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Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !

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Mardi 18 juillet 2006 2 18 /07 /Juil /2006 12:25
 La Colline a des Yeux est le remake du film du même nom qu’avait réalisé en 1977 Wes Craven, devenu depuis une star du film d’horreur avec notamment Les Griffes de la Nuit (le premier de la série des Freddy) ou Shocker, et qui a connu l’immense succès commercial en remettant au goût du jour les slashers avec sa trilogie Scream.

Comme le genre connaît un regain de popularité en ce moment (des récents succès tels que The Descent ou Massacre à la tronçonneuse version 2005 sont là pour en témoigner), ce vieux briscard de Wes Craven a lancé et produit le remake de son propre film. Préférant ne pas tourner deux fois le même film (ce qui ne l’avait pas gêné du reste pour la série des Scream…), il a laissé le poste de réalisateur à un petit frenchie venu faire ses armes à Hollywood, Alexandre Aja.

Alexandre Aja s’était au préalable fait remarquer avec son second long métrage qui avait eu l’effet d’une bombe dans tous les festivals auxquels il avait été présenté : Haute Tension (avec une Cécile de France encore peu connue à l’époque et le toujours excellent Philippe Nahon à l’affiche). Fort de ce bagage plébiscité aussi bien par le public que par les professionnels, Aja s’est vu proposer ce remake un peu inattendu.

Et il faut bien avouer que pour son premier film hollywoodien (gageons qu’il y en aura d’autres), le jeune réalisateur français a fait fort, très fort. La Colline a des Yeux relève d’un concept archi-classique dans son genre : une famille américaine type (un couple quinquagénaire adepte de l’auto-défense, leur fille aînée, son mari et leur bébé, et leur deux autres enfants à la sortie de l’adolescence) part en vacances et se perd en plein désert en voulant couper au plus court. Mais dans ce désert, bordant un ancien site d’essais nucléaires de l’US Army, vit une communauté d’autochtones dégénérés, violents et cannibales, descendants d’anciens mineurs exposés depuis des générations aux radiations et oubliés de la grande Amérique triomphante.
Évidemment, la famille de vacanciers va faire les frais de cette rencontre désagréable, et dès lors le film bascule dans l’ultra-violence et le gore le plus macabre.

Doug (Aaron Stanford) qui déteste les armes va devoir apprendre à s'en servir malgré tout...
Interdit en salle aux moins de 16 ans, le film n’est effectivement pas à mettre devant tous les yeux. De par les handicaps physiques et les visages déformés des irradiés, la violence des assauts et de certaines scènes-choc, et l’ambiance très malsaine qui se dégage des images, La Colline a des Yeux a de quoi choquer les âmes les plus sensibles.
Mais pour qui aime le genre, le film réjouit et sait ménager à la fois le suspense tout en soignant l’action et l’horreur (l’attaque de la caravane et le périple dans le village en ruine sont des passages très forts).

Brenda (Emilie de Ravin) la fragile adolescente ... pas si fragile que ça !
Bien que cette nouvelle version n’a pas la chance de bénéficier du charisme de l’inoubliable Michael Berryman comme le premier film (vous avez droit à la place à la présence d’une héroïne de Lost, Emilie de Ravin, la belle à la place de la bête en quelque sorte), le remake est parfaitement bien mené et réussi. Alexandre Aja démontre ici et sans ambiguïté, que les français aussi savent faire du vrai cinéma de genre. Nombreux même, sont ceux qui jugent son film supérieur à l’original de Wes Craven.

Alors si vous avez le cœur bien accroché et l’envie de vous faire un peu peur dans la pénombre d’une salle de cinéma, La Colline a des Yeux répondra sans problème à vos attentes. C’est un vrai bon film d’horreur (et il n’y en a pas tant que ça !). Si vous êtes allergique au genre, passez votre chemin et allez voir Nos Voisins les Hommes, le dernier film d’animation de DreamWorks !

