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Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !

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Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /Fév /2007 16:21


Extraits de correspondances exhumés du fin fond de mon disque dur…


Lundi 8 sept. 2003

Je t'avoue que ce début de semaine est un peu gris, un peu tristounet aussi. Marc a reçu son arrêté de mutation. Il commence le 1er octobre dans son nouveau poste, perdu quelque part dans le Lot. Dans moins d'un mois. Moins le temps de déménager. Bref, ça me fait tout bizarre de me dire que dans quelques jours l'ami qui est assis en face de moi chaque jour ne sera plus là. Ça m'embête plus que ça ne devrait, j'y pense pas mal en ce moment. Il est temps que je me remette à (t’)écrire, ça me changera les idées et m'aérera les pensées...

J'ai toujours été plutôt solitaire, ce n'est pas ça qui me fait peur. Simplement, si j'ai peu d'amis je leur accorde une grande importance, ce qui rend le départ de l'un d'eux d'autant plus difficile à accepter. Ce que j'aime chez Marc, c'est son silence. Il sait se taire et écouter. On en a écouté des cd de Leonard Cohen dans un silence religieux au bureau. On en a observé des gens, bien installé en terrasse à déguster notre café. Ce qui ne nous a pas empêché aussi d'avoir des discussions sur des sujets parfois très sérieux ou très futiles, mais toujours agréables et instructives. Il va me manquer.


[…]


Jeudi 25 sept. 2003 - 17h20

... il vient de partir.

Une dernière poignée de main, un dernier au revoir, et alors que jusqu'à présent ça ne m'avait rien fait, je me retrouve là comme un con, avec juste l'envie de chialer.

Je l'ai aidé à charger son dernier carton dans sa voiture, et j'ai vite remonté mes 8 étages. J'ai regardé par la fenêtre de mon bureau, il était toujours là sur le parking, il n'avait pas encore démarré. Au bout d'un long moment la voiture a commencé à bouger, il a fait tout le tour du bâtiment alors qu'il était pourtant garé près de la sortie. Tout doucement. Il s'est arrêté quelques secondes juste sous notre bureau, et il a définitivement franchi le portail pour s'engager dans la rue et disparaître un peu plus loin sur la gauche.

Il m'a offert aujourd'hui deux de ses 33T et un bouquin de dessin sur la perspective qu'il avait depuis longtemps. Et une de ses aquarelles que je viens d'accrocher à ma hauteur, à droite de mon PC.

J'ai pas trop la pêche tout d'un coup.

Ça ira mieux demain.

 

 

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Vendredi 13 octobre 2006 5 13 /10 /Oct /2006 11:23

À force d’articles de ce genre on va finir par croire que je suis de ceux qui se complaisent dans des a priori négatifs sur le monde des hommes et femmes politiques, des raccourcis faciles du genre « tous pourris »…
Pourtant c’est loin d’être le cas, je pense plutôt qu’il est nécessaire de s’occuper de politique (sinon la politique s’occupera de toi dirait l’autre), d’en parler, de confronter des idées, bref d’ouvrir des débats. Ce que je n’aime pas en revanche, ce sont les attitudes purement politiciennes, les basses manœuvres et les discours populistes et démagos qui émaillent l’actualité politique de notre pays.

Serait-ce donc si idéaliste (utopiste ?) de considérer la politique comme l’art de faire vivre ensemble des gens différents au sein d’une même et seule Nation ?
Ce n’est pourtant pas l’image que j’en ai ces derniers temps, à mesure qu’approche l’échéance présidentielle de 2007. Il me paraît évident que pour les principaux candidats, la politique prend une toute autre définition que la mienne, plutôt dans le genre « politique : art de se faire élire ».
Je sais bien que pour réussir à mettre en œuvre ses idées et concrétiser son projet il faut d’abord être élu, accéder au pouvoir. Mais là on assiste à un retournement pervers de la situation, un renversement total : aujourd’hui pour réussir à être élu on modifie et module ses idées.

Les deux exemples les plus parlants sont, et c’est un triste constat, justement les deux personnes qui ont le plus de chances d’être élues en mai 2007, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, ennemis naturels mais tellement proches dans leurs comportements que c’en est à se demander ce qui les sépare.

