Présentation

Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 16:32
Quand je disais que j’avais cumulé un certain retard (pour ne pas dire un retard certain) en ce qui concerne mes chroniques de films je n’avais pas menti… et pour preuve j’en suis aujourd’hui à chroniquer un film que j’ai vu en salles alors qu’il sort déjà en dvd !!

Alors pas de perte de temps supplémentaire, parlons du Spider-Man 3 de Sam Raimi.
Tout d’abord précisons que s’il a été présenté comme l’ultime volet d’une trilogie sur le tisseur de Marvel, personne n’était dupe et tout le monde se doutait bien qu’avec le succès de la franchise, on n’en resterait certainement pas là. C’est ce qui se confirme en ce moment avec le buzz autour du quatrième volet et l’engagement des uns et des autres (Sam Raimi, Tobey Maguire, Kirsten Dunst, …) pour tourner la suite des aventures de Peter Parker

Le troisième long métrage consacré à Spider-Man était plutôt attendu. En effet, considéré par beaucoup comme parmi les toutes meilleures adaptations de comics à l’écran, Spider-Man 3 se devait d’être à la hauteur des films précédents. D’autant plus que le programme était alléchant : la présence du costume noir, Venom, L’Homme Sable, l’arrivée de Gwen Stacy, le retour du Bouffon Vert… bref du lourd pour tout arachno-fan qui se respecte, moi le premier !
Il faut dire aussi qu’avec les deux premiers opus Sam Raimi avait fait fort, très fort, il se devait donc de faire au moins aussi bien.

Cette belle blonde n'est autre que Gwen Stacy, rivale de Mary-Jane...
Mais je dois bien dire que ce troisième film n’est pas exactement ce que j’attendais et n’a pas atteint l’excellence des deux premiers, se situant un cran nettement en-dessous.
Loin de moi l’idée de le jeter aux orties et de lui nier toute qualité, c’est juste que la déception est parfois disproportionnée quand les attentes sont grandes.

Au chapitre des déceptions donc, voyons ce qui ne va pas dans ce film.
En premier lieu Venom. Ennemi emblématique et parmi les plus impressionnants que compte le tisseur, Venom était très attendu par les fans. Sam Raimi pourtant dès le départ l’avait dit : il n’a pas d’affinité avec ce personnage pourtant plébiscité par les lecteurs. En effet Venom est apparu fin des années 80 début 90’s alors que Sam Raimi est un fan de la première heure, plus attiré par les vilains « historiques » existants depuis les années 60-70 comme le Bouffon Vert ou Octopus. Cédant à la pression des fans et de la production ou ayant réellement changé d’avis à son sujet, Raimi avait finalement accepté la présence de Venom dans le troisième volet.
Mais à l’écran le personnage semble totalement sous-exploité, pour ne pas dire délaissé par le réalisateur. Ses origines (il est vrai compliquées à expliquer si on avait voulu s’en tenir à celles du comics) sont bâclées comme rarement on l’a vu (un météore s’écrase sur Terre et un organisme parasite extra-terrestre noir s’en échappe pour contaminer le premier venu qui s’avère être, oh coïncidence, Peter Parker), ses apparitions à l’écran en tant que double maléfique de Eddie Brock (Topher Grace) sont peu enthousiasmantes, bref Venom est ouvertement mis au second rang par le réalisateur.

Venom en arrière plan et flou : allégorique !
En second lieu, on ne peut pas ne pas parler de ce qui est sensé être le nœud dramatique du film, à savoir la double-personnalité de Peter Parker. Au naturel doux, gentil et sympathique, le jeune homme se transforme au contact du parasite alien et laisse apparaître sa face noire. Il devient arrogant, violent, sombre. Et là rien ne va plus… En lieu et place de changement de personnalité, on a droit à un Peter Parker qui s’habille en noir pour montrer qu’il n’est pas content, qui se fait une raie sur le côté gominée avec grosse mèche sur le front digne du plus ringard des Clark Kent, qui marche en roulant des épaules pour montrer que non seulement il n’est pas content mais qu’il est aussi très méchant, qui se prend pour Travolta échappé de Saturday Night Fever pour montrer qu’il n’est plus le pauvre petit Peter tout timide (et ça bouh… ça fait pitié peur !)…

l'y vous fait-y pas peur comme ça ?

