est pas tant question de la fin du
    monde en tant que telle, mais bien de la fin d’un monde, celui de <strong>Curtis LaForche</strong>.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/314_take_shelter_hannah_curtis_samantha.jpg" alt="314 take shelter hannah curtis samantha" title=
    "Un repas en famille, avant que tout ne dérape..." class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="255"><br>
    Curtis LaForche (<strong>Michael Shannon</strong>) est un honnête homme tout droit issu de la campagne américaine typique. Trentenaire, marié, père d’une enfant sourde, ouvrier dur à la tâche, il
    vit dans un petit pavillon modeste mais agréable, roule en pick-up un peu défraîchi et va à la messe en famille le dimanche. On peut le dire, Curtis est un type bien, simple et travailleur,
    responsable et plein de bonne volonté. Bien sûr il ne roule pas sur l’or mais il ne rechigne pas à la tâche pour parvenir à payer l’opération qui permettra peut-être à sa petite fille
    <strong>Hannah</strong> d’entendre. Mais sa vie va basculer. Curtis commence à faire des rêves traumatisants, des cauchemars horribles dans lesquels une énorme tempête s’abat sur sa ville, où les
    gens deviennent fous et s’en prennent à lui et à sa fille qu’il ne parvient pas à protéger. Et puis petit à petit, tout doucement, les mauvais présages commencent à lui venir aussi en pleine
    journée. Visions, hallucinations, coups de tonnerre en plein soleil, vols erratiques de nuées d’étourneaux, … Curtis perd peu à peu le contrôle. Pourtant il est quelqu’un de raisonnable, il va
    voir un médecin, puis consulte une psychologue car il soupçonne dans ses rêves éveillés des signes de maladie mentale. Il faut dire qu’il est en terrain connu, sa propre mère ayant été
    diagnostiquée schizophrène paranoïde alors qu’il n’avait que dix ans. Mais tout raisonnable qu’il est, les choses qu’il ressent sont d’une telle force qu’il ne peut s’empêcher de s’atteler à la
    rénovation et l’agrandissement du vieil abri anti-tempête qu’il a au fond de son jardin. Sa femme <strong>Samantha</strong> (<strong>Jessica Chastain</strong>) et son ami <strong>Dewart</strong>
    (<strong>Shea Whigham</strong>) sont de plus en plus inquiets pour sa santé, mais Curtis n’en démord pas malgré tout ce que cela va entraîner pour lui&nbsp;: il doit absolument préparer un refuge
    pour sa famille avant que cette fameuse tempête cataclysmique n’arrive.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/314_take_shelter_curtis_hannah.jpg" alt="314 take shelter curtis hannah" title="Curtis doit mettre son enfant à l'abri, vite."
    class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="255"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le thème de <em>Take Shelter</em> et son ambiance sont rudes. On assiste à une lente descente d’un homme dans l’enfer de sa
    paranoïa. Le réalisateur Jeff Nichols réussit le tour de force de nous plonger dans la psyché de son personnage, en particulier lors des passages relatant les cauchemars de Curtis. Ces scènes
    sont franchement oppressantes à regarder, et on se retrouve à leur terme dans le même état que le héros, suffocant de peur, à la recherche désespérée de son souffle et d’un retour à la normale.
    Tous les passages où Curtis voit ses craintes se réaliser sont glaçants d’effroi, et parfaitement maîtrisés par le metteur en scène. D’ailleurs l’auteur parvient à ce point à traduire en image la
    paranoïa grandissante de Curtis qu’on en vient nous-mêmes parfois à douter. On en vient parfois nous-mêmes à nous demander si par hasard ce n’était pas Curtis qui a raison, s’il n’était pas doué
    d’un don de prédiction, si quelque chose d’horrible ne va pas finir par s’abattre sur tout le monde. Et on sent si bien à la fois l’isolement du héros et sa peur qu’on se prend presque à espérer
    que c’est lui qui a raison. D’autant que son obsession à protéger sa famille n’a comme conséquence que d’éloigner ceux qu’il aime de lui. Et pour cause, Curtis se transforme, et devient par
    moment aussi inquiétant qu’inquiet.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/314_take_shelter_curtis.jpg" alt="314 take shelter curtis" title="Le ciel ne laisse présager rien de bon..." class="CtreTexte"
    style="border: 0px solid #000000; margin: 0px NaNpx;" width="600" height="255"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Si une grande part de la réussite de cette plongée dans la folie tient du talent du réalisateur, il faut également signaler
    les excellentes prestations des comédiens, Michael Shannon en tête. Je l’avais découvert il y a quelques années dans un film où il tenait déjà le rôle d’un personnage rongé par la folie et la
    paranoïa (faut dire qu’il a la tête de l’emploi aussi le garçon), <a href="http://www.moleskine-et-moi.com/article-5933199.html"><em>Bug</em> de <strong>William Friedkin</strong></a>. Mais là où
    <em>Bug</em> avait échoué selon moi, <em>Take Shelter</em> réussit&nbsp;: on est bel et bien dans la tête du héros et on ressent sa souffrance. Shannon ne surjoue pas, il est en équilibre parfait
    dans son rôle et est tellement crédible qu’il rend son personnage pourtant aride et introverti extrêmement touchant. Jessica Chastain (que j’ai découverte sur ce film, n’ayant pas encore vu le
    <em>Tree of Life</em> de <strong>Terrence Malick</strong> où elle tient un des rôles principaux) quant à elle hérite d’un rôle difficile également, qu’elle interprète avec beaucoup de justesse.
