Moleskine et Moi
Avez-vous déjà vu le film thaïlandais Ong-Bak ? Si oui vous avez déjà fait connaissance avec le sautillant et
sympathique Tony Jaa. Dans le cas contraire, je ne peux que vous conseiller de le voir de toute urgence, vous serez ébahis par le talent de l’acteur.
Pas par son jeu de comédien, mais bien par son potentiel physique assez incroyable. Ce petit bonhomme haut comme trois pommes semble monté sur ressorts, et bien qu’il ne paie pas de mine à
première vue, dès qu’il se met en action il devient très impressionnant. D’autant que ses films se passent intégralement de câbles pour les voltiges, sauts et autres figures aériennes dont le
petit Tony n’est pas avare.
Pour
le situer dans le monde des arts martiaux au cinéma, on le compare souvent aux icônes du genre auxquelles il n’a rien à envier : il est décrit comme un condensé assez explosif qui allie
l’agilité, la souplesse et la fantaisie des cascades de Jackie Chan, la classe et la technicité de Jet Li
et la puissance, la rapidité et la maîtrise de Bruce Lee. Rien que ça !!
Pour
l’Honneur du Dragon (Tom Yum Goong en V.O.), l’équipe gagnante de Ong-Bak remet le couvert avec le duo Tony Jaa et Petchtai Wongkamlao devant la caméra et Prachya Pinkaew à la réalisation. Le scénario est à peu de chose près un copier-coller de celui du premier film.
Dans
Ong-Bak, il s’agissait d’un jeune paysan (Tony Jaa) qui part à la recherche de la tête du Bouddha local volé par des trafiquants de reliques
archéologiques. Il quitte ainsi pour la première fois son petit village pour la grande ville et ses dangers, où un autre expatrié depuis plusieurs années de son village lui prête main forte
(l’amusant Petchtai Wongkamlao).
Cette
fois dans l’Honneur du Dragon, l’histoire est celle d’un jeune éleveur d’éléphant (Tony Jaa), animal sacré en Thaïlande, qui part à la recherche des
deux éléphants que des trafiquants lui ont volé. Il quitte ainsi pour la première fois sa Thaïlande natale pour Sydney en Australie, et se frotter à la mafia locale. Sur place il rencontre un
autre expatrié thaï qui est policier municipal et qui va lui prêter main forte (le rigolo Petchtai Wongkamlao – mais vous l’aviez deviné).
Bref,
c’est la même chose, à l’échelle supérieure.
Mais
sincèrement, ça n’est pas bien grave. Bien que ce soit le principal reproche qu’on ait fait à ce film, j’avoue que moi ça ne m’a pas du tout dérangé. D’abord parce qu’il faut remettre les choses
à leur place : le plus important dans un film d’arts martiaux n’est pas (à mon avis) le scénario. Bien sûr on est d’accord, si on peut éviter les pures débilités scénaristiques c’est mieux,
mais justement, si l’histoire est basique et d’une extrême simplicité, les films de Tony Jaa ont cette dose de fraîcheur, d’humour et de sincérité qui font oublier les limites du scénario.
Par
contre, là où il fait très fort, c’est dans les séquences de bagarres et les exploits physiques en tous genres (en particulier les poursuites à pieds, inventives, drôles et spectaculaires). Et si
dans Ong-Bak c’est l’effet de surprise qui a joué, dans l’Honneur du Dragon c’est la puissance de ses
scènes d’anthologie qui marque.
Entre
le plan-séquence énorme du restaurant où l’on suit Tony Jaa qui n’en finit plus de monter les étages un à un tout en distribuant les coups de tatane à qui mieux-mieux, le duel entre le combattant
Muay-Thaï et le champion de Capoeira dans le temple inondé, la séance de membres brisés où le petit thaïlandais laisse une bonne trentaine d’adversaires sur le carreau, et le final dantesque où
Tony Jaa se mesure à une équipe de colosses aux carrures incroyables (d’ailleurs le colosse le plus charismatique m’a fait directement penser aux super-vilains de Marvel du type Rhino ou le Fléau pour les connaisseurs…), il m’est
difficile de dire quelle séquence d’action est la plus impressionnante. C’est simple : dès que Tony Jaa entre en action, on est scotché par son talent, les chorégraphies exceptionnelles et
la puissance des combats.
Evidemment,
les films de Tony Jaa c’est pas du Shakespeare (ce n’est d’ailleurs pas ce qu’on leur demande n’est-ce-pas ?), mais ne vous y trompez pas, c’est
largement supérieur à n’importe quel Jean-Claude Van Damme ou Jackie Chan côté scénario (pour rester dans les films de karaté et consorts, comparons ce
qui est comparable), et côté spectaculaire je crois n’avoir jamais rien vu de mieux en arts martiaux que les exploits de la star Thaïlandaise. Et pourtant dans ce genre, j’en ai vu des paquets de
films.
Alors
moi je le dis : vive Tony Jaa !!
ChrisMic >> Disons que si tu as aimé Ong Bak, tu aimeras L'Honneur du Dragon, à toi de voir maintenant...
Yanfrice >> Hey Yann !! Bienvenue ici, ça me fait plaisir que tu écrives !!! Mais dis-donc, que faisais-tu encore réveillé à cette heure-ci ? tu étais malade mon lapin ?? Sinon dès que le dvd sort, on se le matte ensemble si tu veux !
Ah ouais !!! Vive Tony Jaa !!!
Quel homme... Avec ses 1,20 m les bras levé, il est imbattable, il escalade tout et il est surement le champion toute catégorie du cassage de bras, jambes, chevilles, poignets, têtes en un temps record !!!
Le film est très chouette, violent et surprenant, festival de coups et cascades extraordinaires toutes les secondes... C'est une vraie bonne excellent séance de ciné !