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Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !

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Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /2007 08:30


« J’ai dû faire une erreur d’appréciation. »

Jean-Marie Le Pen, qui finalement ne dit pas que des conneries.
 

 

Par Stéph - Publié dans : No Comment
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Vendredi 20 avril 2007 5 20 /04 /2007 22:19

Comme tout un chacun, j’ai reçu dernièrement dans ma boîte aux lettres les professions de foi des douze candidats à l’élection présidentielle du 22 avril.
Dans ma région les professions de foi sont envoyées en double-exemplaires, l’un en français, l’autre en allemand. Bah oui, allez savoir pourquoi. En alsacien encore j’aurais compris, mais en allemand je trouve cela pour le moins bizarre. Ou peut-être est-ce destiné aux personnes d’un certain âge qui ont appris à lire et à écrire en allemand, lorsque l’Alsace était occupée durant la seconde guerre mondiale et que le IIIème Reich considérait l’Alsace comme un de ses Länder à part entière. Quoi qu’il en soit, voir la profession de foi de Le Pen en allemand, ça lui confère comme un arrière-goût bizarre…

Je n’ai pas encore parcouru l’ensemble des programmes développés dans les documents reçus, mais je me suis penché sur la page de garde de chaque profession de foi, où figurent communément au moins une photo du candidat et une phrase d’accroche, un slogan, comme les sous-titres sur les affiches de films. Le truc qui est censé vous donner envie, qui résume le reste, les quelques mots que l’on retient parmi tout le reste.

Je vous propose un rapide coup d’œil sur les slogans… et je précise tout de suite que l’ordre selon lequel j’aborde les candidats n’a aucune signification particulière, c’est juste l’ordre selon lequel j’ai sorti les professions de foi de l’enveloppe !


 Dominique Voynet, Les Verts : La Révolution écologique
 
Étonnant de voir à quel point un type comme Nicolas Hulot a suscité l’engouement autour des questions d’écologie et de comparer cela à l’absence d’écho au discours de Dominique Voynet sur le même sujet. Paradoxal. Peut-être est-ce parce que les Verts ne se soucient pas que d’écologie mais de tas d’autres sujets. En tout cas ça ne va pas être facile de faire la Révolution toute seule Dominique. Ou alors faut-il comprendre le mot « révolution » dans son sens « faire un tour complet sur soi-même » ? Si c’est ça, tu peux le faire Dom ! (mais quel intérêt, ça…)


 José Bové, sans parti : Un autre avenir est possible

Le père Bové clamait haut et fort, il y a encore de cela un ou deux ans qu’il n’avait aucune intention de se présenter aux élections présidentielles. Évidemment, en bon apprenti homme politique, il s’est empressé de faire l’inverse de ce qu’il disait. L’alter-mondialiste ne m’était pourtant pas antipathique (avec une telle moustache, il ne peut être totalement mauvais), mais son discours prend de plus en plus l’apparat et les tics des blablas politiques typiques. Décevant. Et puis un petit McDo de temps en temps, je ne suis pas contre moi !


 François Bayrou, UDF : La France de toutes nos forces

Le centriste se sent pousser des ailes. Enfin surtout l’aile gauche semble-t-il. Ce qui est d’autant plus étonnant avec un programme économique grandement issu de l’hémisphère droit de son cerveau. En tout cas, le slogan est à l’image du discours : « votez pour moi, on verra plus tard dans le détail ce qu’on fera et avec qui, mais ça sera chouette ». Je caricature moi ? Bah non, je traduis, ce n’est pas pareil.


 Gérard Schivardi, sans parti : Candidat présenté par des maires

… ou le Pascal Chimbonda de la campagne (électorale). Un inconnu qui arrive à concilier des idées à la Arlette (les travailleurs d’abord) avec d’autres à la Jean-Marie (protectionnisme, sortie de l’Union Européenne). En tout cas le slogan est purement génial : « présenté par des maires » après l’interdiction par la justice du slogan « candidat des maires ». Subtil Schivardi, alias le roi de la débrouille (la preuve : il a réussi à trouver 500 signatures pour se présenter !).