    La lente dérive de Curtis éveille en Samantha des sentiments très divers mais toujours profonds que l’actrice joue avec talent&nbsp;: la compassion, l’amour, l’inquiétude, la peur, le désespoir,
    la colère, la résignation... On sent chez cette comédienne une mine de talent brut. Et puis elle est jolie avec ça, avouez que ça ne gâche rien.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/314_take_shelter_curtis_samantha.jpg" alt="314 take shelter curtis samantha" title=
    "Curtis est présent pour sa famille, mais son esprit est occupé ailleurs..." class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="256"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je ne vais pas dévoiler la fin du film mais je ne peux pas non plus ne rien en dire. Il s’agit d’une fin assez ouverte, qui
    laissera une place à l’interprétation de chacun, ce que d’aucun trouveront peut-être dommage. Moi-même en ai été au départ un peu déçu, mais finalement après y avoir repensé, je la trouve
    adéquate et mesurée. Le film aura délivré assez d’éléments et d’indices tout au long de ses deux heures pour vous permettre d’avoir votre propre interprétation au final. Dommage que je ne puisse
    pas vous livrer la mienne ici, ce serait spoiler une partie du film et puis il vaut toujours mieux se faire sa propre opinion seul, n’est-ce pas&nbsp;?</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">En tout cas je recommande <em>Take Shelter</em>, formellement très réussi, avec des acteurs criants de vérité, et une mise en
    scène aboutie et maîtrisée. Si le thème ne vous fait pas peur n’hésitez pas, vous aurez toujours bien le temps de voir une comédie une autre fois (car <strong>Serge Benamou</strong> et ses potes
    arrivent à grands pas…).</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/314_take_shelter_aff.jpg" alt="314 take shelter aff" title="L'affiche, inquiétante, du film." class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="800">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 31 Jan 2012 08:27:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e5b5fe7b7334f58f6eaeab965a962210</guid>
                <category>Pop Culture : Movie Maniac</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-314-take-shelter-97528136-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[313. Triptyque Californication : God Hates Us All]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-313-triptyque-californication-god-hates-us-all-97465154.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et voilà donc le troisième et dernier article que j’avais envie de consacrer à la série <em>Californication</em>. J’ai déjà
    abordé les deux personnages principaux et ce qu’ils m’inspirent, et j’aurais pu donc ici enchaîner en exposant tout le bien que je pense de cette comédie hilarante, rentre-dedans, gentiment
    politiquement incorrecte (tiens, ne s’agirait-il pas d’un oxymore par hasard&nbsp;?), un brin sexiste et totalement sexy. J’aurais aussi pu m’épancher sur le formidable sidekick qu’est
    <strong>Charlie Runkle</strong>, sur lequel il y aurait beaucoup à dire. Tout comme sur une pléiade de seconds rôles pas piqués des hannetons (à la tête desquels une <strong>Kathleen
    Turner</strong> sur le retour complètement surréaliste).<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/313_charlie_marcy.jpg" alt="313 charlie marcy" title="Charlie est toujours prêt à explorer le terrain vague de sa libido..." class=
    " CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="399"><br>
    Mais j’ai eu envie finalement de vous causer de tout autre chose.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dans la série, <strong>David Duchovny</strong> alias <strong>Hank Moody</strong> est devenu un écrivain célèbre et adulé de
    la littérature underground grâce à son best-seller <em>God Hates Us All</em>. On en entend souvent parler tout du long des saisons, on en voit d’ailleurs même quelques exemplaires au détour d’une
    scène de-ci de-là. Et c’est de là qu’est venue l’idée aux producteurs du show télévisé de produire un objet dérivé qui sort de l’ordinaire.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">La plupart du temps on exploitera une licence à succès sous diverses formes, dans le cas d’une série télé cela passe souvent
    par des t-shirts à l’effigie de héros, et toutes sortes de supports et de goodies au nom de la série. Des albums tirés de la bande son, des livres making-off, pourquoi pas même des figurines
    quand les héros s’y prêtent. Tout cela est devenu somme toute assez courant, moi-même j’arbore parfois quelques t-shirts faisant référence à ces univers fictionnels que j’affectionne
    particulièrement (et qui finissent d’achever mon statut de geek indécrottable).</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/313_hank_dedicace.jpg" alt="313 hank dedicace" title="Hank Moody en dédicace !" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="300" height="451"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mais là j’ai trouvé l’idée excellente et vraiment originale. Les producteurs n’ont sorti ni plus ni moins que le roman
    phénomène de Hank Moody. Vous pourrez donc trouver (aux <strong>Éditions Florent Massot</strong> pour la version française) le petit bouquin autobiographique signé Hank Moody, <em>God Hates Us
    All</em> dans toute bonne librairie aux rayons romans. Le texte, écrit en réalité par <strong>Jonathan Grotenstein</strong> (jeune écrivain américain missionné pour la peine que je ne connaissais
    absolument pas, du reste c’est son seul ouvrage traduit en français semble-t-il) est censé être l’autobiographie des jeunes années de Hank Moody himself, celle qui le propulsera comme étoile
    filante de la littérature trash américaine.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">À ma connaissance, jamais une série télévisée n’avait accouché comme produit dérivé d’un roman (j’exclus de fait les
    novellisations on est bien d’accord). Il y a bien eu il y a quelques années le journal de <strong>l’agent très spécial Cooper</strong> (<em>Dale Cooper&nbsp;: ma vie, mes enregistrements</em>),
    tiré de la série OVNI de <strong>David Lynch</strong> <em>Twin Peaks</em> (et coïncidence&nbsp;: David Duchovny y jouait son premier rôle marquant quelques années avant d’interpréter le coincé
    <strong>Fox Mulder</strong> de <em>X-Files</em>), ainsi que le fameux <em>Journal intime de Laura Palmer</em>.&nbsp; Mais je ne crois pas qu’il s’agissait à proprement parler de romans. Toujours
    est-il que j’ai trouvé l’idée intéressante.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/313_hank_god_hates_us_all.jpg" alt="313 hank god hates us all" title="God Hates Us All, best-seller. Ou presque..." class=
    " CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="800"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bon, à la lecture j’ai quelque peu déchanté, mais en même temps il fallait un peu s’en douter. La qualité de ce petit roman
    n’atteint évidemment pas l’excellence de la série, ni dans l’humour corrosif ni dans l’inventivité globale. D’où une pointe de déception que je ne peux pas cacher mais qui masque peut-être trop
    la qualité réelle du bouquin. Car en soi, il ne s’agit pas d’un mauvais livre. Il est même plutôt bien écrit, frais, intéressant, de bonne facture. Ça ne donne pas l’impression d’être un truc
    torché à la va-vite (bien que l’ouvrage soit court) pour profiter d’un titre porteur. Ça n’est pas non plus, et là c’est assez étonnant et la marque d’un concept cohérent dans sa logique, un
