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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
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À quoi tu penses ?

Mardi 4 avril 2006 2 04 /04 /Avr /2006 19:48

Que vous soyez pour, que vous soyez contre, et même si vous vous en fichez comme de l’an 40, vous n’avez pas pu y échapper tant le sujet était omniprésent dans les médias ces deux ou trois dernières semaines : le CPE a fait parler de lui.
On ne parlait même que de lui.

Ce qui m’étonne d’ailleurs un peu, car je vous rappelle tout de même que juste avant cela, un autre sujet avait pris possession des journaux télévisés, des émissions de radio et de la presse. Eh oui souvenez-vous ce n’est pas si vieux pourtant : la grippe aviaire !

Pourtant ça semblait plus que grave comme problème. Un million de volailles abattues dans l’Ain après qu’un ou deux canards soient retrouvés enrhumés dans le département et qu’un élevage pourtant confiné s’était vu contaminé on ne sait trop comment. On nous rebattait à ce point les oreilles avec le fameux H5N1 que les journalistes en mal d’information à sensation en étaient arrivés à des extrêmes des plus pathétiques.
Pour mémoire, on a quand même eu droit en gros titres des journaux télévisés et des flash-infos à la radio (même sur les fréquences considérées comme les plus « sérieuses ») des infos-choc du type : « Dix étourneaux retrouvés morts au pied d’un arbre dans le centre de la France  », et « Un chat domestique mort dans le nord de l’Allemagne ». Ce qui approche quand même dangereusement le degré zéro de l’information de qualité vous en conviendrez.
Et bizarrement, depuis les manifestations anti-CPE, on n’entend plus parler de ce virus pourtant promis à dévaster la volaille, voire la population toute entière de l’Europe.

Alors moi j’en conclus que de deux choses l’une : soit la gravité de la menace de la grippe aviaire a été un chouïa exagérée par des médias en mal de sensations fortes, soit le remède au H5N1 c’est de prendre sa carte syndicale et d’aller manifester joyeusement contre le CPE.

Et dans le cas de la seconde hypothèse, on sera bien obligé d’admettre qu’il aura eu son utilité finalement, ce contrat première embauche !! ;o)
(Bon c'est pas tout ça mais je vous laisse, il y a une cuisse de poulet qui m'attend.)

 

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Lundi 3 avril 2006 1 03 /04 /Avr /2006 02:54

Ca bouge pas mal en ce moment dans la rue, les manifestations vont bon train et le CPE est dans toutes les bouches… Notez bien que ce ne sont pas les manifestations qui m’étonnent, mais plutôt le fait qu’elles n’arrivent que maintenant, je pensais que ça pèterait déjà beaucoup plus tôt que ça !
Il y a quelques semaines je m’étais déjà fendu d’un article au sujet des CNE / CPE (par ici si par hasard vous désirez le (re)lire), je vous épargnerai donc un long et fastidieux rappel des raisons pour lesquelles je suis foncièrement contre ce nouveau contrat de travail.

Par contre je voudrais revenir sur quelques points soulevés ici ou là et qui m’ont paru intéressants, dans les débats télévisés et radiophoniques, sur des forums que j’ai pu lire dernièrement ou au cours de discussions informelles avec des amis. Excusez d’avance le manque de construction de ce qui suit, cela ressemble plus à une énumération de points qu’à un argumentaire travaillé et savamment articulé…

D’abord j’entends souvent la réflexion selon laquelle les manifestations actuelles sont indignes d’une démocratie parlementaire, qu’une loi votée par les représentants des électeurs doit être appliquée par principe et non pas contestée, et pour reprendre la phrase de certains hommes politiques, que « ce n’est pas la rue qui gouverne ». J’ai plusieurs choses à dire à ce sujet, qui évidemment n’engagent que moi, mais qui auront au moins l’intérêt de vous faire passer un quart d’heure si vous avez du temps à perdre ! :o)

La première chose, c’est que la démocratie signifie : « le pouvoir au peuple » (je ne connais pas l’étymologie grecque exacte, mais le sens est là).
C’est un très beau concept, difficile à appliquer et extrêmement fragile. Ses démons se nomment démagogie, populisme, poujadisme, manipulations, formatage des idées. Et pour tenter de mettre un peu d’ordre dans la démocratie, nous avons un système parlementaire : en gros le peuple élit ses représentants qui eux s’expriment en leur nom pour mettre en place les lois et les règles communes qui sont les bases de la vie en société.
Mais avoir un régime parlementaire, cela ne signifie pas que le peuple ne puisse plus s’exprimer directement, par des manifestations ou des grèves par exemple. Il doit impérativement pouvoir le faire quand ceux qui le représentent ne reflètent par leur avis. Se faire entendre n’est pas anti-démocratique ou anti-constitutionnel, au contraire, c’est un acte civique (et donc politique) fort qui témoigne d’un engagement responsable et d’une participation active à la vie de notre société. Si sur un point précis, on n’est pas d’accord avec ceux qui sont censés nous représenter, il faut le dire, c’est même selon moi le signe d’une conscience collective saine et réactive. Et quand le peuple s’exprime avec une telle intensité que ces derniers jours, je crois qu’il est vraiment indéniable que le message devrait être entendu et pris en compte par les pouvoirs politiques.