Je passe rapidement sur le cas Sarko, qui est un exemple vivant depuis deux ans environ de ce qui se fait de mieux en discours démagogue. Le bonhomme n’est d’ailleurs pas dénué de talent, puisqu’il parvient avec des idées populistes, simplistes et tout sauf neuves à faire croire qu’il est l’homme de la « rupture », celui qui n’a plus rien à voir avec ses prédécesseurs, celui qui va tout révolutionner et donner un nouveau visage à la politique.

Mais je voudrais me pencher un peu plus sur son vis-à-vis socialiste, celle qui selon les sondages est la seule à pouvoir l’emporter face au rouleau compresseur Sarko, je veux bien entendu parler de la femme politique du moment, Ségolène Royal. Car cette semaine, elle a fait encore mieux que son concurrent direct dans le domaine de l’opinion à géométrie variable.

Là où le petit Nicolas va prendre la température de l’opinion publique avant de se ranger du côté de l’idée la plus populaire (il a eu d’ailleurs cette phrase superbe et néanmoins  révélatrice : « Aller contre moi, c’est aller contre l’opinion publique »), Ségolène le bat (je ne pensais pas cela possible et pourtant…) en se rangeant d’office du côté de l’idée la plus partagée à l’avenir, quelle qu’elle soit.

Lors de son tout récent voyage en Belgique, elle a, au cours d’une conférence de presse, fait un beau discours sur l’importance de l’Europe et la collaboration entre pays de l’espace Schengen. Une journaliste la questionne alors en lui demandant ce qu’elle pense d’une éventuelle intégration à l’Union Européenne de la Turquie. Ségolène, dans ce que j’ai pris pour de la langue de bois classique tout d’abord, élude la question en expliquant que les français seront interrogés dans quelques années sur la question par référendum. La journaliste, pas dupe, insiste en lui demandant quelle est sa position personnelle sur la question. Et là on se rend compte que c’était bien plus que de la langue de bois, puisque Ségolène Royal répond en ces termes : « mais je vous ai déjà répondu : je suis de l’avis des français » !!
Je trouve ça d’autant plus énorme comme déclaration que ça a l’air d’être tout à fait naturel et normal comme réponse à ses yeux.

Je crois que là on atteint vraiment le degré zéro de la politique, comme j’ai pu l’entendre très justement dans les commentaires de certains journalistes politiques sur les ondes de France Inter et Europe 1.
C’est donc ça la nouvelle façon de faire de la politique : surfer sur l’opinion, aller dans le sens du vent, prendre la position la plus populaire. En un mot : caresser l’opinion dans le sens du poil.

Suis-je à ce point dépassé ? j’étais pourtant persuadé que faire de la politique c’est avoir des idées, les défendre auprès de l’opinion, rassembler autour de soi et convaincre les gens, avoir des convictions et s’en faire des valeurs auxquelles on est fidèle. Aujourd’hui Sarko et Ségo c’est le même combat : c’est à celui qui sera du côté des plus nombreux, point barre. Ils observent ce qui se passe, ce qui se dit, et vont dans le sens de ce qui l’emporte sur le reste, sans la moindre hésitation et sans faire le moindre cas d’éventuelles « opinions personnelles ».

Nous avons bien plus que deux populistes tout en haut des sondages d’intentions de votes, nous avons deux girouettes ultra sophistiquées.

Et pourtant il va bien falloir choisir entre ces deux là. Ça promet…

 

 

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Vendredi 6 octobre 2006 5 06 /10 /Oct /2006 16:38

Ce week-end se tiendront les élections municipales anticipées dans la ville de l’ancien Premier Ministre Alain Juppé, Bordeaux. Ces élections interviennent suite à la démission en bloc de la majorité municipale (UMP-UDF-DVD) fin août (à l’exception du maire et des deux premiers adjoints, restés en place pour gérer la ville jusqu’à l’élection du nouveau conseil municipal).

Le but de la manœuvre est clair, avoué et pleinement revendiqué par les concernés : permettre à Alain Juppé, redevenu éligible, de reprendre SA place de maire de Bordeaux, mandat qu’il avait été contraint d’abandonner en décembre 2004.