    objet ultra-référencé à la série puisqu’il est censé lui être largement antérieur. On n’y retrouve par exemple aucun personnage de la série, hormis Hank Moody lui-même bien évidemment. Autrement
    dit vous pourrez lire (et apprécier) ce roman sans rien connaître de la série télévisée, ce que je trouve plutôt malin puisque ça augmente le spectre des lecteurs potentiels.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/313_hank_ecrivain.jpg" alt="313 hank ecrivain" title="Hank Moody, ou l'écrivain cynique, sexy et dragueur..." class=" CtreTexte"
    style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="799"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">En gros, on suit les aventures du jeune Hank Moody, qui délaisse ses études pour gagner de l’argent facile en devenant dealer
    d’herbe. Un peu accro aux clichés il a pour ambition de se démarquer de sa famille trop banale à ses yeux, emménager au sein du fameux –quoiqu’un tantinet cheap- <strong>Chelsea Hotel</strong>,
    vivre dans la luxure et charmer la top model qu’il y a rencontrée. Bien évidemment rien ne se déroulera comme prévu pour Hank, et ses mésaventures l’amèneront à revoir d’un œil neuf l’idée qu’il
    se fait de la vie. Tout cela est raconté à la première personne, par un Hank Moody déjà rompu à l’art de la répartie sarcastique (bien qu’il atteindra le niveau expert dans la série), de l’humour
    à froid, et du réalisme forcé. On sent bien qu’en ce personnage sommeille un potentiel mais qu’il lui faudra encore attendre quelques années avant de l’exploiter parfaitement. Alors je n’ai pas
    pu m’empêcher d’être un peu déçu comme je le disais plus tôt, parce que j’en attendais un peu plus de la part du personnage de Hank, tout simplement parce que j’avais en tête celui qu’il est
    devenu au fil des années (et qu’on voit dans la série) alors que dans le roman on a à faire à la version encore jeune et un peu verte du bonhomme (et donc forcément et très logiquement en deçà du
    héros adulte). C’est certainement l’effet pervers du concept&nbsp;: raconter la jeunesse d’un héros c’est aussi s’exposer à le présenter moins abouti que la version que l’on connaît le mieux et
    qu’on a aimée en premier lieu.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Alors évidemment, présenter&nbsp; ce livre comme un best-seller (ce qu’il est censé être) manque un peu de crédibilité, le
    résultat n’étant pas aussi percutant qu’on aurait voulu. Mais cela reste un petit roman sympa, bien troussé et agréable à lire (et ses quelques 190 pages en petit format se lisent très
    rapidement), et surtout une idée sympathique pour élargir et approfondir l’univers d’un héros de télévision.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/313_god_hates_us_all_couv.jpg" alt="313 god hates us all couv" title="God Hates Us All" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="430" height="608">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 27 Jan 2012 08:01:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b4053f80c9e856055c1ea9c1b79ca796</guid>
                <category>Pop Culture : Génération TV</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-313-triptyque-californication-god-hates-us-all-97465154-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[312. Triptyque Californication : K, la femme idéale]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-312-triptyque-californication-k-la-femme-ideale-97464261.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ce deuxième article consacré à la série <em>Californication</em>, je voudrais l’axer autour de LA figure féminine du
    show.<br>
    Tout du long des épisodes, des gonzesses on en compte treize à la douzaine. Voire un peu plus. Faut dire que le gars <strong>Hank</strong>, qui entraîne dans son sillage de maître-séducteur son
    pote apprenti-dragueur <strong>Charlie Runkle</strong> (qui ne boxe pas dans la même catégorie faut dire), les nanas il les enchaîne à tour de bras. Et pas un cageot dans le tas, que du premier
    choix.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il y en a pour tous les goûts&nbsp;: blondes, brunes, rousses, jeunes, moins jeunes, timides, dévergondées tendance SM,
    étudiante-strip-teaseuse … en veux-tu en voilà.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et pourtant, au milieu de ce flot de canons jamais farouches à dévoiler leurs charmes, il y a une femme qui surnage, qui
    survole même le reste de la horde féminine accrochée aux baskets de Hank. C’est <strong>Karen</strong>, l’ex-femme de Hank et mère de leur fille <strong>Becca</strong>. Avec elle les rôles sont
    inversés&nbsp;: c’est Hank qui est à ses pieds. Et pour cause&nbsp;: elle est la femme idéale. Rien de moins.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/312_hank_karen1.jpg" alt="312 hank karen1" title="Un lien très spécial unit Karen et Hank..." class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="399"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Karen, c’est l’actrice <strong>Natascha McElhone</strong>. Comédienne pas très connue dans nos contrées, j’avais déjà eu un
    gros flash sur elle la première fois que je l’avais remarquée. Elle jouait la femme décédée de <strong>George Clooney</strong> dans <em>Solaris</em> (le remake de 2002), celle qui hantait ses
    pensées et à l’image de laquelle il ne pouvait échapper. Je me rappelle qu’à l’époque le film n’avait pas eu très bonne presse, ni auprès de la critique ni auprès des spectateurs, mais moi il
    m’avait complètement subjugué. On lui reproche en particulier un rythme extrêmement lent et un manque total d’action. Et c’est précisément parce que le film est avant tout un film d’ambiance et
    de ressenti qu’il m’a plu. J’avais été littéralement hypnotisé par ses images somptueuses et ses scènes d’une beauté froide, presque figée. Il n’a pas marché avec beaucoup de monde c’est sûr,
    mais moi j’y ai été très réceptif. Et Natascha McElhone n’y a pas été pour rien&nbsp;: elle y avait (à mes yeux) l’image d’une femme fatale à laquelle on aurait ôté la violence qu’un tel statut
    peu sous-entendre. Fatale mais d’une douceur extrême. Une combinaison inédite et imparable. J’avais déjà pu la voir plus tôt dans <em>Ronin</em> et <em>Truman Show</em>, mais sans qu’elle sorte
    du lot, et c’est vraiment dans <em>Solaris</em> que pour moi elle était devenue une icône de féminité. Je n’ai d’ailleurs pas pu résister à l’envie de revoir le film avant d’écrire cet
    article...</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/312_Natascha_McElhone.jpg" alt="312 Natascha McElhone" title="What else ?" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="708"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et donc c’est sous les traits de <strong>Karen Van Der Beek</strong>, architecte d’intérieur, que la belle Natascha illumine
    la série <em>Californication</em>. Et je dois avouer que les mecs qui ont fait le casting chez <strong>Showtime</strong> ont eu le nez fin, parce qu’elle a le profil rêvé pour incarner LA femme,
    celle que Hank, celui qui peut avoir toutes les autres, élève au rang de déesse. Car c’est bien de cela qu’il s’agit dans la série. On a affaire à un séducteur né qui a trouvé celle qu’il croyait
    chimérique. Celle qui dépasse ses attentes, celle dont il ne se sentira jamais à la hauteur, celle qui l’élève de type irresponsable et qui cède à toutes les tentations en Homme. L’Homme avec un
    H, celui qu’on voudrait être, qui fait peur et envie à la fois, que le Hank qui enchaîne les conneries cherche à éviter de devenir tout en sachant que c’est ce vers quoi il doit tendre pour