Le mouvement contestataire a été initié par les organisations étudiantes, et quelque part cela me rassure. L’ampleur qu’il a pris prouve à mes yeux que ceux qu’on englobe sous le terme générique « jeunes » sont en vérité plutôt loin de l’image qu’on veut bien s’en faire traditionnellement. Alors que d’habitude on décrit le « jeune » comme m’enfoutiste, complètement déconnecté de la vie politique du pays et sans conscience civique, les événements récents apportent un démenti fabuleux à ces idées préconçues. Non ils ne s’en fichent pas, oui ils se soucient de leur avenir et de l’avenir du pays, oui ils ont des convictions sociales et des opinions politiques. Et vraiment, ça me rassure, et même me rend fier. Je me dis que cette jeunesse si souvent mise à l’index, sait encore prendre ses responsabilités, se battre pour son avenir et s’investir dans la société, monter au créneau pour défendre leurs valeurs.

Mais … bien sûr il y a un « mais ».
L’engagement politique des jeunes ne doit pas masquer le problème annexe qui s’est greffé sur les manifestations. Je veux parler de ces casseurs qui trouvent dans les mouvements de foule actuels l’occasion de perpétrer des actes proprement scandaleux. Destructions de voitures, vitrines fracassées, poubelles incendiées, magasins dévalisés, manifestants sauvagement attaqués, volés et roués de coups, le tout sous les yeux des journalistes et des forces de l’ordre un peu dépassées par les événements.
Non seulement ces actes sont honteux et intolérables, mais en plus quelques indélicats (appelons-les avec pruderie ainsi) en profitent pour éclipser volontairement les revendications anti-CPE au profit de la mise en avant de l’insécurité. Et dès lors l’amalgame n’est pas loin, et le pas souvent allègrement franchi vers le raccourci scandaleux qui sous-entend : les jeunes manifestent contre le CPE + des jeunes casseurs s’infiltrent dans les manifestations = les jeunes anti-CPE cassent tout.
Ou comment l’acte civique de la manifestation politique pour un enjeu sociétal se transforme en deux coups de cuillère à pot et trois images (j’allais dire manipulations) choisies et isolées par quelques médias, en incivilités de la pire espèce. Du coup, le message politique des jeunes qui manifestent en toute conviction est sciemment relégué au second plan et on parle à sa place des débordements de quelques voyous qui n’ont rien à voir avec les étudiants. Que certains s’en servent pour essayer de décrédibiliser le mouvement anti-CPE m’énerve au plus haut point.
Oui les actes de ces casseurs sont totalement intolérables. Non ils n’ont rien à voir avec le débat d’idées autour du CPE.

Deuxième point important : puisqu’il est question de représentativité et de légitimité du pouvoir, il y aurait des choses à dire … Souvenons-nous comment est arrivé en place le gouvernement actuel. Combien de gens ont voté Jacques Chirac en 2002 pour son programme et avec une réelle conviction ? 19% environ. Les 19% de voix qu’il a obtenu à l’issue du premier tour des présidentielles. L’intrus d’extrême-droite au second tour a totalement privé la France d’un débat gauche-droite. Alors que certains sondages allaient même jusqu’à donner Jospin gagnant en face à face contre Chirac, le score inattendu de Le Pen a tout changé. Dès lors, au second tour le choix s’imposait : élire un démocrate ou un facho en puissance. Je me suis évidemment précipité pour voter Jacques Chirac au second tour, mais pas pour son programme ou ses idées politiques avec lesquelles je ne suis pas souvent d’accord (bien que sur certains points je l’ai trouvé très bon, en particulier lors de la crise en Iraq). Je l’ai fait pour réduire au minimum le pourcentage qu’obtiendrait Le Pen au second tour. Parce que contre une menace de l’envergure du FN, il faut faire front et mettre de côté nos mésententes politiques. Mais on aurait pu imaginer que Chirac prenne conscience de la réalité des choses. Que son score de 82% digne d’une république bananière ne reflétait en aucune manière un plébiscite pour sa personne, mais avant tout un rejet net de son concurrent.
Un minimum d’humilité eut été de mise je crois.
Je pensais sincèrement que le président allait constituer un gouvernement un minimum composite, plus penché vers le centre qu’à droite. Mais non, il ne l’a pas fait. On a vu ce que ça a donné depuis : Jean-Pierre Raffarin est devenu le premier ministre le plus impopulaire de la 5ème République, et tous les suffrages depuis 2002 ont à chaque fois été des votes qui désavouaient le pouvoir en place (pour les Régionales et le Référendum européen c’était indéniable par exemple). Avec la nomination de Dominique de Villepin on pensait avoir un chef de gouvernement plus ouvert, plus diplomate et plus rassembleur que le précédent … aujourd’hui il y a une rupture encore plus grande entre les français et le gouvernement (aux derniers sondages, environ 70% de personnes contre le CPE, et ça n’arrêtait pas d’augmenter). Alors quid de la légitimité de ce gouvernement et donc de ses projets ?