 Marie-Georges Buffet, PCF : Pour une gauche fidèle à ses valeurs, déterminée à changer la vie quotidienne

Le slogan qui est à l’image du parti communiste français : démodé et à côté de la plaque. Visiblement ils n’ont pas compris au PCF le concept de slogan (court, percutant, avec des mots courts et simples qu’on retient). Sans débattre du fond tout à fait défendable, la forme sent la poussière et le petit Suze avant de faire son tiercé avec ses potes anciens combattants. Ce n’est pas méchant ce que je dis là d’ailleurs, juste un constat.


 Olivier Besancenot, LCR : Nos vies valent plus que leurs profits !

Ça c’est du slogan qui pète ! Le petit facteur a tout compris à la communication et au marketing lui, il a l’image qu’aurait pu avoir le PCF s’il avait su se rajeunir. Je l’aime bien il est sympa, loin d’être con, en bon orateur il a de la répartie et connaît son truc. Il est cependant un peu déconnecté du monde économique réel par moments, mais l’idée générale qui privilégie le salarié à l’actionnaire, ça je ne peux pas être décemment contre. S’il était moins radical, on le prendrait peut-être plus au sérieux le petit Olivier.


 Ségolène Royal, PS : La France Présidente

Dans le genre slogan qui ne veut rien dire mais qui a de la gueule, là on navigue dans les hautes sphères. Parce que sincèrement, à part mettre le terme « Présidente » dans l’accroche (avec donc un renvoi évident à l’une des plus grandes qualités –qui a dit la seule ?- de Ségolène : elle est une femme !), ça ne veut pas dire grand-chose. Ou plutôt ça peut dire tout et n’importe quoi. Ce qui est finalement cohérent avec la stratégie générale de la candidate socialiste qui se résume à la phrase « Je suis d’accord avec vous ». je me demande très sérieusement si ce slogan est le résultat d’une longue cogitation, d’études fastidieuses et onéreuses de cabinets-conseils en communication, ou s’il a été griffonné sur le comptoir d’un troquet en trente secondes chrono entre deux gorgées de bière.


 Frédéric Nihous, CPNT : La ruralité d’abord

Voilà typiquement le genre de candidat qui n’a pas grand-chose à dire sorti d’un ou deux thèmes très précis. Et qui pour ne pas être réduit au lobby des chasseurs s’inscrit comme porte-drapeau de la ruralité (moi qui viens d’un petit village alsacien, je dis non merci hein…). Sauf que mettre à son programme l’épineux problème de l’ouverture de la chasse à la galinette cendrée sur le haut plateau du Vercors, et de surcroît prétendre faire passer cela comme une autre façon de faire de l’écologie, ce n’est pas ce que j’appelle avoir un projet pour le pays.


 Philippe de Villiers, MPF : La fierté d’être français

Intimement convaincu (quelle admirable force d’auto-persuasion à ce propos !) d’être la « surprise » des résultats du premier tour, Philippe de Villiers, monsieur « chaque coup compte », se permet cette année des discours quasiment encore plus intolérants que ceux du FN. L’hyper-catho nationalo-rigide (ouais j’invente des mots, mais de Villiers m’inspire j’y peux rien) part en guerre pour la libération du pays, pour bouter hors du royaume les sarrasins et autres maures. Peut-être devrait-il s’installer à Poitiers et ne plus en partir tiens, juste au cas où. En tout cas, moi je serais « fier d’être français » si de Villiers se prenait une veste dimanche. Mais une belle, du genre entre le score de Schivardi et de Nihous quoi.


 Arlette Laguiller, LO : Candidate de Lutte Ouvrière

C’est bien connu, Arlette n’est pas là pour rigoler. On ne rigole pas quand  on est spolié à longueur de temps. D’où une profession de foi à la présentation d’une sobriété exemplaire. Pas de slogan, juste « candidate de lutte ouvrière », comme si depuis le temps qu’elle hante les élections présidentielles (c’est sa sixième participation quand même) on ne la reconnaissait pas encore. Ou peut-être est-ce pour ne pas la confondre avec Olivier Besancenot, allez savoir. Moi ce que je préfère chez Arlette c’est encore la chanson que Souchon lui a consacrée. Mais ça fait un peu court pour glisser son nom dans l’urne hein… sorry Arlette.