    passer au statut d’adulte.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Cela dit, en se mettant deux secondes dans la peau de Hank Moody, on ne peut que comprendre qu’il succombe à ce point aux
    charmes de la belle Karen. Observons objectivement. Elle est magnifique. Elle a de l’esprit. Elle a un solide sens de l’humour et de l’autodérision. Elle a des qualités humaines certaines. Elle
    est über-sexy. Elle est compréhensive à l’extrême (et avec Hank c’est un minimum indispensable). Elle possède un charme fou. Elle est une mère, une femme et une amante passionnée. Et je stoppe là
    cette liste non-exhaustive sinon on risquerait de m’accuser d’être tombé amoureux d’un personnage de fiction.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/312_Karen1.jpg" alt="312 Karen1" title="Vous avez dit féminité ?" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="804"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bref, tout cela pour dire qu’en la personne de Karen, on tient un personnage fascinant. Car il est l’archétype de la
    perfection faite femme. En tout cas la perfection vue d’un point de vue masculin actuel. Bon d’accord, peut-être que tous ne seront pas d’accord avec cette affirmation, en tout cas c’est l’avis
    de Hank et le mien, je pars donc de cette vision là de l’héroïne. Elle attire et fait très peur à la fois. Elle fait peur… ou plutôt devrais-je dire, elle impressionne énormément. En fait Karen
    telle qu’on la voit dans cette série, est la femme qui incarne à la fois une espèce d’absolu (irrésistiblement attirante donc) mais aussi la flamme à laquelle le mâle bêta (on va l’appeler comme
    ça) risque à tout moment de se brûler les ailes. Celle qui lui donne l’impression d’être un petit garçon à côté d’elle. Celle dont il ne se sentira jamais à la hauteur, bien qu’il en crève
    d’envie. Celle capable de lui ôter tous ses moyens et toute sa confiance en soi d’un revers de la main, ou de faire de lui un demi-dieu d’un simple sourire.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/312_hank_karen3.jpg" alt="312 hank karen3" title="Hank ne se sent pas toujours à la hauteur de sa belle..." class=" CtreTexte"
    style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="902"><br>
    À ce titre d’ailleurs je me demande bien comment le personnage de Karen est perçu par les spectatrices. Tout comme Hank d’ailleurs, même si dans son cas à lui j’ai une idée un peu plus précise de
    la réponse. Est-elle un personnage de fiction réaliste&nbsp;? une idéalisation purement sortie d’un esprit masculin&nbsp;? un exemple&nbsp;à suivre ? une source d’identification ou de jalousie ?
    une pétasse à rouer de coups&nbsp;?</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">En tout cas, boys and girls, n’hésitez pas à me donner votre vision du couple Karen / Hank, ça m’intéresse&nbsp;!!</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/312_hank_karen6.jpg" alt="312 hank karen6" title="Le couple Karen / Hank, idéal ?" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="399">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 24 Jan 2012 08:44:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b3f9a5fc1be58e0293e637d95a463d64</guid>
                <category>Pop Culture : Génération TV</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-312-triptyque-californication-k-la-femme-ideale-97464261-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[311. Triptyque Californication : Moody le maudit]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-311-triptyque-californication-moody-le-maudit-97446371.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Allez on va se la péter un peu. Oui amis lecteurs ici débute non pas un article, mais le premier d’une série de trois
    consacrés à la série télévisée <em>Californication</em>, que j’ai donc décidé d’appeler pompeusement triptyque Californication. En toute humilité.<br>
    <br>
    Pourquoi trois articles&nbsp;? d’abord parce que j’ai des choses à dire sur cette série que j’aime beaucoup, et que je voudrais éviter de tartiner des lignes et des lignes dans un seul article.
    Ça sera moins pénible pour vous de le lire découpé en trois parties qu’une seule&nbsp;! À l’arrivée ça fait autant de blabla mais vous le sentirez moins passer, promis.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ensuite parce que je voudrais aborder la série sous plusieurs angles d’attaque différents, qui se prêtent donc bien à un
    découpage en trois parties.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et puis comme je le disais en début d’article, ça me permet de me la péter un peu.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je ne vais donc pas aborder la série par saison. J’en ai vu les trois premières pour l’instant, et si j’ai trouvé la
    troisième un peu en-dessous des deux premières côté rebondissements et péripéties, elle possède une fin cataclysmique qui m’a marqué et qui m’a inspiré le titre de ce premier article, Moody le
    maudit.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/311_hank_porsche.jpg" alt="311 hank porsche" title="Quoi ? Qui se la pète ici ?" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="719"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bon, replaçons d’abord dans le contexte&nbsp;: <em>Californication</em> est une série de la chaîne <strong>Showtime</strong>
    (ce sont eux qui produisent également les excellents <em>Dexter</em> et <em>Weeds</em> par exemple) qui raconte les aventures de <strong>Hank Moody</strong> (<strong>David Duchovny</strong>), un
    écrivain trash à succès dont le charme très m’enfoutiste est dévastateur auprès des femmes.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/311_hank_lit.jpg" alt="311 hank lit" title="Rappelle-moi ton nom déjà ?" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="338"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Hank picole sec, fume, ne crache pas sur quelques substances interdites et euphorisantes de temps à autres et ne peut
    s’empêcher de tringler tout ce qui passe à sa portée. Cause ou conséquence… toujours est-il qu’il est séparé de <strong>Karen</strong> (<strong>Natascha McElhone</strong>) avec qui il a une fille
    de treize ans <strong>Becca</strong> (<strong>Madeleine Martin</strong>). Karen a refait sa vie avec un autre homme et Hank broie du noir car sous ses dehors de type qui n’en à rien à cirer de
    rien, qui pisse sur les conventions et le politiquement correct, son seul et unique problème c’est qu’il a beau être le type le plus cool de l’univers, il n’en est pas moins amoureux d’une femme
    qui ne veut pas de lui. Bon d’accord ça ne l’empêche pas de batifoler à droite à gauche (et on peut même raisonnablement dire qu’il ne se prive pas le saligaud), de jouer les jolis-cœurs et de
    ramasser à la pelle les nanas qui lui tombent toutes cuites dans le pieu et de faire comme si sa vie était une perpétuelle fête. Son meilleur ami et agent littéraire <strong>Charlie
    Runkle</strong> (<strong>Evan Handler</strong>) l’aide bien dans cette tâche d’ailleurs, toujours partant pour un truc déviant ou un peu pervers, surtout si c’est à base d’alcool et de jolies
    pépées.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/311_attention_ca_deborde.jpg" alt="311 attention ca deborde" title="Attention mademoiselle, ça déborde !!" class=" CtreTexte"
    style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="405"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">C’est là toute la dualité du personnage de Hank Moody, ce qui en fait un personnage touchant et très attachant malgré sa