Et pour en terminer avec cette histoire de légitimité, j’aimerais aussi juste souligner une incohérence qui démontre bien la différence entre les discours et les actes des dirigeants actuels. En 2004 a été voté un texte de loi dit « Loi Fillon » (sur lequel il y aurait énormément à redire d’ailleurs) qui amorça ce qu’on a appelé alors le « détricotage du droit du travail » mais qui a cependant un mérite qu’il faut bien lui reconnaître : elle stipule que toute modification future apportée au droit du travail doit impérativement passer au préalable par la concertation avec les partenaires sociaux.
Et qu’a fait le gouvernement avec le CPE ? L’exact inverse : il a sorti un texte de loi tiré de son chapeau, sans la moindre concertation, sans le moindre débat d’idées ni discussion préalables. Plus fort même, il a fait passer cette loi par le fameux 49.3, qui l’a soustraite d’un vote à l’assemblée !

A moins qu’on vienne m’expliquer que le CPE n’a rien à voir avec le droit du travail (selon moi il le bouleverse de fond en comble), j’aimerais savoir dans quelle logique, dans quelle cohérence se situe cette façon de procéder.
En gros, on dit « on ne fera rien sans vous concerter », et on fait exactement le contraire. On dit « on restera inflexible sur le CPE », et on  prône le dialogue social en même temps. Il serait peut-être temps d’accorder actes et discours non ?
Et il serait peut-être aussi temps d’écouter un peu ceux qui protestent dans la rue plutôt que de leur répondre un ironique « j’entends aussi ceux qui ne disent rien », parce que ce genre de pirouette linguistique c’est joli en littérature, mais en politique ça aurait plus tendance à crisper ceux qu’on bassine à longueur de temps avec le « dialogue social ».

S’entendre dire « vous n’êtes pas d’accord parce que vous n’avez pas compris, je vais vous réexpliquer », ça commence à bien faire, et ça en devient vexant de se faire prendre pour des neuneus au bout d’un moment. On a bien compris ce qu’est le CPE, merci. C’est justement pour cette raison que tant de gens manifestent.
Il serait grand temps pour les uns et les autres de prendre leurs responsabilités, de laisser de côté les problèmes d’ego et d’orgueil et les conflits de personnes pour enfin avoir un échange constructif (n’est-ce-pas messieurs Villepin et Sarkozy ? n’est-ce-pas messieurs de l’inter-syndicale ?), histoire de faire avancer enfin les choses.

Malheureusement, je n’ai pas l’impression que la tournure des événements prenne cette direction. Quand je vois nos parlementaires se gargariser d’un lapsus du premier ministre (son inversion entre démission et décision), qui pour s’en moquer qui pour le défendre alors que ce n’est franchement pas ce qui importe je crois, je désespère. La politique ne serait donc devenue qu’un concours de bons mots ? On n’est pas sorti de l’auberge : quand quelques humoristes font de la politique, voilà que les hommes politiques se mettent à jouer les rigolos.
Et dire que certains dénoncent les Guignols de l’info comme étant trop caricaturaux …

 

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /Mars /2006 16:58

Quand j’étais gamin, ma maman, qui avait à cœur de bien faire avec son petit garçon chéri, me faisait manger de tout, et tout particulièrement une fois par semaine je n’y échappais pas, de la cervelle. Je ne sais pas exactement de quel magazine (Femme Actuelle ? Parents ? Chasse & Pêche Hebdo ?) elle tenait cette idée, mais elle avait été persuadée par l’un ou l’autre journaliste de presse féminine que c’était très bon pour la santé et le développement des enfants (soit dit en passant : tous des bourreaux d’enfants ces gens là !!).
De la même manière, son potager faisait sa fierté, et j’ai eu la chance de grandir nourri de bons produits frais et cultivés avec amour. Et l’un des fleurons de ce que ma maman plantait, récoltait et nous servait avec une belle régularité à table, c’était ses épinards (succulents, il faut bien le dire).

Depuis, la maladie de la vache folle a fait beaucoup parler d’elle… on a appris que la maladie provenait en grande partie de l’alimentation des bovins par des farines animales contaminées, une pratique en plein essor dans le milieu de l’élevage des années 70-80 avant d’être un peu plus sérieusement réglementée et encadrée. Le vecteur de la maladie de l’animal vers l’homme est le prion, qu’on retrouve principalement (si j’ai bien tout compris) dans le système nerveux, la moelle et la … cervelle des bêtes touchées.