Bref, du grand n’importe quoi tendance bouffonnerie alors que ce changement est sensé être un profond chamboulement, quelque chose de noir, de profond, de sérieux et de grave. Autant dire que non seulement on n’y croit pas, mais en plus le personnage devient ridicule plutôt qu’inquiétant. Certains ont d’ailleurs émis l’idée que Raimi l’a fait exprès pour souligner qu’il n’était lui-même pas libre de montrer le véritable mauvais côté de Spider-Man du fait que la franchise de films était plus orientée grand public et enfants pour cause de succès des deux premiers. Peut-être. Mais de là à plomber complètement l’intérêt dramatique de l’histoire, je trouve ça exagéré, pour ne pas dire suicidaire.

Enfin et pour en terminer avec les mauvais points, Spider-Man 3 donne de plus en plus dans le gnan-gnan, la guimauve, le sentimentalisme, le soap-opéra (on avait déjà remarqué cette tendance s’amplifier dans le second film). Ça donne des longueurs, des scènes cucul la praline, des dialogues un peu fleur-bleus (moi j’aurais même plutôt tendance à dire tout simplement niais), et ça ralentit le film au point même qu’on se prend à s’ennuyer un tantinet par moment. Là où dans les deux premiers films Raimi avait évité l’exagération en étant toujours un peu sur la corde-raide, dans celui-ci il semble avoir perdu ses talents d’équilibristes et met les pieds dans le plat à l’une ou l’autre reprise. Bien sûr c’est depuis toujours une des composantes du comics Amazing Spider-Man ce côté aventures de super-héros mâtinées d’imbroglios sentimentaux, mais on a connu Raimi plus inspiré et plus fin dans les précédents films.

Aaaaaah Mary-Jane...
Avec tout ça vous allez finir par croire que je n’ai pas aimé du tout Spider-Man 3… et c’est faux ! Parce que si je déplore ses défauts, je lui trouve également de bien belles qualités.

D’un point de vue purement technique c’est toujours aussi beau et réussi. Effets spéciaux, scènes de combats, actions spectaculaires : on retrouve tout ce qu’on a déjà aimé dans les deux premiers, parfois même en mieux.
L’introduction du personnage de Gwen Stacy (Bryce Dallas Howard), à rebours chronologique par rapports aux histoires d’origine du comic, est finalement plutôt réussie alors que j’avais eu de sérieux doutes sur la cohérence scénaristique à son annonce.

Spidey face à l'Homme-Sable version montagne !

Mais surtout LE point positif du film, la chose à retenir avant tout, c’est l’introduction du personnage de Flint Marko (Thomas Haden Church) alias l’Homme-Sable. Si Raimi a flingué Venom, il a donné à l’Homme-Sable une envergure exceptionnelle et en a fait un des plus beaux personnages de la galerie cinématographique du tisseur. On sent clairement dans son traitement que Sam Raimi aime de tout son cœur Flint Marko. Il y a une énergie, une poésie, une beauté, et une force enthousiasmante dans chaque apparition du personnage à l’écran. Contrairement au cas Venom, Raimi prend tout son temps pour développer et expliquer les origines du Sandman, peaufine la personnalité de Marko en exposant son histoire et son drame, il en fait en quelque sorte son monstre de Frankenstein à lui (toute proportion gardée évidemment). Un méchant qui n’en est pas vraiment un, ou alors par la force des choses. Un homme qui seul contre tous fait parfois les mauvais choix avec les meilleures intentions. Bref, on sent que Sam Raimi aurait aimé faire de l’Homme-Sable le personnage principal du film (et ce dernier aurait tout à fait bien pu être le seul ennemi du tisseur sans que le film n’en eut souffert).

Flint Marko, le personnage incontournable du film
Ce qui est valable dans les comics est valable au cinéma : c’est la qualité du méchant qui détermine tout le reste. Et justement c’est là tout le problème de Spider-Man 3 : vous avez d’un côté un Venom inconsistant et une face sombre de Parker ridicule, et de l’autre côté un Homme-Sable fascinant et majestueux. Et par conséquent une partie de film ratée et une autre exceptionnellement réussie.
Autant dire que dans un bon jour vous verrez avant tout le bon côté de Spider-Man 3, et dans un mauvais jour le film ne fera que vous énerver un peu plus par tous ses aspects gavants. Finalement le film est à l’image de son héros : il a une double-personnalité plutôt troublante !!