 Jean-Marie Le Pen, FN : Votez Le Pen

Dans le genre sobre et court, Le Pen va à l’essentiel. Au moins on ne peut pas l’accuser de blabla ou d’hypocrisie sur ce coup là, il annonce clairement la couleur, il ne demande pas grand-chose, juste qu’on vote pour lui. Le comble c’est qu’il a des raisons d’y croire le bougre. Le vieil homme politique, qu’on disait déjà fini il y a 5 ans avant les résultats du 21 avril 2002, a bonne mémoire, et c’est le cas de le dire, bon pied bon œil. Il se voit déjà refaire le coup de 2002 et s’est rendu compte que laisser les autres candidats s’écharper entre eux, tout en lâchant de-ci de-là quelques idées poujadistes et populistes sans entrer dans les débats de fond, était la meilleure formule pour lui. Le tout saupoudré d’un peu de victimisation et de soi-disant persécution, et il pourrait bien nous priver pour la seconde fois d’un débat gauche-droite au second tour.


 Nicolas Sarkozy, UMP : Ensemble tout devient possible

Voilà un slogan très étonnant de la part de l’hyper-actif sous tranxène du paysage politique français. Surprenant car en parfait décalage avec ce que suscite le candidat autour de lui. Parce que sorti de l’UMP (et encore, au sein même du parti de droite, il y a des courants anti-Sarkozistes…) et de l’extrême-droite, le mot d’ordre général qui règne c’est plutôt « Tout sauf Sarko » (avec bien entendu un Le Pen exclu du fameux « tout »). Pas facile dans ces conditions pour le petit Nicolas de rassembler autour de son nom. Du coup, « Ensemble tout devient possible » pourrait devenir « Seul ça va être galère ». Qui vivra verra…


Voili, voilou, c’était mon petit tour d’horizon général rapide des professions de foi des douze candidats à la présidentielle. N’ayant pas compté les mots je ne sais pas si j’ai été très équitable, ni si j’ai réussi à accorder la même importance à chacun, comme le préconise le CSA pour les chaînes télévisées et les radios. Heureusement d’ailleurs que la presse et le net ne soient pas soumis à ce genre de règle.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas causé politique ici, mais l’occasion était trop belle. Vous l’aurez compris, j’ai essayé de faire ça sur le ton de l’humour, mais vous aurez peut-être détecté aussi un léger accent désabusé, et vous aurez raison. Parce que ça fait un bail que je n’ai pas pu me retrouver pleinement (l’ais-je seulement pu un jour ? pas sûr…) dans un discours ou un programme politique. En conséquence, cette fois encore, je vais procéder à un choix par éliminations successives (au moins je sais avec précision qui je ne veux pas voir à l’Élysée, c’est déjà ça), pour finalement garder la solution la « moins-pire » à défaut d’autre chose…

Vivement dimanche soir que les résultats tombent.
D’ailleurs à ce sujet, si vous voulez les résultats avant l’heure légale de 20h00, branchez-vous sur internet et en  particulier sur les sites étrangers, belges ou suisses par exemples, où les premiers résultats seront annoncés vers 18h30. Il paraît que ce n’est pas bien, et qu’il ne faut pas le faire (mais franchement je ne vois vraiment pas pourquoi je m’en priverais…).
 


 

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Jeudi 19 avril 2007 4 19 /04 /2007 23:56


« Dans un régime fasciste on n’apprend pas "je suis, tu es" mais "je hais, tu suis". »

Marc Escayrol, auteur de citation anti-borgne.

