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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 07:53

Ce vendredi 8 mars avait lieu à la Filature de Mulhouse, haut-lieu culturel de la Cité du Bollwerk, un concert pas comme les autres. À l’occasion des fêtes de Carnaval, l’Orchestre Symphonique de Mulhouse a donné une représentation qui sort des habitudes pour plusieurs raisons. D’abord les musiciens étaient déguisés et arboraient ainsi divers costumes de Carnaval, j’y reviendrai. Mais aussi, le thème de la soirée étant l’Espace, le programme interprété par l’OSM s’est partagé en deux parties : une première partie consacrée à la suite symphonique Les Planètes de Gustav Holst, composée de sept mouvements dédiés à autant de planètes du système solaire et à leurs caractérisations mythologiques (Mars, celui qui apporte la guerre ; Vénus, celle qui apporte la paix ; Mercure, le messager ailé ; Neptune, le mystique, etc…), puis une seconde partie plus « récréative » puisque c’est dans les musiques de films qu’elle a pioché ses morceaux.

363 space carnaval filature mulhouse planetes nasa-jpl

Je l’avoue bien volontiers, je ne suis pas un grand connaisseur de musique dite classique. Je n’y suis pas pour autant hermétique ni allergique. Évidemment je suis capable de reconnaître certaines compositions de Mozart, j’aime particulièrement la Neuvième Symphonie de Beethoven pour son Hymne à la Joie (John McClane est passé par là !!) et le charme envoûtant du Boléro de Maurice Ravel fonctionne à merveille sur moi, mais j’en reste à peu de choses près là quant à mes connaissances dans ce domaine. C’est dire si ça ne vole pas haut. D’ailleurs pour être parfaitement honnête, le nom de Gustav Holst m’était totalement inconnu avant cette soirée-là, et ce n’est qu’en me renseignant un minimum avant d’écrire cet article que j’ai découvert qui il était et de quoi est composée son œuvre.

363 space carnaval filature mulhouse 2001 odyssee

Cela dit, si je ne suis pas un grand mélomane j’ai d’autres vices, dont celui du cinéma. Et qui dit cinéma, dit musiques de films. Et là, sans être un spécialiste, je suis un tout petit peu plus aguerri. À mes yeux, John Williams est certainement l’un des plus grands dans ce domaine. Et si je confesse ne pas avoir de disque de musique classique dans ma cdthèque, des BOF (Bandes Originales de Films) j’en ai un certain nombre, et pas seulement celles qui se contentent d’aligner des tubes pops connus. Alan Silvestri, Danny Elfman, Hans Zimmer, Michael Kamen, Jerry Goldsmith, ou l’inévitable Ennio Morricone sont plutôt bien représentés dans mes rayonnages. Combien de fois n’ai-je pas écouté la musique originale du film Mad Max 3 Au-delà du Dôme du Tonnerre ? Oh bien sûr on pense immédiatement au génialissime tube We Don’t Need Another Hero de Tina Turner, mais j’adore surtout toute la partie mi-symphonique mi-moderne qu’a composée Maurice Jarre, où le compositeur mêle les élans d’un tonitruant saxophone à la majestuosité d’un orchestre symphonique*. Dans un registre proche, je suis très friand des mélanges orchestre symphonique / guitares électriques qu’on peut trouver dans certaines orchestrations de William Sheller ou lors de certains concerts particuliers de Sting par exemple.

363 space carnaval filature mulhouse john williams

Bref, la musique de film, ça me parle, et j’y suis très sensible.

C’est pourquoi j’ai été très surpris de retrouver des similitudes très nettes entre certains passages de Mars, celui qui apporte la guerre de Gustav Holst et certains passages des compositions de John Williams pour Star Wars ! Au point d’ailleurs que j’ai d’abord cru que c’était du John Williams ! Et effectivement, concordances il y a entre l’œuvre de Holst et celle de Williams qui s’est inspiré de lui à plusieurs reprises (et il n’est pas le seul). Ça a donc été une expérience inédite pour moi que d’assister à un concert symphonique, et j’avoue que ça m’a bien plu. Et si j’ai découvert à cette occasion les morceaux de Holst, j’étais comme un poisson dans l’eau dès que l’orchestre a abordé la seconde partie consacrée aux musiques de films. Avec tout d’abord un enthousiasmant Ainsi parlait Zarathustra de Strauss tout droit sorti de 2001, l’Odyssée de l’Espace. C’est déjà un morceau qui en impose sur disque, mais alors interprété par un orchestre symphonique ça envoie !! Les timballes et autres percussions donnent une puissance assez phénoménale à l’ensemble. J’y ai aussi retrouvé le grand John Williams dans une de ses partitions pour l’univers Star Wars (pas le thème principal mais une variation plus douce de la seconde trilogie : Anakin’s Theme). Ainsi qu’avec le thème principal de Rencontres du 3ème Type qui est de ceux qui m’ont le plus marqué (rappelez-vous du film de Spielberg qui égrène ses cinq notes tout du long de l’histoire et dans un final grandiose de son et de lumières). Puis il y a eu du James Horner avec le thème du film Cocoon, un peu moins connu mais très beau lui aussi. Ainsi que du David Arnold avec le thème aux accents très militaires et guerriers de Independance Day. Mais mon gros plaisir de la soirée ça a été sans conteste le superbe thème de Superman (version 1978), toujours et encore de l’immense John Williams. C’était juste énorme !