L'affiche du film à l'accroche à prendre au propre comme au figuré
Par Stéph - Publié dans : Pop Culture : Movie Maniac - Communauté : Comics, BD d'outre-atlantique
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /2007 16:39
La photo parle d'elle-même !

221-malo-5-mois.jpg
Par Stéph - Publié dans : Contributions - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 4 novembre 2007 7 04 /11 /2007 22:34
Dimanche 28 octobre 2007, c’était le jour des 80 ans de mamama.
Pour ceux qui ne sauraient pas, mamama c’est un nom familier utilisé en Alsace qui veut dire grand-mère, une version alsacienne de mamie ou mémé si vous préférez.
Donc ma mamama, qui se prénomme Alice, a fêté ses 80 ans le week-end dernier et ça a été l’occasion de regrouper toute la famille pour un grand repas d’une soixantaine de personnes.

Autant vous le dire tout de suite, ma mamama est exceptionnelle et elle l’a bien mérité sa fête gargantuesque !
C’est même bien plus une seconde maman en fait pour moi qui ai grandi en passant certainement autant de temps chez mes grands-parents maternels que chez moi. Ma mamama, c’est celle qui jouait aux cartes avec moi et avec qui j’ai tenu des conversations passionnées sur les tatous d’Amérique du Sud quand j’étais petit, celle qui a dû supporter mes orvets dans ses pots de fleurs, celle qui a toujours eu peur que je ne mange pas assez (d’ailleurs ça c’est héréditaire, n’est-ce pas maman ?)… et aujourd’hui que j’ai 32 ans et que je ne suis plus petit, elle a bien mérité que ce soit nous qui nous occupions d’elle !

Mamama
Elle n’est pas tout à fait une grand-mère comme les autres, et pour cause… Du haut de ses 80 ans, elle est incollable sur les talk-shows qui passent même tard la nuit. Thierry Ardisson c’était son préféré, mais elle aime bien aussi Laurent Ruquier qui l’a remplacé le samedi soir et qu’elle surnomme le Wackes (en alsacien ça veut dire en gros « le gamin voyou » et ça a plutôt une connotation affectueuse que négative). Fogiel elle ne l’aime pas trop parce qu’il ne laisse pas parler les gens, quant à Cauet, il a eu la cotte avec elle pendant un temps parce qu’elle le trouvait rigolo, mais elle trouve qu’il joue trop (mal) la comédie depuis quelques mois dans ses émissions, du coup elle le regarde moins. Sinon elle aime bien Laurent Baffie (même s’il « exagère » parfois) et elle adore Omar et Fred. Et puis bien sûr il y a l’inoxydable Julien Lepers et ses Questions pour un Champion qui lui plaît toujours autant malgré les années.

Mais attention, elle ne passe pas non plus tout son temps devant la télévision ! Inquiète de perdre son autonomie depuis qu’elle a dû se faire opérer des genoux, elle fait quotidiennement et le plus sérieusement du monde sa gymnastique ! Elle arrive à se baisser et toucher le sol devant elle sans plier les genoux et sans forcer, histoire de prouver que vieillesse et souplesse peuvent tout à fait rimer ensemble !! Et puis elle a ses rosiers et son potager, qui bien que réduit avec les années à quelques plans de tomates, des salades, des concombres, et du persil l’occupent pendant la belle saison (promis l'année prochaine on plante des missarlas).

Entourée de ses enfants : Laurent, Anita, Lucie et Robert
Et puis mamama sait aussi profiter des bonnes choses et reste toujours curieuse de découvrir de nouvelles saveurs… C’est ainsi qu’on lui a fait découvrir ces dernières années des nouveaux goûts qu’elle a appréciés diversement mais qu’elle a à chaque fois plutôt bien aimés : le Big Mac de chez MacDo, le Kebab, la tartiflette savoyarde, les nems ainsi que la nourriture chinoise et asiatique dans son ensemble, … bref tout un tas de choses qu’une grand-mère alsacienne de 80 ans ne trouve pas couramment dans son assiette quoi ! Bien sûr ça ne vaut pas une bonne Choucroute ou un plat de Pfluttas mais ça vaut le détour.