Petit rappel des faits : en 1998, Alain Juppé est mis en examen pour abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt dans le cadre de ses fonctions de secrétaire général du RPR, et maire adjoint de Paris aux finances jusqu’en 1995. En janvier 2004 il est reconnu coupable des faits et des malversations qui lui sont reprochés (à cette époque les commentaires vont bon train, en particulier ceux qui sous-entendent que Juppé est condamné en lieu et place d’autres responsables, plus hauts placés, suivez mon regard…) et condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à une peine de 18 mois de prison avec sursis et de 10 ans d’inéligibilité. L’affaire est portée en cour d’appel, qui en décembre 2004  confirme le jugement mais réduit la peine à 14 mois de prison avec sursis et une année d’inéligibilité, jugeant que l’ancien Premier Ministre était coupable aux yeux de la loi, mais qu’il ne devait pas endosser pour autant le rôle de bouc émissaire. Soit.

Alain Juppé démissionne de ses derniers mandats et s’exile à Montréal où il enseigne à l’École Nationale d’Administration Publique, malgré la polémique dont il est à l’origine (de nombreux universitaires québécois s’étonnent qu’un homme politique condamné à une peine d’inéligibilité puisse enseigner à des futurs hauts-fonctionnaires).
Maintenant que sa peine est purgée, le voici donc qui revient, bien décidé à reconquérir son trône dans sa bonne ville de Bordeaux.

Je trouve tout cela non seulement attristant mais aussi emblématique des raisons pour lesquelles la politique déçoit autant les français. Il ne se passe pas un jour sans que des responsables politiques ou des commentateurs et autres journalistes spécialisés se plaignent du désintérêt grandissant, voire même du désamour des citoyens français pour la politique. Et pourtant tout ce qui fait que les gens se détournent de leurs élites et de leurs décideurs continue encore et encore comme si de rien n’était. Les manœuvres politiques à la mairie de Bordeaux en sont un parfait exemple.

Voilà un homme politique de premier plan qui est jugé et reconnu coupable d’avoir, je cite le tribunal correctionnel, « trompé la confiance du peuple souverain ». Il effectue sa peine (et quelle peine…), revient comme si de rien n’était, et provoque des élections anticipées dans un seul intérêt : le sien. Comme si le mandat de maire de Bordeaux lui était adjugé de droit divin.
Où est l’esprit républicain là-dedans ? et je ne parle même pas d’un quelconque sens de l’éthique ou de la morale…

Qu’une personne qui a purgé sa peine ait une seconde chance je le conçois. Par contre, dans le cas d’un homme politique, de quelque bord qu’il soit, je ne lui accorderais pour ma part plus ma confiance s’il devait se trouver coupable de malversations avec l’argent public, même après qu’il ait purgé sa peine. Mais ça n’engage que moi, légalement il a tout à fait le droit de se représenter à une élection une fois sa période d’inéligibilité passée.

En revanche, dans ce cas précis cela va bien au-delà de ces simples considérations. Alain Juppé revient et on lui déroule le tapis rouge en provoquant des élections anticipées, juste pour que monsieur puisse retrouver la place qui était la sienne avant de partir. Croyez-vous qu’il aurait pu attendre l’échéance nationale en 2008 ? Non, il faut que ce soit tout de suite bien entendu. Et tant pis si cela coûte quelques 300 000 euros aux contribuables bordelais (ce sont les estimations moyennes que j’ai pu trouver sur différents sites d’informations) pour moins de deux ans avant de recommencer en 2008 avec les élections municipales normales.

Rappelons rapidement que des élections anticipées sont évidemment possibles et prévues dans certains cas : défections d’un élu pour raison de santé ou pour condamnation pénale, voire pour convenances personnelles si l’élu en question considère ne plus être en mesure de remplir correctement sa tâche. Mais il s’agit ici ni plus ni moins d’une abdication au profit de quelqu’un qui estime que le poste lui revient de droit.

Comme s’il ne s’agissait pas d’une élection démocratique mais d’un sacre.
Comme si le résultat du vote était acquis d’avance.
Comme si… cela ne servait à rien d’aller voter !

Étonnez-vous ensuite, messieurs les politiques, que l’abstention progresse encore et encore.

 

 

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Mardi 12 septembre 2006 2 12 /09 /Sep /2006 17:42

 Rémy Belvaux, réalisateur belge, est décédé le mardi 5 septembre à l’âge de 40 ans.
Le namurois avait connu le succès en 1992 avec la bombe cinématographique qu’il avait co-écrit, co-réalisé et co-interprété avec André Bonzel et la future star Benoît Poelvoorde, C’est arrivé près de chez vous.
Le film d’art et essai mettant en scène Ben le tueur en série belge et poète à ses heures, est devenu instantanément culte pour toute une génération et reste depuis un jalon incontournable du cinéma belge et de l’irrévérence sur grand écran.