 

Par Stéph - Publié dans : No Comment
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Mercredi 18 avril 2007 3 18 /04 /2007 20:50

Il y a un mois environ se tenait le salon de l’automobile de Genève. Avec quelques potes (Éric, Thibaut, Yannick, Christophe et Delo) nous y avons fait un petit pèlerinage histoire de s’en mettre plein les mirettes, découvrir les dernières nouveautés, s’extasier devant les carrosseries de rêve, entrer et voir de plus près des modèles plus « accessibles ».

Aston Martin Vanquish... arghhhh !
Pour ma part le top du top se nomme depuis toujours Aston Martin et Maserati. Dans les plus « classiques », les stands Porsche, BMW, Volvo ou Alfa Romeo tiennent toujours leurs promesses, de même que Audi, marque symbole à mes yeux de qualité et de fiabilité constantes.

Ma Que Bella Maserati !
Dans les bonnes surprises je retiendrais un stand Hyundai étonnamment réjouissant et le stand d’un blanc immaculé de Fiat (deux marques que je n’affectionne pourtant pas particulièrement pour rester courtois). Et un petit coup de cœur inattendu lui aussi : le Qashqai de Nissan.

Le Qashqai Nissan, prononcez "Kash-Kaï"
Bref, ce fut une journée bien remplie.
Et ce n’est pas Delo qui me contredira sur le fait qu’on y a vu de bien belles choses à ce salon de Genève…


Oh la belle bl....eue !  

Par Stéph - Publié dans : Ces petites choses
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Mardi 17 avril 2007 2 17 /04 /2007 00:16

Mesdemoiselles, mesdames et messieurs, et surtout mesdemoiselles quand même, voici le retour d’un héros hors du commun, du séducteur de ces dames, du playboy au look ravageur, de l’homme à l’humour irrésistible et au charisme immense. L’amour est sa cour de jeu, le sexe est son domaine d’expertise, le charme est son art de vivre. Véritable aimant à femmes, malgré son endurance et son courage quasi sans limite, même lui a parfois du mal à donner satisfaction à toutes celles qui vendraient père et mère pour pouvoir caresser son corps poilu et son crâne dégarni. Ou pas.

L’homme à l’état pur, le mâle dominant dans toute sa splendeur, l’incarnation de la virilité, le bourreau des cœurs revient parmi nous pour le plus grand bonheur de la gente féminine et inspirant respect et envie à tous les hommes qu’il croise. Ou pas.

Lui, c’est Victor Lalouz, et son retour fracassant c’est dans Victor Lalouz T.2 : l’idole des jeunes, écrit et dessiné par Diego Aranega.
Après avoir imposé son style dans le premier album (Victor Lalouz T.1 : En route pour la gloire), le gars Lalouz s’affirme. Son émission de radio sur Smak FM cartonne, son statut de star des ondes se conforte, sa horde de fans grandit et les femmes se pâment à ses pieds. Ou pas.

Victor Lalouz est la star de Smak FM !
Il est temps à présent pour Victor de passer à la vitesse supérieure. Quitter sa mère. Trouver un appart. Vivre une histoire d’amour torride avec la standardiste … ou pas.

Dans ce deuxième tome des aventures rocambolesques de Victor Lalouz, on retrouve Victor et ses potes de la radio, Victor qui écume les agences immobilières, les séances de bras de fer mental de Victor avec son psy, les différentes techniques de séduction de Victor, la papa de Victor qui n’est pas tout à fait celui que l’on pourrait croire…

Toujours aussi drôle, ce deuxième tome confirme la réussite du premier album sorti l’an dernier.
Victor Lalouz c’est bien, lisez-le.

 

Par Stéph - Publié dans : Pop Culture : Comics Story
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /2007 16:51

Le réchauffement planétaire fait polémiquer, et alors qu’il y a tout juste quelques années on nous soutenait encore que la preuve indiscutable de la responsabilité de l’homme dans la modification du climat n’était pas faite, aujourd’hui c’est tout l’inverse, puisqu’il ne se passe pas un mois sans qu’une prévision alarmiste ne tombe (plus de poissons dans les océans d’ici 50 ans, la calotte glaciaire qui disparaît comme peau de chagrin, la montée du niveau des mers qui menace à moyen terme de nombreuses îles, des étés caniculaires tous les 3 à 5 ans, le paludisme généralisé en Europe, j’en passe et des meilleures…).