L'affiche française du film (très réussie à mon goût)

Par Stéph - Publié dans : Pop Culture : Movie Maniac
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Jeudi 6 juillet 2006 4 06 /07 /Juil /2006 12:19

 Brian Michael Bendis avait mis un point final à la mythique série Avengers de chez Marvel, avec une saga sanglante et tragique qui s’était soldée sur une conclusion bien sombre. De nombreux morts parmi les héros, la trahison d’un vengeur de longue date, la Sorcière Rouge, et la dissolution de l’équipe des Vengeurs dont les membres ne croyaient plus en l’avenir.
Bref, une fin apocalyptique, à la hauteur de ce qu’avait été la carrière des « héros les plus puissants de la Terre », bien qu’on pouvait lui reprocher certains points contestables (la mort de Œil-de-Faucon en tout premier lieu).

Mais si BMB a enterré les Vengeurs, c’est pour mieux les faire renaître de leurs cendres, le tout à la sauce Bendis cela va sans dire, en remaniant complètement l’effectif.
Ainsi donc naît sous le stylo de BM Bendis et les crayons de David Finch, la série New Avengers, dont le premier arc en six parties (ce format d’histoire est devenu depuis quelques années le standard dans les comics estampillés Marvel) raconte tout naturellement la genèse de cette nouvelle équipe. Cette première aventure, titrée Breakout ! démarre au pénitencier de Ryker’s Island, réservé aux détenus dotés de super-pouvoirs. L’attaque du super-vilain Electro (ennemi récurrent de Spider-Man) dégénère en évasion générale d’une multitude de super-gugusses bien décidés à user et abuser de leurs pouvoirs pour prendre la clé des champs. Déjà sur place, l’avocat Matthew Murdock (Daredevil), l’agent du S.H.I.E.L.D. Jessica Drew (ex-Spider-Woman) et Luke Cage (alias Power-Man) s’associent à Spider-Man alerté par le grabuge et Captain America et Iron-Man envoyés sur les lieux en renfort par le S.H.I.E.L.D. pour contenir les fuyards. Dépassés par la situation, ils sont aidés par un personnage mystérieux, lui-même incarcéré en quartier de haute-sécurité, Robert Reynolds dit Sentry.

Matt Murdock, Jessica Drew, Foggy Nelson et Luke Cage viennent voir un prisonnier très spécial... (cliquer pour agrandir)

Après l’épique bataille, le bilan est mitigé : la moitié seulement des évadés sont repris, les autres ayant disparus dans la nature. Convaincus que l’association inédite de leurs talents pourrait donner de bons résultats, Captain America et Iron-Man décident de former une nouvelle équipe avec tous ceux qui les ont aidé à contrer cette évasion à grande échelle. Seul Daredevil, trop attaché à son indépendance, ne se laisse pas convaincre par l’homme à la bannière étoilée, et bien que le cas de Sentry soit encore sujet à caution, les New Avengers sont créés en cette occasion.
En remontant la piste de Electro, les Vengeurs tombent sur le mutant Karl Lykos, alias Sauron, et partent à sa recherche en pleine Terre Sauvage (une jungle préhistorique coupée du reste du monde en plein continent Arctique), mission au cours de laquelle se joint à eux le mutant Wolverine. Mais la piste remonte encore bien plus loin, impliquant dans un trafic d’armes, d’esclavage d’indigènes de la Terre Sauvage et dans une organisation criminelle de grande envergure de mystérieux individus très hauts-placés, peut-être au sein même du S.H.I.E.L.D. (la force de paix et service de renseignements de l’ONU).

Les héros présents tentent comme ils peuvent de contenir l'évasion générale (cliquez pour agrandir)
Le premier story-arc se termine sur la révélation de l’existence d’un complot d’ordre mondial sur lequel les New Avengers comptent bien enquêter et démasquer les responsables.
La nouvelle équipe des Vengeurs comprend donc après ces six premiers épisodes les incontournables Captain America et Iron-Man, le remuant Spider-Man et Wolverine dans un genre plus « sauvage ». L’idée de Bendis était d’adopter en partie le concept du concurrent de Marvel, DC avec sa JLA : réunir les héros les plus charismatiques et vendeurs de la maison d’édition au sein d’une même équipe. D’où la présence de Spider-Man pourtant héros solitaire par excellence, et surtout du X-Man vedette, Wolverine en personne, dont l’intégration aux New Avengers a un peu fait polémique chez les fans. En effet, le mutant griffu a non seulement une image très éloignée de celle, très classique, des Vengeurs, mais en plus il devenait ainsi omniprésent dans une bonne demi-douzaine des séries régulières les plus vendues de la firme (sans compter ses innombrables apparitions dans des mini-séries).