Alors que Benoît Poelvoorde menait sa carrière avec brio (de Monsieur Manatane sur Canal+ jusqu’à Podium de Yann Moix), son compère Rémy s’est imposé comme l’un des meilleurs réalisateurs de spots publicitaires actuels. On lui doit entre autre la série des spots SFR mettant en scène Arié Elmaleh et Frédéric Quiring.

En 1998, Rémy avait également accroché à son tableau de chasse Bill Gates qu’il est parvenu à entarter en compagnie de Noël Godin dit le Gloupier, un autre belge des plus déjantés.

En vrac quelques photos : André, Rémy et Ben sur les plages de la Mer du Nord, l’équipe en promotion de C’est arrivé près de chez vous au Japon et Ben qui propose à Rémy un bon gros plat de moules avec des frites. T’aimes bien les moules toi Rémy ? Ben quoi, arrêtes de sourire bêtement comme ça !

Avec la Mer du Nord, le long des golfes clairs, et des vagues dodues...

Promo niponne, superstars !


Rémy n’aura pas vécu vieux, mais on peut dire sans trop risquer de se tromper qu’il se sera bien marré. C’est déjà ça.

Buvons à ta mémoire. Qu’est-ce que tu prends ? Un p’tit Grégory, comme tout le monde.


 

 

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Jeudi 15 juin 2006 4 15 /06 /Juin /2006 09:21

Aujourd’hui j’ai décidé de me contenter du minimum syndical : je vous livre quelques chiffres de l’actualité qui ont retenu mon attention, et vous en tirerez vous-mêmes vos conclusions.
Oui je sais c’est facile, mais il y a des jours comme ça.


15 000 : c’est le nombre de fonctionnaires d’État en moins qu’annonce Dominique de Villepin pour le budget de l’année 2007, qui sera placé sous le signe de la baisse des dépenses publiques.

100 000 euros : c’est le prix qu’a coûté le jeu mis en ligne par le Ministère de l’Économie et du Budget sur l’initiative de Jean-François Copé. Baptisé « Cyber-budget » (réalisé par la société ParaSchool) il permet aux internautes de « jouer au ministre du budget virtuel ». Les 50 meilleurs joueurs se verront gagner une visite de Bercy, le 1000ème joueur gagnera une journée en compagnie du ministre délégué au budget.

10% : c’est la proportion de CNE signés depuis la création de ce nouveau contrat de travail (qui fête son premier anniversaire) qui correspondent selon l’étude du Ministère de l’Emploi à un véritable emploi créé.

70% : c’est toujours selon la même étude la proportion des embauches sous CNE qui seraient intervenues même sans la création de ce contrat.

10% : c’est l’augmentation des tarifs demandée (et jusqu’à présent refusée) au gouvernement par le PDG de GDF en avril 2006.

15.5% : c’est l’augmentation des tarifs de GDF validée en 2005.

1.743 milliards d’euros : c’est le record de bénéfices nets de GDF pour l’année 2005, soit une progression de 29%.

29% : c’est aussi l’augmentation en 5 ans du prix moyen des carburants (dont 18% sur la dernière année).

0-0 : c’est le score du match de coupe du monde de football France – Suisse. Match nul, dans tous les sens du terme.

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /Mai /2006 16:05

Pas plus tard que ce samedi, j’ai participé à  une petite soirée entre copains. Le comité était plutôt restreint, juste de quoi faire un bowling, un peu de billard, boire une bière et finir la soirée tranquillement chez mon ami Éric. Outre lui et moi, il y avait Stéphane (il faudra un jour que je parle du bonheur d’avoir un prénom extrêmement à la mode pendant une très courte période et qui crée une génération entière de gens qui se retrouvent avec un prénom démodé quelques années à peine plus tard. Spéciale dédicace aux collègues Laurent, Frédéric et autres Nicolas !) un pote de lycée, le petit frère d’Éric, Yannick, sa petite amie (enfin une de ses petites amies), et deux autres copain et copine du petit frère.
Bref, trois trentenaires et quatre jeunots de vingt ans.
En gros, dix ans de différence entre les deux générations présentes.

Largement de quoi mesurer le « gouffre » que ces dix années représentent malgré tout. Attention je le précise, la soirée était très agréable, on s’est bien amusé tous ensemble, pas de problème sur ce point. C’est juste quelques détails qui font qu’on ne peut pas nier les différences entre ceux qui se croient encore jeunes et ceux qui savent qu’ils le sont vraiment.