363 space carnaval filature mulhouse superman

D’ailleurs, il y avait un Superman dans l’orchestre, si je me rappelle bien il jouait du cor aux côtés d’un Charlot et d’une Bat-Girl très estivale… Et oui, souvenez-vous, je disais en début d’article que pour cette soirée les musiciens étaient costumés ! C’est ainsi qu’on a pu croiser ce soir-là sur scène, sous la baguette d’un chef d’orchestre astronaute, un Albator à la grosse caisse, un cow-boy nonchalant au tuba, des Blues Brothers qui se partageaient trombones et bassons, un pape très Ben Sixteen avec une Sœur Marie-Thérèse aux flûtes et hautbois, une Catwoman toute de cuir vêtue au violoncelle au milieu de clowns et autres princesses, une fée à l’orgue, une sorcière et un mousquetaire violonistes, des petits rats de l’opéra plutôt baraqués aux percussions, un mexicain au xylophone, deux harpistes tout droit sorties d’un conte de fées, un maître Jedi et un homme-grenouille à la clarinette, des ouvriers de chantier aux contrebasses, j’en passe et j’en oublie à coup sûr. Un déguisement m’aura cependant fait m’interroger un temps. Le costume d’une des altos me rappelait furieusement un personnage de comics : la Pro de Garth Ennis et Amanda Conner (avis aux connaisseurs…) !! Jupe très courte, décolleté plongeant et cagoule violette, sincèrement je ne vois pas à quel autre personnage cette tenue pouvait faire référence. Ce qui est quand même étonnant, je dois le dire, puisqu’en dehors d’elle-même, j’ai dû être le seul à savoir en quoi elle était déguisée !! (et que ce choix reste un peu inattendu au sein d’un orchestre symphonique)(mais elle a bien fait cela dit hein, je salue l’initiative !)(mademoiselle, sachez que je vous ai comprise !!).

363 space carnaval filature mulhouse la pro

Bref, pour une première fois, j’ai adoré cette soirée de concert classique. J’espère bien pouvoir assister à la prochaine édition consacrée à des musiques de films, et je remercie mon ami Éric d’avoir pensé à moi pour partager ce bon plan !

Et pour faire saliver dans les chaumières, je vous propose les vidéos de deux morceaux  dirigés par le Maître John Williams en personne, d'abord le thème de Rencontre du Troisème Type :


 

Ensuite le thème de Superman :


 




 

 

* À ce propos, on a peu l’habitude de voir des saxophones dans un orchestre symphonique. Cet instrument a pourtant été inventé au début des années 1840 (par Adolphe Sax) qui le destinait aux orchestres symphoniques et aux fanfares militaires. C’est finalement au XXème siècle qu’il a connu un succès immense en devenant l’instrument emblématique du Jazz, puis en se répandant largement au sein des orchestres de musiques modernes comme le Rock, le Rythm’n’Blues, la Soul, la Pop, …)


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commentaires

Nikolavitch 26/03/2013 10:22


Eh oui, Holst* a été abondamment pillé par Williams (qui ne s'en est d'ailleurs jamais caché), mais aussi par Goldsmith ou Poledouris. Et de fait, quand j'écris de la SF, j'ai tendance à me
passer Holst à fond.


 


 


 


* Il n'est pas le seul. Dworak, Wagner et Prokofiev aussi.

Stéph 27/03/2013 20:07



En tout cas sur Mars, celui qui apporte la guerre c'était d'une évidence totale. En fait, je m'attendais à tout moment à voir un croiseur de l'Empire nous
survoler.