Mais Bendis ne se contente pas de prendre les plus connus et d’en faire une équipe comme on exécuterait basiquement une recette qui a fait ses preuves, il y ajoute quelques personnages secondaires ou tombés en désuétudes mais qu’il chérit depuis toujours. Ainsi, il ressort Spider-Woman (la première version, car il y en a eu trois différentes) de la naphtaline où elle avait été oubliée depuis de nombreuses années et c’est un succès : le personnage féminin des New Avengers connaît d’emblée un regain d’intérêt de la part des lecteurs. Autre chouchou du scénaristes, Luke Cage, héros charismatique tout droit sorti de la période Black-xploitation des années 70, mais éternel second couteau, est mis sur le devant de la scène. Et la grande curiosité reste Sentry, un personnage atypique (sorte de Superman sauce Marvel), qui n’a connu qu’une mini-série au succès confidentiel il y a quelques années, mais que Bendis va développer et transformer en une des pièces maîtresse de son équipe…

Un personnage plus que mystérieux : Sentry (cliquer pour agrandir)
Bref, cette nouvelle mouture des Avengers séduit bel et bien par son cocktail de classicisme et d’originalité. Le ton est dur, sombre et sérieux, les dialogues restent le point fort de BMB, et le dessin confié au surdoué (quoique par le passé parfois un peu m’enfoutiste) David Finch confirme l’impression de qualité qui se dégage de cette série qui démarre en trombe.

Visiblement Bendis et Finch prennent leur boulot très à cœur et on sent qu’ils désirent marquer de leur empreinte l’histoire des Vengeurs avec ce relaunch en profondeur.

Pour l’instant le pari, bien que très osé, est incontestablement réussi, espérons que la suite confirmera la montée en puissance du duo créatif aux commandes de New Avengers. À lire pour se réconcilier définitivement avec les Vengeurs !


Couverture de New Avengers #6  
(En VO ça se lit dans les épisodes #1-6 de New Avengers chez Marvel, et en VF dans les #5-10 du magazine mensuel Marvel Icons chez Panini/Marvel France)

 

 

 

 

 

Par Stéph - Publié dans : Pop Culture : Comics Story
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Mardi 4 juillet 2006 2 04 /07 /Juil /2006 12:02

L’été est propice aux films à grand spectacle, ceux qui vous en mettent plein la vue avec pour base commune un budget conséquent et des effets spéciaux dernier cri (l’un découlant souvent de l’autre). Parmi ces films appelés communément blockbusters, on a selon l’envie plusieurs sous-catégories : l’action-movie pur et dur façon L’Arme Fatale ou Die Hard, le film de super-héros qui est en vogue depuis quelques étés, et le film de catastrophes et cataclysmes en tous genres.

C’est à cette dernière famille qu’appartient Poseidon de Wolfgang Petersen, qui n’est autre que le remake du film L’Aventure du Poseidon de Ronald Neame de 1972, avec à l’époque en tête d’affiche Gene Hackman et Ernest Borgnine. A priori on serait tenté de penser que ce film ne s’imposait pas, là où le premier du nom se laisse encore très bien regarder même 30 ans après sa sortie, et surtout après que James Cameron ait réalisé le film de naufrage ultime avec son Titanic, qui s’enlise parfois dans le guimauve avec les frasques de Leonardo DiCaprio mais qui se pose en mètre-étalon absolu pour toutes les scènes d’action et les effets spéciaux mettant en scène le naufrage de « l’insubmersible ».

On peut donc légitimement se demander « à quoi bon aller voir Poseidon ? », et malgré tout à partir du moment où l’on s’installe dans son siège et que le film démarre, on se laisse emporter par ce qui se passe à l’écran et on suit les (més)aventures des héros sans déplaisir.

Le scénario de Poseidon reprend l’argument du film original : lors d’une croisière un luxueux paquebot se voit frapper en pleine nuit de la Saint Sylvestre par une gigantesque vague déferlante qui a pour effet de le retourner, si bien que le bateau se retrouve à flotter à l’envers. Parmi les survivants, un petit nombre d’entre eux entreprennent de remonter les niveaux du paquebot un à un jusqu’à atteindre la coque dans l’espoir d’y trouver une issue vers la surface. La poignée de survivants doit user d’ingéniosité et de courage pour déjouer les pièges que recèle le bateau à la dérive. S’engage alors une course contre la montre entre eux et l’eau dont le niveau monte inexorablement au fur et à mesure que le bateau s’enfonce.