    foultitude de défauts dont le dixième devrait pourtant suffire à faire fuir n’importe qu’elle personne vaguement sensée et raisonnable. Hank est invivable, dragueur, insouciant, irresponsable, en
    un mot&nbsp;: Hank est auto-destructeur (merde, ça fait deux mots). Mais sous sa carapace de mec à la cool, de type que rien ne touche, sous sa répartie implacable et sa fâcheuse tendance à dire
    à tout va les vérités les plus dérangeantes possibles, il y a un autre Hank. Meurtri, sensible, capable de sentiments très profonds, irrémédiablement amoureux de sa Karen qu’il considère (à
    raison si je peux me permettre) comme la femme parfaite et idéale. Car Hank joue également de malchance, même s’il n’en laisse rien paraître. Ses qualités sont ses défauts&nbsp;: il est
    irrésistible mais lui a beaucoup de mal à résister à la tentation… les femmes le haïssent d’abord, ne peuvent s’empêcher de l’aimer ensuite (ce qu’elles trouvent à la fois charmant et irritant),
    … pour la plupart du temps finir par le haïr à nouveau. Capable du meilleur comme du pire, c’est un peu comme si de manière inconsciente (mais est-ce vraiment totalement inconscient&nbsp;?) Hank
    ne pouvait s’empêcher de se saborder lui-même.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/311_hank_boxe.jpg" alt="311 hank boxe" title="Cherchez pas, il l'a forcément mérité." class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="398"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je ne veux pas spoiler le déroulement de la série, je vais donc éviter de parler de certains événements qui émaillent les
    trois saisons que j’ai pu voir jusqu’ici, mais ce qu’on peut dire c’est qu’à plusieurs reprises Hank en bave, puis touche du doigt le bonheur tant convoité avant de retomber (la plupart du temps
    de son propre fait) de plus belle et de remonter la pente lentement, et ainsi de suite… à cet égard la fin de la troisième saison est réellement triste et déchirante si on se place du point de
    vue de Hank. Lui qui manie l’ironie comme un maître dans ses saillies verbales et ses écrits à succès, le moins qu’on puisse dire c’est que l’ironie du sort il connaît aussi… et qu’il n’y échappe
    pas malgré tout son talent et ses tactiques d’évitement.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/311_mia.jpg" alt="311 mia" title="Celle-là, tu vas pas la voir arriver..." class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="338"><br>
    Hank Moody c’est le type même de l’anti-héros auquel on a directement et irrésistiblement envie de s’identifier. Pensez-donc&nbsp;: il est beau, il possède un vrai génie littéraire, il ne bosse
    quasiment jamais et vit sur ses droits d’auteur, il est impertinent, drôle, il roule en Porsche 911 Carrera vieux modèle un peu destroy (dont il se préserve avec soin de réparer le phare cassé),
    toutes les femmes flashent sur lui et il fait pour ainsi dire tout ce qui lui passe par la tête et surtout jamais rien qui lui soit imposé. Le rêve pour tout spectateur mâle lambda non&nbsp;?
    Mais je pense sincèrement que ce n’est pas pour toutes ces raisons là qu’il est vraiment touchant et qu’on ne peut s’empêcher de se voir un peu en lui. Car sous son apparence mister
    cool-attitude, il laisse par moments s’échapper bien malgré lui toute la fragilité dont il est en réalité fait (voir l’épisode traitant de sa relation à son père, entre autres, pour s’en
    convaincre). C’est un type qui parle de cul comme de météo au petit-déj, surtout pour cacher que c’est face à l’amour qu’il est sans défense. Les femmes sont pour lui des proies, mais il dépose
    les armes sans même combattre face à La Femme. Et il a beau travailler son image de mec qu’on aimerait tous être, lui tout ce qu’il voudrait c’est être le mec qu’Elle aimerait voir en lui. En
    fait durant tout la série, ses deux identités contraires ne cessent de s’opposer&nbsp;: l’icône du mâle et la fragilité du petit garçon. Si ça c’est pas en fait la marque d’un grand
    romantique…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/311_hank_karen.jpg" alt="311 hank karen" title="Karen et Hank : complémentaires mais opposés" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="800"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mais chut&nbsp;! Hank a une réputation de queutard à préserver, allez pas lui casser la baraque…</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">(en tout cas, moi qui suis un mec, je l’aime
    vraiment ce type, dans le genre loser magnifique qui essaie de sauver les meubles j’ai rarement vu mieux)</span><br>
    <br>
    <br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 20 Jan 2012 08:38:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">556b7ae67f69eaa4be5d23e9e0400512</guid>
                <category>Pop Culture : Génération TV</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-311-triptyque-californication-moody-le-maudit-97446371-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[310. Shame]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-310-shame-97290797.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">S’il est un acteur dont on peut dire qu’il aura trusté les salles de cinéma et les sorties dvd cette année, je crois bien que
    c’est <strong>Michael Fassbender</strong>.<br>
    Pour ma part en 2011 je l’ai vu cavaler en jupette romaine dans <em>Centurion</em> de <strong>Neil Marshall</strong>, assister en stetson au naufrage artistique de <em><a href=
    "http://www.moleskine-et-moi.com/article-290-jonah-hex-70029327.html">Jonah Hex</a></em>, soulever des sous-marins nucléaires en tant que maître du magnétisme dans <em>X-Men&nbsp;: Le
    Commencement</em>* de <strong>Matthew Vaughn</strong>, se prendre la tête avec <strong>Sigmund Freud</strong> dans <em>A Dangerous Method</em> de <strong>David Cronenberg</strong>, et donc
    également tenter de satisfaire sa libido insatiable dans <em>Shame</em> de <strong>Steve McQueen</strong> (rôle pour lequel il a décroché le prix d’interprétation masculine à la Mostra de
    Venise).</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">D’ailleurs vous n’avez pas fini d’entendre parler du bonhomme, puisque rien qu’en 2012 il sera à l’affiche du prochain
    <strong>Steven Soderbergh</strong> (<em>Haywire</em>), du futur <strong>Jim Jarmusch</strong> (une histoire de vampires…), du nouveau <strong>Joel Schumacher</strong> (<em>Blood Creek</em>), du
    dernier projet de <strong>Darren Aronofsky</strong> en date (<em>Noah</em>) et surtout de la préquelle à <em>Alien</em> mise en boîte par <strong>Ridley Scott</strong> himself,
    <em>Prometheus</em>**.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Excusez du peu. Et encore je passe sous silence les projets plus confidentiels et pas liés à de grands noms du septième art
    comme ceux qui précèdent. Bref, Michael Fassbender a le vent en poupe, et à mon humble avis il le mérite.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/310_shame_brandon_metro.jpg" alt="310 shame brandon metro" title=
    "Ses pensées obsédantes le poursuivent partout, y compris dans le métro" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="255"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">J’en reviens donc à <em>Shame</em>. Vous en aurez peut-être entendu parler ou vous aurez peut-être remarqué son affiche toute
    en suggestion. Il fait partie de ces «&nbsp;petits&nbsp;» films totalement inattendus et à l’habit discret mais qui par leurs qualités auront su se créer un buzz positif chez les amateurs de