Alors voilà, je voulais ici lui souhaiter encore une fois un très bon anniversaire, l’assurer qu’on peut faire encore beaucoup mieux pour ses 90 ans, et surtout lui dire qu’on l’aime très fort et qu’elle est au centre de notre famille pour longtemps encore.

Et si vous voulez lui envoyer un petit mot gentil pour ses 80 ans, ma mamama est moderne, vous pouvez donc le faire par mail à l’adresse suivante : mamama.alice[arobase]laposte.net, je suis persuadé que ça lui fera très plaisir.

Mamama et ma petite soeur Marie
Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ? - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /2007 14:12

« Je dois les remercier [les argentins] parce qu’en deux fois 80 minutes, j’ai appris toutes les insultes possibles en espagnol. »

Raphaël Ibanez, rugbyman polyglotte.

Par Stéph - Publié dans : No Comment - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /2007 22:51

218-TomSelleck1.jpg   218-TomSelleck2.jpg

Le moustachu le plus célèbre de Hollywood l’a fait, alors je me suis dit… pourquoi pas moi ?

Vous me connaissiez (ou pas) jusqu’ici comme ça :
218-m.jpg
Eh bien si cette photo est en noir & blanc c’est parce qu’il s’agit du passé…

Alors pour m’aider à trouver ma nouvelle tête, votez pour votre préférée (enfin la moins pire quoi) :

218-0j.jpg Rasé de près

218-3j.jpg Barbe de 3 jours

218-5j.jpg Barbe de 6 jours

Du côté des réactions, après 14 ans passés avec une moustache (depuis le lycée en fait), ça m’a fait tout bizarre de me voir sans. Pour dire la vérité je n’arrivais pas à m’imaginer comme cela et il m’a fallu un petit temps d’adaptation, histoire de m’habituer à la disparition de mon balai sous-nasal.

Pour l’instant j’ai eu plusieurs types de réactions de la part des gens de mon entourage.
La plus courante c’est « ça te rajeunit ». J’ai eu droit à quelques commentaires clairement positifs, une grande part de « ne se prononce pas », un résolument contre (Delo m’a gratifié d’un « hssssss » façon « tu es chez AGF ? non ? hssssss…. »), un nombre non négligeable de personnes qui n’ont rien remarqué, et ma maman qui trouve que ça me grossit le visage.
La palme revient à l’un de mes collègues qui m’a toujours connu avec la moustache depuis 10 ans maintenant, et qui m’a lancé d’un œil soupçonneux quand je lui ai demandé ce qu’il pensait du changement : « tu portais la moustache toi ? ».

Alors voilà, à vous de me dire ce que vous préférez : moustache, rasé, barbe de 3 jours, barbe de 6 jours ?
Je comptabilise d’ores-et-déjà un vote « rasé » de la part de ma grand-mère, bien que je me pose des questions sur sa validité étant donné qu’elle s’est demandée pendant toute une semaine ce qui avait changé chez moi avant que je ne lui dise que je m’étais rasé…
Par Stéph - Publié dans : À quoi tu penses ?
Ecrire un commentaire - Voir les 41 commentaires - Recommander
Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /2007 22:41
Le film Le Scaphandre et le Papillon est l’adaptation par Julian Schnabel du livre du même nom de Jean-Dominique Bauby, qui raconte son histoire et le combat d’un homme dont l’esprit est littéralement enfermé dans son corps. Le livre avait beaucoup fait parler de lui, en grande partie du fait que son auteur, mort peu de temps après la sortie du livre, était atteint du « locked-in syndrome ».

 Jean-Dominique Bauby (Mathieu Amalric, tout simplement incroyable) est le rédacteur en chef du magazine féminin Elle. Entre déboires amoureux, un divorce, un père dépendant (l’inoxydable Max von Sydow) et un engagement professionnel de chaque instant, sa vie est très rythmée, et il est ce qu’on peut appeler un homme actif. Mais un accident cérébral va cruellement changer tout cela.