En 1986, le 26 avril très exactement, la centrale nucléaire Lénine, tout près de la ville de Tchernobyl en Ukraine, a été le lieu du plus grave accident nucléaire à ce jour. Un « nuage radioactif » a alors balayé l’Europe, mais, fait bien connu, s’est arrêté net à la frontière française (encore un grand merci à la vigilance de nos douaniers !). Et ce n’est pas plus mal d’ailleurs, parce que quand même j’habite en Alsace, à environ une quarantaine de kilomètres de l’Allemagne et la Suisse, il était donc temps que ce nuage s’arrête… Bref.
J’ai lu, je ne sais plus trop où, que parmi les végétaux qui « absorbent et conservent en eux » (je ne sais pas si les termes sont les plus adéquats) le plus la radioactivité, il y a en tête de liste les champignons et autres lichens. Et pas très loin derrière certains légumes, dont … les épinards.

Bon… vous vous demandez pourquoi je vous raconte tout ça ? Certainement pas pour blâmer ma maman de quoi que ce soit, je ne me lasserai de toute façon jamais de sa cuisine et de ses plats délicieux (si j’ai laissé tomber depuis longtemps le rituel hebdomadaire de la cervelle, j’aime toujours autant sinon plus ses épinards à la crème !).
En fait, c’était juste pour dire qu’après Tchernobyl et Creutzfeld-Jakob, je ne vais certainement pas me laisser impressionner par une cuisse de poulet ou une escalope de dinde !

Non mais des fois.

 

 

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Dimanche 19 février 2006 7 19 /02 /Fév /2006 11:44

Il paraît que je te ressemble. Que j'ai tes yeux, tes expressions, ta voix au téléphone...
Moi ce que je vois surtout, c'est toutes ces qualités que tu avais et que je n'ai pas. Pourtant j'aurais bien aimé.

Il est des combats qu'on ne peut pas gagner. Personne ne t'en veut pour ça. Tu manques, si tu savais.

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Jeudi 9 février 2006 4 09 /02 /Fév /2006 16:49

Personne n’aura pu y échapper ces derniers jours, l’affaire des caricatures de Mahomet a déchaîné les passions. La douzaine de dessins du prophète de l’Islam venus du Danemark font parler d’eux. D’un côté il y a ceux qui considèrent qu’il s’agit d’une injure aux musulmans et qui condamnent ces dessins et tous les journaux qui les ont publiés, de l’autre il y a ceux qui refusent de sacrifier la liberté d’expression, la liberté de la presse, et je pousserais même jusqu’à dire la liberté de penser (et le premier qui me parle de Florent Pagny prend la porte), à l’autel de la religion et de ses valeurs « sacrées ».

Hier, un numéro spécial de Charlie Hebdo sur le sujet est paru, reprenant lui aussi dans ses pages les-dites caricatures, et surtout commentant fort pertinemment la situation actuelle. Ça faisait un bail, ça remonte à mes années étudiantes en fait, que je n’avais plus lu un Charlie Hebdo. Mais là je me suis fait un devoir de l’acheter et de le lire, pas dans un esprit de provocation (notre président Chirac qui taxe le journal de provocateur ferait bien mieux de le lire avant de se lancer dans un énième discours démago et politiquement correct, surtout sur un sujet d’une importance capitale), mais bel et bien comme un symbole de Résistance.
Résistance face aux fanatiques de tous genres et de toutes obédiences, qui placent leurs règles religieuses au-dessus des lois de la République. Ceux qui répondent à un dessin par des appels au meurtre ne méritent même pas la parole, pourtant on relaie bien dans les médias les discours de ces éberlués qui se partagent un cerveau pour 10 000, alors qu’on peine à entendre ceux qui voudraient juste revendiquer leur droit à dire NON à tout ça.

Une du numéro spécial du 8 février 2006
Au nom du respect des croyances et de la liberté de culte, il faudrait interdire, voire condamner et punir selon certains, des caricaturistes. C’est à tomber par terre tellement ça me semble aberrant. Quelle religion respecte comme ses égales les autres religions ? Quelle est la religion qui ne pense pas être sur le seul et unique « bon chemin » contrairement à toutes les autres ? Quelle est la religion qui ne cherche pas à convaincre ceux qui ne sont pas ses adeptes qu’elle est la seule valable, la seule vraie voie à suivre et que le reste n’est que sornettes et blasphème ? Quelle religion prône… la liberté de culte ?!

Le seul concept qui permet cela n’est évidemment pas une religion. C’est le principe de la République laïque. Elle assure à chacun le droit d’adhérer à la croyance de son choix, et garantit l’égalité des individus qu’ils soient catholiques, juifs, musulmans, athées, agnostiques ou que sais-je encore.
On ne peut pas imposer à un État laïc de vivre en respectant les règles (et interdictions) des religions, quelles qu’elles soient. Ne pas représenter Mahomet, ne pas manger de viande le vendredi, ne pas travailler le samedi… et pourquoi pas aussi interdire les transfusions sanguines comme le professent les témoins de Jéhovah ? Si on met le doigt dans l’engrenage, il n’y a plus de limite, il ne faut en aucun cas et pour aucune raison jouer le jeu des dogmes.