    cinéma. Fassbender y incarne <strong>Brandon</strong>, new-yorkais dans la trentaine, cadre dynamique qui travaille beaucoup, vit dans un appartement très classe où tout est clean et très sobre,
    et qui est atteint d’une réelle addiction au sexe. Solitaire dans l’âme, son obsession l’accompagne partout et à chaque instant. Quand sa sœur <strong>Sissy</strong> (<strong>Carey
    Mulligan</strong>) débarque sans prévenir et s’installe pour quelques temps chez lui, Brandon va devoir composer avec l’intruse à laquelle il va essayer tant bien que mal de dissimuler sa part
    d’ombre.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/310_shame_brandon_bar.jpg" alt="310 shame brandon bar" title="Parfois Brandon oublie toute mesure et pousse la provocation loin"
    class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="399"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pas évident comme thème, et plutôt casse-gueule. Ici pas de place pour l’humour ou la dérision, on n’est clairement pas dans
    une comédie. On y traite de sexe oui, mais aucune blague potache à l’horizon, afficionados des <em>American Pie</em> et consorts ce film n’est pas fait pour vous. L’addiction au sexe de Brandon
    est montrée crûment certes mais d’une manière extrêmement froide. Le film qu’on aurait pu penser sulfureux de par sa thématique, s’avère en réalité plus dérangeant et glaçant qu’excitant. On y
    voit du sexe, on y montre des déviances, des obsessions, des fantasmes mais aucune sensualité, aucune douceur, pas d’amour. Brandon baise, il ne fait pas l’amour. Il semble totalement dénué de
    sentiments, même dans la scène où on le voit pleurer pendant que sa sœur chante <em>New-York, New-York</em>, il semble d’une froideur extrême. En fait, on devine en Brandon quelque chose
    bouillir, et tout se passe comme si lui qui garde le contrôle en permanence devait par moment s’autoriser des soupapes d’évacuation sous la forme d’actes sexuels. Masturbation, prostituées, sexe
    sans lendemain, sites pornographiques, tout est bon pour assouvir les besoins immédiats qui prennent de plus en plus de place et de temps dans sa vie. Car hormis son addiction, Brandon ne montre
    aucune faille, semble solide comme un roc, insensible, invariable, intouchable. En un mot, inhumain.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/310_shame_brandon_escort1.jpg" alt="310 shame brandon escort1" title="Voir et être vu font partie des fantasmes de Brandon" class=
    " CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="264"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">C’est du reste tout le contraire de sa sœur du point de vue émotionnel. Sissy est hyper-émotive, cœur d’artichaut,
    fleur-bleue, extravertie, expressive et en recherche permanente d’amour. Mais les deux sont des paumés de première, des laissés pour compte des sentiments, elle avec un trop plein de sensibilité
    et lui d’une aridité suffocante. Brandon et Sissy formant finalement les deux faces d’une seule et même pièce&nbsp;: la solitude.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/310_shame_sissy.jpg" alt="310 shame sissy" title="Sissy découvre les facettes cachées de son frère" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="399"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Leur confrontation est à ce titre dévastatrice. Ils ne se comprennent pas, ils se détestent car ils voient en l’autre
    exactement ce qui leur manque en eux-mêmes. Brandon en particulier, qui ne veut laisser place à aucune faiblesse mais qui voit bien que sa frêle petite sœur, toute insignifiante à ses yeux
    qu’elle est, lui renvoie à la figure à quel point il est lui-même fragile, sa présence intempestive chez lui la transformant en ce grain de sable qui enraye la machine si bien huilée de sa vie,
    qu’il s’évertue pourtant à maintenir à flots. Sissy est la preuve vivante et irréfutable que Brandon est en fuite perpétuelle. Comme s’il se réfugiait dans le sexe pour ressentir des choses si
    fortes et furtives, qu’elles l’empêcheront et lui éviteront de ressentir d’autres choses par ailleurs. Le sexe est la barrière qui le protège, le cache, mais aussi qui l’isole du monde extérieur,
    des autres. Le sexe ne se traduit pas dans les yeux de Brandon par la brillance du plaisir, mais bien par le voile de la douleur.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/310_shame_brandon_marianne.jpg" alt="310 shame brandon marianne" title=
    "Quand Brandon se laisse aller au jeu de la séduction et de la ... normalité avec Marianne" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="256"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">(Attention mini-spoiler)</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Une des scènes les plus emblématiques, les plus touchantes mais aussi certainement les plus déprimantes étant celle où après
    un début de flirt avec sa (magnifique) collègue de travail <strong>Marianne</strong> (<strong>Nicole Beharie</strong>) qui s’annonce prometteur (sur le plan sentimental j’entends, très bons
    dialogues dans la scène du restaurant au passage), ils commencent à faire l’amour sans que Brandon ne parvienne à aller plus loin. Lui le bandard fou accro au sexe débande dès lors qu’un soupçon
    de sentiment s’immisce dans la relation…</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">… et pour fuir cet échec cuisant que fait-il&nbsp;? il commande dans la foulée une escort-girl qu’il prendra sauvagement à
    l’endroit même où sa virilité s’est fait la malle face à un mot d’amour. Frustration, désespoir et fuite éperdue en avant sont là admirablement mis en images en quelque plans et en très peu de
    mots.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">(Fin du mini-spoiler)</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/310_shame_brandon_escort2.jpg" alt="310 shame brandon escort2" title="Pour Brandon il n'y en a jamais assez..." class=" CtreTexte"
    style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="264"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vous l’aurez certainement deviné, <em>Shame</em> n’est pas un film léger, et encore moins un film divertissant. Le film est
    dur, parfois difficile à regarder (quand Sissy surprend Brandon en pleine partie de cinq contre un dans la salle de bain, la réaction de ce dernier est telle qu’on craint un moment le pire), mais
    très intéressant, intelligent et hypnotisant. Fassbender, qui a mon sens n’a pas volé son prix d’interprétation à Venise, m’a plus d’une fois fait penser au personnage de <strong>Patrick
    Bateman</strong> dans <em>American Psycho</em>, incarné au cinéma par <strong>Christian Bale</strong>. Le même détachement inquiétant à toute forme de sentiment (en dehors de la colère). Le même
    regard froid de psychopathe (bien que Brandon n’ait rien d’un tueur pour sa part). La même incapacité à se soustraire à leurs obsessions.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/310_shame_brandon_alone.jpg" alt="310 shame brandon alone" title="La solitude au sein de la multitude..." class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="255"><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;<em>Shame</em> est un film d’ambiance, sombre, glauque même par moments, exigeant mais viscéralement attirant. Les
    comédiens y sont très certainement pour beaucoup. Un film qu’on ne peut pas vraiment «&nbsp;aimer&nbsp;» au sens premier du terme je pense, mais dont l’aura dégage quelque chose d’interpellant.