À un tout autre niveau, l’avenir semble également bien morose si l’on se place du point de vue du simple citoyen français. On nous prévient depuis longtemps que pour survivre le pays va devoir procéder à de profondes réformes sociales, économiques et politiques. Ça fait un moment déjà que j’ai fait mon deuil d’une éventuelle retraite à 60 ans, même en ayant commencé à bosser à 21 ans avec une année de service militaire au préalable… De la même manière je ne donne pas cher de la peau de la Sécurité Sociale, du Contrat à Durée Indéterminé, de la Fonction Publique, du pouvoir d’achat… le tout au nom de la sacro-sainte économie de marché, de la rentabilité et des bénéfices des actionnaires.

Bref, tout ça pour dire que rien dans ce qu’on nous promet ne permet de s’extasier objectivement sur les perspectives d’avenir à moyen et long terme.

Mais finalement, tout ça, ce n’est pas grand chose quand on sait ce qui nous attend le 13 avril 2036. Car ce jour là, 2004 NM4, un astéroïde récemment découvert (en juin 2004) et rebaptisé Apophis (du nom du dieu égyptien Apep, dit le Destructeur…) pourrait bien nous expliquer par le menu ce qu’est une réelle catastrophe d’ordre planétaire digne de ce nom.
Que je vous explique…

2004NM4 ? à l'eau...
Apophis donc, est un astéroïde d’un diamètre moyen de 320 mètres, dont l’exacte composition n’est pas encore bien déterminée mais dont la trajectoire va croiser celle de notre planète dans les années qui viennent. Enfin quand je dis « croiser » il faut prendre cela à l’échelle cosmique hein, c’est-à-dire à quelques kilomètres près quand même…

Fin décembre 2004, les astronomes évaluaient à 1 chance sur 20 le risque d’impact avec la Terre le 13 avril 2029. Un vendredi 13 qui plus est, qui comme chacun le sait (sauf les publicitaires de la Française des Jeux) n’est pas connu comme le jour le plus synonyme de coup de bol. Une chance sur vingt quand même, ce n’est pas négligeable… Depuis, de nouvelles observations et études ont permis de déterminer avec quasi-certitude (le risque zéro n’existant jamais) que la trajectoire de l’astéroïde croiserait notre planète à un peu moins de 30 000 km, c’est à dire tout de même à l’intérieur de l’orbite de nos satellites géostationnaires.

En conséquence, vous pourrez faire comme si de rien n’était le vendredi 13 avril 2029 et jouer selon vos habitudes à l’Euro-Millions du vendredi soir. D’ailleurs j’ose espérer qu’à cette date ce jeu ne sera plus présenté par Sophie Favier, ou alors juste comme ça, pour déconner.

Merfi Fophie.
Mais ne vous considérez pas tirés d’affaire pour autant. Loin de là.

Car ce jour là, Apophis passera si près de notre planète que sa trajectoire va s’en trouver modifiée du fait de l’attraction terrestre sur l’astéroïde, au point d’infléchir sa trajectoire de près de vingt degrés et jouer sensiblement sur son orbite. En fait, selon la modification de trajectoire qu’Apophis va subir ce jour-là, on pourrait bien le voir revenir beaucoup plus près 7 années plus tard, le 13 avril 2036 pour être précis. Les scientifiques estiment à 610 mètres la largeur du couloir virtuel que l’astéroïde devra emprunter s’il a décidé de revenir nous percuter en 2036. Autrement dit, en 2029, selon la distance précise de son point le plus rapproché à la Terre (à une marge d’erreur de 610 mètres donc), sa trajectoire pourrait être déviée juste ce qu’il faut pour que sept années plus tard il nous rentre en plein dans le lard.