Un petit groupe de rescapés va tenter de remonter jusqu'à la surface...
Comme dans tous les films catastrophe, il y a des personnages un peu caricaturaux qui ne seront pas beaucoup plus développés que ce que le permettent les dix premières minutes de présentation pré-naufrage. Et finalement peu importe, là n’est pas l’objet d’un tel film.
Il y a donc en vrac, un playboy joueur de poker dont l’instinct de survie est plus qu’aiguisé (Josh Lucas).
Il y a le môme de service (Jimmy Bennett) et sa jolie maman (Jacinda Barrett) qui ne laisse pas de marbre le joueur de poker qui choisit bien mal son moment pour draguer…
Il y a l’ex-maire de New-York (excusez du peu) et pompier de son état qui incarne à lui tout seul l’héroïsme à l’américaine post-11 septembre à grand renfort de mâchoire carrée (Kurt Russell), ainsi que sa fille (Emmy Rossum) qu’il a du mal à voir grandir et s’afficher avec son petit ami (Mike Vogel).
Il y a un vieux-beau gay qui vient de se faire larguer par son cher et tendre et qui entrevoit le suicide comme une solution à ses problèmes (Richard Dreyfuss).
Il y a le jeune serveur (Freddy Rodriguez) et sa petite amie (Mia Maestro) qu’il fait voyager en passagère clandestine dans sa cabine.
En dehors du petit garçon malicieux et du serveur, les autres personnages n’ont plus grand chose à voir avec les héros du film de 1972. À l’époque le héros qui mène les survivants à la surface était un prêtre qui préférait l’action à la prière et qui était adepte du « Aide-toi et le Seigneur t’aidera » de circonstance. Aujourd’hui, ils sont deux à reprendre le flambeau : le héros pur et dur ex-pompier et le beau gosse individualiste mais dont le bon cœur l’amènera à aider les plus faibles à s’en tirer.

Comme dans tous les films catastrophe, il y a des dangers de plus en plus pressants et les épreuves s’enchaînent sans relâche pour les rescapés. Et comme dans tous les films catastrophe, il y a ceux qui vont s’en sortir et ceux qui vont y rester, ce qui est d’ailleurs toujours l’occasion de prendre des paris et de mesurer vos talents de prédiction à l’imprévisiblité des scénaristes.

Comme dans tous les films catastrophe, il y a des actes héroïques et de bravoure, et puis les lâches qui essaient de s’en sortir coûte que coûte, au détriment des autres s’il le faut. Et enfin, comme dans tous les films catastrophe, il y a une happy-end pour une partie du casting qui s’en sort après de titanesques efforts et sont récupérés par des secouristes qui font leur apparition toujours quelques secondes avant le générique de fin.

Josh Lucas et Richard Dreyfuss en mauvaise posture.
Bref, Poseidon est un film de genre parfaitement ancré (jeu de mots) dans sa catégorie, et si on accepte les règles qui régissent le genre, le film de Wolfgang Petersen remplit parfaitement sa mission : de l’action, de l’héroïsme, des effets spéciaux impressionnants et un peu de mélo (mais point trop n’en faut) pour enrober le tout. Le vieux réalisateur allemand démontre qu’il en a encore sous le pied et fait parler son expérience des tournages en milieu marin (il a précédemment dirigé Das Boot en 1981 et En Pleine Tempête en 1999). Il est et reste un technicien de l’image chevronné, et sait mettre en scène ce genre de film à grand spectacle.

Finalement, Poseidon ne souffre pas trop de la comparaison à son illustre prédécesseur, et le cahier des charges est correctement rempli. Il étonne même par deux fois, à travers deux scènes choc dont la présence m’a surpris dans un tel film conçu dans le carcan standardisé des grosses productions hollywoodiennes : le sacrifice violent d’un survivant emporté dans une cage d’ascenseur, et la noyade en gros plan d’un des personnages.