Mathieu Amalric et Max von Sydow : un fils qui s'occupe de son père dépendant
Du jour au lendemain, Jean-Dominique se réveille dans un lit d’hôpital sans trop savoir au départ ce qu’il y fait, atteint du locked-in syndrome, une pathologie grave et irréversible. Il réalise avec effroi qu’il a perdu à jamais tout contrôle de son corps, devenu une masse inerte sans même la possibilité de s’exprimer. Seul un œil encore répond à sa volonté. Plus aucun autre mouvement que celui de l’œil et de la paupière, plus de sens du toucher, plus d’expression par la parole. Il lui reste l’ouïe, un champ de visibilité très restreint et un esprit intact, pris au piège d’un corps-prison.
Effondré, détruit moralement et infiniment seul, Jean-Dominique va finir par se lancer dans la rédaction d’un livre-témoignage, un dernier acte de création alors qu’il n’a plus aucun contrôle sur lui et sur sa vie. Car Jean-Dominique perd progressivement le peu qu’il lui reste de liberté : le nerf optique décroît et il n’a aucun temps à perdre. Chaque nuit il va mentalement rédiger son livre, le mémoriser et le dicter le jour venu, lettre après lettre à l’une de ces soignantes (Marie-Josée Croze), par un système simple mais fastidieux de clignements d’œil.

Marie-Josée Croze dans le rôle de celle qui va redonner la parole à Jean-Dominique
Évidemment la situation de Jean-Dominique Bauby est horrible, d’autant plus lorsqu’on sait qu’il s’agit d’une histoire vraie. L’auteur du livre (et personnage principal du film) a écrit sa propre histoire, sa propre condition, sa propre souffrance.
Le film nous présente sa vision des choses, le monde vu par son unique œil, ses pensées, son infini désespoir, sa solitude intense. Émotionnellement très forte, l’histoire racontée à la première personne évite cependant ce que je craignais avant d’aller voir le film. On ne tombe à aucun moment dans le larmoyant ou le pathos. Pourtant l’histoire aurait pu très facilement s’y prêter. Le scénario et la mise en scène ne jouent pas à tirer les larmes au spectateur, le film est  d’une sensibilité et d’une justesse rare, sans aucune exagération, sans aucun artifice facile.

Le thème est grave, l’histoire atroce mais le ton est sans concession. Privé de parole, Jean-Dominique n’est pas privé de pensée, c’est même tout ce qui lui reste. C’est en voix-off qu’on entend toutes ses réflexions intérieures, tous ses monologues avec lui-même, toutes ses réponses à ses interlocuteurs qui ne peuvent pas l’entendre.
Dans cet exercice, Mathieu Amalric parvient brillamment par sa seule voix à faire passer dans son jeu tous les sentiments et nuances que l’absence de jeu corporel lui interdit.
Les moments certainement les plus touchants et forts du film sont d’ailleurs portés par cette voix-off exceptionnelle, criante de vérité, déchirante de désespoir, de solitude, de tristesse, de cynisme mais d’une profonde humanité. Quoi de plus triste que cet homme qui ne peut crier son amour à celle qui fait vibrer son âme…

Mathieu Amalric et Emmanuelle Seigner, un amour plus fort que le silence ?
En grande partie filmé en caméra subjective le film n’est pas toujours « agréable » à regarder, car on est réellement placé dans la peau et dans l’inconfort de Jean-Dominique. Comme lui, on ne voit que d’un œil, comme lui on est impuissant sur tout ce qui nous entoure, on ne maîtrise ni lumière ni son, on ne peut pas répondre aux sollicitations, et cette sensation affreuse d’impuissance totale est si bien rendue que l’on peut s’en trouver mal à l’aise même en tant que simple spectateur.

Alors oui, le film est dur mais ne tombe jamais dans les excès.
L’interprétation est magistrale et le film touche par sa mise en scène chaque spectateur, car il nous place dans la peau du personnage, sa souffrance devient la nôtre.
Un film fort et poignant, dur à regarder, mais dont on sort grandi.