Pour l’heure il est impossible de prévoir avec une telle précision à quelle distance exacte de la Terre passera Apophis en 2029. Les astronomes en sauront plus après 2011, quand son observation sera rendue plus précise (pour l’instant Apophis est trop proche du Soleil pour cela). Si d’aventure le risque était avéré, plusieurs solutions ont déjà été discutées par les scientifiques.
 Bruce Willis s’est proposé pour aller forer quelques trous et balancer de la dynamite sur le dit caillou, le tout sponsorisé par la 20th Century Fox et produit par Joel Silver.

Merci Bruce.
Mais pour l’instant la solution qui retient le plus l’intérêt de la communauté scientifique est celle Stanley Love (docteur Love, c’est pas classe comme nom ça ?) et Edward Lu (rien à voir avec les petits écoliers). Ils proposent de positionner et maintenir à proximité immédiate d’Apophis un vaisseau spatial de taille raisonnable et muni de moteurs  ioniques fonctionnant à l’énergie solaire (ben oui, tant qu’à faire l’énergie solaire c’est écolo et tout et tout…). D’après leurs calculs, la seule force d’attraction entre les deux objets (l’astéroïde et le vaisseau spatial, suivez un peu bordel) devrait suffire à dévier des quelques centaines de mètres nécessaires la trajectoire d’Apophis, histoire de le faire rater le couloir fatal de 610 mètres qui l’amènerait à nous revoir en 2036.
Dit comme ça, ça a l’air facile.

Mais tout de même, si dans le pire des cas, Apophis revenait nous visiter le 13 avril 2036, attendez vous à un vrai cataclysme. Du genre violent quoi. Si l’astéroïde tombait sur la terre ferme, avec ses 320 mètres et 20 Millions de tonnes, la déflagration (l’équivalent de 58 000 fois Hiroshima quand même) serait d’ampleur à rayer de la carte un pays tel que la France, rien de moins. Sans parler du nuage de poussière qui recouvrirait la planète pendant quelques années, faisant tomber dramatiquement la température en surface (soit dit en passant, problème de réchauffement de la planète résolu), détruisant quasiment toute vie animale et végétale. Si l’astéroïde tombe en mer, le tsunami engendré ne serait même pas imaginable, ravageant tout sur son passage et faisant plus de morts encore que la déflagration sur terre ferme. Avec toute une série de graves dérèglements climatiques, aussi dévastateurs pour la vie sur notre planète que le nuage de poussière.

Beau spectacle... si on le voit d'une station orbitale !
Bref, ça serait chaud quoi… Et évidemment, tout ça, juste la veille de mon anniversaire. Alors j’avais déjà fait une croix sur ma retraite à 60 ans, là il faudra aussi que je fasse une croix sur mon gâteau d’anniversaire pour mes 61 ans…

Ah oui, j’oubliais. Une dernière chose… au jour d’aujourd’hui (j’aime bien employer cette expression, tant pis si ça fait vieux)(vous me direz, j’ai déjà 32 ans demain…) on estime à 1 chance sur 48 000 le risque de collision en 2036. Mouais, ça va. M’enfin ça fait toujours beaucoup plus de chances de se prendre Apophis sur le coin de la gueule que de gagner 113 millions d’euros à l’Euro-Millions hein.
Enfin, je dis ça, je dis rien.


Doucement mais sûrement, Apophis s'approche...
(crédit image : Manu de www.lagrenouilleblue.com) 

 

 

 

Par Stéph - Publié dans : Pastafarisme & Co
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /2007 09:23

Aujourd’hui une contribution un peu spéciale. Ils s’y sont mis à deux pour y arriver mais ça en valait la peine ! Estelle et Olivier ont donc œuvré avec talent pour produire… une jolie petite fille prénommée Aline et née le 10 janvier dernier.

C'est quoi cette touffe de poils sous son nez à ce monsieur ?
La choupette m’a fait de l’œil toute l’après-midi jeudi dernier, faut dire que j’ai un piège à filles, un piège tabou, un joujou extra qui fait crac boum hue, les filles en tombent à mes genoux… une moustache ! Avec les bébés c’est radical, ça les hypnotise et ils ne me lâchent plus des yeux.
Cela dit, il faut se rendre à l’évidence, ce genre de chose fonctionne surtout avec les moins de 18 mois. À 18 ans ça les intéresse beaucoup moins déjà.