    Et en poussant la réflexion un peu plus en profondeur, c’est un film qui nous parle aussi un peu de nous-mêmes et de ce que nos existences peuvent avoir de part d’ombre. Un film à ne pas mettre
    devant tous les yeux et encore moins dans n’importe quelles conditions, mais un film à voir cependant.</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">* Je n’ai pas parlé de ce film sur le blog, comme certains autres du reste, car je l’ai vu à une période de l’année où j’avais
    bien du mal à aligner trois mots suffisamment intéressants pour essayer d’en tirer un article digne de ce nom. Je le considère cependant comme l’un de mes préférés sur l’année, et sans hésiter
    comme le meilleur film de super-héros de 2011.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 8pt;">** Cherchez l’intrus. C’est pas compliqué&nbsp;:
    homonyme d’un gardien de but et d’un pilote de F1, tous deux teutons. Ils partagent tous les trois un amour infini pour la finesse et le bon goût.</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/310_shame_aff.jpg" alt="310 shame aff" title="L'affiche du film" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="800"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 17 Jan 2012 11:37:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e764304f887bf9d5330d6fd74ae16f03</guid>
                <category>Pop Culture : Movie Maniac</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-310-shame-97290797-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[309. Instructions pour sauver le monde]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-309-instructions-pour-sauver-le-monde-96959582.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il y a des montagnes qui accouchent de souris. Il y a des livres qui promettent beaucoup et qui tiennent peu. Il y a ceux qui
    s’annoncent pour ce qu’ils ne sont finalement pas. Et puis il y a ceux qui passent inaperçus mais qui recèlent pourtant de véritables trésors. Qui se cachent dans l’anonymat mais qui se révèlent
    être de très belles surprises.<br>
    Ce livre, <em>Instructions pour sauver le Monde</em> de <strong>Rosa Montero</strong>, est de ces derniers. Un roman espagnol d’un auteur que je ne connaissais pas du tout, qui ne paye pas de
    mine, qui n’a pas fait beaucoup parler de lui mais qui est un vrai petit bijou de lecture.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Rosa Montero nous invite dans la vie morne et d’une profonde tristesse de quatre personnages hétéroclites. Il y a
    <strong>Matias</strong>, un chauffeur de taxi qui a perdu sa femme morte d’un cancer et dont la vie s’est arrêtée, mise en suspens, en même temps qu’il est devenu veuf. Matias est un homme bon,
    pourtant il est obsédé par l’idée de venger son épouse. Il y a <strong>Cerveau</strong>, une vieille femme, ancienne scientifique déchue qui se réfugie toutes les nuits dans l’alcool. Elle passe
    inaperçue mais a pourtant tant à dire, tant à enseigner à qui voudra bien l’écouter. Il y a <strong>Daniel</strong>, médecin urgentiste qui ne croit plus en rien. Ni en son couple, ni en son
    métier, ni en son avenir. Pour redonner un tout petit peu d’intérêt à sa vie, il se réfugie dans le virtuel de <em>Second Life</em>. Il y a <strong>Fatma</strong>, magnifique prostituée africaine
    qui a traversé l’horreur et qui ne se sépare pas de son lézard totem, celui qui prend soin d’elle.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il y a quatre survivants dans cette tentaculaire ville de Madrid qu’on n’imaginait pas prendre un tel visage la nuit tombée.
    Et puis il y a en fond narratif les exploits macabres de <strong>l’assassin du bonheur</strong>, surnom donné par la presse au tueur en série qui sévit dans la ville, laissant à ses victimes
    qu’il tue sans violence un sourire figé sur le visage.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ces quatre personnages cassés, éclopés de la vie, vont voir leurs destins s’entrecroiser d’une façon inattendue, pris dans la
    grande toile que tisse la vie.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ce roman est une énigme. Il traite de choses très dures, de situations horribles, de souffrances profondes, de frustrations
    intenses, d’échecs et de désespoir. Certains passages sont vraiment difficiles à lire tant ils nous décrivent des images violentes et des moments de pure tristesse. Et pourtant… Pourtant il
    ressort de ce livre un vrai optimisme&nbsp;; d’une base de roman noir Rosa Montero nous livre un récit lumineux. Totalement dénué de morale&nbsp; et sans étalage aucun de bons sentiments, ce
    livre reste malgré tout une ode à la vie. La vraie vie, celle qui est parfois si cruelle et impitoyable. Si douloureusement belle.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le roman est construit à la manière d’un puzzle. Ce qui commence comme une histoire chorale prend lentement forme pour
    devenir le récit de rencontres improbables et pourtant parfaitement naturelles, rencontres qui vont cependant changer le monde de chacun des protagonistes. Le cheminement de chacun des
    personnages sera difficile, mais conté avec un étonnant équilibre entre humour, dérision, violence et sensibilité. C’est là tout le talent d’écrivain de Rosa Montero. Elle nous prend dans la
    toile de son récit et le lecteur se laisse emporter dans cette spirale sans opposer la moindre résistance tant c’est bien écrit. Ça bouscule parfois mais c’est agréable. À ce titre les passages
    où Cerveau fait part de ses anecdotes scientifiques avec une pédagogie à faire pâlir d’envie pas mal de vulgarisateurs scientifiques, sont autant d’occasions de relativiser la vie et se permettre
    de la considérer sous un éclairage différent de ce dont on a l’habitude. Se décaler un peu pour voir différemment le monde, changer l’angle pour découvrir une face restée jusqu’alors dans l’ombre
    alors qu’elle est là depuis toujours. Coïncidence amusante&nbsp;: l’auteur adresse en fin de roman ses remerciements à <strong>Bill Bryson</strong> pour son ouvrage <em>Une Histoire de tout, ou
    presque</em> qui lui a inspiré les anecdotes scientifiques de Cerveau. Amusante car justement ce gros bouquin de Bryson attendait depuis quelques mois déjà sur ma Tour de Pise de livres d’être
    lu. J’en reparlerai donc ici prochainement …<br>
    <br>
    &nbsp;<em>Instructions pour sauver le Monde</em> aura été une vraie belle surprise et mon premier coup de cœur littéraire de 2011*. Un petit roman qui mérite d’être découvert et que je
    recommande.</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">* Oui il y en aura d’autres, et oui je suis un tantinet en retard** pour la rédaction de mes articles.</span><br>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br>
    ** En fait c’est assez simple&nbsp;: sauf cas exceptionnel, je mets environ un an entre le moment où j’acquiers un livre et le moment où je le lis, et il s’écoule à peu de choses près un an***