À voir donc pour ce qu’il est : un blockbuster de l’été, avec tous les défauts et qualités que cela suppose, mais qui se révèle être un spectacle réussi. À noter la prestation de mon acteur fétiche, Richard Dreyfuss, qui, même quand sa présence à l’écran est limitée parvient toujours à insuffler beaucoup d’humanité aux personnages qu’il incarne.

Maintenant que vous savez de quoi il s’agit, à vous de juger…


L'affiche renversante du film...  

 

Par Stéph - Publié dans : Pop Culture : Movie Maniac
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Jeudi 22 juin 2006 4 22 /06 /Juin /2006 10:57

Voilà une contribution à ce blog vraiment pas comme les autres !!

Ce sont Anne et Yann qui me font le grand plaisir d’annoncer l’arrivée de leur petit Ethan, né à Belfort à 11h27, détenteur d’un bon 51cm, presque autant de cheveux que son papa (ou est-ce l’inverse ?), et 3kg260 au compteur (on se sent plus légère maintenant Anne ?).

Ce n’est rien de dire qu’il était attendu ce petit, alors quoi ajouter de plus que bravo aux parents et bienvenue à Ethan ?

Et puis avec une maman aussi jolie, un papa aussi formidable, des grands-parents aussi gentils que jeunes d’esprit (coucou Martine et Sylvano), et un entourage très attentionné, je crois pouvoir affirmer sans me tromper que ce petit garçon est vraiment bien parti dans la vie.

Ethan, le monde est à toi !

 

 

Par Stéph - Publié dans : Contributions
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Mercredi 21 juin 2006 3 21 /06 /Juin /2006 17:45

Bonne nouvelle pour tous les élèves de terminale qui suent sang et eau en ce moment même pour décrocher leur Bac !
En effet, un jugement plutôt insolite vient d’être rendu tout récemment par le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand dans l’affaire qui opposait le bachelier de la session de juin 2003 Jérôme Charasse à l’État.

Le bachelier en question avait porté plainte contre l’État car il estimait que le manque de pédagogie ainsi que les absences répétées de son professeur de philosophie étaient les causes directes de sa mauvaise note à l’épreuve de philo. L’élève pourtant brillant (il a obtenu son Bac ES -économique et social- avec une moyenne générale de 16,35/20 ce qui lui a valu la mention « très bien ») n’a eu qu’un 6/20 en épreuve de philosophie, mauvaise note qui, selon lui, lui a interdit l’accès à Sciences Po Paris qu’il visait.
Son avocat a donc réclamé en tant que dommages et intérêts et réparation du préjudice à son cursus universitaire, la rondelette somme de 169 000 euros (tant qu’à faire).

Le Tribunal Administratif a jugé que « la réalité et l’importance » du préjudice n’avait pas été établie, mais que l’État était responsable de « la mauvaise organisation de l’enseignement du programme de philosophie tel que prévu dans le programme du Baccalauréat », et a donc condamné en conséquence ce dernier à verser la somme de 150 euros au plaignant.

Pour la petite histoire, précisons que le bachelier plaignant n’est autre qu’un neveu de l’ancien ministre au cigare et actuel sénateur, Michel Charasse, et qu’il est actuellement étudiant en Droit. Nul doute qu’il tirera de cette petite aventure judiciaire matière à un bon rapport de stage de fin d’année !

Alors, à tous les bacheliers de cette année qui attendent avec angoisse leurs résultats, ne vous en faites pas trop tout de même.
D’abord il y a souvent moyen de rattraper une mauvaise note à la session de rattrapage de juillet, et ensuite au pire des cas il reste le Tribunal Administratif. Avec un peu d’imagination, vous pourrez sans peine trouver des raisons valables expliquant vos mauvais résultats.
L’absence d’un professeur pour les plus fainéants ou les moins créatifs qui se contenteront de copier leur illustre prédécesseur Charasse, sinon je suis de bonne humeur alors je vous en donne comme ça, à l’arrache, c'est cadeau : mauvaise élocution du professeur qui aura entravé votre compréhension de ses cours, chaleur excessive et inattendue du mois de juin (qu’on pourrait attribuer par exemple au manque de prévoyance de Météo France) qui aura eu pour effet de contrarier vos révisions et salles surchauffées qui seront venues à bout de vos pourtant formidables puissance de travail et pouvoir de concentration, calendrier scolaire trop chargé en heures de cours et pas assez en vacances réparatrices, nourriture fade de la cantine qui aura eu pour effet de vous faire dépérir et manquer cruellement d’énergie pour tous les cours de l’après-midi, etc, etc, etc…