Quand je serai grande, je veux la même moustache !
En tout cas, bienvenue parmi nous petite Aline, et félicitations aux heureux (mais épuisés) parents.

 

 

 

 

Par Stéph - Publié dans : Contributions
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Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /2007 14:37

Bardé de récompenses internationales, La Vie des Autres est un film allemand à l’apparence pourtant bien austère. Cela est certainement dû au sujet qu’il traite : la vie sous le régime de l’ex-RDA, le manque de liberté, la censure politique, et la surveillance quasi-généralisée mise en place par les services de renseignements est-allemands, la Stasi.

L'Hauptman Wiesler écoute et retranscrit consciencieusement tout ce qui se passe chez Georg Dreyman.
Dans ce contexte froid et gris, La Vie des Autres retrace deux histoires montées en parallèle et intimement liées l’une à l’autre. Il y a d’abord Georg Dreyman (Sebastian Koch) artiste et intellectuel de renommé mondiale, l’un des derniers à vouloir demeurer coûte que coûte en RDA malgré le carcan étroit dans lequel il peut s’exprimer derrière le rideau de fer. Faussement sympathisant du pouvoir mais  réellement patriote, Dreyman aime son pays autant que son art, et il rêve de pouvoir faire de la résistance tout en douceur sans devoir abandonner la terre qui l’a vu naître. Usant de diplomatie, d’intelligence et d’une pointe d’hypocrisie teintée d’ironie, il parvient à mener sa barque tant bien que mal entre les politiciens véreux et soupçonneux et ses amis intellectuels opposants au pouvoir en place. L’autre personnage principal du film est un officier zélé de la Stasi, Gerd Wiesler (Ulrich Mühe), un homme froid, méthodique et totalement dévoué à sa cause. Wiesler devient sur ordre de sa hiérarchie l’ombre de Dreyman… C’est lui qui est en charge de le surveiller et de l’espionner afin de le faire tomber pour traîtrise au régime en place. L’Hauptman Wiesler est discret et surtout redoutablement efficace dans son travail. Si bien que rien de la vie de Dreyman ne restera longtemps secret pour lui… ni son intimité avec la belle Christa-Maria Sieland (Martina Gedeck), comédienne vedette d’Allemagne de l’Est, ni ses convictions politiques profondes…

Dreyman et sa muse, la somptueuse Christa-Maria Sieland.
Le réalisateur Florian Henkel von Donnersmarck aborde dans son film un sujet rarement développé (à ma connaissance) au cinéma : la vie à Berlin-Est avant la chute du mur et l’omniprésence de la Stasi (abréviation de Staats Sicherheit, littéralement « la sécurité de l’État »), le service de renseignement et la police secrète politique qui voit tout, entend tout, observe tout, sait tout.

Le film décrit la réalité d’un pays où la moindre opinion allant à l’encontre de la politique officielle était considérée comme indigne et punissable. Un régime où l’austérité règne, où l’opposition est muselée, enfermée et réduite au silence par la peur, où l’idéal communiste a viré depuis longtemps à la toute puissance de quelques dirigeants et à la privation quasi totale de liberté pour tous les autres.
Si le thème général peut sembler difficile, La Vie des Autres réussit vraiment à plonger le spectateur dans la vie de ses héros. On ressent l’impuissance et l’envie de révolte de Dreyman. On est touché au fur et à mesure qu’on le découvre par la droiture et le dévouement sincère mené à mal de Wiesler.

Nous avons les moyens de vous faire parler...
L’air de rien et sans qu’on s’y attende, le film nous happe dans son récit malgré des acteurs pour la plupart inconnus dans nos contrées (quoiqu’on ait vu récemment l’excellent Sebastian Koch dans le Black Book de Paul Verhoeven), une ambiance générale morose et un thème tout sauf glamour. Sobrement réalisé, parfaitement interprété et d’une sensibilité à l’image du Hauptman Wielser, c’est-à-dire tout en retenue mais profondément sincère, La Vie des Autres fait bien plus que convaincre. Intelligence du propos, subtilité du scénario, justesse de l’interprétation : voilà les principales qualités du film qui a remporté cette année l’Oscar du meilleur film étranger à Hollywood.

