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Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !

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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /2007 14:12

« Je dois les remercier [les argentins] parce qu’en deux fois 80 minutes, j’ai appris toutes les insultes possibles en espagnol. »

Raphaël Ibanez, rugbyman polyglotte.

Par Stéph - Publié dans : No Comment - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /2007 22:51

218-TomSelleck1.jpg   218-TomSelleck2.jpg

Le moustachu le plus célèbre de Hollywood l’a fait, alors je me suis dit… pourquoi pas moi ?

Vous me connaissiez (ou pas) jusqu’ici comme ça :
218-m.jpg
Eh bien si cette photo est en noir & blanc c’est parce qu’il s’agit du passé…

Alors pour m’aider à trouver ma nouvelle tête, votez pour votre préférée (enfin la moins pire quoi) :

218-0j.jpg Rasé de près

218-3j.jpg Barbe de 3 jours

218-5j.jpg Barbe de 6 jours

Du côté des réactions, après 14 ans passés avec une moustache (depuis le lycée en fait), ça m’a fait tout bizarre de me voir sans. Pour dire la vérité je n’arrivais pas à m’imaginer comme cela et il m’a fallu un petit temps d’adaptation, histoire de m’habituer à la disparition de mon balai sous-nasal.

Pour l’instant j’ai eu plusieurs types de réactions de la part des gens de mon entourage.
La plus courante c’est « ça te rajeunit ». J’ai eu droit à quelques commentaires clairement positifs, une grande part de « ne se prononce pas », un résolument contre (Delo m’a gratifié d’un « hssssss » façon « tu es chez AGF ? non ? hssssss…. »), un nombre non négligeable de personnes qui n’ont rien remarqué, et ma maman qui trouve que ça me grossit le visage.
La palme revient à l’un de mes collègues qui m’a toujours connu avec la moustache depuis 10 ans maintenant, et qui m’a lancé d’un œil soupçonneux quand je lui ai demandé ce qu’il pensait du changement : « tu portais la moustache toi ? ».

Alors voilà, à vous de me dire ce que vous préférez : moustache, rasé, barbe de 3 jours, barbe de 6 jours ?
Je comptabilise d’ores-et-déjà un vote « rasé » de la part de ma grand-mère, bien que je me pose des questions sur sa validité étant donné qu’elle s’est demandée pendant toute une semaine ce qui avait changé chez moi avant que je ne lui dise que je m’étais rasé…
Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /2007 22:41
Le film Le Scaphandre et le Papillon est l’adaptation par Julian Schnabel du livre du même nom de Jean-Dominique Bauby, qui raconte son histoire et le combat d’un homme dont l’esprit est littéralement enfermé dans son corps. Le livre avait beaucoup fait parler de lui, en grande partie du fait que son auteur, mort peu de temps après la sortie du livre, était atteint du « locked-in syndrome ».

 Jean-Dominique Bauby (Mathieu Amalric, tout simplement incroyable) est le rédacteur en chef du magazine féminin Elle. Entre déboires amoureux, un divorce, un père dépendant (l’inoxydable Max von Sydow) et un engagement professionnel de chaque instant, sa vie est très rythmée, et il est ce qu’on peut appeler un homme actif. Mais un accident cérébral va cruellement changer tout cela.

Mathieu Amalric et Max von Sydow : un fils qui s'occupe de son père dépendant
Du jour au lendemain, Jean-Dominique se réveille dans un lit d’hôpital sans trop savoir au départ ce qu’il y fait, atteint du locked-in syndrome, une pathologie grave et irréversible. Il réalise avec effroi qu’il a perdu à jamais tout contrôle de son corps, devenu une masse inerte sans même la possibilité de s’exprimer. Seul un œil encore répond à sa volonté. Plus aucun autre mouvement que celui de l’œil et de la paupière, plus de sens du toucher, plus d’expression par la parole. Il lui reste l’ouïe, un champ de visibilité très restreint et un esprit intact, pris au piège d’un corps-prison.
Effondré, détruit moralement et infiniment seul, Jean-Dominique va finir par se lancer dans la rédaction d’un livre-témoignage, un dernier acte de création alors qu’il n’a plus aucun contrôle sur lui et sur sa vie. Car Jean-Dominique perd progressivement le peu qu’il lui reste de liberté : le nerf optique décroît et il n’a aucun temps à perdre. Chaque nuit il va mentalement rédiger son livre, le mémoriser et le dicter le jour venu, lettre après lettre à l’une de ces soignantes (Marie-Josée Croze), par un système simple mais fastidieux de clignements d’œil.