Les croyances ne doivent pas être affaire de société, encore moins de politique, elles doivent rester d’ordre privé et personnel. Malheureusement de plus en plus souvent elles s’immiscent là où elles ne devraient pas avoir droit de citer. Dans l’État, dans la santé, à l’école.
Et aujourd’hui le secrétaire général de l’Organisation de la Conférence Islamique (regroupant les pays musulmans représentés aux Nations Unies) demande officiellement à l’ONU d’adopter une résolution interdisant toute atteinte aux religions. Ce qui ne serait ni plus ni moins que la mort annoncée de la liberté d’expression et de l’esprit critique. Interdire la publication de dessins de Mahomet (hors toute considération esthétique ou qualitative, je le précise), s’excuser pour une soi-disant « offense » religieuse, limoger le rédacteur en chef de France Soir, c’est déjà un peu capituler devant les menaces, la haine et l’obscurantisme.
C’est pour cela qu’il faut faire front. Se ranger dans la lignée d’un Voltaire, d’un Hugo, d’un Ferry, d’un Jaurès. Pas d’un pape ou d’un mollah.

Attention, comprenons-nous bien, je ne suis pas de ceux qui condamnent les croyants. Au contraire même, il y a depuis toujours un concept qui me fascine, que je trouve très beau et infiniment respectable : la Foi.
La Foi qui révèle le meilleur de nous-mêmes, qui nous fait repousser nos limites dans le bon sens. La Foi qui déplace les montagnes. Je ne l’ai pas, mais j’admire très sincèrement celles et ceux qui l’ont. Ils représentent à mes yeux des oasis de pureté, conscients de leur fragilité et pourtant solides comme des rocs.
C’est pourquoi je fais bien la distinction entre Foi et religion. Car la religion n’est selon moi rien d’autre que le revers de la médaille de la Foi, le pendant néfaste qui autorise tous les excès, tous les non-sens et toutes les pires absurdités au nom d’une loi dite de Dieu, alors qu’elle a été rédigée, lue et interprétée par des hommes. Un moyen d’asservir les esprits pour asseoir le pouvoir d’hommes sur d’autres hommes.

C’est dans ce sens que je trouve qu’il faut défendre envers et contre tout la liberté de la presse, si durement acquise dans nos contrées. Ne pas céder face à ceux qui veulent mélanger politique et religion. Se battre pour la liberté d’expression et l’esprit critique, pas pour des croyances. Comme l’a très bien dit Richard Malka (avocat mais aussi auteur de BD telles que L’Ordre de Cicéron ou Section Financière) dans l’émission Culture et Dépendances de France3, il faut surtout se garder de légiférer dans le but de ménager des susceptibilités communautaires, ce serait sans fin et surtout ce serait faire fausse route. L’enfer est pavé de bonnes intentions il paraît. J’ajouterai à cela qu’à mes yeux la loi de la République doit concerner l’homme au sens universel du terme, pas l’homme en tant que composant de différentes communautés strictement délimitées et étanches au reste de la société.

Alors quand hier je suis allé acheter à midi mon Charlie Hebdo, et que le vendeur du kiosque à journaux m’a dit s’être fait littéralement dévalisé dès l’ouverture, j’ai repris un peu confiance en notre société. Après deux Maisons de la Presse et une demi-douzaine de vendeurs de journaux, il a fallu que j’envoie une charmante émissaire récupérer le dernier exemplaire dans un tabac-presse d’un petit village paumé. Sur l’agglomération colmarienne c’était impossible de dégotter un Charlie Hebdo à vendre passé 10 heures du matin.

Je trouve ça réconfortant de voir que nous sommes encore nombreux à vouloir faire comprendre que la Liberté des uns ne s’arrête pas là où commence la religion des autres.
Amen.

 

 

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Lundi 30 janvier 2006 1 30 /01 /Jan /2006 17:29

Je crois l’avoir déjà dit, et tous ceux qui me connaissent le savent : je ne suis pas du genre causant. Plutôt silencieux, voire un peu secret sur les bords (non les bords ne sont pas si larges que ça, rangez-moi cette ironie !). Souvent d’ailleurs j’en écris plus que je n’en dis.
Mais rassurez-vous je n’en pense pas moins.

Il y a quelques années, quand on me la posait (plus que fréquemment qui plus est), cette question « À quoi tu penses ? » avait le don de m’énerver. Parce que je considérais que mes pensées n’appartenaient qu’à moi et que si je ne les énonçais pas, c’était parce que je ne désirais tout bonnement pas les partager ; c’était mon coin à moi, mes pensées étaient en quelque sorte une espèce de jardin secret.

Cette simple question m’obligeait donc à faire une chose que je détestais : dire (voire expliquer) ce qui se passait au sein des rouages de mon petit cerveau …
Quelque part, dire ce que l’on pense, c’est toujours se livrer un peu. Et ça, ça n’a jamais été mon fort. Plus que l’éviter : je fuyais cette idée.

À tout dire, c’est encore un peu le cas, mais je me soigne. J’ai appris avec le temps que parfois dire ce qu’on pense peut être bénéfique à tout le monde, y-compris et surtout à soi-même. J’ai compris que l’effort sur soi vaut le coup, que pour aller mieux ou tout simplement aller de l’avant, il faut savoir s’obliger à faire ce qu’on redoute. Ce n’est jamais facile, ça ne marche pas toujours, mais ça peut aider.

Alors je ne vais pas non plus dire qu’à présent je suis un livre ouvert, loin, très loin de là même, mais j’ai fait des progrès. On va dire que l’évolution est en marche donc.
La preuve ? Eh bien ce blog pour commencer, c’est déjà pas si mal je trouve !

 

 

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Mardi 17 janvier 2006 2 17 /01 /Jan /2006 19:13

Dans ses vœux de nouvelle année, Dominique de Villepin s’est fait le défenseur de l’optimisme, et a livré sa recette pour un quotidien meilleur : y faire une place à l’humour et la tendresse. Sages paroles, qui ont l’avantage de soigner son image de poète et d’homme au charisme rassurant.

Pour tout dire, bien que je ne partage que peu de ses opinions politiques, je considère l’actuel Premier Ministre comme sortant de l’ordinaire, une coudée au-dessus du « tout venant » des hommes politiques, tous bords confondus.
Il a la stature et la prestance d’un véritable homme d’état, de ceux qui sortent du lot pas par leurs convictions et leurs éclats, mais bel et bien par leur personnalité et leur image. Fin diplomate, calme, posé, à l’apparence réfléchie et mesurée (à l’inverse d’un survolté Sarko par exemple), il ne participe pas à la détestable règle en cours en ce moment qui veut que « celui qui parle le plus fort a raison », et c’est tout à son honneur.

Et voilà que dans son élan de positivisme et sa lutte contre les déclinologues (dixit lui-même), il part personnellement en lutte contre la chute de moral des français et pour ce faire, s’attaque vaillamment au problème de l’emploi dans notre pays.
Après le CNE (Contrat Nouvelle Embauche) sorti au mois d’août, voici donc comme c’était parfaitement prévisible, qu’arrive son « grand frère », le CPE (Contrat Premier Emploi) qui élargit en gros le CNE aux entreprises de plus de 20 salariés. D’ailleurs entre parenthèses, je prédis un bel avenir à cette nouvelle famille de contrats. Gageons que d’ici peu, le CPE aura lui aussi un aîné qui concernera cette fois les plus de 26 ans.

Quelles sont les modalités principales du CPE ?
C’est simple, il s’agit d’un contrat d’embauche qui spécifie une durée de « mise à l’essai » de 2 ans, durant laquelle l’employeur peut mettre fin au contrat quand il le désire (pas d’obligation de délai entre la signification de fin de contrat et le licenciement effectif) et sans aucune justification à donner.
Deux choses me choquent particulièrement là-dedans.

D’abord ce délai de 2 ans. Vous êtes en essai pendant 2 ANS ! Dans un contrat classique de CDI, la période d’essai est généralement de 3 mois, ce qui me semble raisonnable. Mais 2 années complètes d’essai, comment peut-on concrètement justifier une telle durée ? Cela voudrait dire que vous pouvez bosser 2 ans à votre poste et qu’au bout de ces 2 ans votre employeur finisse seulement par se rendre compte que vous n’êtes pas fait pour ce boulot ?! Sans même parler des cas où avant de signer ce fameux CPE vous étiez déjà au même poste sous CDD ou contrat d’intérim… Ça n’est pas sérieux, pour ne pas dire proprement indéfendable.

Mais là où ça devient fort de café, c’est que la rupture de contrat dans ce délai ne nécessite aucun motif. AUCUN MOTIF. Autrement dit, en temps qu’employé sous contrat CPE, vous avez peur à tout moment de perdre votre place, pendant deux longues années. Vous allez travailler le matin sans savoir si vous aurez toujours du boulot en rentrant le soir. Qu’on risque de perdre son emploi après avoir commis des erreurs graves, pour incompétence notoire, absentéisme non-justifié à répétition ou pour faute professionnelle, je le conçois. Mais juste comme ça, « pour rien », comment cela peut-il être concevable ? Comment peut-on justifier une telle règle (ou absence de règle, au choix) ?
Imaginez-vous pendant 2 ans avoir une épée de Damoclès au-dessus de votre tête, et quoi que vous fassiez, rien ne peut vous mettre à l’abri. Aucune discussion possible, pas la moindre négociation de salaire, de congés, d’emplois du temps, d’heures supp, etc… possible, de peur d’entrer en conflit avec votre employeur, ou juste de lui déplaire. Prendre garde à ne jamais avoir la moindre divergence d’opinion avec lui, tout accepter et en redemander, être toujours dans ses petits papiers.
Je ne vous parle pas de « bien faire votre boulot » là, ce qui est normal du reste comme critère d’évaluation, non je vous parle de « relations humaines » de tous les jours.
Dans quelles relations entre personnes arrive-t-on à tenir 2 ans sans le moindre conflit, même le plus minime ? Même avec votre mari, femme, meilleur ami, parents, ça n’existe pas. Alors imaginez avec les personnes avec qui vous travaillez toute la journée. Tous ceux qui ont déjà une expérience dans le monde du travail savent cela : c’est impossible.

Le problème, c’est qu’à partir du moment où il n’y a aucune règle qui encadre un licenciement, ne pas avoir à justifier un licenciement revient à permettre de baser cette décision sur n’importe quels critères, y-compris ceux qui n’ont rien à voir avec le travail. On ne fait rien d’autre que permettre le licenciement abusif.
Pour exagérer au dernier degré, si vous êtes irréprochable dans votre travail, mais que vous ne soutenez pas le même candidat chevrotant de la StarAc que votre patronne, ou que vous plaisez un peu trop à la secrétaire de votre boss alors qu’il avait des vues sur elle, ça peut se transformer en motif de licenciement. Je prends évidemment des exemples volontairement extrêmes ( ?) et à la limite du ridicule, mais … il n’y a aucune protection de l’employé pour le soustraire à des risques de ce genre. Je trouve cela très grave.

Au final, qu’est-ce qu’un CPE ?
Rien d’autre qu’un contrat d’intérim moins bien rémunéré. L’intérim n’est évidemment pas une situation stable loin s’en faut, mais il a au moins l’avantage d’être mieux payé (à poste équivalent). À l’âge où j’ai touché mes premiers salaires, j’avais pas mal de copains qui préféraient justement pour cette raison l’intérim : plus d’offre et meilleur salaire avec en contre-partie des boulots moins intéressants la plupart du temps. Et ils n’avaient pas tort, leur raisonnement tenait la route. Tant qu’ils vivaient chez leurs parents.
Mais quand il s’est agit de s’installer seul ou en couple, ils ont évidemment recherché une situation plus stable. Aujourd’hui on leur proposerait certainement un CPE. C’est-à-dire un EMPLOI PRÉCAIRE.
Le banquier chez qui vous demandez un prêt pour remplacer votre vieille bagnole, ou le propriétaire qui sélectionne ses futurs locataires s’en tapent des mesures pour « relancer l’emploi des jeunes ». Ce ne sont pas leurs affaires. Ce sont des gens prudents (et on les comprend) qui veulent vous entendre dire : « j’ai un boulot stable, une rentrée d’argent fixe chaque mois ». Et si ce n’est pas le cas… merci on vous rappellera…

Dire que le CPE (tout comme le CNE avant lui) est mis en place pour combattre la morosité des français et relancer l’emploi me semble tellement loin de la vérité quand on y regarde de plus près, que je me demande comment des personnes arrivent à y croire. Il me semble que ça se rapproche bien plus de « combattre le droit du travail et relancer la précarité (qui se portait pourtant pas si mal je trouve) ».
Il y a quelques mois les français ont voté, à tort ou à raison, contre la constitution européennes, et bon nombre d’entre eux l’ont fait pour se préserver du libéralisme exacerbé que quelques oracles politiques nous promettaient… mais bon, ça c’est déjà du passé n’est-ce-pas…

Quand j’entends certains prises de position en faveur des CPE, je sursaute devant l’argumentaire. Pas plus tard qu’hier, j’entendais sur Europe 1 une lycéenne de 19 ans (qui a donc certainement une longue expérience de la vie active…) s’exprimer résolument en faveur du projet, arguant du fait que les CPE donneraient l’occasion aux jeunes de faire leurs preuves, permettraient de se donner à fond pour décrocher ensuite une situation plus stable. C’en est affligeant de naïveté, mais bon c’est encore excusable de sa part (ceci dit son vote a le même poids que celui de tout un chacun, raison supplémentaire de débattre de ce genre de choses).

Autre argument que j’ai énormément entendu, le fameux « c’est mieux que rien du tout ! ».
Oui bien sûr, et toucher le RMI c’est mieux que ne rien toucher du tout, faut-il s’en contenter ? Un tel raisonnement c’est du nivellement des valeurs par le bas, rien d’autre. On entend de plus en plus souvent des histoires de boîtes qui ferment pour délocalisation en Europe de l’Est. Et on est scandalisé quand la direction de ces entreprises proposent à leurs ouvriers et employés de partir en Roumanie bosser pour 1500 balles par mois. Ah tiens ? c’est pourtant mieux que rien non ?…

Enfin, un des arguments phare du gouvernement c’est le bilan du CNE. Depuis sa création, il y en aurait déjà 280 000 (chiffre à vérifier, je le donne de mémoire) de signés, preuve que ça fonctionne. Faux. C’est juste la preuve qu’un employeur n’est pas un imbécile, et que si on lui donne le choix entre plusieurs possibilités, il prend évidemment ce qui l’avantage le plus, donc le CNE plutôt qu’un CDI ou l’intérim, point. On nous présente ce chiffre comme la preuve éclatante que le CNE aurait créé une offre d’emplois. Ah bon ? Ça reviendrait à dire que sans CNE, les employeurs se seraient très bien passé de ces employés ?
Moi j’aimerais plutôt qu’on m’explique pourquoi ne pas proposer des CDI (avec essai de 3 mois) à la place des CNE qui sont censés déboucher aussi sur des CDI ? Faudrait-il comprendre que c’est parce que ces CNE ne déboucheront finalement pas sur des CDI mais sur d’autres CNE ? J’espère sincèrement que non.

Bref, vous l’aurez compris si vous avez eu le courage et l’obstination suffisante pour me lire jusqu’ici, le concept CNE-CPE me laisse un arrière-goût plus qu’amer en bouche. Évidemment je suis pour les initiatives qui permettront de relancer l’emploi, mais aussi pour celles qui combattront la précarité.
Je me pose la question suivante : pourquoi dans le contexte actuel privilégier les contrats les plus précaires ? Pourquoi ne pas favoriser les CDI plutôt qu’un CPE (par allègement de charges, incitations diverses, que sais-je encore…). À quoi ça rime et surtout qui y gagne ? l’employé ?

Et quand j’entends souvent dans des discours politiques, des invitations à remettre la « valeur travail » au cœur du système français, je suis assez d’accord, mais il faudrait que ce soit vraiment effectif, non ? Qu’est-ce que représentera cette fameuse « valeur travail » aux yeux de ceux qui seront au régime CNE-CPE ? Qu’est-ce que la « valeur travail » représente aujourd’hui aux yeux des licenciés d’une entreprise largement bénéficiaire telle que HP par exemple ?

Redonner de l’importance à ceux qui bossent, c’est une belle et grande idée, souvent brandie à droite, et je suis pour. Si on commençait par respecter les salariés et les faire passer de temps en temps avant les actionnaires, on serait sur la bonne voie.

Ou alors qu’on m’explique la dimension « drôle et tendre » du terme « Fin de Mission », j’avoue qu’elle m’échappe.

 

 

 

 

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Dimanche 15 janvier 2006 7 15 /01 /Jan /2006 12:21


Ça fait 8 ans.
Et tu nous manques toujours autant.

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Mardi 3 janvier 2006 2 03 /01 /Jan /2006 17:36

… voilà un exemple de ce que ça pouvait donner :



Bon rien d’exceptionnel, mais quand même je ne suis pas mécontent du résultat.
Le problème c’est que pour arriver à un résultat qui me plaise au moins un peu, j’y passais un temps fou. L’autre problème c’est que je n’ai pas la moindre technique ni le moindre style, je n’ai jamais appris à dessiner, du coup je ne peux rien faire sans modèle. Je suis infoutu de dessiner quoi que ce soit de correct par moi-même sans recopier un dessin existant. Et même là ce n’est pas sans d’immenses difficultés.
Voilà pourquoi j’ai laissé tomber le dessin ces dernières années.

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /Jan /2006 17:07

2006 !
Je serais tenté de dire 2006 déjà !!

Ça peut paraître idiot et convenu, et pourtant je ne peux pas m’empêcher de penser que le temps file à vitesse grand V. C’est vrai, il n’y a pourtant pas si longtemps, on attendait avec impatience et fébrilité le fameux « An 2000 ». Et l’An 2000 est arrivé, et les autres après lui, et nous voilà en 2006. Ça fait déjà plus de 4 ans que les Twin Towers sont tombées, le drame est pourtant tout frais dans les mémoires. Pour moi cette date est d’autant plus marquante que je venais tout juste d’arriver en poste à mon boulot actuel. Quand je jette un œil en arrière, ne serait-ce que sur ces 4 dernières années, je me rends compte que sur bien des sujets j’en suis resté peu ou prou au même point. Et d’autres choses ont changé du tout au tout. Pas forcément celles que j’imaginais du reste.

J’ai cette impression bizarre d’avoir fait mon BTS à Nancy il y a 1 ou 2 ans à peine. C’était il y a 12 ans …
Et puis ces longs mois de service militaire que j’ai passés à attendre que ça se passe, c’était il y a 10 ans ! Aujourd’hui le service militaire n’existe même plus !!! (ce qui est d’un point de vue général une bonne chose selon moi)
Ma géniale année d’école à Valenciennes … mon premier poste à Mulhouse … ma première voiture (et unique pour l’instant, espérons qu’elle tienne encore longtemps la forme comme ça !) … mes premières désillusions … mon premier appart (oui oui, celui avec les voisins craignos) …

Je ne m’étais jamais imaginé avoir 30 ans, et aujourd’hui qu’ils sont largement entamés, je crois toujours avoir 25 ans dans ma tête. Pourtant il y en a des cheveux qui sont passés je ne sais où depuis, et ses lignes bizarres qui se dessinent sur mon front je crois qu’on appelle ça des rides. Je ne parle même pas de ces 2 tailles de pantalon qui me séparent de mes 20 ans pour je ne sais quelle raison.

Tout ça me donne peut-être l’idée d’une résolution de nouvelle année intéressante. D’habitude les résolutions du premier janvier, c’est pas mon truc. Mais celle-ci est finalement assez séduisante. Alors voilà : et si pour 2006 je passais un peu moins de temps à regarder passer le temps, et un peu plus à l’utiliser pour en faire des choses qui m’importent ? C’est pas mal ça.
Ça me plaît.
Vendu.

Et bonne année à tous !

 

 

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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