Bref, vous trouverez bien quelque chose. Et pourquoi pas d’ailleurs porter plainte directement contre le bagarreur de l’Assemblée Nationale, j’ai nommé le Premier Ministre Dominique de Villepin ? C’est vrai : sans sa drôle d’idée de CPE vous auriez pu avoir quelques semaines de cours supplémentaires ! M’enfin, je dis ça ; je dis rien…

En tout cas, verdict du Tribunal ou pas, on ne m’ôtera pas de l’idée que les mauvaises notes que j’ai eues dans ma vie (si, si, il y en a eu, peu, mais quand même), je les dois avant tout… à moi-même.
C’est bien d’apprendre les méandres du Droit Civil et les nuances infinies des recours de justice, mais il serait bon aussi de temps en temps de se remettre en question et d’accepter ses erreurs au lieu de toujours vouloir à tout prix trouver un autre responsable que soi-même.

Cultiver l’humilité au moins autant que l’ego.
Ça pourrait faire un bon sujet de philo ça tient !

 

 

Par Stéph - Publié dans : Ces petites choses
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Mardi 20 juin 2006 2 20 /06 /Juin /2006 17:19

Aujourd’hui je débute une petite série d’articles dans la catégorie Pastafarisme & Co spécialement dédiés à un sujet cher au moustacho-virulent José Bové.
Je veux parler des OGM. Chacun a son avis sur les Organismes Génétiquement Modifiés, et ce n’est certainement pas moi qui viendrai vous dire ce qu’il faut en penser. Les scientifiques eux-mêmes n’arrivant pas à se mettre d’accord sur le sujet, bien malin celui qui saura démêler le vrai du faux dans les arguments et contre-arguments brandis aussi bien par les « pro » que par les « anti » OGM.

Je me contente ici de vous rappeler que les OGM sont, qu’on le veuille ou non, déjà parmi nous ! Et qu’on trouve dans les manipulations génétiques de plus en plus d’applications, qui peuvent être très étonnantes et parfois même insolites… C’est donc l’objet de cet article (et des prochains de cette catégorie), et je commence tout de suite avec un OGM très particulier puisqu’il s’agit d’un… chat !

En effet, la société américaine Allerca a annoncé récemment avoir réussi à obtenir un chat hypoallergénique !! Toutes les personnes qui ne peuvent avoir chez eux de chat parce qu’ils sont allergiques à leurs poils vont pouvoir profiter malgré tout des ronronnements du félidé préféré de l’homme. Les scientifiques d’Allerca ont réussi à « désactiver » dans l’ADN du chat les gènes responsables de ces fameuses allergies, et la société prévoit pour l’année 2007 la naissance de 200 000 chats hypoallergéniques afin de contenter tous ceux qui jusqu’ici n’avaient jamais pu avoir de chat pour cette raison.
Le tout pour la modique somme de 3 500 $ le chaton…

Si vous voulez plus d’info, ou si vous désirez commander dès à présent un Félix qui ne vous fera pas éternuer, voici le site qu’il vous faut.

 

 

 

 

Par Stéph - Publié dans : Pastafarisme & Co
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Jeudi 15 juin 2006 4 15 /06 /Juin /2006 09:21

Aujourd’hui j’ai décidé de me contenter du minimum syndical : je vous livre quelques chiffres de l’actualité qui ont retenu mon attention, et vous en tirerez vous-mêmes vos conclusions.
Oui je sais c’est facile, mais il y a des jours comme ça.


15 000 : c’est le nombre de fonctionnaires d’État en moins qu’annonce Dominique de Villepin pour le budget de l’année 2007, qui sera placé sous le signe de la baisse des dépenses publiques.

100 000 euros : c’est le prix qu’a coûté le jeu mis en ligne par le Ministère de l’Économie et du Budget sur l’initiative de Jean-François Copé. Baptisé « Cyber-budget » (réalisé par la société ParaSchool) il permet aux internautes de « jouer au ministre du budget virtuel ». Les 50 meilleurs joueurs se verront gagner une visite de Bercy, le 1000ème joueur gagnera une journée en compagnie du ministre délégué au budget.