    entre la lecture et la mise en ligne de l’article qui lui est consacré. Ce qui a pour principale conséquence que mon blog n’est jamais, jamais, jamais en phase avec l’actualité littéraire. Rien
    de bien grave en somme.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 8pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">*** Délai que je vais tâcher de réduire un peu tout de même, ça fait pas sérieux …</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/309_instructions_pour_sauver_monde_couv.jpg" alt="309 instructions pour sauver monde couv" title=
    "Instructions pour sauver le monde, de Rosa Montero" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="376" height="600">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 12 Jan 2012 14:36:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1645749a11dacb9e326f83a9bf6cc2ee</guid>
                <category>Lire ou écrire ?</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-309-instructions-pour-sauver-le-monde-96959582-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[308. Intouchables]]></title>
        <link>http://www.moleskine-et-moi.com/article-308-intouchables-96712804.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Plus de 15 millions de spectateurs après sa sortie en salle, je me suis dit qu’il faudrait que moi aussi je me penche sur le
    film phénomène du moment&nbsp;: <em>Intouchables</em>. Cela dit j’ai hésité un peu, le nombre d’entrées n’ayant jamais été garant de la qualité d’un film. Pour preuve, je garde un souvenir mitigé
    du précédent gros carton au cinéma que fut le <em>Bienvenue chez les Ch’tis</em> de <strong>Danny Boon</strong>. Je l’avais trouvé moyennement drôle malgré tout le talent de <strong>Kad
    Merad</strong> (et je dois dire aussi que la participation de <strong>Michel Galabru</strong> m’avait vraiment fait marrer) et j’avais trouvé sa dernière demi-heure complètement ridicule.<br>
    Mais bon, <em>Intouchables</em> avait quand même l’air fait d’un tout autre bois, le pitch et les comédiens en outre m’attiraient beaucoup.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/308_Intouchables_seance_habillage.jpg" alt=
    "308 Intouchables seance habillage" title="Yvonne, Philippe et Driss cherchent le meilleur look pour un premier rencart..." class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;"
    width="600" height="399"></span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et puis voilà, j’en suis sorti en me disant que finalement je n’avais pas que des goûts si bizarres que ça. Parce que pour
    citer <strong>François Cluzet</strong> dans le film, j’ai kiffé grave.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Du début à la fin, ce film sonne juste. Il est la plupart du temps très drôle, mais il touche également à des sujets sérieux
    et graves, voire tristes (du handicap évidemment, mais aussi de la précarité et de la pauvreté en France, du racisme ordinaire ou encore des inégalités sociales) tout en se gardant bien de se
    vautrer dans le piège du misérabilisme et du pathos.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Une fois n’est pas coutume, je vous fais grâce du résumé du film de <strong>Éric Toledano</strong> et <strong>Olivier
    Nakache</strong>, on en a tant parlé ailleurs que tout le monde sait de quoi ça cause je pense.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/308_Intouchables_surprise.jpg" alt=
    "308 Intouchables surprise" title="Surprise !" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="600" height="428"></span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ce que j’ai vraiment adoré dans ce film, c’est la rencontre improbable de deux personnages que tout sépare&nbsp;: physique,
    morale, origines, génération, condition sociale, culture… mais qui ont en commun deux choses essentielles&nbsp;: un solide sens de l’humour et un esprit ouvert. Ce qui est d’ailleurs assez
    étonnant de la part de deux types qui, pour des raisons très différentes, auraient toutes les raisons d’être aigris et d’en vouloir à la Terre entière plutôt que de&nbsp; prendre la vie avec le
    sourire comme ils s’efforcent de le faire.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/308_Intouchables_massages_petard.jpg" alt=
    "308 Intouchables massages petard" title="Un pétard, un massage d'oreilles, deux bombasses, c'est simple le bonheur." class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width=
    "600" height="399"></span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ce qu’on retient avant tout du film, c’est évidemment la prestation géniale de <strong>Omar Sy</strong>
    (<strong>Driss</strong>) et de François Cluzet (<strong>Philippe</strong>), tous les deux habités par leurs rôles, et d’un naturel effarant à l’écran.</span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">On a d’un côté l’enthousiasme délirant et la bonne humeur communicative de Omar Sy et de l’autre la sensibilité et la finesse
    de jeu de Cluzet qui films après films s’affirme vraiment comme un des acteurs les plus complets et talentueux du moment.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/308_Intouchables_12kmh.jpg" alt="308 Intouchables 12kmh"
    title="À fond ! fais péter les 12 km/h !!" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="400" height="600"></span><br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le duo fonctionne à merveille et ils nous embarquent avec eux dans leur histoire et dans leurs délires. Les seconds rôles
    sont presque anecdotiques tant les deux acteurs principaux bouffent l’écran, mais on retiendra en particulier <strong>Anne Le Ny</strong> (<strong>Yvonne</strong>) en bourgeoise gentiment coincée
    et <strong>Audrey Fleurot</strong> (<strong>Magali</strong>) en bombe incendiaire à la classe ultime et à l’humour piquant. On se marre beaucoup dans ce film, c’est rien de le dire, et on en
    ressort avec une banane énorme.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Je n’irais pas jusqu’à crier au génie absolu comme
    j’ai pu l’entendre ici ou là, mais vraiment, <em>Intouchables</em> est un excellent film et une comédie très réussie. Le cinéma français aura été gâté ces derniers temps.</span><br>
    <br></span> <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/86/30/300-et-suivants/308_Intouchables_aff.jpg" alt="308 Intouchables aff" title="L'affiche du film" class=" CtreTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="442" height="600">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 09 Jan 2012 11:22:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7c20d2de0bced461beb94fa32eb2817c</guid>
                <category>Pop Culture : Movie Maniac</category>        <comments>http://www.moleskine-et-moi.com/article-308-intouchables-96712804-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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