Marie-Josée Croze dans le rôle de celle qui va redonner la parole à Jean-Dominique
Évidemment la situation de Jean-Dominique Bauby est horrible, d’autant plus lorsqu’on sait qu’il s’agit d’une histoire vraie. L’auteur du livre (et personnage principal du film) a écrit sa propre histoire, sa propre condition, sa propre souffrance.
Le film nous présente sa vision des choses, le monde vu par son unique œil, ses pensées, son infini désespoir, sa solitude intense. Émotionnellement très forte, l’histoire racontée à la première personne évite cependant ce que je craignais avant d’aller voir le film. On ne tombe à aucun moment dans le larmoyant ou le pathos. Pourtant l’histoire aurait pu très facilement s’y prêter. Le scénario et la mise en scène ne jouent pas à tirer les larmes au spectateur, le film est  d’une sensibilité et d’une justesse rare, sans aucune exagération, sans aucun artifice facile.

Le thème est grave, l’histoire atroce mais le ton est sans concession. Privé de parole, Jean-Dominique n’est pas privé de pensée, c’est même tout ce qui lui reste. C’est en voix-off qu’on entend toutes ses réflexions intérieures, tous ses monologues avec lui-même, toutes ses réponses à ses interlocuteurs qui ne peuvent pas l’entendre.
Dans cet exercice, Mathieu Amalric parvient brillamment par sa seule voix à faire passer dans son jeu tous les sentiments et nuances que l’absence de jeu corporel lui interdit.
Les moments certainement les plus touchants et forts du film sont d’ailleurs portés par cette voix-off exceptionnelle, criante de vérité, déchirante de désespoir, de solitude, de tristesse, de cynisme mais d’une profonde humanité. Quoi de plus triste que cet homme qui ne peut crier son amour à celle qui fait vibrer son âme…

Mathieu Amalric et Emmanuelle Seigner, un amour plus fort que le silence ?
En grande partie filmé en caméra subjective le film n’est pas toujours « agréable » à regarder, car on est réellement placé dans la peau et dans l’inconfort de Jean-Dominique. Comme lui, on ne voit que d’un œil, comme lui on est impuissant sur tout ce qui nous entoure, on ne maîtrise ni lumière ni son, on ne peut pas répondre aux sollicitations, et cette sensation affreuse d’impuissance totale est si bien rendue que l’on peut s’en trouver mal à l’aise même en tant que simple spectateur.

Alors oui, le film est dur mais ne tombe jamais dans les excès.
L’interprétation est magistrale et le film touche par sa mise en scène chaque spectateur, car il nous place dans la peau du personnage, sa souffrance devient la nôtre.
Un film fort et poignant, dur à regarder, mais dont on sort grandi.

L'affiche du film.
Par Stéph - Publié dans : Pop Culture : Movie Maniac - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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Mercredi 26 septembre 2007 3 26 /09 /2007 09:57

« En Iran, nous n’avons pas d’homosexuels comme dans votre pays, …je ne sais pas qui vous a dit que cela existait chez nous. »