10% : c’est la proportion de CNE signés depuis la création de ce nouveau contrat de travail (qui fête son premier anniversaire) qui correspondent selon l’étude du Ministère de l’Emploi à un véritable emploi créé.

70% : c’est toujours selon la même étude la proportion des embauches sous CNE qui seraient intervenues même sans la création de ce contrat.

10% : c’est l’augmentation des tarifs demandée (et jusqu’à présent refusée) au gouvernement par le PDG de GDF en avril 2006.

15.5% : c’est l’augmentation des tarifs de GDF validée en 2005.

1.743 milliards d’euros : c’est le record de bénéfices nets de GDF pour l’année 2005, soit une progression de 29%.

29% : c’est aussi l’augmentation en 5 ans du prix moyen des carburants (dont 18% sur la dernière année).

0-0 : c’est le score du match de coupe du monde de football France – Suisse. Match nul, dans tous les sens du terme.

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Mardi 13 juin 2006 2 13 /06 /Juin /2006 10:35
Si j’en crois le nombre de commentaires au quizz musical que j’avais mis en ligne il y a quelques temps déjà, il semblerait que l’article avait plu, et une des participantes (la mélomane Indoline) m’avait à cette occasion soufflé l’idée de réitérer ce type de jeu mais avec des interprètes français (ou  francophones).
Donc j’en ai concocté un, pas trop compliqué pour commencer (enfin je pense), et j’en ai d’autres en réserve si jamais ça plaît vraiment…

Je vous rappelle le concept rapidement : je vous donne 20 artistes et 20 titres de chansons, à vous de faire le lien « qui chante quoi » dans les commentaires. Comme la dernière fois, ce sera plus intéressant si vous ne vous aidez pas de google ou autres moteurs de recherche mais uniquement de votre mémoire…

Voici les 20 interprètes :

 L’Affaire Louis Trio
, Les Innocents, William Sheller, Ange, Jean-Louis Aubert, Michel Jonasz, Alain Souchon, Aston Villa, Francis Cabrel, Maxime Le Forestier, Les Avions, Gérald de Palmas, Jill Caplan, Louise Attaque, Philippe Lafontaine, Eddy Mitchell, Louis Chédid, M, Georges Brassens, Florent Pagny.

Et voici les 20 titres de chansons à leur associer :

 S'asseoir par terre
Tu finiras toute seuleCœur de LoupMobilis in MobileUn portrait de Norman RockwellNatalie WoodNuit sauvageMachistadorJ’veux pas qu’tu t’en aillesUne jolie FleurLes Filles de l’AuroreRaisonneLes absents ont toujours tortChienne d’idéeEt un Jour une FemmeFous à lierOde à ÉmileEncore et encoreAmoursLe Bout du Rouleau.


Comme vous le constatez, il y en a pour tous les goûts : à vous de jouer !

 

 Edit du 23 juin : vous trouverez les bonnes réponses en fin de commentaires, merci encore aux participants !

 

Par Stéph - Publié dans : Pop Culture : Music on the Air
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Vendredi 9 juin 2006 5 09 /06 /Juin /2006 15:31

Vous l’avez peut-être entendu en ce début de semaine aux informations, il est question (du moins c’est une proposition) de plafonner le salaire des « grands patrons ».

C’est Proxinvest, société de conseil aux actionnaires, qui lâche le morceau dans une de leurs récentes études : en 2004, le salaire des patrons du CAC40 représentait l’équivalent de 366 SMIC. Toujours selon Proxinvest « le maximum socialement acceptable pour la rémunération d’un dirigeant non-fondateur d’une société cotée en bourse devrait être de 240 fois le SMIC ». Soit à peine 3.5 millions d’euros brut annuels. Soit encore 540 fois le RMI.

Bref, la tendance serait donc de faire du salaire des PDG un multiple du salaire minimum (ce qui pourrait leur donner l’idée de l’augmenter qui sait ?). On aurait pu penser plus naïvement à une corrélation directe entre les résultats de l’entreprise et le montant des émoluments des dirigeants… ou mieux, une évolution des salaires des PDG en fonction des bénéfices en partie réinvestis (plutôt que presque exclusivement reversés aux actionnaires), ou en fonction des emplois qu’ils auraient contribué à créer, voire même en fonction de l’amélioration du revenu des salariés de l’entreprise pourquoi pas… mais ça n’est pas dans l’air du temps faut croire.