L'affiche du film.
Par Stéph - Publié dans : Pop Culture : Movie Maniac - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 26 septembre 2007 3 26 /09 /2007 09:57

« En Iran, nous n’avons pas d’homosexuels comme dans votre pays, …je ne sais pas qui vous a dit que cela existait chez nous. »

Mahmoud Ahmadinejad, président iranien, croyant, pratiquant et de bonne foi.
Par Stéph - Publié dans : No Comment - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /2007 11:07
Vendredi 14 septembre, le sénateur du Nebraska Ernie Chambers a déposé une plainte à l’encontre de Dieu en personne.
Le sénateur indique dans sa plainte qu’il a à plusieurs reprises tenté d’entrer en contact avec Dieu, sans succès. Il L’accuse entre autres d’avoir provoqué de « redoutables inondations, terribles tremblements de terre, pestes pestilentielles, horribles ouragans, terrifiantes tornades, sécheresses ravageuses, guerres génocidaires, malformations à la naissance, etc… » et demande en conséquence à la Cour d’émettre une injonction permanente à l’encontre de Dieu afin qu’Il cesse au plus vite ce genre d’actions néfastes.
Et puisque Dieu est omniscient, Il peut être jugé partout, y-compris au tribunal du comté de Douglas, Nebraska.

Bien sûr cette plainte n’est pas sérieuse, c’est la manière la plus pédagogique qu’a trouvée son dépositaire de dénoncer la dérive actuelle aux USA qui consiste à déposer plainte pour n’importe quoi contre n’importe qui (Frivolous Lawsuits).
Moi je crois plutôt que c’était la meilleure manière de faire parler de lui dans les médias… cela étant, sur le fond il n’a pas tort, il n’est pas blanc-bleu dans cette affaire le Créateur.

D’ailleurs il y a quelques mois déjà, une autre plainte (déboutée depuis) avait été déposée auprès du Tribunal de Timisoara en Roumanie à l’encontre de Dieu pour « escroquerie et abus de confiance ».

Pour celles et ceux qui voudraient mieux comprendre Dieu le Père, et pourquoi pas discuter avec Lui je vous donne ici l’adresse de son blog, ça peut toujours servir.
Par Stéph - Publié dans : Ces petites choses - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Dimanche 16 septembre 2007 7 16 /09 /2007 13:35


« Bon dimanche, sous vos applaudissements… »

Jacques Martin, amuseur de génie du théâtre de l’Empire

Par Stéph - Publié dans : No Comment - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Vendredi 14 septembre 2007 5 14 /09 /2007 15:05
Hier, mon amie de lycée Cécilia m’a raconté un rêve qu’elle a fait récemment, et je ne résiste pas à l’envie d’en faire une note ici… j’espère qu’elle ne m’en voudra pas et je l’assure que ça n’est ni méchant ni moqueur, c’est juste que ça m’a beaucoup amusé et que je voulais faire partager ça…

Alors voilà, mon amie a donc rêvé qu’elle était enceinte et qu’elle accouchait. Mais attention, Cécilia n’est pas personne à faire les choses à moitié… car dans son rêve elle accouchait ni plus ni moins que de sextuplés !
Rêve étonnant mais pas forcément désagréable jusqu’alors, les choses se sont vraiment gâtées lorsqu’elle a appris à la maternité l’identité du papa. D’aucune aurait rêvé faire un enfant à George Clooney ou Brad Pitt, quelque écervelée aurait jeté son dévolu sur Robbie Williams ou Julien de la Nouvelle Star… eh bien non, Cécilia elle, venait d’accoucher en songes de sextuplés dont le père n’était autre que Nicolas Sarkozy !
Irrésistible, n'est-ce-pas ?
Vous comprendrez qu’un tel rêve l’ait marquée, et je me demande si c’est suite à ce choc nocturne qu’elle a décidé de s’expatrier pour quelques mois à Lisbonne dès la semaine prochaine…

Bon voyage au Portugal Cécilia, reviens-nous vite avec plein de nouveaux rêves comme celui-ci !  ;o)

P.S. : chacun aura relevé la similitude de son prénom avec celui de la première dame de France, mais ne lui faites pas la remarque s’il-vous-plaît, sauf si vraiment vous tenez à l’énerver…
Par Stéph - Publié dans : Contributions - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Recherche

Commentaires

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés