« Caresse ton chien, pas ta copine. »
Slogan publicitaire pour la promotion de l’abstinence avant le mariage, prônée par le gouvernement Bush.
Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !
« Caresse ton chien, pas ta copine. »
Slogan publicitaire pour la promotion de l’abstinence avant le mariage, prônée par le gouvernement Bush.
Dans ses vœux de nouvelle année, Dominique de Villepin s’est fait le défenseur de l’optimisme, et a livré sa recette pour un quotidien meilleur : y faire une place à l’humour et la tendresse. Sages paroles, qui ont l’avantage de soigner son image de poète et d’homme au charisme rassurant.
Pour tout dire, bien que je ne partage que peu de ses opinions politiques, je considère l’actuel Premier Ministre comme sortant de l’ordinaire, une coudée au-dessus du « tout venant » des hommes politiques, tous bords confondus.
Il a la stature et la prestance d’un véritable homme d’état, de ceux qui sortent du lot pas par leurs convictions et leurs éclats, mais bel et bien par leur personnalité et leur image. Fin diplomate, calme, posé, à l’apparence réfléchie et mesurée (à l’inverse d’un survolté Sarko par exemple), il ne participe pas à la détestable règle en cours en ce moment qui veut que « celui qui parle le plus fort a raison », et c’est tout à son honneur.
Et voilà que dans son élan de positivisme et sa lutte contre les déclinologues (dixit lui-même), il part personnellement en lutte contre la chute de moral des français et pour ce faire, s’attaque vaillamment au problème de l’emploi dans notre pays.
Après le CNE (Contrat Nouvelle Embauche) sorti au mois d’août, voici donc comme c’était parfaitement prévisible, qu’arrive son « grand frère », le CPE (Contrat Premier Emploi) qui élargit en gros le CNE aux entreprises de plus de 20 salariés. D’ailleurs entre parenthèses, je prédis un bel avenir à cette nouvelle famille de contrats. Gageons que d’ici peu, le CPE aura lui aussi un aîné qui concernera cette fois les plus de 26 ans.
Quelles sont les modalités principales du CPE ?
C’est simple, il s’agit d’un contrat d’embauche qui spécifie une durée de « mise à l’essai » de 2 ans, durant laquelle l’employeur peut mettre fin au contrat quand il le désire (pas d’obligation de délai entre la signification de fin de contrat et le licenciement effectif) et sans aucune justification à donner.
Deux choses me choquent particulièrement là-dedans.
D’abord ce délai de 2 ans. Vous êtes en essai pendant 2 ANS ! Dans un contrat classique de CDI, la période d’essai est généralement de 3 mois, ce qui me semble raisonnable. Mais 2 années complètes d’essai, comment peut-on concrètement justifier une telle durée ? Cela voudrait dire que vous pouvez bosser 2 ans à votre poste et qu’au bout de ces 2 ans votre employeur finisse seulement par se rendre compte que vous n’êtes pas fait pour ce boulot ?! Sans même parler des cas où avant de signer ce fameux CPE vous étiez déjà au même poste sous CDD ou contrat d’intérim… Ça n’est pas sérieux, pour ne pas dire proprement indéfendable.
Mais là où ça devient fort de café, c’est que la rupture de contrat dans ce délai ne nécessite aucun motif. AUCUN MOTIF. Autrement dit, en temps qu’employé sous contrat CPE, vous avez peur à tout moment de perdre votre place, pendant deux longues années. Vous allez travailler le matin sans savoir si vous aurez toujours du boulot en rentrant le soir. Qu’on risque de perdre son emploi après avoir commis des erreurs graves, pour incompétence notoire, absentéisme non-justifié à répétition ou pour faute professionnelle, je le conçois. Mais juste comme ça, « pour rien », comment cela peut-il être concevable ? Comment peut-on justifier une telle règle (ou absence de règle, au choix) ?
Imaginez-vous pendant 2 ans avoir une épée de Damoclès au-dessus de votre tête, et quoi que vous fassiez, rien ne peut vous mettre à l’abri. Aucune discussion possible, pas la moindre négociation de salaire, de congés, d’emplois du temps, d’heures supp, etc… possible, de peur d’entrer en conflit avec votre employeur, ou juste de lui déplaire. Prendre garde à ne jamais avoir la moindre divergence d’opinion avec lui, tout accepter et en redemander, être toujours dans ses petits papiers.
Je ne vous parle pas de « bien faire votre boulot » là, ce qui est normal du reste comme critère d’évaluation, non je vous parle de « relations humaines » de tous les jours.
Dans quelles relations entre personnes arrive-t-on à tenir 2 ans sans le moindre conflit, même le plus minime ? Même avec votre mari, femme, meilleur ami, parents, ça n’existe pas. Alors imaginez avec les personnes avec qui vous travaillez toute la journée. Tous ceux qui ont déjà une expérience dans le monde du travail savent cela : c’est impossible.
Le problème, c’est qu’à partir du moment où il n’y a aucune règle qui encadre un licenciement, ne pas avoir à justifier un licenciement revient à permettre de baser cette décision sur n’importe quels critères, y-compris ceux qui n’ont rien à voir avec le travail. On ne fait rien d’autre que permettre le licenciement abusif.
Pour exagérer au dernier degré, si vous êtes irréprochable dans votre travail, mais que vous ne soutenez pas le même candidat chevrotant de la StarAc que votre patronne, ou que vous plaisez un peu trop à la secrétaire de votre boss alors qu’il avait des vues sur elle, ça peut se transformer en motif de licenciement. Je prends évidemment des exemples volontairement extrêmes ( ?) et à la limite du ridicule, mais … il n’y a aucune protection de l’employé pour le soustraire à des risques de ce genre. Je trouve cela très grave.
Au final, qu’est-ce qu’un CPE ?
Rien d’autre qu’un contrat d’intérim moins bien rémunéré. L’intérim n’est évidemment pas une situation stable loin s’en faut, mais il a au moins l’avantage d’être mieux payé (à poste équivalent). À l’âge où j’ai touché mes premiers salaires, j’avais pas mal de copains qui préféraient justement pour cette raison l’intérim : plus d’offre et meilleur salaire avec en contre-partie des boulots moins intéressants la plupart du temps. Et ils n’avaient pas tort, leur raisonnement tenait la route. Tant qu’ils vivaient chez leurs parents.
Mais quand il s’est agit de s’installer seul ou en couple, ils ont évidemment recherché une situation plus stable. Aujourd’hui on leur proposerait certainement un CPE. C’est-à-dire un EMPLOI PRÉCAIRE.
Le banquier chez qui vous demandez un prêt pour remplacer votre vieille bagnole, ou le propriétaire qui sélectionne ses futurs locataires s’en tapent des mesures pour « relancer l’emploi des jeunes ». Ce ne sont pas leurs affaires. Ce sont des gens prudents (et on les comprend) qui veulent vous entendre dire : « j’ai un boulot stable, une rentrée d’argent fixe chaque mois ». Et si ce n’est pas le cas… merci on vous rappellera…
Dire que le CPE (tout comme le CNE avant lui) est mis en place pour combattre la morosité des français et relancer l’emploi me semble tellement loin de la vérité quand on y regarde de plus près, que je me demande comment des personnes arrivent à y croire. Il me semble que ça se rapproche bien plus de « combattre le droit du travail et relancer la précarité (qui se portait pourtant pas si mal je trouve) ».
Il y a quelques mois les français ont voté, à tort ou à raison, contre la constitution européennes, et bon nombre d’entre eux l’ont fait pour se préserver du libéralisme exacerbé que quelques oracles politiques nous promettaient… mais bon, ça c’est déjà du passé n’est-ce-pas…
Quand j’entends certains prises de position en faveur des CPE, je sursaute devant l’argumentaire. Pas plus tard qu’hier, j’entendais sur Europe 1 une lycéenne de 19 ans (qui a donc certainement une longue expérience de la vie active…) s’exprimer résolument en faveur du projet, arguant du fait que les CPE donneraient l’occasion aux jeunes de faire leurs preuves, permettraient de se donner à fond pour décrocher ensuite une situation plus stable. C’en est affligeant de naïveté, mais bon c’est encore excusable de sa part (ceci dit son vote a le même poids que celui de tout un chacun, raison supplémentaire de débattre de ce genre de choses).
Autre argument que j’ai énormément entendu, le fameux « c’est mieux que rien du tout ! ».
Oui bien sûr, et toucher le RMI c’est mieux que ne rien toucher du tout, faut-il s’en contenter ? Un tel raisonnement c’est du nivellement des valeurs par le bas, rien d’autre. On entend de plus en plus souvent des histoires de boîtes qui ferment pour délocalisation en Europe de l’Est. Et on est scandalisé quand la direction de ces entreprises proposent à leurs ouvriers et employés de partir en Roumanie bosser pour 1500 balles par mois. Ah tiens ? c’est pourtant mieux que rien non ?…
Enfin, un des arguments phare du gouvernement c’est le bilan du CNE. Depuis sa création, il y en aurait déjà 280 000 (chiffre à vérifier, je le donne de mémoire) de signés, preuve que ça fonctionne. Faux. C’est juste la preuve qu’un employeur n’est pas un imbécile, et que si on lui donne le choix entre plusieurs possibilités, il prend évidemment ce qui l’avantage le plus, donc le CNE plutôt qu’un CDI ou l’intérim, point. On nous présente ce chiffre comme la preuve éclatante que le CNE aurait créé une offre d’emplois. Ah bon ? Ça reviendrait à dire que sans CNE, les employeurs se seraient très bien passé de ces employés ?
Moi j’aimerais plutôt qu’on m’explique pourquoi ne pas proposer des CDI (avec essai de 3 mois) à la place des CNE qui sont censés déboucher aussi sur des CDI ? Faudrait-il comprendre que c’est parce que ces CNE ne déboucheront finalement pas sur des CDI mais sur d’autres CNE ? J’espère sincèrement que non.
Bref, vous l’aurez compris si vous avez eu le courage et l’obstination suffisante pour me lire jusqu’ici, le concept CNE-CPE me laisse un arrière-goût plus qu’amer en bouche. Évidemment je suis pour les initiatives qui permettront de relancer l’emploi, mais aussi pour celles qui combattront la précarité.
Je me pose la question suivante : pourquoi dans le contexte actuel privilégier les contrats les plus précaires ? Pourquoi ne pas favoriser les CDI plutôt qu’un CPE (par allègement de charges, incitations diverses, que sais-je encore…). À quoi ça rime et surtout qui y gagne ? l’employé ?
Et quand j’entends souvent dans des discours politiques, des invitations à remettre la « valeur travail » au cœur du système français, je suis assez d’accord, mais il faudrait que ce soit vraiment effectif, non ? Qu’est-ce que représentera cette fameuse « valeur travail » aux yeux de ceux qui seront au régime CNE-CPE ? Qu’est-ce que la « valeur travail » représente aujourd’hui aux yeux des licenciés d’une entreprise largement bénéficiaire telle que HP par exemple ?
Redonner de l’importance à ceux qui bossent, c’est une belle et grande idée, souvent brandie à droite, et je suis pour. Si on commençait par respecter les salariés et les faire passer de temps en temps avant les actionnaires, on serait sur la bonne voie.
Ou alors qu’on m’explique la dimension « drôle et tendre » du terme « Fin de Mission », j’avoue qu’elle m’échappe.

Ça fait 8 ans.
Et tu nous manques toujours autant.
2005 a été l’année de deux films à grand spectacle qui ont bien plus de points communs qu’on ne pense à première vue. Les films auxquels je pense sont King
Kong et La Guerre des Mondes. Je me suis amusé à faire un petit comparatif.
King
Kong et La Guerre des Mondes sont deux films qui ont le même but : en mettre plein la vue du spectateur. Et l’un comme l’autre tient ses promesses. Techniquement ils sont très
travaillés, truffés d’effets spéciaux parfaits en tous points : crédibles et impressionnants à la fois. Le nec plus ultra.
Dans
les deux cas il s’agit de remake de vieux films mythiques, qui ont marqué l’inconscient collectif et évidemment contribué à poser certaines bases des genres qu’ils représentent. Le King
Kong d’origine date de 1933 alors que La Guerre des Mondes au cinéma remonte à 1953, mais le roman de H.G. Wells de 1898 avait déjà connu une première diffusion à succès sous
forme de fiction radiophonique en 1938 par Orson Welles.
À
la barre de ces deux blockbusters hollywoodiens, on retrouve des réalisateurs exceptionnels. La méga-star et ultra-bankable Steven Spielberg, et le multi-oscarisé et couronné de succès
pour sa monumentale trilogie tolkienne, Peter Jackson. Ils ont tous les deux déjà signé des films cultes dans leurs genres (les SDA, E.T., les Indiana Jones,
Bad Taste, etc…) et ont décidé de s’attaquer à des monuments de leur jeunesse, des films qui ont modelé leur univers cinématographique.
Leurs
films mettent en scène des icônes du cinéma fantastique. Le gorille géant et les tripodes destructeurs pilotés par des martiens, s’imposent comme des classiques des films de
« monstres » (les tripodes, bien que mécaniques, possèdent toute la sauvagerie et la puissance d’un King Kong, et incarnent tout autant –sinon plus encore- la peur aux yeux des frêles
humains).
Dans
les deux histoires, les protagonistes principaux vont évoluer pour changer du tout au tout. Ann Darrow (Naomi Watts), tout d’abord victime sacrifiée et prisonnière du simien géant,
va s’y attacher et finir par nouer une relation complice avec lui. Ray Ferrier (Tom Cruise), père inconstant et inconsistant va devenir pleinement responsable et adulte (au point de
choisir à un moment entre ses enfants, ou encore tuer de sang froid un homme pour protéger sa fille).
Les deux longs métrages nous proposent des scènes d’anthologie : King Kong qui combat trois tyrannosaures simultanément, la sortie de terre du
premier tripode géant, la fuite du troupeau de diplodocus, les plaines ensanglantées jonchées de ruines et de végétaux extra-terrestres, l’attaque de King Kong dans la salle de spectacle, la
scène de cache-cache dans la cave entre l’œil mécanique et les survivants terrorisés…
Mais
ils ne sont pas non plus dépourvus de défauts : la fin de La Guerre des Mondes est tout de même très décevante avec sa happy-end qui semble plus que déplacée (tout le monde est
sauf, tout le monde se retrouve dans la joie, plus aucune trace des attaques extra-terrestres). Et j’ai été passablement bassiné par le ballet sur glace de Ann et Kong en plein Central Park ou
encore les fameux échanges belle-bête ponctués de « c’est merveilleux » (surlignés au marqueur fluo pour qu’on comprenne bien surtout) en regardant le coucher de soleil sur l’horizon
lointain (d’abord sur l’île, ensuite à Manhattan). On a connu plus fin.
Bref,
beaucoup de points communs donc. Pourtant je dois avouer une nette préférence pour La Guerre des Mondes. Si les deux films se valent du point de vue spectaculaire, celui de Spielberg a
éveillé en moi quelques petites choses en plus.
Quand
je vois King Kong en action dans sa jungle je suis scotché. C’est très bien foutu, c’est fun et les images sont hyper-crédibles.
Mais
quand je vois surgir du sous-sol et tout détruire sur son passage le premier tripode de Spielberg, je peux aussi dire que je suis scotché à mon siège tellement les images sont bluffantes, mais en
plus j’ai sérieusement la trouille. Spielberg a su recréer cette même angoisse sourde que lorsque je regarde Les Dents de la Mer par exemple. Non seulement on s’en prend plein les yeux
et les oreilles (d’ailleurs la bande son est extraordinaire et participe à hauteur égale avec les images à l’ambiance du film), mais ce vieux briscard de la pellicule qu’est Spielberg sait
ménager ses effets et prendre le spectateur aux tripes avec tant de force qu’on est soulagé quand enfin l’action se calme à l’écran.
Voilà
la différence selon moi qu’il y a entre les deux films. Là où Peter Jackson fait preuve d’une grande technicité, d’une gestion des effets spéciaux impressionnante et d’une mise en scène musclée
qui sait rendre l’action avec force, Steven Spielberg cumule les mêmes qualités que son homologue néo-zélandais, avec en plus un talent de conteur hors-norme, qui fait qu’on est bien plus
impliqué dans son film que « simplement spectateur ».
À
qualité d’images identique, Spielberg insuffle un supplément d’âme à son métrage, et ça, ça change
tout.
Sins Past
est à mes yeux l’une des plus importantes histoires de Spider-Man de ces dernières années. Il faut dire que le tisseur a connu dernièrement des hauts et des
bas. Après avoir crevé le plafond des chiffres de ventes au début des années 90 quand il a été confié au jeune prodige Todd MacFarlane (futur papa de Spawn !), il y a eu une
longue traversée du désert pour le héros arachnéen qui a vu sa popularité décliner jusqu’à tomber au plus bas avec la fameuse Saga des clones, une histoire alambiquée, incohérente,
incompréhensible, et interminable qui fera fuir, dégoûtés, bon nombre de fans du monte-en-l’air.
Devant
l’ampleur du désastre, Marvel réagit tard mais fort. Spider-Man est ramené à ses « bases » (c’est-à-dire qu’on tire un grand trait sur presque tout ce qui a été fait avant et on
revient à la formule qui a fait son succès), non sans casse au passage, et parallèlement est lancé Ultimate Spider-Man, la version « années 2000 » du Spider-Man des
origines.
Si Ultimate Spider-Man ne tarde pas à cartonner (avec Brian-Michael Bendis et Mark Bagley aux commandes), la version classique du héros ne
redécolle pas. Marvel débauche alors la star montante, Joe-Michael Straczynski (Rising Stars et Midnight Nation chez Top Cow, Babylon 5 pour la
télévision) pour s’occuper de Peter Parker, associé au talentueux et indéboulonnable John Romita Jr. Dès lors, Amazing Spider-Man reprend de la hauteur. Les histoires sont
de qualité, les scénarios intéressants, bref on vibre à nouveau pour le tisseur.
Et
voilà qu’en août 2004, alors que John Romita Jr quitte l’aventure Spider-Man après près de 24 années de bons et loyaux services (pour se consacrer à d’autres séries de la Maison des Idées
comme Wolverine ou Black Panther), JMS sort l’histoire qui marquera son passage dans la destinée de Peter Parker, dans les #509 à 514 de Amazing Spider-Man. C’est
Mike Deodato Jr qui prend le relais aux crayons, et de bien belle manière, puisqu’il revient avec un style très réaliste et bien moins brouillon qu’auparavant (à comparer à ses prestations
passées sur Thor, Hulk ou Elektra).
Dans l’histoire en 6 parties Sins Past, JMS va introduire une révélation qui fera date chez les spider-fans. Une révélation sur le passé de Gwen
Stacy, premier amour de Spidey. Pour ceux qui ne savent pas qui elle est et ne connaissent que la Mary-Jane Watson qu’on voit dans les 2 films de Sam Raimi, je fais un rapide
topo sur elle.
Sachez
que dans le comics, avant la rousse MJ, il y a eu la blonde Gwen …
Peter
et Gwen se sont rencontrés au lycée et ont fait l’université ensemble. Gwen a été son premier grand amour, et tout semblait à croire qu’ils étaient destinés à finir leur vie ensemble. Mais c’est
Norman Osborn, alias le Bouffon Vert, qui transformera l’histoire d’amour en tragédie. Lorsqu’il découvre l’identité de Spider-Man, il enlève Gwen et l’emporte en haut du pont de
Brooklyn (scène reprise dans le premier film, avec MJ à la place de Gwen). S’en suit une bataille entre Spider-Man et le Bouffon au cours de laquelle celui-ci précipite Gwen dans le vide.
Spider-Man tente de la rattraper avec sa toile, mais le choc brise la nuque de la jeune fille, qui meurt dans Amazing Spider-Man #121. Ce n’est que bien plus tard que Peter connaîtra à
nouveau l’amour avec MJ, leur amie commune. Voilà pour vous situer Gwen Stacy.
Sins Past
débute donc avec une lettre que reçoit Peter chez lui, une lettre datée de quelques jours, écrite et signée de la main de … Gwen Stacy elle-même. Dans cette lettre
inachevée, elle parle à Peter d’une révélation horrible qu’elle ne peut se résoudre à lui faire. Peter reçoit des menaces envers Tante May et MJ, et à plusieurs reprises doit en découdre
avec deux mystérieux adversaires masqués, à la force et à l’agilité étonnantes. C’est en enquêtant sur la lettre de Gwen que Peter découvre, éberlué, qu’elle avait eu des jumeaux, Gabriel
et Sarah, nés prématurés durant les quelques mois qu’elle avait passés en étude en France. Enfants dont Peter n’est pas le père, faute d’avoir eu de relations intimes avec Gwen.
Et le plus fort réside … dans l’identité du père des jumeaux, qui n’est autre que Norman Osborn en personne, l’ennemi le plus intime de Spider-Man !!! C’est
Mary-Jane, au courant de toute l’affaire en tant que confidente privilégiée de Gwen, qui révèle tout à Peter, médusé d’apprendre de la bouche même de sa femme cet épouvantable
secret.
Jugez
plutôt : Peter apprend en bloc que sa douce et tendre Gwen Stacy avait eu une brève liaison avec Norman Osborn, son pire ennemi, alors que leur propre relation avait toujours été chaste. Et
qu’elle a eu de lui des jumeaux, qui ont non-seulement hérité des pouvoirs extraordinaires de leur père, mais aussi subit de ce fait une dégénérescence génétique qui les fait vieillir 3 fois plus
vite que la normale (évidemment, les mystérieux adversaires en noir que Spidey a combattu au début de l’histoire sont Gabriel et Sarah, persuadés que Peter est leur vrai père et qu’il les a
abandonnés eux et leur mère).
Le
voici face à une triple trahison : Gwen l’a trompé, de plus avec son ennemi juré, et MJ a toujours été au courant sans jamais rien lui dire. Voilà un vrai et grand bouleversement dans la vie
de Spider-Man, bouleversement d’autant plus puissant qu’il amène à considérer d’un nouvel œil tout un pan de l’histoire du héros, en destituant de son piédestal Gwen Stacy de manière tout à fait
plausible. C’est d’ailleurs ce que les fans hardcore de Spidey ont reproché à JMS : ne pas respecter le personnage devenu culte qu’a été Gwen Stacy. C’est comme si on venait vous dire que
Rudolph Valentino était en fait gay ou que John Wayne avait peur des armes à feu, ça va à l’encontre de tout ce qu’on a toujours cru savoir du personnage de la douce Gwen.
Et
pourtant je ne peux qu’avouer que JMS a parfaitement réussi son coup : tout colle jusque dans les moindres détails. On a du mal à le croire parce
qu’on ne veut pas le croire, pourtant c’est vraiment étayé et plausible. Et c’est justement parce que cette histoire est imparable, et parce que les faits s’insèrent sans mal dans le passé des
personnages sans créer d’incohérence de continuité, que la révélation prend une telle force, que la trahison fait si mal. C’est la première fois que je me suis senti trahi personnellement au même
titre que Peter Parker par un personnage de BD. Preuve que Gwen représentait jusqu’alors dans l’inconscient collectif des lecteurs une forme de perfection, et que JMS a réussi à nous démontrer
que même dans les comics, les êtres humains parfaits et irréprochables n’existent pas.
Rien
que pour ça, bravo monsieur Straczynski !
(en VO ça se lit dans Amazing Spider-Man vol.1 #509 à 514, en VF dans le mensuel de Panini/Marvel France Spider-Man vol.2 #63 à 68 - avril à septembre 2005)
Regardez attentivement l'image qui suit.
Que voyez-vous ?
Il semblerait que les jeunes enfants ne parviennent pas à identifier le couple car ils n'ont pas d'image mentale accordée à un tel scénario... ils voient neuf dauphins qui batifolent dans l'eau.
S'il vous est difficile de trouver ces dauphins en 3 secondes, considérez votre esprit comme définitivement corrompu ...
Ça faisait un moment que je le voyais passer dans diverses émissions télévisées, que je l’entendais invité à la radio. J’avais entendu beaucoup de bien de son roman L’Évangile de Jimmy qui est depuis quelques semaines sur ma liste de bouquins à lire. Et en décembre j’ai pu voir le documentaire qu’il a réalisé pour Canal + sur le même sujet. C’est ce qui m’a décidé à lire son livre Cloner le Christ ? chez Albin Michel / Canal+ éditions.
Lui, c’est Didier van Cauwelaert, écrivain et pour l’occasion investigateur.
Ce bouquin est le résultat de son enquête sur la possibilité de plus en plus sérieuse de cloner Jésus en personne (oui, oui, le barbu dont on a fêté l’anniversaire il y a peu de temps autour d’un sapin de Noël).
Comment ? Grâce à des prélèvements de cellules contenant des séquences d’ADN sur certaines saintes reliques telles que le Linceul de Turin, la Tunique d’Argenteuil ou le Suaire d’Oviedo par exemple.
Ça fait scénario de roman de SF ? Oui, mais quand on se plonge à la suite de Didier van Cauwelaert dans son enquête, on se rend compte que la réalité dépasse la fiction bien plus souvent qu’on ne l’imagine.
Personnellement, mes connaissances sur le Linceul de Turin se bornaient à la version officielle de 1988, qui annonçait que d’après la datation au carbone 14, le linge remontait aux années 1300, soit en plein Moyen-Âge. Et qu’en conséquence la question de l’identité du supplicié dont on voit l’image était réglée : 13 siècles le séparant du Christ ce ne pouvait donc pas être le linge dont il est question dans la Bible.
Sauf que le carbone 14 a révélé depuis ses limites, en particulier en ce qui concerne la datation des textiles. Les scientifiques savent aujourd’hui que la date trouvée en 1988 est fausse, et que le Linceul pourrait très bien dater de l’époque de Jésus.
Je ne vais pas refaire ici l’énumération des recherches et résultats obtenus par les scientifiques au sujet du linge mystérieux, je vous dirai juste que l’auteur du livre a procédé à une enquête extrêmement minutieuse auprès de tous ceux qui ont eu à faire de près ou de loin avec le Linceul de Turin. Van Cauwelaert passe en revue les différentes hypothèses et fait le point sur ce qu’on sait à l’heure actuelle de l’objet sacré, sur les hypothèses qui ont été infirmées et surtout sur ce qui continue à poser problèmes aux chercheurs de tout poil et tous horizons qui travaillent ou ont travaillé sur cette énigme.
Et dans l’état actuel des connaissances scientifiques, on se retrouve face au Linceul de Turin (et quelques autres reliques), pour reprendre la formule de l’écrivain, à devoir « choisir entre l’inconcevable et l’impossible ». Autant dire en terrain inconnu (et glissant !). Le paradoxe suprême du Saint Suaire étant que plus on fait de progrès dans la recherche scientifique, moins on en sait sur le phénomène, chaque nouvelle découverte apportant son lot de contradictions et de mystères encore plus insondables.
Pour moi qui suis amateur d’énigmes de toutes natures, et adepte de la méthode scientifique et du raisonnement logique pour les résoudre, cette plongée dans l’incompréhensible m’a réellement passionné.
D’autant que van Cauwelaert fait preuve de grands talents pour exposer les tenants et aboutissants de l’affaire, et expliquer clairement, même aux moins perméables au langage scientifique, ce dont il est question. Il s’agit avant tout d’un bon travail de vulgarisation associé à une enquête rigoureuse et approfondie, qui ne laisse rien au hasard.
Si sur la fin de son livre, l’auteur se laisse aller à donner si ce n’est son explication (bien malin celui qui trouvera la bonne !) du moins sa conviction sur le sujet de son enquête, durant toute la phase d’étude des différentes hypothèses et de description de faits scientifiques et historiques, il est d’une remarquable impartialité, ne passant rien sous silence et confrontant tout argument à la critique.
Et chose à laquelle je ne m’attendais pas au vu du sujet, le bouquin est d’un ton enlevé et l’humour y est bien présent. Que ce soit dans une charge en bonne et due forme contre la secte raellienne ou une attaque en règle contre certains zététiciens, la plume de l’auteur sait se faire acérée et ironique (mais toujours dans le respect de la méthode scientifique), touchant là où ça fait mal, pointant sans complaisance les incohérences au même titre que l’incompétence ou la mauvaise foi.
Alors à tous les curieux, que vous soyez croyants convaincus, athées ou agnostiques des plus farouches, je ne peux que vous conseiller la lecture de ce livre. Pas pour vous convaincre de quoi que ce soit, juste pour chercher à comprendre. Vous n’y trouverez pas de réponse sûre et certaine, mais au moins prendrez vous plaisir à triturer la question dans tous les sens !
« Moi, Adam et Ève, j'y crois plus tu vois, parce que je suis pas un idiot : la pomme, ça peut pas être mauvais, c'est plein de pectine... »
Jean-Claude Van Damme, philosophe aware à qui on la fait pas.
L’heure est venue de se pencher sur ce que l’année 2005 nous a offert dans les salles de cinéma. Alors voici mon classement des films sortis en France en 2005 et que j’ai pu voir.
Évidemment je précise d’emblée que ce classement n’engage que moi, qu’il n’a pas la prétention d’élire les « meilleurs » ou les « pires » films de l’année, mais seulement de lister ce que j’ai aimé, ou pas aimé du tout. C’est d’ailleurs d’autant plus subjectif qu’il est de toute manière quasi-impossible de voir tous les films sortant dans l’année.
C’est parti.
Mon Top 10 de l’année :
1. Collision de Paul Haggis : destins croisés de personnages hauts en couleurs qu’on aime détester ou qu’on déteste aimer. Parfois les deux en même temps.
2. Kiss Kiss Bang Bang de Shane Black : c’est drôle, c’est original, c’est délirant, c’est bourré d’action et de comédiens excellents, bref c’est génial.
3. Garden State de Zach Braff : une belle histoire, tout simplement, portée par une BO incroyable.
4. Sideways de Alexander Payne : une comédie hilarante et infiniment touchante.
5. Sin City de Robert Rodriguez et Frank Miller : adaptation du comic du même nom. Casting énorme, images superbes, une vraie réussite.
6. Saw de James Wan : un film sadique, astucieux et délicieusement horrible.
7. Million Dollar Baby de Clint Eastwood : le genre de film qui devient un classique dès sa sortie en salle.
8. A History of Violence de David Cronenberg : le retour gagnant de Cronenberg. Plus de détails ici.
9. La Guerre des Mondes de Steven Spielberg : un vrai bon gros film d’ambiance. Mention spéciale à la première attaque des tripodes géants et à la bande son qui en décuple la puissance.
10. Broken Flowers de Jim Jarmusch : un délice de jeux d’acteurs variés et tous impeccables, tout particulièrement Bill Murray et Sharon Stone.
Mon Flop 5 de l’année :
1. Revolver de Guy Ritchie : tape-à-l’œil, incompréhensible, incohérent, malgré un casting de grande classe le film se plante dans les grandes largeurs.
2. Transporteur 2 de Corey Yeun : un film tellement raté qu’il en devient involontairement drôle bien qu’il se veut sérieux. C’est dire.
3. Furtif de Rob Cohen : hybride de Supercopter et K-2000, avec un scénario nul c’en est impressionnant.
4. Night Watch de Timur Bekmambetov : de superbes images et des effets plutôt réussis pour une histoire où visiblement le réalisateur a compilé tout ce qu’il a aimé, depuis la série Manimal jusqu’aux vampires en passant par Matrix ou Highlander. Indigeste.
5. The Island de Michael Bay : au début Michael Bay essaie de faire un film intelligent mais n’y parvient pas. Ensuite il se lâche et fait du Bay pur jus. Et c’est encore pire.
Les autres films de l’année que j’ai diversement appréciés :
- 3 Enterrements de Tommy Lee Jones : pour ceux qui veulent voir Tommy Lee Jones sous un nouveau jour. Plus de détails ici.
- 4 Fantastiques de Tim Story : film familial sur une famille de super-héros. Pas transcendant mais plutôt divertissant.
- 36 Quai des Orfèvres de Olivier Marchal : acteurs impeccables pour une histoire très glauque. D’autant plus glauque qu’elle est inspirée de faits réels.
- Batman Begins de Christopher Nolan : le retour du dark knight à l’écran, sous les traits d’un Christian Bale convaincant, mais quelques lacunes en ce qui concerne les scènes d’action.
- Calvaire de Fabrice du Welz : ambiance malsaine pour un petit film très réussi.
- Constantine de Francis Lawrence : de grosses libertés ont été prises entre la version ciné et la version BD, mais le film réussit à créer un univers et des images au design convaincant. Mention spéciale à Lucifer et Gabrielle.
- Creep de Christopher Smith : vous ne prendrez plus jamais le métro passé 22 heures après ce film.
- Danny the Dog de Louis Leterrier : un scénario basique mais bien mené, un bon casting et des scènes d’action réussies. Sympa.
- Domino de Tony Scott : à voir surtout pour les prestations d’acteurs. Mickey Rourke confirme qu’il renaît de ses cendres depuis Sin City, et Keira Knightley est excellente.
- H2G2 de Garth Jennings : un film délirant bourré d’humour au douzième degré et de très bons effets spéciaux pour une comédie inter-galactique.
- In Her Shoes de Curtis Hanson : les relations chaotiques de deux sœurs que tout oppose. Cameron Diaz est parfaite, l’histoire gentillette.
- The Jacket de John Maybury : petit film fantastique inattendu qui tire son épingle du jeu malgré une histoire de voyage temporel toujours un peu casse-gueule à rendre cohérent. Très bons comédiens.
- King Kong de Peter Jackson : LE film à grand spectacle et effets spéciaux de l’année. Parfait sur ce point, il est malgré tout un peu trop long à mes yeux.
- Star Wars 3 de George Lucas : très certainement le meilleur de la nouvelle trilogie, pas dénué de défauts pour autant, mais très sympa à voir. On se rend compte tout de même que la magie de la première trilogie a bel et bien disparu.
- La Vie Aquatique de Wes Anderson : une comédie un peu à l’ancienne, basée avant tout sur les personnages et pourtant très originale.
Les « Bof » de l’année :
- Saw 2 de Darren Lynn Bousman : certes plus fort que le premier pour les scènes de tortures et de pièges, tout le reste déçoit : scénario incohérent, personnages caricaturaux et surjoués, double-twist final sans saveur, et en VF doublage horrible.
- Match Point de Woody Allen : de très bons acteurs mais un je ne sais quoi qui fait que le film m’exaspère au lieu de me passionner.
- Elektra de Rob Bowman : pas mauvais, pour un téléfilm d’action à la Alias. Mais ça reste très pauvre pour un film en grande salle, et surtout c’est à cent lieues du personnage de comic.
Les bonnes surprises parce que je n’en attendais vraiment pas grand chose :
- H2G2 : le film casse-gueule qui aurait pu facilement virer au grand-guignol inintéressant. Et bien non, c’est réussi !
- Constantine : les adaptations de BD sont toujours à double-tranchant. Les partis pris de celui-ci sont certes une trahison vis-à-vis du comic, mais donnent un film malgré tout cohérent et plutôt réussi.
- La Guerre des Mondes : un remake d’une histoire clichée de SF avec en prime Tom Cruise en héros ça peut faire peur. Mais tout s’efface devant le talent de metteur en scène de Spielberg. Une vraie leçon de cinéma de genre.
Les Grosses déceptions, ceux dont j’attendais beaucoup et qui m’ont d’autant plus déçu :
- Saw 2 : à trop vouloir en faire, on finit par mal faire. C’est le cas ici et c’est dommage. Et ni Donnie Wahlberg (pourtant génial dans Boomtown), ni Dina Meyer (dont le personnage ne sert à rien dans le film) n’y changent rien : ce n’est pas foncièrement mauvais (il y a quelques bonnes scènes flippantes), c’est juste raté.
- Night Watch : on attendait un chef-d’oeuvre venu de Russie, la bande-annonce était plus qu’alléchante, à l’arrivée on a un patchwork hétéroclite d’influences plus ou moins mal digérées par le réalisateur. Très décevant.
- Revolver : là aussi, on attendait beaucoup mieux de Guy Ritchie et de son casting de « sales gueules ». Mais avec cette histoire sans queue ni tête et ce montage apocalyptique il plombe délibérément son film. Vraiment dommage.
Les regrets, ceux que j’aurais voulu voir en salle :
- The Matador de Richard Shepard
- Don’t Come Knocking de Wim Wenders
- Lady Vengeance de Park Chan-Wook
- Shaun of the Dead de Edgar Wright
- Les Poupées Russes de Cédric Klapisch
- Le Crime Farpait de Alex de la Iglesia
- Locataires de Kim Ki-Duk
- Captain Sky et le Monde de Demain de Kerry Conran
- Combien tu m’aimes de Bertrand Blier
- Dr Kinsey de Bill Condon
- Otage de Florent Emilio Siri
- The Machinist de Brad Anderson
- Doom de Andrezj Bartkowiak
- The Descent de Neil Marshall
et pour finir …
L’extra-terrestre de l’année :
- Casshern de Kazuaki Kiriya : tellement hors-norme que je ne sais toujours pas quoi en penser aujourd’hui encore.
Voici une petite curiosité des mathématiques qui nous vient des contrées du Grand Nord …
Pendant longtemps, les peuples esquimaux et inuits comptaient de la façon suivante :
1 – 2 – Beaucoup !
L’explication est certainement en rapport avec les mouffles indispensables par les températures polaires. Comme elles cachent les doigts, elles empêchent de s’en servir pour chiffrer par geste au-delà de 2 !
C’est drôle mais parfaitement logique quand on y pense.
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