Et puis bien que ça n’ait rien à voir, j’ai été agréablement surpris de constater que mes souvenirs d’allemand m’aient permis de me passer le plus clair du temps des sous-titres français ! Mais que cela ne vous retienne pas d’aller le voir si vous n’entravez rien à la langue de Goethe : La Vie des Autres est un sacré bon film, avec ou sans sous-titres !


L'affiche française du film.  

 

Par Stéph - Publié dans : Pop Culture : Movie Maniac
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Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /2007 10:22

Aujourd’hui pas de blabla, mais des photos.

Voici à quoi ressemblait mon stock de BD il y a un an (d’où l’explication du Noir & Blanc : c’est déjà loin tout ça !).

Cliquer pour agrandir

Cliquer pour agrandir

Et voici à quoi ça ressemble maintenant (je suis donc passé à la couleur, on arrête pas le progrès). C’est quand même mieux comme ça non ?

Cliquer pour agrandir
Bon, pour être tout à fait exact, ce qu’on voit là n’est que la partie de ma collection qui demeure avec moi dans mon appart … je n’ai pas eu le courage (ni la place il faut bien le dire) de déménager chez moi les 3 bibliothèques pleines de comics et de diverses BD qui trônent encore fièrement dans mon ancienne chambre chez ma maman… ce qui multiplierait par deux le linéaire de ce que j’ai déjà chez moi.

Faudrait que je pense à faire assurer tout ça tiens…

 

 

Par Stéph - Publié dans : Ces petites choses
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Jeudi 29 mars 2007 4 29 /03 /2007 17:56

Voici un petit article pour vous faire découvrir pour celles et ceux qui ne le connaissent pas encore, un blog très sympa, au design très réussi et que j’aime tout particulièrement.


Pourquoi ? car il est dédié à la bande-dessinée.
Mais attention, l’auteur de ce site, Chelmi le franc-comtois, aborde le sujet d’une manière tout à fait originale. Il ne vous propose pas des articles sur des BD qu’il commente et critique, ça des tonnes et des tonnes de sites le font déjà (et je fais moi-même partie de la légion de chroniqueurs internautes qui partagent leurs avis sur les BD qu’ils lisent), et certains depuis belle lurette d’ailleurs.

Non, Chelmi parle de bande-dessinée au travers d’un tout autre prisme. Il vous emmène avec lui traquer tous ces personnages qui hantent les pages de vos BD préférées et qui sont des emprunts, des hommages ou des clins d’œil à des personnalités du monde réel, des héros de cinéma ou encore des scènes issues de tableaux de maîtres.

Bien sûr, tout bdphile a en mémoire l’une ou l’autre caricature de personnalité qu’il aura repérée dans un album des Aventures d’Astérix et Obélix. Mais Chelmi ratisse beaucoup plus large, en dénichant de somptueux exemples un peu partout dans la BD franco-belge, n’hésitant pas non plus à aller chercher du côté de la BD américaine histoire de varier les plaisirs.

Chacun de ses articles présente donc un personnage tiré d’une bande-dessinée, et son alter-ego humain via une petite biographie.
J’ai personnellement une petite préférence pour certains de ses articles qui vont encore plus loin, en rapprochant des cases bien choisies de BD à des tableaux de maîtres (par exemple, L'Origine du Monde). Courbet, Monet, Klimt et bien d’autres ont inspiré certains dessinateurs, Chelmi se fera un plaisir de vous décortiquer tout ça…
Et il a l’œil, j’aime autant vous le dire !

Alors que vous soyez des amoureux de BD ou pas, allez passer un bon moment en jetant un coup d’œil à son blog kiCswiLA ? , vous verrez ça vaut son pesant de cacahouètes.

 

 

Par Stéph - Publié dans : Coupure Pub
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