D’abord les portables. Bon, pour qui me connaît un peu, ce n’est pas un secret que les téléphones mobiles et moi ça fait deux (au bas mot). Moi et le téléphone en général d’ailleurs. Je ne nie pas l’utilité du portable, les capacités technologiques des modèles récents et tout et tout. C’est juste que j’apprécie l’illusion de liberté que me procure le fait de ne pas en avoir, et l’attitude générale qui consiste à faire croire qu’en posséder un est indispensable me laisse assez perplexe. On me regarde souvent comme un extra-terrestre quand je dis que je n’ai pas de numéro de portable (les gens se demandent certainement si je prétexte ça pour ne pas le leur donner ou si vraiment je suis un de ces cromagnons resté à l’air glaciaire de la télé-communication). Bref, je suis conscient de faire partie d’une minorité sur ce coup là, même parmi les trentenaires, mais là n’était pas mon propos. Ce qui m’a effaré c’est que Yannick et son pote Steve ont réussi à tenir une discussion passionnée sur leurs appareils respectifs, les petits trucs et astuces à connaître sur les tous derniers modèles, et l’ont conclu par une bonne demi-heure penchés dans un silence religieux sur leurs portables à bidouiller je ne sais quoi dans les menus, envoyer des sms, regarder des photos, etc…

Autre sujet d’étonnement : la bière. Non pas que je m’étonne de voir les jeunes boire de la bière loin de là, qui n’a pas eu ses premiers contacts avec l’alcool grâce au goût frais et onctueux d’une bière ? (et qui a aussi l’avantage d’être légèrement alcoolisée par rapport aux trucs plus forts qui vous cassent en deux verres quand vous débutez dans les boissons pour adultes)… Non moi ce qui m’a étonné c’est le genre de bières proposées. Blonde-pêche, blonde-cerise, blonde-kiwi, blonde-ananas… Forcément j’ai voulu essayer, et j’ai testé la blonde-banane pour voir. Bon ben c’est clairement ignoble ! C’est sucré comme c’est pas permis et surtout ça a une amertume aux relents chimiques furieusement omniprésents ! Ça m’a limite rendu malade ce truc, je n’aurais pas pu en prendre une deuxième…

Mais la palme revient à la fin de soirée, chez Éric. Tous dans le salon, discussions axées sur tout et rien, rires. En fond sonore la télé est branchée sur MCM (euh je crois, je n’en suis plus très sûr d’ailleurs, m’enfin une chaîne musicale du câble en tout cas), des clips se succèdent et forcément on est amené à parler de ce qui est diffusé. De tous les artistes qu’on voit, je n’en reconnais qu’un, le rappeur Bouba (je précise le rappeur, pour pas que des encore plus vieux que moi confondent avec l’ourson). Je ne connais pas ses chansons, c’est juste qu’il était invité il n’y a pas longtemps chez Ardisson ! :oD
Sur la qualité de la musique je ne dirai rien, parce que c’est pas évident de juger en deux minutes un truc que je n’ai jamais entendu par ailleurs et surtout dans un style de musique qui m’est tout de même assez méconnu. J’ai d’ailleurs déjà été agréablement surpris par la production de rappeurs par le passé pour ne pas céder au discours un peu court du style « j’aime pas le rap » bien qu’il ne fasse pas partie de mes « préférences naturelles ».

Ce qui m’a un peu scotché ce sont les commentaires, en particuliers ceux des filles présentes ce soir là. Pendant toute la chanson de M Pokora (M pour Marcel ? Maurice ?) elles nous ont gratifiés de continuels « il est trop beau », « il a un corps trop bien fait », « ses abdos sont trop top » (j’ai noté avec amusement qu’il n’a pas eu droit à un seul compliment sur sa chanson, on aurait pu avoir les mêmes commentaires avec le son coupé ! ;o) )… Quand c’était le tour de Cynik et consorts, on a eu les « il a trop le staïle », « il est trop puissant », au passage d’un autre dont j’ai oublié le nom qui chantait un rap sur sa maman ça a été « les paroles sont trop belles », « elle me fait trop mal au cœur cette chanson ». Etc.
Bref vous l’aurez compris, un artiste ou une chanson qui plaît, est un artiste ou une chanson « trop ». :o)

Et puis à un moment, il y a eu une reprise mi-rap mi-R’n’B d’un tube de Sting. Je me dis chouette je connais la chanson, je m’engouffre dans la brèche… mais je me suis vu coupé net dans mon élan par les demoiselles qui détestent le rock. En gros elles adooooorent sa chanson reprise en rap, mais détestent Sting. La logique à l’état pur. Je crois n’avoir jamais vu ça : elles étaient allergiques au moindre rif de guitare ! (du coup j’ai remballé mes Springsteen, Clapton et autres Knopfler avant même de les introduire dans la discussion.)
J’ai adoré l’argument de l’exception à l’éclectisme de la petite : « franchement j’écoute de tout : rap, techno, dance, R’n’B, … mais le rock et le métal je ne peux pas ». Je crois qu’on n’a pas la même idée des limites du « tout » en question. Je n’ai pas osé approfondir le sujet, de peur que des concepts divers et variés tels que pop, new wave, jazz, folk, guitare sèche, Leonard Cohen, Led Zep ou Brel ne la fasse défaillir :o).

Bref, cette confrontation musicale m’a amené à trois réflexions.

La première c’est que notre jeunesse, à nous les trentenaires (ça fait drôle de dire ça de soi), existe bel et bien. Mais dans notre tête surtout. Il faut se le dire une bonne fois pour toute : Queen et Depeche Mode sont has-been, Dire Straits c’est surtout un mot bizarre mais certainement pas un groupe culte, et Genesis se range au rayon préhistoire dans l’encyclopédie illustrée des vieux croûlants. On croit être à la mode quand on écoute U2, on l’est autant que nos parents qui s’éclatent sur du Franck Michael. Bref, soyons réalistes et conscients d’une chose : ce qu’on a aimé, adoré quand on avait 18 ans est passé de mode aujourd’hui. Pas la peine de dire « mais c’était génial pourtant ! », l’argument est nul et non avenu.

La seconde c’est qu’aujourd’hui la musique est énormément jugée sur … l’image. L’exemple M Pokora est plus que parlant, et je crois qu’il y en a pléthore à l’avenant. Évidemment de tout temps, le look d’un artiste a été important, mais de là à en arriver aux dérives actuelles d’artistes qui ne vendent quasiment qu’avec leur seule image comme argument de vente, il y a une marge. Sur ce point précis il faut tout de même avouer que déjà à la fin des années 80 cette tendance est apparue. Rappelons-nous du bonheur de voir s’ébattre une Sabrina dans son clip tourné dans la piscine de son beau-frère, affublée d’un maillot de bain taille douze ans qui refusait vaillamment de rester en place. Souvenons-nous d’une Samantha Fox toute en poumons en train de hurler son Touch Me dans des poses plus lascives les unes que les autres. Et les clips coquins sous forme de courts-métrages déshabillés de la Mylène Farmer des débuts…  Ce n’est donc pas l’apanage des clips des artistes d’aujourd’hui, mais on ne peut pas nier une forte évolution en ce sens.

La troisième et dernière, c’est que musicalement (et peut-être aussi sur de nombreux autres plans), je crois avoir vraiment basculé du côté obscur de la force… du côté des anciens, des démodés, des out. Non seulement je ne connais plus grands choses aux idoles actuelles, mais surtout je m’imagine encore naïvement que mes références musicales sont universelles. Je ne pensais pas par exemple, qu’un jeune peut ne pas aimer le rock, musique jeune par excellence dans mon esprit. Pourtant c’est la réalité.
Je me rends compte qu’irrésistiblement je glisse dans le clan des vieux (cons ?). Argggh.

 

 

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Mardi 16 mai 2006 2 16 /05 /Mai /2006 16:40

Pour mon centième article, je me suis longtemps demandé ce que je pourrais mettre en ligne. Je voulais quelque chose d’un peu « spécial » à mes yeux.
J’avais d’abord dans l’idée d’écrire une nouvelle. Je me suis attelé à plusieurs textes et idées, mais le résultat ne me convenant pas, j’ai préféré laisser tomber.
Alors je me suis dis que le mieux serait de partager sur ce blog l’un des textes que j’aime le plus au monde, peut-être même le plus important que j’ai pu lire à ce jour.

Je ne vais pas faire dans l’originalité échevelée, ce texte certainement que beaucoup le connaissent déjà, c’est un « classique » de son auteur, Rudyard Kipling. L’écrivain anglais a été traduit ici par Paul Éluard, et a également été transposé en chanson par celui que j’écoute avec toujours autant de plaisir, Bernard Lavilliers.
Je crois profondément, viscéralement en chacun de ces mots (qui pensait que je ne croyais en rien ? ;o) ).


Il s’agit du poème If :


Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir

Si tu peux être amant sans être fou d'amour
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour
Pourtant lutter et te défendre

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour qu'existent des sots
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot

Si tu peux rester digne en étant populaire
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître
Penser sans n'être qu'un penseur

Si tu peux être dur sans jamais être en rage
Si tu peux être brave et jamais imprudent
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils

Tu seras un homme, mon fils.

 

 

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /Mai /2006 21:31

Aujourd’hui j’avais juste envie d’envoyer un petit message personnel à quelques personnes qui comptent pour moi. Je le fais au travers des paroles d’une chanson de Etienne Daho, Le Premier Jour. Désolé si pour certains ces paroles débordent un peu d’optimisme, d’aucuns parleraient peut-être même de naïveté ou de philosophie de comptoir… mais ce n’est pas grave, c’est malgré tout ce message là que j’ai envie de faire passer.
Alors voilà, cela s’adresse tout particulièrement à Rémy, Laurent et Eric (et au passage son petit frère Bertrand également !), mais aussi à tous ceux qui se sentiront concernés.


Un matin comme tous les autres
Un nouveau pari
Rechercher un peu de magie
Dans cette inertie morose

Clopin clopan sous la pluie
Jouer le rôle de sa vie
Puis un soir le rideau tombe
C'est pareil pour tout l'monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Mais tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel

Pourquoi vouloir toujours plus beau
Plus loin, plus haut
Et vouloir décrocher la lune
Quand on a les étoiles

Quand les certitudes s'effondrent
En quelques secondes
Sache que du berceau à la tombe
C'est dur pour tout l'monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus confidentielles

Mais tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
C'est providentiel

Debout peu importe le prix
Suivre son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Tu peux exploser aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Non accidentel

Oui tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel

 

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Vendredi 7 avril 2006 5 07 /04 /Avr /2006 16:08

Tiens puisque je vous ai touché deux mots au sujet des renseignements téléphoniques, restons dans le monde de la communication et de la publicité.

J’écoute beaucoup la radio, surtout quand je suis en voiture, et c’est là que sévissent régulièrement une « famille » de pubs qui prennent vraiment les gens pour des débiles légers.

Quel que soit le produit ou le service vanté par ces publicités, invariablement elles finissent par : « appelez le 32 quelque chose et dites turlututu chapeau pointu » (je prends l’exemple ici d’une publicité pour les chapeaux pointus vous l’aurez deviné). Ces accroches me gonflent sévère.
Non mais sérieusement, est-ce que ça viendrait à l’esprit de quelqu’un de prendre son téléphone, de composer le numéro indiqué et de dire haut et fort « GMF ! » ou « ANTARGAZ ! » comme s’il s’agissait d’un mot de passe, un sésame connu de vous seul…

Parce que le gars à l’autre bout de le ligne, son seul désir c’est de vous fourguer un truc histoire de gagner sa vie, vous pensez que si vous ne dites pas le mot magique il refusera de vous parler ?! Je me demande vraiment où les publicitaires sont allés dénicher ce concept, moi ça me dépasse. Ils nous prennent à ce point pour des bas du front dans les agences de pub ?
Alors, si quelqu’un a des infos sur ça (il doit bien y avoir une raison finement psychologique derrière ce type de formule je pense), j’aimerais qu’on m’explique le pourquoi du comment.
Y a-t-il des études statistiques sur l’impact positif d’une telle phrase par exemple ? C’est basé sur quel raisonnement ? vraiment ça m’intéresse de savoir.

En tout cas ce qui est sûr à 100%, c’est que sur moi ça ne marche carrément pas. Loin de m’inciter à appeler, ça m’horripile plutôt.
(oh je sais, pas de quoi en faire un fromage évidemment, mais on a le droit de s’énerver pour des conneries aussi hein !)

 

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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Jeudi 6 avril 2006 4 06 /04 /Avr /2006 04:16

"118 218, 118 218, toutouyoutou, toutouyoutou,…" (Le Numéro)
"J'fais le 118 000 et je trouve le numéro d'une discothèque..." (Telegate France)
"2 x 118 712 ça fait quoi ? ça fait 2 renseignements jeune homme." (France Télécom - Orange)
"118 008, le seul renseignement garanti 100% pages jaunes." (Les Pages Jaunes)

Ça va faire plusieurs mois (la course aux renseignements a officiellement débuté en novembre 2005) que ces publicités fleurissent partout : télévision, radio, presse. Tout ça parce que le service du 12, les renseignements de France Télécom, a disparu (pour cause de fin de monopole) depuis le mois d’avril 2006 et qu’une foule de concurrents privés et publics se tirent la bourre pour devenir la nouvelle référence en matière de renseignements.
Mais tout de même, j’en arrive à me poser des questions. Tout ce matraquage publicitaire, ça doit coûter des sommes folles non ? Donc on peut logiquement imaginer que si autant de prestataires privés dépensent tout ce fric, c’est que l’investissement doit être hyper-rentable, ou alors ces mecs sont suicidaires.
C’est là que je m’étonne. Suis-je donc le seul à ne jamais me servir des renseignements ? ( bon si d’accord, une seule fois il y a 10 ans, j’étais de passage dans une ville et je voulais y contacter quelqu’un dont j’avais oublié le numéro de téléphone, mais c’est vraiment la seule fois !) Aujourd’hui, il n’y a rien de plus simple, pratique et gratuit que d’utiliser les pages blanches ou jaunes sur internet. Et avant internet, j’avais un bon vieux bottin et voilà tout.

Comme tout cela me laissait perplexe, j’ai revêtu ma panoplie de détective privé et j’ai cherché à savoir  à combien s’élève le montant des recettes de ce marché du renseignement. Eh bien c’est contre toute attente un véritable pactole que celui du 12. Jusqu’à sa disparition le 12 comptait quelques 25 millions de clients annuels, soit un chiffre d’affaires direct de 380 millions d’euros, et presque le double en chiffre d’affaires indirect (frais de mise en correspondance, services divers). Soit au total près d’un milliard d’euros !!! Incroyable n’est-ce-pas ? On comprend mieux dès lors l’acharnement de certains à remporter le morceau.

Mais pour les futurs utilisateurs des 118 quelque chose, une petite mise en garde s’avère utile : sachez que selon le numéro que vous choisirez, les tarifs peuvent être très variables et se décomposent de façons parfois très différentes. Quasiment chaque prestataire demande un prix fixe par appel auquel viennent s’ajouter selon les cas un tarif supplémentaire à la durée et un surcoût après mise en relation avec le numéro recherché… Et comme il y a plus d’une vingtaine de prestataires différents on trouve vraiment de tout dans la tarification. Depuis le 118 300 (Telemedia) à 45cts l’appel jusqu’aux cinq opérateurs principaux (voir les pubs plus haut) qui tournent tous autour de 1 euro l’appel, le panel est large. Depuis avril il y a même une surprise de taille avec l’entrée dans la bataille de Iliad (également propriétaire de Free, OneTel et l’annuaire inversé Annu) qui propose au 118 818 des renseignements et mise en relation gratuits !! (pour tout appel depuis une ligne France Télécom, portable Orange ou Freebox)

Pour bien faire le tri dans toute cette offre, voici un tableau comparatif de prix : http://www.allo118.com/comparateur-tarifs-numeros-118

Et tant que j’y suis, une autre petite info qui n’est pas trop de notoriété publique pour l’instant : le service du 12 de France Télécom n’a pas disparu corps et âme, il est devenu le 118 710, autrement dit le prestataire low-cost de France Télécom et coûte 56 cts par appel. Étonnant de voir que France Télécom fait la promotion exclusivement de son nouveau service de renseignements, le 118 712, à 1.12 euros par appel celui-ci. Idem pour Le Numéro qui axe toute sa publicité autour du 118 218 à 90 cts l’appel alors qu’il possède aussi le numéro low-cost 118 713 à 56 cts l’appel.
Mêmes boîtes mais prix différents et communication publicitaire uniquement autour du plus cher.

Bon sang, c’est vraiment si juteux que ça le filon du renseignement ? D’ici à ce que la mafia russe ne se lance sur le marché avec un 118 007 on en n’est pas loin ! Ah ben non zut, ce numéro là est déjà pris par Belgacom – Allo Bottin

 

Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
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