Mahmoud Ahmadinejad, président iranien, croyant, pratiquant et de bonne foi.
Par Stéph - Publié dans : No Comment - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /2007 11:07
Vendredi 14 septembre, le sénateur du Nebraska Ernie Chambers a déposé une plainte à l’encontre de Dieu en personne.
Le sénateur indique dans sa plainte qu’il a à plusieurs reprises tenté d’entrer en contact avec Dieu, sans succès. Il L’accuse entre autres d’avoir provoqué de « redoutables inondations, terribles tremblements de terre, pestes pestilentielles, horribles ouragans, terrifiantes tornades, sécheresses ravageuses, guerres génocidaires, malformations à la naissance, etc… » et demande en conséquence à la Cour d’émettre une injonction permanente à l’encontre de Dieu afin qu’Il cesse au plus vite ce genre d’actions néfastes.
Et puisque Dieu est omniscient, Il peut être jugé partout, y-compris au tribunal du comté de Douglas, Nebraska.

Bien sûr cette plainte n’est pas sérieuse, c’est la manière la plus pédagogique qu’a trouvée son dépositaire de dénoncer la dérive actuelle aux USA qui consiste à déposer plainte pour n’importe quoi contre n’importe qui (Frivolous Lawsuits).
Moi je crois plutôt que c’était la meilleure manière de faire parler de lui dans les médias… cela étant, sur le fond il n’a pas tort, il n’est pas blanc-bleu dans cette affaire le Créateur.

D’ailleurs il y a quelques mois déjà, une autre plainte (déboutée depuis) avait été déposée auprès du Tribunal de Timisoara en Roumanie à l’encontre de Dieu pour « escroquerie et abus de confiance ».

Pour celles et ceux qui voudraient mieux comprendre Dieu le Père, et pourquoi pas discuter avec Lui je vous donne ici l’adresse de son blog, ça peut toujours servir.
Par Stéph - Publié dans : Ces petites choses - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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Dimanche 16 septembre 2007 7 16 /09 /2007 13:35


« Bon dimanche, sous vos applaudissements… »

Jacques Martin, amuseur de génie du théâtre de l’Empire

Par Stéph - Publié dans : No Comment - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 /09 /2007 15:05
Hier, mon amie de lycée Cécilia m’a raconté un rêve qu’elle a fait récemment, et je ne résiste pas à l’envie d’en faire une note ici… j’espère qu’elle ne m’en voudra pas et je l’assure que ça n’est ni méchant ni moqueur, c’est juste que ça m’a beaucoup amusé et que je voulais faire partager ça…

Alors voilà, mon amie a donc rêvé qu’elle était enceinte et qu’elle accouchait. Mais attention, Cécilia n’est pas personne à faire les choses à moitié… car dans son rêve elle accouchait ni plus ni moins que de sextuplés !
Rêve étonnant mais pas forcément désagréable jusqu’alors, les choses se sont vraiment gâtées lorsqu’elle a appris à la maternité l’identité du papa. D’aucune aurait rêvé faire un enfant à George Clooney ou Brad Pitt, quelque écervelée aurait jeté son dévolu sur Robbie Williams ou Julien de la Nouvelle Star… eh bien non, Cécilia elle, venait d’accoucher en songes de sextuplés dont le père n’était autre que Nicolas Sarkozy !
Irrésistible, n'est-ce-pas ?
Vous comprendrez qu’un tel rêve l’ait marquée, et je me demande si c’est suite à ce choc nocturne qu’elle a décidé de s’expatrier pour quelques mois à Lisbonne dès la semaine prochaine…

Bon voyage au Portugal Cécilia, reviens-nous vite avec plein de nouveaux rêves comme celui-ci !  ;o)

P.S. : chacun aura relevé la similitude de son prénom avec celui de la première dame de France, mais ne lui faites pas la remarque s’il-vous-plaît, sauf si vraiment vous tenez à l’énerver…
Par Stéph - Publié dans : Contributions - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /2007 01:46
On continue avec  les beaux gosses du moment, plus moustachus les uns que les autres...  faites votre choix mesdames : Brad Pitt, Chris Evans, Christian Bale, Colin FarrellDavid Beckham, Eric "Docteur Glamour" Dane, Heath Ledger, Johnny Depp, Jude Law, Timothy Olyphant, Jake Gyllenhaal, Orlando Bloom, Patrick "Docteur Mamour" Dempsey,  rien que ça !

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Mais n'enterrons pas pour autant leurs aînés Bruce Willis, Sean Penn, Nicolas Cage et Ian McShane ...


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Et puis il y a ceux qui quoi qu'il arrive, quel que soit leur âge ou leur look, ont toujours la grande classe... George Clooney,
Pierce Brosnan, Sir Sean Connery, Samuel Lee Jackson et Robert Downey Jr.

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Et puis pour finir, cet article n'aurait pas été complet sans le détenteur ultime de moustache, le champion toute catégorie, le grand, le magnifique, l'incontournable Thomas Magnum, ou si vous préférez Tom Selleck  :o)


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Et puis d'ailleurs, il  n'était pas seul dans sa série à en porter une de moustache...

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Bon alors, vous vous la laissez pousser quand votre moustache vous ?
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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /2007 01:01
Aujourd’hui place à ce petit accessoire typiquement masculin (quoique…) qui fait pourtant toute la différence quand on l’a… Je veux bien entendu parler de la moustache.
Parfois moquée, parfois admirée, la moustache ne passe en tout cas jamais inaperçue !

Alors je vais faire l’impasse pour une fois sur le poids des mots, pour me consacrer selon le slogan paris-matchien, au choc des photos. Et celles qui suivent sont garanties sans retouche…

Car oui, les plus grands, les plus beaux, les plus sexy et les plus talentueux portent ou ont porté un jour la moustache. Enjoy !


On commence par les grands anciens, mais indémodables, Clark Gable et Guy Williams, alias Don Diego de la Vega...
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On continue dans le vintage avec quelques stars des années 70 : Lee Majors, Peter Falk, David Soul et Paul Michael Glaser !
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Un petit tour par les monstres sacrés du septième art : Paul Newman, Jack Nicholson et Robert Redford
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Quelques stars des années 80 : Jeff Bridges, les excellents Richard Dreyfuss et Emilio Estevez, le broussailleux Kevin Costner et le génial Kevin Kline, alias Otto dans Un Poisson nommé Wanda
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La musique n'est pas en reste d'ailleurs : la preuve avec Freddy Mercury, George Michael, Lionel Richie et rien moins que les Beatles !!

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Une pincée de black attitude avec Eriq LaSalle, le docteur Benton en personne, et Eddy Murphy

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Un détour du côté des frenchies : Benoît Magimel, Romain Duris, François Cluzet et Vincent Lindon

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Les rigolos s'y mettent également : Matt Dillon, Greg Kinnear, Ben Stiller et l'inénarrable Borat

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(la suite est dans l'article suivant... bande de petits veinards !!)


Par Stéph - Publié dans : Ces petites choses - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /2007 15:48
L’an dernier, le film de Guillaume Canet Ne le dis à Personne a eu un beau succès non seulement critique et professionnel (il a remporté bon nombre de récompenses prestigieuses), mais également public avec un score plus qu’honorable en terme d’entrées.
Le film est adapté d’un roman réputé comme étant le meilleur de son auteur Harlan Coben. Ne l’ayant pas vu lors de sa sortie en salles, je me suis dit que l’occasion était bonne de me plonger dans le bouquin que je ne connaissais absolument pas, avant de le voir en DVD ou sur Canal +.

Doublement bonne même, puisque je faisais d’une pierre deux coups : non seulement ça me permettait de lire un best-seller à la renommée excellente, mais en plus de cela je m’initiais ainsi à un genre littéraire que je n’avais quasiment jamais approché : le polar / thriller.
En effet, je me désespère de ne lire que si peu de romans au cours de l’année, et souvent je reste un peu cloisonné dans les mêmes genres, plutôt orientés S-F ou Fantastique la plupart du temps. D’où ma décision de me lancer dans la lecture de Ne le dis à Personne de Harlan Coben.

Le pitch de départ est, il est vrai, intriguant et donne envie d’en savoir plus.
 David Beck, un médecin d’une trentaine d’années a perdu sa femme Elisabeth, tragiquement assassinée huit ans auparavant. Mais voilà qu’il reçoit des mails anonymes, mails qui lui donnent tout lieu de penser que contre toute logique, Elisabeth est bel et bien vivante et cherche à entrer en contact avec lui. Mais elle est formelle dans ses messages : « Ne le dis à personne » est la condition impérative s’il veut un jour la revoir… C’est aussi à ce moment que la police suspecte à nouveau très sérieusement le docteur Beck d’avoir tué sa femme. David va devoir mener son enquête pour savoir si les mails qu’il reçoit sont un canular ou non, tout en étant à la fois dans le collimateur des inspecteurs du FBI et surveillé par deux mystérieux hommes qui ont tout l’air d’en savoir beaucoup sur son passé…

J’avoue que moi qui avais des petites réticences à lire un thriller, ce roman m’a un peu fait changer d’avis. Avec ces 430 pages en format poche, le récit est  fluide, bien mené, sans temps mort ni ellipse artificielle. L’histoire progresse vite, et le lecteur découvre petit à petit la vérité au fur et à mesure que le héros démêle le sac de nœuds dans lequel il s’est retrouvé bien malgré lui, jusqu’à un final plutôt réussi, qui donne toute sa cohérence au roman. L’action et la réflexion sont habilement entrelacées tout au cours du récit, et il n’est pas étonnant que cela ait donné un très bon film d’action à l’arrivée.
On ne s’identifie pas forcément au personnage principal mais on partage indéniablement son envie de découvrir la vérité, et ce bouquin a en tout cas cette qualité : il éveille, et parvient à maintenir tout du long, la curiosité du lecteur. Parmi les autres points forts du livre, il y a la galerie de personnages très charismatiques et bien écrits, des personnages qui donnent envie de mieux les connaître, ce qui est toujours bon signe pour une fiction, quel qu’en soit le genre. Au point d’ailleurs que j’ai un peu regretté de ne pas voir certains d’entre eux un peu plus développés, tels que l’homme de main Éric Wu, le caïd des rues Tyrese ou l’enquêteur du FBI Carlson. C’est d’autant plus dommage qu’on sent au détour de certains chapitres que l’auteur entame une description plus en profondeur de ses personnages-là, mais tout se passe comme s’il était pris par le temps ou comme s’il ne voulait pas dépasser un certain nombre de pages de peur de ralentir son roman. J’ai eu l’impression par moment qu’il s’arrêtait en plein élan, laissant un peu ses personnages les plus prometteurs en friche. J’aurais bien aimé en savoir plus sur l’asiatique Wu et l’obsessionnel Carlson par exemple, ils avaient un réel potentiel à être plus mis en avant.

Très bonne impression donc à la lecture de ce thriller, mais cela étant si je lui trouve bien des qualités, je ne dirais pas pour autant qu’il s’agisse là d’un roman incontournable. L’histoire est bien ficelée, on sent que l’auteur est à l’aise dans la mécanique du récit qui avance à coup de mystères et de révélations successifs, qu’il ne veut à aucun prix laisser le temps à ses lecteurs de s’ennuyer (tant mieux) quitte à passer un peu vite sur certains personnages (tant pis). Mais est-ce parce que finalement ce genre littéraire m’intéresse moins, toujours est-il que ce n’est pas un roman que j’ai eu du mal à lâcher pour aller me coucher. Pas non plus le genre à me faire relever la nuit pour connaître la suite. Un bon bouquin donc, intéressant et plaisant à lire, mais pas la révélation que de nombreuses critiques promettaient en quatrième de couverture.

Je le conseille toutefois, parce que l’intrigue est bonne, le livre est facile à lire, fluide et divertissant. Et le roman m’a donné encore un peu plus envie d’en voir l’adaptation, vivement que le film passe sur Canal…
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Par Stéph - Publié dans : Lire ou écrire ? - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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