D’ailleurs pour bien se rendre compte que de toute manière l’économie moderne nous (me) dépasse, et si vous voulez tâter du chiffre astronomique, je vous invite à lire ce papier très intéressant sur AgoraVox : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=10310 , c’est édifiant.

(NdS : pour rappel, le SMIC horaire s'élève en brut à 8.03 euros, c'est-à-dire 1217.88 euros brut mensuels pour 35 heures hebdomadaires)

Par Stéph - Publié dans : Ces petites choses
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Mercredi 7 juin 2006 3 07 /06 /Juin /2006 19:55

 Mark Knopfler, l’ex-leader du groupe Dire Straits, est l’un de mes musiciens favoris, je le place sans hésiter dans le trio de tête de mes artistes préférés.
Sa tournée pour l’album Sailing to Philadelphia est sans conteste mon plus grand souvenir de concert tant j’aime sa musique et ses performances sur scène.

Aussi quand son nouvel album en duo avec Emmylou Harris est sorti fin avril je me le suis procuré sans attendre et une fois de plus j’ai été conquis dès la première écoute.
La présence d'Emmylou Harris oblige, ce disque est un peu plus tourné vers la country moderne, mêlant agréablement les rythmes folk, les guitares sèches et électriques, à un style dans la droite lignée des deux derniers albums solo de Knopfler (Ragpicker’s Dream et Shangri-La). La majeure partie des morceaux sont composés par Mark Knopfler, Emmylou Harris en signe pour sa part deux.

Visuel de l'album
Dans la foulée de la sortie de leur album All the Roadrunning, j’ai évidemment acheté des billets pour aller les applaudir lors de leur tournée européenne. J’ai pris au plus près, c’est-à-dire au Hallenstadion de Zurich en Suisse, à 1h30 de voiture de chez moi. J’y avais déjà vu précédemment Mark Knopfler et Eric Clapton, il s’agit d’une belle salle de 10 000 places.
Cette fois encore je n’ai pas été déçu par le spectacle. Moitié chansons communes tirées de l’album, moitié chansons anciennes de l’un ou l’autre, entre chansons mélodieuses ponctuées par la douce voix de Emmylou Harris et morceaux plus nerveux où batterie et guitares électriques donnent le ton, le concert était très équilibré et très entraînant.

La sublime Emmylou Harris
Ça bougeait bien sur le remuant Red Staggerwing ou le rythmé This is Us, c’était bluffant de précision sur Beachcombing ou All the Roadrunning, il y a eu une pointe de nostalgie avec un Romeo and Juliet de toute beauté, une grosse bouffée d’enthousiasme sur So Far Away, de la douceur avec Our Shangri-La, une énergie incroyable tout au long du crescendo électrisant de Speedway at Nazareth (purement génial !) et le tout s’est terminé après le troisième rappel avec un aurevoir mélodieux sur If this is Goodbye.

Mark & Emmylou, l'accord parfait sur scène !
Le concert a été à l’image de l’évolution de la carrière solo de Mark Knopfler, c’est-à-dire avec un fort penchant vers ses racines Blues-Country-Folk, un style moins souvent percutant que dans les années 80 et plus volontiers intimiste. Emmylou Harris, loin d’être en retrait, a pour sa part marqué le concert par sa classe, son talent et sa prestance tout en finesse.

La
Un duo ...

En concert comme sur ses albums, alors que Knopfler n’est pas vaiment ce qu’on pourrait appeler un « chanteur à voix », celle-ci est d’une justesse incroyable, toujours sublimement posée et en accord parfait avec le son reconnaissable entre tous de sa guitare. Et alliée au timbre doux de la belle Emmylou, il en ressort une alchimie vocale exceptionnelle.


Alors si vous avez l’occasion de les voir en concert, ne ratez surtout sous aucun prétexte le Guitar Hero et la Country Queen  ! Et quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à écouter leur album, il est tout simplement excellent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Stéph - Publié dans : Pop Culture : Music on the Air
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